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Un retour au bercail fructueux pour Armoires NAC

Un an après son déménagement à Cookshire-Eaton, NAC s’apprête déjà à agrandir ses installations. L’année 2018 en sera aussi une d’automatisation, alors que l’entreprise robotisera une partie de son équipement.

Stéphane Fortier, le président et directeur général de North American Cabinets (NAC) le dit d’emblée : « On est bien contents d’être déménagés parce qu’en 2017, on a eu une progression des ventes de 50 %. » À pareille date l’an dernier, l’homme d’affaires prévoyait une croissance de 40 %, objectif qui aura finalement été dépassé. Bon an, mal an, 80 % du chiffre d’affaires de la compagnie, qui fabrique armoires de cuisine et vanités de salle de bain, se fait aux États-Unis.

En décembre 2016, NAC quittait ses installations de Sherbrooke pour s’installer sur la route 108. L’entreprise était alors passée d’un bâtiment de 20 000 pi2 à 40 000 pi2 répartis en deux locaux voisins.

« On est déjà serrés dans nos installations, donc il faut agrandir », résume M. Fortier. Un ajout de 8000 pi2 se fera dès ce printemps à l’usine principale qu’on aperçoit à l’entrée est de Cookshire-Eaton.

D’ici là, NAC recevra au cours du mois de février de la nouvelle machinerie qui sera installée dans le local voisin, situé derrière Vêtements Cookshire. « On est dans un processus d’automatisation », explique le PDG. « C’est des robots pour les chambres à peinture. Des systèmes de séchage aussi pour essayer de diminuer les cycles de fabrication. L’objectif, c’est de produire encore plus cette année sans trop augmenter le nombre d’employés parce que la main-d’œuvre se fait très, très rare. C’est difficile de recruter de plus en plus. »

Stéphane Fortier a tenté diverses stratégies au fil du temps pour attirer la main-d’œuvre. Une bannière se trouve en permanence sur la devanture de l’usine. NAC est aussi en contact avec les différents organismes de la région, souvent chapeautés par le CLD pour leur prêter main-forte dans leurs recherches. « On a deux Afghans qui travaillent ici. Ils sont vraiment excellents et très gentils. Les gens n’ont pas à avoir aucune crainte. Des employés comme ça, tu en engages autant que tu peux. »

Actuellement, la plupart des 60 employés de NAC voyagent de Sherbrooke à Cookshire-Eaton. M. Fortier considère le marché de l’immobilier en région peu évident. « Il n’y a pas beaucoup de logements à louer ici, pas beaucoup de quartiers en développement. C’est des choses qui vont suivre. Si les emplois sont là, j’imagine qu’il y a des promoteurs qui vont vouloir partir des projets. »

En effet, certains employés ont imité NAC en déménageant dans le Haut-Saint-François. C’est le cas de Jean-Luc Rousseau qui s’est acheté une maison quelque temps après que NAC ait quitté Sherbrooke. Malgré tout, la compagnie garde un pied-à-terre dans la ville-reine de l’Estrie avec sa nouvelle salle de montre, inaugurée en janvier 2017, sur la rue King Ouest.

« La bâtisse nous appartient toujours, mais on a vendu le fonds de commerce. Donc la salle de montre, c’est un de nos clients, si tu veux. C’est un de nos distributeurs », précise M. Fortier. C’est ainsi que la salle de montre porte l’appellation de NAC Concept Design.

Somme toute, le dirigeant de NAC est satisfait d’avoir fait le saut en région. « Ça se passe très bien jusqu’à maintenant. On est contents d’être revenus ici. C’est très facile de faire affaire ici. »

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