Weedon

Le gouvernement investit 1,2 M$ à Weedon

Les deux paliers du gouvernement fédéral et provincial accordent une aide financière totalisant 1 238 865 $ à la municipalité de Weedon, qui servira à refaire l’ensemble des infrastructures de la rue des Érables, mentionne le maire Richard Tanguay. Au total, c’est quatre municipalités en Estrie qui recevront une enveloppe budgétaire se chiffrant à 5,3 millions dans le cadre du fonds pour l’eau potable et le traitement des eaux usées (FEPTEU).
Désignée ville hôtesse pour l’occasion, le maire de Weedon, Richard Tanguay, a accueilli plusieurs personnalités politiques, toutes réunies à l’hôtel de ville pour en faire l’annonce. Du nombre, la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau et ministre du Développement international et de la Francophonie, Martin Coiteux, ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, ainsi que Robert G. Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François, étaient sur place ainsi que plusieurs élus municipaux en région et membres de la communauté.
Pour le maire de Weedon, ce dévoilement arrive au bon moment considérant le fait que la municipalité a dû prévenir ses citoyens dernièrement de ne plus consommer et faire bouillir l’eau, malgré qu’aucun lien ne soit lié, selon l’information obtenue auprès du maire. Il souligne au passage que le problème d’ébullition, connu dans les dernières semaines, était un d’ordre technique et que l’usine de traitement des eaux nécessite aucun d’investissement. « On a réagi de façon préventive et j’en félicite les travailleurs qui ont réglé la situation en moins de 24 heures », témoigne-t-il.
Dans son discours, la ministre Marie-Claude Bibeau souligne que « Le gouvernement reconnaît que c’est un service essentiel, le manque d’investissement a contribué à l’avis d’ébullition de l’eau et bien d’autres. » En ce qui concerne le fonds octroyé, le maire de Weedon cite « Je suis heureux que nous soyons reconnus et acceptés dans un programme qui répond à une petite communauté qui n’est pas riche. Cela va nous permettre de réaliser des projets couteux. Maintenant, on va avoir les moyens de se le permettre », déclare-t-il. Dès cet été, la municipalité prévoit effectuer les travaux de réfection de la rue des Érables. Les travaux sont évalués à 3,2 M$, auxquels la ville injectera 1 M$, provenant des revenus de la taxe d’accise au programme de la FEPTEU, détaille le maire. Ce dernier informe avoir d’autres projets à déposer et espère également des réponses positives au sujet de dossiers déjà sur la table.
Outre la municipalité de Weedon, celle de Nantes dans le comté de Mégantic bénéficiera du fonds. Le député Bolduc déclare que « Les citoyens auront de meilleures infrastructures d’eau potable et eaux usées. Les améliorations permettront de protéger notre environnement et d’offrir des services de base à notre communauté, contribuant ainsi à rehausser notre qualité de vie pour les prochaines années. » De son côté, le ministre Martin Coiteux a souligné fermement l’implication du député Bolduc. « Il défend farouchement les intérêts de la région. Ce n’est pas acceptable que des infrastructures ne soient pas encore en état », témoigne-t-il.
Le gouvernement provincial et fédéral offre une aide financière pouvant aller de 83 à 95 % aux municipalités. M. Coiteux et Mme Bibeau ont également souligné que ces investissements majeurs feront rouler l’économie et permettront la création d’emplois. « On attire la population et on la garde », d’exprimer le ministre des Affaires municipales.
Rendu possible en juillet dernier, grâce à l’entente de financement conjointe entre les deux gouvernements, le fonds comporte une enveloppe budgétaire de 368,8 M$ provenant du fédéral. S’ajoute une contribution de 300 M$ du provincial, portant le montant de l’aide financière globale à près de 664 M$ pour la période de 2016 à 2018.

UPA

Québec recule et l’UPA l’emporte

Il semble que la détermination des producteurs agricoles membres de l’UPA à bloquer l’accès aux sentiers de motoneige et de quad sur leur terre privant ainsi l’industrie touristique de revenus substantiels ait porté ses fruits. Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Laurent Lessard, annonçait vendredi dernier l’abandon de la réforme du Programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA) mis en place le 1er janvier dernier et son remplacement par l’ancien programme.
Par ce geste, le ministre Lessard vient de mettre sur la voie de garage le programme défendu par son prédécesseur Pierre Paradis. Rappelons que le PCTFA avait soulevé le mécontentement général des producteurs agricoles. « Le gouvernement du Québec prend une bonne décision. La détermination des producteurs agricoles, la nomination récente de M. Lessard et les comptes de taxes reçus jusqu’à maintenant, qui confirment toutes nos évaluations, ont clairement fait la différence », déclarait par voie d’un communiqué de presse le président général de l’UPA, Marcel Groleau. Toutefois, ce dernier déplore que le gouvernement du Québec « n’a pas annoncé qu’il entendait réunir les intervenants (UPA, FQM et ministères concernés) pour trouver des solutions durables à la fiscalité foncière agricole. L’augmentation importante du fardeau fiscal des producteurs agricoles ces dernières années, en raison notamment de la hausse substantielle de la valeur des terres (800 % en 20 ans) et du mode d’évaluation utilisé par les municipalités, est pourtant bien réelle. » Lors d’une conférence de presse tenue à Cookshire-Eaton jeudi passé, François Bourassa, président de l’UPA-Estrie, mentionnait « comme tous leurs concitoyens, les producteurs agricoles paient toutes leurs taxes sur leur maison et leur terrain. Mais là, les taxes de l’entreprise agricole augmentent de 40 % en moyenne. Ça ne respecte même pas la Loi. »
Évidemment satisfaite, Lynne Martel-Bégin, présidente du Syndicat local de l’UPA du Haut-Saint-François et vice-présidente de l’UPA-Estrie, rappelle « ce n’était pas de gaieté de cœur qu’on fermait les sentiers; c’est parce qu’on n’avait pas le choix. » D’ailleurs, vendredi en après-midi, l’UPA-Estrie contactait ses membres pour leur dire de suspendre le blocus. Mme Martel-Bégin croit que la menace de fermer les sentiers avec les nombreux appuis obtenus et l’injonction déposée par l’UPA contre le gouvernement du Québec ont pesé lourd dans la balance. De son avis personnel, Mme Martel-Bégin croit que le remplacement de Pierre Paradis par son collègue Laurent Lessard était une bonne chose. « On a vu au congrès de décembre dernier avec son arrogance que le courant entre Pierre Paradis et l’UPA ne passait pas. Avec M. Lessard, on voyait qu’il y avait une volonté de régler. » Lors de la conversation téléphonique, Mme Martel-Bégin mentionnait que le personnel de l’UPA-Estrie adressait des courriels de remerciements aux MRC, municipalités et associations diverses ayant appuyé les agriculteurs.
Accès aux sentiers
Jonathan Blais, acériculteur de La Patrie, avait devancé l’échéancier du 6 février en fermant l’accès aux sentiers sur ses terres mercredi passé. Toutefois, il n’a pas tardé à les rouvrir. « Je l’ai fait à la minute que j’ai entendu la nouvelle, j’ai enlevé mes cadenas. Ça bien adonné, il y avait des motoneigistes de la Beauce qui arrivaient et cherchaient leur chemin. Je leur ai dit qu’ils pouvaient passer dans le sentier. Ils m’ont remercié et on s’est donné la main. »
Bien qu’il abandonne le PCTFA, le ministre Lessard a par ailleurs annoncé qu’un programme supplémentaire de crédit foncier d’une valeur de 4 millions $ sera mis sur pied pour les petits agriculteurs dont la valeur de la production est en deçà de 5 000 $, ce qui aurait été favorisé par la réforme rejetée.

Shark

Les Sharks l’emportent

Le tournoi provincial Atome / Pee-Wee du Haut-Saint-François, se déroulant à l’aréna Robert-Fournier à East Angus, bat son plein. Les Shark’s-1 Atome B du HSF ont clôturé la première semaine d’activités en remportant le championnat dans leur division en disposant en finale des Hawks de Kingsey Falls par la marque de 3 à 1.
La jeune formation présente une fiche de 4 victoires et un match nul. « Ils ont travaillé fort durant tout le tournoi. Ils n’ont jamais lâché. C’est sûr qu’il y a des moments plus difficiles. On a une équipe super », d’exprimer l’entraîneur David Bilodeau. « C’est bien le fun. On a bien joué en troisième période », d’exprimer les joueurs après le match final. Le gardien Thomas Pouliot a décroché la médaille du joueur du match.
Mentionnons que la formation Sharks-2 a clôturé la compétition en terminant troisième du groupe B. Celle du Cyclones-1 Joliette-Crabtree a décroché le titre dans la classe A tandis que le Club Piscine en faisait autant dans la classe C. Mentionnons que le tournoi se poursuit avec la catégorie Pee-Wee pour se terminer dimanche prochain.
Katherine Mailhot, présidente du tournoi, se dit « très satisfaite de la première semaine de tournoi. Nous avons une très belle équipe pour l’organisation. Nous avons aussi une très belle participation bénévole de la part des membres de l’Association du hockey mineur. Pour la première semaine, nous n’avons eu aucun incident majeur, les équipes sont contentes d’être venues participer au tournoi. »
Ouverture
C’est vendredi passé devant une belle assistance que l’on a procédé à la mise au jeu officielle. Présentation des joueurs, serment de l’officiel, de l’athlète et interprétation de l’hymne national par Isabelle Blais marquaient le moment fort de la cérémonie. Par ailleurs, le président d’honneur Carol Bibeau avec d’autres dignitaires a procédé à la mise au jeu officielle. M. Bibeau a été honoré pour sa grande implication pendant plusieurs années au sein du hockey mineur. On a également profité de l’occasion pour remettre une plaque à Martin St-Laurent pour son implication comme arbitre au cours des 30 dernières années.

Roy

Les frères Roy de Cookshire-Eaton s’affrontent

Ce n’est peut-être pas la série du siècle qui opposait en 1972 l’équipe du Canada à celle de l’Union soviétique, mais le match qui opposera le Screaming Eagles du Cap-Breton au Phoenix de Sherbrooke le 10 février prochain, au Palais des sports Léopold-Drolet, promet un grand intérêt pour la communauté de Cookshire-Eaton. Et pour cause, les frères Sacha et Ugo Roy, du secteur Cookshire, croiseront le fer pour la première fois.
Des rumeurs persistantes circulent voulant qu’une délégation de Cookshire-Eaton se présente au Palais des sports pour encourager les deux jeunes hommes. En bons parents, Élyse Champigny et Gilles Roy refusent de dire s’ils encourageront une équipe plus qu’une autre. Dans ce genre de rencontre, l’important pour le couple n’est pas d’encourager l’équipe, mais leurs fils. « C’est sûr qu’on va être nerveux, mais on espère que les deux vont jouer un bon match », d’exprimer le père, Gilles Roy.
Âgé de 17 ans, Sacha en est à sa première année dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) alors que son aîné Hugo, âgé de 19 ans, complète sa deuxième saison pour le Phœnix. Le 10 février prochain sera la première occasion où les deux jeunes hommes auront la chance de jouer l’un contre l’autre. Rejoints au téléphone, tous deux se promettent d’avoir bien du plaisir à tenter de se supplanter mutuellement. Sacha, se qualifiant de défenseur robuste du haut de ses 6’ 1’’ et 195 livres, promet « je le laisserai pas passer. » Quant au joueur de centre et capitaine du Phœnix, Hugo rétorque « il va me faire la vie dure. Je vais essayer d’y aller de finesse et j’utiliserai ma vitesse pour le contourner. »
Rivalité amicale
« Depuis que le calendrier est sorti, on avait spotté la date. Ça va être de quoi de spécial. On a une rivalité qui date », d’exprimer Hugo. Tout jeunes et encore aujourd’hui, lorsqu’ils s’entraînent ensemble l’été, c’est celui qui court le plus vite, celui qui lève le plus de poids, etc., de mentionner Hugo. Cette rivalité amicale pousse chacun à se dépasser et il semblerait que ça perdure. Pendant la période des fêtes, Sacha et Hugo admettent s’être mutuellement provoqués en se lançant « tu seras pas capable de m’arrêter, ça va jouer physique. Des jokes entre frères » d’exprimer Sacha. « Je pense quand on va approcher, on va se faire une petite gageure pour le résultat et le perdant va payer le resto », de lancer Hugo. Tous deux admettent que la rencontre sera spéciale. « Ça reste une game, mais ça sera un plus de jouer devant ta famille et des personnes que tu connais », mentionne Sacha. Hugo anticipe une belle délégation de son patelin. « Je vais à l’épicerie et j’entends des gens qui disent on va y aller. Je pense qu’il y a quelque chose qui s’organise. » Interrogé à savoir qui les parents appuieraient, Ugo mentionne « on leur a donné des vêtements de chaque équipe, mais je sais pas s’ils vont les mettre. »
Rencontre familiale
Les parents ont déjà pris la journée de congé pour le vendredi 10 février. Les occasions sont rares d’être en famille et pour les parents, ils profiteront de ce moment pour aller dîner avec leurs deux fils. Ils souhaitent également passer du temps avec leurs enfants après le match. Avec la période des fêtes, Sacha en sera à son deuxième passage en région depuis le début de la saison. « L’équipe est au Québec pour deux matchs. On joue le vendredi à Sherbrooke et dimanche à Victoriaville. On va essayer de prendre le plus de temps possible en famille. On a gros de joueurs du Québec dans l’équipe, une dizaine, peut-être on pourrait nous libérer pour le samedi, » d’espérer le jeune homme de 17 ans.
À sa première année dans la LHJMQ et loin de chez lui, Sacha admet que l’adaptation n’a pas été facile au début, mais que tout était rentré dans l’ordre. « Là, le bout le plus le fun s’en vient, les séries. On est cinquième au classement général », d’exprimer tout enjoué le jeune hockeyeur. Par contre, l’accès aux séries est moins évident pour le capitaine du Phoenix. Sur le plan individuel, Hugo est fier de sa saison jusqu’à présent. « Ça va super bien, j’ai une très bonne saison. » Au moment de l’entrevue, le jeune homme de Cookshire-Eaton affichait 27 buts et 22 aides en 49 matchs. « Mon objectif était d’avoir un point par match », d’exprimer le jeune homme.
La rencontre de ce vendredi représente une opportunité pour les frères Roy de se mesurer dans un esprit amical, mais plus encore c’est l’occasion de se retrouver en famille.

Valoris

Valoris de Bury se réorganise

M. Claude Brochu, le tout premier directeur général de l’entreprise Valoris, de Bury, quitte pour la retraite et cède sa place à Jean-François Sornin.
Interrogée sur le lien entre le départ de son directeur général et le déficit de 500 000 $, Hélène Dauphinais, présidente du conseil d’administration chez Valoris et conseillère municipale de la Ville de Sherbrooke, fait le point. « Monsieur Brochu nous en parlait depuis un certain temps et il repoussait le jour de son départ officiel », rassure la présidente.
Redresser la situation financière est le premier mandat du nouveau directeur ainsi que d’aider au développement, mentionne la présidente. L’entreprise compte sur l’expertise de M. Sornin qui cumule plus de vingt ans d’expérience comme gestionnaire. Il possède par son expérience, des atouts tant au niveau du développement de marché, de la vente et de la recherche. « Il a toujours beaucoup innové, c’est ce qui le motive. Il a un très beau profil », souligne Mme Dauphinais. Jean-François Sornin est en poste depuis le 16 janvier dernier. L’ancien dg, M. Brochu, est d’ailleurs toujours présent et l’accompagne dans la transition.
En ce qui a trait au déficit d’un demi-million, il faut considérer qu’au départ la création de Valoris a nécessité un investissement de 31 M$ financé presque entièrement d’elle-même. Le Fonds vert de la Fédération canadienne des municipalités a été la seule subvention accordée de 750 000 $. « Qui est tout de même peu pour un projet de cette envergure », exprime la présidente. Malgré la hausse aux municipalités de 10 $ la tonne pour les déchets résidentiels uniquement, le déficit demeure.
Encore méconnue, Valoris ne récupère pas les bacs à recyclage. Elle trie la poubelle résidentielle et essaie de ressortir ce qui peut être valorisé comme le carton et le plastique en vue d’intéresser des entreprises pour les matières premières. Pionnière dans son domaine, Valoris est la seule entreprise du genre au Québec et elle emploie 50 individus.
Récemment, Valoris a créé un nouveau poste de directeur d’usine, occupé depuis peu, par François Thibault, afin d’aider, entre autres, le personnel de gestion. Ingénieur de formation, il cumule aussi une vingtaine d’années d’expérience en entreprise manufacturière. Elle compte également sur ses compétences pour progresser.
En ce qui concerne le développement, chez Valoris, les effectifs souhaitent également revoir le plan d’action qui a été fait jadis et se repositionner face à l’évolution de l’entreprise.

Semences

Fête des Semences à Sawyerville

Une journée d’enrichissement et de ravitaillement consacrée sur le thème des semences se tiendra au Complexe hôtelier Ramana, le 18 février prochain, à Sawyerville. Plus de 150 à 200 personnes sont attendues pour la fête des Semences. L’évènement est une invitation du Jardin Communautaire de Sawyerville.
Chantal Bolduc, présidente du jardin, convie la population à prendre part aux différentes activités qui se dérouleront entre 9 h et 16 h 30 à même le complexe. Le programme prévoit diverses conférences dont la plupart sont animées par des gens du territoire: Dominique Guay, de la Ferme des Hôtes Épinettes, Renaud-Pierre Boucher, enseignant au CRIFA ainsi que Gérald Charbonneau de Forestina et GSQ. Daniel Labonté parlera des super aliments et Richard O’Breham viendra discuter de la culture des champignons.
Quelques kiosques et ateliers offriront la possibilité d’en apprendre davantage. « Pour ceux qui veulent préparer leur plan de jardinage, c’est l’endroit spécifique pour ça », mentionne Mme Bolduc. Un atelier en après-midi est dédié sur la façon de définir son potager alors qu’une table est consacrée aux échanges de semences.
Les semences Écoumène, Mycoflor et Semences nourricières sont du nombre. Plusieurs variétés sans OGM, de type patrimonial et biologique, font également partie de la grande diversité offerte sur place. Pour le public, c’est une belle occasion de découvrir autant de choix que nos traditionnels légumes jusqu’aux plus rares tels la betterave blanche ou l’épinard-fraise, souligne la présidente. Il y aura vente d’outils particuliers, difficiles à dénicher. Parmi eux, la grelinette à 5 et 6 dents, des couvertures flottantes, des planteurs-marqueurs d’ail et de poireaux, dont le Jardin Communautaire en est le distributeur. La présidente explique « ce sont des outils recherchés et on a la chance des avoir ici même ». Un repas à coût très abordable sera servi auquel des produits du terroir s’inséreront dans le menu.
La fête des Semences est une activité parmi tant d’autres organisée par le Jardin Communautaire de Sawyerville. Parmi celles-ci, mentionnons le marché public, divers ateliers et le collectif de semences. Il a pour mission de cultiver au sein de la collectivité un sentiment d’appartenance, de développer un volet éducatif, d’encourager le développement durable et de sensibiliser les gens à la protection de l’environnement à long terme, d’exprimer Mme Bolduc.
On lance l’invitation au public ainsi qu’à ceux qui désirent s’impliquer au bon déroulement de la journée et pour toutes informations supplémentaires à communiquer avec Chantal Bolduc au 819 889-3196 ou à chantalbolduc99@bell.net

Seed Festival in Sawyerville

A day of enrichment and revitalization devoted to the theme of seeds is planned for the Ramana hotel complex in Sawyerville on Saturday, February 18. Some 150 or 200 persons are expected for the Seed Festival. The event is organized by the Sawyerville Community Garden.
The Garden’s president, Chantal Bolduc, invites the public to participate in the various activities that will take place between 9 a.m. and 4:30 p.m. at the hotel. On the program are different presentations, most of which are offered by experts from our region: Dominique Guay of the Ferme des Hôtes Épinettes, Renaud-Pierre Boucher of the Centre de formation professionnelle de Coaticook (CRIFA), and Gérald Charbonneau of Forestina and the Gomme de sapin du Québec (GSQ), for example. Daniel Labonté is to speak about superfoods, and Richard O’Breham is to discuss the cultivation of mushrooms.
A number of kiosks and workshops will offer the opportunity to learn more. “For those who want to prepare their garden plan, this is the place specifically to do that,” said Bolduc. A workshop in the afternoon will offer advice on to how to define your vegetable garden, and a table will be earmarked for seed exchanges.
Semences Écoumène, Mycoflor, and Seeds for Life, are three seed providers that will be there. Many non-GMO varieties, both heritage and organic, will also have a place among the great diversity of seeds to be offered. For the public, it’s a great opportunity to discover the wide choice ranging from our more usual vegetables to the rarer varieties, such as the white beet or strawberry-spinach, said Bolduc. Hard-to-find special tools will also be on sale. Among them is the grelinette broad fork with five or six teeth, floating row covers, and marker-planters for garlic and leeks, all of which the Community Garden sells. “These are tools that are sought-after, and we are lucky to have them here in Sawyerville,” the president explained. A meal at a very reasonable cost will be served, prepared with local ingredients.
The Seed Festival is one activity among so many others organized by the Sawyerville Community Garden, such as a public market, various workshops, and the seed savers’ group. Its mission is to encourage a sense of belonging in the community, to develop an educational component, to encourage sustainable development, and to sensitize people to the long-term protection of the environment, said Bolduc.
The public is warmly invited to the Seed Festival. Those who wish to participate in helping the day go smoothly, or to have more information, may contact Chantal Bolduc at 819-889-3196 or chantalbolduc99@bell.net.

Rachel Garber

STANDING FOR LOVE

Beyond shock, my heart is sickened by the recent shootings at the Islamic cultural centre/mosque in Quebec City. I am speechless.
But in the face of homegrown hate, it has become more crucial than ever to stand on the side of love, in both words and deeds. A little vigil: I was among some 300 people shivering in front of the Islamic cultural centre in Sherbrooke, standing to show their support for the victims’ families and the broader Muslim community. Will this make any difference, we wondered?
The Globe & Mail’s website provided a partial answer in a little video showing a Muslim woman speaking about the vigils. “The weather is very cold,” Fadwa Achmaoul said. “And they were here for us. And this is something huge for us. This is the first time we saw that they consider us like a human being, and this is very huge for us. Thank you.”
The man beside her wrapped his arm around her and wiped tears from his eyes.
That “they” she mentioned was us. Imagine that we Quebecers have not, until that Monday, shown this woman that we consider her to be a human being?
Then she suggested something more we can do, something proactive rather than reactive. “Try to learn something about us. Try to respect our choices,” she asked.
A wall divides both ways, and understanding and respect are the responsibility of both the majority and the minority cultures. But there is a difference. “The test of courage comes when we are in the minority. The test of tolerance comes when we are in the majority,” wrote Ralph W. Stockman.
Never has the courage of our minority Muslim citizens been so sorely tested. And never has the tolerance of our majority citizens been so greatly needed. Will we rise to the challenge?
Hakim Merdassi of the Tunisian association in Quebec City fears not, as quoted in the Globe & Mail. “Will this act lead to some kind of collective looking-out for one another? I wish it would. But my fear is that we’ll fall into the same identity politics and divisions we’ve seen in the past.”
May we prove him wrong.
HEART IN BURY
“Protect your Health – The Facts about Heart Disease & Stroke” is the topic of the upcoming Health Link session in Bury, courtesy of the Eaton Valley Community Learning Centre, Townshippers’ Association and the CSSS du Haut-Saint-François. The session is on Wednesday, February 15 at the Armoury Community Centre, 563 Main Street, Bury. Lunch will be served starting at 11:30 a.m., followed by a guest speaker starting at 1 p.m., with a question period. Both are free of charge and in English. Reservations are not necessary, but would be appreciated if you plan to attend the luncheon. Info: Kim Fessenden at 8190-872-3771 or fessendenk@etsb.qc.ca.
COLOURING IN COOKSHIRE
The Colour Café is open for all ages every second Tuesday 10 a.m. to 12 noon starting February 7, and every second Tuesday 6 to 8 p.m. starting February 14. The Colour Café is just a fun, relaxing evening of colouring, conversation and snacks. It’s open to all – no colouring experience is necessary. Bring your own colouring book and crayons, or use supplies already there. It’s at the Relève, 54 Bibeau Street, Cookshire, about a block off Principale Street, and is hosted by Townshippers’ Association, La Relève du Haut-Saint-François, and the Eaton Valley Community Learning Centre. Info: Michelle, at 819-566-5717, ml@townshippers.org, or Townshippers.org/ColourCafe.
FESTIVAL IN SAWYERVILLE
At the Ramana Hotel the music and celebrations just go on and on: On Friday, February 10, at 8 p.m. is a concert by a blues-jazz band from Sherbrooke, La Roue du Loup. Tickets are $10. On Saturday, February 11, also at 8 p.m., is music by the Dave Bessant Band.
The Ramana is also hosting the Sawyerville Community Garden’s Seed Festival on Saturday, February 18 (see the article in this issue of the Journal). And that’s followed by the Loisirs Sawyerville amateur evening show at 8 p.m. with music and dancing by local talent. All are welcome.
And on Sunday, February 19, the Ramana welcomes “a big gang of snowmobile folks from New Hampshire,” said Jean-Sébastien Bachand. That means the Bistro will be open for the occasion and all are welcome.
The Saturday program is accompanied by the Plaisirs d’hiver Sawyerville festival organized by Loisirs Sawyerville. From 1 to 4 p.m.: skating and sliding, snow painting and hot chocolate at the Parc de la Station. And from 4 to 7 p.m.: snowshoeing with torches, departing from the park.
VIACTIVE IN FEBRUARY
The bilingual Viactive exercise groups for people age 50-plus are in full swing. All four groups meet every Wednesday, are volunteer-led, and are free of charge.
In Bury, Doris Eryou welcomes you at 10 a.m., at the Armoury Community Centre, 563 Main St., Bury. Info: 819-238-8541. In Sawyerville, Denise Nault and Gérard Nault invite you to the Sawyerville Community Centre, 6 Church Street, at 10 to 11 a.m. Info: 819-889-2630. In Cookshire, Serena Wintle and Lyne Maisonneuve lead the Cookshire group from 9:45 to 10:45 a.m. at the Manoir de l’Eau vive, 210 Principale East. Info: 819-875-5210. In Newport, Ruth Shipman and Christiane Côté facilitate the Viactive group at the Municipal Hall, 1452 Route 212, Island Brook, from 1:30 to 2:30 p.m. Info: 819-889-1340 or 819-560-8565.
CHURCHES
Baptist: In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.
United: Sunday worship services are at 9:30 a.m. in Cookshire and 11 a.m. in Sawyerville. Info: 819-889-2838 (listen to message).
Anglican: Sunday worship services are at 9:30 a.m. in Bury and 11 a.m. in Cookshire. The Cookshire services are in the basement of the Trinity United Church, 190 Principale W. Info: 819-887-6802.
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email ra.writes@gmail.com by February 13 for publication February 22 and by February 27 for March 8.

Popotte

Livraison de repas congelés

Retraité depuis 2014, Marc Gagné, du secteur Saint-Gérard à Weedon, s’amuse à parcourir une fois aux deux semaines les quatre coins de la MRC du Haut-Saint-François pour livrer des repas maison congelés et surtout, dit-il, rencontrer les gens.
L’homme qui est accompagné occasionnellement de sa conjointe, Jocelyne, livre les repas dans le cadre du service offert par le Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François avec la collaboration du IGA Cookshire. Le service est disponible à toute la population, sans restriction. Les personnes âgées de 70 ans et plus auront le droit au crédit de maintien à domicile lorsqu’ils feront leurs déclarations d’impôt, explique le dépliant.
Parcourir 200 kilomètres dans une journée, Marc Gagné le fait par plaisir. Bien entendu, le CAB défraie le kilométrage, mais pour le reste, c’est le plaisir de rendre service qui l’emporte aux yeux de ce livreur. « J’aime bien voir du monde. Ma job avant, je voyais beaucoup de monde. J’étais commissionnaire dans un garage à Thetford Mines. J’allais reconduire des clients chez eux. Je m’ennuyais de ne plus voir de monde. J’ai donc commencé à livrer. J’aime jaser avec le monde, m’informer, leur demander comment ça va. Ça arrive assez souvent que ce soient des personnes seules, âgées ou qui sortent de l’hôpital. »
Journée de livraison
Une journée de livraison pour M. Gagné commence dès 8 h 15 le matin, direction CAB à Weedon, pour y cueillir la liste des gens et endroits où livrer les repas. Seconde étape, prendre possession des repas congelés au IGA Cookshire vers les 9 h 15. Lors de la rencontre, notre sympathique livreur accompagné de sa conjointe chargeait une quinzaine de sacs pouvant contenir un minimum de huit repas chacun. Notez qu’il n’y a pas de maximum quant au nombre de repas. Une fois les sacs bien placés dans le véhicule direction Saint-Isidore-de-Clifton suivi de Cookshire-Eaton, puis East Angus, Bishopton, Weedon, Lingwick et finalement Saint-Gérard. M. Gagné mentionne que l’itinéraire peut varier selon la demande. « Il y a des clients que je vois aux deux semaines, d’autres aux mois. Je rencontre de nouvelles personnes, je vois de nouvelles places. » De toute évidence, le livreur tire un grand plaisir et une satisfaction de son implication bénévole. Interrogé à savoir s’il pensait cesser prochainement son travail de livreur, le principal intéressé répond d’un ton convainquant « tant que la santé va me le permettre, je vais continuer. Ça passe bien le temps. »
Repas congelés
Le service de repas congelés a été mis sur pied en 2014, mais depuis l’année dernière il est offert avec la collaboration de l’équipe du prêt-à-manger du IGA Cookshire. On y prépare une multitude de plats au coût de 5 $. Pour la soupe et le dessert, il faut ajouter 1 $ chacun. Pour y avoir droit, il faut s’inscrire au CAB en composant le 819 560-8540 ou par courriel au cab@cabhsf.org. Le menu offre près d’une trentaine de repas différents avec six choix de soupes et treize variétés de desserts. Pour le consulter, il suffit de communiquer avec le CAB.
Le service répond à un besoin puisqu’on a livré 2 155 repas au cours de la dernière année, d’expliquer France Lebrun, directrice générale du CAB. « Depuis 2017, nous avons livré 314 repas sans compter les soupes et desserts. Nous desservons autant la clientèle francophone qu’anglophone », d’ajouter Mme Lebrun.

Peau

Aînés, dorlotez votre peau !

En vieillissant, la peau vit plusieurs transformations, notamment une perte de tonus, de la sécheresse, le développement de taches pigmentaires brunes et, bien entendu, l’apparition de rides. Voici quelques conseils futés pour avoir une peau saine dans laquelle vous vous sentirez bien.
Maintenez l’hydratation
Bien des personnes âgées négligent de s’hydrater suffisamment au quotidien. Résultat ? La peau est assoiffée et perd de sa souplesse. Pelée et craquelée, elle tiraille et démange. La solution ? Boire au moins deux litres de liquide par jour et enduire son corps de crème hydratante aussi souvent que possible, surtout en hiver !
Tout doux avec l’exfoliation !
L’élimination des cellules mortes par l’exfoliation au gant de crin ou avec un produit additionné de particules (noix broyées, sucre, gros sel…) permet de lisser la peau et d’empêcher la formation de poils incarnés. Par contre, des exfoliations trop fréquentes et trop vigoureuses endommagent la peau, particulièrement celle, plus fragile, des personnes âgées. Deux conseils: espacez vos séances et ayez la main légère.
Attention aux rayons !
Même en hiver, vous devez protéger votre peau des rayons UV, car le soleil contribue à l’apparition de taches potentiellement cancéreuses, en plus de favoriser la multiplication des rides: portez un écran solaire et un baume à lèvres avec un FPS de 30 (au minimum) tous les jours, même par temps nuageux !
Oui à l’amélioration
Pour réparer les contrecoups du temps, consultez des experts: cosméticiennes, esthéticiennes, docteurs en médecine de l’esthétique, dermatologues, etc. Ceux-ci vous recommanderont des produits et des soins ciblés pour améliorer l’apparence de votre peau, ce qui ravivera votre joie de vivre et votre estime personnelle.

Gobeil

Bruno Gobeil invite les députés et les gouvernements à plus d’écoute

Le maire de La Patrie, Bruno Gobeil, interpelle les élus provinciaux et fédéraux à faire preuve d’écoute et de sensibilité envers ce qu’il qualifie de chose préoccupante, l’avenir de la ruralité au Québec.
M. Gobeil a profité de son temps de parole lors du récent brunch des maires, organisé par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François, et auquel participaient le député de Mégantic, Ghislain Bolduc ainsi que Jacqueline Belleau, attachée politique de la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, ministre du Développement international et de la Francophonie, pour solliciter leur écoute et appui.
« L’avenir de la ruralité repose sur l’innovation, l’audace et la solidarité. Ça va demander une réelle écoute et sensibilité des milieux politiques. On est conscient qu’au poids démographique, on ne peut influencer le monde politique. La richesse naturelle du Québec, c’est son territoire avec son occupation qu’on laisse aller », d’exprimer M. Gobeil.
Le maire de La Patrie insiste « il va falloir reconnaître cette richesse, prendre des mesures structurantes avec les gens du milieu. Il faut que l’information parte de la base et monte jusqu’au sommet de la pyramide et non le contraire. On a besoin de représentants politiques porteurs de la base. On le fait déjà à la MRC. On a besoin de gens qui s’investissent avec nous autres. En 2017, je souhaite que ce qui doit être dit soit dit et fait soit fait pour le bien commun », de compléter M. Gobeil.

Gala

Gala Récolte du syndicalisme agricole et forestier de l’Estrie

Trois entreprises du Haut-Saint-François se sont démarquées lors de la 4e édition du Gala Récolte du syndicalisme agricole et forestier de l’Estrie, qui se déroulait récemment à Orford. L’événement organisé par la Fédération de l’UPA-Estrie a dirigé les projecteurs vers la ferme La JoualVert SENC, Ferme Referjean SENC, toutes deux de Cookshire-Eaton, et la Ferme laitière de Weedon inc. Les responsables ont profité de l’occasion pour rendre hommage à un bâtisseur, Réal Marcoux, de Weedon.
Plus de 300 personnes participaient à cette activité triennale. Parmi les dix prix remis dans sept catégories, trois sont dévolus à des producteurs du Haut-Saint-François. Deux prix ont été décernés dans la catégorie Relève et établissement – SCF Estrie inc. dont un à la ferme La JoualVert SENC de Cookshire-Eaton pour le démarrage et acquisition ainsi qu’à la Ferme laitière de Weedon inc. de Weedon pour le transfert. La distinction remise pour le démarrage et acquisition vise à reconnaître un jeune ou un groupe de jeunes entrepreneurs agricoles qui ont complété un processus visant à devenir propriétaire d’une entreprise agricole et de devenir ceux qui nourriront le Québec de demain. Stéphanie Leclerc et Andrès Rousseau ont eu l’idée de créer en 2014 La JoualVert pour relever le défi de devenir maraîchers biologiques. Malgré une année prometteuse au niveau de la clientèle, en 2015, les caprices de Dame nature ont détruit 85 % de leurs cultures par les inondations, la grêle et les vents. Le couple a su faire face à l’adversité au cours de 2016 et réussi à doubler son chiffre d’affaires en améliorant leur établissement et cultivant en serre en plein sol. Ils produisent avec l’aide de deux bénévoles stagiaires des paniers de légumes frais débordant de vitamines, de saveurs, exempts de pesticides, fongicides, herbicides, OGM, totalisant environ 130 paniers par semaine.
« On est bien content de cette reconnaissance de nos pairs. Ça va vraiment bien. C’est un baume pour nous après avoir traversé une période difficile en 2015. Nous avons eu l’aide de nos collègues maraîchers, ça nous a bien aidés à passer au travers », d’exprimer Andrès Rousseau, copropriétaire de l’entreprise avec Stéphanie Leclerc. M. Rousseau est d’avis que cette reconnaissance propulsera l’entreprise. « On prévoit faire 30 % de plus de volume de production avec la même surface soit 180 paniers sur 1,2 acre. » Ce dernier profite de l’occasion pour mentionner qu’ils sont à la recherche d’un producteur agricole qui serait prêt à morceler 10 acres de terre cultivable. Le couple serait preneur.
Pour leur part, Raphaël Laroche et Valérie Perreault, copropriétaires de la Ferme laitière de Weedon inc. sont retournés chez eux avec le prix dans leurs poches. Le couple est en voie de réaliser leur rêve de posséder une ferme laitière notamment celle qui les a fait craquer en 2015. M. Laroche devient actionnaire de la ferme pour une période de cinq ans avec l’ancien propriétaire, qui vient encore aujourd’hui lui donner un coup de main dans diverses tâches et lui apporter d’importants conseils. Au cours des prochaines années, M. Laroche souhaite se perfectionner et améliorer la production annuelle. Il souhaite également augmenter les rendements de ses fourrages et de ses grains tout en accroissant leur qualité.
Agroenvironnement
Cette catégorie reconnaît l’excellence et le savoir-faire des entreprises agricoles de l’Estrie ou d’un groupe d’entreprises agricoles, en matière de protection de l’environnement et de développement durable. Guillaume et Jérémie St-Pierre de la Ferme Referjean SENC à Cookshire-Eaton, sont deux jeunes entrepreneurs qui démontrent une grande sensibilité face à l’environnement, à la protection des sols et à la santé humaine. La ferme a entrepris un virage environnemental pour permettre une meilleure conservation de ses sols. De nombreux travaux de conservation des sols ont été réalisés en collaboration avec le MAPAQ et le CASE de l’Estrie. Ils contrôlent rigoureusement le passage de la machinerie afin de favoriser une meilleure conservation des sols.
Ces jeunes producteurs utilisent des engrais verts dans la rotation des cultures pour éviter de laisser les sols à nu. Au niveau de la fertilisation, l’entreprise utilise d’abord ses propres fumiers et lisiers et comble les besoins des cultures par des engrais minéraux. Les deux jeunes hommes ont également à cœur la protection des abords des cours d’eau et des bandes riveraines.
Hommage
Le prix hommage a été décerné à un homme qui s’est impliqué depuis plus de 35 ans dans le monde syndical agricole soit Réal Marcoux, de Weedon. Producteur de bovins depuis 1973, le lauréat est convaincu de l’importance de l’Union. Déjà en 1974, il participe à la mise sur pied du Réseau d’encans spécialisés de veaux d’embouche en Estrie. En 1981, il s’implique dans son syndicat de base de Weedon comme administrateur et en devient président en 1989. En 1993, il est élu 2e vice-président du conseil exécutif de la Fédération régionale et en 1996, il est élu 1er vice-président et ce, jusqu’en octobre 2016.
Évidemment ému d’un tel hommage, M. Marcoux avoue néanmoins sa surprise. « Je ne m’attendais pas pantoute à ça. Je croyais que c’était réglé au congrès. » M. Marcoux a été honoré à l’annonce de son retrait lors du congrès de l’UPA-Estrie tenu en octobre dernier. Faisant référence au dernier gala, le lauréat mentionne « c’est gratifiant de se faire honorer chez nous devant notre monde que j’ai représenté. » M. Marcoux qui a toujours joué le rôle de vice-président avoue humblement ne jamais avoir été attiré par le poste de présidence. « Moi, j’aimais m’occuper de dossiers spécifiques. C’est le syndicalisme que j’aimais faire. » Un des dossiers dont semble le plus fier le producteur est d’avoir contribué à la création du CIBLE. « On a commencé ça en 1996 avec Marcel Normandeau, directeur du MAPAQ. C’est une des belles réalisations pour aider les producteurs qui n’avaient pas de mise en marché ordonné. Je suis extrêmement fier d’avoir contribué à le mettre en place et d’avoir participé à son maintien et le faire évolué. » M. Marcoux explique son retrait de la vie syndicale en mentionnant « je veux me donner plus de temps pour moi. Faire les choses que je mettais de côté et profiter un peu de la vie. »

Désilet

Léo Désilets, maître herboriste à Scotstown achète le bâtiment Aux mille et une saisons

L’entreprise Léo Désilets, maître herboriste inc., à Scotstown, propriétaire des sociétés Laboratoire Léo Désilets M.H. inc. et Emballages Façotek inc., ne cesse de se développer. Elle vient d’acquérir le bâtiment-entrepôt d’Aux mille et une saisons, situé tout près du siège social de la rue Victoria. Le projet global incluant l’acquisition, l’achat d’équipements et l’aménagement des lieux nécessite un investissement de 1,8 M$. Cela permettra la consolidation des 35 emplois actuels en plus de créer sept emplois additionnels.
Benoit Fortin, directeur de l’entreprise, mentionne que l’achat n’est pas finalisé, mais « on a signé un bail avec option d’achat en dedans de deux ans. » Il mentionne que l’entreprise était confrontée à deux hypothèses soit agrandir ou faire l’acquisition du bâtiment Aux milles et une saisons. Le nouvel actif servira d’espace entrepôt. Cette option permettra à l’entreprise de libérer de l’espace dans son édifice de la rue Victoria pour y accueillir de la nouvelle machinerie, notamment une machine pour emplir des capsules, communément appelée encapsuleuse et une autre à blister. « On récupère un espace précieux pour la mise en capsule et l’emballage de produits finis. » Cela nécessitera l’aménagement de nouvelles salles de production. Le tout devrait être fonctionnel début juin, d’expliquer M. Fortin.
La croissance de l’entreprise est attribuable principalement à l’augmentation de volume de la division les Emballages Façotek inc. « Les probiotiques sont très populaires aux États-Unis. Il faut donc être plus productif et acheter des équipements plus sophistiqués. C’est grâce au dynamisme, à la compétence et à la souplesse de notre équipe de travail que nos partenaires nous ont fait confiance pour la production accrue de probiotiques et de crèmes analgésiques de grande qualité appréciées par une clientèle fidèle dont la moitié se trouve aux États-Unis et en Europe. Notre ambition est de devenir le leader en conditionnement de produits probiotiques en Amérique du Nord, et ce dans le respect de notre entourage », de mentionner M. Fortin.
D’autre part, ce dernier ajoute que Laboratoire Léo Désilets M.H. inc., dont les produits sont commercialisés sous la marque Léo Désilets, maître herboriste inc. depuis 42 ans, continue d’accentuer sa présence sur le marché québécois. « L’embauche d’une directrice des ventes et l’application de très hautes normes de qualité à la fabrication ont sans doute contribué à ce succès qui rayonnera bientôt dans le reste du Canada. »
Présentement, Léo Désilets, maître herboriste inc. occupe une superficie de 35 000 pieds carrés à son édifice de la rue Victoria. La nouvelle acquisition qui sera utilisée principalement comme entrepôt offre une superficie de 40 000 pieds carrés. Avec le nouvel espace disponible, l’entreprise est en voie de compléter l’aménagement d’un gymnase pour les employés. M. Fortin mentionne qu’il s’agit d’aménager les lieux afin de permettre aux employés d’apporter leurs appareils de mise en forme.

Conseils

Cinq conseils pour faire une déclaration d’amour inoubliable

Vous fréquentez quelqu’un depuis quelque temps et, visiblement, l’attirance est réciproque ? Vous avez pris le temps d’échanger à propos de vos valeurs, de vos intérêts, de vos projets d’avenir… et la chimie opère ? Vous êtes tous les deux complètement libres ? Vous pensez à elle ou à lui jour et nuit ? Profitez de la Saint-Valentin pour lui faire une déclaration d’amour mémorable !
1. Le look
Portez des vêtements et des accessoires qui vous mettent en valeur. Surtout, prenez soin d’avoir l’haleine fraîche et vérifiez votre sourire devant un miroir avant de déclarer votre flamme, un morceau de brocoli coincé entre vos dents pourrait sérieusement compromettre le romantisme de la situation…
2. Le moment
Avouer son amour pendant les heures de travail, ou pire encore, au beau milieu de la nuit, n’est jamais une bonne idée. Assurez-vous que «l’Autre» est disponible physiquement et mentalement pour ne pas gâcher l’évènement.
3. L’endroit
Si l’envie de lui dire « Je t’aime » pour la première fois vous prend pendant une soirée entre amis bien (trop) arrosée ou dans une file d’attente au supermarché, de grâce, retenez-vous ! Trouvez plutôt un endroit tranquille et intime où vous ne risquez pas d’être dérangé.
4. Les mots
Selon la personnalité de celui ou celle qui vous intéresse, vous pouvez opter pour une déclaration d’amour toute simple ou plus élaborée (poème, chanson, vidéo, etc.). L’essentiel est de laisser parler votre cœur en toute sincérité !
5. Le cadeau
Accompagnez votre déclaration d’un cadeau symbolique : un objet décoratif ayant un lien avec vos intérêts communs, un bijou personnalisé, des fleurs, des billets pour le spectacle d’un artiste que vous aimez tous les deux, etc.

CHSLD

Débordements des lits au CHSLD d’East Angus

La crise des lits de courte et de longue durée au CIUSSS de l’Estrie – CHUS semble se stabiliser bien que la situation demeure préoccupante et fragile, mais stable, d’indiquer un court communiqué de presse émis vendredi passé. Au CHSLD d’East Angus, le nombre de lits occupés a diminué passant de 69 au pire de la crise à 65.
« Tout le monde a sa chambre », d’exprimer Annie-Andrée Émond, adjointe au directeur et responsable des communications au CIUSSS de l’Estrie – CHUS. Les deux salons de famille transformés pour accueillir quatre patients sont fermés. « Il reste neuf personnes qui sont hébergées en attendant d’avoir une chambre à Sherbrooke. Parmi eux, il y en a deux qui souhaitent rester à East Angus », de mentionner Mme Émond. Mentionnons que le CHSLD possède un permis pour 55 lits et que présentement 65 sont occupés avec chambre individuelle.
Rappelons que la crise a connu son apogée pour le CHSLD d’East Angus le 20 janvier dernier alors qu’on y accueillait huit patients dans la même journée. Sylvie Moreault, directrice des programmes de soutien à l’autonomie des personnes âgées du CIUSSS de l’Estrie – CHUS, mentionnait lors d’un point de presse, tenu en janvier dernier, être confrontée à une situation sans précédent concernant la gestion de lits ce qui a amené la prise de décision d’ouvrir des lits de surcapacité dans les CHSLD. « Nous n’admettons jamais huit personnes dans une seule journée au même endroit. Il s’agit d’une situation de crise. On s’attendait à ce genre d’impacts et nous les avons minimisés le plus possible. » Par ailleurs, Claude-Gilles Gagné du Comité de citoyens pour la survie du CLSC et du CHSLD de Weedon, interpellait les autorités pour dire que le CHSLD de Weedon était en mesure d’accueillir des patients et que des lits étaient disponibles. Les autorités responsables confirmaient qu’aucun transfert n’avait été effectué à Weedon, et ce par respect pour les patients et leur famille, tous de Sherbrooke. Dans des situations semblables, on essaie de déplacer les patients le plus près possible de leur lieu de résidence, explique-t-on. Toutefois, l’hypothèse de déplacer des personnes à Weedon n’est pas exclue si jamais la situation empirait.
Travailleurs
Michelle Routhier, déléguée syndicale membre de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) pour le Haut-Saint-François, admet que la situation s’est améliorée, mais demeure précaire. Elle reconnaît que la direction du CIUSSS de l’Estrie – CHUS a délégué des ressources additionnelles, mais le problème, selon elle, demeure entier et réside dans le manque d’effectifs pour la structure de base. « Nous avons eu 16 admissions du 9 au 31 janvier. Ça demande beaucoup d’adaptation de nos gens. On a appris le jeudi que huit personnes entraient le lendemain. Il faut prendre le temps d’évaluer les dossiers, prendre en note les spécificités de chacun des clients, les besoins d’assistance. » L’équipe de base était déjà incomplète, d’ajouter la déléguée syndicale. Malgré la fatigue et l’épuisement du personnel, Mme Routhier assure « je ne suis pas inquiète pour les soins, le personnel se donne à 100 %. »
Les résidants du CHSLD d’East Angus ont aménagé dans un nouveau bâtiment appelé Centre multiservices de santé et de services sociaux, en novembre dernier. Mme Routhier mentionne que l’adaptation aux nouveaux espaces tant de la part des résidants que du personnel demande un certain temps et que l’ajout de lits faisait beaucoup en même temps. « Ça fait beaucoup de tension sur les épaules et l’atmosphère de travail n’est pas idéale. Les travailleurs portent sur leurs épaules les choix de la gestion qui n’est pas toujours idéale. Ce que l’on veut, c’est du recrutement, de l’attraction, rétention et bonification des postes. »
Comité des résidants
Le journal a appris qu’une réunion incluant les membres des familles des résidants et représentants de la direction du CHSLD et du CIUSSS de l’Estrie – CHUS s’était déroulée la semaine dernière. Participant à la rencontre, Monique Bibeau, présidente du Comité des usagers, mentionne qu’une foule de questions nourrissant plusieurs inquiétudes ont été posées et que les gens semblaient satisfaits des réponses obtenues au terme de la réunion. « Je fais le tour des chambres et je n’ai rien vu de croche. Je ne suis pas là tous les jours, mais quand j’y suis, je fais le tour de tous les résidants. Je ne fais pas juste pousser des chaises roulantes, je discute et les gens et tout me semblaient corrects », d’exprimer Mme Bibeau.

Cabaret

Un cabaret bingo pour financer le nouveau parc-école à Scotstown

De concert avec le comité de l’école Saint-Paul de Scotstown, l’équipe de Léo Désilets, maître herboriste inc. prépare une collecte de fonds pour la rénovation du parc-école. Grâce à la présentation du cabaret bingo qui se déroulera le 25 février prochain, les responsables souhaitent remettre 10 000 $ pour la réalisation du projet, évalué à plus de 50 000 $.
Benoit Fortin, directeur de l’entreprise Léo Désilets, maître herboriste inc. souhaite la participation de 400 personnes. « On nous a sollicités pour contribuer financièrement. On pensait donner des sous, mais on a décidé de s’impliquer. » M. Fortin mentionne s’être inspiré d’une activité similaire pour l’adapter à la réalité de Scotstown. « Il s’agit d’un amalgame de bingo et de soirée récréative. On a trouvé des humoristes de la relève. Il y en aura peut-être d’autres », mentionne M. Fortin. Pour l’instant, le volet spectacle mettra en vedette les humoristes Adam Desmarais, Guy Bernier ainsi que le chanteur Jonathan MacAulay.
La soirée se déroulera à l’intérieur du bâtiment abritant autrefois Aux mille et une saison. Les billets sont en vente au coût de 40 $ l’unité permettant de jouer au bingo et courir la chance de remporter plusieurs prix dont un de 1 000 $. Outre le volet spectacle, la soirée comprend un petit goûter mettant en vedette les produits de la Charcuterie de Scotstown et de IGA Cookshire. Pour les personnes désireuses de se procurer davantage de cartes de bingo, il sera possible de le faire. Un bar sera aménagé sur place. M. Fortin mentionne que divers organismes du milieu contribuent également à la réussite que ce soit sous une forme ou une autre.
Parc-école
Le projet évalué à plus de 50 000 $ prévoit le réaménagement complet du parc-école. Actuellement à cheval sur une parcelle de terrain de la municipalité de Scotstown, de la fabrique et de l’école, le futur parc sera aménagé entièrement sur le terrain de l’institution scolaire. L’initiative permettra l’acquisition d’au moins un module, peut-être deux, selon le succès de la campagne de collecte de fonds. À cela s’ajouteront quatre balançoires, un jeu du genre planche à roulettes dans un tube, une bascule et un carré de sable. On souhaite également installer des bancs et deux grandes tables. Par beau temps, il pourrait être intéressant qu’une classe s’installe à l’extérieur, d’exprimer le directeur de l’école, Matthew Maclure. Ce dernier aimerait bien que le projet soit complété pour la rentrée scolaire de septembre prochain.
Parmi les contributeurs au projet, mentionnons la municipalité de Scotstown avec 10 000 $, la municipalité de Hampden 5 000 $ en argent et 2 500 $ de temps ou équipements. À cela s’ajoutent les bénéfices de 10 000 $ souhaités par le cabaret bingo et 7 000 $ de la Commission scolaire des Hauts-Cantons. Le ministère de l’Éducation devrait verser un montant équivalent à 40 % du montant global du projet jusqu’à un maximum de 25 000 $.
Les personnes désireuses de se procurer des billets peuvent le faire par courriel au info@facotek.com ou par téléphone en composant le 819 657-4733 et faites le zéro.

Brunch

Belle participation au brunch des maires

Le traditionnel brunch des maires organisé par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François donne l’occasion aux élus de présenter les réalisations de la dernière année dans leur municipalité. Certains profitent de ce moment pour dresser un portrait de la situation alors que d’autres saisissent l’opportunité pour passer des messages comme l’a fait le maire de La Patrie, Bruno Gobeil, et le préfet de la MRC, Robert G. Roy.
L’activité, qui se déroulait en janvier dernier au Club de golf East Angus, n’est pas dénuée d’intérêt puisque 9 maires sur une possibilité de 14 se sont fait un devoir d’y participer, ainsi que le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, Jacqueline Belleau, attachée politique de la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, ministre du Développement international et de la Francophonie, et le président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, Yves Gilbert. Seulement, les municipalités de Westbury, Lingwick, Newport, Hampden et Chartierville étaient absentes.
Le maire de La Patrie a profité du temps qui lui était alloué pour lancer un vibrant plaidoyer en faveur de l’avenir de la ruralité. Consultez le texte à ce sujet. Pour sa part, le nouveau préfet de la MRC, Robert G. Roy, a lancé un message aux élus des paliers supérieurs. Faisant référence à l’aéroport de Sherbrooke, le préfet y va d’un « donnez-nous les sommes pour créer des infrastructures et avec Cookshire et Sherbrooke, on va développer. Le vol régulier, c’est un atout important, mais y a pas juste ça. Laissez-nous bâtir notre parc industriel et vous allez voir venir les avions après. » Ce dernier a poursuivi sa présentation en tentant de démystifier la MRC. « Beaucoup de gens pensent que c’est une bibite inventée et qui n’a pas d’utilité. » Pour contrer cette image, le préfet a présenté une nomenclature des divers services offerts sans oublier de mentionner au passage le rôle de développeur joué par le CLD.
La représentante de la députée de Compton-Stanstead a réitéré les points importants sur lesquels travaillait Mme Bibeau. « L’aéroport demeure la priorité », de mentionner Mme Belleau, en ajoutant que les producteurs laitiers l’étaient tout autant. La recherche de financement récurrent pour l’Observatoire du Mont-Mégantic, la qualité de l’eau des lacs, l’avenir de Postes Canada et autres font partie des quelques exemples retenant l’attention de la députée-ministre.
Le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, mentionne le dénouement heureux du CHSLD-CLSC à Weedon, la poursuite des efforts pour dénicher des médecins pour East Angus sans oublier de mentionner au passage le fameux dossier de la route 257. M. Bolduc précise qu’il faudra aborder la problématique de façon globale en y incluant une partie du Val-Saint-François. Selon le député, une somme de 25 M$ serait nécessaire pour régler ce dossier qui traîne depuis plusieurs années.
Maires
Pour Richard Tanguay, maire de Weedon, la dernière année s’est révélée intense. Les élus sont à compléter le plan d’urbanisme sans oublier l’application de la planification stratégique qui se fait dans une démarche de développement durable. Le projet d’écoquartier avec des maisons LEED et à 100 % à énergie solaire se concrétise davantage. La municipalité poursuit son aide à l’achat de résidences et travaille avec le comité de développement sur un volet d’aide à la rénovation. Jouant le rôle de préfet suppléant, M. Tanguay rappelle la démarche globale et intégrée présentement en cours pour l’ensemble de la MRC. Le diagnostic est complété et on y a dégagé les forces et faiblesses. « La démarche débouchera sur cinq grands enjeux et après on va s’attaquer au plan d’action » complète-t-il.
L’année 2017 revêt une signification particulière pour la municipalité de Scotstown puisqu’elle marque le 125e anniversaire de sa fondation. La mairesse Chantal Ouellet mentionne que les activités usuelles au sein de la corporation seront rehaussées d’un cachet particulier marquant cet anniversaire. Elle est fière de rappeler l’adhésion de la municipalité au concept de Coeur villageois pour lequel on souhaite obtenir l’accréditation en cours d’année. Elle souligne la participation à la piste cyclable ainsi que la volonté d’implanter un bureau touristique au parc municipal.
Pour sa part, Yann Vallières, maire de Saint-Isidore-de-Clifton, soutient « on a commencé à investir dans nos infrastructures. En planifiant à long terme, on est capable de beaucoup de choses. » Le camping a également fait l’objet de rénovation. Quant à la patinoire, on songe à un projet de réfrigération ou l’installation d’une toiture. L’eau potable préoccupe également les élus. La municipalité travaillera sur la mise aux normes des fosses septiques sur son territoire. « On veut une étiquette de municipalité verte », d’exprimer le maire.
Le conseiller représentant de la municipalité d’East Angus, Dany Langlois, rappelle brièvement les projets pour l’année en cours en poursuivant les efforts de promotion de la municipalité. La volonté de ramener un ou des médecins sur le territoire s’inscrit toujours parmi les priorités, rappelle-t-il. Le dépôt du plan d’urbanisme, le projet de conduite d’eau sous le pont Taschereau, le changement des lampadaires dans un souci d’économie et la poursuite des négociations avec Cascades quant au système d’épuration figurent parmi les nombreux projets de la nouvelle année.
Le maire de Dudswell, Jean-Pierre Briand, qualifie 2016 de « grosse année. On achève la réforme des règlements municipaux. On a ajusté le personnel avec un urbanisme, un employé à la voirie et un coordonnateur communautaire. » Des investissements majeurs de plus de 600 000 $ sont prévus en 2017, d’ajouter le maire, en mentionnant qu’ils se retrouveront dans divers projets comme la descente de bateau, le gymnase de l’école primaire Notre-Dame-du-Paradis et l’étude d’un bâtiment pouvant regrouper la Maison de la culture et le Centre communautaire.
L’implantation du concept Coeur villageois à Cookshire-Eaton et l’inauguration du Centre de qualification des incendies sont deux réalisations que le maire Noël Landry ne manque pas de rappeler avec une fierté évidente. Le développement du secteur résidentiel à Johnville et la reconstruction du Centre communautaire sont d’importants dossiers qu’entend mener à terme le maire Landry. Le développement du parc Morand et du sentier pédestre à Sawyerville s’ajoutent aux nombreux projets pour la municipalité.
À l’instar de ces confrères, l’eau potable préoccupe le maire de Bury, Walter Dougherty. Outre l’investissement dans un camion et la réfection de la patinoire, la municipalité prépare des plans d’agrandissement de la caserne d’incendie, du réseau d’aqueduc et égout.
Tout sourire, la mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse, était fière de mentionner que la population avait augmenté de 20 % au cours des huit dernières années. « C’est chez nous que les gens viennent pour notre dynamisme. On a investi dans un directeur des loisirs. Pour certains, ça peut sembler une dépense, mais c’est un investissement. C’est ça que les jeunes familles regardent. » La mairesse souligne les efforts déployés par la municipalité pour trouver une solution afin d’éviter que des élèves de l’école primaire soient déplacés dans une autre institution à l’extérieur d’Ascot Corner.
Présent au brunch des maires, le président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, Yves Gilbert, mentionne que les élus scolaires sont porteurs d’innovation et qu’ils peuvent jouer un rôle dans les projets du milieu. À titre d’exemple, le président souligne le projet de réfection de l’auditorium de la Cité-école Louis-Saint-Laurent à East Angus. Il signale également la belle complicité avec les municipalités qui soulignent la réussite de leurs finissants sur le territoire du Haut-Saint-François. « Il est important que les municipalités et la commission scolaire soient en étroite collaboration. Je veux que les commissaires soient reconnus dans leur milieu; invitez-les », de lancer M. Gilbert.
Guy Boulanger, président de la Chambre de commerce du Haut-Saint-François, est satisfait de la participation. « Ça rapproche les gens et ça permet aux maires d’exprimer la fierté de leur village et dire ce qui s’en vient. Ça permet aussi aux gens de parler directement à leur député. »

Programme Québec branché

La MRC du Haut-Saint-François entend bien saisir l’opportunité que procure le programme Québec branché, annoncé par la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et responsable de la Stratégie numérique, Dominique Anglade, pour bonifier la desserte Internet sur le territoire.
Dominic Provost, directeur général de la MRC du Haut-Saint-François, mentionne qu’un projet visant la modernisation et l’expansion de la couverture Internet via les antennes sur le territoire était déjà à l’étude. L’annonce de la ministre faite à Saint-Malo, en décembre dernier, arrive à point nommé. « On est en train de vérifier si on est admissible au programme. On sait que certaines régions ne sont pas admissibles ou que des parties de son territoire sont admissibles », d’expliquer M. Provost.
Présentement, une dizaine de municipalités du Haut-Saint-François sont desservies par le fournisseur Internet Maskatel. Un projet pour améliorer la desserte est déjà sur la table, d’expliquer M. Provost. Pour l’instant, il vise à modifier les antennes avec une nouvelle technologie. « Cela permet d’avoir une meilleure portée et une meilleure pénétration dans la forêt; on pourrait atteindre de nouveaux abonnés. On voudrait augmenter notre couverture », d’ajouter M. Provost. « L’objectif, mentionne-t-il, serait d’atteindre 100 %. » M. Provost ajoute que dans l’hypothèse où la MRC pourrait avoir accès au programme, il serait envisageable de bonifier l’offre. Cela pourrait se traduire par des antennes additionnelles. On compte sur le territoire 20 antennes. Quatre hameaux ont de la fibre optique, mais ne font pas partie du projet.
Avec ou sans le concours du programme Québec branché, il n’est pas certain que la MRC ira de l’avant avec le projet. Ce dernier sera présenté aux maires qui auront à trancher au cours des prochaines semaines.
Québec branché
Rappeleons que le programme Québec branché soutiendra des projets d’infrastructure visant à offrir aux citoyens, aux entreprises et aux organismes situés en milieu rural un service Internet haute vitesse de qualité à un coût comparable au service équivalent offert en milieu urbain. La période de dépôt de projets s’échelonnera jusqu’au 13 mars prochain. Une enveloppe de 100 millions $ est prévue à cet effet. Rappelons que le programme vise à fournir des services Internet haute vitesse aux régions rurales qui sont actuellement mal ou non desservies. Le financement des projets se fera en complémentarité avec le nouveau programme du gouvernement fédéral, intitulé Brancher pour innover.

Ainés

Judy Smith n’a pas l’intention d’arrêter

Je ne vous dévoilerai pas l’âge de Mme Judy Smith et je vous mets au défi de le découvrir. Cette petite dame, dont j’avais l’impression d’être une géante du haut de mes 5,2 pieds, est vive d’esprit, animée et jeune de cœur. Elle détrompe les pronostics, par sa personnalité pleine de vie.
Mme Smith, maintenant retraitée, n’a jamais cessé de s’impliquer, de l’époque où elle était maître de poste au village de Bishopton, secteur Dudswell, à aujourd’hui. Elle n’a jamais arrêté d’aider son prochain, qui pour elle est juste de la normalité. « Je viens d’une époque où on aidait notre voisin, aujourd’hui, on le salue une fois sur deux », lance la dame.
Terre à terre, elle s’exclame: « Je ne vois pas pourquoi on en ferait une histoire. Il y a des gens que j’admire et qui en font dix fois comme moi », lance-t-elle humblement. Pour montrer au public que ce n’est pas parce qu’on est âgée qu’on ne peut rien faire et pour leur donner le goût d’aider son prochain, lui dis-je. Lorsqu’elle était maître de poste, c’est par son métier que le bénévolat a été confirmé. « Mon travail me permettait d’être à l’écoute des gens. » Mme Smith prêtait une bonne oreille aux citoyens, on a donc considéré par le biais de son travail, qu’elle était impliquée. Au sein de l’organisme La Joie de vivre, la dame donne de son temps. « On aide les gens qui sont seuls, qui s’ennuient ou qui sont malades, on leur rend visite ou on leur téléphone ». Mme Smith explique que le Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François aide grandement les bénévoles, « une chance qu’on les a », dit-elle. « Il nous aide beaucoup à comprendre les personnes, la maladie et offre des conférences. » Elle souligne l’implication de Johanna Dumont, coordonnatrice de bénévole en maintien à domicile, qui est responsable de leur groupe au CAB. « Elle travaille fort et elle est bien documentée ».
Mme Smith explique que le bénévolat, ce n’est pas toujours facile. Cela apporte son lot d’angoisse et c’est parfois dur émotionnellement, laisse entendre la dame. Elle raconte entre autres qu’elle prend soin d’un vieil homme qui ne lui a pas toujours rendu la vie facile, mais Mme Smith n’a jamais cessé de l’aider parce qu’elle sait, au fond, qu’il a besoin. En autres, elle l’apporte à la poste et à son magasin, qui est au fait le dépanneur du coin. « Moi je ne considère pas ça comme du bénévolat », lance-t-elle.
« Le retour qu’on reçoit d’être bénévole est extraordinaire. Avant Noël, j’ai visité une dame qui juste avant son arrivée, se disait qu’elle aimerait donc ça avoir de la visite. J’ai bien choisi mon moment sans le savoir. Des fois, ce n’est pas grand-chose, un sourire, une petite tape sur l’épaule, ça fait la différence. Moi je reçois ce que je donne, juste les yeux des gens, à quel point ils apprécient le petit geste qu’on peut faire », déclare Mme Jydy Smith.
À votre âge, vous n’êtes pas fatiguée ? « On a l’âge de nos projets, c’est ça qui nous tient et si on s’implique. J’ai l’âge de mon cœur ! », conclut-elle.

©2020 Journal Le Haut-Saint-François