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Rosalie Poulin reçoit la plus haute distinction

Rosalie Poulin

Ayant complété ses études avec les meilleures moyennes générales en 4e et 5e secondaire, Rosalie Poulin, une jeune fille de Cookshire-Eaton, sait vu remettre la médaille du Gouverneur général du Canada. Cette mention récompense les étudiants dont les résultats académiques sont exceptionnels.
La remise s’est effectuée au Théâtre Granada, à l’occasion du gala annuel du mérite scolaire et sportif de l’école de la Montée, Pavillon Le Ber, de Sherbrooke. Native de la région, Rosalie a fait son primaire à l’école Saint-Camille de Cookshire-Eaton, pour ensuite effectuer son secondaire au Salésien et compléter ses deux dernières années à Le Ber.
Le revers de la performance
Bien que la jeune fille reconnaît avoir une certaine facilité à l’école, elle avoue avoir travaillé fort pour recevoir ce prix. Elle a composé avec son anxiété de performance « je me mets beaucoup de pression pour performer et c’est devenu maladif », explique l’étudiante qui précise que c’est pour cette raison qu’elle a quitté le secteur privé pour le public. « Ce qui arrive au privé, c’est que c’est très compétitif. En tant que personne qui se met déjà beaucoup de pression, elle était juste de trop. » Du coup, Rosalie a développé des signes d’anorexie, sa santé s’aggravant, elle a dû être hospitalisée. « C’était ma façon de contrôler les choses », raconte-t-elle. La jeune étudiante mentionne qu’au secondaire, il est difficile de trouver sa place. « C’est marginalisé que tu sois bonne ou si tu as de la difficulté. J’ai trouvé ça difficile », confie Rosalie. Elle trouve également qu’elle voit beaucoup de jeunes filles aux prises avec l’anorexie. Pour elle, les symptômes déforment la réalité « en photo, je suis petite, mais moi, me regarder et me voir dans le miroir en personne, je ne le vois pas, c’est de la distorsion », explique-t-elle.
Aujourd’hui, Rosalie est suivie pour son trouble alimentaire et elle se porte mieux. Elle a terminé sa première année au Cégep, où elle a étudié en psychologie. Pour l’avenir, elle se dirige vers l’éducation, elle espère devenir enseignante, au préscolaire ou au primaire. « Recevoir la médaille du gouverneur pour moi, ç’a été de reconnaître tous les efforts que j’ai mis cette année-là », mentionne humblement Rosalie.

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