Mérite scolaire

Gala des Mérites de la Cité-école Louis-Saint-Laurent

Comme se veut la pratique, la Cité-école Louis-Saint-Laurent a tenu son gala mérite scolaire dernièrement. Plusieurs élèves ont reçu les honneurs, se démarquant dans les diverses sphères de sélection.
Pas moins de 120 distinctions ont été remises dans lesquelles une jeune fille s’est démarquée du lot. Mélissandre Berrouard, étudiante finissante, s’est vue décerner les honneurs à quelques reprises. Elle a obtenu 90 % de moyenne, soit la meilleure moyenne de son niveau. Elle a raflé le prix Profil sciences, Profils Élite et a reçu le grand prix de l’Assemblée nationale offert par Mme Sarah Lévesque, attachée politique de M. Ghislain Bolduc, député libéral de Mégantic. Outre la reconnaissance des performances académiques, les étudiants des différents secteurs scolaires, s’étant démarqués, se sont vus reconnus pour leurs aptitudes, leur persévérance, leur sens de l’engagement et encore plus.
Antoine Nicol a reçu le mérite du lieutenant-gouverneur. Cette médaille reconnaît l’engagement, la détermination et le dépassement de soi. Le prix du Gouverneur général, la récompense la plus prestigieuse de toutes, offert à l’élève ayant obtenu la meilleure moyenne au terme de ses études secondaires a été remis à Kristel Breton-Larrivée. En premier secondaire, elle avait déjà prédit qu’elle obtiendrait cette médaille, souligne le directeur, André Lachapelle. « Continue de te fixer des buts, des objectifs et des rêves », ajoute-t-il. Interrogée sur la question, Kristel mentionne « ma sœur avait failli l’avoir », depuis, c’est ce qui l’a poussé à se surpasser. Humble et vraisemblablement heureuse de la récompense, l’étudiante maintenant au cégep affirme « c’est comme si je n’y croyais pas encore. » La distinction lui a valu une bourse de 1000 $ auquel elle explique avoir aussi reçu une autre de 2000 $ de l’entreprise Graymont. Kristel souhaite devenir comptable agréée; la somme reçue l’aidera à atteindre ses objectifs.

Préfet MRC HSF

Élections à la préfecture du Haut-Saint-François

C’était un secret de polichinelle, l’actuel préfet de la MRC du Haut-Saint-François et ancien maire de East Angus, Robert G. Roy, sollicitera la confiance de la population en marge des élections prévues pour ce poste, le 5 novembre prochain.
« Déjà six mois se sont écoulés depuis ma nomination comme préfet du Haut-Saint-François. Depuis novembre dernier, cela m’a permis de voir les défis que nous aurons à relever ensemble pour la région. Représenter le Haut-Saint-François à titre de préfet est très passionnant », précise M. Roy.
Ce dernier mentionne que son expérience des 15 dernières années comme conseiller municipal et maire lui ont servi de tremplin pour le poste de préfet. Il estime que ce bagage constituera un atout pour la région. M. Roy y va d’un premier engagement « je peux vous assurer d’une chose, c’est que je vais mettre tous les efforts qu’il faut pour bien positionner notre région du Haut-Saint-François. »
Le candidat se définit comme un homme d’équipe, déterminé avec une grande expérience. M. Roy précise ne pas avoir peur du travail et aimer les défis. Il ajoute ce qui peut sembler impossible pour certains « moi, je fais tout pour les rendre possibles.  »

Weedon Cannabis

Un projet de 200 M$ et 400 emplois directs

Selon les promoteurs, la municipalité de Weedon pourrait bien devenir une plaque tournante mondiale en matière de production de cannabis médicinal. Un partenariat avec deux entreprises privées permettrait d’ici quelques mois d’entreprendre le projet qui s’étalera en deux phases et nécessitera un investissement de 200 millions $. Les intervenants estiment créer 150 emplois directs à la première année, pouvant grimper jusqu’à 400 au terme du projet. Le tout devrait entraîner dans son sillage plus de 800 emplois indirects, laisse-t-on entendre.
Les hauts responsables des entreprises MYM Nutraceuticals de Vancouver et CannaCanada de Montréal étaient présents, la semaine dernière, à l’hôtel de ville de Weedon pour en faire l’annonce. Si tout va bien, on souhaite entamer la première phase dès cet automne avec la construction d’une première serre de 110 000 pieds carrés pour entamer la production de cannabis en 2018. Le projet global prévoit la construction de 15 serres d’une superficie de 110 000 pieds carrés pour un total de 1,5 million de pieds carrés. Cela permettrait la production annuelle de 150 000 kilos de cannabis pour un chiffre d’affaires de 750 millions $. Le complexe prendra forme dans le rang 2 Sud à Weedon. La municipalité a joué un rôle d’intermédiaire entre les promoteurs et les propriétaires pour obtenir et offrir une superficie de 329 acres. « Nous avons joué un rôle de facilitateur. Nous avons trouvé les emplacements et répondu à leurs besoins », d’exprimer le maire Richard Tanguay. D’ailleurs, l’implication de la municipalité dans le dossier semble avoir été fort appréciée. « On a eu une bonne connexion dès le début. L’accueil et l’hospitalité ont été remarquables », d’exprimer Yann Lafleur, président de CannaCanada et Antonio Bramante, consultant aux affaires réglementaires.
Deuxième phase
Dans une deuxième phase, les promoteurs prévoient ériger un complexe comprenant un centre d’interprétation, de recherche et développement, un musée du chanvre, un auditorium pouvant accueillir 2 500 personnes et une sorte de centre de santé avec les produits du cannabis. D’ailleurs, les applications du cannabis dans son ensemble (tige et fleur) sont multiples, de mentionner M. Lafleur. L’endroit où se retrouvera ce complexe n’est pas encore arrêté, mais le maire Tanguay parle de Ferry Road comme site potentiel.
Retombées
Le maire de la municipalité de 2 800 personnes était visiblement heureux au moment de l’annonce. « Ça fait plus d’un an qu’on travaille sur le projet. Ça va créer énormément d’emplois. Ça va revitaliser l’économie. Il y aura des retombées pour les commerçants, de nouvelles constructions de maisons, des rénovations. Ça va redonner un second souffle. » Le maire ajoute que le conseil municipal travaille depuis trois ans à insuffler un nouveau souffle économique à la municipalité. Ce dernier est d’autant plus heureux que le projet se fasse dans un esprit de développement durable.
Quant au fait que Weedon risque de se relancer à travers un projet de production et transformation de cannabis, le maire semble confortable à l’idée. « C’est le gouvernement qui définit les règles. Je préfère avoir un produit contrôlé par l’état que dans l’illégalité dans le fond d’un rang », complète-t-il. Mentionnons que la réalisation du projet est conditionnelle à la certification de Santé Canada. À ce chapitre, il semble que quatre des cinq étapes soient franchies. On attend l’autorisation pour la dernière. Les promoteurs assurent que les plans sont prêts, il ne manque que l’autorisation.

GMF HSF

Médecin de famille pour 85 % de la population du territoire

L’équipe du GMF (Groupe de médecine de famille) du Haut-Saint-François croit être en mesure d’atteindre l’objectif de 85 % de la population ayant un médecin de famille fixé par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, à l’intérieur du délai prévu, soit le 31 décembre prochain. À la mi-juin, on était à 81,3 %, d’où la confiance d’atteindre l’objectif. Toutefois, certaines difficultés persistent. Plusieurs personnes appelées oublient de se présenter à leur rendez-vous.
Pour atteindre l’objectif de 85 %, le GMF doit enregistrer 2620 nouveaux patients. On enregistrait 1105 nouveaux patients entre le 15 janvier et le 15 juin derniers. « On a mis les bouchées doubles parce que la population s’attend à ce qu’on mette les bouchées doubles. On pense que la situation de ne pas avoir de médecin de famille ou de service n’est pas acceptable. Les médecins et l’équipe du GMF se sont approprié l’objectif. On est un peu essoufflé, mais on travaille fort pour l’atteindre », de mentionner la médecin Stéphanie Blais-Boilard, responsable de la Table médicale pour le territoire du Haut-Saint-François et membre du GMF sous le regard approbateur de ses collègues présentes, au moment de l’entrevue, les médecins Nicole Carné, coresponsable pour les CLSC du Haut-Saint-François, et Ginette Varin, responsable du GMF du Haut-Saint-François.
Les intervenantes mentionnent que les patients les plus vulnérables inscrits au GMF ont maintenant un médecin de famille. « Les autres personnes sur la liste de patients en attente semblent être des gens avec des problèmes de santé moins importants », de mentionner Mme Varin. Le rapport du 16 juin dernier indique que 17 479 patients sont inscrits sur le territoire pour un total de 81,3 % sur une possibilité de 21 570 personnes admissibles à la RAMQ (Régime d’assurances maladie du Québec).
Des ratés
Malgré tout cela, plusieurs personnes contactées ne se présentent pas au premier rendez-vous pour se voir allouer un médecin de famille. « Les gens disent, je ne suis pas malade, est-ce que je peux reporter ? Les gens ne trouvent pas que c’est logique d’aller voir le médecin quand ils ne sont pas malades. Il faut dépasser la logique pour qu’on leur attribue un médecin », d’expliquer Dre Varin. Le premier rendez-vous est essentiel, d’exprimer les médecins. Le patient sera vu par l’infirmière qui dressera un bulletin de santé et fera signer un formulaire de consentement pour un médecin de famille. Par la suite, cette personne rencontrera son médecin. D’autre part, les intervenants mentionnent qu’il est important pour les personnes inscrites au GMF de s’assurer qu’il n’y ait pas d’erreur dans le numéro de téléphone ou autres. Malheureusement, bien que ce soit moins fréquent, il y a encore des personnes qui, sans prévenir, ne se présentent pas au rendez-vous. Pour obtenir un médecin de famille, il est important de s’inscrire en ligne sur le site du GAMF ou en composant le 819 821-4000 poste 38499.
Mentionnons que les personnes non inscrites au GMF peuvent quand même rencontrer un médecin à la clinique de sans rendez-vous, mais essentiellement le lundi au CLSC de Weedon de 12 h 30 à 16 h 30. Pour les autres points de service La Patrie, Cookshire, le Centre de santé à Cookshire ainsi qu’au CLSC à Weedon, il est possible d’obtenir du sans rendez-vous à la condition d’être inscrit au GMF. Il est possible de consulter l’horaire et les services offerts en visitant le site GMF du Haut-Saint-François.

©2020 Journal Le Haut-Saint-François