Inondations de la rivière Eaton

Suite aux deux inondations de la rivière Eaton en janvier et février derniers, la Ville de Cookshire-Eaton avait convoqué la population touchée à une séance d’information la semaine dernière. La municipalité a fait un retour sur les événements de l’hiver et des solutions préventives qui seront mises en place. La trentaine de citoyens présents ont pu s’entretenir et prendre rendez-vous avec des représentants du ministère de la Sécurité publique, qui tenaient un bureau mobile le jour suivant, afin d’obtenir un suivi de leur dossier de réclamation.
D’entrée de jeu, la mairesse Sylvie Lapointe se voulait rassurante envers les résidents touchés. « La Ville est là pour vous seconder dans ce processus. » Éric Cloutier, le directeur de la Sécurité publique au niveau municipal, est ensuite revenu sur les événements de l’hiver dernier et sur les points à améliorer. « La Ville a connu cinq inondations dans les huit dernières années et on s’attend à ce que ça arrive encore. »

Les causes
Sur papier, le secteur de la rue Eaton et des Trembles, qui fut mis à rude épreuve cet hiver, est une zone inondable aux 20 à 100 ans. « Mais ça ne s’applique plus », rétorque M. Cloutier. À son avis, la situation est plus fréquente qu’avant. « On a un gros bassin versant, avec deux affluents qui peuvent faire varier énormément le niveau de la rivière Eaton. Le drainage forestier est beaucoup plus accentué qu’avant. En plus de ça, on a des bancs de gravier à cause de l’érosion qui se fait en amont. La gravelle vient se déposer dans la rivière au niveau du parc des roulottes sur quelques kilomètres parce que ça tombe plat et que l’eau est moins rapide. Toute la gravelle qu’on va chercher dans les montagnes vient se déposer ici, ce qui fait qu’on n’a plus le volume pour laisser passer l’eau qui a à passer soit au printemps ou lors des crues rapides. »

Les solutions
Nouveau de cette année, le code orange à la Ville vise la préparation à l’évacuation 24 h à l’avance pour les résidents. Celui-ci n’avait pas eu le temps d’être appliqué lors de la crue soudaine de janvier. Le code rouge demeure l’ordre d’évacuation immédiate avec l’ouverture d’un centre d’accueil. La localisation de ce centre a dû être déplacée à l’Hôtel de Ville, alors qu’elle était auparavant à la salle Guy-Veilleux, qui a été inondée pour la première fois cette année.
L’équipe municipale a avoué certaines de ses lacunes lors des précédentes interventions et a fait appel aux résidents pour un meilleur respect des consignes. Après les ordres d’évacuation et de fermeture de secteur, « on a vu cette année des gens qui passaient par la piste de skidoo ou par l’entrée de la patinoire », se désole le directeur de la Sécurité publique. « On s’est donc retrouvé avec des véhicules qui sont restés coincés vu qu’ils perdaient la trace du chemin. On est intervenu deux fois pour des gens qui n’avaient soit pas évacué à temps ou ont outrepassé le barrage pour aller récupérer des items. »

Une installation hydrique sera installée au pont de la route 108, tout près de Location Cookshire. « Ça va nous permettre d’avoir une vue d’ensemble continuelle sur la rivière. » Le projet comprendra des sondes reliées à un système de télémétrie qui signalera aux employés municipaux les variations de la rivière par téléphone cellulaire. Le cout total des installations avoisinera les 30 000 $ et est à 100 % subventionné.

La Sécurité publique souhaite également améliorer ses communications aux résidents. Lors des inondations, certains avaient reçu des informations contradictoires. Dans le futur, « on veut une info pareille pour tout le monde sur le site internet et la page Facebook de la Ville. »

Le rôle du gouvernement
David Charest, du ministère de la Sécurité publique du Québec, était sur place en compagnie d’agents pour parler du programme d’aide financière et d’indemnisation des victimes des inondations. Comme de tels événements naturels ne sont généralement pas assurables, c’est le gouvernement qui les prend en charge. Les citoyens avaient la possibilité de prendre rendez-vous avec un agent du ministère pour faire un suivi de leur dossier ou en ouvrir un, le cas échéant.

À la fin de la présentation, les résidents avaient la chance de s’exprimer et de poser leurs questions aux représentants municipaux et provinciaux. Plusieurs d’entre eux ont souhaité revenir sur le point soulevé par Éric Cloutier lors de son intervention, à savoir les bancs de gravier qui s’accumulent dans la rivière Eaton. On retrouvait parmi eux, Pierre Dionne, de la Ferme J. Omer Dionne, qui avait fait l’objet d’un article dans nos pages en décembre dernier suite à l’élargissement de la rivière et à l’érosion de ses terres.

M. Cloutier a avoué qu’il y avait des choses à faire, « mais que c’était de longue haleine. Ceux qui habitent près de la rivière depuis 40 ans l’ont vu être creusée, mais le problème revient. Donc, il y a d’autres options qu’il faut adopter pour que ce soit plus permanent. » Suite à une question sur le sujet de la part de la citoyenne Gisèle Turcotte, Martin Tremblay, directeur général de la Ville, est intervenu. « On doit regarder avec le ministère de l’Environnement parce qu’il nous faut leur permission. On est en train de monter un dossier pour démontrer qu’on a plus de problèmes liés à ça que d’avantages à ne pas creuser. »

Le Domaine de La Sapinière à East Angus n’est plus

Construit dans les années soixante à East Angus, la résidence pour personnes âgées le Domaine de La Sapinière est passée sous le pic des démolisseurs.

Rappelons que les résidants de ce bâtiment ont été déplacés, en novembre 2016, dans le nouveau Centre d’hébergement et de soins de longue durée CHSLD érigé au coût de 23 M$ à East Angus. La direction du CIUSSS de l’Estrie – CHUS a tenté de vendre l’ancien édifice, mais en vain. Le contrat de démolition au coût d’un peu plus de 300 000 $ a été confié, suite à un appel d’offres, à l’entrepreneur général Stéphane Nadeau, de Westbury.

Ce dernier et son équipe travaillent depuis plusieurs jours à démolir le bâtiment, mais en prenant bien soin de récupérer le maximum de choses possibles. « Tout est trié, le bois est séparé, le métal, les fils jusqu’aux languettes de tôles d’électricité. Le CIUSSS de l’Estrie – CHUS a récupéré des panneaux électriques, des transformateurs. Le reste comme le béton, la brique, on a un site approprié pour ça avec l’environnement. Au dépotoir, y va en avoir, mais je te dirais les deux tiers de moins », d’expliquer M. Nadeau. Ce dernier laisse entendre que rien ne sera enfoui sur place. Tout sera enlevé et recouvert de sable une fois terminé.

 

actualite

Route 257, l’optimisme est de mise

Bien que le comité de la 257 n’ait encore aucun engagement ferme du gouvernement du Québec quant au projet de mise à niveau et de réfection de ce tronçon, certains indices comme des propos qui auraient été tenus par le ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, André Fortin, sur les ondes de la radio 107,7 Fm Estrie, suscite les espoirs.

« J’en ai parlé avec le député (de Mégantic Ghislain Bolduc) et d’après moi et M. Bolduc, ça sent bon », d’exprimer la présidente du comité et mairesse de La Patrie, Johanne Delage. Cette dernière mentionne que le ministre aurait démontré un intérêt envers ce qu’elle qualifie de projet pilote. « Le comité de la 257 est un bel exemple de prise en main. Cinq municipalités rurales qui se mettent ensemble pour payer 10 % d’un projet de plus de 25 M$. Je n’ai jamais vu ça au Québec. C’est unique. C’est pour ça que c’est un projet pilote », d’exprimer Mme Delage.

La présidente du comité n’entend pas lever le pied de l’accélérateur. « On veut une rencontre avec M. Fortin et M. Bolduc, c’est primordial. » Mme Delage ajoute que le comité souhaite déposer le plus rapidement possible les résultats de la pétition menée au cours des dernières semaines. Refusant d’en dévoiler la teneur, elle se limite à dire « c’est super, c’est très bien très intéressant. Les gens m’appelaient pour avoir la pétition, pour la déposer dans les commerces. »

Mme Delage rappelle que la 257 « c’est majeur, c’est du développement économique pour nous. » Elle se dit consciente que les élections approchent à grands pas. « On va bouger, il ne reste plus beaucoup de temps d’ici juin, après il ne se passera plus rien. » La présidente estime que la porte est ouverte. « On a un bon pied dans la porte, il reste à mettre l’autre pied. » Rappelons que le comité de la route 257 regroupe les municipalités de La Patrie, Hampden, Scotstown, Lingwick et Weedon.

Plan d’urbanisme d’East Angus

La Ville de East Angus a tenu deux assemblées publiques de consultation relatives au nouveau plan d’urbanisme qu’elle souhaite implanter. La première soirée s’étant déroulée à la polyvalente Louis-Saint-Laurent a permis aux 75 personnes présentes de se familiariser avec les quatre grandes orientations du plan. La seconde présentait le nouveau cadre réglementaire nécessaire à la concrétisation de ce plan. « La présence de la rivière Saint-François à proximité du centre-ville est un atout incroyable », notait l’urbaniste Michel Dupras. « Ça pourrait être là, votre Foresta Lumina. »

Le précédent plan d’urbanisme de la municipalité datait de 2001. « C’était le temps », affirme la mairesse Lyne Boulanger. Depuis 2012, l’urbaniste-conseil Michel Dupras a arpenté le territoire pour en faire un diagnostic. « J’ai marché la ville d’un bout à l’autre plusieurs fois. Je l’ai fait à vélo et en voiture. Je voulais un peu ressentir les choses. J’ai pris 1400 photos. J’ai donc pris le pouls de la ville. »
Outre le travail de M. Dupras, une vingtaine de personnes ont collaboré sur plusieurs mois à l’élaboration du projet de plan, dont les membres du conseil municipal, ceux du comité consultatif d’urbanisme (CCU) et les citoyens du comité élargi. Lyne Boulanger parle d’un «travail colossal». « On a mis beaucoup d’énergie là-dedans. On présente ce nouveau plan d’urbanisme avec fierté pour un développement plus harmonieux, réaliste et prometteur pour East Angus. »

Un plan en quatre temps
« Au rythme de sa rivière, East Angus, un milieu de vie actif dans un environnement naturel ». C’est cette ligne directrice qui a guidé les quatre grandes orientations du plan d’urbanisme qui verront à aménager « le territoire pour les prochaines années et à fournir un cadre décisionnel aux intervenants municipaux. »

Tout d’abord, on souhaite refléter une image enviable pour la ville. Celle-ci se positionnera en priorisant la joie de vivre en famille. La tenue d’événements festifs dans les lieux publics extérieurs sera encouragée. Des aménagements «distinctifs et soignés» viendront marquer les entrées de la ville, dont les principales sont celles du carrefour des routes 112 et 253, de même que la route 214 via le pont Nicol.

Dans un deuxième temps, on souhaite favoriser les déplacements actifs en ville tout en mettant en valeur les espaces publics et naturels. « Vous avez un territoire plein de potentiel », confiait Michel Dupras en s’adressant à la foule. La forme carrée, dense et restreinte de la ville est propice à un milieu de vie stimulant. La portion de la route 214 correspondant à la rue Angus Sud serait requalifiée afin d’y apaiser la circulation. « Il y a beaucoup de camionnage. Ce n’est pas confortable pour les piétons », notait l’urbaniste. « Le but est de réduire la vitesse pour qu’on se sente dans un milieu calme. »

La dynamisation du centre-ville constitue la troisième orientation du plan. Les berges de la rivière Saint-François à proximité du pont Taschereau seraient aménagées des deux côtés, projet qui sera éventuellement possible avec le démantèlement de l’ancienne usine Cascades. « Ça pourrait devenir votre Foresta Lumina, votre signature Angus », soulignait l’urbaniste. La mise en place des pistes cyclables et piétonnes viendrait augmenter l’achalandage au centre-ville, situé à proximité.

Finalement, la quatrième orientation comprend le développement de nouveaux secteurs et les changements de zonage. Un secteur commercial pour les grandes surfaces serait mis en place au carrefour des routes provinciales 112 et 253. Une rue serait aménagée au bout de cette dernière et viendrait longer la 112 pour constituer l’accès de la nouvelle zone. À proximité, le développement d’un secteur résidentiel au bout de la rue Palmer et au sud de Warner est projeté, d’autant plus que les réseaux d’égout et d’aqueduc y sont déjà présents. Un parc industriel serait développé et circonscrit au sud de la rue Saint-François pour venir compléter les entreprises déjà installées autour de la rue Willard.

D’ici là
Ces modifications supposent l’adoption de nouveaux règlements de zonage et de lotissement. Celle-ci se fera le 7 mai lors de la séance du conseil municipal. À ce moment, on fera également la fixation des dates de registre pour les citoyens qui s’y opposeraient. L’entrée en vigueur du plan d’urbanisme se ferait ensuite le 10 juillet.

Quelques citoyens ont profité des rencontres du 17 et 18 avril pour exprimer leurs craintes et leur enthousiasme. Certains se sont interrogés à savoir quel serait le cout de tous ces changements à venir, ce à quoi les membres du comité d’urbanisme ont répondu que l’afflux de nouveaux résidents et de touristes viendrait éponger les investissements.

Bénévolat et fierté honorés à la Cité-école

Plus d’une centaine d’étudiants de la Cité-école Louis-Saint-Laurent se sont vu remettre un certificat pour leur implication bénévole au sein de l’école et pour diverses causes alors que 13 parmi eux ont reçu une fiche descriptive marquant leur implication au sein de leur communauté dans le cadre du projet Fierté d’être du Haut-Saint-François.

Le Centre d’Action bénévole (CAB) et la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) du Haut-Saint-François ont profité de la récente Semaine de l’action bénévole ayant pour thème Je bénévole, tu bénévoles, conjuguons notre bénévolat pour souligner l’apport des jeunes.

France Lebrun, directrice générale du CAB, mentionne que « le bénévolat ne se fait pas juste seul, mais aussi en gang. Quand on le fait ensemble, ça nous amène à mieux se connaître. On apprend à travailler ensemble, en équipe. Pouvoir aider, apprendre à défendre une cause être au cœur de l’action on contribue à quelque chose.  » Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, précise « Vous êtes la richesse de notre territoire. Vous êtes notre relève. »

Le directeur de la Cité-école, André Lachapelle, a procédé à la remise des certificats auprès des élèves qui se sont impliqués dans une foule de choses que ce soit le parlement au secondaire, la collecte de sang, le voyage humanitaire au Guatémala, le projet d’aménagement de la bibliothèque, les cuistots, et bien d’autres.

Fierté
Pour Danielle Simard, directrice générale de la SADC, il est tout à fait naturel que l’organisme pose un tel geste. « Ça fait très longtemps que la SADC a dans ses gênes, dans son ADN, de promouvoir la fierté, la relève. Nous soulignons les réalisations faites dans votre milieu au cours de la dernière année. »

Mme Simard a remis 17 fiches à autant d’élèves représentant leur municipalité membre de la Commission scolaire des Hauts-Cantons. Un ou parfois deux élèves sont en vedette. Un bref descriptif présente l’étudiant, ses ambitions, la nature de son implication que ce soit à l’école ou au sein de sa municipalité. Le choix des bâtisseurs n’est pas pris à la légère et fait l’objet d’une démarche rigoureuse. Des candidatures avaient au préalable été soumises par des enseignants, par l’organisatrice communautaire de la Cité-école, Renée-Claude Leroux, et par la municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton pour les étudiants de son secteur. Une fois sélectionnés, les élèves ont eu à remplir un questionnaire d’entrevue qui a servi à faire un portrait d’eux.

Les fiches seront présentées lors des remises annuelles de bourses effectuées dans les municipalités. Les représentants pour la municipalité de Bury sont Meave Lapointe et Alexandra Boutin, pour Cookshire-Eaton Alicia Bazinet Gallant et Samuel Veilleux, pour Dudswell Marie Blouin et Louis-Philippe Lamoureux, East Angus Clément Bouthot et Gabriel Martin Gariépy, La Patrie Thallia Bourgeois, Lingwick Alexandre Morin, Newport Marie-Eve Castonguay et Billie Byrns, Saint-Isidore-de-Clifton, Alexandra Perron, Scotstown, Léonie Giroux Lapointe, Weedon Sabryna Ménard, Westbury Mary-Pier Lehoux et Chartierville Lucas Boiteux-Bridard.

 

Andrée Larrivée représente QS dans Mégantic

Andrée Larrivée a été choisie comme candidate de Québec solidaire, dans la circonscription Mégantic, en vue des élections provinciales d’octobre prochain. L’investiture avait lieu à la Publibrairie Le Salon, à Gould, dans le canton de Lingwick, en compagnie d’une vingtaine de militants et de sympathisants.
Mme Larrivée est la seule à avoir présenté sa candidature et a été élue à l’unanimité par la dizaine de membres du parti qui avaient droit de vote. « C’est avec fierté et conviction que je vais porter les valeurs de justice sociale, de solidarité, d’égalité et d’équité pour les rendre à la population », affirmait-elle lors du 5 à 7. Concrètement, la candidate souhaite aller à la rencontre des gens de la circonscription et s’entourer d’une équipe solidaire.

Étant surtout active dans la partie ouest de Mégantic, soit la MRC du Haut-Saint-François, Mme Larrivée dit bien connaitre les enjeux et la communauté de la région. « La situation de la pauvreté dans la MRC est grandissante et préoccupante. On a aussi des difficultés au niveau du transport. […] Nous sommes entourés de lacs, de rivières, de montagnes, de forêt et, à mon avis, c’est la plus belle circonscription. Nous devons en faire plus pour protéger l’environnement. […] Les agricultrices et agriculteurs qui travaillent avec ardeur ne l’ont pas facile. Il faut favoriser leur profession et aussi soutenir la relève. Québec solidaire soutient une agriculture écoresponsable de proximité. » Plus largement, le parti prône la hausse du salaire minimum à 15 $/h et une assurance dentaire publique pour tout le monde.

En 1983, Andrée Larrivée est une des membres fondatrices du Centre des femmes du Haut-Saint-François La Passerelle, puis, en 1990, de la maison d’hébergement La Méridienne. En 2000, elle a été l’une des organisatrices de la Marche mondiale des femmes contre la pauvreté et la violence à l’échelle locale et régionale. C’est au grand rassemblement à Montréal cette même année que Françoise David, alors présidente de la Fédération des Femmes du Québec, émet l’idée de mettre sur pied un parti politique. Option citoyenne est fondée en 2004, avant de devenir Québec solidaire en 2006.

Avec l’investiture de Mme Larrivée, l’Estrie compte quatre femmes candidates sur ses cinq circonscriptions. Les autres sont Christine Labrie à Sherbrooke, Colombe Landry à Richmond et Annabelle Lalumière-Ting à Orford. Cette dernière était présente lors du 5 à 7 pour soutenir sa collègue. « On est toute une équipe qui est quand même proche, donc je suis venue pour l’encourager. J’ai amené ma grand-mère qui habite à Weedon. J’ai connu Andrée par l’intermédiaire de Marilyn [Ouellet] qui nous a convaincues toutes les deux de nous lancer là-dedans. […] On est contentes que ce soit quatre filles. Ça fait changement. On voit que ça s’en va ailleurs, la politique. Et c’est le but de Québec solidaire. »

Robert Roy

Robert Roy candidat libéral dans Mégantic

Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François et ancien maire de East Angus, Robert Roy, sera candidat du Parti libéral du Québec dans Mégantic, en prévision des élections provinciales du 1er octobre. Seul candidat en lice, M. Roy tiendra son assemblée d’investiture le 6 mai prochain, à 13 h 30, au restaurant Le Moulin de Lac-Mégantic.

Évidemment heureux, M. Roy se dit surpris d’être seul dans la course. « Je crois que les gens ont confiance en ce que j’ai fait dans le passé. Mon expérience municipale et de préfecture m’aidera à être d’autant plus efficace lorsque viendra le temps de défendre mes concitoyens à l’Assemblée nationale. Cela fait déjà 18 ans que je m’implique politiquement, car je crois réellement que les actions entreprises peuvent changer les choses. Je suis un homme de terrain, proche des gens, souhaitant toujours mener à terme mes dossiers. » M. Roy se dit prêt à parcourir les 36 municipalités réparties sur le territoire de quatre MRC ainsi que deux régions administratives afin d’être à l’écoute des concitoyens.

Rappelons que le député actuel, Ghislain Bolduc, a annoncé son retrait de la vie politique au terme du présent mandat.

Un symposium dans un lieu imposant

Le 11e Symposium des arts se tenait récemment à l’église St-Louis-de-France à East Angus. L’édition 2018 a accueilli un record de 28 exposants et plus de 200 visiteurs lors de la fin de semaine du 14 et 15 avril.

Doris Martineau, organisatrice depuis les six dernières années, se réjouit de l’ampleur prise par l’événement au fil du temps. « C’est notre plus grosse année. Au début, on a commencé avec une quinzaine d’exposants, puis on a monté graduellement. On a même dû ajouter des kiosques au milieu. » Les deux rangées extérieures de bancs étant maintenant occupées sur toute leur longueur, le Symposium a dû commencer à libérer de l’espace dans la double rangée centrale de bancs.

« Au début, il n’y avait seulement que des peintres, mais il y a maintenant de l’artisanat, des articles en bois, des bijoux », poursuit celle qui travaille également à l’église St-Camille de Cookshire-Eaton. « C’est la sixième année que j’organise le Symposium. J’ai pris la relève de l’ancienne marguillière Louise Lagueux. L’an dernier, on a remis 1800 $ à l’église et à la paroisse. »

Les visiteurs couraient la chance de remporter l’une des trois toiles offertes par tirage au sort. Deux d’entre elles ont été créées par Paul-Émile Durand, alors que la troisième est l’œuvre de Thérèse Pelchat. Celle-ci en est à sa troisième participation au Symposium. En offrant gratuitement l’une de ses peintures, l’artiste voyait là un moyen de redonner à la communauté. « Quand tu donnes, ça te revient toujours d’une manière ou d’une autre. En plus, c’est si beau l’intérieur de l’église. C’est un bel endroit pour être exposée. »

Parmi l’assistance se promenait un certain M. Labbé, qui assurait que son patronyme n’avait rien à voir avec le lieu saint dans lequel il se trouvait. Il accompagnait sa conjointe, Ghislaine Fortin Labbé, qui présentait une partie des centaines de toiles qu’elle a peintes au fil des décennies. Elle utilise la peinture à l’huile pour la reproduction de portraits de proches ou de personnalités connues et pour l’élaboration de fresques grand format.

Un des kiosques les plus courus était celui de la cabane à sucre, qui offrait en dégustation plusieurs produits de l’érable. Doris Martineau s’étonne du succès de ce récent ajout à l’événement : « Ça pogne ! » Elle remercie par le fait même les exposants et les visiteurs présents.

Ascot Corner rend hommage à ses bénévoles

À l’instar d’autres municipalités du territoire, Ascot Corner a rendu hommage à ses bénévoles dans le cadre de la Semaine nationale du bénévolat. Plusieurs personnes représentant un des organismes œuvrant au sein de la municipalité ont reçu une marque d’appréciation, dont Véronique Rioux et Donald Lachance, au titre respectif de Grande bénévole municipale de l’année et du nouveau Citoyen d’honneur.

Plusieurs dignitaires, le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, Marc-Alexandre Fonda, représentant de la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, ministre du Développement international et de la Francophonie, Robert Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François, autres conseillers et la mairesse Nathalie Bresse participaient à la soirée qui se déroulait à la salle Aurélien-Rivard. Un total de 126 personnes ont participé au souper hommage aux bénévoles.

Besoin d’aide financière accrue pour le Centre de femmes du HSF

Une délégation de femmes, représentant le Centre de femmes du Haut-Saint-François, a rencontré la semaine dernière, le député de Mégantic, Ghislain Bolduc. Elles lui ont demandé la reconnaissance de l’expertise de l’organisme et d’intervenir auprès du gouvernement du Québec pour améliorer le financement de cette ressource, qu’elles jugent sous-financée, afin de répondre adéquatement aux nombreux besoins des femmes.

En guise d’introduction, les femmes ont déposé sur la table du député un carton sur lequel était dessiné un cœur avec plusieurs remarques inscrites par celles ayant participé à la rencontre, tenue à Weedon, dans le cadre de la Journée internationale des femmes. À partir des commentaires inscrits et de la campagne de dénonciation Moi aussi, on demandait au député ce que le gouvernement comptait faire concrètement pour venir en aide aux femmes victimes de violence, entre autres. Mais le débat a rapidement dévié sur l’épineuse question du financement accordé aux organismes et de la reconnaissance envers elles.
« Nous, dans le Haut-Saint-François, on a beau vouloir aider les femmes, mais on a que trois travailleuses et elles sont à bout de souffle. Par manque de financement, on n’a pas les moyens d’engager une ou deux autres travailleuses qui pourraient être une aide supplémentaire pour les femmes là, leur donner des outils pour qu’elles puissent avancer dans leur vie », d’exprimer la présidente de l’organisme, Mélissa Lessard. Selon Andrée Larrivée, travailleuse au Centre de femmes, 114 dossiers ont été traités au cours de l’année 2017-2018 en matière de harcèlement, de violence conjugale, d’agressions sexuelles et autres. Ces statistiques ne tiennent pas compte des nombreux accompagnements que ce soit à la cour, chez le médecin ou de discussion de situation avec les femmes ou les rencontres de groupes. « Il existe une politique de reconnaissance au Québec, mais l’argent ne suit pas » d’exprimer Mme Larrivée. « Ça fait quatre ans que les organismes sortent dans la rue, dénoncent et demandent un rehaussement de leur financement ; on n’en a pas de rehaussement. Les organismes devraient se voir accorder du financement compte tenu de leur mission. On devrait avoir le respect de notre autonomie parce que c’est nous qui voyons sur le terrain, les problématiques et où on doit intervenir », précise la travailleuse. Les intervenantes mentionnent ne pas avoir d’aide supplémentaire pour aider les femmes. Elles mentionnent n’avoir reçu aucun argent de l’aide supplémentaire de 19,5 M$ annoncée notamment par la ministre déléguée de la Santé et des Services publics, Lucie Charlebois. Elles ajoutent que le gouvernement doit porter une attention particulière pour aider financièrement les femmes. Les intervenantes soutiennent qu’il est impossible pour une mère monoparentale de trois enfants d’arriver financièrement lorsqu’elle travaille au salaire minimum.

Député
Le député Bolduc manifeste une ouverture aux doléances des femmes, mais se montre prudent à la fois. Tout en évitant de parler de crédit additionnel, M. Bolduc s’engage à s’assurer que les montants prévus pour venir en aide se rendent bien à destination. « Je suis très sensible et d’accord à vous aider. J’entends très bien le cri du cœur. Il faut trouver une façon et un moyen que l’argent aille à la bonne place. Je veux m’assurer que l’argent doit aller où il doit aller et que ça fasse vraiment ce que ça doit faire. Je vais transmettre le message à la bonne place et aux bonnes personnes. » Quant à l’exemple de la mère de famille, le député demande un budget typique. « Je vais remettre moi-même au ministre les chiffres des femmes de mon comté et comparer. Je vais vous aider à transmettre l’information et c’est mieux quand je la livre en main propre », d’exprimer M. Bolduc. Interrogé à savoir qui sont les bonnes personnes, M. Bolduc parle du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, de la ministre déléguée de la Santé et des Services publics, Lucie Charlebois, ainsi que du ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais. M. Bolduc entend établir la traçabilité des sommes dévolues pour s’assurer qu’elles arrivent à destination.
Au terme de la rencontre, les membres de la délégation se montraient peu optimistes quant aux résultats anticipés. « Je pense que M. Bolduc a pris connaissance de la problématique aujourd’hui, c’est dommage parce ça fait longtemps qu’on lui dit », d’exprimer Mme Larrivée. « J’ai l’impression qu’on tourne en rond et que c’est trop peu, trop tard », d’ajouter Marilyn Ouellet, travailleuse au Centre de femmes du HSF.

Leah Carrier se démarque

La patineuse artistique âgée de 10 ans, Leah Carrier, de Cookshire-Eaton, a terminé sur la troisième marche du podium lors des récents Championnats provinciaux, disputés en mars dernier. La jeune athlète, fille de Julie Murray et Charles Carrier, s’est démarquée parmi les 44 meilleures patineuses du Québec. Leah a également récolté le grand prix des Lauréats Estriens dans sa catégorie Star 5 au cours de la saison 2017-2018. La patineuse fait partie du programme étude-sport de l’école de Carillon à Sherbrooke.

La Chambre de commerce du HSF a le vent dans les voiles

À sa première année à titre de présidente de la Chambre de commerce du Haut-Saint-François et première femme à occuper ce poste, Gaétane Plamondon estime qu’avec l’arrivée de nouveaux membres et les activités dynamiques, l’organisme a le vent dans les voiles.

Voilà la lecture qu’elle en a faite lors de la récente assemblée générale annuelle qui se tenait à la Vieille gare du papier à East Angus et à laquelle participaient 25 personnes. « Pour moi, la première année en a été une d’adaptation. J’ai essayé de faire à ma façon. » Alors qu’elle amorce sa seconde année, il semble évident que la présidente est bien en selle et maîtrise la situation. Fait marquant du dernier exercice, mentionne Mme Plamondon, est la venue de nouveaux membres d’un peu partout sur le territoire, mais plusieurs de Weedon. Rappelons que la chambre de ce secteur a cessé ses activités, il y a deux ans, et que plusieurs commerçants et gens d’affaires joignent les rangs de l’organisme qui se veut régional. « Les nouveaux venus voient la chambre de commerce comme pouvant être présente pour leur entreprise. On offre des conférences intéressantes et on essaie de trouver des centres d’intérêt pour elles. » La présidente souhaite que l’organisme puisse attirer d’autres membres au cours de la présente année. « De nouveaux membres apportent de nouvelles idées », ajoute-t-elle.

La chambre prévoit poursuivre sur sa lancée au cours des prochains mois en maintenant les activités qui ont bien fonctionné et possiblement en ajouter de nouvelles. De ce nombre, le brunch des élus présenté en début de chaque année constitue un moment fort pour l’organisme. À cette occasion, les maires des municipalités sont invités à présenter un survol des diverses réalisations et des projets à venir. Cet événement est fort apprécié du public, près d’une centaine de personnes y assistent annuellement. Évidemment, le traditionnel tournoi de golf se déroulera en juin. Les conférences sur divers sujets, les visites industrielles et sa participation au sein de différents comités ainsi que le maintien de partenariats avec les acteurs locaux et régionaux comme la Commission scolaire des Hauts-Cantons, le Centre local d’emploi, le Carrefour jeunesse-emploi et autres organismes de développement dont le CLD et SADC sont toujours maintenus.

Parmi les nouveautés, Mme Plamondon est fière de la participation de la Chambre de commerce de concert avec le CLD et le journal régional Le Haut-Saint-François à un projet Inspiration d’ici. L’initiative vise à présenter, dans le journal, en version papier et web (capsule) le cheminement des entrepreneurs du territoire qui travaillent à développer leur entreprise. « On veut intéresser les gens à faire partie de notre organisme en leur démontrant qu’on est une chambre qui bouge », de compléter Mme Plamondon.

Une collaboration inter-MRC qui irradie

La Contrée du Massif Mégantic dévoilait récemment sa Démarche d’attraction et de rétention territoriale à la salle communautaire de Notre-Dame-des-Bois. L’initiative de l’organisme vise à améliorer l’économie de la région autour du mont Mégantic comprenant une partie des MRC du Haut-Saint-François et du Granit. La première étape consiste à récolter les commentaires et suggestions des gens sur place, dont le dévoilement se fera le 15 septembre prochain, lors d’une grande rencontre intitulée le Big Bang.

La Contrée du Massif Mégantic est un organisme sans but lucratif composé d’élus, de citoyens et d’entrepreneurs des municipalités de Chartierville, Hampden, La Patrie, Scotstown, Notre-Dame-des-Bois et Val-Racine. Milan s’est tout récemment jointe au groupe, complétant ainsi un périmètre ceinturant le massif du Mont-Mégantic.

Pierre Brosseau est maire de Val-Racine et président de La Contrée. « C’est un grand pas et un grand plaisir pour nous de voir qu’il y a ici autant de maires, d’élus et de DG de nos municipalités. À l’automne 2017, on s’est dit qu’il fallait aller plus loin et faire les choses différemment. Nos efforts devaient impliquer plus les commerçants, les élus, les entrepreneurs et la population en général. »
Il explique la genèse de la présente démarche conjointe des sept municipalités : « On a notre vue sur la montagne, il y a le parc national qui est en plein milieu, on fait tous partie de la Réserve de ciel étoilé. Ça, c’est des choses qu’on a en commun, mais est-ce qu’on a plus que ça ? Est-ce qu’on a des choses à vivre, à développer ensemble ? Est-ce qu’il existe une identité commune ? Est-ce qu’il existe une volonté de faire les choses en commun ? C’est de ça dont on va commencer à parler ce soir avec la Démarche. »

Avec la collaboration de l’organisme Visages régionaux, spécialisé en attractivité des territoires ruraux, la Contrée développe sa stratégie afin d’attirer les gens de l’extérieur à venir visiter, s’établir ou implanter une entreprise dans la région. Elle a mis à jour son site web pour le rendre plus moderne et épuré (www.lacontree.ca). On y retrouvera une programmation des événements locaux pour la saison estivale.

Pendant ce temps, l’organisme en profite pour distribuer et récolter des questionnaires individuels destinés aux élus, directions municipales, entrepreneurs et citoyens afin de définir une identité commune. Le jour du 15 septembre 2018, les gens qui auront soumis leurs commentaires et suggestions seront invités au Big Bang afin de partager les résultats et participer à une soirée festive. Selon les orientations qui s’en dégageront, des décisions seront prises quant aux cibles à atteindre et aux efforts de développement d’une identité commune.

Raymond Fournier, du club d’astronomie CAPRICE, relate l’exemple de Chartierville qui avait mené une telle consultation populaire, il y a quelques années. « Après, il y a eu plein de projets, dont le festival Musique aux sommets. C’est du jamais-vu en région parce qu’on s’est pris en main et qu’on a pris la peine de rêver. Donc, le 15 septembre : les états généraux avec la grande fête le soir. Après ça, la région ne sera plus jamais la même. C’est ce que j’espère. »

Golf East Angus

Un nouveau look chaleureux pour le bâtiment du Club de golf East Angus

Une cinquantaine de personnes ont constaté de visu, dans le cadre d’un 5 à 7, le nouveau look du bâtiment du Club de golf East Angus. Aménagé au goût du jour, l’endroit se veut accueillant et chaleureux.

Le propriétaire, Richard Boisvert, accompagné de sa conjointe Pauline Mercier, et du duo les frères Yves et Dany Beaudoin, responsables de la restauration, étaient visiblement fiers d’accueillir les invités et de présenter les améliorations. À ce chapitre, l’accueil est pour le moins percutant avec l’aménagement d’un vaste bar pouvant accueillir plusieurs personnes. Outre cet aspect, les amateurs de bonne chère pourront découvrir un service de restauration complètement revampé. Salle de réfrigération, équipements neufs dont un four à pizza font en sorte de rendre heureux Yves Beaudoin, directeur de la restauration, et son frère Dany, chef cuisinier. D’ailleurs, la population a déjà eu un aperçu en savourant quelques brunchs. « On va servir des déjeuners, dîners et soupers sept jours sur sept », d’exprimer tout sourire Yves Beaudoin. « On va faire des pizzas maison, les gens pourront même venir les chercher sur place. On a des nouveautés avec les fruits de mer, crevettes, fish and chips, filets de doré et de sole. On va offrir un menu plus haut de gamme. On va offrir le service de traiteur sur place pour des funérailles, des partys des fêtes, la fête des Mères et autres. On peut accueillir 180 personnes. Désormais, on sera ouvert à l’année. À partir d’octobre, on va servir des brunchs à tous les dimanches. Le sentier de 4×4 et de ski-doo passe juste à côté », de lancer avec enthousiasme le directeur de la restauration. Pour ce faire, le propriétaire a été contraint d’isoler l’ancienne section du bâtiment qui ne l’était pas. Il a également investi dans un nouveau recouvrement de plancher en plus de rafraîchir l’endroit.

D’autres investissements sont à venir au niveau de l’équipement d’entretien de terrain, mentionne le propriétaire. Maintenant domicilié à Magog, cet ancien résidant d’East Angus n’entend pas lésiner pour mettre le Club de golf East Angus à niveau. « Présentement, j’ai investi plus de 700 000 $ incluant l’acquisition de 50 nouveaux cart et ce n’est pas fini. Je vais mettre le club à point et après on verra. Ce que je souhaite, c’est que les gens soient heureux de jouer à Angus », d’insister Boisvert. Il en va de même pour Yves Beaudoin « ce que j’aimerais, c’est que les gens viennent nous retrouver dans une ambiance conviviale. Je souhaite que les gens viennent s’amuser, prendre un verre et une bonne bouffe. Je veux que les gens se sentent comme chez eux en faisant pas de vaisselle. »

Rappelons que Richard Boisvert a fait l’acquisition, l’hiver dernier, des installations du Club de golf East Angus pour défaut de paiement. Ce dernier se portait donc acquéreur de la balance du prêt et des dettes résiduelles de la coopérative qui gérait les opérations. Précisons que la Ville de East Angus est propriétaire du terrain.

« Maman, veux-tu sortir avec moi ? »

Vous voulez «sortir» votre maman chérie pour la fête des Mères ? Voici quelques suggestions d’activités pour passer un moment inoubliable à deux :

• Un après-midi au spa (ou une journée complète, pourquoi pas ?);

• Une escapade d’un jour (ou d’une fin de semaine !) vers la destination de son choix;

• Une virée dans ses boutiques préférées (avec arrêt obligatoire pour savourer un café et une petite douceur !);

• Une soirée au cinéma, à l’opéra, au théâtre ou dans un bar karaoké !;

• Un brunch au restaurant d’un grand hôtel ou à son endroit favori (vous savez, là où l’on prépare les meilleurs œufs bénédictine de la région ?).

Surtout, n’oubliez pas de prendre des photos pour immortaliser votre agréable sortie !

3 idées-cadeaux originales pour la fête des Mères

La fête des Mères approche à grands pas et vous cherchez un cadeau qui sort de l’ordinaire pour votre maman, pour la mère de vos enfants, pour votre belle-mère ou pour votre grand-maman ? Voici quelques suggestions de cadeaux qui pourraient grandement lui faire plaisir !

1. Une séance de photos professionnelle : la femme merveilleuse que vous désirez gâter n’est jamais satisfaite de son apparence sur les photos ? Offrez-lui une séance professionnelle de type «corporatif» ou «casting» ! L’objectif ? Qu’elle puisse ENFIN avoir une photo où elle se plaît !

N’ayez crainte : un photographe expérimenté saura trouver l’angle et l’éclairage parfaits pour immortaliser la beauté unique de cette maman magnifique. Psitt ! Pour la mettre encore plus en confiance, proposez-lui une séance de maquillage et de coiffure dans un salon avant le shooting !

2. Un arbre : si la mère chère à vos yeux adore la nature, offrez-lui un bel arbre que vous choisirez avec elle dans une pépinière et que vous planterez vous-même sur son terrain, à l’endroit de son choix.

Elle vit en appartement ? Laissez-la choisir un petit arbre qui s’épanouit bien à l’intérieur et, idéalement, qui ne demande pas trop d’entretien. Elle sera certainement émue par votre présent qui sort des sentiers battus !

3. Un objet personnalisé : plusieurs entreprises offrent la possibilité de personnaliser des vêtements, des coussins, des tasses, des casse-tête, des bijoux, des coffres, des calendriers, des tabliers, etc.

Vous pourriez donc faire graver, broder ou imprimer sur le cadeau de la mère que vous célébrez une image, une phrase inspirante ou tout simplement son prénom. Sourires garantis !

Offrez un bouquet fleuri pour la fête des Mères !

Rarissimes sont les femmes qui n’aiment pas recevoir des fleurs ! Pour la fête des Mères, donnez un joli bouquet à la maman (votre mère, votre conjointe, votre grand-mère, votre meilleure amie…) à qui vous souhaitez faire plaisir.

Comment choisir les fleurs qui feront briller ses yeux ? Cela dépend entre autres de ses préférences. Plusieurs craquent pour les roses, d’autres pour les tulipes, les lis ou les marguerites, par exemple. En cas de doute, demandez à votre fleuriste de vous préparer un bouquet de fleurs variées : il y en aura certainement quelques-unes qui lui plairont !

Vous ne savez pas si la maman à qui vous voulez offrir un bouquet possède un récipient approprié pour le mettre en valeur? Pas de problème ! Les fleuristes peuvent placer artistiquement les fleurs et les feuillages décoratifs dans un joli vase, et ce, à un prix très abordable. Cette solution est doublement avantageuse, car il n’est pas nécessaire de couper les tiges en arrivant à la maison, le bouquet est immédiatement prêt à être exposé, et le vase peut servir de nouveau, ce qui constitue un «deuxième cadeau» !

Pour que le bouquet continue d’enjoliver la maison pendant des jours, demandez au fleuriste de choisir des fleurs dont quelques boutons ne sont pas encore éclos.

Les entreprises doivent séduire la main-d’œuvre dans le secteur de la transformation du bois

L’OSBL Formabois tenait récemment un atelier régional portant sur la mise à jour du diagnostic sectoriel de l’industrie de la transformation du bois à la salle Guy-Veilleux, de Cookshire-Eaton. La rencontre a réuni près d’une vingtaine de représentants des entreprises forestières locales qui sont venus partager leur réalité. Plusieurs peinent à recruter et à retenir la main-d’œuvre et doivent de plus en plus se tourner vers l’automatisation.

L’avant-midi de réunion était le résultat d’un partenariat entre le comité sectoriel Formabois, Services Québec et le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs de la région de l’Estrie. La présence d’une vingtaine d’acteurs du milieu est un succès pour Réjean St-Arnaud, directeur général de Formabois. « C’est très satisfaisant de par la nature du métier et la réalité actuelle des compagnies qui manquent cruellement de personnel. Ce nombre-là favorisait les discussions et les échanges. »

L’exercice fait suite au dernier diagnostic qui date de 2011. Il est réalisé dans 15 régions administratives du Québec, l’Estrie étant la 12e à recevoir la visite de la tournée. « Les entreprises sont inondées d’enquêtes et de sondages. Elles sont débordées », stipule M. St-Arnaud. « Donc avec le partenariat avec Services Québec et le ministère, on ne les consulte qu’une seule fois. »

Trois enjeux actuels
L’industrie forestière vit aujourd’hui des défis qui sont somme toute récents. Le premier enjeu discuté lors de l’événement est celui du recrutement et de la rétention de la main-d’œuvre. L’Estrie vit une pénurie qui est généralisée à l’ensemble des métiers spécialisés. Lors de discussions, Réjean St-Arnaud affirme que « les compagnies ont reconnu qu’elles ont un effort à faire pour mieux faire connaitre ce qu’elles font et leurs besoins en main-d’œuvre. » Cela serait particulièrement vrai en Estrie où beaucoup d’entreprises forestières n’ont pas de personnel attitré aux ressources humaines. « Souvent, c’est quelqu’un qui va porter plusieurs chapeaux comme les finances, les RH, la production, les achats, etc. La moyenne québécoise des entreprises qui ont un employé ou un département de ressources humaines est de 50 %, alors qu’il est de 35-38 % ici. Avant, il y avait tellement de main-d’œuvre que personne ne prenait le temps de structurer ça. Aujourd’hui, il faut y accorder plus d’importance. » Marc Giguère mentionne à cet effet qu’« on ne parle plus de gestion des ressources humaines, mais de gestion humaine des ressources. C’est un très gros virage. »

La formation des employés constitue un second enjeu problématique pour l’industrie. Les programmes d’enseignement se font de plus en plus rares et sont éloignés des employeurs. Une grande demande apparait pour que des formations soient offertes en entreprises ou tout près d’elles. M. St-Arnaud n’y voit que des bénéfices : « Ça peut aider à la rétention. Comme les employés se sentent valorisés et importants, ils s’impliquent plus au sein de l’entreprise par la suite. Ça développe un sentiment de fierté chez les travailleurs. »

Le troisième thème abordé lors de la rencontre fut celui de la productivité et de l’automatisation. « La majorité des compagnies ont dans leurs cartons des investissements pour de nouveaux équipements. Et ces équipements-là peuvent être une partie de la réponse à la pénurie de main-d’œuvre », poursuit Réjean St-Arnaud. Avec la légalisation prochaine du cannabis, certaines compagnies présentes ont fait part des problèmes de consommation de drogues et d’alcool qui touchent leur main-d’œuvre. « C’est plus fréquent pendant les quarts de nuit. Les compagnies ne savent pas comment gérer ça légalement et voulaient des trucs. Mais c’est un problème qui est généralisé à l’ensemble du secteur manufacturier », résume le directeur général.

Vers des pistes de solution
À la fin du projet et de la tournée, Formabois rédigera un rapport qui sera dans un premier temps présenté aux entreprises qui ont pris part au processus, avant d’être rendu public, dans les jours à venir. « Il s’agit d’une excellente collaboration entre les trois partenaires pour l’élaboration d’un diagnostic sectoriel de la transformation du bois en Estrie et ailleurs », considère Réjean St-Arnaud. « Le bois a une place dans le quotidien et il faut qu’il soit plus valorisé. Pour ça, il faut qu’il soit plus connu. »

Gaston Michaud

Regrouper les capacités de chacun dans un partenariat

Antitechnocrate à s’en confesser, Gaston Michaud est convaincu que la solution au développement local « se trouve dans les communautés qui se prennent en charge. » C’est du moins l’essentiel du message livré lors d’une récente conférence tenue à la Place Auckland de Saint-Isidore-de-Clifton, à laquelle participaient une douzaine de personnes.

« Je suis très antitechnocrate, mentionne-t-il en entrevue. Faire du développement local, c’est pas évident. On est isolé par tous les pouvoirs. On est toujours aux mains des technocrates. Quand un technocrate intervient dans une communauté, t’es sûr qu’il y aura pas de communauté. Parce que lui, son premier rôle, c’est de montrer que les autres ne savent rien et que lui sait tout. Aussitôt qu’ils apparaissent, on est déphasé, on est pu bon à rien. On sait pu rien parce que juste lui le sait. L’avenir est foutu. Alors que quand tu rassembles tes forces dans le milieu, surtout dans des tâches relativement simples comme construire le marché, tu peux y arriver », d’exprimer d’un ton tranchant le conférencier.
M. Michaud s’inspire de la coopérative d’habitation pour personnes âgées de 75 ans et plus, La Brunante, à Racine, et à laquelle il a participé pour appuyer son propos. Les forces du milieu doivent être mises à profit, explique-t-il. « La Brunante est partie d’une réunion de caisse populaire. On faisait parler les membres sur quoi ils aimeraient que le conseil d’administration travaille. La population voulait une résidence pour personnes âgées, une maison qui appartiendrait à la population. La décision a été prise collectivement. On a créé une coopérative de solidarité avec des membres et des membres auxiliaires. On a amassé 150 000 $ pour une population de 1 000 personnes. On a eu notre 15 % que le gouvernement exigeait. Ça a pris six ans, mais on y est arrivé. Notre modèle existait pas nulle part au Québec. »

L’homme de 82 ans, qui a effectué une carrière de travailleur social, dispose d’une feuille de route impressionnante, s’échelonnant sur plus de 45 années d’expérience. L’expertise de l’invité est reconnue à l’échelle provinciale et plus. M. Michaud s’est vu attribuer en 2014 la Médaille du Lieutenant-gouverneur pour les aînés. D’ailleurs, il s’est inspiré de son vécu pour rédiger son livre La Lumière de la Terre, lancé il y a quelques années. M. Michaud ne dit pas qu’il a la solution au développement local, mais savoir reconnaître les forces du milieu et les mettre à contribution contribue au succès, laisse-t-il entendre. Il rappelle l’époque où il était vicaire pendant une dizaine d’années dans un quartier pauvre de Montréal. Souhaitant aider son milieu « je me sentais totalement impuissant. Je me suis dit, je suis pas capable d’aider quelqu’un si je suis pas capable de le connaître. J’ai rencontré les gens, j’ai discuté avec eux et j’ai découvert des ressources. Je ne voyais plus les gens comme des pitoyables, mais comme des capacités. Il faut toujours penser à faire le mieux avec ce qui existe autour. J’ai essayé de découvrir chez les individus, observer ce qui est bon et instructif. Découvrir ce qui est bon dans les gens et amener à les mettre en valeur. Il faut faire attention aux personnes et les respecter. Ensemble, on peut bâtir le monde », de lancer M. Michaud.

« Si on découvre les capacités d’un individu et qu’on lui dit : viens m’aider, il devient un partenaire. Quand on aborde les gens à partir de ce qu’ils peuvent offrir, ils refusent rarement. Le fait de créer de l’entraide, c’est extraordinaire. Ensemble, quand les gens travaillent fort 2 + 2 peut donner 6. Le déclic de l’entraide devient partenaire, c’est magique », d’exprimer le conférencier.
Pour M. Michaud, le mot charité est à proscrire pour le remplacer par le terme partenaire. À La Brunante, explique-t-il, chaque personne a des compétences et peut aider à sa façon. La prise en charge des résidants fait en sorte que le coût du loyer est demeuré stable depuis 15 ans. « La coopération est un antidote au vieillissement. Les gens sont actifs dans les bras, dans la tête. On fait une liste de tâches à faire et si quelqu’un ne peut pas, on la confie au concierge. Le fait d’être utile n’est pas un fardeau, mais une responsabilité valorisante », soutient-il.
M. Michaud mentionne que La Brunante est devenue un lieu de rencontre où on y retrouve une dynamique, des échanges et des rires. « Ça prend un lieu facilement accessible. Avec les échanges, se développe une intelligence collective. Si vous voulez de la coopération, faites des échanges. La coopération signifie l’organisation. Changer le monde n’est pas une utopie. Ça se fait par l’entraide. Dans ma vie, ce sont les gens que j’ai rencontrés qui m’ont apporté quelque chose. Il faut travailler avec tous les gens dans la communauté et remplacer le mot bénévolat par entraide. Un partenariat, ça change le monde », de compléter M. Michaud.

Rachel Garber

MAY IS HERE!

May 4: TRINITY CONCERT
A Country, Gospel and Bluegrass music concert with Terry Howell & Friends/Amis is on Friday, May 4, at 7 p.m., at the Trinity United Church, 190 Principale West, Cookshire. Proceeds will help raise money to paint the exterior of the historic church building, erected in 1863. Admission: $10/adult; $6/student. Light refreshments available. Info: 819-875-3796 or 819-875-3863.

May 5: PERENNIALS EXCHANGE

The Cookshire-Eaton Coeur Villageois is hosting an exchange of perennials on Saturday, May 5, from 10 a.m. to noon, at the Parc des Braves in downtown Cookshire, at 85 Park Street, beside Principale West. All are welcome, rain or shine. Participants are asked to bring their perennials in a pot, and identified, if possible.

May 5: FADOQ MECHOUI

On Saturday, May 5, FADOQ Sawyerville is having its annual spring supper of Mechoui Beef catered by Restaurant 108 on Saturday, May 5, at 5:30 p.m., at the Community Centre, 6 Church Street, Sawyerville. Tickets are $20. To reserve, call Richard Wojiciech at 819-889-3103.

May 5: STAMMTISCH PARTY

What does it mean – Stammtisch? Wikipedia says it means a «regulars’ table» in German. It’s a friendly get-together, an informal meeting of a group that usually gathers around a large table. And that is what the Atelier Auckland will host bilingually on Saturday, May 5, from 7 to 10 p.m. at 15 Principale, Saint-Isidore-de-Clifton. The theme: En mai le Stammtisch fait ce qu’il lui plaît, or maybe «In May, the Stammtisch does what it pleases.» The guests of honour are singer Sylvie Tremblay and writer Nicholas Giguère, and the hosts are artists/writers Sylvain Dodier and Luc Pallegoix. Reservations required. For details, visit atelierauckland.com.

May 9: COLOUR COOKSHIRE

For women: Colouring and bilingual conversations at the Colour Café at La Passerelle Women’s Centre, a place to spend time with other women and practice or share your language skills. The group includes both English- and French-speaking women. The Centre is located at 275 Principale East, Cookshire, and the event is on Wednesday, May 9, at 2 to 4 p.m.
For anyone: A daytime Colour Café at the John-Henry-Pope Cultural Centre, 25 Principale West, Cookshire, on Wednesday, May 9, at 6 to 8 p.m.
Participants are welcome to bring colouring supplies or to use what is available. Tea, coffee and snacks are provided, as well as a table full of information about services offered in English in the Haut-Saint-François.

May 10: CARD PARTIES

The Spring 500 Card Parties at the Bulwer Community Centre, 254 Jordan Hill Road, Bulwer, are planned for Thursdays, May 10, May 24 and June 7. They begin at 1:30 p.m. The cost of the card games and lunch is $6.

May 13: LABYRINTH GARDENING

Following a Mother’s Day Service on Sunday, May 13, at 2:30 p.m. at the Bishopton United Church, 55 Main Street, the Labyrinth Community Garden invites volunteer gardeners to help out. Weather permitting, it will be time to add a new ring to the spiral-shaped garden and to plant shrubs and cold-tolerant seeds. «This is your chance to wear your old clothes to church,» says Wendy Main. «Bring small garden tools, a shovel if you can, containers of water, seeds of vegetable, herb, edible flowers, hardened fruiting shrubs and plants.»
Planting sessions are also planned for 2 p.m. on Saturday, May 19, and Saturday, May 26, for warm-soil seeds and tender seedlings. Info: Wendy Main, 819-884-5417.

May 16: PHARMA HELP

How Your Pharmacist Can Help You is the topic of the final Health Link session before the summer. The speakers are two pharmacists from the local Desruisseaux, Laliberté, and Chouinard pharmacy (Proxim). The session is at the Armoury Community Centre at 563 Main Street, Bury, on Wednesday, May 16, with lunch beginning at 11:30 a.m., and the presentation at 1 p.m. and ending at 2 p.m. Reservations are required for lunch, and a $5 donation to help cover costs. The presentation is free and open to the public. To reserve your spot for lunch, please call Kim Fessenden by Monday, May 14, at 819-872-3771, ext. 2.

May 18: COLOUR BURY

Colouring and conversation at the Colour Café will be on Friday, May 18, from 10 a.m. to noon, at the Eaton Valley Community Learning Centre (CLC), 523 Stokes, Bury (inside the Pope Memorial Elementary School; use the door at the far-right end of the building). Participants are welcome to bring colouring supplies or to use what is available. Tea, coffee, and snacks are provided, as well as a table full of information about services offered in English in the Haut-Saint-François. Some special guests – students – may join the group.

VIACTIVE BREAK

The bilingual Viactive exercise sessions for persons aged 50-plus are taking a break over the summer. The two groups in Cookshire and Newport both finish on May 9. The group in Sawyerville finished on April 25, and the one in Bury is to continue until May 30. They all expect to resume in September. Info: Diane Grenier, Volunteer Coordinator, Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François, 819-238-8541 (option 9) or coordo@cabhsf.org.

CHURCH SERVICES

Anglican. On May 6, Sunday services are at 9:30 a.m. in Bury, and at 11 a.m. in Cookshire at the theatre of the Manoir de l’eau vive, 210 Principale East. On May 13, the services are at 9:30 a.m. in Bury, and at 11 a.m. in Cookshire at the St. Peter’s Church, 45 Principale West. Info: 819-887-6802.
United. Sunday services are at the Cookshire United Church at 9:30 a.m. and the Sawyerville United at 11 a.m. On Sunday, May 13, a Mother’s Day service is at 2:30 p.m. at the Bishopton United Church, 55 Main Street. Info: 819-889-2838 (listen to message).
Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.

Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email ra.writes@gmail.com by May 7 for publication May 16 and by May 21 for May 30.

Regard sur la pauvreté locale

La Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François projetait récemment le film Ici comme ailleurs à la Publibrairie Le Salon, à Gould, dans le canton de Lingwick. Le métrage, traitant de pauvreté en Estrie, met en vedette plusieurs intervenants, dont Édith Cournoyer et Robert Cyr, le couple fondateur du CSEP à East Angus.

Avant le début de la projection, Nicolas van Caloen, l’un des deux réalisateurs d’Ici comme ailleurs, s’est entretenu avec l’assistance pour expliquer la démarche derrière l’œuvre. « Une des choses qu’on vise avec ce documentaire, c’est de briser l’isolement au niveau de la pauvreté en montrant des gens qui partagent leur situation. En Amérique latine, les gens qui sont en situation de pauvreté, il y en a beaucoup plus et c’est plus normal. Les gens se tiennent ensemble. Ici, il y a une honte. Les gens avaient de la difficulté à parler de leur position. » Bien que filmé exclusivement en Estrie, le titre du film avait pour but de ne pas régionaliser la pauvreté. « Ce qu’on trouve ici, on peut le retrouver à plein de places dans le monde », de terminer le cinéaste.

Robert Cyr, qui a fondé et dirigé le Centre de services éducatifs populaires (CSEP) du Haut-Saint-François pendant 30 ans, en compagnie de sa conjointe Édith Cournoyer, abondait dans le même sens. « On prend pour acquis que tous les gens ont des savoirs qui sont égaux. C’est-à-dire qu’il n’y a pas un savoir qui est plus important qu’un autre. Il n’y a pas de connaissance inutile. Tout le monde contribue à un savoir collectif. […] Il y a des normes, mais elles ne sont pas bonnes pour tout le monde. Ceux qui font les normes auraient intérêt à essayer d’intégrer tout le monde. C’est pas tout le monde qui peut l’avoir son secondaire 5. Il y en a pour qui c’est inatteignable, cet objectif-là. Ça veut-tu dire qu’il faut les mettre de côté ? Ça veut-tu dire qu’ils vont être improductifs ? Il faut donner une chance aux gens de faire les choses autrement et de se réaliser autrement. »

En cours de projection, on a pu apercevoir des exemples d’une économie de l’intégration. La ferme du Coq à l’Âne de Bury fut pendant quelque temps un employeur qui accueillait des jeunes en difficulté dans ses champs dans le cadre du programme Travail d’un jour. N’existant plus aujourd’hui, le service d’emploi était dédié aux personnes en situation de marginalité, de désaffiliation sociale ou d’itinérance sur de courtes périodes. L’organisme Le Tremplin 16-30 de Sherbrooke était le mandataire du projet.

Il s’est écoulé beaucoup de temps entre la production et la diffusion du film, notamment suite à des problèmes de financement. Une des scènes se déroule à East Angus, lors de la dernière journée de travail de l’usine de papier kraft de Cascades, le 3 octobre 2014. On y aborde la difficulté pour une main-d’œuvre non spécialisée de se retrouver un emploi après un certain âge.

Ici comme ailleurs sera disponible en ligne prochainement sur les réseaux sociaux.

©2018 Journal Le Haut-Saint-François