Brasserie 11 comtés ouvrira ses portes fin juin

La construction de la Brasserie 11 comtés à Cookshire-Eaton au coût de 3,5 M$ devrait être complétée début mai. Les équipements arriveront par la suite, contraignant les propriétaires à ouvrir les portes au grand public vers la fin de juin. C’est le souhait formulé par le président, Sébastien Authier.

« Le chantier se déroule bien, comme prévu. Ça sera terminé pour le 1er mai. Il restera que de petites choses à compléter. Avec l’entrepreneur, c’est numéro un. Toute l’équipe travaille dans le même sens. Les gens ont du fun et sont fiers du projet. » Rappelons qu’un imbroglio était intervenu quant au choix de l’entrepreneur. Finalement, c’est Construction Groupe Prévost de Cookshire-Eaton qui a obtenu le contrat. Le propriétaire, Dany Prévost, ne cache pas sa fierté d’avoir réalisé le projet. « Le peu de gros projets qu’il y a dans la municipalité, je suis content que quelqu’un de la place l’ait fait. » M. Prévost mentionne avoir porté une attention particulière pour faire appel aux sous-traitants du secteur. « Quand j’ai été à l’extérieur, c’est parce qu’il y avait pas les qualifications ici. » Au plus fort des travaux, 18 personnes travaillaient sur le chantier dont huit de Construction Groupe Prévost. L’entrepreneur général mentionne réaliser de deux à trois projets du genre par année, mais c’était la première brasserie qu’il construisait. « C’est pas compliqué, on suit les plans », lance-t-il.

Retard
Si la construction va bien et respecte le calendrier, il en est autrement quant à la livraison des équipements. « Il y a du retard dans les équipements de brassage, il a fallu trouver un plan B et C. Mais on va s’assurer de brasser de la bière sur place avec un équipement temporaire », d’exprimer M. Authier.

Ce contretemps offre malgré tout un avantage, celui d’expérimenter plusieurs sortes de bières. « On va s’amuser. Au départ, ça va nous permettre de tester toutes sortes d’affaires. Ça risque de nous amener un élément, qu’on dise wow, qu’on aurait pas eu autrement », d’exprimer M. Authier. Ce dernier mentionne que la brasserie sera en mesure de faire une dizaine de produits et plus au cours de la période estivale. « Ça va être le fun », lance-t-il avec enthousiasme.

Producteurs
M. Authier confirme que l’objectif de l’entreprise est de faire affaire avec les producteurs du Haut-Saint-François. « On a beaucoup de contacts de fait. Les approches sont faites pour entamer les phases tests et relations d’affaires, mais pas de contrat de signé. » La brasserie compte utiliser entre autres des cerises griottes, des petits fruits, des céréales, blé, avoine, des herbes, du sirop d’érable, du miel et autres produits. Ce dernier ajoute que la brasserie pourrait aussi contribuer à la production de produits dérivés. Un promoteur aurait déjà pris contact dans le but de fabriquer du fromage à partir de la bière. M. Authier mentionne que la brasserie n’est pas une fin en soi, mais le début de quelque chose. D’ailleurs, il pourrait y avoir autre chose qui vienne se greffer à la brasserie, de laisser entendre l’homme d’affaires.

Mentionnons qu’une petite boutique sera aménagée à l’intérieur de la brasserie de telle sorte que les gens pourront faire remplir leur cruchon. Il sera également possible de consommer une bière sur place. Une terrasse devrait être aménagée au cours de l’été de façon à accueillir les familles. « On sent que le décompte est commencé », de compléter M. Authier.

Déterminé à servir la jeunesse

L’idée si bonne soit elle, n’est pas suffisante pour faire sa place sur le marché. Travailleur autonome, Sylvain Morin, d’Ascot Corner, a trimé dur dans son sous-sol; il en a mis des heures pour développer, peaufiner, lancer et assurer le suivi de son produit le Night Guard. Ce petit appareil permet de résoudre le problème des enfants qui mouillent leur lit la nuit (énurésie), et ce, généralement dans un délai de six semaines.

« Le taux de réussite est plus de 95 % avec le suivi », insiste M. Morin. Des appareils du genre existent sur le marché, admet-il, « mais moi, je ne veux pas juste vendre ou louer des appareils, je veux que ça marche. Nous, on appelle les parents,, on leur demande comment ça se passe, on les guide pour que le traitement réussisse. » L’appareil est amusant avec son choix de sons et musique variés. Les lumières sécurisantes et une vibration sous le matelas assurent un réveil de l’enfant en douceur lorsqu’il entame son pipi.

Rendre service
Pour M. Morin, l’objectif est de rendre un service efficace. « Comme tout le monde, on est un peu chialeux. On dit : moi, j’aurais fait ça de même, j’aurais fait ça comme ça. J’ai fait l’appareil comme je le voulais, mon chialage est fait. C’est sûr que j’ai travaillé pas mal. Il a fallu que j’apprenne tout, à peu près, comme le dessin. J’ai appris à dessiner sur un logiciel 3-D, pis j’ai fait mon boîtier, après ça je suis allé voir des compagnies pour des composantes, mais 90 % du travail était fait. J’ai fait mon site Internet, je fais ma comptabilité, ma base de données parce que je ne pouvais pas l’acheter. Quand tu ne connais pas ça, ça va tranquillement, mais j’ai appris à le faire. » Les journées ont été longues, tôt le matin à très tard le soir « 1 h 30 à 2 h du matin », soupire le travailleur autonome. Il admet que ce statut « cause du stress. Je me disais selon le temps de l’année, qu’est-ce qui se passe ? Ça ne sonne pas, mais les efforts ont porté fruit. » M. Morin a dû faire face à un dilemme. « Je n’avais pas assez d’argent pour engager. Pour grossir, il fallait avoir quelqu’un. Finalement, ma femme a fermé sa garderie et travaille avec moi depuis trois ans. »

Aide CLD
M. Morin travaille fort pour développer et distribuer son produit à l’échelle du Québec et du Canada. Le CLD du Haut-Saint-François lui a donné un coup de main. « C’est un produit qui sort de l’ordinaire. M. Morin est venu nous voir pour obtenir de l’aide technique. On l’a aidé à développer son marché au Québec. On l’a mis en contact avec Dobson-Lagassé pour du mentorat », d’expliquer Daniel Bérubé, conseiller aux entreprises au CLD.

Celui-ci souligne que M. Morin a bénéficié de l’aide d’étudiants de l’Université Bishop’s qui ont effectué une étude marketing avec des recommandations. Le CLD, ajoute M. Bérubé, a invité M. Morin à faire partie d’un groupe d’entrepreneurs dans le cadre d’une mission économique à Montréal. L’homme d’affaires a eu l’opportunité de rencontrer les représentants de chaînes pharmaceutiques tels que Jean-Coutu et Brunet. Outre l’aide technique, M Bérubé souligne que le CLD offre également un volet financement.
M. Morin déploie son produit dans plusieurs pharmacies de toutes bannières, auprès de médecins et également sur Internet. Les utilisateurs peuvent communiquer en tout temps par courrier électronique ou par téléphone du lundi au vendredi de 8 h jusqu’à 20 h et le samedi jusqu’à midi. Présentement, Enureflex traite annuellement plus de 600 enfants à travers le Québec et le Canada.

 

CONSULTEZ LA CAPSULE VIDÉO DE L’ENTREPRISE

L’éclosion de Thallia Bourgeois

L’exposition itinérante Coup de coeur est en sol angussien jusqu’au 20 avril, avant de poursuivre sa route vers les autres secteurs du territoire de la Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC). L’exposition réunit les oeuvres d’élèves de la maternelle à la cinquième secondaire, parmi lesquelles on en retrouve trois de Thallia Bourgeois, étudiante à la Cité-école Louis-Saint-Laurent.
Coup de coeur est une initiative du comité culturel de la CSHC, qui est composé d’enseignants, de directions d’école, de commissaires et d’agents de développement issus des trois MRC de son territoire (Coaticook, HSF et Granit). Le but est de faire connaitre le talent des jeunes, alors que les enseignants de tous les établissements de la commission scolaire sont invités à soumettre leurs coups de coeur. La quantité d’oeuvres exposées avoisine les 200 par année. Environ le tiers de celles-ci ont été créées par des étudiants du Haut-Saint-François.

« Thallia Bourgeois a un talent et une persévérance remarquables », confie Johanne Marchand, enseignante en arts plastiques à Louis-Saint-Laurent. En décembre dernier, l’élève de quatrième secondaire a d’ailleurs été nommée Artiste à l’honneur de la Cité-école, suite à une peinture qu’elle a réalisée dans le cadre de ses cours. Cette oeuvre sera exposée à Coup de coeur, aux côtés de deux autres signées par la jeune artiste. Outre sa peinture de paysage naturel, on retrouvera une aquarelle représentant un lion ainsi qu’un masque de plâtre et de pâte à modeler.

« La consigne, c’est supposé être une oeuvre par groupe d’élèves », admet Mme Marchand. « Habituellement, c’est pas supposé, mais quand tu as un coup de coeur, c’est plus fort que nous, on les envoie. » L’enseignante fait partie des instigatrices de l’activité, qui remonte à 2007. Avant d’être itinérante, l’exposition n’était accessible qu’à la salle des commissaires, à la CSHC. Au fil des éditions et grâce à une subvention, Coup de coeur a commencé à déplacer ses oeuvres sur le territoire.

« J’aime vraiment faire de l’art », dit d’emblée Thallia Bourgeois. « Je pourrais passer ma journée à faire ça. Chez moi, je fais beaucoup de dessin informatique. » Celle qui souhaite poursuivre ses études postsecondaires en graphisme est excitée à l’idée de voir ses oeuvres exposées. « J’ai hâte de voir ça. C’est sûr que je vais y aller ! »

L’exposition Coup de coeur sera accessible à la polyvalente Louis-Saint-Laurent d’East Angus jusqu’au vendredi 20 avril entre 9 et 16 h. Par la suite, le centre sportif de Lac-Mégantic l’accueillera du 25 avril au 3 mai, avant qu’elle ne termine sa course à Coaticook. Les visiteurs sont invités à voter pour leur oeuvre préférée. Des bons d’achat de 50 $ et 75 $ seront remis aux gagnants des prix du public et du comité culturel de la CSHC.

Le temps de saisie des sucres

L’Érablière Gaudreau de Scotstown subissait sa seconde saisie de sirop d’érable de 2018 au début du mois. L’intervention avait été ordonnée par la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ) et est la plus récente d’une série qui a débuté en 2014. Le couple Gaudreau-Bombardier parle d’abus et souhaite la fin de l’emprise de la Fédération.

« L’an passé, les huissiers sont venus 39 fois », relate Daniel Gaudreau. « Juste pour notre dossier, la Fédération a dû dépenser au-dessus d’un demi-million. On a cinq pages de punitifs à la cour de Sherbrooke. J’ai pas de dossier criminel et je suis jamais allé en cour de ma vie, à part pour le sirop d’érable. »

Le matin de la saisie du 3 avril à l’Érablière Gaudreau, la FPAQ a diffusé par voie de communiqué les détails de son intervention. On reproche au couple d’acériculteurs d’avoir produit une quantité de sirop supérieure au contingent, ou quota, qui leur est alloué. En octobre dernier, la Fédération a obtenu gain de cause contre les Gaudreau-Bombardier auprès de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec. Les défendeurs doivent 280 000 $ en pénalités et dommages auprès de la FPAQ.

L’appui du public
« Pour eux, c’est personnel », déplore M. Gaudreau. « Ils veulent nous faire fermer parce qu’on leur fait mal à quelque part. » Le couple, aussi formé de Nathalie Bombardier, reçoit de plus en plus d’attentions suite aux nombreuses entrevues dont il a été l’objet au fil du temps. Le groupe Facebook J’exige l’arrêt des procédures contre les acériculteurs compte 3500 membres.

La Fédération affirme que l’Érablière Gaudreau est « la seule ferme québécoise visée par ce type d’intervention. Il s’agit d’une mesure […] exceptionnelle […] qui demande à ces producteurs […] de respecter les règles que suivent la très grande majorité des acériculteurs québécois ». « On est loin d’être les seuls », rétorque Daniel Gaudreau. Simon Trépanier, directeur général de la FPAQ, a admis que 250 ententes hors cour ont été conclues avec des acériculteurs depuis les trois dernières années lors d’une entrevue radiophonique avec Martin Pelletier au 107,7 FM Estrie au début du mois. M. Gaudreau poursuit : « Environ 80-90 % des producteurs sont en faute, puis je suis bien conservateur. Ils n’ont pas le choix de passer à côté pour être capables de faire les paiements et faire manger leur famille. »

À la veille de la saison des sucres 2018, l’Institut économique de Montréal (IEDM) publiait une note intitulée Sirop d’érable : Québec nuit à ses producteurs et encourage ses concurrents. On y apprenait que « la dernière récolte complètement vendue remonte à 2009 [et que] environ 5 % des récoltes de sirop en vrac entre 2010 et 2016 n’avaient toujours pas été payées en date du 5 février 2018 », alors que le taux monte à 44,8 % pour celles de 2017. « Il n’y a pas une entreprise qui peut supporter de ne pas être payé un certain pourcentage depuis 2010 ! », s’insurge le producteur acéricole.

Un conflit qui s’étire
Lors de la saison 2015, une entente entre l’érablière et la FPAQ avait nommé le couple Gaudreau-Bombardier « gardiens de leur sirop d’érable [ce] qui leur permettait de conserver sur leur propriété les barils de sirop d’érable qu’ils produisaient pour en faire la vente au détail, directement au consommateur ». En janvier dernier, « devant des preuves concrètes » de non-respect de l’entente, la Fédération a procédé à un « changement de gardien des barils ». C’est par « souci d’équité envers l’ensemble des producteurs acéricoles » qu’elle s’est vue contrainte d’intervenir cette fois, comme l’Érablière Gaudreau « écoule la plus grande partie de son sirop par des intermédiaires. »

Nathalie Bombardier nuance : « Nous, le moyen qu’on a trouvé, c’est de fournir notre clientèle en petits contenants. On vend dans des supermarchés. C’est ça qui est grave. C’est un non-sens. On n’est pas des criminels, mais on est traités tout comme. »
La FPAQ affirme que « plusieurs solutions ont été proposées » au couple d’acériculteurs, dont l’augmentation de leur contingent via un volet d’agrandissement. « Mais ils ont refusé de participer à ce volet. » Mme Bombardier se remémore bien son entretien avec Sylvain Bernier, coordonnateur à la réglementation de la Fédération. « Il dit : “Réglez à 400 000 $. Avec ça, on règle toutes les années, puis on repart à 0. Mais je vous garantis pas du contingent. Si vous ne le payez pas, vous êtes en litige et vous n’avez accès à aucun contingent, même si vous en faites la demande.” » Nathalie Bombardier se désole de cette limitation. « Tous les producteurs hors Québec peuvent venir vendre ici en quantité illimitée sans payer de contingent, sans être une personne qui contribue au Québec en payant des taxes et en contribuant à l’économie locale. »

Robert Roy

Robert Roy dépose sa candidature

Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, a complété sa réflexion et déposé son bulletin de mise en candidature pour l’investiture du Parti libéral du Québec dans Mégantic.

Bien connu sur le territoire du Haut-Saint-François, M. Roy ne peut en prétendre autant du côté du Granit. « Oui, je connais le Granit. Dire que je le connais au bout de mes doigts, c’est faux. Je connais bien la préfet et la mairesse de Mégantic. » Robert Roy entrevoit l’investiture comme un défi. « Je suis un gars de défi. Je veux que les gens regardent le côté humain. » Il mentionne avoir choisi le Parti libéral parce que c’est celui qui correspond le plus à ses valeurs. Il précise que le saut en politique provinciale n’était pas dans son plan de carrière, mais le désir de servir a, semble-t-il, préséance. « J’avance parce que j’aime servir le monde. Je veux apporter une plus-value, être à l’écoute. » Celui qui a été maire et conseiller de la municipalité de East Angus avant d’être préfet est d’avis que son implication passée témoigne de son désir d’engagement. « J’ai été longtemps dans le monde municipal et je pense que j’ai prouvé que j’étais capable de bien faire et je vais être capable de prouver que je suis encore capable de bien faire. »

Quant aux sondages qui donnent un avantage à la Coalition Avenir Québec (CAQ), M. Roy y accorde peu d’importance. « Les sondages, c’est une chose; moi, je veux que les gens votent pour Robert Roy, pour qu’est-ce qui va être capable de leur apporter », complète-t-il.

De passage à La Voix

Loin d’être déçue de ne pas avoir été retenue aux chants de bataille dans le cadre de la populaire émission La Voix, diffusée sur les ondes de TVA, Rebecka Lussier parle d’une expérience « enrichissante et extraordinaire. »

« J’ai fait plein de belles rencontres et je suis contente d’être parmi ces gens talentueux. C’était agréable de travailler avec Éric Lapointe et Kevin Parent. Ils sont gentils. Ils nous laissent aller. Ils n’essaient pas de nous amener dans leur monde, c’est eux qui viennent dans notre univers. Dans les chants de bataille, ils m’ont vraiment écoutée pour l’arrangement musical », exprime avec enthousiasme la jeune femme du secteur Fontainebleau, à Weedon. Celle qui s’est bien tirée d’affaire mentionne « c’était un peu plus stressant les chants de bataille, être sur la scène avec les autres. C’était un peu déstabilisant. » Rebecka avait choisi d’interpréter Vivre avec celui qu’on aime (de Francine Raymond). Malheureusement son coach, Éric Lapointe, a convenu de poursuivre avec Alex Météore. Invitée à commenter son expérience, la jeune artiste de 24 ans a laissé tomber « j’ai vraiment réalisé mon rêve qui était de respirer le même air que Lara Fabian. » Visiblement émue, cette dernière est montée sur scène pour lui faire un câlin. Interrogée à savoir si son commentaire était prémédité : « J’y avais pas pensé, c’est sorti tout seul », d’exprimer Rebecka.

L’émission La Voix, c’est gros. « Oui, c’est une grosse machine, mais tu es tellement encadré que t’as pas l’impression que c’est gros. Il y a tout le temps quelqu’un pour nous accompagner si on a des craintes. » L’artiste qui bénéficie d’une certaine expérience des spectacles mentionne avoir énormément appris. « C’est une chose de faire des spectacles, mais chanter sur un plateau de télé, c’est vraiment différent. » Rebecka ajoute avoir également appris à se présenter et faire des entrevues. Évidemment, elle souhaite que son passage à La Voix la propulse vers de nouvelles opportunités. « C’est sûr que c’est un beau tremplin. Ça donne une visibilité incroyable. C’est certain que si je suis capable d’avoir des contacts, je vais en profiter. » En attendant, elle entend poursuivre son duo acoustique avec Olivier Dauphinais et sa participation au sein du groupe folklorique Les Bénifontains. « Éventuellement, j’aimerais faire un mini album, mais je vais faire ça tranquillement », complète la fierté de Fontainebleau.

Internet haute vitesse en milieu rural

Communication Haut-Saint-François a vu son projet de mise à niveau du réseau internet haute vitesse être récemment rejeté par les programmes de subventions fédéral et provincial. Depuis le début de l’année, l’organisme planche sur de nouvelles avenues, comme la fibre optique.

Communication Haut-Saint-François est l’OSBL, mandaté par la MRC, qui est chargé de gérer et développer l’internet haute vitesse (IHV) et l’accès aux télécommunications dans la région. Le projet qu’elle a soumis était destiné aux programmes ponctuels Brancher pour innover et Québec branché.

Améliorer le réseau existant
Le projet initial prévoyait la mise à niveau de l’actuel réseau de tours avec la technologie LTE (4e génération) et quelques extensions en fibre optique. Deux nouvelles tours LTE auraient été érigées à Dudswell et Bury pour rejoindre une partie des 1840 résidences situées en zones à faible densité de population et non desservies par un réseau filaire. Le cout total était estimé à 1 754 000 $, dont 44  % auraient été absorbé par le fournisseur du service, Télécommunications Xittel, membre du groupe Maskatel.

Richard Tanguay est le président du conseil d’administration de Communication HSF. « Quand on a déposé le projet en 2016, on parlait de technologie LTE. Aujourd’hui, deux ans plus tard, on est rendu au 5G [cinquième génération]. La problématique qu’on a, c’est que les hameaux, les cœurs villageois, ils sont déjà branchés à assez haute vitesse. Certains le sont même par fibre optique. Donc, il nous reste la ruralité. Et les entreprises actuellement vont intervenir là où c’est payant. »

Le plan de départ comptait utiliser le réseau sans-fil des tours déjà existantes pour atteindre ces clients éloignés et actuellement mal desservis en services de télécommunication. « Dans le rang où je reste à Weedon, c’est habité à la longueur, mais il fait 6 km de long », confie M. Tanguay. « On est peut-être 25-30 résidences là-dessus. On n’a pas internet. Oui, certains ont les ondes qui rentrent bien avec Maskatel, d’autres sont avec Bell ou Rogers avec des clés USB. Mais on est à des vitesses de tortue ! »

Une nouvelle technologie dispendieuse
« Ce qu’on a compris, c’est que le fédéral et le provincial ont opté plus pour l’efficacité et la durabilité à long terme. Ils ont finalement favorisé les entreprises qui présentaient des projets de fibre optique avec des couts exorbitants. » C’est ce type de projet filaire qui a, par exemple, été accepté dans la MRC voisine de Coaticook, où la fibre sera instaurée sur l’ensemble du territoire. « Si on applique ça chez nous, vite, vite — je n’ai pas les données précises —, on doit être entre 25 et 30 M$. »

Communication HSF doit tout de même se dépêcher à trouver une alternative à la mise à niveau de ses tours existantes, comme le CRTC a récemment énoncé le souhait d’accélérer l’accès à internet haute vitesse au Canada. « Tout s’enligne pour la mise en place éventuellement d’un autre programme d’aide », constate Richard Tanguay.

Le maire de Weedon indique que plusieurs modèles de financement sont à l’étude présentement pour envisager l’implantation de la fibre optique dans le Haut-Saint-François. À l’instar des MRC ayant reçu le financement pour un réseau filaire, une division d’affaires qui utiliserait les sommes perçues par le service vendu pour de l’autofinancement pourrait être une possibilité. Une autre serait que les municipalités se regroupent en une sorte de coopérative qui recourrait aux services habituels des entreprises de télécommunication.

« On travaille pour régler le problème de l’internet haute vitesse et d’arriver à un prix compétitif », conclut M. Tanguay. « On n’est pas des citoyens de second ordre. Est-ce qu’on est plus riches parce qu’on vit en ruralité ? On a tous droit au même service et on a besoin de ce monde qui reste en ruralité parce que c’est eux qui produisent des richesses agricoles et alimentaires. » Il en va de même pour les entreprises et industries qui font le choix de s’implanter en région et qui ont des besoins de rapidité en termes de communication.

De petits produits qui valent gros

Suite à une étude cartographique réalisée en 2015, la MRC du Haut-Saint-François a procédé l’été dernier à un inventaire terrain du potentiel économique de récolte et de culture des produits forestiers non ligneux (PFNL) sur son territoire. Il apparait que les champignons, quenouilles et têtes-de-violon pourraient valoir jusqu’à 8 M$ annuellement pour les producteurs intéressés par ces cultures émergentes.

Dans le cadre du Programme d’aménagement durable des forêts 2015-2018, le Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec a mandaté Cultur’Innov de St-Camille pour mener un projet d’inventaire des PFNL dans la MRC. Suite à des virées sur le terrain, la coopérative de solidarité a récemment présenté les résultats de ce potentiel économique de récolte et de culture.

Les PFNL sont connus comme étant des produits ou sous-produits provenant de la forêt, excluant le bois des arbres. Le terme indique habituellement les feuilles, les fruits, les champignons ou les plantes qui poussent dans la forêt. Ils peuvent être utilisés dans l’alimentation, l’industrie pharmaceutique et médicinale, les huiles essentielles ou l’ornementation.

Elsa Poulin et Stéphane Demers, respectivement technicienne et biologiste chez Cultur’Innov, notent que certains PFNL se sont développés en une industrie viable au cours des dernières années, notamment les bleuets sauvages, les canneberges, les produits de l’érable et les couronnes de Noël. Bernard Ricard, directeur adjoint au Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François, confirme qu’« il y a effectivement un potentiel intéressant au niveau de ces produits. Et notre objectif est de maximiser l’impact économique de ces ressources. On a longtemps pensé que, dans la forêt, il n’y avait que la partie des arbres, mais il y a de plus en plus de choses qui se développent à ce niveau-là. »

Des produits bios, locaux et écolos
Suite à l’intérêt de la MRC pour les PFNL, son territoire a été ciblé pour la réalisation de l’inventaire à l’été 2017. Les PFNL ont alors été regroupés en quatre catégories : les champignons, les érablières (culture de plantes médicinales), les quenouilles et les autres PFNL (sureau du Canada, cerisier à grappes). À titre d’exemple, les quenouilles ont des propriétés médicinales en plus d’utilisations culinaires. Le cœur de sa tige a un gout qui s’apparente à celui des cœurs de palmier. On retrouve donc sur le marché des cœurs de quenouille marinés et de la farine de pollen d’épis mâles.

La plante herbacée est d’ailleurs le PFNL qui offre la plus grande valeur annuelle potentielle sur l’ensemble du territoire avec 3 347 000 $. Suit ensuite le cerisier à grappes, ou cerisier de Virginie, dont les fruits peuvent servir à la fabrication d’alcool, avec une valeur annuelle potentielle de 2 340 000 $. Un autre arbrisseau, l’amélanchier, produit des baies dont le gout s’apparente à celui des bleuets, affiche une valeur potentielle annuelle atteignant 1 818 000 $. Le sureau blanc, avec ses baies noires, présente une valeur potentielle annuelle de 489 000 $. Finalement, la matteuccie fougère-à l’autruche, ou tête-de-violon, occupe la cinquième position des PFNL ciblés avec une valeur potentielle annuelle de 271 000 $.

Quelques entreprises et particuliers exploitent déjà les PFNL dans la région : Léo Désilets, maitre herboriste à Scotstown, la ferme La Paysanne de Bury, Ô Jardins d’Églantine maintenant à Westbury. Bernard Ricard du CLD croit qu’il y a de la place pour plus de joueurs. « On est à la recherche d’entrepreneurs qui voudraient reprendre ce potentiel. Il y a possibilité de tirer des revenus et de créer des emplois avec tout ça. Si un groupe est intéressé, notre rôle est de les appuyer. On pourrait alors leur donner un coup de main pour faire un portrait de la situation, monter un plan d’affaires, à la limite avoir du financement pour faire quelques études. »

Journée nationale du travail invisible

Reconnaissant qu’il y avait eu des améliorations, concernant la reconnaissance du travail invisible, mais pas suffisamment selon elle, Jacqueline Ponton, présidente de l’Entourlaine, invite les participants à ne pas baisser les bras et poursuivre les revendications.
Tel était son message d’introduction lors du récent dîner organisé avec l’Afeas de Cookshire-Eaton, marquant la Journée nationale du travail invisible.

Plus de 80 personnes participaient à la rencontre annuelle qui se déroulait à la salle des Chevaliers de Colomb à East Angus.
Mme Ponton rappelait que la 18e édition poursuivait toujours le même objectif soit de « créer une occasion de reconnaître l’importance du travail invisible pour la société et de sensibiliser nos gouvernements, à la valeur sociale et économique du travail invisible, c’est-à-dire non rémunéré. » Mme Ponton rappelle que le dernier congrès provincial de l’Afeas a permis d’adopter plusieurs propositions qui ont été transmises aux deux paliers de gouvernements pour demander la reconnaissance du travail invisible par des mesures fiscales et dans les lois du travail. « L’objectif ciblé par les membres de l’Afeas est d’assurer l’équité entre les personnes et de diminuer la pauvreté chez les femmes », d’exprimer Mme Ponton.

Plusieurs invités et dignitaires ont pris la parole au cours du dîner regroupant plus de 80 personnes. Christine Vanasse, présidente d’honneur et représentante du conseil régional de l’Afeas Estrie, souligne l’apport des 20 Afeas en région tout en rappelant le thème de la présente année Les femmes et l’argent. Jacqueline Belleau, attachée politique de Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, souligne l’apport des femmes qui ont contribué et contribuent à promouvoir l’équité et l’égalité entre les hommes et les femmes. Elle souligne que Mme Bibeau partage la vision des femmes et travaille fort à promouvoir ces valeurs par son implication sur la scène internationale.

Pour sa part, le député Ghislain Bolduc fait valoir les diverses réalisations du gouvernement québécois comme la hausse du salaire minimum, le récent projet de loi déposé et visant à « faciliter le travail du proche aidant. On va les reconnaître, on va leur permettre des congés additionnels pour permettre de sécuriser l’énergie et le travail qu’ils font. » Il y a d’autres formes de reconnaissance dans les aides financières du gouvernement, d’ajouter M. Bolduc. « On est en chemin pour vous donner de plus en plus de reconnaissance et on apprécie énormément le travail que vous faites », complète-t-il.

Lyne Boulanger mentionne sa fierté de représenter la première femme maire d’East Angus. Elle souligne également l’importante contribution bénévole des femmes et bénévoles de divers organismes qui contribuent à faire d’East Angus la ville qu’elle est aujourd’hui, « c’est grâce à vous tous qui travaillez dans l’ombre », précise-t-elle. Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, mentionne que le travail invisible le touche particulièrement du fait qu’il a perdu sa mère au cours de la dernière année. La richesse ne se mesure pas en termes d’argent, précise-t-il, mais plutôt en termes d’implication bénévole des gens du milieu « et le Haut-Saint-François est riche. »

France Lebrun, directrice générale du Centre d’action bénévole (CAB du Haut-Saint-François), mentionne que l’implication bénévole contribue à améliorer la qualité de vie de chacun.

Certificats
Les intervenants ont profité de l’occasion pour remettre des certificats de reconnaissance à quatre bénévoles dont Nicole Lisée impliquée dans la communauté d’East Angus, Diane Mathieu pour le secteur de Cookshire-Eaton ainsi que Lisette Ménard et André Nadeau pour East Angus. Mentionnons que le curé Daniel Gilbert a procédé à la bénédiction du repas.

Audrey Beloin de la SADC récompensée

Audrey Beloin, conseillère aux entreprises à la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) du Haut-Saint-François, a reçu le prix Relève lors de la soirée Reconnaissance du Réseau Compétences des développeurs économiques de l’Estrie. Elle est l’une des trois récipiendaires de cette cérémonie qui récompensait les agents de développement économique local et entrepreneurial pour l’année 2017.

Une cinquantaine d’intervenants estriens en développement économique s’étaient réunis le 14 mars dernier au restaurant La Suite de Sherbrooke, dans le cadre de la soirée annuelle Reconnaissance de la profession. Outre le prix de la Relève, ceux de Bâtisseur et de Professionnel 2017 étaient également distribués. Le jury était formé de Danielle Simard, présidente de Réseau Compétences; Sylvie Hamel, responsable du Comité Info-Réseau; Richard Khouzam, conseiller chez Restech Groupe Conseil Associé; et François Coderre, doyen à la Faculté d’administration de l’Université de Sherbrooke.

À propos de la gagnante, Danielle Simard, présidente du CA de Réseau Compétences, disait que « Mme Beloin s’est démarquée par sa persévérance et sa capacité de mobiliser les gens dans un objectif commun, comme elle l’a démontré en prenant la barre du Défi OSEntreprendre et des formations en fiscalité pour les entreprises. Engagée dans son travail et auprès de sa clientèle, elle a su en quelques années inspirer le respect aux entrepreneurs et à ses pairs par son professionnalisme, son dynamisme et la justesse de son jugement. Leader positive et créative, elle a su créer des liens de collaboration, de confiance et de camaraderie avec tous ses collègues de travail. »

La principale intéressée est flattée d’avoir reçu cet honneur. « Je ne m’attendais pas à ça. Ça fait toujours du bien de voir que ton travail est reconnu et qu’on se rend compte des efforts que tu peux y mettre. » Outre une plaque personnalisée, Audrey Beloin a reçu une bourse de 250 $ de Desjardins Entreprises-Estrie, un crédit formation d’une valeur de 750 $ de l’École de gestion de l’Université de Sherbrooke et une adhésion à Réseau Compétences pour 2019.

Fondé en 2005, le Réseau Compétences des Développeurs économiques de l’Estrie regroupe des professionnels travaillant dans des organismes locaux (MRC, villes, SADC, CAE), des organisations de financement de même que des firmes de services-conseils.

actualite

Une femme de Cookshire-Eaton aurait fraudé pour plus de 2 M$

Lucie Chapdelaine-Talbot de Cookshire-Eaton aurait fraudé quelque 92 personnes pour plus de 2 M$. Le stratagème qui se serait prolongé sur une quinzaine d’années serait une fraude de type Ponzi.

Plusieurs victimes participaient à l’assemblée des créanciers qui se déroulait le 5 avril dernier à Sherbrooke. Mme Chapdelaine-Talbot qui a déclaré faillite était absente au moment de la rencontre. Bien que le dossier soit sous enquête, les personnes ont peu d’espoir de retrouver leur mise de fonds.

Mme Chapdelaine-Talbot qui travaillait depuis de nombreuses années à la Banque de Montréal, à Cookshire-Eaton, a été remerciée il y a quelques mois. Cette dernière aurait emprunté des montants variant de 5 000 $ à plus de 100 000 $ promettant des rendements intéressants. Toutefois, il appert que les agissements frauduleux de la dame n’auraient aucun lien avec son emploi. Le système Ponzi est un montage financier frauduleux qui consiste à rémunérer les investissements des clients essentiellement par les fonds procurés par les nouveaux entrants. Le journal a tenté de rejoindre des présumées victimes qui ont préféré ne pas émettre de commentaires.

Journée Natalie Champigny

La Journée Natalie Champigny, dont l’objectif est de venir en aide aux élèves défavorisés de huit écoles du Haut-Saint-François, et ce avec la participation de la Fondation Christian Vachon, ne cesse de gagner en popularité. La huitième édition qui s’est déroulée en mars dernier a permis d’amasser 19 400 $. Le grand manitou de l’activité, Michel Champigny, frère de la regrettée Natalie, mise encore sur la générosité des gens pour atteindre le cap du 20 000 $.

« Je n’en reviens pas de la générosité du monde. La tristesse de son départ (Natalie) a apporté une richesse pour les jeunes de la MRC. La journée est rendu un outil pour les jeunes. On se rend compte que des gens sont gênés d’adhérer au service », mais M. Champigny invite les parents à le faire. Rappelons que la Journée Natalie Champigny a été lancée, il y a maintenant huit ans, à la mémoire de cette jeune femme d’ici, décédée d’un cancer en juin 2010, et qui enseignait à l’école Princess Elizabeth à Magog. Son frère Michel et toute sa bande d’amis, son fils Shawn qui prend de plus en plus de place dans l’organisation, font en sorte de perpétuer sa mémoire et surtout son désir de venir en aide aux jeunes élèves.

Journée
Près de 100 personnes ont foulé la terre de Michel Champigny le 3 mars pour échanger, manger de la tire, déguster du poisson fumé et faire des promenades en traîneaux tirés par des chevaux. Les participants avaient le loisir, selon leur bonne volonté, de faire un don pour la cause. Le souper tenu à la salle Guy-Veilleux à Cookshire-Eaton suivait l’après-midi de plein air. Les organisateurs ont servi 175 repas pour l’occasion alors que le chansonnier Guy Poirier animait la soirée par son répertoire. La députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, a effectué un passage au cours de la soirée. On a profité de l’occasion pour souligner l’apport de quelques bénévoles œuvrant au succès de cette magnifique journée. La contribution des généreux commanditaires soit près d’une centaine et de la population a permis d’atteindre le montant record de 19 400 $. C’est d’ailleurs avec une fierté évidente que M. Champigny mentionne que l’organisation a amassé au fil des années plus de 100 000 $ pour aider les élèves dans le besoin.

Plusieurs commerces et entreprises contribuent sous une forme ou une autre au succès. Par exemple, les IGA Cookshire et Couture situés à Cookshire-Eaton et East Angus ainsi que H. Poirier de Lambton contribuent pour le souper spaghetti qui est confectionné par Hélène Rodrigue. Pour sa part, Shirley Jacklyn et des membres de sa famille préparent les desserts. « Le souper nous coûte rien, je n’en reviens pas de la générosité du monde », insiste M. Champigny. Cette implication volontaire se propage auprès de plusieurs autres personnes qui s’impliquent que ce soit pour l’activité plein air et autres. Sur le plan financier, les Caisses Desjardins des Hauts-Boisés et du Nord du Haut-Saint-François contribuent pour 2 000 $, A & M International et ses employés appuient la cause avec un chèque de 2 089 $. Le Club Lions d’East Angus a également remis 600 $. Bien d’autres donateurs avec des montants de 20 $, 40 $, 100 $, 300 $, 400 $ et plus modestes contribuent à la Journée Natalie Champigny.

« Les gens savent que l’argent se rend pour les jeunes. L’organisation de la journée nous a coûté 600 $ pour amasser près de 20 000 $ », de mentionner avec fierté le frère de la regrettée Natalie. Rappelons que l’organisation remet l’argent à la Fondation Christian Vachon qui complète le manque à gagner des demandes d’aide financière. L’année dernière, 70 élèves ont bénéficié d’une aide globale de 28 675 $, répartis dans huit institutions du territoire. Il s’agit des écoles Elementary School de Cookshire et de Sawyerville, des Trois-Cantons à Saint-Isidore-de-Clifton, de Notre-Dame-de-Lorette à La Patrie, Pope Memorial à Bury, Saint-Camille à Cookshire, Saint-Paul à Scotstown et du Parchemin côté Collège et Couvent à East Angus. M. Champigny mentionne que des discussions sont en cours afin d’inclure les écoles Notre-Dame du Paradis de Dudswell et Notre-Dame-du-Sacré-Coeur de Weedon. «  Ça serait le fun; on aurait toutes les écoles de la MRC », d’exclamer M. Champigny.

Tirage
Mentionnons qu’un tirage était organisé pour la Journée Natalie Champigny. L’initiative a permis d’amasser 3 400 $. Un total de 25 prix ont été tirés au cours de la soirée. Le grand prix comprenant une paire de billets pour un match du Canadien de Montréal a été remporté par Raymond Carrier d’East Angus. Les personnes désireuses de faire des dons ou obtenir de plus amples informations peuvent communiquer avec Michel Champigny au 819 832-4948.

Une délégation de 5 pays s’arrête à Dudswell

Une délégation de huit hommes et autant de femmes leaders des organisations professionnelles agricoles partenaires de l’UPA Développement international (UPA DI) représentant cinq pays sont arrêtés chez André Charest, producteur d’agneaux, secteur Bishopton à Dudswell, histoire de constater comment il s’y prenait avec son troupeau de 250 têtes.

Le passage de ces visiteurs du Burkina Faso, Sénégal, Bénin, Mali et Haïti s’inscrivait dans le cadre des activités du 25e anniversaire marquant le partenariat avec l’UPA DI. André Beaudoin, secrétaire général de l’UPA DI, organisme qui appartient à l’UPA, mentionne qu’il s’agit d’une mission de réflexion sur la coopération. « On veut voir qu’est-ce qu’on peut continuer de s’apporter de part et d’autre. Faire une réflexion sur la ferme familiale de demain. Depuis 25 ans, on fait toujours ce genre de rencontre, voir quel type d’entreprise on a à montrer, les différents types d’agriculture. On crée une réciprocité et un partenariat dans notre relation de coopération. Ils viennent constater pour qu’ensemble, on puisse apporter une meilleure contribution dans leur pays que ce soit au niveau technique ou des connaissances, des politiques, de la concurrence, comment on s’y prend au Québec pour aborder ces problèmes et comment on peut leur apporter des solutions. »

Le passage de la délégation chez M. Charest, ancien conseiller agricole au MAPAQ-Estrie, faisait partie de plusieurs visites et activités prévues au cours de la semaine. En plus de faire visiter sa ferme, M. Charest a abordé brièvement les difficultés de l’agriculture au Québec, la mondialisation, la difficulté de compétitionner avec tout ce qui vient d’ailleurs et de miser sur les particularités de l’élevage.

Une partie de la production de M. Charest est vouée au volet viande, mais « principalement mon objectif, c’est de produire des femelles que je vais vendre à d’autres producteurs, qui eux vont utiliser pour produire de la viande. Moi, j’utilise deux races. Je fais un croisement, une femelle hybride de deux races pures du Romanov croisé avec du Dorset et cette femelle-là, je la vends à des éleveurs d’agneaux commerciaux qui eux la prend et utilise une troisième race terminale pour faire de l’agneau de boucherie. » Mentionnons que les membres de la délégation ont visité la Ferme piscicole des Bobines à East Hereford, précédent celle de M. Charest.

Réactions
Gisèle Adogony, vice-présidente du Groupement des exploitants agricoles (GEA), au Bénin, s’est dite impressionnée de constater comment les producteurs s’y prenaient pour produire à grande échelle. Piscicultrice de profession, elle ajoute être convaincue d’œuvrer dans un secteur d’avenir. Nadjirou Sall, président du conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR), au Sénégal, s’est dit impressionné par la notion d’agriculture familiale au Québec. Outre cet aspect, il mentionne être à la recherche de façons d’équilibrer l’offre et la demande dans son pays. La forme de mise en marché au Québec lui semble intéressante.

Soumabéré Dioma, secrétaire général de l’Union des sociétés coopératives pour la commercialisation des produits agricoles de la Boucle du Mouhoun (USCCPA/BM), au Burkina Faso, disait avoir hâte de voir comment on adapte la mise en marché collective, comment améliorer les revenus et de quelle façon sont menés les activités agricoles. « Ici, les fermes ont des défis au niveau de la mise en marché. Il y a une prise de conscience et on se donne les moyens pour obtenir des résultats importants. Je retourne dans mon pays réconforté avec des moyens d’aborder nos difficultés. Il y a des choses qui sont applicables. Il y a possibilité d’en adapter chez nous », de commenter M. Dioma.

Au cours de leur passage, la délégation a eu la chance de découvrir le charme d’une partie de sucre, de rencontrer les conseillers généraux de l’UPA pour échanger notamment sur l’agriculture familiale au Québec. Nos visiteurs ont également fait un arrêt au ministère des Affaires mondiales Canada en plus de rencontrer la ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, députée de Stanstead.

Une responsabilité partagée pour assurer l’avenir de la Coop La Patrie

En février dernier, la Coop La Patrie (Association coopérative agricole La Patrie) a convoqué ses quelque 600 membres à participer à l’assemblée générale annuelle de l’entreprise. Outre les sujets habituels d’une telle rencontre, la cinquantaine de personnes présentes ont écouté avec attention la conférence de Rémi Vachon, conseiller aux entreprises au CLD et président de la Caisse du Nord du Haut-Saint-François. Marc-André Roy, de la Coop fédérée a tracé les grandes lignes du succès de la Coop fédérée, son expansion à travers le Canada et a résumé leurs grands projets, dont celui de la Vision 2020 qui touche la fusion de coopératives.

En ouverture, Steve Jacques, président du C.A., a insisté sur le fait que les AGA constituent un moment important pour que les sociétaires y exercent leur pouvoir démocratique. Ce devoir est d’autant plus critique quand, dans le réseau Coop, s’opèrent de nombreuses fusions. Il l’est encore davantage lorsque vient le temps de se prononcer sur des modifications de règlements de régie interne. « Ainsi, les membres démontrent leur sentiment d’appartenance envers leur coopérative et l’ensemble de ses services. Cependant, nul n’est besoin de vous rappeler que le véritable appui envers votre coopérative se situe au niveau de l’utilisation maximale de ses produits et services », a-t-il insisté.

M. Jacques a rappelé aussi que chacun devait être fier de participer au succès de l’entreprise qui a franchi l’étape des 75 ans malgré les embuscades placées par les multinationales et le commerce en ligne. Il soulignait à grands traits d’ailleurs l’importance d’une coopérative forte pour la santé économique des municipalités en périphérie des grands centres urbains.

Angèle Doyon, DG, a, pour sa part, misé sur les services que rend la Coop dans son milieu. En plus de ceux de quincaillerie/lingerie, épicerie, matériaux de construction et essence, elle insistait pour dire que les gestionnaires souhaitent améliorer leurs relations avec les producteurs agricoles, forestiers et acéricoles et les éleveurs sans négliger la clientèle habituelle. De plus, rappelait-elle, la Coop s’implique dans le mieux-être de la population en participant d’une aide pécuniaire à beaucoup d’organismes sociaux et caritatifs.

Toutefois, consciente des aléas quotidiens, elle mentionnait les problèmes reliés au système de réfrigération de l’épicerie. Elle a annoncé qu’il faudra des investissements importants à ce chapitre.

Joël Mainville, CPA auditeur de la firme Groupe RDL, a déposé les états financiers au 31 octobre 2017. Il a fait remarquer la progression du chiffre d’affaires de la Coop depuis 2014 passant de 5,65 M$ à 5,97 M$, de même que l’avoir des membres qui oscillent entre 3,02 M$ et 3,5 M$ pour la même époque. La Coop est une force importante pour les environs puisqu’elle y embauche 36 personnes qui reçoivent plus de 900 000 $ en salaire.

Rémi Vachon présentait les facteurs favorables et les défis qu’ont à relever les entreprises d’économie sociale comme la nôtre. En préambule, il rappelle les succès de la Coop à travers ses 75 ans d’existence. « Après 75 années d’existence, les leaders d’hier ont eu raison. […] Cependant, est-ce que la Coop est en mesure de s’adapter aux changements d’habitudes de consommations des membres et clients », se questionne-t-il ? Pour s’adapter, il faut penser aux facteurs politiques, économiques, sociologiques et autres. Payer le moins cher possible pour un produit de qualité prime alors que le fait acheter en ligne, pour l’instant, se trouve au bas de l’échelle. Pourtant, dans l’ère électronique, le e-commerce gagne en popularité. À ce sujet, un acériculteur a lancé comme idée que la Coop devrait développer un bon service de commande et de livraison de façon à ce que le bien demandé arrive à destination rapidement.

M. Vachon a soumis à l’assemblée quelques statistiques portant, entre autres, sur les achats effectués à l’épicerie pour illustrer ses propos. En 2016, il mentionnait que ces dépenses représentaient quelque 6 300 $ par ménage. Ayant évalué un potentiel de 1 800 d’entre eux, près du mont Mégantic, et tenant compte de cette moyenne de dépenses, il calculait que ceci totaliserait plus de 11,2 M$ annuellement si tous y faisaient leurs emplettes. Face à cette donnée, le C.A. a le devoir de mousser l’utilisation des services tant d’épicerie que ceux des autres secteurs d’activité de la Coop pour une rentabilité assurée et des produits de qualité.

Par la suite, les membres présents ont longuement échangé sur des suggestions à apporter pour rentabiliser davantage la Coop et en arriver à distribuer les ristournes accumulées.

Jean-Claude Vézina, La Patrie

La Belle Occasion Demers s’installe dans la salle de quilles à Sawyerville

Deux ans après sa fermeture, le bâtiment abritant la salle de quilles au secteur Sawyerville à Cookshire-Eaton revit, mais sous une autre vocation. La Belle Occasion Demers, propriété de Marco Demers, y aura désormais pignon sur rue en plein cœur du village.
C’est avec un pincement au cœur que les anciens propriétaires du bâtiment, Pierre «Pete» Lachance et sa conjointe, Lorraine Gagnon, ont confirmé la nouvelle. «  Ça faisait 45 ans que la salle de quilles était à Sawyerville. C’était l’ancienne salle de quilles de Cookshire qu’on a aménagée à Sawyerville. C’était une belle activité à Sawyerville », d’exprimer M. Lachance avec un brin de nostalgie partagée par sa conjointe.

Malheureusement, le contexte fait en sorte que les anciens propriétaires ont dû cesser les activités, faute de joueurs. M. Lachance mentionne avoir démantelé, au cours de la dernière année, les allées de quilles et la machinerie afin d’offrir un bel espace pour un éventuel entrepreneur. Son vœu s’est exaucé puisque Marco Demers, de Cookshire-Eaton, y établit son entreprise. Cette dernière se spécialise dans la restauration, la fabrication et la transformation de meubles. M. Demers achète également des surplus d’inventaires de matériel de bureau gouvernemental ainsi que des successions de particuliers.

L’homme d’affaires possède depuis une quinzaine d’années un magasin à Sherbrooke sous le vocable de Brocante Demers, en plus d’en disposer d’un autre à Montréal et un point de service à Coaticook. Le propriétaire souhaite se rapprocher de son domicile. Il a donc fermé son atelier du parc industriel à Sherbrooke pour s’installer à Sawyerville. « On loue des entrepôts à divers endroits, je vais regrouper le surplus de stock dans l’ancienne salle de quilles. Le magasin sera ouvert trois jours semaine du jeudi au samedi de 9 h à 17 h et de 9 h à 13 h le samedi. En bas, ça sera mon atelier. » L’espace disponible permettra d’offrir un vaste inventaire de meubles transformés, de bureaux, d’objets de décorations et des antiquités, d’exprimer M. Demers. Le magasin devrait ouvrir ses portes le samedi 28 avril.

Préparer le Cookshire-Eaton de demain

Étant la municipalité la plus populeuse de la MRC, Cookshire-Eaton compte plusieurs projets en cours de développement dans chacun de ses trois secteurs. La mairesse Sylvie Lapointe détaille les objectifs de son mandat parmi lesquels on retrouve le développement domiciliaire et la mise en valeur patrimoniale.

Développer Cookshire-Eaton
« Pour 2018, on s’oriente dans la même ligne », affirme d’entrée de jeu l’élue en poste depuis six mois. « Cette année, le but était le gel de taxes et on l’a atteint. Je suis contente là-dessus. Dans le cadre de mon mandat, on veut agrandir Cookshire-Eaton en amenant les gens à s’implanter ici et qu’il y ait une joie de vivre » grâce aux installations municipales comme le parc, la piscine ou la piste cyclable. Selon la mairesse, ce développement de la municipalité passe entre autres par la possibilité pour les citoyens de se lancer en affaires.

« On a beaucoup de demandes à la Ville pour des petites industries, genre familiales. Par exemple, une fromagerie qui aurait 4-5 employés », confirme Mme Lapointe. C’est le genre de mandats que couvre la Corporation de développement Cookshire-Eaton Innovation, créée en 2016. « Nous, à la Ville, on s’occupe plus du résidentiel, alors qu’eux, ils traitent de l’industriel et du commercial. C’est notre machine à produire des projets. Ils font de la prospection pour ceux qui veulent s’implanter et connaissent les terrains disponibles en fonction du zonage. Avec l’A-410 qui va déboucher, on veut être prêt dans deux ans pour accueillir les gens et qu’ils fassent “Oh wow ! C’est bien Cookshire. Qu’est-ce que vous avez à nous offrir ? ” »

Secteur Cookshire
Cette offre se traduit par exemple par les possibilités de logement. Du côté locatif, Sylvie Lapointe reconnait qu’il y a un manque. « À l’heure actuelle, c’est un problème. Mais il y a déjà deux personnes qui nous ont approchés pour faire des logements neufs. » Pour ce qui est du domiciliaire, plusieurs terrains ont récemment été vendus sur la rue Macdonald, derrière le Centre de santé du Château Pope. « On est dans la bonne mire. Les gens veulent venir s’installer. »

Suite à un manque de sauveteurs lors de la saison 2017, la piscine municipale sera en fonction dès la fin du mois de juin cette année. Deux sauveteurs en assureront la surveillance.

Secteur Johnville
Deux projets de développement domiciliaire totalisant 60 constructions sont en cours à Johnville. Le premier comprend une quarantaine de maisons derrière le nouveau centre communautaire. Le second, d’une vingtaine de résidences, serait près de l’ancien centre, soit derrière l’église St-Martin. « On est en recherche d’eau pour alimenter ces maisons », complète Mme Lapointe. « On construira un nouveau puits pour aller chercher le volume d’eau nécessaire. Il y a déjà un autre en cours d’exploitation. »

La nouvelle salle communautaire était un projet de l’ordre de 1,2 M$. Près des deux tiers du projet étaient financés grâce à des subventions.

Secteur Sawyerville
Un projet de piste cyclable est en cours d’élaboration dans le secteur de Sawyerville. Un tronçon de 3 km avait déjà été inauguré jusqu’à Newport. Des décisions sont en cours pour poursuivre le trajet jusqu’à St-Isidore-de-Clifton.

La revitalisation du barrage a débuté l’an dernier. Il s’agit d’un projet subventionné sur trois ans. À terme, on souhaite relier les berges au Jardin Communautaire par l’entremise de sentiers pédestres.

Sur l’ensemble du territoire
Des jeux d’eau sont à prévoir dans chacun des secteurs de la ville. Les premiers à être inaugurés seront ceux de Sawyerville cette année. À Johnville, les jeux devraient être accessibles en 2019, comme ils seront situés à l’arrière du nouveau centre communautaire, où sera aménagé un parc. Pour Cookshire, l’emplacement des installations n’ayant pas encore été déterminé et le secteur jouissant de l’accès à la piscine municipale, le moment de la mise en fonction n’est pas encore arrêté.

Dans le cadre du réseau Coeur Villageois, les secteurs de Sawyerville et Johnville seront éventuellement annexés et inclus au circuit à saveur patrimoniale. Pour l’instant, le secteur mis en valeur demeure le tronçon de la rue Principale situé au cœur du secteur Cookshire et qui comprend plusieurs clochers et des bâtiments ancestraux.

Du côté de la taxation municipale, la mairesse Sylvie Lapointe ne cherche pas nécessairement à baisser le taux ou offrir congé aux nouveaux arrivants. « On souhaite conserver le même niveau de taxes, mais aussi d’augmenter les services. On veut en donner plus et que les gens en aient pour leur argent. Ça pour moi, c’est faisable. »

actualite

Nouvelle exposition de 9 artistes pour RURART

RURART, cette résidence artistique située sur la ferme La Généreuse et qui met en vedette les arts en milieu rural, présentera les 27 et 28 avril prochains, sa neuvième édition, Dansons les deux pieds dans le printemps.

Pour l’occasion, neuf artistes de différentes disciplines présenteront leurs oeuvres créées dans l’environnement même qui les aura nourris tout au long de leur processus. Les visiteurs auront la chance de voir les oeuvres d’artistes d’ici et d’ailleurs tels que Erika Boudreau-Barbee (performance et art visuel, New York), David Coquart (composition sonore, Bishopton), Tai Wei Foo (danse, Montréal), Ariana Pirela Sanchez & Valérie Pitre (danse, Québec), Geneviève Lauzon et Mathieu Coderre (danse et installation, Montréal), Luc Pelletier (sculpture sur bois, Magog) et l’instigatrice de RURART, Amélie Lemay-Choquette (danse et peinture sur verre, Cookshire-Eaton).

L’événement aura lieu, peu importe la température. Le public doit se vêtir et se chausser en conséquence, car les présentations se déroulent à l’extérieur. Il est conseillé d’arriver 15 minutes à l’avance. Des collations et breuvages à coût économique seront servis sur place.

RURART a pour objectif de sortir l’art des milieux urbains pour gagner les milieux ruraux. Les gens sont invités à découvrir une présentation intime reflétant le processus de création des artistes dans un environnement hors du commun. Pour obtenir davantage d’information, contactez Amélie Lemay-Choquette 819 342-9348 ou 819 993-5453, info@rurart.ca, www.rurart.ca.

Attirer les touristes autant que les citoyens

À l’aube de sa quatrième saison, le Coeur villageois de Cookshire-Eaton se prépare à une myriade d’activités. L’été 2018 verra revenir des initiatives qui ont fait leurs preuves les années précédentes, comme les concerts en plein air et la halte touristique, en plus de préparer le terrain pour accueillir une affluence grandissante avec entre autres la brasserie rurale à venir.

La municipalité est la seule de la MRC du Haut-Saint-François à faire partie du lot des dix Cœurs villageois répartis sur le territoire des Cantons-de-l’Est. Elle peut jouir d’un héritage anglo-saxon en partie conservé. La certification a pour but de livrer une expérience touristique unique aux visiteurs en mettant en valeur un secteur délimité d’une municipalité. Localement, il s’agit du tronçon compris entre le Château Pope, sur la rue du même nom, et la rivière Eaton que traverse la rue Principale. Cette parcelle fait également partie du Chemin des Cantons, par sa richesse historique.

Le long de ce chemin, que le Coeur villageois recommande de faire à pied, on retrouve une concentration de trois clochers sur une distance de 500 mètres, soit les églises United, St.Peter’s et St-Camille. Le Victoria Hall, le parc des Braves ainsi que la Maison de la culture John-Henry-Pope ajoutent à l’offre patrimoniale.

Un comité de bénévoles veille à ce que l’entente de partenariat entre Tourisme Cantons-de-l’Est et Coeur villageois Cookshire-Eaton soit respectée au fil du temps. Il émet des propositions à la municipalité en plus de prendre ses propres initiatives. Gilles Denis en est un des membres. « Comme on n’avait pas de charte, il n’y avait rien d’officiel. On n’avait pas d’existence légale. » La situation a changé avec la mise sur pied de la Maison de la culture qui confère à l’équipe un statut officiel avec lequel elle pourrait éventuellement obtenir des subventions pour se développer.

Des initiatives appréciées
Une des initiatives qui a le plus porté ses fruits est la halte touristique aménagée à même la Maison. Durant l’été, des étudiants informent et guident les touristes. L’année dernière, on évalue autour de 1000 le nombre de ces personnes qui se sont arrêtées sur place.

Une seconde activité couronnée de succès est la toute nouvelle chorale de Coeur villageois. Le groupe se réunit depuis le début du mois à raison d’une fois par semaine. Céline Blais est l’une de ces choristes, en plus d’être la présidente du comité Coeur villageois. « On s’est dit que comme c’est le printemps, il y aurait 5-6 personnes, 8 si on était chanceux. Mais 20 personnes se sont inscrites. Et les gens viennent de partout dans les alentours à la chorale. Il y a un besoin de faire ces activités-là. » La direction du groupe de chant est assurée par Anne-Claire Hyvert Coquart, derrière l’école de musique Bishopnote à Dudswell.

Gilles Denis reconnait que « depuis les 15 ans qu’on fait les concerts [classiques et pique-nique], c’est quelque chose qui revenait tout le temps. Les gens demandaient une chorale. » Celle-ci a un style moderne et sans dénomination religieuse. Les pratiques sont ouvertes à tous et en cours jusqu’au mois de juin.

Une programmation chargée
Le 5 mai, un échange de vivaces viendra inaugurer la belle saison au parc des Braves en avant-midi. Le Coeur villageois sera aussi embelli de jardinières cette année auxquelles se greffera le retour du concours des plus belles maisons fleuries. « Ça a été formidable l’an passé, alors on recommence cette année », s’enthousiasme Céline Blais. « On veut redonner une couleur particulière à Cookshire. »

Des expositions d’art seront mises sur pied à la Galerie d’art de juin à septembre et au Victoria Hall durant l’automne, en plus de la nouvelle saison des concerts musicaux. Manon Élisabeth Carrier sera responsable d’un circuit patrimonial qui fera le tour des résidences ancestrales. La halte touristique de la Maison de la culture distribuera des listes des artisans et des producteurs locaux.
À plus longue échéance, Coeur villageois aimerait trouver le moyen d’inclure les secteurs de Sawyerville et de Johnville à la certification. Le comité aimerait aussi inclure au tronçon de Cookshire les sentiers qui longent la rivière jusqu’au pont couvert John-Cook. Finalement, Mme Blais exprime le souhait de voir le retour d’une programmation culturelle à la salle Guy-Veilleux. « Avec la nature et la culture, on aurait tout ! »

Gilles Denis conclut en disant que « ça faisait longtemps qu’on voulait que Tourisme Cantons-de-l’Est s’occupe d’une région comme la nôtre. Parce que, avant, en dehors de Magog et de Sherbrooke, il y avait pas grand-chose. » Pour de l’information d’ici le début de la saison touristique, il est possible de contacter directement Céline Blais par courriel au c.blais017@gmail.com.

Inauguration du centre communautaire de Johnville

Depuis quelques semaines, les organismes et citoyens du secteur Johnville, à Cookshire-Eaton, profitent des installations du nouveau centre communautaire situé sur le chemin Jordan Hill, juste à côté du terrain de balle.

Le bâtiment érigé au coût de 1,2 M$ fait la fierté de la municipalité, d’exprimer la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, au moment de l’inauguration. Plusieurs élus, dignitaires, représentants d’organismes et quelques membres de l’ancien conseil municipal, dont l’ex-maire Noël Landry, participaient à la cérémonie qui se déroulait en mars dernier.

« Il s’agit d’un projet à l’image d’une municipalité qui s’engage vers les solutions durables, écologiques, à la fois aux bénéfices concrets et immédiats de la population. C’est avec fierté que nous offrons à nos citoyens un lieu de rassemblement convivial, moderne, accessible et sécuritaire pour la tenue d’activités communautaires et récréatives. C’est une chance inouïe que de pouvoir mettre sur pied un projet de si grande ampleur », d’exprimer Mme Lapointe.

Bâtiment
Le bâtiment de deux étages occupe une superficie de 395 mètres carrés chacun. Le premier plancher comprend deux salles multifonctionnelles, l’une pouvant accueillir 96 personnes et l’autre répondant aux besoins de réunions de différents organismes du secteur. On y trouve également une cuisinette et un vestiaire pour les utilisateurs de la patinoire. Au deuxième étage, on retrouve une grande salle communautaire pouvant accueillir 224 personnes ainsi qu’une cuisine et un vestiaire.

Les représentants d’organismes présents avaient hâte d’utiliser les nouveaux locaux. « C’est une fierté pour nous d’avoir une nouvelle salle parce que c’est au cœur de Johnville, au cœur des rassemblements », d’exprimer Judy Duquette, trésorière des Loisirs Johnville. « J’ai bien hâte d’avoir un nouveau local », d’ajouter Robert Chaussé, entraîneur du Club de judo Johnville. « Pour les Lions, les organisations de tournois, les buffets, c’est merveilleux. La cuisine, l’aménagement en bas pour les Lions, c’est extraordinaire », précise Paul Ménard, président du Club Lions de Johnville.

Aide financière
Le gouvernement du Québec a contribué au projet avec une aide de 795 000 $ provenant du Programme d’infrastructures Québec-Municipalités (PIQM) du ministère des Affaires municipales et Occupation du territoire. « Grâce à ce soutien financier, la ville de Cookshire-Eaton dispose d’un centre qui répond aux besoins de ses citoyens en matière de services communautaires », d’exprimer le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, par voie de communiqué de presse. Rappelons que le centre communautaire remplace l’ancien qui avait été construit en 1960 et qui n’était plus conforme aux normes en vigueur.

La captivante histoire des colonisateurs de Sawyerville

« Le terrain est pas mal bas dans cet endroit, n’est-ce pas ? »
« Ton point ? »
« Mon point… c’est un trou ! »

C’est la première impression de Sawyerville qu’ont eu ses deux premiers fondateurs, Edmund Heard et Josiah Sawyer, rôles défendus par les acteurs Don Atkinson et Austin Bailey. C’est dans le premier acte de la pièce Settler Story, une pièce à propos des premiers colonisateurs de Sawyerville après les Abénakis, commençant avec la proclamation de 1792 qui offrait des terres dans la région aux immigrants américains.

Tous ceux dans la salle qui avaient déjà éprouvé des problèmes de réception cellulaire dans Sawyerville ont ri sensiblement.

C’était seulement l’un des nombreux moments humoristiques de la pièce en deux actes écrite par Kendra Parnell et présentée à trois reprises au Centre communautaire de Sawyerville les 17 et 18 février. Comme les pièces précédentes présentées à Sawyerville, The Settler Story était jouée au profit du Musée Eaton Corner et avait été tendrement concoctée par une distribution d’amateurs et une équipe d’environ 40 résidents locaux.

Mlle Parnell, une étudiante de 19 ans de l’Université Bishop’s et résidente de Sawyerville, a fait la recherche, écrit, dirigé et produit la pièce. « Nous avons pensé qu’elle avait fait un travail formidable », disait Linda Hoy, membre du comité du Musée Eaton Corner. « Elle a fait sa recherche, l’information était juste. Le travail qu’elle y a mis est stupéfiant. »

La pièce raconte comment les fondateurs sont venus au nord, de Canaan, Vermont. Ils se sont premièrement arrêtés dans ce qui est aujourd’hui appelé la Municipalité de Newport, mais ont ensuite rectifié leur destination vers ce qu’on désigne de nos jours comme le barrage ou le réservoir de Sawyerville, à l’intérieur de Cookshire-Eaton. L’histoire raconte comment ils ont formé une communauté, se sont supportés mutuellement, et survécurent à 1816, quand l’hiver dura toute l’année. Cela avait entraîné un voyage pour l’aller et le retour de 20 jours à Montréal, pour aller vendre des peaux et autres marchandises. La pièce se termine sur une danse traditionnelle de fête.

Plus de 300 personnes ont assisté aux spectacles et ont démontré leur appréciation par leurs applaudissements. Certains parmi eux étaient des descendants de l’une des 31 familles de colonisateurs avec des noms comme Heard, Heyes, Bayley, Powers, Alger ou Laberee. Une présentation de photos et de PowerPoint par Linda Hoy était disponible durant l’entracte, offrant encore plus d’informations historiques concernant les colonisateurs et leurs descendants. Mme Hoy espère publier cette présentation sur CD à vendre plus tard au musée.

En plus de M. Atkinson et de M. Bailey, la troupe incluait deux narratrices, Kendra Pernell et Alyssa Rothney. Lynn Rothney a fait revivre trois différents personnages, et Marlene Lowry a joué une Betsy Powers bien campée. Quelque 24 autres adultes et enfants ont joué différents fondateurs et membres de leurs familles. La musique était de Ronnie Haseltine et Wayne Alden, mise en scène de Denis Palmer, son et lumières de Steve Coates et costumes par Serena Wintle et Sharon Rothney.

Settler Story enthralls Sawyerville

«The ground is pretty low in this area, don’t you reckon?»
«Your point?»
«My point… it’s a hole!»

That’s the first impression of Sawyerville by its first two founders, Edmund Heard and Josiah Sawyer, as conveyed by actors Don Atkinson and Austin Bailey. It’s in the first act of the Settler Story, a play about the first settlers of Sawyerville after the Abenaki, beginning with the proclamation of 1792 that offered land in the area to American immigrants.

Everyone in the audience who has ever had trouble getting cell phone reception in Sawyerville laughed appreciatively.
That was just one of many humorous moments during the two-act play by Kendra Parnell that had three performances in the Sawyerville Community Centre on February 17 and 18. As were the Sawyerville plays in previous years, Settler Story was a benefit for the Eaton Corner Museum, and was lovingly put on by an amateur cast and crew of some 40 local residents.

Parnell, a 19-year-old student at Bishop’s University and Sawyerville resident, researched, wrote, directed and produced the play. «We thought she did an amazing job,» said Linda Hoy, board member of the Eaton Corner Museum. «She’d done her research – the information was correct. The work she put into it was amazing.»

The play tells how the settlers came north from Canaan, Vermont. They first stopped in what is now the Newport Municipality, but then corrected their destination to near the present-day dam in Sawyerville, within Cookshire-Eaton. The play tells how they formed a community, supported each other, and survived 1816 when winter lasted all year. That entailed a 20-day round trip to Montreal to sell hides and other goods. The play closes with a traditional dance party.

More than 300 persons attended the performances and applauded their appreciation. Some among them were descended from one of the 31 settler families, with names such as Heard, Heyes, Bayley, Powers, Alger or Laberee. A photo and PowerPoint presentation by Linda Hoy was available during intermission, offering more historical information about the settlers and their descendants. Hoy hopes to publish the presentation on CD for sale at the Museum at a later date.

Besides Atkinson and Bailey, the troupe included narrators Kendra Parnell and Alyssa Rothney. Lynn Rothney brought three different roles to life, and Marlene Lowry played a personable Betsy Powers. Some 24 other adults and children played various settlers and family members. Music was by Ronnie Haseltine and Wayne Alden, set design by Denis Palmer, sound and lighting by Steve Coates, and costumes by Serena Wintle and Sharron Rothney.

©2018 Journal Le Haut-Saint-François