Caisse des Hauts-Boisés

Fermeture du Service aux entreprises à la Caisse des Hauts-Boisés

En force depuis 2008, le Service aux entreprises offert par la Caisse Desjardins des Hauts-Boisés, dont le siège social est à Cookshire-Eaton, cesse ses activités pour se rattacher au Centre Desjardins aux entreprises (CDE), situé à Sherbrooke.

Cette décision murie pendant plusieurs mois, assure Jean-Claude Cassidy, président de l’institution financière, « tient compte des besoins grandissants des membres. C’est pour ça qu’on doit se tourner vers le CDE. » La résolution de procéder a été adoptée à l’unanimité par les membres, d’exprimer M. Cassidy.

La qualité et l’efficacité de l’équipe de cinq personnes qui était en place n’ont jamais été mises en doute. « L’équipe de la caisse était performante. Le portefeuille se maintenait même avec une légère croissance », de mentionner Jean-Marc Richer, directeur général par intérim. M. Cassidy souligne que les besoins sont grandissants et plus complexes. On fait valoir qu’ici, l’équipe touchait à tout, alors qu’au CDE, on compte une centaine de personnes spécialisées avec 45 directeurs de compte. « Là-bas, il y a des gens qui ont des domaines spécifiques qui peuvent répondre à toutes les demandes et les besoins », de préciser M. Cassidy.

Ce dernier est d’avis que ce sont les membres qui en seront gagnants. Les actifs demeurent à la Caisse des Hauts-Boisés et la clientèle continuera à obtenir son service ici, assure le président de la caisse. « Les spécialistes vont se déplacer et vont rencontrer les entrepreneurs dans leurs locaux ou à la caisse », assure d’un ton affirmatif M. Cassidy. Autre avantage à faire partie du CDE, ajoute MM. Cassidy et Richer, est que les membres n’auront pas à subir de bris de service en raison de la taille de l’équipe.

La transition est déjà amorcée et la prise en charge par le CDE doit être complétée pour le 31 décembre. On mentionne que dès cette semaine, certaines personnes pourraient faire une première rencontre avec des clients. Quant aux cinq personnes touchées par la décision, elles perdent leur emploi et seront prises en charge par un service de raccompagnement spécialisé dans la transition. Certains pourraient être relocalisés au sein de Desjardins alors que d’autres auront à choisir différentes options considérant même la retraite. Les membres de l’ancienne équipe du Service aux entreprises ne peuvent être transférés au CDE de Sherbrooke puisqu’on mentionne que l’équipe est complète.

À l’époque, la Caisse Desjardins de Cookshire avait quitté le CDE pour mettre sur pied son propre Service d’aide aux entreprises en raison d’insatisfaction envers le service provenant de Sherbrooke. La situation a bien changé, assure M. Cassidy. D’abord, par le type de demandes de plus en plus spécifiques et par le degré de satisfaction qui friserait le 80 %. Le CDE gère un portefeuille de 4 milliards 600 millions et dessert 19 000 entreprises alors que le portefeuille à la Caisse des Hauts-Boisés est de 70 M$.

M. Cassidy affirme que la décision a été prise par souci d’améliorer le service aux membres. Il ajoute que la caisse est en bonne santé financière et aucun autre service ne sera touché pour l’instant. Mentionnons que l’institution financière locale était la seule dans les Cantons de l’Est à avoir son propre Service aux entreprises.
DG
D’autre part, le processus pour embaucher un nouveau directeur général n’est pas encore amorcé. « Le CA prendra position, ça prend quelques mois. Il faut établir le profil de la personne et autres », d’expliquer M. Cassidy. Si tout va bien, on croit que l’annonce pourrait se faire en début d’année 2018.

GMF

Blitz d’inscription au GMF du HSF, l’objectif de 85 % à portée de main

Dans le but de diminuer les gens en attente d’un médecin de famille, le groupe de médecine de famille (GMF) du Haut-Saint-François a tenu récemment un blitz d’inscription qui se déroulait au Centre de santé Cookshire. Au total, 109 nouveaux patients ont désormais un médecin de famille.

À ce rythme, Stéphanie Blais-Boilard, responsable de la Table médicale pour le Haut-Saint-François et membre du GMF du territoire, croit que l’objectif qui était fixé par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, de 85 % de la population ayant un médecin de famille au 31 décembre prochain, pourrait être atteint. « Avec le blitz, nous serions donc à 84,3 % de la population du Haut-Saint-François avec un médecin de famille. »

Mme Blais-Boilard, copropriétaire du Centre de santé Cookshire, mentionne qu’une équipe de 17 personnes a été déployée pour l’occasion. De ce nombre, on comptait huit médecins, deux infirmières praticiennes spécialisées, trois infirmières cliniciennes et quatre adjointes administratives.

La clientèle visée était les personnes inscrites au GAMF se disant non malade et en attente depuis longtemps. Le choix du samedi, explique Mme Blais-Boilard, « était d’éviter aux travailleurs de s’absenter du travail. » Maintenant inscrites, ces personnes auront leur médecin lorsque le besoin s’en fera sentir. Se faisant rassurante, Dre Blais-Boilard précise que tous les cas urgents inscrits sur le territoire disposent déjà d’un médecin de famille. Le nombre de personnes inscrites au GAMF pour le Haut-Saint-François serait de 1 424 personnes. Mentionnons que 2 000 patients sont inscrits au GMF du HSF depuis janvier 2017.

Eugène Geneau faisait partie des 109 patients à s’être inscrit. « Quand on m’a appelé, j’ai accepté immédiatement. Ça faisait entre un an et demi, deux ans, que j’attendais. C’était très important pour moi, je voulais pas manquer ça même si ça avait été une journée de semaine. L’inscription, ça très bien été. Plus court que j’avais prévu. C’était très professionnel et très bien expliqué. »

Westbury

La continuité et la nouveauté s’affrontent à Westbury

À Westbury, le maire sortant Kenneth Coates affronte le conseiller sortant Gray Forster. Ce dernier propose du sang neuf pour diriger la municipalité alors que M. Coates mise sur la continuité.

Le maire sortant mentionne être fier de son bilan. À ce titre, il souligne la construction du bâtiment multifonctionnel qui abrite en saison estivale le marché public. « Nos chemins sont de mieux en mieux et des chauffeurs d’autobus nous disent que nous avons les meilleurs chemins du Haut-Saint-François. On a investi beaucoup d’argent dans la régie d’incendie et maintenant, on est mieux équipé pour combattre des feux et intervenir sur les accidents. » M. Coates ajoute que le fait de participer à la Régie des Hameaux pour la cueillette des ordures, le recyclage et compostage permet de réaliser des économies.

Parmi les priorités pour le prochain mandat, M. Coates s’engage à travailler avec la municipalité voisine, East Angus, pour améliorer les axes routiers que sont la 214, 112 et 253. « L’entretien de nos chemins reste toujours une priorité. » Le maire sortant mentionne que la municipalité peut dans la mesure du possible apporter un appui au développement domiciliaire et pour la relève agricole que ce soit notamment par un changement de réglementation. Il ajoute que la municipalité peut travailler avec des organismes de développement comme le CLD pour aider la réalisation de projets.

Quant aux relations avec sa voisine East Angus, M. Coates mentionne « je vois ça d’un bon œil. C’est très important de bien s’entendre avec nos voisins, n’importe quels voisins. »
Informé sur le fait que son adversaire bénéficiait d’appui de plusieurs conseillers élus, M. Coates s’est montré un peu surpris. « Je n’ai pas eu cette information. » Cependant, il ne voit aucun problème à travailler avec les membres du conseil s’il devait être élu. « Je n’ai jamais eu de problème à travailler avec le conseil. Je n’ai rien fait qui pourrait virer les affaires à l’envers. » M. Coates est d’avis que les électeurs doivent lui faire confiance. « La municipalité est en bonne santé, on a toujours avancé avec un taux de taxe raisonnable. » Quant au sang neuf, le maire sortant mentionne qu’il y a déjà de nouveaux élus et ajoute « ça ne prend pas nécessairement du sang neuf, mais une attitude positive. »

Gray Forster
En pleine campagne électorale, Gray Forster semble plutôt satisfait du déroulement des choses pour l’instant. « J’ai un petit groupe, je fais des téléphones, du porte-à-porte. Il y a beaucoup de gens que je ne connais pas et des nouveaux. » M. Forster mentionne que de quatre à cinq conseillers élus l’appuient dont certains l’accompagnent pour faire du porte-à-porte. Il va sans dire que s’il devait être élu, il se sent très confortable avec les membres de l’éventuel conseil municipal.

Le candidat est d’avis que la municipalité a besoin de sang neuf à la mairie. « Je pense que ça prend du nouveau. » M. Forster mentionne ne pas vouloir regarder dans le passé pour faire sa campagne, mais plutôt se tourner vers l’avenir. Retraité depuis 2006, le candidat lance: « je suis très disponible. » Il est d’avis que ses années d’expérience à titre de conseiller depuis 2009, et ses diverses responsabilités au sein de plusieurs comités comme la voirie, la régie d’incendie sont un atout pour la municipalité.

« En faisant ma tournée, je me rends compte que c’est tellement vaste. Les priorités ne sont pas pareilles d’un secteur à l’autre. Je vais faire des rencontres par secteur et faire remplir un questionnaire pour préparer un lac à l’épaule pour planifier les prochains quatre ans. Après, on va faire une consultation publique », d’exprimer M. Forster.

Tout en préservant l’indépendance de Westbury, M. Forster souhaite établir une relation de bon voisinnage avec East Angus. Il veut réaliser une étude conjointe pour développer l’axe des routes 214, 253 et 112. Il désire former un comité Westbury-East Angus afin de travailler sur des points communs que ce soit l’eau, les chemins mitoyens et autres. M. Forster espère aussi travailler avec les développeurs de secteurs domiciliaires. L’aspirant au siège de maire manifeste une vision régionale et souhaite relever des défis avec ses collègues pour affronter divers dossiers comme Valoris, une piste cyclable et autres. M. Forster est d’avis que la municipalité de Westbury est en bonne santé financière et qu’il y a moyen d’apporter des améliorations sans pour autant augmenter le fardeau fiscal. Mentionnons que le conseiller au siège numéro 5, Denis Allaire, s’est désisté et que des élections partielles se dérouleront le 10 décembre pour pourvoir le poste.

Débat Dudswell

Une guerre de clochers qui perdure à Dudswell

La municipalité de Dudswell était le théâtre de l’un des deux débats à se tenir sur le territoire de la MRC à l’approche des élections municipales. Près de 125 citoyens s’étaient déplacés pour l’occasion et certains d’entre eux ont fait part de leur mécontentement envers l’administration sortante.

La politique municipale est pour le moins en effervescence à Dudswell, municipalité pour laquelle le plus grand nombre de candidats se présente à la mairie (5) et aux postes de conseillers (13) dans tout le Haut-Saint-François. Michel Blanchard, Sylvain Lafond, Daniel Lemieux, Mariane Paré et Richard Roberge font la course pour le poste de maire. Le débat était l’initiative de trois regroupements citoyens: l’Association des riverains de la rivière Saint-François (ARRSF), la Corporation des Résidents du Lac Miroir (CRLM) et l’Association Protectrice du Lac d’Argent (APLAD).

Les organisateurs avaient soumis des propositions de thèmes aux candidats pour connaitre leurs positions. Ces sujets touchaient l’environnement, avec l’accès aux plans d’eau et la gestion des déchets; le réseau routier, par le biais de son entretien et l’importante proportion (environ 30 %) de chemins privés, et le développement municipal, qu’il soit commercial, familial ou culturel.

Présent aux séances du conseil municipal depuis trois ans, Daniel Lemieux a comme objectif premier de présenter une semaine à l’avance l’ordre du jour pour susciter l’intérêt. Après huit années au siège 6, Mariane Paré souhaite continuer les dossiers touchant l’urbanisme et l’environnement. Michel Blanchard, en tant que propriétaire de la Crèmerie du Village, a à cœur le développement commercial. Richard Roberge souhaite revitaliser le secteur de Bishopton. Sylvain Lafond envisage la mise sur pied de projets utilisant les énergies solaire et éolienne.

Une voix citoyenne
« On a le gout d’un changement », de s’exprimer André Choquette, président de l’ARRSF. Marcel Tessier, vice-président de l’association, abonde dans le même sens: « Il y a de la bisbille cachée à la mairie et on est tannés. L’idée de confrontation entre candidats nous est venue suite à ça. Ça fait un mois qu’on prépare le débat. » M. Choquette indique avoir fait appel aux deux autres associations citoyennes que sont la CRLM et l’APLAD pour ensuite sonder l’intérêt des 18 candidats. « On voulait une soirée à l’image des citoyens, que le monde puisse s’exprimer. Notre richesse ici, ce n’est pas l’administration, c’est les gens. Une telle formule n’aurait pas été possible en ville. Mais c’est possible pour un village comme le nôtre. » Le débat s’ouvrait sur les présentations et programmes des 18 candidats. En deuxième partie de soirée, le public pouvait s’adresser directement aux cinq qui briguent la mairie.

Les questions abordées par les résidents variaient du compost aux taxes, en passant par la SQ et le déneigement des chemins privés. Pierre Loubier est l’un des citoyens s’étant présenté au micro. Celui-ci avait plusieurs réticences concernant l’augmentation du nombre de quads sur les routes. Le résident du chemin Macaulay, près de la route 255, dénonce le passage de jusqu’à 100 VTT lors de certaines journées d’été. Depuis 2014, le Club Quad du Haut-Saint-François a obtenu l’autorisation de circuler sur 116 km de routes publiques, en partage avec les automobilistes. Des pétitions ont été instaurées par des citoyens des chemins Hooker et Macaulay demandant à ce que les véhicules hors route demeurent loin des habitations. M. Loubier avait ensuite déposé les signatures auprès de la municipalité, qui n’en a pas fait grand cas, prétend-il. C’est en voulant faire un suivi que le citoyen a connu des difficultés d’accès à la documentation. Celui-ci a dû effectuer des demandes d’accès à l’information suivies de demandes de révision qui sont restées jusqu’à présent lettre morte.

Une division malgré la fusion
C’est le genre de comportement que signale Marcel Tessier. Il dénonce l’opacité dont a fait preuve le maire sortant Jean-Pierre Briand, à quelques reprises. « Ce n’est pas rare que des demandes répétées restent non répondues. » À son avis, un déséquilibre perdure entre Marbleton et Bishopton. La première serait privilégiée lorsque vient le temps des investissements et des infrastructures. Sans parler d’injustice, André Choquette croit que la route 112 forme une sorte de « frontière imaginaire » entre les deux secteurs. « Ça divise les gens socialement. C’est un peu comme la Basse et la Haute-Ville à Québec. »

Malgré tout, les résidents des deux secteurs de Dudswell avaient répondu en grand nombre à l’invitation au débat. Le tiers de l’assistance s’est retiré suite à la présentation des 18 candidats en première partie de soirée. Une minorité a fait part de ses mécontentements lors des questions du public. Dans l’ensemble, la soirée a permis à la foule de se familiariser avec les nombreux visages à partir desquels le prochain conseil se formera.

Pierre Hébert

Votez ou taisez-vous !

Le dimanche 5 novembre prochain sera le moment privilégié où les contribuables auront la chance de se prononcer sur le choix de leurs dirigeants. Se déplacer une fois toutes les quatre années n’est pas exagéré. Trop souvent, les élus disent parler et poser des gestes au nom des citoyens. Ne laissez pas aux autres interpréter ou supposer ce que vous pensez. Manifestez votre volonté en utilisant votre droit de vote.

Utiliser votre droit de vote vous permet en toute légitimité de critiquer les élus et leurs prises de décisions. Si pour vous ça ne vaut pas la peine de faire cet exercice, alors abstenez-vous de critiquer pendant les quatre prochaines années.

Que l’on soit d’accord ou non avec les idées avancées par les candidats, ils méritent notre respect. Ces personnes souhaitent être des agents de changements œuvrant à l’amélioration de la qualité de vie de leur communauté. Le travail d’élus que ce soit conseiller ou de maire est tout sauf une sinécure. Nombreuses sont les responsabilités qui leur incombent, nombreuses sont les réunions, nombreuses sont les heures de travail, nombreuses sont les critiques et rarement les félicitations. Ces candidats sont tous animés d’une volonté commune, et ce n’est pas la paye, mais plutôt celle de contribuer au développement de leur communauté.

Ceci dit, les contribuables ont le droit de poser des questions, de remettre en doute des décisions, d’animer, en fin de compte, la vie démocratique d’un milieu et cela est sain. D’ailleurs, plusieurs citoyens se plaignent du déroulement des séances de conseil municipal considérées plutôt exécutives quant à la durée. Ce n’est qu’une suite de lectures de résolutions déjà travaillées, discutées et prédigérées qui est offerte au public. Certes, les réunions de travail ont leur utilité, mais y aurait-il moyen d’informer davantage les citoyens sur les raisons motivant l’adoption des résolutions ? Des gens informés sont des citoyens allumés.

L’appareil politique municipal est celui sur lequel les citoyens ont le plus d’emprise en comparaison avec le palier provincial ou fédéral. Les citoyens côtoient régulièrement leurs élus que ce soit à l’épicerie, chez le coiffeur, au garage, etc. Le vote n’est pas une discussion de dépanneur, d’épicerie ou autres. C’est un exercice sérieux, déterminant pour l’avenir de la communauté. Il doit être pris au sérieux et exercé avec discernement. Vaut mieux voter et contribuer à quelque chose que de ne pas voter et dire j’aurais dont dû pendant quatre ans; ça peut être long.

East Angus

Deux femmes de tête à East Angus

Les deux candidates à la mairie d’East Angus ont comme priorités l’attraction de médecins en ville ainsi que l’inauguration d’une nouvelle salle communautaire. L’une a près de 20 ans d’expérience en politique municipale, tandis que l’autre en a tout autant en administration dans le secteur financier.

Lyne Boulanger
Lors de notre entretien, Lyne Boulanger avait encore la voix enrouée de sa soirée passée à interpréter une sorcière dans le cadre de la Forêt hantée de Freddy Angus, quatre jours plus tôt. « J’aime être près des citoyens et participer aux activités. On est chanceux. La ville a une belle image et elle attire de plus en plus de gens de l’extérieur. Je veux continuer à aller en ce sens. »

Parmi les dossiers qu’elle souhaite mener à terme, Lyne Boulanger cite ceux d’attirer des médecins et de dénicher une nouvelle salle communautaire. « Pour ce qui est de la salle, c’est une affaire quasi réglée. La période électorale est venue ralentir le dossier. Une des possibilités était le centre culturel avec son récent agrandissement. Au deuxième étage, on a enlevé le foyer pour faire une grande salle refaite à neuf, avec climatisation. Mais il y a que ça se trouve au 2e et qu’il y a des marches pour y accéder. N’empêche que le comité de la salle communautaire devrait annoncer quelque chose après les élections. »

Mme Boulanger poursuit: « Une des priorités absolues demeure celle d’attirer des médecins à East Angus. Là-dessus, je suis très tenace. On a rencontré le ministre Gaétan Barrette et on en est à préparer un dépliant pour les citoyens. Si ça tarde, on songe à offrir du transport vers les centres de Cookshire et Weedon. »

Lorsqu’elle a commencé à s’impliquer à titre de conseillère en 2001, Lyne Boulanger n’avait pas en tête de se retrouver à la mairie. En décembre dernier, lorsqu’on lui a annoncé qu’elle reprendrait le flambeau laissé par Robert Roy, « ça a rallumé la flamme. Je suis une femme de défis et ça m’en a donné de nouveaux. J’aime la ville et ce qu’elle est devenue. »

Celle qui cumule 16 années d’expérience à la ville est mariée depuis 38 ans, mère de deux enfants et quatre fois grand-mère. « Ça me donne l’avantage de connaitre les besoins et la réalité de tous les groupes d’âge de citoyens de la ville. »

Martine Dugal
Du temps qu’elle était directrice d’institution financière, Martine Dugal se faisait souvent demander par ses collègues pourquoi elle ne déménageait pas à Sherbrooke. « On peut sortir la fille de la ville, mais on ne sort pas la ville de la fille ! Je suis très fière d’East Angus. D’ailleurs, au fil des ans, ma mère, mon père et mon grand-père ont tous été conseillers. »

Pendant 26 ans, Mme Dugal a été gestionnaire pour CIBC et ensuite les Caisses Desjardins. « Peu de gens en ville étaient au courant de ma profession, à part ma famille et mes proches. Je n’aime pas me vanter. Comme j’étais carriériste, ça peut expliquer pourquoi les gens m’ont moins vue. »

Comme elle l’explique dans son dépliant, Martine Dugal a réorienté sa carrière pour s’offrir plus de temps à elle-même et à sa mère. « J’ai toujours géré du personnel. En me présentant, je voulais mettre mes compétences à profit. » C’est ainsi que l’ex-directrice est allée à la rencontre des gens pour prendre leur pouls. « Les défis que je me suis donnés ont été définis par les citoyens. Ce sont leurs réponses les plus fréquentes que j’ai mises dans mon programme. »

Au niveau de la santé, elle souhaite attirer des médecins « pour assurer la pérennité des services médicaux à la population. » Du côté de la gestion, Mme Dugal parle de rigueur et d’efficacité. « Pour gérer des budgets, je suis habituée. J’ai réussi à faire la différence dans mes emplois précédents. Je veux faire la même chose pour administrer la ville. » Elle souhaite aussi attirer plus d’entreprises pour favoriser la création d’emplois, un secteur qui mériterait d’être revigoré, selon elle.

« Je suis bonne pour aller chercher la passion des gens et la communication interpersonnelle. Lorsqu’on reconnait le travail des autres, d’une équipe, ça les amène à se dépasser. Je veux que les gens au conseil brillent par leur passion ! On pourra ainsi réaliser de beaux défis ensemble. »

Avant de se lancer dans la course, Martine Dugal a tenu à en informer la mairesse sortante. « Lyne, je la connais. Je n’ai rien contre elle. Elle a été une des premières à qui j’ai annoncé que je me présentais. J’étais allée la voir lors d’une assemblée publique. »

Cookshire-Eaton

Different visions for doing things

Rigorous management of the budget, transparency in the municipal council, security and development are the principal themes addressed by the three candidates for the position of mayor of Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, Yvon Roy and Marc Turcotte.

Sylvie Lapointe
After one term as municipal councillor, Sylvie Lapointe proposes a rural municipality where primary services such as infrastructure, public works, fire protection, first responders, public security, recreational and cultural activities, sports and other services all contribute to the collective well-being of the community. Recognizing that a certain discomfort exists between the new direction of Loisirs Cookshire and herself, Lapointe promises it will not alter her judgment. «I will not ignore them. If the existing committee wants to do things, the door will be open to their requests,» she said in French.

On another note, the candidate would like to consolidate and develop the distinctive character of the six districts of the municipality. She suggested that Johnville will see residential development, while Sawyerville constitutes «a touristic gem» with the development of the dam and foot paths. She added that Sawyerville can offer urban development in a rural setting. The Cookshire sector represents the nucleus, and must also be developed. In Lapointe’s view, the extension of Route 410 around Lennoxville will contribute to a 30% increase in traffic on Route 108 leading to Cookshire.

The candidate wishes to build on certain sectors, notably tourism, industry and commerce. «It’s something to develop; we need to bring people to our area. The internet in Johnville and Sawyerville, we need to look into that.» She is considering reviewing, with the municipal council, the terms of welcome taxes, and putting in place a policy of tax exemption for new arrivals. «On the long term, we will be winners.»

Member of the outgoing council, Lapointe advocates greater transparency. «The administration was good,» she explained, but «people need to be more aware of what is happening.» The way of doing this has not yet been finalized, whether by a small monthly bulletin or by other means. «I want to make people aware of decisions that are going to be made, to say ‘We’re doing this, and next month, we’ll be doing that.’ To let people know what their taxes are paying for.» On another note, Lapointe considers that the municipal personnel are highly competent. However, she believes that certain tasks are not distributed correctly, and she would like to review how things are done.

Yvon Roy
Considering his 20 or so years of experience in the municipal milieu for the Municipality of Cookshire-Eaton and Eaton, the outgoing councillor Yvon Roy believes his experience gives him the competencies necessary for assuming the position of mayor. «I have done my job to the maximum, I am committed to serving my fellow citizens,» he said, speaking in French. The candidate is focusing on citizens’ quality and security. Saying he is satisfied with the fire services, Roy wishes to construct a new fire station for the firefighters of the Sawyerville sector. He would also like to add a third door to the station in Johnville. Further to the topic of security, Roy proposes to make the school corridors more secure in the municipality, particularly that of the Notre-Dame-de-la-Paix School in Johnville, by creating a drop-off area behind the building. Considering the extension of Route 410, the candidate sees the housing development in this area as important, but without neglecting the other areas in the municipality. The arrival of new families is important to Roy. He proposes to encourage industrial, touristic and other development. «We have to attract them,» he said. The candidate proposes to develop an incentive program that permits families to find housing at an affordable cost.

On the topic of the quality of life, Roy would like the community to have available such necessary elements as adequate community centres and an urban park that responds to their needs. In this sense, he proposes to install water parks, starting in the spring of 2018, in the Cookshire, Sawyerville and Johnville districts. Road repairs remain a preoccupation for the candidate. Roy said he commits to working for the development of the municipality, but to do so always while respecting the budget and the taxpayers’ ability to contribute.

Marc Turcotte
The rigorous management of expenditures and transparency are at the heart of Marc Turcotte’s commitments. In the candidate’s view, planning expenditures should include short-term, medium-term and long-term visions. «I am a planner,» he said in French. He sees it as essential to prioritize and justify the choices in terms of the necessity of investments. He would validate needs and establish a process of inquiry. Is it necessary and useful, and does it respond to the taxpayers’ desires? For example, he mentioned that «it’s been proposed that we close the pool in Cookshire and replace it with a water park. Have we verified with the public whether or not they want the pool? I would like to know why we would get rid of an asset.» He added that he would like each economic or community project to undergo a search for a consensus and a needs-analysis. «It is necessary that a collective approach involving understanding and solidarity among politicians, administration personnel, and citizens be put into place in order for our collective choices to be the most representative possible of the interests of citizens.» Turcotte would also like to consult citizens about a global plan for the next four years. «It’s the price to pay for doing things differently and democratizing municipal affairs,» he said. In this spirit, he wants to develop an information and consultation network accessible to the community in both French and English. How to do this is to be determined, but this aspect is essential, in his view.

Turcotte wants to make sure that the services offered by municipal personnel are as effective as possible. In this light, he hopes that the various services will have objectives with a method of evaluation. He proposes to put in place a telephone line for complaints. «Citizens have the right to complain and should obtain responses quickly,» he said. The candidate believes that the municipality should work on improving its assets, complete its urban development, and plan infrastructures for senior citizens and young families. Conscious of the importance of attracting new businesses, the candidate said «we should prepare our industrial zones in Cookshire and Sawyerville, but always within the context of tight and well-planned budget management.»
Cookshire-Eaton Innovation
Asked whether the municipality needs a development organization such as Cookshire-Eaton Innovation, two candidates said yes, and one said no. Sylvie Lapointe said, «Yes, in the sense that we have to have the right persons around the table. It’s a very good asset, but it should focus more in the direction of small businesses. We have to furnish our small buildings.» Lapointe also spoke about an industrial motel that could accommodate 10 or so small businesses. For Yvon Roy, it is clear that the municipality needs what he considers to be an important tool for development. «With Cookshire-Eaton Innovation, we will be working to create businesses and housing. It’s important to maintain it.»

For Marc Turcotte, such an organization is not necessary. He proposes to put into place an office of projects that will look at all the proposals coming from the community or that are economic in nature. «At this moment, we will obtain the necessary professionals. Cookshire-Eaton Innovation is not the tool. We do not need a particular structure. If Cookshire-Eaton Innovation stays in place, it should become the board of directors of the office of projects. It’s going to have to prove its interest.»

Regarding the question of whether the municipality made an error in endorsing the project to construct a building that would house the microbrewery, Lapointe said no. «It was not an error, but it was big for a small community such as ours. The percentage of debt will go up. Will that block us from other projects? We will see.» She added, «the project had advanced so far. Everything was in place.» For the future, the candidate hopes that efforts would focus on furnishing existing buildings and maybe, later, building an industrial motel that could bring together 10 or so small businesses.

For Roy, it was not a mistake. «There are enough people. The important thing is that we are giving our support with a guarantee; we are protected all the way.» For Turcotte, «It was a mistake to have acted in a way that holds citizens hostage. The error is in the process.» It would have been preferable, in his view, to consult the citizens in the beginning, and to ask whether they would like to have an industrial motel. «We have to test whether the need is there.»

If she is elected, Sylvie Lapointe said she would quit her job in order to devote herself full-time to her new duties as mayor. For Roy, his vast experience offers the necessary assets to serve taxpayers. As for Turcotte, he proposes to do things differently.

Cookshire-Eaton

Des visions différentes de faire les choses à Cookshire-Eaton

Gestion rigoureuse du budget, transparence au conseil municipal, sécurité et développement sont les principaux thèmes véhiculés par les trois candidats, Sylvie Lapointe, Yvon Roy et Marc Turcotte, à la mairie de Cookshire-Eaton.

Sylvie Lapointe
Sortant du poste de conseillère municipale après un mandat, Sylvie Lapointe propose une municipalité rurale où les services de première ligne comme infrastructures, travaux publics, protection incendie, premiers répondants, sécurité publique, les loisirs, les sports sans oublier le culturel et autres contribueront au bien-être collectif de la communauté. Reconnaissant qu’il y a un malaise entre la nouvelle direction de Loisirs Cookshire et elle, Mme Lapointe assure que cela n’altèrera pas son jugement. « Je ne les ignorerai pas. Si le comité en place veut faire des choses, la porte sera ouverte aux demandes. » Dans un autre ordre d’idée, la candidate souhaite consolider et développer le caractère distinctif des six districts de la municipalité. À ce titre, elle est d’avis que Johnville est promis à un développement domiciliaire alors que Sawyerville constitue « un petit bijou touristique » avec le développement du barrage et des sentiers pédestres. Elle ajoute que Sawyerville peut offrir un développement urbain en milieu rural. Quant au secteur Cookshire, il constitue le noyau qu’il faut également développer.

Mme Lapointe est d’avis que le prolongement de la route 410 du côté de Lennoxville contribuera à augmenter de 30 % le flot de véhicules sur la route 108 conduisant à Cookshire. Il y a des aspects sur lesquels la candidate souhaite tabler notamment le volet touristique, industriel et commercial. « C’est une chose à développer, il faut apporter des gens ici. L’internet à Johnville et Sawyerville, il faudra se pencher là-dessus. » La candidate songe à revoir, avec le conseil municipal, les modalités de taxes de bienvenue et mettre en place une politique de congé de taxes pour les nouveaux arrivants. « À long terme, on est gagnant. »

Membre du conseil sortant, la candidate prône une plus grande transparence. « L’administration a été très bien faite », précise Mme Lapointe, mais « il faut que les gens soient plus au courant de ce qui se passe. » La façon de faire n’est pas encore arrêtée que ce soit par un petit journal mensuel ou autres. « Je veux mettre les gens au courant des décisions qui vont se prendre, qu’on dise: on fait ça et le mois prochain, on va faire quoi . Mettre les gens au courant où va l’argent de leurs taxes. » Dans un autre ordre d’idée, Mme Lapointe considère que le personnel en poste est hautement compétent. Toutefois, elle croit que certaines tâches ne sont pas distribuées aux bonnes places et voudrait revoir cette façon de faire.

Yvon Roy
Considérant ses quelque 20 années d’expérience dans le milieu municipal pour la municipalité de Cookshire-Eaton et Eaton, le conseiller sortant Yvon Roy croit que cela lui procure les compétences nécessaires pour assumer le poste de maire. « J’ai fait mon ouvrage au maximum, j’ai à cœur de servir mes concitoyens », exprime-t-il. Le candidat mise notamment sur la qualité et la sécurité des gens. Satisfait du service d’incendie, M. Roy désire concrétiser la construction d’une nouvelle caserne pour les pompiers du secteur Sawyerville. Il souhaite également ajouter une troisième porte à celle du secteur Johnville. Toujours au chapitre de la sécurité, M. Roy désire sécuriser les corridors scolaires sur le territoire et particulièrement celui de l’école Notre-Dame-de-la-Paix à Johnville en aménageant un débarcadère derrière l’édifice. Le développement domiciliaire dans ce secteur, en tenant compte du prolongement de la route 410, apparaît important aux yeux du candidat, mais sans négliger les autres de la municipalité. L’arrivée de nouvelles familles est importante pour M. Roy. Il propose de favoriser le développement industriel, touristique et autres. « Il faut les attirer. » Le candidat propose le développement d’un programme incitatif permettant aux familles de trouver un moyen de se loger à coût abordable.

Au niveau de la qualité de vie, M. Roy souhaite que la communauté dispose des éléments nécessaires comme des centres communautaires adéquats, un parc urbain répondant à leurs besoins. Il y va d’un engagement en proposant l’installation de jeux d’eau à partir du printemps 2018 dans les secteurs de Cookshire, Sawyerville et Johnville. La réfection de rues demeure une préoccupation pour le candidat. M. Roy s’engage à travailler au développement de la municipalité, mais toujours, dit-il, en respectant le budget et la capacité de payer des contribuables.

Marc Turcotte
La gestion rigoureuse des dépenses et la transparence sont aux centres des engagements de Marc Turcotte. Pour le candidat, il y a moyen de planifier les dépenses sur une vision à court, moyen et long terme. « Moi, je suis un planificateur », précise-t-il. Pour le candidat, il est capital de prioriser et de justifier les choix vis-à-vis la nécessité des investissements. Il souhaite valider les besoins et établir un questionnement. Est-ce nécessaire, utile et répondent-ils à la volonté des contribuables ? À titre d’exemple, il mentionne « on a dit qu’on fermait la piscine à Cookshire pour la remplacer par des jeux d’eau. A-t-on vérifié auprès de la population si elle voulait ou pas de la piscine ? Je voudrais savoir pourquoi on fait disparaître un acquis. » Il ajoute souhaiter que tout projet à caractère économique ou communautaire soit soumis à une recherche d’un consensus et d’une analyse des besoins. « Il est donc nécessaire qu’une démarche collective impliquant une connaissance et une solidarité entre le personnel politique, le personnel administratif et les citoyens soit mise en place pour que nos choix collectifs soient les plus représentatifs possible des intérêts des citoyens. » M. Turcotte aimerait également consulter les citoyens sur une planification globale couvrant les quatre prochaines années. « C’est le prix à payer pour faire autrement et démocratiser les affaires municipales. Dans cet esprit, le candidat souhaite développer un réseau de consultation et d’information accessible à la communauté anglophone et francophone. La façon de faire reste à déterminer, mais cet aspect est essentiel à ses yeux.

M. Turcotte désire s’assurer que les services offerts par le personnel de la municipalité soient plus efficaces possible. À ce titre, il espère que les divers services aient des objectifs avec une méthode d’évaluation. Il propose de mettre en place une ligne téléphonique pour les plaintes. « Les citoyens ont le droit de se plaindre et devraient obtenir des réponses rapidement. » Le candidat croit que la municipalité doit travailler sur l’amélioration des acquis, compléter le développement urbain et planifier les infrastructures pour les personnes âgées, les jeunes familles. Conscient de l’importance d’attirer de nouvelles entreprises, le candidat mentionne « préparons nos zones industrielles à Cookshire et Sawyerville, mais toujours à l’intérieur d’une gestion budgétaire serrée et planifiée. »

Cookshire-Eaton Innovation
Interrogés à savoir si la municipalité a besoin d’un organisme de développement comme Cookshire-Eaton Innovation, deux candidats répondent oui et un non. Pour Sylvie Lapointe, « oui dans le sens où il faut avoir les bonnes personnes autour de la table. C’est un très bon atout, mais il faudrait aller plus du côté des petites industries. Il faudrait meubler nos petits édifices. » Mme Lapointe parle également d’un motel industriel, mais pouvant accueillir une dizaine de petites entreprises. Pour Yvon Roy, il est clair que la municipalité a besoin de ce qu’il considère être un important outil de développement. «Avec Cookshire-Eaton Innovation, on va travailler à amener des business et des maisons. C’est important de le maintenir. »

Pour Marc Turcotte, un tel organisme n’est pas nécessaire. Il propose de mettre en place un bureau de projets qui regarderait toutes propositions provenant de la communauté ou d’ordre économique. « À ce moment, on prendra les professionnels nécessaires. Cookshire-Eaton Innovation n’est pas l’outil. On n’a pas besoin de structure particulière. Si Cookshire-Eaton Innovation demeure, il devra devenir le CA du bureau de projets. Il va falloir qu’il prouve son intérêt. »

Quant à savoir si la municipalité a commis une erreur en cautionnant le projet de construction du bâtiment accueillant la microbrasserie, Mme Lapointe croit que non. « Ce n’est pas une erreur, mais c’est gros pour une petite municipalité comme la nôtre. Le pourcentage d’endettement va augmenter. Est-ce que cela va nous barrer pour d’autres projets ? On verra. » Elle ajoute: « le projet était rendu tellement loin. Tout était en place. » Pour l’avenir, la candidate souhaite que les efforts soient concentrés à meubler des bâtiments existants et peut-être, plus tard, bâtir un motel industriel, mais qui pourrait regrouper une dizaine de petites entreprises. Pour M. Roy, ce n’est pas une erreur. « Il y a assez de gens; l’important là-dedans, nous, on supporte avec une garantie, on est protégé au bout. » Pour M. Turcotte, « c’est une erreur d’avoir fait en sorte de mettre les citoyens en otage. L’erreur est dans le processus. » Pour le candidat, il aurait été préférable de consulter les citoyens au début et de leur demander s’ils voulaient un motel industriel. Faut faire la preuve qu’on a des besoins. »

Si elle devait être élue, Sylvie Lapointe mentionne qu’elle abandonnera son travail pour se consacrer à temps plein à ses nouvelles fonctions de maire. Pour M. Roy, sa vaste expérience est les atouts nécessaires pour servir les contribuables. Quant à M. Turcotte, il propose de faire les choses autrement.

Âge d’or

Les candidats au souper de l’Âge d’or de Weedon

Les candidats à la mairie de Weedon dont le maire sortant Richard Tanguay, Éric Decubber, Diane Jalbert et certains autres au siège numéro 1 et 2 ont profité de l’invitation de Julien Castonguay, président du Club de l’Âge d’or de Saint-Gérard, pour participer au souper mensuel de l’organisme. Plus d’une centaine de personnes participaient à la rencontre suivie d’une soirée dansante. Les candidats ne se sont pas adressés officiellement à la foule, mais ils avaient l’occasion d’échanger individuellement. « On pensait que c’était une belle occasion pour les gens de mettre des visages sur les noms des candidats. » M. Castonguay mentionne que l’invitation a été faite à la personne qui sera élue maire le 5 novembre prochain de revenir rencontrer le groupe.

La Patrie

Des décennies d’expérience combinées à La Patrie

Deux candidats s’affrontent à la mairie de La Patrie, le maire actuel, Bruno Gobeil, ne se représentant pas. Léo Blais et Johanne Delage ont en commun de reconnaitre l’excellent travail fait par M. Gobeil et son équipe, en plus d’avoir à cœur la rétrocession de la route 257 au gouvernement. Les deux reconnaissent l’importance d’établissements tels que l’école primaire et l’église dans la communauté.

Léo Blais
Léo Blais a grandi sur la ferme centenaire de la famille à La Patrie. Hormis un court séjour à Montréal le temps de ses études, celui-ci a toujours habité la municipalité. En tant que producteur laitier, il fut actif au sein de l’UPA pendant 40 ans. Il a également été marguillier de paroisse et commissaire scolaire. « Mon voisin disait de moi: “Léo, tu le vois sur un tracteur et 15 minutes plus tard, tu le vois en auto, chemise blanche et cravate autour du cou courir aux réunions.” » Étant maintenant semi-retraité, Léo Blais dit avoir du temps à offrir, « en plus de l’expérience et des contacts. »

« Le tronçon de la route 257 entre Weedon et la frontière américaine à Chartierville, c’est la priorité. Une route en gravier et asphalte détériorée dangereusement, c’est inacceptable en 2017. C’est honteux pour un ministre des Transports, un ministre du Tourisme et aussi pour un premier ministre », déplore M. Blais. Il souhaite recruter des appuis locaux, régionaux, provinciaux et nationaux s’il le faut pour mettre un terme « à cette erreur qui date de 1993. » Avec ce fardeau en moins, il compte maintenir un taux de taxation de plus bas possible.
Léo Blais souhaite voir l’accès à la propriété ainsi que des programmes de subventions pour rénovations domiciliaires implantés en région, « pas juste à Montréal et Québec ». Il aimerait développer le réseau pour VTT et motoneiges sur le territoire et même offrir une borne pour voiture électrique.

Johanne Delage
Johanne Delage est récemment revenue à La Patrie, après avoir passé plusieurs années à St-Hyacinthe. Ses parents sont Patriens d’origine. Celle-ci en est à terminer un mandat en tant que conseillère pour la ville-centre de la MRC des Maskoutains, rôle qu’elle a tenu pendant 17 ans. « La Patrie doit inciter les jeunes familles autant que les retraités à venir s’établir. Moi et mon conjoint, on en est le meilleur exemple ! On est le portrait type de la famille qui revient s’établir. »

La femme maintenant retraitée encense la nouvelle loi 122 qui augmente l’autonomie et les pouvoirs des municipalités en tant que gouvernements de proximité. « Ça place le citoyen au cœur des démarches. Ça favorise les consultations. »

« Bruno Gobeil et son équipe ont fait un travail extraordinaire. Ils ont restauré les finances à partir de rien. Je souhaite préserver la bonne gestion financière de la municipalité en collaboration avec les six conseillers », affirme Johanne Delage.

Maintenant qu’elle est de retour dans la région, Mme Delage n’a qu’un message pour ses concitoyens: « Utilisez-moi ! J’ai fait le choix de revenir et maintenant je fais le choix de m’impliquer. » Celle qui vient de remporter le prix Coup de cœur de la part du Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) croit que La Patrie a « avantage à faire parler d’elle. »

Débat Cookshire

Un débat respectueux et apprécié du public à Cookshire

C’est à un débat civilisé et respectueux que les 150 personnes de la grande municipalité de Cookshire-Eaton ont assisté, la semaine dernière, à la salle Guy-Veilleux du secteur Cookshire. Plusieurs citoyens des secteurs Johnville et Sawyerville, sans oublier Cookshire, participaient à la rencontre soucieux de savoir ce que les candidats à la mairie Sylvie Lapointe, Yvon Roy et Marc Turcotte avaient à leur offrir.

Visiblement nerveux, au début, les candidats ont participé à un petit jeu-questionnaire, histoire de casser la glace, suivi d’une courte présentation expliquant respectivement leurs motivations pour solliciter le poste de maire.

À la question si la municipalité avait besoin d’outils de développement que ce soit d’ordre économique, culturel, agricole et autres, Sylvie Lapointe mentionne que oui, mais précise que la municipalité doit utiliser les moyens en place dont le CLD. Elle fait part que l’absence de la municipalité à la table du CLD, organisme de développement régional, constitue un manque et qu’elle y serait présente. Elle ajoute que la création en 2017 de Cookshire-Eaton Innovation visait à développer « nos propres produits à nous.  »

Yvon Roy se montre catégorique, « oui, la ville a besoin d’outils. On en a un (Cookshire-Eaton Innovation), il faut laisser le temps à l’organisme. » Il ajoute que la municipalité doit également travailler avec le CLD et autres agents de développement. Marc Turcotte parle de croissance et de satisfaction des besoins. Il mentionne que le projet de Loi 122 permettra une plus grande possibilité aux municipalités d’obtenir l’argent nécessaire. Il souligne l’existence d’organismes et de programmes d’aide comme levier. Il insiste « pour faire des projets, il faut une vision et la meilleure façon est de planifier. » Il ajoute que de travailler à l’amélioration de la qualité de vie dans laquelle les gens se reconnaissent constitue un bon départ.

Quant à la qualité de la gestion municipale, le candidat Roy soutient qu’elle est « assez efficace et compliquée. Il n’y a pas de gros problèmes de gestion », précise-t-il. M. Roy est d’avis que les mécanismes en place sont efficaces et qu’il souhaiterait instaurer une politique ne laissant aucune place au harcèlement psychologique et sexuel. Marc Turcotte parle d’un « manque de communication flagrant. Il y a un manque dans la gestion parce qu’il y a un manque de responsabilisation. Il faut que dans la structure les gens connaissent leurs tâches. Ça prend des chefs et des leaders pour s’assurer que chacun fasse sa job. » Le candidat ajoute s’il n’y a pas de bonne volonté du personnel, il pourrait faire appel à une firme externe. Sylvie Lapointe manifeste son désaccord avec son prédécesseur en soutenant que le personnel en place est hautement compétent. « Il est juste pas bien administré. Avec les gens en place, on peut faire beaucoup plus », il suffit de mieux définir les tâches de chacun, de laisser entendre la candidate.

La taxation municipale était un incontournable. À la question: est-ce que les citoyens sont surtaxés ? M. Turcotte mentionne que les citoyens payent et ne voient rien autour d’eux qui permet une vitalisation de leur milieu. Il soutient une meilleure gestion consistant à planifier les projets à mettre en place. « Il faut planifier, prendre soin des acquis avant de faire de nouveaux projets. » Il propose, ce qu’il qualifie de véritable équilibre budgétaire basé sur des dépenses équivaut aux revenus et non de piger dans un fonds pour équilibrer le budget.
D’emblée, Mme Lapointe mentionne: « Je ne vous ferais pas croire que je vais geler les taxes pendant deux ans pour arriver avec une augmentation de 4 % l’année suivante. Pour moi, c’est de maintenir un taux raisonnable. Il faut augmenter les revenus de la municipalité en implantant de nouvelles industries, avec la construction de maisons neuves et la rénovation. » M. Roy soutient que le taux est « assez bien équilibré et que la municipalité dispose de services complets. » Le problème explique-t-il, en comparant avec Sherbrooke, est que cette municipalité compte beaucoup plus de résidences sur son territoire que celle de Cookshire-Eaton.

La dernière question portait sur l’administration des finances publiques et les dépenses. Mme Lapointe croit qu’il y a moyen de couper sur certains postes, mais d’autres sont intouchables comme le service d’incendie. Elle propose de surveiller de près toutes les dépenses à commencer par les frais de cellulaire du personnel. Quant aux travaux publics, elle lance « quand il en a six accotés sur un poteau et deux qui creusent », il y a lieu de se poser des questions. Pour M. Turcotte, il est important de savoir d’abord l’état de la situation générale de l’ensemble de la municipalité et « mettre en place une démarche de planification et voir ce qu’on peut payer. Quand j’entends dire qu’il y a des cols bleus qui passent leur temps à côté du trou, c’est parce qu’il a un responsable qui leur a donné l’ordre. C’est au responsable à dire pourquoi, le type de travail à effectuer et le nombre de personnes nécessaires. » M. Roy soutient que le personnel notamment pour les travaux publics travaille adéquatement et qu’il n’y a pas lieu de réduire les dépenses dans ce secteur étant donné la somme de travail à faire sur les chemins. « Je ne crois pas que ce soit mal géré », précise-t-il.

Période de questions
À la période de questions, une jeune fille a demandé quels étaient les plans pour la jeunesse. Les candidats Turcotte et Lapointe ont invité les jeunes à faire connaître leurs besoins au conseil et qu’ils auraient une oreille attentive. M. Roy parle de faire une mise à niveau des infrastructures en place comme le skate parc et la patinoire et de prévoir un endroit permettant aux jeunes de faire des soirées. Conseiller sortant, Yvan Tremblay demande comment les candidats vont aborder la négociation du contrat de travail des employés alors que cela représente 40 % du budget municipal. Les candidats Lapointe et Turcotte se montrent prudents en laissant entendre qu’il faudra aller avec la capacité de payer de la municipalité. M. Roy mentionne ne pas pouvoir répondre puisqu’aucune demande n’a encore été déposée. À la question posée par une adolescente quoi faire pour répondre aux jeunes anglophones, M. Turcotte soutient que la communauté se sent de plus en plus exclue et propose que l’information soit diffusée automatiquement dans les deux langues. Mme Lapointe ajoute qu’il faut plus que des dépliants bilingues et invite la population à lui donner des éléments de solution. M. Roy parle du projet de regrouper à l’intérieur de l’école primaire de Sawyerville les jeunes francophone et anglophone. Candidate au siège # 5, Danielle Tremblay a sollicité les candidats à s’impliquer pour conserver le caractère bilingue de ce secteur et d’aider les jeunes des deux communautés à grandir ensemble. La préservation de la bibliothèque à Sawyerville ainsi que celle à Cookshire a été soulevée. Un citoyen a demandé aux candidats de se commettre pour donner la chance aux entrepreneurs locaux de soumissionner lors de projets. Tous trois ont souligné l’importance de le faire alors que M. Turcotte a suggéré d’inscrire les noms des entrepreneurs locaux pour pouvoir leur soumettre les soumissions. Diane Latendresse a demandé la position des candidats vis-à-vis la communauté essénienne. Les trois ont refusé de commenter en soutenant qu’un dossier était pendant devant la justice, mais précisé qu’ils entretiendraient une discussion une fois que les choses seraient clarifiées.

Enfin, le maire sortant Noël Landry a tenu à préciser, hors débat, qu’il n’avait pas quitté la table du CLD, mais avait plutôt été remplacé par la municipalité de East Angus lors du vote pour désigner les membres du comité exécutif.

Mentionnons que le débat était organisé par deux citoyens, Michel Turcotte et Irène Dubé.

actualite

A respectful and appreciated debate

It was a civilized and respectful debate in the large municipality of Cookshire-Eaton attended by 150 persons last week at the Guy-Veilleux hall in Cookshire. A number of citizens from Johnville and Sawyerville, in addition to those from Cookshire, participated in the meeting to learn what mayoral candidates Sylvie Lapointe, Yvon Roy and Marc Turcotte had to offer.
At first visibly nervous, the candidates participated in a little quiz to break the ice, followed by a short presentation explaining their respective motivations for seeking the position of mayor. The debate was in French.

To the question of whether the municipality needed development tools, whether economic, cultural, agricultural, or other, Sylvie Lapointe said yes, but specified that the municipality should use means already in place, such as the CLD (Centre local de développpement). She said that the absence of the municipality around the CLD table was a lack, and that she would be present there. She added that the creation in 2017 of Cookshire-Eaton Innovation aimed to develop «our very own products.»

Yvon Roy stated categorically that «yes, the municipality need tools. We have one (Cookshire-Eaton Innovation). We have to give some time to the organization.» He added that the municipality also should work with the CLD and other agents of development. Marc Turcotte spoke about growth and satisfying needs. He mentioned that the Quebec government’s Bill 122 gives municipalities a much greater opportunity to obtain necessary funds. He noted the existence of organizations and aid programs that can be used as levers. He insisted that «to carry out projects, you need a vision and the best way is to have a plan.» He added that working to improve citizens’ quality of life constitutes a good beginning.

Regarding the quality of municipal management, Roy said it is «effective enough, and complicated. There are no big management problems.» Roy said the mechanisms in place are efficient and that he would like to create a policy that leave no place for psychological and sexual harassment. Marc Turcotte spoke about «a flagrant lack of communication. In the structure, people should know their jobs. That takes managers and leaders to assure that each person does their job.» The candidate added that if staff members showed a lack of good will, he could call upon an external firm. Sylvie Lapointe expressed her disagreement with her predecessor, maintaining that the personnel in place are highly competent. «The personnel are just not well administered. With the staff in place now, we can accomplish much more.» We just need to better define the tasks of each person, she implied.

Municipal taxes are not to be ignored. To the question «Are citizens over-taxed?», Turcotte said that citizens pay, but see nothing around them that helps invigorate their milieu. He insisted that better management consists of planning the projects to put into place. «We have to plan, to take care of our assets before plunging into new projects,» he proposed, calling for a truly balanced budget based on expenditures equal to revenues, not dipping into funds to balance the budget.

Right away, Lapointe said «I do not want you to think that I will freeze the taxes two years and then come up with an increase of 4% the following year. I would maintain a reasonable level. We need to raise municipal revenues by introducing new industries, with the construction of new houses and renovation.» Roy held that the tax level is «balanced well enough and the municipality offers complete services.» The problem with comparing our municipality with Sherbrooke, he said, is that the latter has many more residences on its territory than Cookshire-Eaton has.
The last question concerned the administration of public finances and expenditures. Lapointe said that certain posts could be cut, but others were untouchable, such as the fire services. She proposed to closely oversee the expenditures, beginning with the cellphone costs of employees. Regarding public works, she remarked, «When there are six workers leaning against a post, and only two digging a hole,» you have to ask questions. Turcotte said it is important to first know the state of the general situation of the entire municipality and «to put in place a process of planning, and see what you can pay for. When I hear that there are blue-collar workers who spend their time standing around beside a hole, it’s because there is a manager who gave them an order. It’s the manager who should explain why, the type of work to be done, and the number of persons necessary.» Roy maintained that the workers, especially in public works, do their work adequately, and there is no reason to reduce the expenditures in this sector, given the amount of work to be done on our roads. «I don’t believe the work is mismanaged,» he said.

Question period
During the question period a young girl asked what the candidates’ plans are for youth. Turcotte and Lapointe invited youth to make their needs known to the municipal council, and said they would have an attentive hearing. Roy spoke about upgrading the infrastructures in place, such as the skate park and the skating rink, and creating a place that would permit youth to get together. Outgoing councillor Yvan Tremblay asked how the candidates would approach the contract negotiations with employees, given that this cost represents 40% of the municipal budget. Candidates Lapointe and Turcotte responded prudently, implying that it is necessary to respect the municipality’s capacity to pay. Roy said he could not respond, because no demand has yet been submitted.

A teenaged girl asked what could be done to meet the needs of young English speakers. Turcotte argued that the English-speaking community feels more and more excluded, and proposed that information be automatically distributed in both languages. Lapointe added that we need more bilingual brochures, and invited the public to suggest some solutions. Roy spoke about a project to bring together young Francophones and Anglophones within the Sawyerville Elementary School. Candidate for the councillor seat no. 5, Danielle Tremblay asked the candidates to get involved in conserving the bilingual character of the Sawyerville sector, and to help the youth of the two linguistic communities to grow up together. The preservation of the Sawyerville library, as well as the one in Cookshire, was raised.

A citizen asked the candidates to commit themselves to give local entrepreneurs an opportunity to make submissions for projects. All three candidates emphasized the importance of doing this, while Turcotte suggested registering the names of local entrepreneurs, to enable them to submit their proposals. Diane Latendresse asked the candidates to explain their position vis-à-vis the Essenian community. All three refused to comment, saying that the dossier was pending before the court, but noted that they would hold a discussion once the situation was clarified.

After the debate, the outgoing mayor Noël Landry clarified that he had not left the CLD table, but rather had been replaced by the municipality of East Angus during a vote to name the members of the executive committee.

The debate was organized by two citizens, Michel Turcotte and Irène Dubé.

WEEDON

Trois candidats et autant de façons de faire à Weedon

Le maire sortant de Weedon, Richard Tanguay, souhaite poursuivre le travail amorcé alors que les deux autres candidats au siège de maire, Éric Decubber et Diane Jalbert, proposent d’améliorer l’atmosphère de travail pour mieux progresser.

Richard Tanguay
Le maire sortant Richard Tanguay sollicite un second mandat par souci de compléter, entre autres, les dossiers amorcés. « Lorsque je me suis présenté la première fois, c’était pour démarquer Weedon. » Le principal intéressé estime que le travail est en cours, mais pas complété. Le plan d’aménagement durable, celui des parcs et espaces verts, le quartier solaire et écoresponsable, l’ajout de vocation à caractère plus écologique et durable au parc industriel sont des gestes concrets voués à modeler le visage de Weedon. Évidemment, la réalisation possible de production de cannabis médicinal à Weedon risque d’influencer considérablement la petite municipalité. Pour les personnes prétendant que l’initiative de ce projet serait attribuable au directeur général, le maire parle de travail d’équipe. « Je ne pense pas être un maire qui dort au gaz et je n’ai pas la langue dans ma poche quand vient le temps de poser des questions. »

Le maire soutient avoir contribué à des changements au sein de la municipalité. « À partir du jour où on veut faire des changements, il y a des réactions positives et négatives. Je ne me suis pas fait élire pour me faire aimer. Je me suis présenté pour faire de la saine gestion. Il y avait besoin d’un redressement administratif et ce n’est pas fini. » Quant à la série de directeurs généraux s’étant succédé à la municipalité, le maire mentionne que le premier choix ne s’est pas avéré concluant et que les autres étaient des remplacements temporaires. Pour ce qui est de la grève des employés, le maire croit qu’elle est davantage attribuable au fait que le syndicat voulait imposer une plateforme et qu’elle ne venait pas vraiment des employés. Concernant l’atmosphère au sein du conseil municipal, M. Tanguay estime qu’elle est relativement bonne à partir du moment que les gens sont capables de dire ce qu’ils pensent. « Il y a des hauts et des bas, mais ça fait partie de la vie, on est en démocratie. »

Le maire croit effectuer une gestion transparente et donner le temps nécessaire aux citoyens de poser les questions lors des assemblées. « À chaque séance, j’explique la résolution, ce que cela concerne, les modifications et pourquoi. Je tente de répondre à toutes les questions et souvent ça dure plus longtemps que prévu », d’expliquer M. Tanguay. Il rappelle également avoir mené des consultations publiques sur divers dossiers.

Le maire sortant se montre satisfait de son bilan dans le sens où « on a mis des choses en mouvement. » Outre la continuité, il aimerait revoir le mode de taxation et travailler à l’amélioration des chemins. Le dossier du centre communautaire, le développement de la piste cyclable, la qualité des plans et cours d’eau, attirer la main-d’œuvre, les nouvelles familles tout en développant le commerce de proximité font partie des projets que propose M. Tanguay. À cela, il aimerait contribuer à l’implantation d’une résidence pour personnes âgées en perte d’autonomie progressive pour conserver la population vieillissante à Weedon.

Éric Decubber
Conseiller sortant, Éric Decubber prétend avoir fait ses devoirs et connaître les dossiers en cours. Ce qu’il souhaite faire, di-il, c’est « rétablir le lien de confiance entre les conseillers et le maire par le biais du travail en équipe. » Il reproche au maire sortant de ne pas transmettre toute l’information aux conseillers et de placer ces derniers devant le fait accompli, n’ayant d’autre choix que de voter en faveur. « Il manquait de chimie entre les conseillers et le maire. Je suis certain que des conseillers auraient aimé faire plus. Moi, je suis un travailleur d’équipe. Le conseil, c’est une équipe. Le maire n’est jamais aussi fort que le total de tous les conseillers réunis. » Il précise néanmoins que le maire est le maître d’orchestre et doit assumer le leadership quand vient le temps de prendre des décisions.

M. Decubber souhaite mettre en place une structure qui permettra de faire de la planification à long terme. « Faut amener une bonne structure. On éteint beaucoup de feu à Weedon. Ça coûte plus cher que de prévenir et c’est mortel sur un budget. »

Le candidat mentionne vouloir améliorer l’environnement de travail pour les employés et le directeur général. « On a passé quatre D.G., on a de la difficulté à les maintenir en poste. C’est une bonne personne-cadre qui amène de la stabilité. Il faut lui donner des outils. L’atmosphère de travail n’est pas idéale », laisse tomber M. Decubber.
Le projet de production de cannabis médicinal est bien accueilli par le candidat. « Les débouchés avec le chanvre industriel et médicinal sont énormes. Il faut donner crédit à M. Fortin qui a amené le projet », de lancer M. Decubber.

Le candidat soutient que la municipalité a besoin de se développer. « On n’a pas le choix. À Weedon, on a des jeunes et ils reviennent à la retraite. Ça prend des appartements et il faut amener des emplois valorisants. » M. Decubber propose une approche proactive auprès des promoteurs privés, des entrepreneurs locaux et des commerçants. Il souhaite sensibiliser la communauté à l’achat local. « On a besoin de développer des services. On est à 50 km de Sherbrooke, Thetford Mines et Victoriaville. » Le candidat veut développer les secteurs Fontainebleau et Saint-Gérard en tenant compte de leur particularité.

Le fardeau fiscal des contribuables est toujours un point sensible et le candidat désire mettre en place une commission qui aura pour tâche de revoir l’ensemble de la taxation et formuler des recommandations au conseil.

Diane Jalbert
Même si elle n’a aucune expérience de la vie politique municipale, Diane Jalbert, diplômée des sciences politiques et pour avoir travaillé en fiscalité à Revenu Québec sans compter être au fait des affaires politiques, croit que ce bagage lui sera utile. Les raisons de sa candidature au siège de maire découlent de nombreuses insatisfactions, explique-t-elle. « J’avais voté pour M. Tanguay, mais j’ai été déçue. » Parmi les nombreux irritants que relève la candidate, elle soulève celui des affiches. Elle mentionne que celle sur la 112 à la limite de Dudswell, l’écriture n’est pas recto verso. On souhaite la bienvenue d’une façon qui est difficile à lire et non au revoir pour le sens inverse. Elle soutient ne pas avoir d’affiche du côté de Saint-Gérard et Fontainebleau. « Le secteur Saint-Gérard et Fontainebleau, on est intéressant pour payer des taxes, mais chez nous, c’est quand on aura de l’argent. »

La candidate est d’avis que les relations de travail impliquant le maire, les conseillers et le personnel laissent à désirer. Elle laisse entendre que le nombre de directeurs généraux témoigne de la situation. Quant aux séances du conseil, elle souhaite une plus grande participation des conseillers. Mme Jalbert propose de travailler en équipe et assainir l’atmosphère de travail. Dans le but d’améliorer la communication avec les élus, la candidate propose d’élaborer avec les conseillers un guichet d’écoute citoyenne où la population pourrait émettre des idées et commentaires.

Mme Jalbert est d’accord avec le projet de production du cannabis médicinal, mais souhaite développer autre chose comme l’agriculture biologique, la piste cyclable et voir à la protection de la qualité de l’eau. La candidate désire également porter une attention aux secteurs Fontainebleau et Saint-Gérard. L’évaluation foncière préoccupe Mme Jalbert. « On est surévalué. La MRC a tendance à faire grimper la valeur des maisons. » L’aspirante au siège de maire entend porter une attention particulière à la capacité de payer des contribuables.

Chartierville

Tourisme et achat local au centre des préoccupations à Chartierville

Une lutte à deux se dessine à Chartierville. Maire depuis un an et demi à la suite du départ de l’ex-maire Jean Bellehumeur, Denis Dion se frotte à Carole Denis.

Surpris de faire face à une opposition, M. Dion mentionne « je vais faire campagne et continuer à faire ce que je fais: travailler fort pour le développement de la municipalité. » Le maire sortant mise sur le développement touristique pour y arriver. Les améliorations apportées pour accéder à la mine d’or ainsi qu’au kiosque de la côte magnétique se sont avérées positives. « On a eu plus de monde et 1 100 $ de revenus, dont 80 % proviennent de la mine d’or », précise M. Dion.

Il ajoute que le projet Ski Eldorado, le festival Musique aux Sommets et le petit sentier riverain au centre du village contribuent à attirer de nouveaux arrivants. Le projet Lauz Altitude, par lequel le promoteur aurait acheté 600 acres de terre, s’annonce prometteur, précise-t-il. « S’il fait que la moitié de ce qu’il a présenté, ça représente des revenus pour la municipalité. » M. Dion mentionne que le projet consiste entre autres à construire des petits chalets en montagne ainsi qu’une petite auberge. Il ajoute qu’un autre projet, le Domaine des sentiers frontaliers vise le développement domiciliaire en vendant des lots.

Le maire sortant mise sur le tourisme pour attirer les gens à découvrir la municipalité. « Les gens viennent, regarde ce qui les intéresse et plus tard, ils peuvent revenir. Depuis deux ans, on a des maisons qui ont été vendues à des petites familles de deux à trois enfants. Je veux essayer de faire grossir la municipalité. Si on est plus, ça fait plus de payeurs de taxes. » Après avoir occupé le siège de conseiller, le maire sortant mentionne commencer à maîtriser ce que représente la tâche de maire. « Je commence juste à avoir ça dans le bras. » M. Dion se définit comme un gars d’équipe. « Ça ne me dérange pas si l’idée n’est pas de moi. Ça ne me dérange pas d’être en deuxième ligne. Il n’y a pas de compétition entre moi et les conseillers. » Mentionnant être soucieux d’une gestion rigoureuse, M. Dion semble fier de dire que la municipalité est en bonne santé financière.

Carole Denis
Originaire de Weedon et résidante à Chartierville depuis 2012, Carole Denis souhaite implanter une politique d’achat local si elle est élue. « Je ne prétends pas qu’il y a du favoritisme, mais je trouve qu’il manque de transparence. Il n’y a pas de politique claire, stimulante pour l’achat local à Chartierville, en région et dans le Haut-Saint-François. Parfois, les décisions semblent contradictoires », exprime-t-elle.

Mme Denis aimerait bien que des formations soient données aux élus afin d’avoir des comités davantage proactifs. Elle souhaite par la même occasion stimuler l’implication citoyenne que ce soit au sein de divers comités ou même aux séances du conseil municipal. « Je trouve que les idées des citoyens ne sont pas mises en valeur. C’est une impression, mais je n’aime pas qu’on me dise en réunion du conseil: on n’a pas à s’expliquer pour ça. »

Ayant travaillé pour différentes firmes d’arpenteurs de Sherbrooke, Mme Denis s’est spécialisée depuis une douzaine d’années au niveau de la rénovation cadastrale, dans le cadre de la réforme du cadastre québécois. Son expérience, dit-elle, de connaître les matrices graphiques, titres de propriété, certificats de localisation, dossiers à la Commission de protection du territoire agricole et chicanes de clôture n’ont plus de secret pour elle et peuvent s’avérer un atout. Fille de l’ancien maire de Weedon Canton, Laval Denis, la candidate mentionne « j’ai grandi là-dedans. » L’aspirante assure sa neutralité dans la gestion des dossiers « ça fait cinq ans que je suis ici. Ça fait en sorte que je n’ai aucun parti pris. » Mme Denis se définit comme une personne d’écoute n’hésitant pas à consulter les gens pour se faire une idée globale. Elle ajoute vouloir collaborer avec les municipalités voisines dans l’effort de rayonnement et de représenter Chartierville.

Dudswell

Cinq candidats dans la course à Dudswell

Développement commercial et industriel, environnement et amélioration continue sont quelques-unes des motivations des cinq candidats au poste de maire de Dudswell.

Michel Blanchard
Michel Blanchard est propriétaire de la Crèmerie du Village, dans le secteur Marbleton. Il a à cœur le développement et le maintien de l’offre commerciale. « J’ai toujours eu des commerces et j’ai toujours réussi dans la vie, alors je veux continuer à faire la même affaire. On en a déjà des commerces en ville. C’est sûr qu’il faut aller en chercher d’autres, mais il faudrait aussi aider ceux qu’on a déjà. Je ne suis pas bien placé pour parler parce que je suis propriétaire, mais il y a déjà des commerces qu’on ne favorise pas en ce moment. »

M. Blanchard se présente à la mairie « pour le changement. Je veux être transparent avec le monde. Je vais aller voir les personnes qui peuvent nous aider dans le village. Je suis un fouilleux. Si je suis nommé maire, je ne suis pas conseiller, donc c’est pas moi qui s’occupe des dossiers. J’approuve les conseillers puis je vais les aider et tout. Le conseiller doit pouvoir s’adresser aux citoyens. » Michel Blanchard a, comme priorités, l’eau et la famille. « Il y a encore des problèmes avec l’eau et si on n’est pas proactifs, on ne pourra pas les rattraper. » Finalement, « le développement municipal passe par les familles. »

Sylvain Lafond
Sylvain Lafond habite Dudswell depuis 28 ans. Cela fera bientôt 90 ans que sa famille est établie dans la municipalité. « C’est pour cette raison que je me présente au poste de maire afin d’apporter mon expérience et mes connaissances pour améliorer la situation. » De par sa profession, M. Lafond est constamment sur les routes et leur état est une priorité pour lui. « L’hiver, je travaille comme déneigeur, puis l’été, je fais l’entretien des routes. En hiver, on est un peu comme des premiers répondants. »

Une autre de ses priorités demeure l’environnement. Il se définit d’ailleurs comme un maniaque d’écologie. « J’ai construit ma maison avec du bois que j’ai buché et que j’ai sorti avec des chevaux de trait. » Pour attirer les nouvelles familles, M. Lafond suggère de recourir aux nouvelles technologies, comme le solaire et l’éolien. « On pourrait faire des fermes solaires pour les propriétaires de terres moins propices à l’agriculture. Ça amènerait des redevances puis ça ferait tourner l’économie. » Sylvain Lafond termine: « Je pense que les citoyens ont de la chance de vivre dans un endroit aussi paradisiaque. »

Daniel Lemieux
« Dudswell, c’est mon gagne-pain, c’est ma vie, c’est ma place. » C’est ainsi que Daniel Lemieux résume son attachement à sa patrie et à ses deux secteurs. Celui-ci habite Bishopton et y possède une terre. Il est toutefois natif de Marbleton en plus d’y avoir un immeuble à logements. Malgré son jeune âge, M. Lemieux a occupé beaucoup de professions différentes. « J’ai œuvré par le passé dans les domaines de la construction, de la décontamination et du génie civil. J’ai aussi travaillé sur divers projets environnementaux. L’environnement, c’est la raison fondamentale de notre existence. » Ayant la fibre verte, il siège au comité consultatif et est présent au conseil municipal depuis trois ans.

« En tant que maire, je veux faire avancer la communauté avec chaque membre du conseil. Par exemple, présenter l’ordre du jour une semaine à l’avance afin de susciter l’intérêt des citoyens sera mon premier objectif. » Daniel Lemieux souhaite être plus efficace et responsable dans la gestion des résidus. « Je veux mettre en place le compostage qui, par le fait même, réduira les couts d’enfouissement. » Pour optimiser l’entretien des réseaux routiers, il préconise un drainage efficace au niveau de la fondation du chemin.

Mariane Paré
Seule femme à se présenter à la mairie, Mariane Paré possède la plus grande expérience au niveau politique municipal. « Ça fait huit ans que je suis conseillère au siège 6 et que je travaille à l’amélioration continue de notre municipalité. J’ai donc fait mes classes et je suis prête à prendre la relève à la mairie. » Native et résidente de Dudswell, elle est responsable des dossiers d’urbanisme, d’environnement et de la Politique de gestion des matières résiduelles. Elle siège également sur le comité consultatif en urbanisme.

Mme Paré est agronome de formation et possède un certificat en administration. Elle accompagne depuis plus de 20 ans divers conseils d’administration de producteurs agricoles. Côté environnement, « il y a pas plus convaincu que moi. Tous les cours d’eau doivent être accessibles aux citoyens. […] En tant que mairesse, je m’engage à assurer une saine gestion de l’équipe de conseillers et du personnel en place. Il est important pour moi de continuer le travail entamé par le conseil précédent. Je suis là pour nous et notre avenir. »

Richard Roberge
Richard Roberge réside depuis bientôt 45 ans à Bishopton. Il est connu dans la région en tant que bâtisseur. Il a participé à la reconstruction de l’usine Shermag suite à son incendie en 1980, a participé à l’ouverture d’usines partout dans le monde et a même eu une entreprise de fabrication d’armoires de cuisine à son nom. C’est au fil de ces années qu’il a constaté un lent déclin du secteur Bishopton et de la municipalité. « Mais je suis là pour ramener une vie économique à Dudswell ! » Il souhaite donc ramener une offre commerciale diversifiée pour assurer un avenir pour ses concitoyens. « Sans ça, j’ai peur que, dans 20 ans, Bishopton, ce soit juste des chalets. »

M. Roberge se présente à la mairie comme suite naturelle de ses nombreuses implications bénévoles qu’il fait dans la région depuis plus de 20 ans. Il a été président de Nez rouge HSF et organisateur chez les scouts. À la préretraite depuis janvier, celui-ci avait plus de temps à consacrer à sa communauté. « Je vais me donner à 100 % pour amener de nouvelles industries et de nouveaux commerces. » L’équité dans les services et la tranquillité lui tiennent à cœur.

Élections Newport 2017

L’ancienne mairesse veut changer le statu quo à Newport

Dans la municipalité de Newport, les six conseillers en poste lors du dernier mandat ont tous été réélus par acclamation. Ce ne sera pas le cas pour le siège principal, alors que l’ancienne mairesse Thérèse Ménard-Théroux tente sa chance contre le maire sortant, Lionel Roy, dans le but de faire changer les choses.

Thérèse Ménard-Théroux
Mme Ménard-Théroux a été mairesse de Newport de 2009 à 2013. À la fin de son mandat municipal, celle-ci s’était présentée à la préfecture de la MRC contre Nicole Robert, qui avait été élue une seconde fois, avant de se retirer en 2016. Entretemps, elle s’est impliquée en tant qu’administratrice et secrétaire-trésorière à la SADC du Haut-Saint-François. « J’ai été active au développement économique de la région tout en tissant des liens avec les citoyens. Mais pendant ce temps, ce que je déplore, c’est que j’ai offert de l’aide au maire Roy, mais c’est toujours resté lettre morte. […] Il n’y a rien qui se fait côté développement en ce moment. Lionel Roy a déjà été maire de Newport dans les années 80, mais, aujourd’hui, le rôle d’un élu a changé. N’empêche qu’on vit présentement un retour aux années 80. Je suis désolée, mais on ne le voit nulle part, le maire Roy. Pourquoi est-ce qu’il n’a pas d’intérêt ? Du temps où j’étais là, j’avais mis en place une vie sociale. On est une petite municipalité. Les gens quittent s’il ne se passe rien. Avec au moins des activités, on a une société qui se parle. »

Thérèse Ménard-Théroux a suivi une formation en politique municipale. Maintenant, elle souhaite pouvoir mettre en place nombre de projets. « Les secteurs forestier et agricole sont des incontournables ici. Par exemple, il y a une demande en ce moment pour les produits forestiers comestibles [champignons, plantes, fruits, noix]. […] Pour les jeunes familles, je voudrais mettre sur pied une politique familiale. C’est important d’occuper le territoire. Ensuite, il faut avoir les infrastructures pour pouvoir brancher et garder connectés ces gens-là. On ne veut pas d’une autre usine ou d’une mine. C’est des petits commerces qui vont nous aider et il faut qu’ils aient accès à internet, même si on est en milieu rural. » Là-dessus, Mme Ménard-Théroux parle en connaissance de cause, elle qui possède la résidence touristique La Riveraine, que les gens de l’extérieur peuvent réserver en ligne.

Lionel Roy
Lionel Roy habite la municipalité de Newport depuis 50 ans, sans en être natif. Il cumule deux décennies d’expérience politique.

« Ça fait 21 ans que je m’implique. J’ai été conseiller pendant 10 ans et maire pendant 11 ans. J’ai dû prendre une pause de huit ans parce que j’avais trop d’ouvrage sur la ferme. C’est dans ces années-là qu’il y a eu la fusion et la défusion. »

Toujours aussi occupé par ses activités fermières, M. Roy tenait à répondre aux affirmations de Thérèse Ménard-Théroux, sans pouvoir faire une entrevue complète. « Du temps qu’elle était mairesse, Mme Ménard-Théroux a essayé des choses, mais ça n’a pas fonctionné. Les gens de la municipalité nous connaissent tous les deux. De mon côté, il n’y a rien de caché, c’est connu de tous. Quant aux activités municipales, j’y participe, comme tout bon citoyen. »

Lionel Roy termine en mentionnant qu’une de ses priorités sera Valoris. « Ça ne va pas bien. C’est un désastre. » Ensuite, il souhaite se pencher sur les orientations gouvernementales pour l’aménagement du territoire (OGAT). « C’est pas encore public tout ça, mais c’est un gros dossier. »

 

Freddy Angus

La Forêt hantée de Freddy Angus, un succès épouvantable

La 10e édition de la Forêt hantée de Freddy Angus s’est avérée un succès épouvantable. Plus de 2 000 personnes, adultes, adolescents et enfants provenant de la municipalité hôte et de l’extérieur ont patienté pendant plus d’une heure pour effectuer le trajet composé de neuf stations. Personne ne semblait avoir regretté l’attente en y allant de commentaires « c’est le fun, ça vaut la peine, vous allez voir », lançaient les visiteurs lors du retour de leur promenade dans les bois du parc des Deux Rivières. Plus de 70 bénévoles œuvraient au succès de l’activité. Le groupe Aliceson Cooper interprétait les pièces de la star Alice Cooper au cours de la soirée.

Camping Beau-Soleil

Le 50e anniversaire d’un camping 3.0

La saison vient à peine de se terminer que le Camping Beau-Soleil de Weedon est en plein chantier. Propriétaires depuis quatre ans, Louis Borne et son fils Patrick mettent les bouchées doubles en vue du 50e anniversaire du site, en 2018.
Louis Borne le dit d’emblée, depuis leur arrivée, lui et son fils sont en mode investissements. La cure de rajeunissement a débuté dès 2015, alors que le Camping Beau-Soleil passait de 3 à 4 étoiles sur 5 dans la classification de Camping Québec. L’année suivante, c’était les travaux de plomberie, de rénovation de planchers et d’émondage. « Bref, toutes ces petites choses qu’on ne remarque pas, mais qui sont importantes », témoigne M. Borne. Cette année, le débit de la connexion internet a été multiplié par 20, alors que le camping est passé d’une connexion satellite déficiente à la fibre optique. Le réseau sans-fil pourra ainsi être offert partout sur le site pour un coût d’environ 250 $ par mois pour les propriétaires. « En arrivant ici, les gens ont deux questions. La première, c’est: “Avez-vous internet ?” »

« La deuxième, c’est: “Avez-vous des jeux pour les enfants ?” » Là-dessus, le Camping Beau-Soleil n’était pas en reste. Déjà, il offrait terrain de jeux, maison des jeunes et piscines. Pour son 50e, les Borne souhaitaient hausser la barre en incorporant des jeux d’eau, qui ne nécessitent pas de surveillance et qui sont activables à l’aide d’un bouton-poussoir. « J’avais fait la demande des jeux d’eau auprès de mon banquier l’an dernier, mais il m’avait dit de me calmer », confie Louis Borne. L’homme originaire de Québec a donc patienté quelques mois et s’est entouré d’une équipe de bénévoles issus de la communauté de campeurs du site. Bien que les jeux d’eau de la compagnie Moove Playgrounds coutent des milliers de dollars, la facture finale sera moindre grâce à l’aide de ces différents corps de métier. « Il y a même un campeur saisonnier qui nous a prêté sa pépine », indique M. Borne en désignant l’excavatrice aux abords du chantier.

Les campeurs bénévoles n’avaient qu’une petite fenêtre d’ouverture pour compléter les travaux. Ceux-ci devaient faire vite avant l’arrivée du gel tout en évitant les journées de pluie. Louis Borne dirige les travaux les fins de semaine. « Il nous reste à couler la dalle de béton de 30 par 40 pieds. Après ça, je vais sortir l’eau de tous les tuyaux du site au compresseur avant de fermer le camping pour l’hiver. »

Dans le cadre du 50e, Camping Beau-Soleil vend des billets de séjour et des laissez-passer à 50 % de rabais. Ces billets donnent aussi droit au tirage d’un cellier prérempli, de journées de camping gratuites et de diverses cartes-cadeaux. Les propriétaires en sont encore à finaliser la recherche de commanditaires. Le tirage aura lieu lors d’un événement en soirée le 3 décembre prochain au resto-brasserie Le Dauphin de Sherbrooke.

Louis Borne conclut: « Le camping avait besoin de beaucoup d’amour et on est là pour lui en donner. Ma santé est bonne, donc c’est le temps. Je veux faire du Camping Beau-Soleil un camping 2.0, même 3.0 ! »

Pneus

5 éléments à retenir pour un véhicule bien chaussé en hiver

Pour rouler en toute sécurité durant la saison froide, de bons pneus adaptés aux conditions hivernales et à votre véhicule ! sont assurément indispensables. Voici cinq points à retenir pour que votre voiture soit bien chaussée cet hiver:

1. Il est recommandé d’installer ses pneus d’hiver dès que les températures avoisinent les 7 °C, et ce, même si les premières neiges tardent. En effet, en deçà de cette température, la gomme des pneus d’été durcit, réduisant du coup l’adhérence de ceux-ci, pour leur part, les pneus d’hiver conservent leur souplesse jusqu’à -40 °C.
2. La rainure de la semelle d’un pneu doit avoir une profondeur minimale de 4,8 mm (6/32e de pouce) pour que celui-ci soit sécuritaire. Si ce n’est pas le cas ou si l’usure actuelle est tout près de la limite acceptable (songez que vos pneus s’useront durant l’hiver !), changez vos pneus sans tarder.
3. Il est impératif d’installer quatre pneus identiques et de bonnes dimensions sur votre voiture. Idéalement, ceux-ci devraient également présenter un degré d’usure semblable. Sinon, installez les deux pneus les moins usés à l’arrière du véhicule pour assurer au mieux sa stabilité.
4. Il existe divers types de pneus d’hiver: certains sont conçus pour la neige, alors que d’autres offrent de meilleures performances sur la glace. Assurez-vous donc de choisir vos pneus en fonction des surfaces les plus souvent empruntées.
5. La pression des pneus a un impact important sur la distance de freinage et la motricité de votre véhicule, notamment. Ainsi, vérifiez régulièrement que vos pneus sont gonflés conformément aux recommandations du fabricant, ni plus ni moins !

violon

Trois concours, deux premières places, pour Courtney Drew, violoneuse

La rentrée scolaire a été mouvementée pour la violoneuse de Cookshire-Eaton, Courtney Drew. En un peu moins de deux semaines, celle-ci a participé à trois concours, dont deux pour lesquels elle a raflé la première place.

Courtney a débuté son triplé de concours par le Championnat canadien des Grands Maitres violoneux. Ne participe pas qui veut à cette prestigieuse épreuve. Seuls 30 finalistes ont l’honneur de donner des coups d’archet pour les juges. Ceux-ci sont soit invités par l’Association canadienne des Grands Maitres violoneux ou sont d’anciens finalistes des éditions précédentes. Dans le cas de Courtney, elle a reçu un appel de la branche provinciale de l’association. Il s’agissait donc d’une première participation pour la jeune femme de 19 ans. « J’ai commencé à faire des compétitions en Ontario et à l’extérieur du Québec l’année dernière », confie la violoneuse. Cela a aidé à être repérée et éventuellement invitée au concours. Pour la première fois de son histoire, la compétition avait lieu au Québec, à Salaberry-de-Valleyfield. En effet, en 28 années d’existence, ce n’est que depuis 2013 que le championnat est itinérant. La ville d’Ottawa avait hérité des 24 premières éditions du concours. Rien pour favoriser la violoneuse de Cookshire-Eaton, d’autant plus que les branches provinciales de l’association ne peuvent soumettre que cinq candidatures par année. Pour sa première participation, Courtney n’a pas réussi à se tailler une place parmi les dix finalistes. Elle a toutefois eu la chance de faire valoir son talent dans les jours suivants.

Des spectacles hauts en couleur
Le 1er septembre, Courtney s’est rendue en Ontario pour le Pembroke Fiddling Competition, où elle s’est classée première dans la catégorie des 19-44 ans. Trois jours plus tard, elle s’empare de nouveau de la pôle position, cette fois-ci au Sheffield Field Day au Vermont, dans la catégorie adulte des 18-59 ans. « Ces concours sont relativement stricts », nous avoue la Cookshiroise. « On a de 4 à 5 minutes chronométrées, selon le concours, pour jouer trois pièces différentes par cœur, sans partition. Par exemple, une valse, un reel et une gigue. » Étonnamment, bien que Courtney Drew admet être stressée lors de telles compétitions, il en va autrement de ses spectacles où elle fait de la claquette ou même roule sur un tonneau tout en jouant de son instrument ! « Oui, oui. Je suis aussi capable de jouer du violon de dos, étendue au sol et avec un cintre à vêtements au lieu de l’archet », dit-elle en réprimant un rire.

Courtney nous explique que ceux qu’on appelle les violoneux jouent généralement de la musique traditionnelle, tandis qu’un violoniste interprète de la musique classique. Au fil du temps, les violoneux en sont donc venus à animer les soirées et autres célébrations sociales. Inévitablement, ces musiciens ont pimenté leurs représentations de prouesses physiques, qui sont devenues des incontournables dans le milieu. Scott Woods, violoneux canadien toujours actif, va même jusqu’à faire des roulades en jouant. Il s’agit d’une influence majeure pour Courtney, qui a eu le plaisir de partager la scène avec lui à quelques reprises.

Courtney Drew se produira à la Ferme Groleau de Compton le 24 septembre, dans le cadre des Comptonales.

CONSEILS

5 conseils pour profiter d’une visibilité optimale cet hiver

Ce n’est pas un secret: la plupart (environ 90 %) des informations nécessaires pour conduire de façon sécuritaire nous parviennent par les yeux,… encore faut-il pouvoir y voir clair ! Cet hiver, réunissez toutes les conditions pour bénéficier d’une visibilité optimale et ainsi limiter les risques d’accidents en suivant ces quelques conseils:

1. Lavez le pare-brise (à l’intérieur et à l’extérieur) pour prévenir l’effet de halo induit par une vitre sale lorsque le soleil brille ou que vous croisez une voiture, par exemple. Profitez-en aussi pour nettoyer phares et rétroviseurs.
2. Déneigez et déglacez correctement le pare-brise, les vitres latérales, la lunette arrière, les phares, les feux et les rétroviseurs avant de prendre la route. Veillez également à dégeler et à décoller les balais d’essuie-glace avant de partir.
3. Assurez-vous de pouvoir compter sur des essuie-glaces performants, c’est-à-dire qui sont en bon état (ils ne laissent pas de traînées, ne font pas de bruit, ne sont pas fissurés, etc.), qui épousent bien la forme de votre pare-brise et qui sont adaptés aux rudes conditions hivernales. Il est conseillé d’installer des essuie-glace neufs chaque année en automne.
4. Vérifiez toujours le réservoir de liquide lave-glace avant de partir. Conservez en outre un bidon de lave-glace dans votre voiture, de même qu’une pelle, un balai à neige et un grattoir à neige et verglas pourraient s’accumuler en chemin.
5. Faites polir vos phares s’ils commencent à être plus opaques (à la longue, les rayons ultraviolets endommagent le plastique des phares).

Un dernier conseil: ne partez jamais sans vos lunettes de soleil… la neige réfléchit abondamment les rayons de l’astre du jour !

©2017 Journal Le Haut-Saint-François