L’auteur et maire de Scotstown Dominique Boisvert met en veilleuse la rédaction de livres

Dominique Boisvert, maire de Scotstown depuis novembre dernier, met en veilleuse sa carrière d’écrivain, le temps de se consacrer pleinement à ses nouvelles fonctions d’élu. Mais comme pour tourner la page, il a effectué un dernier « lancement de livres pour un bon bout de temps », laisse-t-il entendre.

Elles étaient une trentaine de personnes de tous azimuts réunis au Resto du village à Scotstown pour souligner le lancement des deux derniers livres de l’auteur, Nonviolence : une arme urgente et efficace et En quoi je crois. Ces ouvrages ont paru en novembre dernier à Montréal, mais l’auteur voulait les partager avec les gens d’ici. « Même si j’ai vécu 50 ans à Montréal, mon lieu d’ancrage, c’est Scotstown. C’est ma façon de dire que j’appartenais à la communauté d’ici. » L’autre raison, ajoute M. Boisvert, était de contribuer modestement à la vie culturelle dans le Haut-Saint-François. Et troisièmement, saisir l’occasion pour rassembler les gens. « Il faut que les gens puissent se rassembler et trouvent le goût de faire des choses ensemble », d’exprimer M. Boisvert.

Essayiste
Se définissant davantage comme un essayiste, Dominique Boisvert dit consacrer beaucoup de temps à la réflexion sur divers sujets. Le fruit de cet exercice jumelé à son expérience de vie lui permet d’apporter un éclairage nouveau sur divers sujets. « Je cherche à vulgariser des questions générales compliquées qui n’intéressent peut-être pas tout le monde parce qu’elles font peur. Le bonheur peut être accessible plus facilement que ce qu’on croit. Les habitudes ne sont pas nécessairement les meilleures. Le fil conducteur est de prendre conscience que les choses peuvent être autrement avec une bonne volonté et de l’audace. » Selon l’auteur, le dernier livre intitulé Nonviolence : une arme urgente et efficace montre que la nonviolence bien comprise est une richesse beaucoup plus profonde que les seuls moyens de luttes sociales qui s’abstiennent d’utiliser la violence et qu’elle progresse dans le monde contrairement à l’image qu’en donnent les médias. L’autre livre lancé simultanément En quoi je crois est un essai d’autobiographie spirituelle. Il explique comment le catholicisme des générations précédentes a nourri et influencé l’engagement social varié de l’auteur et comment cet engagement multiforme a influencé et modifié la foi chrétienne de ce dernier. Les autres livres, La « pauvreté » vous rendra libres !, Québec, tu négliges un trésor !, ROMPRE !, Le cri des « indignés », et L’ABC de la simplicité volontaire s’auront pousser les lecteurs à la réflexion.

Échec
De l’avis de M. Boisvert, son arrivée à Scotstown en 2014 se traduit par un échec. « Je venais m’installer à Scotstown avec ma compagne Céline. Mon intention était claire : devenir un bon voisin et un bon citoyen dans mon nouveau milieu, mais n’y prendre aucune responsabilité. Même pas m’impliquer dans les débats ni prendre la parole : ce fut un lamentable échec ! Depuis mon arrivée ici, en plus de nombreuses lettres aux journaux, j’ai publié quatre nouveaux livres, dont deux en novembre. »

Cette fois, M. Boisvert entend bien tenir parole et ne pas rédiger de livre du moins pour la durée de son mandat comme maire. Cela ne signifie pas pour autant qu’il s’abstiendra d’écrire. Ça serait mal connaître l’individu que de croire qu’il gardera un silence absolu. Il continuera à faire part de ses réflexions, ses remarques et autres sur son site Web et à travers sa chronique dans le journal local.

Projet de regroupement dans l’air pour la Caisses du Nord du HSF et des Hauts-Boisés

Les directions des Caisses du Nord du Haut-Saint-François et des Hauts-Boisés étudient la possibilité d’effectuer un regroupement qui pourrait se faire d’ici la fin de la présente année.

Les présidents respectifs Jean-Claude Cassidy pour les Hauts-Boisés et Rémi Vachon pour la Caisse du Nord du Haut-Saint-François confirment l’intention de regroupement, qui sera présenté aux membres lors de leur prochaine assemblée générale annuelle. Tous deux mentionnent que le projet en est à ses débuts. Une seule rencontre s’est déroulée jusqu’à présent. De part et d’autre, on a signifié son intérêt et ses attentes respectifs, d’exprimer M. Vachon. « On regarde la faisabilité », précise M. Cassidy. Un comité de regroupement de trois membres de chaque caisse incluant les présidents a été formé. D’autres rencontres sont prévues au cours des prochains mois, dont une en avril.

Les présidents mentionnent que l’objectif est d’assurer le meilleur service possible aux membres. Selon eux, un regroupement permettrait d’éviter des bris de services notamment lorsqu’une personne sera absente et même la possibilité d’offrir des services spécialisés. MM. Cassidy et Vachon tiennent à rassurer leurs membres en précisant qu’une assemblée générale extraordinaire serait tenue si le projet devait s’avérer concluant. On pourrait donc se retrouver avec une seule caisse Desjardins et plusieurs succursales pour l’ensemble du Haut-Saint-François. Ils insistent pour dire qu’il n’est pas question de suppressions de postes, mais bien d’offrir le meilleur service aux membres.

Comité de la route 257

Les cinq municipalités du Haut-Saint-François membres du Comité de la route 257 sont passées de la parole aux actes. Ils ont tous adopté, lors de leur dernière séance municipale, une résolution s’engageant à partager à parts égales les coûts reliés à la mise à niveau du tronçon jusqu’à concurrence de 10 % du coût total des travaux qui pourrait s’élever à plus de 20 M$. Forts de leur implication financière, les élus demandent une rencontre avec le ministre des Transports de la mobilité durable et de l’électrification des transports, André Fortin, dans le but d’obtenir un engagement de sa part.

Le comité regroupant les municipalités de La Patrie, Hampden, Scotstown, Lingwick et Weedon avait fait part de cette volonté de s’impliquer financièrement en février dernier. Ils viennent de la concrétiser. « C’est un moment historique », s’exclame la présidente du Comité de la route 257, et mairesse de La Patrie, Johanne Delage. « Imaginez ce que cette mise de fonds représente pour des petites municipalités comme les nôtres. Pourtant, nous avons bien fait nos calculs et cet engagement ferme et solidaire peut être soutenu par nos contribuables, et ce, même si notre région est en situation de dévitalisation. Car une nouvelle route 257 est une condition essentielle pour renverser la vapeur. »

Rappelons que le comité avait abandonné l’approche véhiculée pendant plusieurs années à l’effet que le gouvernement reprenne à sa charge la route 257. Conscients du précédent que cela risquait de créer, les membres ont changé de stratégie considérant que la nouvelle approche avait de bien meilleures chances de réussir. Cette dernière propose que les municipalités contribuent à la mise à niveau du tronçon avec le gouvernement. Toutefois, l’entretien de la route, une fois les travaux complétés, serait assumé par les municipalités.

Fort de cet engagement, le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, croit possible de convaincre son gouvernement de s’engager également. Pour le député, l’implication conjointe des municipalités pour l’entretien, une fois la mise à niveau complétée, constitue un modèle de gestion innovante.

Rencontre
Le comité souhaite obtenir un engagement du gouvernement avant la période électorale. On estime que l’implication des municipalités constitue un modèle de concertation innovateur dont le gouvernement pourrait se servir comme projet pilote à la foi porteur et structurant. « On essaie d’avoir une rencontre avec M. Fortin. C’est urgent ! On veut une rencontre pour hier. Les cinq municipalités, on est prêts à monter au parlement », d’exprimer avec détermination Mme Delage.

Pétitions
En attendant, les membres du comité ne sont pas à rien faire. Ils mettent en circulation dans leur municipalité respective des pétitions et font circuler des lettres d’appui auprès des commerçants, gens d’affaires et autres. « La chambre de commerce et la commission scolaire vont être approchées. On va faire une pétition électronique sur le site du parlement. Après ça, on va faire des sorties dans les médias. Je vous le dis, on va jouer large », insiste avec conviction la présidente du Comité de la route 257. Le comité entend profiter de la prochaine campagne électorale pour inviter les candidats des divers partis politiques à prendre position en faveur du projet. Mme Delage souligne que les neuf autres municipalités du territoire et la MRC du Haut-Saint-François les appuient. D’ailleurs, celle-ci met les ressources nécessaires pour faire valoir le dossier.

Selon le comité, la mise à niveau de la route 257 est plus importante que jamais, compte tenu du développement touristique du parc national du Mont-Mégantic et du parc régional Marécage des Scots, sans oublier le démarrage prochain du mégaprojet de culture de cannabis thérapeutique à Weedon.

Le député Bolduc se retire de la vie politique

C’est avec émotion que le député de Mégantic à l’Assemblée nationale, Ghislain Bolduc, annonçait en conférence de presse, vendredi passé, qu’il ne sollicitera pas de renouvellement de mandat en vue de l’élection provinciale du 1er octobre prochain.

M. Bolduc mentionne avoir entamé sa réflexion depuis quelques mois. Il rappelle que la vie politique est très «demandant». « Ce rythme effréné a forcé une mise en veilleuse de mes activités professionnelles et personnelles, ce que j’acceptais de faire au moment de m’investir dans les mandats précédents. Mais je dois me rendre à l’évidence que des impacts très considérables ont été subis dans ma famille et que mes projets sont arrêtés depuis quelques années. Maintenant, je vais dédier ces belles années de ma vie vers les priorités que je voulais exécuter. » M. Bolduc admet que la soif d’apprendre et de contribuer l’aura emporté dans une spirale de travail qu’il avait sous-évalué.

Le député précise néanmoins qu’il reste en poste jusqu’à la fin de la présente législature et aimerait bien d’ici là, clore certains dossiers. La route 257, l’agrandissement de l’école de La Source-Vive à Ascot Corner et Valoris figurent sur la liste de M. Bolduc. De sa plus grande satisfaction, il mentionne celle d’avoir appris à connaître les gens du comté tout en rappelant que le territoire est grand avec 36 municipalités et des milliers de personnes. À l’opposé, sa plus grande déception sera de ne pas avoir été suffisamment influent lors de la tragédie de Lac-Mégantic. Ce dernier rappelle qu’il était au début de sa carrière politique. « Si j’avais eu plus d’expérience, et on était dans l’opposition, les choses auraient pu être différentes », laisse-t-il entendre.

M. Bolduc a fait son entrée à l’Assemblée nationale pour la première fois à l’élection provinciale de septembre 2012 pour être réélu en 2014. Au cours de cette période, il sera porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune, de parcs et de transport des matières dangereuses, adjoint parlementaire du ministre responsable de la région de l’Estrie (volet Mégantic) et plus récemment adjoint parlementaire du ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, où il aura été responsable du comité d’étude du dossier Uber. De son passage en politique, le député de Mégantic souhaite que les gens se souviennent de lui comme une personne ayant été à l’écoute et pouvant avoir contribué à améliorer la qualité de vie des gens. Il a profité de l’occasion pour remercier la population de leur confiance ainsi que tous ses collaborateurs, membres du personnel depuis ses six années comme député.

Si M. Bolduc assure que la flamme, l’intensité et l’énergie sont toujours là, le facteur temporel aura pesé lourd dans la balance. Quant à l’avenir, « je projette d’avoir une vie paisible, réaliser mes projets, m’occuper de ma terre à bois, ma cabane à sucre et de prendre le temps de regarder mes arbres pousser. »

La caisse songe à refiler le service du bureau de la SAAQ à la municipalité de Cookshire-Eaton

La décision de la Caisse Desjardins des Hauts-Boisés, de vérifier auprès de la municipalité de Cookshire-Eaton son intérêt à prendre la gestion du bureau de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), n’est pas passée inaperçue auprès des citoyens qui ont déjà soulevé des craintes de perdre ce service offert depuis plusieurs années.
Le président de l’institution financière, Jean-Claude Cassidy, et le directeur général par intérim, Jean-Marc Richer, ne cachent pas que l’institution financière aimerait bien refiler le service à un organisme sans but lucratif. Ils précisent néanmoins que faute de preneur, la caisse continuera à offrir le service.

En entrevue téléphonique, la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, mentionne qu’il en a été question lors de la dernière séance régulière du conseil, mais qu’aucune décision n’avait été prise à cet effet. « Il n’y a pas de décision de prise. On va en reparler. Je pense que c’est un service essentiel pour la municipalité, mais il y a beaucoup de choses qu’il faudra peser. Il y a le local, l’employé, l’horaire. On va s’asseoir avec eux (la caisse) pour en discuter », complète Mme Lapointe.

La Caisse Desjardins des Haut-Boisés est mandataire du bureau pour la SAAQ depuis plusieurs années. L’entente avec la société d’État arrive à terme en janvier 2019 et elle doit être renouvelée en septembre prochain, d’expliquer M. Richer. Ce qui était attrayant avec un fort achalandage et volume d’opération, il y a quelques années, le semble beaucoup moins. Deux ressources de l’institution ont déjà été affectées pour offrir le service alors qu’on en compte une seule aujourd’hui pour 30 heures semaine. Une partie du service est accessible en ligne et par conséquent a l’effet de réduire l’achalandage et le volume de transactions au bureau local. « Ça s’en va en diminuant et on ne fera pas nos frais dans pas long », d’exprimer M. Richer.

Les représentants de l’institution financière étaient en attente d’une réponse de la municipalité au moment de la rencontre. Si la caisse devait faire cavalier seul, M. Cassidy réitère la volonté de conserver le service. « On va voir à se réorganiser. On va voir avec Desjardins, on peut-tu intégrer ça avec les services de caissière ? Desjardins va-t-il accepter ça ? On n’aura pas vraiment le choix de revoir la plage horaire », de mentionner le directeur général par intérim.

Les intervenants ont l’intention de se pencher rapidement sur les alternatives possibles. Présentement, une seule personne offre le service et on se demande comment faire pour le maintenir lorsque la ressource prendra deux semaines de vacances à l’été. « On ne veut pas fermer pendant deux semaines », expriment-ils. Selon MM. Cassidy et Richer, la caisse Desjardins des Hauts-Boisés serait une des rares caisses, sinon la seule, en région, à être mandataire d’un bureau de la SAAQ. Malgré les inconvénients que cela semble poser, les deux intervenants insistent pour dire qu’il n’est pas question de fermer le service et souhaitent renouveler l’entente, mais avec une formule différente. Ces derniers soulignent néanmoins que la SAAQ pourrait aussi convenir de ne pas renouveler l’entente si la façon de faire ne leur convenait pas.

Reconnaitre et aider les ainés

La députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, a récemment annoncé une série de financements au profit de sept organismes soutenant les personnes ainées de la circonscription. La MRC du Haut-Saint-François est celle qui voit le plus grand nombre de projets financés sur son territoire, avec trois. La Fabrique Saint-Joseph-des-Monts, le Centre des Femmes La Passerelle et le Centre communautaire de Weedon se répartiront donc 54 000 $ sur l’enveloppe de 140 600 $ prévue pour la circonscription.

L’annonce était faite au nom du ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, et s’inscrit dans le cadre du volet des projets communautaires du Programme Nouveaux Horizons pour les ainés (PNHA). « C’est un programme qui vise à appuyer des projets dans nos communautés », explique Mme Bibeau. « Des projets qui sont développés par nos ainés, pour nos ainés. Ça consiste principalement à des projets de rénovation, d’achat d’équipement ou d’accessibilité. Ça vise toujours à stimuler l’activité, à sortir les ainés de l’isolement et à les garder en forme. »

Fabrique Saint-Joseph-des-Monts
La Fabrique Saint-Joseph-des-Monts, dont le chef-lieu est à La Patrie, reçoit un montant de 24 000 $. L’abbé Gilles Baril, prêtre à la paroisse, donne les détails du projet prévu à l’église St-Pierre. « À mon retour dans la communauté, j’ai découvert que la communauté de La Patrie n’avait plus les moyens financiers nécessaires pour tenir son église chauffée régulièrement. On veut réutiliser l’église et lui donner encore plus de relief. Il faut d’abord finir le sous-sol et faire en sorte qu’on ait un local qui soit plus accessible pour nos ainés. L’idée de départ, c’est de faire de l’église un endroit où nos ainés pourraient faire un peu d’exercice. Ensuite, faire une sorte d’exposition permanente de nos familles souches avec des photos, des montages, afin d’intéresser les jeunes, fait partie des plans. Mais le premier volet est de refaire le sous-sol. »

Centre des Femmes du Haut-Saint-François La Passerelle
Mélissa Lessard, présidente du conseil d’administration du Centre des femmes La Passerelle, présentait les grandes lignes du projet J’entre dans les technologies, qui hérite d’une somme de 7000 $. « La problématique que nous constatons régulièrement sont les difficultés rencontrées lorsqu’il est question des réseaux sociaux, le fonctionnement de base des ordinateurs et internet. Les utilisatrices ont besoin d’utiliser les technologies de façon sécuritaire. Le projet vise à initier ces femmes ainées à participer à la vie de leur collectivité en étant outillées avec l’informatique. Ce seront trois séries de cinq ateliers de deux heures qui seront mis en place. Deux travailleuses seront présentes afin de répondre aux différentes questions et apporter leur soutien aux participantes. Grâce à PNHA, nous procéderons à l’achat du matériel nécessaire pour les ateliers, dont des frais de graphisme, impression et distribution de dépliants. Nous ferons également l’achat de deux ordinateurs portables, de deux tablettes et d’un projecteur. Nous estimons que ce seront plus de 300 femmes qui seront touchées par ce projet, ici dans le Haut-Saint-François. »

Centre communautaire de Weedon
Manon Fontaine est employée au Centre communautaire de Weedon, qui recevra près de 23 000 $ grâce au PNHA. « Notre projet vise la rénovation de l’entrée extérieure, qui est l’entrée principale. Elle date de plus de 14 ans et est très glissante l’hiver. On va remplacer tous les escaliers, les rampes, mettre des garde-corps sécuritaires, changer la sentinelle à l’extérieur. On va aussi mettre une lumière au-dessus de l’enseigne extérieure. On a beaucoup de personnes ainées qui viennent au Centre communautaire, alors c’est important que nos installations soient sécuritaires. »

« Les ainés sont souvent les piliers de nos organisations; ils représentent une grande partie des bénévoles », résume la députée-ministre Bibeau. « Le PNHA est aussi une façon de reconnaitre l’importance de leur travail au sein de nos communautés. » À l’échelle du Canada, le programme représente une enveloppe de 35 M$ et appuie 1880 projets.

Robert Roy

Valoris rencontre la ministre Anglade

La délégation de Valoris, le centre de valorisation des matières résiduelles, situé à Bury, n’est pas sortie de la rencontre, la semaine dernière, avec la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade, avec des réponses précises ou un engagement ferme de sa part envers les trois requêtes présentées par le groupe. Toutefois, les intervenants reviennent avec le sentiment d’avoir été écouté et compris.

« On ne revient pas avec des engagements formels, mais on est convaincu d’avoir obtenu une bonne écoute. Je suis satisfait », de mentionner Robert Roy, président de Valoris et préfet de la MRC du Haut-Saint-François. Il ajoute que la rencontre avait trois objectifs : d’abord celui de faire reconnaître Valoris au même titre que le privé et les OBNL comme pôle d’innovation, la reconnaissance de Valoris comme centre de recherche ou un projet-pilote et faire partie d’une chaire de recherche.
Revenant sur l’accessibilité au fonds, M. Roy mentionne « je trouve inadmissible que Valoris ne puisse pas avoir droit aux mêmes subventions que les autres entreprises pouvaient avoir. Si on veut aller dans l’innovation, Valoris, vu qu’il n’est pas admissible, doit payer à 100 %. Quand on dit qu’on est unique au Québec, on devrait avoir accès à ces sommes-là. » Sans obtenir d’engagement de la part de Mme Anglade, M. Roy dit avoir noté une ouverture. « Elle va regarder de son côté comment on peut arrimer pour avoir une égalité, de rendre ça accessible à Valoris, mais avec des projets concrets. Elle a dit, présentez-nous un projet et on va voir. » M. Roy ajoute que divers projets sont sur la table et que les intervenants vont prendre le temps d’en présenter un, « mais nous, on a des devoirs à faire avant. »

M. Roy mentionne que Mme Anglade était déjà au fait de ce qu’était Valoris, mais les représentants ont pris le temps d’expliquer « c’est quoi Valoris, sa mission, ça a été basé sur quels critères, selon le nouveau décret sur les matières résiduelles. Nous avons bâti nos installations en fonction du décret, mais les principes ne sont pas respectés » avait déjà commenté le président de Valoris.

M. Roy rappelle que Valoris doit également être reconnu comme centre de recherche ou projet-pilote et être rattaché avec une chaire de recherche par exemple la polytechnique de Montréal. « Nous, on veut être une vitrine technologique. On a les équipements. Le but c’est de pouvoir faire avancer le détournement du site d’enfouissement. Nous, on n’est pas privé, un coup qu’on trouve la solution, on va la mettre accessible à tout le monde. »

La délégation locale était composée du président de Valoris et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, du maire de Sherbrooke, Steve Lussier, du directeur général de Valoris, Jean-François Sornin, et de Denis Gélinas, chargé de projet et ingénieur en environnement à la ville de Sherbrooke. Ont pris part à la rencontre, le ministre de la Famille et responsable de la région de l’Estrie, Luc Fortin, et le député de Mégantic, Ghislain Bolduc.

Bien qu’il n’ait obtenu aucun engagement ferme, M. Roy est satisfait de la rencontre et de l’écoute de Mme Anglade. « Au moins, on a réussi à se parler, ce qui n’était pas le cas avant. » Quant à savoir si l’avenir de Valoris pouvait s’annoncer prometteur, son président se montre prudent en mentionnant « on va aller une étape à la fois. »

Environnement
D’autre part, une autre rencontre est prévue, cette fois, avec la ministre de l’Environnement, Isabelle Melançon, au cours des prochaines semaines. « Elle veut venir voir Valoris. On est à préparer la rencontre et on aura d’autres demandes qui seront différentes », d’exprimer M. Roy.

Pour l’égalité des langues

La ministre responsable des Relations avec les Québécois d’expression anglaise, Kathleen Weil, était récemment de passage à Bury pour prendre le pouls de la population. Une cinquantaine de membres de la communauté anglophone étaient présents et ont pu échanger directement avec la députée de Notre-Dame-de-Grâce. L’accès général à des services bilingues fut un des enjeux soulevés à plus d’une reprise en cours de rencontre.

L’activité s’inscrit dans le cadre d’une tournée provinciale servant à rendre compte des diverses réalités et préoccupations de la communauté en vue d’une consultation publique qui se tiendra dans les prochains mois. Dans le cadre de sa visite, la députée-ministre a effectué des arrêts au Foyer St-Paul, au centre scolaire communautaire (Learning Center) Eaton Valley de même qu’au Manège militaire de Bury.

Selon l’Association des Townshippers, le Haut-Saint-François abrite une communauté dont la langue première est l’anglais de près de 2500 individus. Ce nombre représente 11 % de la population, soit le deuxième plus haut pourcentage dans les Cantons de l’Est après la MRC Memphrémagog.
Suite à son entrée en poste en tant que ministre en octobre 2017, Kathleen Weil avait annoncé la création du Secrétariat aux relations avec les Québécois d’expression anglaise un peu plus d’un mois plus tard. « Le Secrétariat, c’est comme un mini-ministère », explique Mme Weil.
Celle-ci poursuit : « L’idée, c’est de supporter la vitalité des communautés un peu partout au Québec. On veut faire en sorte que les services gouvernementaux, en santé et dans les autres domaines, puissent répondre à leurs besoins en anglais, parce qu’ils ont le droit de recevoir l’information et les services en anglais. Mais aussi faire en sorte que les jeunes puissent rester ici et trouver leur place. »

Là-dessus, la députée-ministre cite la statistique selon laquelle deux diplômés universitaires bilingues sur trois quittent le Québec pour aller travailler dans le reste du Canada. « On comprend ces jeunes qui ont des opportunités ailleurs. Mais s’ils avaient le choix, on voudrait qu’ils restent parce qu’on perd. Présentement, on recrute des gens de partout dans le monde, mais on perd nos propres citoyens. » Kathleen Weil donne des exemples d’inquiétudes que certains anglophones éduqués peuvent avoir avant de préférer quitter : « Est-ce que mon français est assez bon ? Est-ce que mon français est adapté à l’emploi que je recherche ? » Elle confirme que le Secrétariat réfléchit à des façons d’offrir un support linguistique pour permettre à ces personnes de rester. « Quand les jeunes quittent, ils ne reviennent pas, donc c’est une perte de population. Ça commence à devenir un enjeu de survie de l’économie dans les régions, alors qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre qui frappe. »

Le maire de Bury, Walter Dougherty, a pris la parole devant l’assistance et y est allé d’un témoignage personnel relatant, il y a quelques années, sa tentative d’être embauché au ministère des Transports. « L’offre d’emploi faisait mention d’un poste bilingue. Quand je suis arrivé pour faire les tests, ils ont dit que si j’échouais la première partie en français, ils arrêtaient la correction. Je leur ai dit d’attendre de voir la partie anglaise, puis de faire une moyenne au pire par après, comme il fallait être bilingue. Mais ils ont refusé. » M. Dougherty avoue que le sujet de la prédominance du français en est un qui soulève les passions chez lui.

Robert Roy

Robert Roy songe à faire le saut en politique provinciale

Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, songe sérieusement à faire le saut en politique provinciale sous la bannière du Parti libéral du Québec, dans le comté de Mégantic. Il pourrait succéder au député sortant, Ghislain Bolduc, qui a annoncé son retrait de la vie politique vendredi passé.

En entrevue téléphonique, M. Roy s’est montré prudent dans ses propos. « Oui, j’ai été approché par des gens. Oui, ça m’intéresse, je suis en réflexion sérieusement. Je veux prendre le temps d’en parler avec mon épouse et mes enfants, mais je ne veux pas brûler les étapes. Je veux voir les gens du parti. Peut-être qu’ils ne veulent pas de Robert Roy, faut voir les autres candidats. »

Celui qui a été élu préfet en novembre dernier ne cache pas que la politique provinciale l’a toujours intéressé, mais il se donne du temps de réflexion. Il ajoute que peu importe le palier qu’il choisira, sa principale motivation est de servir les gens. « Moi, je veux représenter les gens, c’est ça que je veux faire. » Mentionnons que M. Roy a été élu sans opposition au poste de préfet en novembre dernier.

5 bonnes raisons de visiter votre mécanicien ce printemps

Calcium, nids-de-poule, tempêtes de neige et de verglas… assurément, l’hiver est rude pour nos véhicules ! Vous n’avez pas encore pris rendez-vous pour une inspection printanière ? Voici cinq bonnes raisons de le faire :

1. Pour améliorer votre confort
Les conditions routières difficiles en hiver peuvent affecter votre voiture de diverses manières. Par exemple, le parallélisme des roues pourrait être déréglé, rendant ainsi votre expérience de conduite moins agréable.

2. Pour rouler en toute sécurité
Les abrasifs épandus sur nos routes durant l’hiver favorisent l’apparition de la corrosion, notamment au niveau des freins. Profitez donc du changement de pneus pour faire effectuer une inspection préventive qui assurera votre sécurité.

3. Pour faire durer votre véhicule
En plus de contribuer à désaligner les roues, ce qui use prématurément les pneus, la saison froide peut notamment endommager les pièces situées sous votre voiture et réduire l’efficacité des additifs de l’huile à moteur. Ce n’est pas un secret : un entretien régulier est la meilleure façon de maximiser la durée de vie d’un véhicule !

4. Pour réaliser des économies
Une inspection printanière permet de prévenir d’éventuels bris ainsi que de déceler et de corriger les problèmes mineurs avant qu’ils ne s’aggravent… et n’entraînent du coup de (très) coûteuses réparations !

5. Pour protéger l’environnement
Pression des pneus insuffisante, niveau d’huile trop bas, filtres encrassés, climatiseur défectueux… une voiture mal entretenue consomme plus d’essence, ce qui nuit à la fois à l’environnement et à votre portefeuille !

Enfin, qui dit véhicule bien entretenu dit tranquillité d’esprit… Et ça, ça n’a pas de prix !

L’inspection de fin de garantie est-elle nécessaire ?

La garantie de votre véhicule tire à sa fin ? Si oui, avez-vous pensé à faire inspecter ce dernier avant l’échéance ? Au cas où vous hésiteriez, voici deux arguments qui vous convaincront du bien-fondé de prendre rendez-vous pour cette inspection préventive !

1. Une sécurité à assurer
L’inspection de fin de garantie permet de dresser le bilan complet de l’état de votre voiture. Carrosserie, freins, suspension, système d’échappement, circuit de refroidissement, moteur… tout est soigneusement contrôlé. Vous obtenez ainsi un rapport détaillé des réparations à effectuer, urgentes ou non, s’il y a lieu. Au besoin, on vous recommandera également les travaux d’entretien à effectuer de façon préventive. Bref, l’inspection permet de déceler les problèmes mineurs et de prévenir des bris importants susceptibles d’entraîner des accidents et des blessures graves.

2. Des économies à réaliser
L’inspection a révélé certains problèmes ? Qu’ils soient mineurs ou majeurs, qu’ils nécessitent ou non une intervention immédiate, faites-les corriger sans tarder chez votre concessionnaire : votre véhicule étant encore sous garantie, les réparations seront effectuées aux frais du constructeur. Autrement dit, en demandant une inspection de fin de garantie, vous pourriez réaliser des économies substantielles, selon l’état de votre voiture.
Diverses garanties sont généralement proposées. La garantie complète «de pare-chocs à pare-chocs», qui est en vigueur pour une durée prédéterminée ou un nombre de kilomètres donné est habituellement suivie d’une garantie pour le groupe motopropulseur (ce qui baigne dans l’huile, comme le moteur et la transmission). Des garanties peuvent aussi s’appliquer pour la peinture ou la corrosion prématurée, par exemple. Référez-vous au manuel du propriétaire pour en connaître les détails… et pour prendre rendez-vous au bon moment !

Pourquoi est-il important de vérifier les liquides au printemps ?

Lubrifier, refroidir, nettoyer… les divers fluides jouent plusieurs rôles primordiaux pour la «santé» de votre moteur. Et comme la mécanique de votre véhicule est abondamment sollicitée en hiver, il est important de vérifier l’huile à moteur et les autres liquides lorsque le temps s’adoucit afin qu’ils conservent toute leur efficacité et soient présents en quantité suffisante !

L’huile à moteur
L’huile à moteur est soumise à d’importantes variations de température durant la saison froide. Ces écarts sont propices à la formation d’humidité, ce qui peut nuire à l’efficacité des additifs et diminuer les propriétés lubrifiantes de l’huile. Voilà pourquoi il est important de procéder à une vidange chaque printemps, et ce, même si vous ne roulez pas beaucoup pendant l’hiver. Par ailleurs, si vous utilisez une huile conçue pour affronter le froid extrême, celle-ci doit être remplacée au printemps par un lubrifiant davantage adapté aux conditions estivales.

Les autres liquides
En été, le liquide de refroidissement permet d’éviter que le moteur surchauffe. Il est donc des plus judicieux de le vérifier avant que la canicule ne sévisse. Pour préserver les diverses pièces mécaniques aussi longtemps que possible, les liquides de frein et de servodirection doivent eux aussi être soigneusement contrôlés, votre mécanicien veillera notamment à ce que leur niveau soit suffisant pour qu’ils puissent remplir leurs fonctions de façon adéquate.

Enfin, pensez à jeter un œil du côté du réservoir de liquide lave-glace : l’aviez-vous rempli après la dernière tempête de neige ? N’attendez pas d’en avoir grand besoin pour le découvrir !

Procédez au grand ménage de votre auto en 6 tâches faciles !

Le retour des beaux jours est sans contredit le moment parfait pour nettoyer votre voiture de fond en comble. Prêt à vous lancer ? Voici un petit aide-mémoire des principales tâches à effectuer :

1. Alléger la voiture : sortez du coffre tout ce dont vous n’avez pas besoin durant la belle saison (pelle, grattoir, balai à neige, sacs de sable, etc.) et retirez l’équipement hivernal (le porte-skis, par exemple) qui alourdit inutilement votre voiture. Plus léger et aérodynamique, votre véhicule consommera moins d’essence.

2. Passer l’aspirateur : rangez (ou jetez, selon le cas) tout ce qui traîne dans la voiture, sortez les tapis, puis passez l’aspirateur pour enlever la poussière et le gravier accumulés durant l’hiver.

3. Nettoyer les tapis : débarrassez les tapis des taches de calcium à l’aide d’un mélange de vinaigre (1 tasse) et d’eau chaude (4 tasses) et d’une brosse dure.

4. Laver les surfaces intérieures : utilisez un chiffon humide et des produits adaptés à chaque type de surface (cuir, tissu, etc.) pour nettoyer le tableau de bord, les sièges, les portières, les accessoires.…

5. Lustrer la carrosserie : rincez en profondeur, puis lavez de haut en bas et d’avant en arrière (toit, capot, coffre, portières, pare-chocs, roues, jantes) avec un produit conçu pour cette tâche (qui ne risque pas d’endommager la peinture). Notez qu’il est préférable de travailler par temps nuageux.

6. Laver les vitres : nettoyez les vitres à l’aide d’un produit spécialisé ou d’une solution maison (le mélange utilisé pour laver les tapis, par exemple).

Démantèlement de l’ancienne usine Cascades à East Angus au début de l’été

Ce n’est une surprise pour personne dans le secteur d’East Angus d’apprendre que la papetière Cascades démantèlera son ancienne usine de papier kraft, sise le long de la rivière Saint-François, en plein cœur de la municipalité. La véritable question était de savoir quand. Et ça sera l’été prochain. L’espace libre devrait être mis à la disposition des citoyens, souhaite la municipalité.

La démolition marquera la dernière page d’histoire de l’usine érigée en 1908 et qui aura procuré du travail à bon nombre de personnes pendant plus d’un siècle, soit jusqu’en 2014, moment de sa fermeture. Cascades s’était portée acquéreur du bâtiment en 1983. Toutefois, la décision de démanteler n’est pas celle de Cascades, de préciser le vice-président aux communications et affaires publiques de l’entreprise, Hugo D’Amours. « La décision a été prise par Graphic Packaging. » M. D’Amours mentionne que le site et le bâtiment appartiennent à Graphic Packaging. Une clause au contrat de vente stipule qu’en cas de démantèlement de l’usine, Cascades prendra en charge l’opération et les coûts s’y afférant.

M. D’Amours pèse ses mots et insiste sur le terme démantèlement. « Ça sera vraiment un démantèlement. On va faire ça progressivement vers la mi-juin et ça va se faire sur plusieurs semaines. Au début, les gens ne se rendront pas compte. » Une bonne partie de l’équipement est déjà démantelé, d’exprimer l’intervenant, il reste la tuyauterie, l’électricité et autres. Ce dernier précise que les représentants de Cascades se sont assis avec les gens de la municipalité pour discuter de la manière dont le démantèlement allait se faire. « Nous allons redonner la berge aux citoyens », d’exprimer M. D’Amours.

Bel héritage
« On leur a dit : laissez-nous un bel héritage. Cascades a une belle fierté. Elle va faire de la plantation d’arbres et du remblai. Ils sont soucieux de nos demandes. J’ai hâte de voir. Ils vont nous faire quelque chose de beau », d’exprimer la mairesse d’East Angus, Lyne Boulanger. Cette dernière aimerait que les citoyens puissent s’approprier les lieux comme dans un genre de parc où ils pourraient s’asseoir et contempler la rivière. « On veut donner une qualité de vie à nos citoyens. Ça serait un ajout. Ça s’inscrit dans notre vision pour les 20 prochaines années », de lancer la mairesse, en faisant référence au nouveau plan d’urbanisme, qui sera présenté les 17 et 18 avril prochains à la population.

Mme Boulanger est bien consciente que l’entreprise Graphic Packaging est propriétaire des lieux, mais y voit une ouverture. D’ailleurs, les autorités municipales prévoient rencontrer ultérieurement les représentants de cette dernière pour discuter d’un partenariat à développer.

Taxes
Le démantèlement de l’ancienne usine privera la municipalité d’un revenu annuel approximatif de 25 000 $ sous forme de taxes. Mme Boulanger mentionne que l’impact avait été prévu dans le présent budget. « Ça a été planifié et absorbé dans le budget. » Elle ajoute que le manque à gagner ne devrait pas être trop perceptible pour cette année du fait que plus de la moitié de l’année sera écoulée avant que l’usine disparaisse. C’est davantage dans la préparation du budget 2019 que le manque à gagner se fera sentir.

CJE HSF

Le CJE déménage dans l’ancienne clinique médicale de East Angus

Le Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François déménage ses pénates. L’organisme se relocalisera à l’intérieur de l’ancienne Clinique médicale East Angus au centre commercial de l’endroit et y accueillera ses clients le 2 avril prochain.

Situé au 75, Angus Nord depuis sa création, il y a maintenant 19 ans, l’organisme traverse de l’autre côté de la rivière. Le conseil d’administration et la direction ont saisi l’opportunité que procurait la fin du bail pour évaluer les différentes options qui s’offraient à eux, explique-t-on. L’évolution des services au fil des années fait en sorte que l’organisme a besoin d’espace additionnel. « On a développé plus de projets au fil des années comme Opération cadeaux de Noël et MAP Haut-Saint-François qui impliquent des groupes de participants et plus d’espace », d’expliquer Sylvain Lessard, directeur général du CJE. À cela, pouvaient s’ajouter des formations et autres activités de groupe qui faisait en sorte de se retrouver à l’étroit, laisse-t-il entendre.
Le choix du local situé au centre commercial d’East Angus offre une belle visibilité, estime-t-on. On croit également que le volume de fréquentation pourrait attirer davantage de jeunes à bénéficier des services offerts. M. Lessard mentionne que l’organisme est en constante évolution et peut saisir des opportunités pour développer des projets ponctuels selon les besoins. Le CJE entamera son déménagement le 30 mars pour ouvrir ses portes le 3 avril. On profite du long congé de Pâques pour déménager. Les jeunes pourront accéder aux nouveaux espaces le 3 avril. M. Lessard et les membres du conseil d’administration remercient M. Luc Gosselin et la famille Gosselin pour leur générosité et leurs bons soins déployés au cours des années.

Rappelons que le CJE est un organisme sans but lucratif dont la mission est de soutenir et guider les jeunes adultes de 16 à 35 ans dans leurs démarches d’insertion socioprofessionnelle, en les accompagnant dans leur cheminement volontaire vers l’emploi, un retour aux études ou dans le démarrage d’une entreprise ou d’un projet.

La ferme Élégante se paie la traite

Grâce au Programme d’investissement pour fermes laitières (PIFL) du gouvernement canadien, la ferme Élégante située à Dudswell a reçu une subvention de 194 000 $ qu’elle a investie dans l’achat de trois nouveaux robots de traite. La députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, s’est rendue sur place mercredi dernier le 14 mars afin d’observer cette nouvelle technologie à l’œuvre.

Envolé comme des petits pains chauds
« Le PIFL est un programme de subventions pour aider les fermes laitières à se moderniser », explique Mme Bibeau. « Ça fait suite entre autres à la signature de l’Accord de libre-échange avec l’Europe » entré en vigueur le 21 septembre 2017. Ce sont des sommes de 250 M$ qui seront mises à disposition des producteurs laitiers et de 100 M$ pour les transformateurs.

La ferme Élégante, détenue par Pierre-Paul Boulet et Chantal Fortier, a donc sauté sur l’occasion et a présenté sa demande de projet. Elle est l’une des rares à avoir obtenu du financement dans le cadre de la première phase du plan quinquennal qui s’étirera jusqu’en 2022.
« C’est allé vraiment vite parce qu’il y a eu tellement de demandes de la part des producteurs qu’il a fallu fermer l’appel de propositions rapidement », relate la députée-ministre. « Mais c’est le premier appel d’une série. Les 250 M$ n’ont pas encore été tous octroyés. On a dit : attendez. On ferme. On va gérer et analyser ces projets-là qui ont été reçus. On a été victimes de notre succès, je dirais. Mais c’est une bonne nouvelle. »

Des robots intelligents
Avec les nouveaux robots, les vaches se rendent elles-mêmes se faire traire trois fois par jour. Ceux-ci transmettent par la suite les données individuelles des vaches à un système central contrôlé par le producteur.

Julien Deladurantaye est le neveu de M. Boulet et employé de la ferme. « Avec les anciens robots, on avait sensiblement le même logiciel, mais on n’avait pas toute la gamme de données qui sont maintenant incluses dans le nouveau. Là, je peux avoir accès à toutes les vaches de l’étable individuellement en quelques clics, puis aller voir tout leur historique autant sanitaire, que productif. Combien elle a eu de veaux, à quelle date ? Les vaches portent un collier. Sur chaque collier, j’ai une puce émettrice qui est détectée par le robot. Chaque fois que la vache passe dans le robot, il collecte les données. Si mettons, elle a une baisse d’activité puis une baisse de rumination, il nous dit : “Celle-là est peut-être malade.” Si à l’inverse, elle a une hausse d’activités puis une baisse de la rumination, là elle a une chaleur. »

Marie-Claude Bibeau ajoute que « le secteur laitier s’est rendu tellement spécialisé. Ce sont maintenant des entrepreneurs puis c’est des gens qui sont super compétents dans les technologies. » M. Deladurantaye complète : « Je pense que, de plus en plus, l’agriculture est appelée à être “intelligente”. Pour pouvoir être de bons gestionnaires, il faut avoir de l’information sur notre troupeau pour pouvoir agir rapidement. La gestion va être simplifiée, puis avec une gestion simplifiée, on est capables d’avoir une meilleure production. »

Une ferme centenaire
La ferme Élégante possède un cheptel de 110 vaches. Pierre-Paul Boulet représente la quatrième génération à exploiter le site depuis 1908. À ses débuts, l’exploitation agricole avait une superficie de 80 acres, alors qu’elle est aujourd’hui de 1600 acres. Il s’agit maintenant d’une ferme diversifiée avec, entre autres, une cabane à sucre familiale.

En plus de la députée-ministre Bibeau, on retrouvait parmi les visiteurs Mariane Paré, mairesse de Dudswell, ainsi que la directrice générale de la municipalité, Marie-Ève Gagnon.

Avez-vous votre fermier de famille?

Alors que la période des semis est déjà bien entamée, l’arrivée du printemps constitue également le moment d’inscription aux paniers de légumes bio. Dans la région, ils sont une douzaine de producteurs à offrir cette formule citoyenne qui gagne en popularité.

Le concept des paniers bio vient d’une initiative de l’organisme environnemental québécois Équiterre, implanté en 1995. Le fonctionnement est des plus simples : en s’abonnant auprès d’un producteur maraicher participant, le client reçoit chaque semaine en cours de saison un panier de produits frais et locaux déposé à un point de chute prédéterminé. Cette façon de faire s’inscrit dans le cadre du réseau d’Agriculture soutenue par la communauté (ASC).

« C’est pour ça que c’est soutenu par la communauté, parce que les gens prennent une part du risque avec le producteur », explique Marc-Sylvain Pouliot, conseiller en développement agroforestier au CLD du Haut-Saint-François. « En s’abonnant, ils payent le producteur, ce qui fait qu’il a de l’argent dès le début de la saison pour acheter des semences, chauffer les serres, payer des employés. » Le paiement à l’avance constitue une forme de partenariat avec le client, qui donne alors au producteur le mandat de lui produire des légumes frais et locaux.

Beaucoup de nouveaux joueurs sont venus s’ajouter à l’offre, ces dernières années, face au succès de la recette. « Il y a un engouement depuis quelque temps.Voilà cinq ans, il y en avait peut-être juste deux ou trois fermes qui offraient des paniers », relate M. Pouliot. « C’est là pour rester parce que le phénomène de savoir d’où viennent les aliments va en augmentant. Les gens deviennent plus sensibles à ça. »
On n’a qu’à se rappeler la publication d’un bilan de la santé publique en février dernier qui dévoilait que des framboises contaminées en provenance de Chine avaient rendus malades des centaines de Québécois en 2017.

« Au Québec, même ce qui est bio est souvent importé », déplore le conseiller agroforestier. « C’est dur de trouver des légumes bio du Québec dans les épiceries. Souvent les producteurs bio ne sont pas à gros volume, ce qui fait qu’ils ne sont pas capables de fournir les Sobeys de ce monde. »

M. Pouliot rappelle que l’agriculture de proximité est un mode de vie et que les producteurs ne vivent pas dans l’abondance. Plusieurs d’entre eux doivent occuper d’autres emplois en parallèle. « Ceux qui ont réussi, souvent c’est parce qu’ils ont soit pas eu à acheter une grande terre, qu’ils ont été chanceux et qu’ils en ont trouvé une petite ou qu’ils ont loué assez longtemps pour atténuer les coûts fixes et être capables de se monter une clientèle. »

Au fil des ans, la formule des paniers bio a évolué pour devenir un produit flexible et avantageux pour le client. Si, au début, leur contenu était plutôt fixe et figé, une diversification du choix et des possibilités s’est ajoutée depuis. « Il y a vraiment encore beaucoup de place pour ça. On est loin d’avoir couvert le marché », termine Marc-Sylvain Pouliot.

Producteurs de paniers de légumes et fruits en ASC
Dans le Haut-Saint-François, ils sont 13 producteurs à offrir la formule des paniers bio. Les Jardins de Bury, Champéfruit et la ferme du Coq à l’Âne sont situés à Bury. La ferme La Base est à La Patrie, tandis que Croque-Saisons se trouve à Lingwick et Les Jardins de Sébastien, à St-Isidore-de-Clifton. Finalement, Cookshire-Eaton a son lot de producteurs bio avec Le Bastion vert, Le Jardinier déchainé, Les Hôtes épinettes, Les Jardins des Bocages, La JoualVert, Les Légumes Korzina et Les Maraîchers de l’or vert.

Le PDZA passe en phase 2

Dix-huit mois après son adoption, le Plan de développement de la zone agricole (PDZA) vient de compléter sa première phase d’une série de trois. D’ici 2021, le plan d’action en prévoit deux autres qui engloberont, par exemple, le soutien aux marchés publics et aux abattoirs régionaux. Marc-Sylvain Pouliot, qui est responsable de la mise en œuvre du Plan, nous éclaire sur ce qui a été accompli et ce qui reste à faire.
Phase 1
Une des premières actions complétées fut la mise en place du comité de suivi du PDZA, qui veille à son application. En bonne partie, ceux qui se retrouvent aujourd’hui à siéger sur ce comité furent les mêmes qui ont veillé à son élaboration pendant plus de 18 mois, en 2015-2016. M. Pouliot se réjouit de cette continuité. « Ils veulent que ça avance. C’est un comité qui est impliqué et qui amène des bonnes idées. Ils n’ont pas peur de discuter. »

Dans un désir de développer les capacités entrepreneuriales, le PDZA a tenu le Forum agricole et forestier du Haut-Saint-François. L’événement avait réuni une centaine de personnes à East Angus au début du mois de février. La formule du forum, plus conviviale, avait été privilégiée à celle des formations régulières.

C’est également au cours de la phase 1 que le site internet du CLD fut mis à jour pour inclure un nouvel onglet Agriculture et foresterie, le tout dans le but d’avoir un guichet unique d’accompagnement. Cette ressource en ligne répertorie par exemple les programmes de subventions ou, encore, des cartes de potentiel agricole des sols de la région.

Nouveauté
Le lancement officiel de la plate-forme L’ARTERRE a eu lieu le 9 mars dernier dans le cadre du congrès de la Fédération de la relève agricole (FRAQ). Il s’agit d’un service de maillage axé sur l’accompagnement et le jumelage entre aspirants-agriculteurs et propriétaires. Le service privilégie l’établissement de la relève par la reprise de fermes, l’acquisition ou la location d’actifs. Le conseiller en développement agroforestier au CLD donne un exemple. « Il peut y avoir des jeunes qui aimeraient se lancer en production laitière, mais qui ne veulent pas acheter tout de suite. Ils pourraient alors être partenaires sur une ferme, le temps d’acquérir l’expérience. »

Une visite sur le site permet, entre autres, de visualiser une banque de terres disponibles présentées sous forme de fiches. Le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) assume la coordination provinciale du service, auquel la MRC adhère. Un agent de maillage local devrait d’ailleurs être en fonction dès le mois d’avril.

« Ça, je pense que ça répond à un besoin », admet Marc-Sylvain Pouliot. « Depuis que je suis là, j’ai répondu tant bien que mal aux demandes que j’ai eues. J’étais un peu mal pris parce que je n’avais pas nécessairement de choix d’un bord [producteurs] ou de l’autre [relève]. Plus la banque sera bien garnie, plus ça va être facile de faire des jumelages. Beaucoup de gens attendaient après ça. Ça va être une bonne chose. »

Complémentaire à L’ARTERRE, sera la banque d’opportunités. « Ça va être un peu un gros Kijiji, mais spécifique à l’agricole en Estrie. Ça aussi ça va être intéressant » complète le conseiller.

Une aide commune
Le Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR) vient d’annoncer la quinzaine de projets retenus pour la région de l’Estrie. Comme les différentes MRC estriennes ont également eu à développer un PDZA qui leur était propre, celles-ci ont mis en commun leurs ressources financières et techniques pour former une entente sectorielle de développement (ESD) bioalimentaire. Les signataires de cette entente comprennent les MRC de Coaticook, Memphrémagog, des Sources, du Granit, du Haut-Saint-François et du Val-Saint-François, en plus de la Ville de Sherbrooke, du MAPAQ et de l’UPA Estrie. L’aide financière accordée est de 673 907 $ jusqu’en 2021.

Prochains dossiers
Ce jeudi 22 mars, le Syndicat des Producteurs forestiers du Québec présentera les résultats du potentiel économique de récolte et de culture de produits forestiers non ligneux (PFNL) sur le territoire du Haut-Saint-François. L’inventaire terrain a été réalisé à l’été 2017 par la coopérative de solidarité Cultur’Innov. Marc-Sylvain Pouliot précise « qu’il y avait déjà des cartes théoriques des endroits où il pouvait y avoir des PFNL. Cultur’Innov est allé sur le terrain faire des virées pour valider concrètement les croisements avec les banques de données. »

Dans sa mission de soutenir les marchés publics locaux, le PDZA a organisé une rencontre des quatre marchés de la MRC, soit ceux de Lingwick, Westbury, Sawyerville et Scotstown. L’expérience sera répétée à la fin de la saison 2018. « On est quand même chanceux d’avoir quatre marchés publics », estime M. Pouliot. « Ils sont aussi bien répartis sur le territoire. Un producteur local a accès à un marché proche. Ça reste des jeunes marchés, donc c’est normal qu’il y ait moins d’affluence pour le moment. »

Le soutien du développement et de la diversification des abattoirs régionaux demeure un dossier prioritaire, particulièrement suite à l’incendie de l’Abattoir Rousseau à Lingwick. « Disons que ça a accéléré le processus », admet le conseiller en développement agroforestier. « On continue d’étudier différentes options et de mettre beaucoup d’énergie là-dessus. » L’Abattoir boucherie Desmarais à Weedon demeure le site le plus intéressant et celui avec le plus de potentiel dans la région pour une conversion d’abattoir de proximité en un de certification A1. « Ça mérite plus d’analyse approfondie. C’est des gros sous tout ça », résume M. Pouliot.

Dans la foulée du projet de cannabis médical et de chanvre industriel à Weedon, le PDZA souhaite voir le développement de la filière des productions émergentes. Celui qui est responsable de la mise en œuvre du Plan termine en disant que « beaucoup de choses ont été entamées et ont mijoté en 2017. Ça va venir à aboutir cette année. 2018 sera une bonne année de réalisation. »

L’art de bien préparer sa production horticole

Émilie Turcotte-Côté pratique l’horticulture biologique sur la ferme familiale à Bury, depuis à peine trois ans. La jeune femme, agronome de formation, s’est montrée stratégique dans la préparation de son projet de telle sorte que sa production est pratiquement toute vendue avant même de planter les premiers semis.

Mme Turcotte-Côté produit principalement quatre sortes de courges ; spaghetti, butternut, délicata et poivrée. Le gros vendeur, admet-elle, est la courge spaghetti. Mais la production ne se limite pas à ce légume, il y a aussi les fraises d’été et d’automne, les melons d’eau et de miel, les cantaloups, les pommes de terre et sa passion, les fleurs. L’appellation Les Jardins d’etc reflète bien l’esprit dans lequel œuvre cette productrice à temps partiel. Au départ, explique-t-elle « je ne savais pas exactement ce que j’allais faire ; le nom Les Jardins d’etc me donne de la latitude. »

Mme Turcotte-Côté s’est portée acquéreuse de la ferme familiale en 2015. « Chez nous, la ferme familiale c’est de mère en fille », lance-t-elle en souriant. Si Mme Turcotte-Côté ne savait pas quoi produire au départ, elle savait néanmoins comment s’y prendre pour choisir un ou des produits qui trouveraient preneurs. Notre productrice a contacté une coopérative américaine qui vend des produits biologiques Deep Root Organic Co-op, direction Whole Food USA pour vérifier qu’elles étaient leurs besoins. « Je me suis vraiment adaptée selon leur demande et c’était les courges, il n’en avait pas beaucoup. » La productrice entame la production de courges en 2016. À sa deuxième année de production, l’année dernière, Les Jardins d’etc ont vendu 600 boîtes de 40 livres l’unité pour un total de 24 000 livres soit 12 tonnes.

Émilie Turcotte-Côté applique la même approche pour l’ensemble de sa production fort variée. Bien que ça ne soit pas des contrats fermes, explique-t-elle, plusieurs ententes avec des producteurs et distributeurs sont établies. De fait, plusieurs produits des Jardins d’etc peuvent se retrouver dans les paniers biologiques offerts par des producteurs du Haut-Saint-François. « En horticulture, c’est la mise en marché qui est le nerf de la guerre. C’est important de bien se positionner. Les cultures que j’ai développées sont celles qui avaient une place », précise-t-elle.

Fleurs
Passionnée des fleurs, Mme Turcotte-Côté a voulu partager cette passion en développant le concept d’abonnement floral. « Je suis passionnée des fleurs. Ma grand-mère a toujours eu de grands jardins de fleurs et ma mère aussi. » La productrice a trouvé un coin pour développer une quarantaine de variétés de fleurs qu’elle vend en abonnement floral. « J’ai pensé à faire des abonnements pour des entreprises. » Pendant huit semaines consécutives, de la mi-juillet à septembre, elle livre tous les lundis un bouquet de fleurs à l’entreprise qui aura payé son abonnement. « Je vais porter le bouquet de fleurs tout arrangé avec le vase et je reprends l’autre. » À sa première tentative, l’an dernier, la productrice a obtenu une quinzaine d’abonnements soit dans des pharmacies, des bureaux d’avocats, de notaires, principalement des professionnels. « J’ai vendu des fleurs à deux fleuristes », ajoute-t-elle. Cette année, Mme Turcotte-Côté aimerait augmenter le nombre d’abonnements et dénicher un point de chute pour la vente de ses fleurs biologiques. L’ensemble de la production des Jardins d’etc est certifié biologique. Les personnes désireuses d’obtenir un abonnement floral peuvent composer le 819 832-3090.

Aide
Comment cette jeune mère de famille arrive-t-elle à conjuguer son travail d’agronome avec celui de productrice horticole ? Mais avec de l’aide. De son propre avis, elle est chanceuse. Son entourage lui donne un coup de main ; conjoint, père, mère, sœur, beau-père, belle-mère, beau-frère et autres contribuent au succès de l’entreprise. Il y a même quatre élèves de Formation en insertion sociale (FIS) qui mettent la main à la pâte à raison d’un avant-midi semaine en mai-juin et septembre-octobre. Un employé à temps partiel, en saison, contribue également à la bonne marche des opérations.

Tout ce beau monde se partage les tâches que ce soit entre autres les semis, le désherbage, la récolte qui peut se faire quotidiennement ou aux deux jours selon le type de production et bien entendu la grande récolte de courges. À l’aube de sa troisième année de production, Émilie Turcotte-Côté estime que l’entreprise va bien. Présentement en congé de maternité, l’agricultrice ne cache pas qu’elle aimerait, un jour, pouvoir y consacrer tout son temps, mais pour l’instant elle se plait à faire son travail d’agronome.

Quand dois-je récolter mon ail ?

L’ail est un légume bulbe particulièrement savoureux et facile à cultiver. Or, comme les légumes racines, il peut être difficile de savoir quand le récolter. Heureusement, certains indices peuvent vous aider !

Le feuillage
Le meilleur moyen de savoir si votre ail est prêt à être récolté est d’en observer le feuillage. Lorsque celui-ci se dessèche et jaunit, c’est que les bulbes sont bien formés et prêts à être déterrés. Calculez en moyenne de huit à dix mois entre la plantation et la récolte.

Les tiges
Si vous êtes de ceux qui consomment la fleur d’ail, vous aurez deux récoltes à prévoir. D’abord, attendez que les tiges des fleurs se soient quelque peu enroulées. Lorsqu’elles auront fait environ un tour, récoltez les fleurs d’ail. Attendez de quatre à cinq semaines, puis déterrez les bulbes. N’oubliez pas de faire sécher votre ail après l’avoir récolté !

Pour obtenir une foule de conseils pratiques qui vous assureront une récolte abondante, visitez un centre de jardin ou une pépinière près de chez vous !

Quand l’art s’invite à table

Dans deux semaines, l’Atelier Auckland mettra la table pour son tout premier Stammtisch. La rencontre culinaire se tiendra le premier samedi d’avril, soit le 7, le lendemain du Jour du tartan. La thématique écossaise sera à l’honneur pour l’occasion; les invités étant encouragés à délaisser le pantalon au profit du kilt !

L’Atelier Auckland est l’unité de production de Sylvain Dodier et Luc Pallegoix, à Saint-Isidore-de-Clifton. Le centre d’art et de nature a déjà présenté nombre d’expositions, activités et concerts variés par le passé. Cette année, les arts de la table s’invitent à l’atelier sous la forme du Stammtisch. Celui-ci se veut, traditionnellement, la tablée d’habitués d’un bar ou d’une auberge dans les régions germaniques. Alors que les hôtes en sont à préparer leur programmation 2018, « le Stammtisch sera le premier truc qu’on lance pour la saison », avance Sylvain Dodier.

Le Stammtisch sera plus qu’un simple repas. « On amène l’idée de métissage culturel à table », précise Luc Pallegoix. « On mêle les nourritures terrestres aux nourritures de l’âme en même temps. Aussi de refaire le monde, ça fait partie de la culture de l’établissement. Et l’été est propice à ça. » C’est M. Pallegoix qui sera derrière les fourneaux pour l’occasion pour recréer, le temps d’une soirée, une réalité bien ancrée dans sa Franche-Comté natale. « À la maison en France, ça cuisine beaucoup, ça reçoit beaucoup. Et le Stammtisch existe toujours. Même dans ma ville natale, à Besançon, tu en retrouves. »

Ce qui sera un rendez-vous mensuel aura une nouvelle thématique chaque fois. « Il y aura différentes formules de Stammtisch pour pouvoir voyager dans les régions, les pays et même au Québec ! Il y a plein de trucs à découvrir, comme les herbes salées du Bas du Fleuve », prévoit déjà le chef.

Pour l’édition d’avril, « l’objectif est de faire découvrir toute la part des Écossais, incluant leur influence. C’est pour ça que Luc le fait le lendemain du Jour du tartan », explique M. Dodier. Le 6 avril 1320 est la date de la signature de la Déclaration d’Arbroath établissant l’indépendance historique de l’Écosse. À l’échelle provinciale, les immigrants écossais forment l’un des peuples fondateurs du Québec, alors que, localement, certains d’entre eux s’établirent à Scotstown, Gould et au Canton de Lingwick au 19e siècle.

Le candidat du Parti vert dans Mégantic rajoute que « le but est de faire découvrir les métissages. C’est important en art. Notre bouffe, notre culture… On est très marqués par les anglophones, les Irlandais, les Écossais. Et c’est dans cette optique que le Stammtisch est organisé. »

Concrètement, le menu offrira en plat principal un bœuf à la bière. « C’est un grand classique de la cuisine écossaise », de noter Luc Pallegoix. La viande proviendra de la Boucherie Éric Vachon, à Saint-Isidore-de-Clifton. Le chef prévoit trois purées de légumes en accompagnement, dont des pommes de terre pilées d’origine bio et locale. Bien que l’entrée demeure une surprise, nous pouvons avancer que la Fromagerie Caitya à Sawyerville sera l’un des fournisseurs d’ingrédients de la soirée. De même, l’œuvre de l’artiste cuisinier devrait porter le nom de Vertige aux trois fromages. À suivre. Comme dessert, le convive aura droit à une ganache française servie sur une pâte de shortbread.

« Le premier Stammtisch sera à la fois rustique et sophistiqué », résume Luc Pallegoix. « C’est une formule très partage. Il y aura des plats individuels lorsque obligatoire, mais sinon ce sera à la bonne franquette. Et c’est important. Plein de gens sont en recherche de ça. Nos vies vont trop vite. La logique slow life, c’est notre politique maison. On fait plus en faisant moins. »

Les Stammtisch de l’Atelier Auckland auront lieu les premiers samedis du mois. Le nombre de places est limité à douze. Plus d’information disponible auprès des organisateurs.

©2018 Journal Le Haut-Saint-François