Rue Planche

Le conseil municipal crée un comité pour la rue Planche à Cookshire-Eaton

Suite au dépôt d’une pétition de 119 signatures par deux résidentes de la rue Planche à Cookshire-Eaton, la mairesse Sylvie Lapointe et les conseillers ont décidé d’instaurer un comité qui aura pour tâche de réévaluer la présence de 51 cloches de béton, formant un corridor scolaire.
Le nouveau comité sera composé des deux instigatrices de la pétition, Solange Beaudoin et Nicole Laflamme, de deux conseillers municipaux et de deux parents du conseil d’établissement de l’école primaire St-Camille. Ces quatre derniers sièges seront déterminés prochainement.

Solange Beaudoin et Nicole Laflamme ont démarré une pétition visant le retrait de 51 cloches de béton jaunes formant un corridor scolaire le long de la rue Planche depuis septembre dernier. Les deux résidentes propriétaires étaient accompagnées d’une vingtaine d’autres citoyens lors de la séance du conseil municipal du 4 décembre. Celles-ci ont remis leurs documents lors de la période de questions et ont fait part de leurs inquiétudes de vive voix. S’en est suivie une série d’échanges d’une quarantaine de minutes entre le conseil et l’assistance pendant laquelle la mairesse a dû faire des rappels à l’ordre et au calme à au moins cinq reprises.

D’entrée de jeu, Sylvie Lapointe a admis une part du blâme de la Ville et précisé qu’il s’agissait d’un projet pilote. « C’est pas beau, mais on a le droit de se tromper. […] Pour cet hiver, désolée, mais on ne pourra pas faire grand-chose. » Plusieurs des citoyens présents redoutent l’arrivée de l’hiver et les problèmes de déneigement à prévoir. Le conseiller Roger Thibault, en fonction en 2016 lors des discussions et de l’adoption de la résolution entourant le passage piétonnier, a dans un premier temps proposé la mise sur pied d’un comité de réévaluation du projet au printemps 2018.

Stéphane Couture, qui habite la rue Planche, a fait part de sa difficulté à accéder à sa propriété avec le dix roues qu’il utilise dans le cadre de son travail. Excédé par la situation, il a proposé d’enlever lui-même les blocs de béton, à ses frais.

Le conseiller Mario Gendron, nouvellement élu dans le district 2, s’est alors enquis des autres scénarios qui avaient été envisagés par la Ville et de leur cout. Le directeur général, Martin Tremblay, a affirmé qu’environ cinq ou six scénarios avaient été considérés. Parmi eux, des poteaux de caoutchouc pour bandes cyclables, du marquage au sol, un trottoir et une clôture. L’un d’eux aurait été de transférer la circulation piétonnière vers la rue Sawyer, qui est la rue suivante parallèle à Planche. Cette artère sera entièrement refaite au printemps 2018, donc l’idée demeurait en instance.

Finalement, c’est l’option la moins chère, l’installation des cloches de béton, réutilisables ailleurs, qui aura été retenue au cout de 2 000 $. À titre comparatif, la construction d’un trottoir s’élevait à 20 000 $ alors que la rue Planche sera réfectionnée d’ici deux ans, selon la Ville.
Face à l’inquiétude des instigatrices de la pétition qui redoutaient l’ajout de délai au processus, la mairesse Sylvie Lapointe s’est engagée à former le comité dès cette semaine. Entretemps, le conseiller Marcel Charpentier a demandé à ce que soient prises des mesures supplémentaires afin de fournir un déneigement adéquat de la rue Planche et de son corridor scolaire.

Abattoir Desmarais

Incendie de l’Abattoir Rousseau à Lingwick

Carl Desmarais, propriétaire de l’Abattoir boucherie Desmarais, à Weedon, étudie la possibilité d’agrandir les installations actuelles et obtenir la catégorie «A1» de type multiespèces, celle détenue par l’Abattoir Rousseau à Lingwick, afin de desservir la clientèle du Haut-Saint-François.

L’Abattoir Rousseau a été la proie des flammes en novembre dernier. Avec sa disparition s’envole le seul abattoir de type «A1» multiservice sur le territoire. M. Desmarais mentionne avoir été approché par l’UPA et d’autres organismes dont le CLD du Haut-Saint-François pour offrir le service à la clientèle de ce territoire.

« On étudie le projet. On commence. Le timing est pas trop bon parce qu’on est dans le rush d’automne, mais on est intéressé », d’exprimer M. Desmarais. Présentement, l’Abattoir boucherie Desmarais offre le service multiespèces, mais n’a pas la certification de la catégorie «A1», ce dont il aimerait se procurer.

Le projet en est encore à l’étape embryonnaire, précise-t-il. « J’explore, on va voir avec l’UPA, le MAPAQ et le CLD en quoi ça consiste.  » Présentement, l’entreprise de Weedon procure du travail à huit personnes, plus certaines autres sur une base occasionnelle. Si le projet devait se concrétiser, M. Desmarais se propose d’embaucher de la main-d’œuvre de l’abattoir de Lingwick. Daniel Bérubé, conseiller aux entreprises au CLD du Haut-Saint-François, accompagne M. Desmarais dans ses démarches auprès du MAPAQ et d’autres partenaires.

Riviere Eaton

La rivière Eaton gruge les terres de la Ferme J. Omer Dionne de Cookshire-Eaton

Pierre Dionne, propriétaire de la ferme J. Omer Dionne, lance un cri d’alarme à la municipalité de Cookshire-Eaton ainsi qu’à la MRC du Haut-Saint-François. La rivière Eaton, qui longe ses terres du chemin du Bassin, présente des problèmes d’érosion des berges et d’inondations. « J’ai dû perdre 4 ou 5 acres à date », estime le producteur de pommes de terre.

Le Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF) a publié en 2006 une analyse stipulant que « des inondations répétitives se sont produites à Cookshire, sur la rivière Eaton. On y associe également un risque d’embâcles au même endroit. » Les problèmes qui en découlent incluent l’érosion des berges.

C’est ce que M. Dionne a constaté ces dernières années. « Il y a eu de grosses inondations au printemps, il y a trois ans. J’ai eu des tas de 30 pieds de haut de débris et de blocs de glace qui se sont ramassés sur un de mes champs. Ça a arraché 2 pieds de topsoil. Les arbres étaient plumés sur 7-8 pieds. »

Pierre Dionne a grandi sur les terres de la ferme familiale. Il a pu constater les changements au fil des décennies. « Avant, c’était du terrain planche ici. » On constate aujourd’hui des dénivellations qui s’accentuent en approchant de la rivière Eaton. Des cratères seraient même apparus, l’un d’eux ayant plus de deux mètres de profondeur et cinq de diamètre.

L’environnement avant le rendement
Charles Laforest est aménagiste à la MRC du Haut-Saint-François et l’une des personnes-ressources de la politique de gestion des cours d’eau. Celui-ci confirme que l’érosion est un phénomène naturel normal et que la MRC n’est pas tenue de l’enrayer.
« La rivière Eaton est particulière vu son fond de cailloux. Elle est très dynamique et c’est vrai qu’elle tend à se déplacer. On le voit avec des photos aériennes prises au fil des années. »

Le fond rocailleux de la rivière entraine la formation de berges ou plages de galets au gré des changements de saison. Par le passé, Pierre Dionne enlevait lui-même le gravier du cours d’eau pour le garder creux et étroit. « Aujourd’hui, ça prendrait 3000 à 4000 charges pour enlever ce gravier-là », déplore-t-il. « La rivière élargit et dévie de son parcours à cause de ça. Il faut creuser pour ôter les bancs. Il est temps que le gouvernement fasse quelque chose. »

Charles Laforest confirme qu’il s’agit là d’une ancienne méthode de faire. « Avant, le gouvernement faisait creuser des cours d’eau pour favoriser l’écoulement et le drainage. Pour les agriculteurs de l’époque, ça a donné l’impression qu’il s’agissait de la chose à faire. Mais maintenant, il y a des considérations environnementales. On évite le creusage et les interventions parce que c’est nocif. On privilégie l’environnement avant le rendement des terres. »

Stabiliser les rives
Lors de notre visite des terres de Pierre Dionne, il était possible de voir des arbres pencher au-dessus de la rivière Eaton, alors que leurs racines étaient à demi exposées à l’eau. « C’est dommage parce qu’on perd des terres productives près de la rivière. C’est pollué de gravier ici », conclut l’agriculteur.

Charles Laforest rappelle que des options s’offrent aux riverains qui voient leur terrain modifié par un cours d’eau. Dans un premier temps, il y a l’option végétale qui consiste à planter des arbustes et de la végétation qui viendront renforcer la rive avec leur réseau de racines. « Mais parfois, il faut pas juste des plantes pour régler le problème. Il y a toujours la solution de l’enrochement. » Lorsqu’il s’agit d’une petite intervention, le citoyen est invité à contacter sa municipalité qui procédera alors elle-même aux travaux ou recommandera les services d’un entrepreneur. Dans les cas de plus grande ampleur, la MRC est la seule à pouvoir déposer une demande d’autorisation au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

opinion

L’Abattoir Rousseau, un deuil régional

Je suis dans la région depuis plus de 20 ans et j’ai toujours eu dans mon congélateur de la viande de l’Abattoir Rousseau: agneau, porc, veau, bœuf… étiquetage parfait, belles coupes, propreté impeccable. La viande provenait de Chartierville, Notre-Dame-des-Bois jusqu’à l’autre bout de notre monde régional.

L’expertise Rousseau ne doit pas sombrer dans l’oubli.
Il faut que ça reparte, sous quelque forme que ce soit, pour le mieux-être de tous, propriétaires, employés, producteurs et consommateurs.
Jacques Gauthier, La Patrie

Place aux jeunes

Renouvellement de l’entente pour Place aux jeunes

En place depuis près de 20 ans, le programme Place aux jeunes (PAJ) piloté depuis plusieurs années par le Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François sera renouvelé pour une période de trois ans, à raison d’un montant global de 135 000 $ pour la durée de l’entente.

Ce partenariat à long terme, estime-t-on, permettra une meilleure prévisibilité et une gestion plus durable du programme, lequel a pour objectif d’attirer et de garder les jeunes diplômés âgés de 18 à 35 ans en région. L’annonce en a été faite par le premier ministre du Québec et responsable des dossiers jeunesse, Philippe Couillard, et de l’adjointe parlementaire du premier ministre pour les dossiers jeunesse et députée de Richmond, Karine Vallières.

Dans un communiqué de presse, on rappelle que le gouvernement Couillard a dévoilé, en 2016, la Politique québécoise de la jeunesse 2030 ainsi que la Stratégie d’action jeunesse 2016-2021. Cette dernière prévoit un montant de 200 millions $ sur cinq ans pour le financement de 90 organismes partenaires, dont Place aux jeunes en région. On rappelle également la mise sur pied du programme Mobilité jeunesse pour tous les jeunes du Québec, du Créneau carrefour jeunesse et des prix Reconnaisance jeunesse. On souligne également l’obligation pour les sociétés d’État de réserver des sièges pour les jeunes à leur conseil d’administration. « Une représentation moyenne de 10 % de jeunes sera dorénavant demandée pour les missions commerciales du Québec, précise-t-on. »

Évidemment satisfait, le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, mentionne « je salue la vision dont montre le gouvernement du Québec en soutenant l’organisme Carrefour jeunesse-emploi du Haut-Saint-François. Je souhaite que vous fassiez fructifier cet actif à l’avantage de tout un chacun. Car tant les jeunes que les régions sortent gagnants de cette initiative. »

Olivier Jean, agent de migration de Place aux jeunes pour le Haut-Saint-François, rappelle que la mission est de faciliter la migration et le maintien des diplômés des 18-35 ans. Parmi sa gamme de services, PAJ offre l’accompagnement individuel, les journées découvertes, le cyberbulletin et les séjours exploratoires. Ce dernier volet permet à des jeunes du territoire et de l’extérieur de se familiariser avec le milieu par des visites et rencontres avec divers intervenants. M. Jean mentionne que depuis 2001, 308 personnes ont participé aux séjours exploratoires. Depuis 2004-2005, où l’on commence à recenser les migrations, 68 personnes ont migré dans le HSF en utilisant les services de PAJ.

actualite

Nouveau Plan d’aménagement forestier intégré tactique (PAFIT)

La Table de gestion intégrée des ressources et du territoire (TGIRT) de l’Estrie tenait récemment une rencontre d’information en lien avec le nouveau Plan d’aménagement forestier intégré tactique (PAFIT) du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP). L’activité a eu lieu au Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke.

Le PAFIT étant présentement en consultation publique jusqu’au 22 décembre, la rencontre visait des échanges entre la population et les intervenants du milieu à propos du contenu du document et des enjeux d’actualité pour la forêt estrienne. Lors de l’après-midi, des tables thématiques sur la forêt publique, la faune et la biodiversité, la culture forestière et les produits du bois étaient présentées pour faciliter les discussions entre les participants et les experts présents. Une salle spécialement aménagée diffusait des capsules vidéo informatives abordant l’aménagement forestier en terre publique et le processus de consultation en cours. Finalement, un poste informatique était disponible pour permettre aux visiteurs de laisser directement leurs commentaires ou recommandations en lien avec le PAFIT sur le portail du MFFP.
Les citoyens ont également accès de leur domicile à ce document, celui-ci étant hébergé jusqu’au 22 décembre au https://tgirt.ca/fr/, afin qu’ils puissent eux aussi émettre questions ou commentaires. Après cette date, le nouveau PAFIT produit pour la région de l’Estrie sera approuvé et couvrira la période 2018-2023. Le plan est revu tous les cinq ans. Il présente les objectifs d’aménagement durable des forêts ainsi que la stratégie d’aménagement forestier retenue pour être réalisée sur les terres publiques. Les solutions retenues permettront de choisir adéquatement les meilleurs scénarios sylvicoles.

Le territoire concerné par le PAFIT est compris à l’intérieur des limites de l’Estrie et couvre une superficie de 425  km2, ce qui représente 4,2 % du territoire de la région administrative. Il est morcelé et réparti dans trois municipalités régionales de comté, soit celles du Granit, du Haut-Saint-François et des Sources. La MRC du Granit est la plus importante en matière de représentativité, avec 81 % de la superficie aménagée. Suivent, en ordre d’importance, les MRC du Haut-Saint-François avec 17 % et des Sources avec 2 %.

À l’échelle locale, les terres publiques visées par l’aménagement représentent 26 km2 à La Patrie, 25 km2 à Hampden, 11 km2 Lingwick et 9 km2 à Chartierville. À titre d’intervenants du milieu présents à la rencontre d’information, nous retrouvions Jean-Paul Gendron, président de la TGIRT, et Jérôme Simard, aménagiste à la MRC du Haut-Saint-François. Au total, 16 personnes se sont présentées entre 12 h 30 et 17 h. Les organisateurs sont très heureux du déroulement de l’après-midi et songent à retenir cette formule conviviale pour le futur, en souhaitant toutefois rejoindre un plus grand nombre de participants.

Les frais de fonctionnement de la TGIRT sont assurés par la MRC du Haut-Saint-François, via le Programme d’aménagement durable des forêts (PADF).

100 ans

Une centenaire bien allumée

Originaire de Fontainebleau et maintenant domiciliée aux Résidences du Haut-Saint-François, Clémence Després-Moisan a souligné son centième anniversaire de naissance. L’œil vif et l’esprit alerte, Mme Després-Moisan a partagé son gâteau d’anniversaire avec les autres résidants et plusieurs membres de sa famille. Outre les gâteries, de la musique a agrémenté ce moment mémorable. Le lendemain, Mme Després-Moisan a célébré de nouveau avec les membres de sa famille.

la Releve

La Relève inaugure un nouveau local familial

La Relève du Haut-Saint-François, organisme offrant un milieu de vie aux familles ainsi que des activités et des ateliers, inaugurait récemment son nouveau local à Scotstown dans le cadre d’un 5 à 7. Le point de service est situé à l’arrière de l’école primaire Saint-Paul.

« Ça faisait un bout qu’on voulait une installation permanente à Scotstown », admet d’emblée David Bouchard, directeur de La Relève. « On remercie la Ville de Scotstown pour son aide dans le projet. Avec le local, on a maintenant des points de service aux quatre coins de la MRC. Et en augmentant les services en région, on espère donner le gout à plus de familles de s’y établir. »

L’inauguration tombe à point avec le nouveau parc-école adjacent. « Notre but est toujours d’offrir un espace pour les familles. On va pouvoir utiliser le local à temps plein pour avoir un beau milieu de vie », se réjouit M. Bouchard. « Quand la halte-garderie était dans les locaux de la commission scolaire, on pouvait donner des disponibilités un jour par semaine. Maintenant, on est déjà à deux par semaine et on souhaite augmenter avec les demandes. » À ce sujet, Claudie, qui est accompagnatrice de milieu, affirme que La Relève est ouverte « aux collaborations avec d’autres organismes. D’ailleurs, des partenariats seront annoncés. »

La présence de La Relève à Scotstown allait de soi pour son directeur. « On est chez nous ici. L’organisme a été fondé ici-même au début des années 90. En plus, ça concorde avec le 125e de la Ville. Vu notre approche d’éducation populaire, on est là où les gens veulent aller. Maintenant, on peut desservir les gens de Hampden, Bury et des alentours. On est dans une période de centralisation des services. Mais à La Relève, on a à coeur le respect de la réalité rurale. On a des gens qui sont éloignés les uns des autres et qui vivent sur de grands territoires. Le transport peut être un défi pour certains. À plus long terme, on aimerait bien avoir une présence dans les coins de Weedon, Saint-Isidore-de-Clifton et Ascot Corner. N’empêche que notre relation avec Scotstown est le meilleur exemple. C’est pas la taille de la ville qui compte, c’est la volonté des gens. On peut être fiers parce qu’on est partis de loin. » Un avis que partageait également le conseiller municipal Iain MacAulay : « Je suis très content. À la ville, on supporte La Relève et son initiative à 100 %. »

La Relève entretient la culture des municipalités en cherchant à employer des citoyens issus de la communauté comme membres de son personnel. L’équipe a d’ailleurs doublé de volume au cours des dernières années. « On n’est pas tant adeptes de la hiérarchie ici », témoigne David Bouchard. « Même si un candidat n’a pas nécessairement de diplôme dans la discipline, on va tenir compte de son savoir-être. C’est ce qui nous permet d’avoir ici une vraie maison pour la famille. Ce sera un pied-à-terre où les gens pourront débarquer n’importe quand. »

L’agriculture 4.0 arrive en région

Mme Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, fut récemment l’instigatrice d’une série de conférences à propos des technologies basées sur l’intelligence artificielle en agriculture. Le symposium d’une demi-journée avait lieu au Centre de recherche et de développement d’Agriculture et Agroalimentaire Canada de Sherbrooke, en collaboration avec le Conseil national de recherches Canada.

Plusieurs élus de la région ainsi que des représentants des ministères de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) et de l’Économie, de la Science et de l’Innovation (MÉSI) participaient à la rencontre. Au total, 80 personnes ont assisté à l’événement, parmi lesquelles on retrouvait également entrepreneurs, chercheurs, étudiants et citoyens intéressés par les nouveaux outils de gestion des productions agricoles. En après-midi, huit conférenciers ont présenté les nouvelles technologies qui révolutionneront, à court terme, le monde agricole de même que des opportunités d’affaires innovantes dans l’industrie bioalimentaire. Le tracteur autonome, l’élevage de précision, l’Internet des objets en milieu rural, l’agriculture verticale et la géomatique au service de l’industrie rurale sont des exemples des sujets abordés. Ces outils numériques permettent, entre autres, d’anticiper et d’augmenter les rendements, de réduire les coûts de production, et ce, tout en protégeant l’environnement.

Le gouvernement du Canada s’est engagé à appuyer le secteur agricole qui regroupe, dans le Haut-Saint-François, plusieurs entreprises familiales. « Les propriétaires de fermes familiales de notre région sont des entrepreneurs innovants et à l’affût des nouvelles technologies intelligentes. Ces dernières annoncent une véritable révolution dans le monde agricole et nous devons nous mobiliser pour en tirer le maximum d’avantages », souligne Mme Marie-Claude Bibeau.

Simon Gosselin est conseiller pour le Programme d’aide à la recherche industrielle du CNRC et a présenté la conférence L’industrie rurale de demain. « Le but est d’accroitre l’innovation en région. Dans un premier temps, ça passe par la connectivité de la région. Là-dessus, l’Estrie peut devenir une plaque tournante. Si on n’est pas connectés, on ne peut pas accroitre les rendements. Au niveau mondial, le Canada est au 15e-20e rang en termes de connectivité. L’un des défis est la grandeur du pays et la faible densité de population. N’empêche que pour bâtir l’économie de demain, il faut créer des modèles d’affaires différents. C’est là qu’on pourra entamer le deuxième volet, qui est l’innovation entrepreneuriale. »
L’activité de formation et de réseautage visait à assurer la croissance de l’économie et de la classe moyenne en renforçant le secteur de l’agriculture, de l’agroalimentaire et des produits agro-industriels.

pere noel weedon

Noël des enfants à Weedon

Le Centre culturel de Weedon a reçu la visite du père Noël le samedi 2 décembre. Celui-ci avait délégué un lutin pour présenter le conte Dans nos maisons. Le spectacle était suivi d’une collation de jus et de fromage en grains. Père Noël a ensuite fait la distribution de livres et de cadeaux à la quarantaine d’enfants qui étaient venus accompagnés de leur famille. Les plus grands pouvaient apporter des denrées non périssables qui allaient être redistribuées aux plus démunis.

L'autocueillette

Cueillir son sapin de Noël Pourquoi pas à Cookshire-Eaton et Westbury

Si populaire soit-elle chez nos voisins du Sud, la cueillette d’arbres de Noël est méconnue chez nous. En Estrie, cinq producteurs de sapins de Noël, dont deux dans le Haut-Saint-François, Plantation Steve enr., à Cookshire-Eaton et Ferme Horti-Plus à Westbury, ouvrent leur porte au grand public afin qu’il puisse venir en famille choisir leur arbre de Noël.

L’initiative s’inscrit dans le cadre de la campagne Souvenirs de cueillette et est en cours jusqu’au 24 décembre. Plusieurs endroits participants offrent de l’animation sur place. Cette activité marque la fin de la campagne Souvenirs de cueillette débutée en juin à laquelle 40 entreprises ont participé en offrant une vingtaine de cueillettes différentes. Le projet a été réalisé grâce à la participation financière de la Direction régionale de l’Estrie du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation en collaboration avec la Fédération de l’UPA-Estrie, l’Association des producteurs de fraises et framboises du Québec et le Conseil de l’industrie bioalimentaire de l’Estrie (CIBLE).

CAB

Un répertoire en guise d’aide

Le Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François a profité d’une activité sur la réflexologie pour dévoiler le répertoire régional pour les proches aidants d’aînés de l’Estrie.

Intitulé Aidant pressé, Ressources futées, le répertoire publié dans les deux langues vise à accompagner et offrir des outils fort utiles pour les personnes proches aidantes. Le document de 63 pages présente entre autres les ressources pour l’ensemble du territoire estrien comprenant les six MRC et la ville de Sherbrooke.

Le répertoire résulte d’une démarche de concertation régionale d’organismes de services aux proches aidants et des tables de concertation d’aînés locales. Une centaine de proches aidants ont été consultés pour l’occasion. Au fil des années, explique-t-on, des guides ont été produits dans plusieurs des MRC de l’Estrie, mais aucun ne couvrait l’ensemble des services offerts aux proches aidants d’aînés de la région. De ce fait, la Table régionale de concertation des aînés de l’Estrie a été interpellée afin de rassembler les acteurs autour de ce projet. Une compilation des outils a été effectuée. Des proches aidants de l’Estrie, issus du milieu rural et urbain, ont été consultés dans le but de déterminer la forme de l’outil régional ainsi que pour valider chacune des étapes du processus.

Une liste comprenant l’ensemble des ressources a été compilée, puis vérifiée et se retrouve à l’intérieur du répertoire. Dans un premier temps, le guide permet une réflexion par diverses questions comme : est-ce que je suis un proche aidant ? pourquoi aller chercher de l’aide ? Outre les ressources par MRC, on y retrouver également les organismes régionaux, provinciaux, gouvernementaux, les facteurs de risque des aidants, facteurs de protection des aidants et le carnet d’adresses personnelles. La réalisation du répertoire a été rendue possible grâce à la participation financière de l’Appui Estrie et des sept tables territoriales de concertation des aînés de l’Estrie.

France Lebrun, directrice générale du CAB du Haut-Saint-François, ayant participé à la démarche, mentionne que 450 copies en français et 150 en anglais seront distribuées. D’autres seront disponibles au CAB ainsi qu’à l’Aide à domicile. La distribution du répertoire s’est effectuée dans le cadre de la Semaine des proches aidants.

Lions East Angus

Le père Noël débarque à East Angus

L’ambiance était véritablement à la fête à la Vieille Gare à East Angus. Plus d’une centaine d’enfants accompagnés de leurs parents se sont présentés sur place, histoire de rappeler au père Noël de ne pas les oublier le soir de la grande nuit. Le bon vieux bonhomme a profité de l’occasion pour leur remettre un présent. Les enfants se sont amusés, profitant des jeux gonflables, tout en savourant un bon chocolat chaud et du maïs soufflé. Musique et animation avaient de quoi réchauffer les cœurs de tous. Les enfants ont eu l’occasion de participer à une course au trésor et d’autres jeux fort divertissants. L’activité était organisée par le Club Lions et la municipalité de East Angus.

BMR pere noel

Le père Noël fait des heureux au BMR G. Doyon

Encore cette année, le père Noël s’est arrêté au BMR G. Doyon à East Angus. Plusieurs enfants accompagnés de leurs parents attendaient patiemment pour dire au bon vieux bonhomme ce qu’ils voulaient pour la grande nuit. Des présents et gâteries ont été remis aux petits pour l’occasion. Plusieurs d’entre eux ont eu la chance de se faire maquiller.

Hôtel Ramana

L’Hôtel Ramana à Sawyerville; un endroit pour toutes les occasions

L’Hôtel Ramana à Cookshire-Eaton, secteur Sawyerville, est un petit bijou qui mérite à être découvert. L’endroit permet d’accueillir des groupes pour toutes sortes d’occasions, affaires, après funéraires, party d’Halloween, des Fêtes et bien entendu de mariages. L’hôtel offre l’avantage de pouvoir héberger une soixantaine de personnes. Lors des mariages, le propriétaire Jean-Sébastien Bachand facilite le bon déroulement du programme des mariés que ce soit de la décoration de la salle, l’animation, le souper, la soirée, et ce, jusqu’au petit déjeuner du lendemain. Soucieux de maintenir les belles traditions, l’Hôtel Ramana offre des forfaits à prix très abordable. Le Ramana revit la belle époque où de nombreux mariages se sont déroulés sur place. Nous apercevons sur la photo Nancy Deroy et André Leroux qui se sont mariés l’été dernier, entourés de tous ceux qu’ils aiment, à l’Hôtel Ramana à Sawyerville.

Kristina Turcotte-Côté se démarque

La jeune maman Kristina Turcotte-Côté de Cookshire-Eaton fait la fierté du Haut-Saint-François puisqu’elle est l’une des 20 jeunes au Québec à obtenir une bourse Ta marque, ton parcours. Cette distinction, comprenant un montant de 1 000 $, lui est remise par le Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec (RCJEQ) pour souligner l’engagement, la réussite et son parcours inspirant.

Mme Turcotte-Côté s’est démarquée parmi 624 candidatures, par son parcours et sa persévérance afin de réaliser son plein potentiel. Cette maman monoparentale a poursuivi ses démarches pour terminer ses études malgré les responsabilités de parent. «  J’ai été surprise et heureuse d’apprendre que j’étais retenue. J’ai hésité longtemps avant de retourner aux études à 28 ans. » La jeune femme est passée par le Centre de services éducatifs populaires (CSEP) du HSF avant de continuer à l’éducation aux adultes. Elle poursuit maintenant un diplôme d’études professionnelles (DEP) en vente, conseil et représentation. « J’aimerais être vendeuse automobile », mentionne-t-elle. La remise de cette bourse s’est récemment déroulée à Montréal. M. Sylvain Lessard, directeur général du CJE du Haut-Saint-François, souligne la persévérance de Mme Turcotte-Côté dans son parcours socioprofessionnel et le courage dont elle a fait preuve pour atteindre son objectif. « Cette distinction renforce notre fierté envers l’ensemble des jeunes de notre communauté et nous encourage à poursuivre notre accompagnement auprès de ceux-ci. L’équipe du CJE est vraiment fière de voir récompenser les efforts de Kristina et lui souhaite bon succès pour la suite. »

Mentionnons que les bourses Ta marque, ton parcours récompensent 20 jeunes accompagnés au sein des CJE. Duclos, président du RCJEQ.

Francine Chouinard

Il n’y a pas d’âge pour réaliser son rêve

Francine Chouinard, auteure-compositrice-interprète de Weedon, lançait récemment un premier album de chanson, à l’âge de 62 ans.

Il y a quelques années, Francine Chouinard a ressenti le besoin de laisser une trace tangible à ses enfants et petits-enfants. Ce souhait s’est concrétisé avec la sortie de J’aimerais te dire, son premier livre coécrit avec Nicole Goupil et publié à compte d’auteur en octobre 2012. En guise de complément au livre, Mme Chouinard caressait le rêve de produire un album de chansons.

Le rêve est devenu réalité, cette fois-ci, avec l’aide de Marie-Anne Catry, artiste multidisciplinaire de Stoke. J’aimerais te dire en chansons est le fruit d’un processus de 15 mois. « Marie-Anne m’a aidé à peaufiner et optimiser les 13 chansons au niveau des textes et des mélodies dans son studio d’enregistrement. Elle a été d’une indispensable assistance en m’encourageant à me faire la porte-voix des nombreuses personnes qui pourraient se reconnaitre dans mes chansons », admet Francine Chouinard.

Le lancement du CD a eu lieu au Centre culturel de Weedon. Dans l’assistance, l’un des spectateurs les plus fiers était Gilles, le mari de Mme Chouinard. Il était aussi l’un des plus surpris. « On a été ensemble 43 ans et je ne l’avais jamais entendu chanter ! » Pendant longtemps, Francine Chouinard n’envisageait ni l’écriture ni la chanson sérieusement. À titre d’exemple, 30 ans se sont écoulés entre la composition de Y a une étoile et son enregistrement. Puis, coup sur coup, les épreuves se sont accumulées pour l’artiste: problèmes de santé, dépression et décès de ses parents. « J’avais perdu confiance en moi, j’étais découragée. Ma foi est venue faire toute la différence en m’aidant à surmonter ces épreuves et je ne me prive pas de l’exprimer dans plusieurs pièces de mon album. C’est important de rêver et, à un certain moment, il faut s’obliger à passer à l’action. »

Marie-Anne Catry, productrice de l’album, croit que « malgré leur aspect personnel, ces chansons sont universelles. Elles se feront une place dans le cœur de ceux qui les écoutent. »

Le CD J’aimerais te dire en chansons est en vente au Korvette ainsi qu’à la pharmacie Brunet de Weedon. Le livre du même titre sera éventuellement publié par une maison d’édition qui s’est également engagée à distribuer un second tome qui devrait paraitre d’ici deux ans.

Roses des sables

Deux mamans toutes-puissantes

Le 10 octobre 2018, Vanessa Ainslie et Isabelle Bresse embarqueront à bord de leur quad biplace pour se diriger vers le désert du Sahara et le Maroc. L’équipe des Mighty Moms débutera alors un périple de 6000 km étalés sur une dizaine de jours.

Le Trophée Roses des sables tire son origine des traditionnels rallye-raid africains. Il en diffère toutefois en étant 100 % féminin, écocitoyen et en misant sur les capacités d’orientation des participantes plutôt que leur vitesse. L’édition à laquelle prendront part les Mighty Moms sera la 18e.

Bon an, mal an, une moyenne de 3 à 4 équipes de l’Estrie prennent part à la compétition amicale. Une édition peut réunir jusqu’à 600 participantes, celles-ci provenant principalement de la francophonie. L’événement amasse des dons matériels et en argent pour des organismes français et québécois.

Un premier voyage
Après avoir traversé l’Atlantique, Vanessa Ainslie et Isabelle Bresse se rendront à Biarritz, en France, d’où sera donné le coup de départ. Elles traverseront ensuite l’Espagne du nord au sud en un temps de 12 à 16 h avant d’enjamber le détroit de Gibraltar et de se retrouver sur le continent africain. C’est à ce moment que les Mighty Moms useront de leurs super pouvoirs afin de s’orienter dans le désert marocain le long de six étapes entrecoupées de nuits passées dans des bivouacs.

Malgré les épreuves qui les attendent, aucune des deux membres de l’équipe n’a déjà voyagé, ni même pris l’avion ! « On ne fait pas les choses à moitié ! », de dire Isabelle Bresse. Les deux anciennes collègues de travail caressaient déjà le rêve de prendre part au rallye depuis quelques années. Les enfants étant maintenant plus âgés, elles en ont rediscuté pour réaliser que 2018 serait le bon moment.

Il faut un minimum d’organisation et de fonds pour participer au Trophée Roses des sables. L’objectif des filles est d’amasser 25 000 $. Les frais d’inscription s’élèvent à 11 000 $ par participante et ne comprennent pas la location du véhicule de rallye une fois en France.

Pour parvenir à leurs fins, les membres de l’équipe 508 organisent plusieurs activités de financement. Elles ont entre autres participé aux festivités de la Saint-Jean-Baptiste ainsi qu’à l’exposition de voitures anciennes de Cookshire-Eaton où elles procédaient à la cueillette de canettes. Elles en sont à organiser une soirée avec les danseurs de charme Canadian Men, prévue pour le 28 avril 2018. La vente de chocolat maison et d’articles d’hiver (foulards, tuques) est également envisagée. Les Mighty Moms sont en recherche active de commanditaires, qui souhaiteraient par exemple afficher leurs logos sur les casques, les chandails ou le véhicule des filles. Ceux-ci peuvent également faire des dons sous forme matérielle qui iront aux populations locales croisées le long du trajet. Scies à chaîne Claude Carrier a déjà confirmé son implication dans le projet à titre de partenaire.

« Se promouvoir, organiser des activités de financement, surmonter des défis, c’est un dépassement de soi à tous les niveaux. Ça va nous apporter un bagage et on va en sortir grandies. Le rallye final, c’est le bonbon », témoigne Vanessa Ainslie. La préparation au défi semble avoir allumé une étincelle pour l’adjointe administrative chez Pro Pieux Fondations à Ascot Corner. « Après Roses des sables, j’aimerais probablement participer au Trophée Roses des Andes, en Amérique du Sud, mais on a parlé avec d’anciennes participantes à Roses des sables et elles nous ont dit que, après le rallye, on voudrait tout d’abord décanter », nuance-t-elle.

Une amitié à toute épreuve
Les filles ont dû déterminer leur rôle en s’inscrivant à l’épreuve. Vanessa Ainslie sera la conductrice, alors qu’Isabelle Bresse sera la copilote responsable du roadbook. « On s’est connues au travail il y a sept ans et ça a tout de suite cliqué », se remémore Mme Bresse. Mme Ainslie renchérit: « On est toutes les deux intrépides. Je pense qu’on se complète bien parce qu’on ne sera pas down aux mêmes moments. On va se crinquer l’une et l’autre. Malgré les épreuves qu’on a pu vivre chacune dans nos vies, on est demeurées proches. On a deux caractères forts, mais on ne s’est jamais chicanées ! Des fois, on n’a même pas besoin de parler pour se comprendre. »

Les deux coéquipières ont fait le choix du SSV (side-by-side vehicle) comme véhicule de rallye. « On avait aussi le choix entre un 4×4, mais on s’est dit que le SSV serait moins difficile, moins lourd si on restait prises dans le sable », explique Isabelle Bresse. « Au pire, on s’est dit que ça devait ressembler à la conduite en hiver qu’on a ici ! », termine Vanessa Ainslie en riant.

CAB

A Guide offers Help

A directory of resources for caregivers of seniors in the Estrie region was launched recently at a reflexology activity by the Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François.

Handy Resources for Hurried Caregivers is the title of the directory, published in both English and French, and aiming to offer useful tools and resources for informal caregivers. Among other information, the 63-page booklet presents resources available throughout the Estrie region, including all six MRCs and the City of Sherbrooke.

The directory resulted from a cooperative regional approach among organizations offering services to caregivers, and local consultative tables for seniors. Some 100 caregivers were consulted for the occasion. Over the years, it was noted, guides have been produced in several MRCs in the Estrie, but never any that covered the services offered for caregivers of seniors in the entire region. Hence, the Table régionale de concertation des aînés de l’Estrie (regional consultative table for seniors in the Estrie) was called upon to bring together the various partners in this project.

Tools were compiled. Caregivers in both rural and urban areas of the Estrie were consulted in order to determine the form of the regional tool, as well as to validate each step of the process. A list comprising the various resources was compiled, then verified, and incorporated into the directory.

The guide first offers a reflection on questions such as, «Am I a caregiver?» or «Why should I seek help?» Besides local resources in each MRC, the guide offers regional, provincial and governmental resources. Risk factors for caregivers, protective factors for caregivers, and a personal address book are also included.

The creation of the guidebook was made possible by the financial support of Appui Estrie and the consultative tables for seniors in the seven MRCs in the Estrie region.

France Lebrun, executive director of the CAB du Haut-Saint-François, who participated in the project, said that 450 copies in French and 150 in English were to be distributed. Others are available at the CAB office, as well as at the Aide à domicile. The distribution took place during the Caregivers’ Week.

La ferme Terre nourricière voit le jour

Le Centre de développement (CLD) du Haut-Saint-François est venu en aide à Benjamin Leclerc dans le démarrage de la ferme Terre nourricière, à Newport.

La ferme a fait ses débuts officiels le 1er mai dernier. M. Leclerc avait commencé la reprise de la ferme familiale l’automne dernier avec la location des terres et des bâtiments. La superficie totale des installations est de 159 hectares. « À 400 acres, ça commence à faire un gros jardin », plaisante le jeune agriculteur. « Je m’inspire du modèle de la microferme où on réduit la superficie cultivée et intensifie la production. »

Une soixantaine d’hectares seront dédiés à la culture de foin commercial. « Comme on voulait minimiser les couts au départ, on a décidé de produire de la balle ronde vu que c’était déjà en place sur la ferme. » Le jeune agriculteur a bénéficié d’une subvention de 5000 $ provenant du fonds Jeune entreprise du CLD. « C’est une aide très appréciée », soutient-il.
Le CLD accompagne également l’entrepreneur grâce au programme Soutien au travail autonome. « Je n’avais pas de revenus à la fin juillet. Le programme me donne un salaire de base qui m’aide à payer l’épicerie, l’Hydro, etc. »
Cet hiver, Benjamin Leclerc accueillera des taures gestantes en pension dans ses installations. Il envisage d’avoir éventuellement ses propres animaux pour la production de viande. « Ça pourrait être du bœuf, du mouton ou même du bison ! Mon but serait de vendre directement aux gens. On veut nourrir tout le monde, qu’on puisse faire l’épicerie chez nous. »

C’est dans cet esprit que Terre nourricière aura une production diversifiée. La moitié des terres, soit 80 hectares, serviront à l’exploitation acéricole en plus des projets de cueillette de gomme de sapin, de culture de champignons et de coupe de bois de chauffage. « J’envisage faire du sirop d’érable d’ici deux, trois ans. Pour les fruits, on a essayé la production maraichère à la première année, mais j’avais trop de travail à côté de la ferme », explique Benjamin Leclerc. Celui-ci est un nouveau papa en plus d’avoir récemment déménagé sa petite famille.

Le CLD mentionne être fier de participer à la relève et au développement agricole sur le territoire du Haut-Saint-François.

Noël La Patrie

Le père Noël s’arrête à La Patrie

Le père Noël a fait un arrêt à la Coopérative de La Patrie pour rencontrer les enfants et leur remettre un présent à cette occasion. Le bonhomme n’était pas seul; il était accompagné d’un lutin et tous deux ont distribué présents, amour et bonheur à la quarantaine d’enfants venus les rencontrer.

©2018 Journal Le Haut-Saint-François