École Source-Vive

Agrandissement de la Source-Vive à Ascot Corner

La demande d’agrandissement de l’école primaire de la Source-Vive à Ascot Corner avait déjà été annoncée le 16 mai dernier, mais c’est lors de la séance du Conseil des commissaires de septembre que la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) a officialisé que celle-ci serait acheminée au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES). Parmi les six demandes d’agrandissements d’établissements passées au vote lors de ce conseil, celle de la Source-Vive fut classée première dans la liste de priorités.

La demande au MEES prévoit l’ajout de quatre salles de classe, d’un service de garde, de 35 m2 de bibliothèque et de locaux administratifs. Elle tient également compte, dans ses plans, du terrain arrière adjacent à l’école, que la municipalité a offert à la CSRS. Celle-ci arrive un an après le début de l’implication de la Municipalité d’Ascot Corner dans le dossier. À ce moment, en octobre 2016, la CSRS en était à réviser le territoire desservi par la Source-Vive et envisageait la délocalisation d’élèves vers les écoles Notre-Dame-des-Champs, à Stoke, et des Avenues, dans l’est de Sherbrooke. Les travaux du comité de la CSRS avaient été suspendus devant le désir de la municipalité d’intervenir et de proposer diverses possibilités visant à garder les enfants dans la même localité. Entretemps, une pétition en faveur de la demande d’agrandissement a été mise en ligne sur le site internet de l’école primaire et l’appui du député de Mégantic, Ghislain Bolduc, a été sollicité et obtenu.

Maintenant la demande d’agrandissement soumise, la CSRS mandate de nouveau son Comité sur la révision des territoires d’appartenance « afin qu’il poursuive ses travaux entourant la révision du territoire de l’école de la Source-Vive, pour permettre aux élèves de retrouver un environnement propice aux apprentissages, et ce, à compter de l’année scolaire 2018-2019. » Cela n’est pas sans inquiéter la mairesse Nathalie Bresse. Advenant une réponse positive de la part du MEES, le projet ne pourrait être prêt avant 2019. Qu’adviendra-t-il du surplus d’élèves prévu dès la prochaine rentrée scolaire ? C’est là une des interrogations qu’avait Mme Bresse lorsqu’elle s’est adressée aux commissaires de la CSRS lors de la période de questions. Après coup, celle-ci a partagé ses impressions: « Je ne suis pas rassurée. On ne m’a pas donné de réponses. Ils sont encore demeurés vagues sur le sujet de la relocalisation. On manque déjà d’espace lors des récréations. » À l’heure actuelle, 80 élèves doivent se rendre aux parcs Dubreuil et Pomerleau sur l’heure du diner afin de diminuer la fréquentation de la cour d’école, apprend-on dans un document informatif du Conseil d’établissement de l’école primaire. À cela s’ajoute l’utilisation de deux locaux supplémentaires aux 12 classes officiellement reconnues par le ministère.

La mairesse d’Ascot Corner disait aussi craindre les délais possibles dans le cadre d’un tel projet. Elle n’a pas manqué de rappeler l’exemple peu reluisant de l’école des Aventuriers, du secteur St-Élie à Sherbrooke, qui avait mis 17 ans avant d’être inaugurée ! Du côté de la CSRS, on se veut rassurant. Dans un premier temps, Gilles Normand, son président, confirmait que l’objectif était de garder les jeunes dans leur communauté. Ensuite, la mise sur pied d’une pétition « a ajouté à la pertinence d’aller de l’avant. » Rappelons que l’intervention du député Ghislain Bolduc avait été décisive en mai dernier dans l’avancement du dossier puisque, au départ, l’école de la Source-Vive ne répondait pas aux critères gouvernementaux permettant la présentation d’une demande.

L’école primaire, qui est actuellement au maximum de sa capacité avec 300 élèves, projette en avoir jusqu’à 385 d’ici la rentrée de 2020 selon les prévisions ministérielles et de développement urbain.

Chantal Ouellet

Chantal Ouellet remporte le prix Elsie-Gibbons

La mairesse de Scotstown, Chantal Ouellet, marque l’histoire au Québec en étant la première femme à remporter le prix Elsie-Gibbons. Cette nouvelle distinction créée par la Fédération québécoise des municipalités (FQM) lui a été remise lors du gala présenté par le Fonds de solidarité FTQ.

Cette marque d’appréciation est remise à une élue municipale dont l’engagement a favorisé un maintien ou des avancées en regard de la place des femmes au sein de la société québécoise et particulièrement de la sphère politique municipale. Première conseillère municipale et première mairesse de l’histoire de Scotstown, Chantal Ouellet s’est toujours impliquée dans la cause sociale et environnementale.

« J’ai été surprise. Quand je voyais les autres candidatures, je me disais j’ai pas d’affaire ici. J’avais l’impression que je n’étais pas à la hauteur. Quand ils ont nommé mon nom, les deux jambes m’ont scié », d’exprimer avec sa fougue et sa spontanéité habituelle Mme Ouellet.

À quoi attribuer cet honneur ? La mairesse de Scotstown croit que c’est dû à sa ténacité. « Je suis tenace. J’aime ça que ça aboutisse. J’ai travaillé pendant 20 ans pour la création du parc du Mont-Mégantic et depuis 1990 que je voyais un lien avec le parc Walter MacKenzie. J’y croyais, j’ai essayé toutes sortes de manières et finalement ça s’est fait à travers la création du parc régional. Il faut croire en ce qu’on fait et les gens avec qui on travaille. »

« Moi, j’ai été en politique pas parce que j’étais une femme, parce qu’on m’a sollicitée. Quelqu’un m’a dit: t’es capable. J’y ai été avec mes tripes et ça s’adonne que c’est mes tripes de femme. Qu’est-ce que tu veux que j’y fasse ? Moi, ce que j’ai fait, ça contribué à faire en sorte que les femmes se pensent capables de le faire. Je crois que le fait d’être en politique ça a influencé d’autres femmes », d’avouer modestement la récipiendaire.

Rappelons que Mme Ouellet se retirera de la vie politique au terme du mandat actuel, et ce après 23 années d’implication à titre de conseillère et mairesse. Femme de terrain, elle avoue ne jamais avoir recherché quelque reconnaissance que ce soit. Outre le prix Elsie-Gibbons, la mairesse de Scotstown compte également à son palmarès le titre de personnalité de l’année remis en 1995 lors du gala des Lauréats du Haut-Saint-François. Faisant référence au prix Elsie-Gibbons, Mme Ouellet avoue « c’est touchant, émouvant, flatteur d’être reconnue par ses pairs, mais je n’ai jamais pensé à ça. Je n’ai pas cherché ça. J’ai toujours travaillé pour mon monde de chez nous. J’ai toujours cru aux gens de chez nous et de la MRC. »

Mentionnons que le prix Elsie-Gibbons a été nommé en l’honneur de la première mairesse de l’histoire du Québec et reconnu comme une femme courageuse, engagée et inspirante.

Site Web Journal

Un nouveau site Web pour le journal

Plus d’une trentaine de personnes, commerçants, élus, représentants d’organismes communautaires et de développement ont participé au lancement officiel du nouveau site Web de votre journal régional Le Haut-Saint-François, qui se déroulait à la salle des maires de la MRC.

En ligne depuis quelques mois, le nouveau site journalhautsaintfrancois.com se veut convivial et facile à naviguer. Sur l’entête juste à côté du logo, nous apercevons, en boucle, les photos de chacune des 14 municipalités du territoire. La barre de menu permet de sélectionner des textes selon les préférences que ce soit actualités, sports, culture et autres. Certains textes sont accompagnés de plusieurs photos illustrant bien la nature de l’activité. On y retrouve également l’onglet agenda permettant aux personnes de consulter rapidement le calendrier des activités des divers organismes du milieu. En consultant le menu, vous constaterez qu’il est maintenant possible de mettre des petites annonces en ligne. Il suffira de communiquer avec le journal.

Évidemment, sous la barre de menu, vous retrouvez tous les articles publiés dans le plus récent numéro en plus d’avoir accès aux anciens. Dans le souci de rendre l’information plus près de vous, le journal présentera chaque semaine une nouvelle inédite retraçant l’actualité du moment.

Outre l’information, le site offre une visibilité pour les commerçants du Haut-Saint-François. Évidemment, les bannières sous différentes formes sont présentes, mais l’équipe du journal s’est montrée créative en présentant des cartes vidéo. En cliquant sur l’onglet, vous aurez la chance de voir et entendre le ou la propriétaire présentant son entreprise. Le site se veut adaptatif et est accessible aux tablettes, ordinateurs de bureau et cellulaires.

Le journal va encore plus loin en créant sa chaine YouTube. Il suffit d’inscrire Journal Le Haut-Saint-François pour y accéder. Il est également possible de s’abonner gratuitement. Sur cette chaine, les internautes pourront consulter les cartes vidéo et des capsules thématiques qui se veulent informatives. Présentement, une série de six capsules présentera les grands principes de création d’une campagne de marketing de contenu. Les capsules se succéderont au fil des mois et aborderont divers sujets.

En créant son nouveau site Web, votre journal régional veut se rapprocher davantage de vous et parler de vous, principaux acteurs du Haut-Saint-François.

UPA HSF

Changement de tête au CA au Syndicat local de l’UPA du Haut-Saint-François

L’Union des producteurs agricoles (UPA) du Haut-Saint-François change de garde. Lynne Martel Bégin quitte la présidence alors que Henri Lemelin lui succède. L’élection s’est déroulée fin septembre lors de l’assemblée générale annuelle du syndicat local à la salle Guy-Veilleux à Cookshire-Eaton. Une trentaine de membres participaient au brunch suivi de l’AGA.

Mme Martel Bégin avait déjà annoncé son départ de la cellule locale suite à son élection à titre de vice-présidente de la Fédération régionale d’UPA Estrie. Dans un discours prononcé en début d’assemblée, elle a rappelé les points forts de son implication des huit dernières années. L’objectif qu’elle continuera de revendiquer au niveau régional demeure celui de rapprocher les agriculteurs des partenaires et décideurs du territoire. Elle rappelait aux membres présents que l’année 2017 en est une d’élections municipales et que ceux-ci avaient la tâche de continuer à sensibiliser les politiciens à la réalité du monde agricole. En ce sens, l’UPA du Haut-Saint-François avait préparé une fiche argumentaire destinée aux candidats. Les points abordés allaient de l’agroenvironnement à la fiscalité foncière sans oublier l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) rendu incertain par l’élection de Donald Trump aux États-Unis. Finalement, elle concluait en lançant une invitation aux « agricultrices à s’impliquer. Le milieu agricole est encore un milieu d’hommes, mais vous avez votre place dans l’organisation. »

C’est Henri Lemelin qui est le nouveau président du syndicat local, lui qui occupait jusqu’alors le poste de vice-président. L’homme est derrière la ferme du même nom située à Cookshire-Eaton. En février dernier, l’UPA Estrie y avait organisé une conférence de presse dénonçant la réforme du Programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA) par le gouvernement du Québec. Les producteurs agricoles avaient alors retiré le privilège de droit de passage des sentiers de motoneige et de quads sur leurs terres. Ce moment était l’un des temps forts du rapport d’activités de l’UPA du HSF pour l’année qui se terminait.

Dans le cadre de son plan d’action et des élections municipales, le syndicat local prépare une visite du territoire agricole destinée aux élus municipaux. Celle-ci réunirait élus municipaux, directeurs généraux, inspecteurs et aménagistes des 14 municipalités de la MRC afin de démontrer l’importance économique du secteur. La date du 28 octobre a été mentionnée. Cette résolution fait partie, plus largement, de la mission de l’UPA du HSF, qui promeut, défend et développe les intérêts de 774 producteurs et productrices agricoles. Les productions laitière, acéricole (sirop d’érable) et l’élevage de bovins de boucherie sont les secteurs dominants dans la région.

salle Guy-Veilleux

Les spectacles à la salle Guy-Veilleux annulés, on souhaite revenir en 2018

Après trois années complètes et à l’aube de sa quatrième saison, Sylvie Lapointe, directrice de la programmation des spectacles présentés à la salle Guy-Veilleux de Cookshire-Eaton, met un terme aux représentations, du moins pour 2017. Avec sa petite équipe, elle souhaite mettre sur pied un nouvel organisme sans but lucratif dans le but d’offrir à nouveau des spectacles au cours de 2018.

La récente présentation du spectacle Les deux frères aura été la seule de la nouvelle saison. Les quatre autres prévus soit Dominique et Martin, Les soeurs Boulay, Anthony Cavanah et Le bal à l’huile, qui devait marquer la fin d’année le 31 décembre, sont tous annulés. « Les pénalités, c’est moi, Sylvie Lapointe et Isabelle Bresse qui les payent de nos poches », précise Mme Lapointe.

Permis d’alcool

Selon Mme Lapointe, le tout serait lié au permis d’alcool. « Pour faire un spectacle, on a besoin des profits de la vente de billets et des profits de la vente de boissons. » Selon la directrice de la programmation et Mme Bresse, habituellement « la vente de billets paye l’artiste, mais pas les techniciens du son et autres dépenses. » Les spectacles ne sont pas tous rentables et les profits du bar venaient renflouer la caisse, précisent-elles. « Le but, ce n’est pas de faire de l’argent, mais faire nos frais. Isabelle et moi n’étant plus dans le comité des loisirs, on n’a plus accès à la vente de boissons parce qu’il n’y a pas d’entente entre eux et nous. Nous, qui sommes des individus à faire des spectacles et non un organisme. Après discussion, Isabelle et moi, on s’est dit: on ne peut pas faire de spectacle juste en ayant les profits de la vente de billets.

Mme Lapointe mentionne que le permis d’alcool permanent est au nom de Loisirs Cookshire. « On a essayé de négocier à deux ou trois reprises, pis y en était pas question. Le dernier show qu’on a fait Les deux frères, j’ai réessayé pis la présidente m’a dit: il n’en est pas question. » Mme Lapointe mentionne avoir offert de partager les profits. « Je lui ai dit: le show est booké tête, tu vas faire de l’argent et moi aussi je vais en faire pour les prochains show. Elle a dit non, il n’en est pas question, c’est tout à nous autres. » Les responsables du spectacle se sont résolues à vendre de la boisson gazeuse et des bouteilles d’eau. Mentionnons que des agents de la Sûreté du Québec se sont présentés sur place le soir de la représentation répondant à une plainte à l’effet qu’il y aurait de la boisson vendue sur les lieux. Les agents ont rebroussé chemin, constatant que tout était conforme.

Josée Gauthier, présidente de Loisirs Cookshire, confirme que Mme Lapointe a tenté de conclure une entente pour que l’organisme utilise le permis d’alcool aux fins du spectacle. Mme Gauthier mentionne que l’offre a été refusée par les membres du conseil d’administration de l’organisme. Selon la présidente, la répartition des revenus de la caisse du bar à deux tiers et un tiers pour Loisirs Cookshire était insuffisante, compte tenu des frais encourus. D’autre part, la présidente mentionne qu’un permis de vente d’alcool « ne se prête pas. » Toutefois, l’organisme peut autoriser une demande de permis de réunion, « mais on n’a jamais eu de demande », précise Mme Gauthier. D’autre part, il est peu probable qu’une entente intervienne entre les parties. Mme Gauthier laisse entendre que Loisirs Cookshire traînerait une dette attribuable, en partie, aux spectacles déficitaires. « Faudrait statuer sur les anciennes dettes contractées par les spectacles avant de faire un partage », précise la présidente de l’organisme.

Mme Lapointe, qui occupait le poste de présidente de Loisirs Cookshire, et Mme Bresse ont été remplacées lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisme, tenue en avril dernier. Les membres se sont prévalus d’une clause dans la charte précisant qu’aucun membre du conseil municipal ne pouvait siéger au sein du conseil d’administration. Étant conseillère, Mme Lapointe devait se retirer, même si elle occupait le poste de présidente de Loisirs Cookshire depuis trois ans. Le nouveau conseil d’administration avait mentionné, soutient Mme Lapointe, de ne plus s’occuper du volet spectacle préférant se concentrer sur les activités pour les enfants et la famille.

Église Notre-Dame-de-la-Paix de Johnville

La paroisse met fin au processus de vente de Église Notre-Dame-de-la-Paix de Johnville

La Fabrique gérant la paroisse Notre-Dame-de-l’Unité a mis fin au processus de vente de l’église Notre-Dame-de-la-Paix, à Johnville, suite à une assemblée de paroissiens tenue à la fin août.

En février dernier, quatre membres de l’équipe d’animation communautaire et gestionnaires avaient annoncé à la Fabrique leur démission pour la fin mars. « Ceux-ci s’en venaient épuisés et ne pouvaient plus continuer », nous confie Gérard Leblanc, président de la Fabrique de paroisse et diacre permanent. « La paroisse avait fait deux-trois tentatives pour recruter de nouveaux gestionnaires, mais ça n’avait pas levé. » À ce moment, la paroisse avait distribué des prospectus par la poste et fait du porte-à-porte pour interpeller les paroissiens. « Ce n’était pas un problème d’argent, c’est qu’on n’avait plus assez de personnes qui s’impliquaient », poursuit M. Leblanc. La Fabrique avait donc pris la décision de mettre l’église Notre-Dame-de-la-Paix en vente, en lançant un appel d’offres au printemps. Sept soumissions avaient été reçues en date du 30 mai.

La mise en vente a fouetté les ardeurs des paroissiens. Certains d’entre eux, comme Simon Simard, nouveau président du comité de gestion de l’église, ont appris la nouvelle en apercevant la pancarte immobilière devant leur lieu de culte. « Si on perd notre église, il nous reste quoi en bout de ligne ? C’est un héritage qu’il faut sauver. On l’a reçue de nos parents et il faut pouvoir la léguer à ceux qui suivent », affirme celui-ci après coup. C’est ainsi qu’une assemblée générale des paroissiens fut convoquée à la fin du mois d’août pour élire un comité de gestion dont la tâche serait de poursuivre les activités de financement et de pastorale, mettant ainsi fin au processus de vente. Cette fois, une cinquantaine de personnes participent à la rencontre. Au final, quatre gestionnaires se présentent et sont élus par l’assemblée. Ce nouveau comité de gestion « souhaite continuer comme avant la CVA (contribution volontaire annuelle) et les activités comme le bingo et les repas paroissiaux », rassure le président Simard. Le budget annuel de l’église Notre-Dame-de-la-Paix est de 25 000 $ et « on n’est pas en déficit cette année. »

Bien que la moyenne d’âge du nouveau comité de gestion de l’église demeure élevée (70 ans), M. Simard demeure confiant quant à la poursuite des activités. Malgré les changements de personnel et la mise en vente, l’église est demeurée en activité, en offrant messes et ADACE (assemblée dominicale en attente de célébration eucharistique) en alternance. La paroisse n’ayant plus de curé depuis 2013, six personnes mandatées par l’archevêque de Sherbrooke, Mgr Luc Cyr, forment l’équipe pastorale responsable de l’animation sur le territoire. Le marguillier Jean-Luc St-Laurent assure le lien entre le nouveau comité de gestion de Notre-Dame-de-la-Paix et la Fabrique de paroisse, dont le chef-lieu est situé à Compton.

Virage Santé mentale

Bell Cause pour la cause remet 20 000 $

Virage Santé mentale vient d’obtenir un bon coup de pouce pour son projet Vire-Voix en recevant une aide de 20 000 $ via le Fonds communautaire de Bell Cause pour la cause. En place depuis janvier dernier, le nouveau service offert sur le territoire du Haut-Saint-François est accessible à toutes les personnes de l’Estrie.

C’est à l’occasion du récent tournoi de golf-bénéfice de Virage Santé mentale que l’on a procédé à la remise officielle du chèque. Ce montant permettra le déploiement du nouveau programme Vire-Voix, pour apprendre à mieux vivre avec les voix. « Dans la société, le fait d’entendre des voix est perçu comme un signe que la personne ne va pas bien et qu’elle n’est pas en contact avec la réalité, voire même l’hospitalisation nécessaire. Pourtant, ce n’est pas le cas. » Cette réalité, explique Mme Beaudry, fait en sorte que les personnes ne se sentent pas à l’aise de parler ouvertement de leurs expériences.

Ce projet, explique Mme Beaudry, a pour but d’offrir à la personne, qui expérimente le phénomène des voix, l’appropriation du pouvoir sur ses voix et sa vie, et ce, à sa propre façon et à son propre rythme dans une approche axée sur le rétablissement. On offre un soutien et un lieu d’échange sécurisant afin de partager ses stratégies d’adaptation et commencer à en explorer de nouvelles tout en démystifiant le phénomène des voix.

« C’est une très belle avancée pour notre organisme et un beau projet innovateur au bénéfice des personnes qui entendent des voix, qui ont perdu espoir de mieux vivre avec leurs voix et qui ne désirent plus demeurer seul, isolé, et sans appui par rapport à leur vécu d’entendeur de voix », d’exprimer Mme Beaudry.

Mentionnons que Bell Cause pour la cause fait la promotion de la santé mentale au Canada par l’intermédiaire de campagnes nationales de sensibilisation et de lutte contre la stigmatisation et d’un important financement des soins communautaires, de l’accès aux soins de la recherche et des programmes en milieu de travail. « L’initiative Bell Cause pour la cause est très fière d’apporter son soutien au projet Vire-Voix », de mentionner Mary Deacon, présidente de Bell Cause pour la cause. Le fonds communautaire a remis des dons à 70 organismes au Canada pour venir en aide aux personnes vivant avec une maladie mentale.

Parmi les personnes présentes, le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, la mairesse de East Angus, Lynne Boulanger, et le président d’honneur, Daniel Desruisseaux, ont tous souligné l’importance de Virage Santé mentale dans le milieu.

Natalie Champigny

6015 $ pour la cause Natalie Champigny

Le tournoi de golf-bénéfice organisé par le Pub Central à East Angus s’est avéré un succès complet avec un maximum de 144 golfeurs, plus de 150 personnes au souper et des revenus de 6 015 $ qui ont été remis à la cause Natalie Champigny.

Marc Dion, propriétaire du Pub Central, est évidemment satisfait des résultats obtenus et songe déjà à la prochaine édition. Il aimerait revoir la formule du tirage, qui a bien fonctionné avec 3 000 $ de profit dans le but d’augmenter les recettes. « Pour l’an prochain, on a une nouvelle idée de concours, mais on va voir si ça marche », dit-il. Satisfait, M. Dion mentionne qu’il ne sera pas question d’augmenter les coûts de participation au tournoi-bénéfice. « Je veux garder ça abordable ». Le propriétaire était entouré d’une équipe de bénévoles dévoués qui ont contribué au succès dont Michel Champigny, qui a utilisé son réseau de connaissances dont d’anciens coéquipiers de la ligue junior majeure du Québec, qui se sont déplacés pour l’occasion.

Christian Vachon, président de la fondation portant son nom, participait à l’activité. L’organisme qu’il représente joue un rôle important à la cause Natalie Champigny. Les dons transitent par son organisme avant de revenir bonifiés dans le milieu. Les sommes amassées servent à venir en aide aux jeunes élèves des écoles primaires dans le besoin. Constatant l’ampleur de l’événement, M. Vachon mentionne « l’an prochain, on va apporter nos équipements pour être le plus visible possible et que les gens comprennent l’impact que ça a chez les jeunes dans nos écoles. » L’ex-hockeyeur des Bruins de Boston, Normand Léveillé, participait au tournoi pour une deuxième année consécutive.

Les PEPINES

Les PEPINES s’arrêtent dans le Haut-Saint-François

Elles étaient près d’une vingtaine de femmes réunies à La Vallée heureuse du Mont Élan pour en savoir davantage sur le monde politique municipal. Plusieurs cherchaient des réponses quant aux attentes envers une candidate et l’engagement que cela nécessite. Certaines ont manifesté leur intention de plonger dans la présente campagne électorale municipale alors que d’autres préfèrent se préparer en prévision de 2021.

La récente rencontre d’information et d’échange organisée par PEPINES (Promotion des Estriennes pour initier une nouvelle équité sociale) s’inscrivait dans le cadre du projet Parce qu’on est en 2017. L’exercice visait à inciter les femmes à se lancer en politique municipale tout en leur fournissant l’occasion de réseauter et d’accéder à des formations sur divers sujets, dont la prise de parole en public, la compréhension de documents budgétaires et le fonctionnement général des instances décisionnelles.
L’organisme, via le projet Parce qu’on est en 2017, tente de faciliter la prise de décision des femmes en démystifiant divers mythes, expliquant les choses telles qu’elles sont et surtout dire que les femmes ont leur place en politique municipale. Il suffit de la prendre. L’organisme mentionne que 26,1 % des postes d’élus sont présentement occupés par des femmes en Estrie.

Pour aider les femmes à faire le saut, on a remis une pochette à chaque participante dans laquelle on y retrouve la Boîte à outils pour les futures candidates aux élections municipales. À l’intérieur est inséré un fascicule intitulé Femmes d’influence je me lance, parcours de la candidate. Le document vise à accompagner la personne tout au long de son cheminement à commencer par son profil, les mythes et réalités, les questions que se pose une candidate jusqu’au bulletin de mise en candidature, le dépôt du bulletin, l’organisation d’une campagne électorale, les procédures obligatoires, l’exercice du mandat, tout ça en tenant compte du calendrier électoral. À l’intérieur de la chemise d’information, on retrouve également une brochure avec le nom et les coordonnées de plusieurs femmes conseillères et mairesses en Estrie pour celles désireuses d’en savoir davantage.

La rencontre conviviale du style 5 à 7 a permis l’échange d’information et de témoignages. Lise Pratte, conseillère pour la municipalité de La Patrie, a témoigné de son expérience qu’elle dit avoir appréciée. Elle ne sollicitera pas de nouveau mandat parce qu’elle a d’autres projets, mais encourage les femmes de tout âge à plonger. « Ne soyez pas gênée, vous êtes des citoyennes à part entière. Faut avancer, faut foncer. » Se voulant rassurante, Mme Pratte mentionne qu’il n’est pas nécessaire de tout savoir avant de plonger. « Ce n’est pas grave si on ne connaît pas la voirie, on va l’apprendre et il y a des gens compétents. On n’est jamais seul, le conseiller fait partie d’une équipe. » Mme Pratte mentionne retirer une grande satisfaction de son implication. « Si on va là, c’est parce qu’on a à cœur nos citoyens. Moi, j’ai eu le bonheur de travailler en équipe, faire de nouvelles choses. J’ai contribué à changer l’image de ma municipalité. Si j’ai un conseil à donner, c’est va y, saute à l’eau », de compléter la dynamique conseillère.

Les intervenantes de l’organisme, dont Mme Pratte, ont eu à répondre à diverses questions des participantes comme la conciliation travail famille, le nombre d’heures que nécessite la tâche de conseiller, la rémunération, la disponibilité, l’atmosphère au sein d’un conseil municipal et autres. Les intervenantes ont profité de l’occasion pour donner une dose de confiance, mentionnant que les femmes avaient tendance à se déprécier alors qu’elles étaient souvent plus qualifiées que certains hommes se présentant en politique municipale.

Parmi les participantes, quatre d’entre elles ont manifesté leur intention de plonger dans la présente campagne électorale municipale. Il s’agit de Mmes Isabelle Bibeau, de Dudswell, Marie-Hélène Charest, du secteur Bishopton, à Dudswell, de Denise Rivard, de La Patrie, et Hélène Pilon, d’East Angus.

Rappelons que l’organisme PEPINES a pour but de mettre en place les moyens pour permettre l’accès des femmes aux sphères de décision et promouvoir l’engagement et la participation des femmes au développement de leur région.

Transport HSF

Transport HSF inaugure la ligne bleue

Transport de personnes HSF a mis en service un nouveau trajet reliant Lingwick, Bury et Cookshire-Eaton aux Universités Bishop’s et de Sherbrooke, suivant l’axe de la route 108. Il s’agit du deuxième circuit régulier de la société de transport qui a vu le jour en juin 2016.

Un mois après avoir instauré la ligne bleue axe 108, Thérèse Domingue, responsable chez Transport HSF, en est déjà à augmenter la capacité d’accueil de passagers sur le circuit. « On a commencé avec des voitures taxis et il faudra bientôt utiliser des minibus sur cette route. C’est un beau problème. Ça évolue vite et c’est une belle surprise. » Mme Domingue indique qu’une situation similaire s’est produite sur la ligne verte. Des minibus d’une capacité de 24 passagers utilisés au départ, Transport HSF avait éventuellement opté pour ceux pouvant en contenir 32, devant l’augmentation d’achalandage. La responsable du guichet unique se réjouit de la clientèle variée ayant recours aux services. Il y a bien sûr les étudiants, qui peuvent se rendre à l’université ainsi qu’au Cégep de Sherbrooke, mais également de plus en plus de travailleurs. De même, certains citoyens trainent leur vélo avec eux grâce aux supports à vélo de certains autobus.

Depuis la fusion entre Transport collectif du Haut-Saint-François et Transport du Bonheur, organisme de transport adapté, en juin 2016, le but de la nouvelle entité a toujours été d’étendre le service dans la MRC. « L’implantation de la ligne bleue n’a pas été soudaine. Ça faisait quelques années que le projet est sur la table », poursuit Thérèse Domingue. « Après la fusion en 2016, on a pu aller vers le développement du réseau. On avait déjà quelques demandes. Donc, à l’automne 2016, on a réalisé un sondage pour valider les besoins des usagers. » La ligne bleue axe 108 est donc le résultat de ces démarches. « C’est sûr qu’il a fallu faire des choix. Avec les revenus et les subventions disponibles, on a décidé de mettre ce circuit-là en place. »

Mme Domingue conclut en disant que malgré la hausse d’utilisation du transport collectif, celle du transport adapté se maintient et affiche même une légère baisse.

Fete des recoltes

Fête des récoltes de Sawyerville

Lors de la première fin de semaine d’automne, le Marché villageois de Sawyerville tenait sa Fête des récoltes sur les terrains du Jardin Communautaire. Une quarantaine de personnes ont profité de la température anormalement élevée des derniers jours de septembre pour participer à l’événement.

Une douzaine de kiosques et de producteurs en mettaient plein la vue et le ventre avec leurs légumes fraichement récoltés à vendre ainsi que diverses dégustations de mets faits d’ingrédients locaux. Au menu, nous retrouvions chili végétarien, fèves au lard, salades et desserts élaborés par des bénévoles. Pour accompagner le tout, du jus de pommes tout droit sorti d’un pressoir ancestral en bois étanchait la soif des participants.

Yannick Côté, derrière la ferme Le Jardinier déchainé de Cookshire-Eaton, était l’un des producteurs maraichers présents. Il s’agissait de sa première Fête des récoltes en tant que commerçant. Celui-ci a comme modèle d’affaires les paniers de fruits et légumes, payés à l’avance et livrés à des points de chute. Cela fait maintenant deux ans qu’il œuvre à temps plein en agriculture. Il avait donc déjà pris part à de précédentes éditions de l’événement, de même qu’à des Fêtes des semences tenues au printemps, mais en tant que participant, du temps que sa ferme en était à ses débuts. C’est à ce moment qu’il a fait connaissance avec
Chantal Bolduc, organisatrice de la Fête et responsable au Jardin Communautaire de Sawyerville. Elle lui a donc lancé l’invitation cette année. « C’est important d’avoir accès à une agriculture de proximité dans le Haut-Saint-François », affirme M. Côté.

Chantal Bolduc abonde dans le même sens. L’achat local d’aliments biologiques et respectueux de l’environnement est la voie à suivre. « Ça fait quatre ans que le Jardin Communautaire existe et qu’on est un organisme à but non lucratif (OBNL). Il s’agit à la base d’un projet éducatif et les installations appartiennent à tout le monde. Le but est de favoriser les échanges et l’expérience avec autrui. »

C’est pour cette raison qu’on retrouvait sur place un atelier de culture de champignons et de ginseng. Également, Danielle Nault nous en apprenait davantage sur la lacto-fermentation. La designer de profession instruisait les citoyens sur les avantages et bénéfices de cette méthode de conservation millénaire découlant d’une réaction de l’acide lactique. Elle avait concocté pour l’occasion un chou fermenté, très proche de la choucroute, qu’elle faisait déguster. « Cette méthode a l’avantage d’avoir trois fois plus de vitamines que la cuisson conventionnelle en plus de favoriser la digestion. C’est une technique très répandue en Europe. »
Au milieu des kiosques, on retrouvait des musiciens interprétant des pièces traditionnelles irlandaises. La saison du Marché villageois de Sawyerville s’est terminée le samedi 30 septembre et sera de retour au printemps 2018.

Femmes d'affaires

Femmes d’affaires: quelles sont les clés du succès ?

Le goût du risque, l’amour des défis, le désir de se réaliser et de s’épanouir, l’envie d’être leur propre patron, la possibilité de mieux concilier leur vie professionnelle et leur vie familiale et, surtout, une immense passion pour leur métier poussent de plus en plus de femmes à se lancer dans les affaires. Et bon nombre d’entre elles obtiennent un succès hautement inspirant, il suffit de penser à Caroline Néron, à Danièle Henkel ou à Marilou, entre autres. Mais comment devient-on une femme d’affaires accomplie ?

Les entrepreneures ont habituellement en commun quelques qualités essentielles, à commencer par une détermination et une persévérance à toute épreuve. La confiance en soi et le leadership sont aussi des caractéristiques primordiales pour évoluer dans le monde des affaires, encore aujourd’hui majoritairement masculin. Et ce n’est pas tout: pour réussir, ces femmes de tête doivent posséder un solide sens de l’organisation, être des «pros» du réseautage, savoir vendre et, par-dessus tout, faire preuve d’une créativité illimitée.

Et si elles sont conscientes de leur valeur, les femmes d’affaires connaissent aussi leurs limites. Autrement dit, elles n’hésitent pas à confier à d’autres les tâches qui ne relèvent pas de leur expertise. Être entrepreneure, c’est donc également savoir s’entourer des bonnes personnes, c’est-à-dire de gens de confiance dont les compétences contribueront à faire grandir l’entreprise. Enfin et ce n’est un secret pour personne !, le succès vient évidemment en travaillant fort : les femmes d’affaires qui réussissent s’investissent pleinement dans leur entreprise. Envie de relever le défi ?

Kirkin’ o’ the Tartans

The Kirkin’ o’ the Tartans in Scotstown

«Ceud mìle fàilte», the banner said. That’s «A Hundred Thousand Welcomes» in Gàidhlig, or Scottish Gaelic. The occasion was the Kirkin′o′ the Tartans ceremony under a big top in the Walter MacKenzie Park on August 6, with Roderick MacIver presiding over a crowd of more than 200.

The event closed the Scottish Festival, celebrating the 125th anniversary of Scotstown’s incorporation. « Scotstown was settled by the Scottish, and this was a respectful tribute to them », said Madeline Irving, president of the Ceilidh Society of Scotstown.

Kirking means blessing in Gàidhlig, and tartans are the traditional plaid woven woollen cloths identifying the various Scottish clans. There was the Quebec tartan carried by Scotstown mayor Chantal Ouellet. Then the Lion Rampant. The St. Andrews flag of Scotland. The new Scotstown tartan, designed and hand-woven by James MacAulay, and newly registered with the Official Scottish Registry. The Eastern Townships tartan. And some 45 tartans representing various clans whose descendants live in this area. In all, 51 different tartans were carried forward and displayed during the blessing.

MacIver spoke about the origins of the kirking ceremony. It started in Scotland in 1746 after the defeat of Bonnie Prince Charlie, when Scottish gaelic, music, dancing, bagpipes, and tartans were all banned. « They would place their hands over a piece of tartan concealed under their clothes next to their heart, and the minister would give a blessing », he said. « This was the way the Highlanders would show their fierce loyalty to their culture and heritage. We can be proud of what we are doing today! »

RURART

Rurart à Cookshire-Eaton

La septième édition de Rurart avait lieu le 22 septembre dernier sur le site de la ferme La Généreuse à Cookshire-Eaton. L’événement est l’occasion de vivre l’art contemporain en plein cœur de la nature. C’est ce qu’a fait une cinquantaine de personnes en parcourant un sentier artistique hors de l’ordinaire dans un musée à ciel ouvert.

Les visiteurs sont, dans un premier temps, invités à apporter leur pique-nique pour le déguster à l’extérieur, près de la maison de briques centenaire et de la grange de bois d’époque. Une guide entraine par la suite le groupe afin de débuter le parcours. Après avoir traversé un champ où sont cultivés foin et céréales, on s’immobilise près de la première œuvre du parcours: Amélie Lemay-Choquette, l’organisatrice de l’événement, qui exécute des mouvements de danse à l’orée du bois. C’est ainsi que les participants seront invités à visiter ce musée à ciel ouvert dans le cadre d’un parcours d’environ 1 km passant tantôt à travers un verger, tantôt dans les sentiers de la forêt de plus de 150 acres de la ferme La Généreuse. Les points d’arrêt parsemés le long du trajet nous font découvrir en alternance Johan Gass, ses musiciens, Amélie Lemay-Choquette et notre guide-poète-acrobate, Marie-Noëlle Doucet-Paquin. Cette randonnée en nature d’environ une heure se termine par la prestation de l’artiste Johan Gass en formule trio à l’intérieur de la grange bucolique où sont exposées une douzaine de peintures sur verre et de sculptures sur marbre.

Zeerka est l’artiste statuaire derrière les sculptures sur marbre. Elle est en résidence permanente à la ferme La Généreuse, après avoir passé 12 ans à Carrara en Italie dans le cadre de bourses d’études de longue durée pour apprivoiser le noble matériau et perfectionner son art. Il s’agit de sa deuxième exposition sur le site, après celle du Sentier artistique des Hauts-Boisés qui avait lieu en juillet. Pouvoir créer en nature est une réelle bénédiction pour Zeerka. « Ça nous amène à être ce qu’on est et à être plus créatifs. »

La lumière naturelle comme projecteur

Pour Amélie Lemay-Choquette, l’instigatrice du projet, l’objectif ultime demeure de présenter quatre Rurart par année, soit un par saison. « Mais ça demande plus de travail et d’organisation. Il faut aussi plus d’artistes. » Certains Rurart ont eu jusqu’à 10-12 artistes simultanément, ce qui n’est pas évident pour une activité qui récolte les contributions volontaires pour leur offrir un cachet. L’autre contrainte demeure la nature. Là-dessus, la danseuse et peintre touche du bois: « On est chanceux. À date, on a toujours eu du beau temps. »

Après avoir organisé des parcours extérieurs artistiques dans le cadre de chaque saison, Mme Lemay-Choquette ne peut déterminer son moment préféré, chacun offrant ses particularités et «des moments wow !» « Le printemps, c’est encore gris et neutre, donc on utilise des costumes colorés. Il y a beaucoup de perspective; on voit en profondeur et loin. En automne, c’est évidemment les couleurs de la forêt. Il y a aussi le son des grillons qui est présent. En été, c’est plus festif et énergique. Les artistes se sentent légers, ils jouent plus entre eux. Finalement, l’hiver, c’est plus introspectif, mais en même temps convivial. On a envie d’être ensemble à l’intérieur. La couleur qui prédomine est le blanc. »

Celle qui a grandi sur la ferme La Généreuse est consciente que la scène qu’elle offre n’est pas conventionnelle. « Ici, pour un artiste, il n’y a rien de confortable. C’est brut. On est loin des structures traditionnelles. On est dans l’expérience ! La nature est déjà parfaite et complète. Il faut donc une curiosité et une ouverture de la part de l’artiste parce que, ici, le point de mire, c’est la nature. C’est une expérience immersive et c’est ce qui, chez le public, crée un sentiment d’appartenance, même avec des inconnus. »

La directrice artistique de Rurart termine en mentionnant le rôle important qu’a son principal commanditaire, IGA Cookshire et Gilles Denis, de même que l’équipe de bénévoles qui rendent ce rendez-vous artistique possible.

Concerts classiques du type pique-nique

Des spectacles appréciés

La première édition de trois concerts classiques du type pique-nique, présentés dans la cour arrière de la Maison de la Culture John-Henry-Pope à Cookshire-Eaton, a suscité suffisamment d’intérêt de la part du public pour que l’on songe à une deuxième édition. « C’est un bon départ. Je suis heureuse que les gens répondent, que les familles répondent. C’est une autre façon de présenter des artistes », d’exprimer Myriam Genest-Denis, responsable de la programmation musicale de la Maison de la Culture. Plus de 150 personnes ont savouré les prestations à commencer par celle du trio Boréas, composé de Robin Doyon, trompette, Martin Ringuette, trombone, et Christian Beaucher au cor, suivi du duo Myriam Genest-Denis, flûte et Karine Breton, basson et le dernier mettant en vedette Anne-Marie Leblanc, violoncelle et Marie-Michelle Raby au piano. Mentionnons que les spectacles étaient offerts gratuitement grâce à la participation de IGA Cookshire. Toutefois, la saison n’est pas terminée pour les amateurs d’art. Il est possible de visiter gratuitement la galerie d’art pour y admirer les œuvres de l’artiste Louis-Pierre Bougie.

Comité des usagers

Le Comité des usagers CIUSSS-CHUS présente Les 12 travaux de Dominic

Les prestataires de soins et services du CIUSSS de l’Estrie et du CHUS ainsi que les résidents des centres d’hébergement étaient nombreux à assister à la troisième représentation du spectacle J’ai ben l’droit !, au Centre culturel de Weedon. Ceux-ci ont pu en apprendre davantage sur leurs droits en tant qu’usagers des établissements de santé tout en bénéficiant d’un spectacle mêlant humour et musique.

Le Comité des usagers du CIUSSS de l’Estrie – CHUS est derrière l’organisation de cette tournée humoristique mettant en vedette Dominic St-Laurent. Celle-ci s’échelonnera jusqu’au mois de novembre et offrira deux représentations gratuites à Cookshire-Eaton. Le spectacle présente les 12 droits des usagers du CIUSSS de l’Estrie, du CHUS et des centres d’hébergement. Par exemple: les droits à l’information, d’accès au dossier ou, encore, celui de porter plainte. Dominic St-Laurent déploie en solo et pendant 60 minutes ses multiples talents d’humoriste, musicien, danseur, imitateur et marionnettiste. Avec l’interaction du public, il imite tour à tour Gilles Vigneault, Ginette Reno et Fred Pellerin, tout en informant le public. La soixantaine de spectateurs présents ont semblé bien apprécier les multiples facettes de l’artiste.

Cécile Tellier-Roy est présidente du Comité des usagers du CSSS du Haut-Saint-François, situé à Weedon. « C’est un spectacle qui est fait pour tout le monde. Tout le monde peut le comprendre. Et c’est important, parce que les droits des usagers, c’est toujours à répéter. » Elle a profité de l’occasion pour rappeler que les différents comités d’usagers ont besoin de bénévoles.

Dominic St-Laurent s’est fait connaitre dans le cadre de l’émission La petite séduction, en 2007, alors que Normand Brathwaite était de passage dans les villages de St-Venant-de-Paquette, East Hereford et St-Herménégilde, cette dernière municipalité étant le lieu où a grandi M. St-Laurent. Il vit maintenant à Montréal où il joue dans des comédies musicales, dont Grease et Blue Suede Show. Il est devenu la tête d’affiche de J’ai ben l’droit ! après un appel de projets pour lequel il a écrit et soumis une ébauche de spectacle.

La tournée comporte un total de 24 représentations gratuites. Dans la MRC, il en reste deux qui auront lieu à la salle Guy-Veilleux à Cookshire-Eaton dans la journée du 2 novembre prochain. La première sera en anglais à 14 h, tandis que la seconde se fera dans la langue de Molière à 19 h.

Putter Bernier

5 000 $ amassés pour les jeunes au Classique Putter Bernier

Encore cette année, la classique de golf Putter Bernier a réussi à recueillir 5 000 $ qui sont versés à la Fondation Sports et Loisirs de East Angus. Les amateurs de golf ont profité d’une magnifique journée ensoleillée et d’un parcours en excellent état pour s’adonner à leur loisir et contribuer à une noble cause. Dans la catégorie amateur, les grands gagnants sont Denis Bernier, Claude Giroux, Mario Grenier et Francis Proteau qui ont rapporté une carte de -12. Dans la catégorie Pro-Am, ce sont Pierre-Carl Béliveau, professionnel, Pauline Boisvert, Pierre-Luc Fournier et Jacques Laplante qui sont arrivés bons premiers avec une carte de -14. Rappelons que la fondation permet de venir en aide aux jeunes désireux de faire un sport ou un loisir de leur choix. Lyne Bernier, pionnière de la classique et membre du comité organisateur, remercie les généreux commanditaires, dont La Promutuel et les participants pour leur soutien indéfectible.

Nous apercevons de gauche à droite les membres du comité organisateur Vincent Héraud, directeur des loisirs, Micheline C. Dion, David Fournier, directeur général de East Angus, Lyne Bernier et Claude Giroux. Absent sur la photo Guy Faucher.

Jacqueline Ponton

Jacqueline Ponton reconnue

Dans le cadre du 150e de la Confédération, Marie-Claude Bibeau, députée fédérale de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, remettait une série d’épinglettes spéciales à des citoyens engagés dans leur communauté. Jacqueline Ponton, bénévole bien connue d’East Angus, fut l’une d’eux.

« Quand j’ai reçu la lettre, j’étais folle de joie ! J’étais tellement surprise. Je restais pas en place cette journée-là », s’exclame Mme Ponton. Celle-ci savait que sa candidature avait été soumise, mais croyait qu’elle n’avait finalement pas été retenue puisque Mme Bibeau avait déjà fait une remise d’épinglettes lors d’une soirée des Concerts de la gare. Quelle ne fut pas sa surprise de recevoir moins d’une semaine plus tard un colis postal comprenant épinglette et lettre de reconnaissance de la part de la députée ! Mylène Ouellette, adjointe de circonscription, confirme la distribution en deux temps: « Il y avait 20 récipiendaires pour lesquels Mme Bibeau remettait en personne les épinglettes. Comme nous avons reçu beaucoup de candidatures, certains ont reçu leur reconnaissance par la poste. »

Jacqueline Ponton cumule 58 années d’implication bénévole. « J’ai commencé quand on a emménagé dans notre maison en 1959. J’avais 23 ans. » Depuis, la résidente d’East Angus a additionné les organismes auxquels elle offre du temps. C’est ainsi que Mme Ponton a occupé divers postes à l’Association féminine d’éducation et d’action sociale (Afeas), chez l’Entourlaine (présidente), pour les Filles d’Isabelle, au Cercle d’amitié d’East Angus (FADOQ) en plus de chanter dans des chorales. Le gout du chant lui vient de sa famille nombreuse, originaire de Sherbrooke. « Quand j’étais jeune, les voisins venaient à la maison, puis tout le monde chantait ensemble », se remémore-t-elle. « Ça nous forge, le milieu d’où l’on vient. » Même si Mme Ponton était de nature timide et réservée lorsqu’elle a débuté le bénévolat vers la mi-vingtaine, c’est au fil des rencontres et des expériences qu’elle est devenue la femme volubile et allumée qu’on connait aujourd’hui. « En 58 ans, c’est sûr que j’ai changé. On prend confiance, on évolue. Mais ce qu’on donne aux autres, on le reçoit en retour au centuple. »

C’est ainsi qu’elle tire beaucoup de plaisir et de fierté des victoires quotidiennes, comme de sortir une personne âgée de son isolement et de l’amener à se réinsérer socialement en prenant part à des activités. De même, lui tiennent à cœur les dossiers qu’elle a défendus avec l’Afeas auprès du gouvernement. « Les congés parentaux, les garderies, les rentes du Québec c’est pas acquis ! C’est parce qu’on a beaucoup travaillé par le passé que la société en est rendue là aujourd’hui. Et parfois, ce n’est pas dit, mais une part du mérite revient à des organismes comme l’Afeas, pas juste au gouvernement », rappelle Mme Ponton. « Les jeunes pensent parfois qu’on est juste des tricoteuses, mais c’est tellement plus que ça ! »

La relève représente une des inquiétudes de celle qui a été bénévole de l’année à plus d’une reprise. « On fait tout pour recruter. » Malgré tout, la cellule locale de l’Afeas a dû se résigner récemment à fermer et à rejoindre celle de Cookshire à cause du manque d’effectif. « Quand j’ai commencé à m’impliquer avec les Filles d’Isabelle, on était 396, juste pour la ville de East Angus. Aujourd’hui, on est 46. »

C’est pourquoi les hommages reçus par Jacqueline Ponton au fil des ans lui font particulièrement chaud au cœur. « C’est pas toujours facile. Des bénévoles, il y en a, mais ça demeure souvent les mêmes. » À un certain moment, l’octogénaire pouvait faire jusqu’à 30 heures de bénévolat par semaine. Les reconnaissances ponctuelles, comme l’épinglette spéciale du 150e, sont donc autant de petites tapes dans le dos qui l’encouragent à continuer. « J’ai plastifié la lettre. C’était très important pour moi », avoue Mme Ponton.

Voitures anciennes

Les belles d’autrefois attirent les amateurs

La deuxième édition des autos antiques présentée au parc des Braves à Cookshire-Eaton confirme l’intérêt des gens pour ces belles d’autrefois. Plus d’une soixantaine de véhicules anciens et plus récents, authentiques pour certains et modifiés pour d’autres, ont suscité la curiosité des nombreuses personnes qui ont profité de la belle journée ensoleillée. Effectivement, les chauds et éclatants rayons de soleil faisaient briller les véhicules. Les responsables de l’activité, qui était offerte gratuitement, Isabelle Bresse et Sylvie Lapointe, étaient satisfaites de l’achalandage. En fait, le Cœur Villageois de Cookshire-Eaton battait à pleins poumons au cours de cette journée où l’on retrouvait deux activités pratiquement côte à côte soit l’exposition et le spectacle de concert classique sur l’heure du dîner.

Manoir Eau Vive

Manoir de l’Eau Vive à Cookshire-Eaton

Le Manoir de l’Eau Vive, à Cookshire-Eaton, présentait une exposition artisanale les 22 et 23 septembre derniers. Au total, ce sont près de 200 personnes qui ont visité les kiosques des 14 exposants qui proposaient vitraux, peintures, bijoux, tricots, produits de l’érable et sculptures. Nancy Pérusse, agente de location au manoir, offrait également des visites guidées des logements disponibles. Sur l’heure du midi, un repas préparé par le chef Mario Ladouceur, de l’Auberge l’Orchidée, était offert aux visiteurs et aux résidents, au son de l’orchestre Cool Sax. Le Manoir de l’Eau Vive est une résidence pour retraités comptant 83 logements. L’établissement est ouvert depuis 2013 et offre des services bilingues.

Golf Virage

Tournoi de golf Virage Santé mentale

Plus d’une soixantaine de golfeurs ont foulé le parcours du terrain de golf d’East Angus et une centaine de personnes ont participé au souper au profit de Virage Santé mentale du Haut-Saint-François.

Les sous amassés servent à l’organisme, vieux de 32 ans, à promouvoir la santé mentale, démystifier la maladie mentale, prévenir des problèmes de santé mentale et offrir du soutien aux personnes en besoin. Les objectifs sont de développer les habiletés des personnes afin de leur permettre de mieux gérer leur quotidien favorisant ainsi le maintien d’une bonne santé mentale, de prévenir l’émergence d’une foule de problèmes de santé mentale comme l’anxiété, la dépression, l’abus de substances, la délinquance, la violence et le suicide.

Daniel Desruisseaux, président d’honneur, souligne l’importance de contribuer pour aider les intervenants à aider les personnes aux prises avec un problème de santé mentale. « On a besoin de votre aide pour les aider à aider », complète-t-il.

Nous retrouvons de gauche à droite Daniel Lamoureux, directeur général de la Caisse Desjardins du Nord du Haut-Saint-François, partenaire majeur, Daniel Desruisseaux, président d’honneur et copropriétaire de la Pharmacie Proxim Cookshire-Eaton et East Angus, Pauline Beaudry, directrice générale de Virage Santé mentale, et Réjean Dumas, de Weedon Auto, également partenaire majeur.

©2019 Journal Le Haut-Saint-François