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Vigile de solidarité en soutien à la violence faite aux femmes

Vigile

par Valérie GRONDIN

L’invitation lancée par La Passerelle et La Méridienne à une vigile de solidarité contre la violence faite aux filles et aux femmes a uni une quarantaine de personnes sous le gazebo à East Angus.

Des représentantes de différents organismes, venues également à titre personnel, se sont alliées pour la cause. Notons aussi la présence de Robert Roy, nouveau préfet de la MRC, l’attaché politique de Marie-Claude Bibeau, Marc-Alexandre Fonda et Nathalie Bresse, mairesse d’Ascot Corner.

Marilyn, agente de développement à La Passerelle, centre des femmes du Haut-Saint-François, témoigne au nom de son équipe, être très fière de la belle participation des femmes de plusieurs municipalités du territoire. Les intervenantes du centre sont particulièrement heureuses des commentaires des femmes « elles s’approprient vraiment la problématique des violences, être solidaires, c’est ce qu’il faut parce que c’est là que les choses changent », d’exprimer Marilyn.

Témoignages de victimes

Diane, une ex-victime de violence, a bravement livré son témoignage, s’avérant être des plus touchants. « Je vous encourage à ne pas lâcher. Je suis contente aujourd’hui d’être allée chercher de l’aide à La Passerelle, elles m’ont soutenue, m’ont encouragée, aidée à m’en sortir. Plus jamais je ne vais laisser un homme m’abaisser, me faire sentir que je ne suis pas importante. S’imposer sur moi sexuellement. Aujourd’hui, j’ai grandi à travers tout ça et la souffrance que j’ai vécue m’a rendue encore plus forte ! Je vous encourage et les femmes, ne lâchez pas ! » exprime-t-elle.

Mélissa, une jeune femme et une mère maintenant accomplie, confie avoir été touchée du message livré. En particulier celui d’Andrée, la coordonnatrice au centre. Celle-ci a fait une grande différence dans sa vie le jour où elle a fait les premières démarches. Mélissa témoigne: « Quand tu veux un changement, tu dois faire le premier pas, c’est le plus difficile à faire parce qu’il fait peur étant dans l’inconnu. Il faut mettre son pied à terre et dire c’est assez ! Il y a de l’espoir et on peut s’en sortir réellement. » Autrefois démunie et victime de violence, Mélissa dégage aujourd’hui de l’assurance et de la confiance.

Les statistiques démontrent qu’une femme sur 3 est victime d’agression sexuelle depuis l’âge de 16 ans et 96,9 % des agresseurs sont des hommes. Plus de la majorité des victimes connaît bien leur agresseur. La Passerelle a été témoin de 155 interventions en soutien aux femmes et aux jeunes filles victimes de violence sous toute forme sur une période d’une année. Malgré l’offre d’aide en tout genre, notons que la violence conjugale, sexuelle et le harcèlement au travail sont parmi les plus fréquentes. Annie, de La Méridienne, maison d’hébergement et de transition, mentionnait récemment que l’organisme a répondu à 1552 consultations téléphoniques ou courriels au cours de la dernière année.

Marilyn de La Passerelle rappelle l’importance d’être à l’écoute de son entourage « parce que les femmes qui vivent de la violence, c’est nos sœurs et nos amies, on peut réellement faire une différence, nous avons tous un rôle à jouer. »

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