Attirer les touristes autant que les citoyens

À l’aube de sa quatrième saison, le Coeur villageois de Cookshire-Eaton se prépare à une myriade d’activités. L’été 2018 verra revenir des initiatives qui ont fait leurs preuves les années précédentes, comme les concerts en plein air et la halte touristique, en plus de préparer le terrain pour accueillir une affluence grandissante avec entre autres la brasserie rurale à venir.

La municipalité est la seule de la MRC du Haut-Saint-François à faire partie du lot des dix Cœurs villageois répartis sur le territoire des Cantons-de-l’Est. Elle peut jouir d’un héritage anglo-saxon en partie conservé. La certification a pour but de livrer une expérience touristique unique aux visiteurs en mettant en valeur un secteur délimité d’une municipalité. Localement, il s’agit du tronçon compris entre le Château Pope, sur la rue du même nom, et la rivière Eaton que traverse la rue Principale. Cette parcelle fait également partie du Chemin des Cantons, par sa richesse historique.

Le long de ce chemin, que le Coeur villageois recommande de faire à pied, on retrouve une concentration de trois clochers sur une distance de 500 mètres, soit les églises United, St.Peter’s et St-Camille. Le Victoria Hall, le parc des Braves ainsi que la Maison de la culture John-Henry-Pope ajoutent à l’offre patrimoniale.

Un comité de bénévoles veille à ce que l’entente de partenariat entre Tourisme Cantons-de-l’Est et Coeur villageois Cookshire-Eaton soit respectée au fil du temps. Il émet des propositions à la municipalité en plus de prendre ses propres initiatives. Gilles Denis en est un des membres. « Comme on n’avait pas de charte, il n’y avait rien d’officiel. On n’avait pas d’existence légale. » La situation a changé avec la mise sur pied de la Maison de la culture qui confère à l’équipe un statut officiel avec lequel elle pourrait éventuellement obtenir des subventions pour se développer.

Des initiatives appréciées
Une des initiatives qui a le plus porté ses fruits est la halte touristique aménagée à même la Maison. Durant l’été, des étudiants informent et guident les touristes. L’année dernière, on évalue autour de 1000 le nombre de ces personnes qui se sont arrêtées sur place.

Une seconde activité couronnée de succès est la toute nouvelle chorale de Coeur villageois. Le groupe se réunit depuis le début du mois à raison d’une fois par semaine. Céline Blais est l’une de ces choristes, en plus d’être la présidente du comité Coeur villageois. « On s’est dit que comme c’est le printemps, il y aurait 5-6 personnes, 8 si on était chanceux. Mais 20 personnes se sont inscrites. Et les gens viennent de partout dans les alentours à la chorale. Il y a un besoin de faire ces activités-là. » La direction du groupe de chant est assurée par Anne-Claire Hyvert Coquart, derrière l’école de musique Bishopnote à Dudswell.

Gilles Denis reconnait que « depuis les 15 ans qu’on fait les concerts [classiques et pique-nique], c’est quelque chose qui revenait tout le temps. Les gens demandaient une chorale. » Celle-ci a un style moderne et sans dénomination religieuse. Les pratiques sont ouvertes à tous et en cours jusqu’au mois de juin.

Une programmation chargée
Le 5 mai, un échange de vivaces viendra inaugurer la belle saison au parc des Braves en avant-midi. Le Coeur villageois sera aussi embelli de jardinières cette année auxquelles se greffera le retour du concours des plus belles maisons fleuries. « Ça a été formidable l’an passé, alors on recommence cette année », s’enthousiasme Céline Blais. « On veut redonner une couleur particulière à Cookshire. »

Des expositions d’art seront mises sur pied à la Galerie d’art de juin à septembre et au Victoria Hall durant l’automne, en plus de la nouvelle saison des concerts musicaux. Manon Élisabeth Carrier sera responsable d’un circuit patrimonial qui fera le tour des résidences ancestrales. La halte touristique de la Maison de la culture distribuera des listes des artisans et des producteurs locaux.
À plus longue échéance, Coeur villageois aimerait trouver le moyen d’inclure les secteurs de Sawyerville et de Johnville à la certification. Le comité aimerait aussi inclure au tronçon de Cookshire les sentiers qui longent la rivière jusqu’au pont couvert John-Cook. Finalement, Mme Blais exprime le souhait de voir le retour d’une programmation culturelle à la salle Guy-Veilleux. « Avec la nature et la culture, on aurait tout ! »

Gilles Denis conclut en disant que « ça faisait longtemps qu’on voulait que Tourisme Cantons-de-l’Est s’occupe d’une région comme la nôtre. Parce que, avant, en dehors de Magog et de Sherbrooke, il y avait pas grand-chose. » Pour de l’information d’ici le début de la saison touristique, il est possible de contacter directement Céline Blais par courriel au c.blais017@gmail.com.

Inauguration du centre communautaire de Johnville

Depuis quelques semaines, les organismes et citoyens du secteur Johnville, à Cookshire-Eaton, profitent des installations du nouveau centre communautaire situé sur le chemin Jordan Hill, juste à côté du terrain de balle.

Le bâtiment érigé au coût de 1,2 M$ fait la fierté de la municipalité, d’exprimer la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, au moment de l’inauguration. Plusieurs élus, dignitaires, représentants d’organismes et quelques membres de l’ancien conseil municipal, dont l’ex-maire Noël Landry, participaient à la cérémonie qui se déroulait en mars dernier.

« Il s’agit d’un projet à l’image d’une municipalité qui s’engage vers les solutions durables, écologiques, à la fois aux bénéfices concrets et immédiats de la population. C’est avec fierté que nous offrons à nos citoyens un lieu de rassemblement convivial, moderne, accessible et sécuritaire pour la tenue d’activités communautaires et récréatives. C’est une chance inouïe que de pouvoir mettre sur pied un projet de si grande ampleur », d’exprimer Mme Lapointe.

Bâtiment
Le bâtiment de deux étages occupe une superficie de 395 mètres carrés chacun. Le premier plancher comprend deux salles multifonctionnelles, l’une pouvant accueillir 96 personnes et l’autre répondant aux besoins de réunions de différents organismes du secteur. On y trouve également une cuisinette et un vestiaire pour les utilisateurs de la patinoire. Au deuxième étage, on retrouve une grande salle communautaire pouvant accueillir 224 personnes ainsi qu’une cuisine et un vestiaire.

Les représentants d’organismes présents avaient hâte d’utiliser les nouveaux locaux. « C’est une fierté pour nous d’avoir une nouvelle salle parce que c’est au cœur de Johnville, au cœur des rassemblements », d’exprimer Judy Duquette, trésorière des Loisirs Johnville. « J’ai bien hâte d’avoir un nouveau local », d’ajouter Robert Chaussé, entraîneur du Club de judo Johnville. « Pour les Lions, les organisations de tournois, les buffets, c’est merveilleux. La cuisine, l’aménagement en bas pour les Lions, c’est extraordinaire », précise Paul Ménard, président du Club Lions de Johnville.

Aide financière
Le gouvernement du Québec a contribué au projet avec une aide de 795 000 $ provenant du Programme d’infrastructures Québec-Municipalités (PIQM) du ministère des Affaires municipales et Occupation du territoire. « Grâce à ce soutien financier, la ville de Cookshire-Eaton dispose d’un centre qui répond aux besoins de ses citoyens en matière de services communautaires », d’exprimer le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, par voie de communiqué de presse. Rappelons que le centre communautaire remplace l’ancien qui avait été construit en 1960 et qui n’était plus conforme aux normes en vigueur.

La captivante histoire des colonisateurs de Sawyerville

« Le terrain est pas mal bas dans cet endroit, n’est-ce pas ? »
« Ton point ? »
« Mon point… c’est un trou ! »

C’est la première impression de Sawyerville qu’ont eu ses deux premiers fondateurs, Edmund Heard et Josiah Sawyer, rôles défendus par les acteurs Don Atkinson et Austin Bailey. C’est dans le premier acte de la pièce Settler Story, une pièce à propos des premiers colonisateurs de Sawyerville après les Abénakis, commençant avec la proclamation de 1792 qui offrait des terres dans la région aux immigrants américains.

Tous ceux dans la salle qui avaient déjà éprouvé des problèmes de réception cellulaire dans Sawyerville ont ri sensiblement.

C’était seulement l’un des nombreux moments humoristiques de la pièce en deux actes écrite par Kendra Parnell et présentée à trois reprises au Centre communautaire de Sawyerville les 17 et 18 février. Comme les pièces précédentes présentées à Sawyerville, The Settler Story était jouée au profit du Musée Eaton Corner et avait été tendrement concoctée par une distribution d’amateurs et une équipe d’environ 40 résidents locaux.

Mlle Parnell, une étudiante de 19 ans de l’Université Bishop’s et résidente de Sawyerville, a fait la recherche, écrit, dirigé et produit la pièce. « Nous avons pensé qu’elle avait fait un travail formidable », disait Linda Hoy, membre du comité du Musée Eaton Corner. « Elle a fait sa recherche, l’information était juste. Le travail qu’elle y a mis est stupéfiant. »

La pièce raconte comment les fondateurs sont venus au nord, de Canaan, Vermont. Ils se sont premièrement arrêtés dans ce qui est aujourd’hui appelé la Municipalité de Newport, mais ont ensuite rectifié leur destination vers ce qu’on désigne de nos jours comme le barrage ou le réservoir de Sawyerville, à l’intérieur de Cookshire-Eaton. L’histoire raconte comment ils ont formé une communauté, se sont supportés mutuellement, et survécurent à 1816, quand l’hiver dura toute l’année. Cela avait entraîné un voyage pour l’aller et le retour de 20 jours à Montréal, pour aller vendre des peaux et autres marchandises. La pièce se termine sur une danse traditionnelle de fête.

Plus de 300 personnes ont assisté aux spectacles et ont démontré leur appréciation par leurs applaudissements. Certains parmi eux étaient des descendants de l’une des 31 familles de colonisateurs avec des noms comme Heard, Heyes, Bayley, Powers, Alger ou Laberee. Une présentation de photos et de PowerPoint par Linda Hoy était disponible durant l’entracte, offrant encore plus d’informations historiques concernant les colonisateurs et leurs descendants. Mme Hoy espère publier cette présentation sur CD à vendre plus tard au musée.

En plus de M. Atkinson et de M. Bailey, la troupe incluait deux narratrices, Kendra Pernell et Alyssa Rothney. Lynn Rothney a fait revivre trois différents personnages, et Marlene Lowry a joué une Betsy Powers bien campée. Quelque 24 autres adultes et enfants ont joué différents fondateurs et membres de leurs familles. La musique était de Ronnie Haseltine et Wayne Alden, mise en scène de Denis Palmer, son et lumières de Steve Coates et costumes par Serena Wintle et Sharon Rothney.

Settler Story enthralls Sawyerville

«The ground is pretty low in this area, don’t you reckon?»
«Your point?»
«My point… it’s a hole!»

That’s the first impression of Sawyerville by its first two founders, Edmund Heard and Josiah Sawyer, as conveyed by actors Don Atkinson and Austin Bailey. It’s in the first act of the Settler Story, a play about the first settlers of Sawyerville after the Abenaki, beginning with the proclamation of 1792 that offered land in the area to American immigrants.

Everyone in the audience who has ever had trouble getting cell phone reception in Sawyerville laughed appreciatively.
That was just one of many humorous moments during the two-act play by Kendra Parnell that had three performances in the Sawyerville Community Centre on February 17 and 18. As were the Sawyerville plays in previous years, Settler Story was a benefit for the Eaton Corner Museum, and was lovingly put on by an amateur cast and crew of some 40 local residents.

Parnell, a 19-year-old student at Bishop’s University and Sawyerville resident, researched, wrote, directed and produced the play. «We thought she did an amazing job,» said Linda Hoy, board member of the Eaton Corner Museum. «She’d done her research – the information was correct. The work she put into it was amazing.»

The play tells how the settlers came north from Canaan, Vermont. They first stopped in what is now the Newport Municipality, but then corrected their destination to near the present-day dam in Sawyerville, within Cookshire-Eaton. The play tells how they formed a community, supported each other, and survived 1816 when winter lasted all year. That entailed a 20-day round trip to Montreal to sell hides and other goods. The play closes with a traditional dance party.

More than 300 persons attended the performances and applauded their appreciation. Some among them were descended from one of the 31 settler families, with names such as Heard, Heyes, Bayley, Powers, Alger or Laberee. A photo and PowerPoint presentation by Linda Hoy was available during intermission, offering more historical information about the settlers and their descendants. Hoy hopes to publish the presentation on CD for sale at the Museum at a later date.

Besides Atkinson and Bailey, the troupe included narrators Kendra Parnell and Alyssa Rothney. Lynn Rothney brought three different roles to life, and Marlene Lowry played a personable Betsy Powers. Some 24 other adults and children played various settlers and family members. Music was by Ronnie Haseltine and Wayne Alden, set design by Denis Palmer, sound and lighting by Steve Coates, and costumes by Serena Wintle and Sharron Rothney.

ACTU-Rachel

POEMS VS. PLASTIC

This week, Volunteer Week, falls in the midst of Poetry Month. The Volunteer slogan is: I do it, you do it, Let’s join our voluntary efforts! And the Poetry slogan is: The Twenty, signifying the 20th annual National Poetry Month organized by the League of Canadian Poets. Then there’s Earth Day, April 22, urging us to help end plastic pollution.

The Poets’ website gives a definition of self-care: «an act or series of acts undertaken with the intent to ease one’s own mind and body into well-being. See: reading poetry.» Self-care for volunteers, I say! Read poetry and ease into well-being.
Specifically, Poem-in-Your-Pocket Day on April 26 is celebrated to our delight by Black Cat Books. As you go shopping, look for little rolled-up scrolls of poems near cash registers, courtesy of the Black Cat. Take one, enjoy it, put it in your pocket, and pass it on. Read poetry; don’t buy plastic.

April 18: SENIOR-AWARE
On Wednesday – yes, tomorrow! – is a Health Link session from 11:30 a.m. to 2 p.m. on Senior-Aware: Fraud. The session begins with lunch, followed by the main presentation at 1 p.m. The speaker is Quebec police Sergeant Patrice Grégoire, who will offer advice for recognizing and preventing fraud in everyday life.
To reserve your spot for lunch, please call Kim Fessenden: 819-872-3771, ext. 2. A $5 donation is asked for lunch; the presentation is free of charge. The Health Link session takes place at the Armoury Community Centre, 563 Main Street, Bury.

April 20: MINDFUL COLOURING
On the basics and benefits of mindful colouring, here is a unique workshop with local artist Debra Mosher Roy and her daughter Cynthia Dawn Roy, also adept at colouring. Debra will share tips about interesting techniques, such as patterning and shading. Students from the Pope Elementary School will be there to share some of their tips, too.
The workshop is on Friday, April 20, from 9 a.m. to noon, at the Community Learning Centre, at the far end of the Pope Memorial Elementary School, 523 Stokes, Bury. It is open to all: no colouring experience or talent is needed. It is free of charge, but participants are requested to let the organizers know they plan to come. Info: Deb or Michelle at Townshippers’ Association, 819-566-5717.

April 22: LIVING LABYRINTH
To be launched: this year’s Labyrinth Community Garden, a spiral-shaped garden at 55 Main Street, Bishopton, right beside the Bishopton United Church. At the Bishopton United’s Earth Day service, Sunday, April 22, at 2:30 p.m., donations are invited of soil, old newspapers, seeds and seedlings, especially strawberry or blueberry seedlings, or money. Info: Wendy Main, 819-884-5417.

April 27: FAMILY CINEMA
Woody Woodpecker, the film: It’s the story of an animated hyperactive red-headed woodpecker in a war with a big city lawyer who plans to cut down the tree where the bird has his home (1-1/2 hours). It’s a family cinema event on Friday, April 27, at 6:30 p.m., at the Pope Memorial School, 523 Stokes, Bury. It’s in English, and admission is free. And it’s offered by La Relève du Haut-Saint-François. Snacks are available for purchase, and parents must accompany their children. Info: Jacky Mathieu, at jacky@la-releve.org.

April 28: SPAGHETTI SUPPER
Spaghetti is for the slurping at the annual fundraising Spaghetti Supper hosted by the Sawyerville Elementary Parent Participation Committee. Proceeds will help all children participate in the end-of-year trip. The supper is Saturday, April 28, 4:30 to 6:30 p.m. at the Notre Dame du Rosaire Church, 4 Randboro Road, Sawyerville. All are welcome.

April 28: FLEA MARKET
Flea Market/Craft Sale on Saturday, April 28, from 9 a.m. to 2 p.m., at the Armoury Community Centre, 563 Main Street, Bury. Lunch for sale. Hosted by the Bury Women’s Institute. To rent a table: Frances Goodwin, 819-872-3318, or Irma Chapman, 819-872-3600.

May 2: VILLAGE MARKETERS
In preparation for the new season of the Village Market at the Sawyerville Community Garden, a meeting of merchants, artisans and friends of the market is to be on Tuesday, May 2, at 7 p.m., at the building in the Sawyerville ball ground. Info: chantalbolduc99@bell.net ou 819-889-3196.

May 4: TERRY HOWELL
For your calendar: Country, Gospel and Bluegrass music in concert with Terry Howell & Friends/Amis on Friday, May 4, at 7 p.m., at the Trinity United Church, 190 Principale West, Cookshire. Proceeds will help raise money to paint the exterior of the historic church building, erected in 1863. Admission: $10/adult; $6/student. Light refreshments available. Info: 819-875-3796 or 819-875-3863.

Anytime: FROZEN MEALS
If cooking is difficult, here’s a service to ease your day: Frozen meals-on-wheels are offered bi-weekly by the Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François. Just call the coordinator of English services, Diane Grenier, at 819-560-8540 (press 9 for English), or email coordo@cabhsf.org. She can give you a long menu of meals to choose from, at a reasonable price.

CHURCH SERVICES
United. On April 22 will be three services: In Cookshire at 9:30 a.m., in Sawyerville at 11 a.m., and in Bishopton at 2:30 p.m. On April 29, Sunday services are at the Cookshire United Church at 9:30 a.m. and the Sawyerville United at 11 a.m. Info: 819-889-2838 (listen to message).
Messy Church. Stories, crafts, singing and supper at the St. Paul’s Anglican Church, 550 Main St., Bury, on Monday, April 23, at 5:30 p.m. A joint United and Anglican intergenerational event. All are welcome. Info: Rev. Tami Spires, 819-452-3685.
Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.
Anglican. On April 22, Sunday services are in Bury at 9:30 a.m., and in Cookshire at 11 a.m. On April 29, the service is at the St. Barnabas Church, 640 Sherbrooke Road, North Hatley; no services in the local Anglican churches. Info: 819-887-6802.
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email ra.writes@gmail.com by April 23 for publication May 2 and by May 7 for May 16.

Marie-Claude Bibeau rencontre les gens d’affaires

La Chambre de commerce de Sherbrooke, en collaboration avec celles du Haut-Saint-François et de Coaticook, recevait la semaine dernière Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie. Le déjeuner-conférence, qui s’est tenu à l’Université Bishop’s, était l’occasion pour la centaine d’invités d’en apprendre plus sur les dossiers fédéraux et leurs retombées en Estrie. Dans le Haut-Saint-François, la connectivité rurale et l’aéroport de Sherbrooke sont des exemples d’enjeux sur lesquels la députée-ministre continue de plancher.

Sur place, on retrouvait quelques élus de la région, soit Robert Roy, préfet de la MRC; Richard Tanguay, maire de Weedon; et Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton. Était également présent Sébastien Lussier, directeur chez Créations Jade et membre du conseil d’administration de la Chambre de commerce de Sherbrooke.

Enjeux régionaux
Le plan Investir dans le Canada prévoit 180 G$ sur 12 ans pour les infrastructures. À ce jour, 512 projets ont été approuvés au Québec, pour une valeur de 1,7 G$. Marie-Claude Bibeau a assuré qu’elle et son équipe de circonscription suivaient « tous les programmes de subventions de très près pour nous assurer que nos organismes et institutions profitent de toutes les opportunités qui passent. Et je peux vous dire que, à ce jour, notre région a bien tiré son épingle du jeu », s’est félicitée la députée. Elle donne l’exemple de la municipalité de Weedon qui a obtenu 3,3 M$ pour la réalisation de travaux d’aqueduc et d’égout.

Pour assurer la connectivité dans les comtés ruraux, le programme Brancher pour innover a alloué une somme de 587 000 $ pour doter 700 foyers compris entre Lennoxville et Cookshire-Eaton de services internet haute vitesse. D’autres projets visant le même objectif pourront être soumis dans le cadre du Fonds des collectivités rurales et nordiques et via de nouveaux programmes du CRTC.

En matière d’innovation, le budget dévoilé le 27 février dernier par le ministre Morneau prévoit un financement supplémentaire de 511 M$ sur cinq ans pour les agences de développement régional. De ce plan, 22 M$ seront attribués aux femmes entrepreneures.
Les producteurs de lait, de volaille et d’œufs demeurent inquiets par rapport à la protection du système de gestion de l’offre, particulièrement en ce qui a trait aux États-Unis. Marie-Claude Bibeau s’est montrée rassurante : « Je vous rassure, notre gouvernement a la ferme intention de protéger le système de la gestion de l’offre parce que nous croyons à son bien-fondé et que nous comprenons que les règles de production sont bien différentes des deux côtés de la frontière. »

Lorsqu’elle annonça que « l’aéroport de Sherbrooke demeure un outil essentiel au développement économique de la région », Mme Bibeau reçut une salve d’applaudissements. « De façon régulière, j’entends des entrepreneurs qui sont en attente de services aériens réguliers pour signer de nouveaux contrats, prendre de l’expansion et créer des emplois de qualité dans notre région. Si, à une époque la question de la sécurité aéroportuaire était un frein, l’aéroport de Sherbrooke peut aujourd’hui se prévaloir du mécanisme de recouvrement de coûts et conserver les revenus de la taxe aux voyageurs pour assumer les frais associés à ces services. Soyez assurés que je poursuivrai mes démarches auprès des ministères ou agences fédérales concernés aussitôt que la Corporation de l’aéroport aura conclu une entente avec une compagnie aérienne. »

Un service de bar à bijoux

Nathalie Loiselle, propriétaire des Portes des trésors à East Angus, offre un nouveau service celui de bar à bijoux. Que ce soit pour vos fêtes de familles, mariages, party d’entreprises, elle se rendra sur place pour vous présenter sa vaste gamme de bijoux à prix fort abordable. Pour la contacter, composez le 819 832-4444. Pour accéder au site :
www.tocaraplus.com/nathalieloiselle

Une toiture unique en pneus recyclés !

Votre couverture doit être refaite ? Vous envisagez la construction d’une nouvelle maison ? Alors, vous devez choisir un revêtement de toiture ! Aux bardeaux d’asphalte, au métal, aux membranes thermoplastiques polyoléfines et au bitume modifié s’ajoutent maintenant les tuiles en pneus recyclés.

Fabriquées à partir de fibres de chanvre et de caoutchouc provenant de pneus inutilisables, ces tuiles sont particulièrement intéressantes pour qui prône le recyclage. Brunes, grises ou noires, elles ressemblent fort à de l’ardoise. Par ailleurs, tout comme les autres revêtements, elles résistent aux intempéries et au feu. Les tuiles en pneus recyclés peuvent cependant s’avérer plus dispendieuses.

Au bout du compte, quel que soit le matériau que vous choisirez pour votre nouvelle toiture, faites appel à des couvreurs professionnels pour qu’il soit installé dans les règles de l’art !

Toiture : quels sont les types de revêtements offerts ?

Votre toiture doit être faite ou refaite ? Selon votre type de toit (plat ou en pente), votre budget et vos critères de sélection (matériaux esthétiques, écoresponsables, etc.), diverses options s’offrent à vous.

Votre propriété possède un toit plat ? Vos choix sont les suivants :

• Membrane d’asphalte et de gravier : dure environ 20 ans et représente le choix le plus économique; par contre, est plutôt lourde et polluante.
• Membranes monocouches TPO (thermoplastique) ou EPDM (caoutchouc synthétique) : entièrement recyclables, légères et résistantes aux intempéries et à la moisissure; requièrent peu d’entretien et durent de 30 à 50 ans.
• Membrane élastomère (une sous-couche, généralement posée au chalumeau, et une couche granulée) : légère et résistante aux variations de température; dure entre 30 et 35 ans.
• Toit végétalisé (vert) : choix écoresponsable (réduit les îlots de chaleur urbains et la pollution; augmente l’isolation du toit), mais assez dispendieux et nécessitant généralement un renforcement de la structure.
Pour les toits en pente, une foule de revêtements sont proposés, dont :
• Les bardeaux d’asphalte : économiques, faciles à installer et offerts en plusieurs couleurs.
• Les bardeaux de fibre de verre : faciles à installer et à réparer, résistants à l’humidité.
• Les tuiles de métal (acier galvanisé ou inoxydable, aluminium, cuivre, etc.) : recyclables et extrêmement durables, mais peu abordables.
• Les revêtements naturels (cèdre, ardoise, terre cuite, etc.) : donnent un cachet unique fort recherché, mais sont très dispendieux.
• Les tuiles de plastique : légères, résistantes à la moisissure et faciles à installer; imitent à moindre coût l’ardoise ou le bardeau de cèdre, par exemple.

Guide d’achat pour bien choisir ses fenêtres

L’achat de nouvelles fenêtres représente un investissement important. Voici ce que vous devez savoir pour faire le bon choix.

L’efficacité énergétique
Assurez-vous de choisir des fenêtres offrant une bonne efficacité énergétique, comme les produits homologués Energy Star. Renseignez-vous sur le facteur U (qui calcule les pertes de chaleur), l’étanchéité à l’eau et la résistance au vent.

Le modèle
On trouve quatre principaux modèles :
1. Fenêtre à battant : elle s’ouvre à l’aide d’une manivelle et est très hermétique.
2. Fenêtre à guillotine : moins étanche que la fenêtre à battant, elle comporte deux châssis glissant de bas en haut.
3. Fenêtre à auvent : elle pivote de haut en bas; on peut donc l’ouvrir même s’il pleut.
4. Fenêtre coulissante : elle est composée de deux châssis qui glissent latéralement. C’est le modèle le plus abordable, mais le moins étanche.
Le choix du modèle dépend notamment du style de votre propriété ainsi que de la règlementation municipale (par exemple, un certain type de fenêtre est parfois exigé pour la façade).

Le cadre
Les cadres, qui doivent s’harmoniser à l’architecture de votre maison, sont offerts en divers matériaux :
• Bois : esthétique et écologique, le bois demande cependant beaucoup d’entretien et est vulnérable aux insectes, aux intempéries et à l’humidité.
• Aluminium : robuste, résistant et facile à entretenir, le cadre en aluminium nécessite de coûteux bris thermiques pour contrer sa conductivité.
• Fibre de verre : ce matériau dispendieux est léger, durable, facile d’entretien et résistant aux intempéries.
• PVC : le cadre en PVC, le plus populaire, résiste à l’humidité et à la corrosion et exige peu d’entretien. Il doit toutefois être épais pour résister aux écarts de température, ce qui laisse moins de place au vitrage.
• Hybride : combinaison de deux matériaux (ex. : cadre intérieur en PVC et cadre extérieur en aluminium) permettant de profiter des avantages de chacun.

Le vitrage
Au Canada, le vitrage est double, ce qui permet de créer un espace d’air améliorant l’isolation, ou triple, pour encore plus d’efficacité. Notez que l’air peut être remplacé par l’argon ou le krypton, de meilleurs isolants. Par ailleurs, le verre peut être enduit d’une pellicule métallique à faible émissivité (Low-E) qui réduit les pertes de chaleur.

L’intercalaire et les coupe-froid
L’intercalaire est la garniture qui ceinture la vitre et assure son étanchéité. Choisissez-le non métallique afin de réduire la condensation, notamment. Les coupe-froid doivent quant à eux être durables et insensibles aux écarts de températures; privilégiez le caoutchouc, par exemple.
Enfin, les meilleures fenêtres seront peu efficaces sans une installation adéquate; faites appel à des professionnels pour bénéficier d’un travail de qualité !

 

Le Canada est divisé en quatre zones climatiques, lesquelles déterminent le facteur U et l’indice de rendement énergétique (RE) à privilégier. Pour faire le bon choix, vérifiez votre zone climatique au www.oee.nrcan.gc.ca.

Sept conseils pour bien choisir son couvreur

L’installation, la réfection ou le remplacement d’une toiture représente un investissement considérable, d’où la nécessité de s’assurer que les travaux seront bien faits. En quête d’un couvreur qui effectuera un travail de qualité ? Voici quelques conseils pour le dénicher !

1. Renseignez-vous auprès de votre entourage : on pourra certainement vous recommander un bon entrepreneur ou vous en déconseiller un autre !

2. Demandez au moins trois soumissions détaillées afin de comparer les rapports qualité-prix, les matériaux utilisés et les délais, notamment. Renseignez-vous également sur les garanties offertes.

3. Assurez-vous que le couvreur détient les permis nécessaires (consultez le registre des détenteurs de licence RBQ) et vérifiez s’il est membre d’une association reconnue (ex. : Association des Maîtres Couvreurs du Québec).

4. Exigez des références au couvreur afin de vérifier avec ses anciens clients si l’échéancier avait été respecté et si les travaux effectués étaient de qualité, par exemple, et faites des recherches (auprès de l’Office de la protection du consommateur) pour savoir si des plaintes ont déjà été formulées à son endroit.

5. Optez pour un couvreur qui est dans les affaires depuis longtemps, tant pour son expérience que pour la pérennité de son entreprise; les garanties ne sont valides que lorsque celle-ci existe.

6. Assurez-vous que l’entrepreneur possède une assurance responsabilité professionnelle; les ouvriers pourraient abîmer votre propriété par mégarde durant les travaux.

7. Choisissez un couvreur qui accepte d’être payé après l’inspection finale des travaux ou selon l’avancement de ceux-ci; ne payez jamais tout à l’avance.

Un dernier conseil : protégez votre investissement en signant un contrat en bonne et due forme indiquant les travaux, les matériaux, l’échéancier, le prix, les modalités de paiement, le numéro d’entreprise, etc.

actualite

Pétition pour la 257

Le comité de la 257 regroupant les municipalités de Weedon, Lingwick, Scotstown, Hampden et La Patrie sollicitent les personnes n’ayant pas encore signé la pétition de le faire. « C’est maintenant la dernière chance pour la population d’exprimer son opinion sur le sujet »,  de préciser un communiqué de presse.

Rappelons que les municipalités se sont engagées financièrement à partager à parts égales les coûts reliés à la mise à niveau du tronçon jusqu’à concurrence de 10 % du coût total des travaux, qui pourraient s’élever à plus de 20 M$. Dans le communiqué de presse, on soutient que « l’engagement dans un projet-pilote impliquant la reconstruction durable de la 257 et son entretien subséquent offre une façon nouvelle d’assurer un réseau routier de qualité en région. On souhaite déposer les résultats de la pétition aux instances concernées dans le but d’obtenir un engagement du gouvernement du Québec.

Tous les citoyens sur le territoire sont invités à signer la pétition écrite ou électronique. Ces pétitions peuvent être signées dans la plupart des commerces et hôtels de ville du territoire et sur le site https://www.petitions24.net (Route 257: demande au gouvernement provincial pour une mise à niveau dans le Haut-Saint-François), avant la fin d’avril. Le comité invite également les principaux commerces, entreprises et employeurs de la région à prendre position avant cette date.

Les lames magiques du HSF

Un spectacle haut en couleur pour les lames magiques du HSF

C’est devant une salle comble que 36 participants, membres du Club de patinage artistique Les lames magiques du Haut-Saint-François, ont présenté le spectacle de fin de saison à l’aréna Robert-Fournier d’East Angus, et ce, au grand plaisir de la foule enthousiasme.

C’est sous le thème Versus que les patineurs et patineuses âgés de 3 à 18 ans ont présenté pas moins de 27 numéros, soit 10 de groupes et 17 solos. Les spectateurs ont également eu droit à la participation spéciale de l’équipe de patinage synchronisé Cassiopée juvénile de Sherbrooke. Mentionnons que deux patineuses du club local soit Maude Robert et Victoria Lamontagne ont intégré l’équipe sherbrookoise cette année.
Les responsables du spectacle ont profité de l’occasion pour souligner l’apport d’une des fondatrices, décédée l’automne dernier, Madeleine Cathcart. Grande bénévole pendant une dizaine d’années, elle a légué en héritage la compétition Invitation Suzanne-Catchart en mémoire de sa fille décédée, en 1983.

Outre le développement des patineuses, le club du Haut-Saint-François s’implique auprès des jeunes hockeyeurs en donnant des formations techniques sur patin. Manuelle Bernier, coordonnatrice du spectacle et ses collaboratrices, étaient satisfaites de la participation du public, près de 300 personnes, et du déroulement des prestations. Rappelons que Les lames magiques présentent un spectacle aux deux ans. Les profits sont réinvestis dans le développement des membres du club.

Consultation publique à Dudswell

Dans le cadre de sa démarche DudswellDurable, la municipalité de Dudswell tenait récemment une consultation publique au Centre communautaire. Près de 90 résidents permanents et saisonniers ont répondu à l’appel afin d’échanger le temps d’une journée sur les enjeux de leur milieu de vie et émettre leurs suggestions qui jetteront les bases du prochain Plan d’action triennal. L’encadrement des VTT et les chemins privés figuraient parmi les commentaires des citoyens.

La consultation publique, sous le thème Mon milieu de vie !, faisait suite à des actions entreprises dès le début de l’année et suite au changement d’équipe lors des élections municipales de novembre dernier. Ainsi, plusieurs associations et regroupements ont été rencontrés par la municipalité afin de connaitre leurs enjeux et besoins. De plus, les citoyens pouvaient, avant même la tenue de la consultation, faire parvenir leurs préoccupations sous forme de mémoire, commentaire écrit ou lettre.

Quelques jours avant le rassemblement du samedi 24 mars, la mairesse Mariane Paré et la conseillère Isabelle Bibeau s’étaient rendues à l’école primaire Notre-Dame-du-Paradis afin de rencontrer les élèves et les intégrer au processus de réflexion. Une cinquantaine de leurs dessins représentant leur vision de Dudswell étaient affichés aux murs du Centre communautaire lors de la journée d’activité.

La consultation réunissait 90 citoyens divisés en sous-groupes autour d’une douzaine de tables. Toute l’équipe municipale était présente, incluant autant les sept membres du conseil que le personnel administratif. L’invitation décrivant la journée parle « d’une démarche proactive et concertée, par laquelle nous souhaitons impliquer le plus grand nombre de personnes pour faire de Dudswell une destination et un milieu de vie recherché tant pour son cadre naturel d’exception que par sa communauté dynamique. »

Six thèmes centraux
Après un survol historique et un jeu-questionnaire permettant à l’assistance de se dégourdir, le déroulement de la consultation était assuré par la Coopérative de solidarité Niska, de Sherbrooke. Les résidents discutaient entre eux avant d’émettre leurs suggestions autour de six thèmes. Chacune de ces thématiques était par la suite entrecoupée d’une saynète récapitulative interprétée par Barbara Rufo.

Le premier point abordé fut celui des infrastructures et de la voirie. L’utilisation des bâtiments, l’aménagement des espaces verts, le réseau routier et celui d’aqueduc sont des exemples d’enjeux sur lesquels les citoyens débattaient.

Le deuxième thème englobait la culture, le tourisme et les loisirs. Il y a été question de l’avenir des églises, d’un meilleur encadrement de la circulation des véhicules hors route et du déménagement du bureau d’accueil touristique. Concernant l’offre de pistes cyclables, une des suggestions émises verbalement fut de bonifier les deux sentiers existants (celui de la Forêt habitée et la piste multifonctionnelle), avec le développement du projet Québec Central.

Du côté de la sécurité, il fut grandement question de la circulation routière. Plusieurs Dudswellois suggéraient l’installation de panneaux électroniques d’affichage de la vitesse en permanence et se disaient insatisfaits face au peu de présence policière pour les sommes payées en termes de taxes.

L’état des chemins privés et les services qui y sont offerts sont des enjeux qui revenaient à plusieurs reprises en cours d’activité. Ce point précis a occupé une bonne partie des interventions du thème Aménagement du territoire et environnement. Néanmoins, avec trois associations riveraines recensées dans la municipalité, la qualité et l’accès aux plans d’eau était également un sujet chaud.

Alors que plusieurs jeunes familles se sont établies dans la municipalité ces dernières années, l’accès à une trousse pour les nouveaux arrivants était un outil suggéré afin de favoriser l’intégration. Finalement, le développement économique de Dudswell a vu son nombre de propositions affluer. Parmi elles, on retenait l’accès à un réseau internet large bande, la création d’un parc industriel et l’amélioration de l’affichage municipal le long des routes 112 et 255.

De bon augure pour l’avenir
Toutes ces idées citoyennes serviront à l’élaboration d’une planification stratégique respectant la capacité financière de la municipalité. Pour l’administration, la prochaine étape consiste à prioriser les diverses propositions lors d’un lac-à-l’épaule prévu la fin de semaine du 28-29 avril. La rencontre dictera les actions prioritaires du prochain Plan d’action triennal 2019-2021.

La mairesse Mariane Paré se montrait satisfaite de l’exercice : « Je suis très heureuse de la journée. C’est bien de voir que les gens sont prêts au changement. Les consulter, c’est plus de travail, mais ça en vaut la peine. Les prochaines années seront importantes en termes de développement. Il faut être préparé pour pouvoir saisir les opportunités. »

Les citoyens de Scotstown et Hampden rêvent à leur avenir

Pas moins de 45 citoyens de Scotstown et Hampden ont fait l’exercice d’imaginer à quoi pourraient ressembler les deux municipalités dans 10, 20, 30 ans. Ils ont renforcé ce rêve en identifiant des souhaits et les actions susceptibles de les réaliser.

L’activité, tenue le 24 mars dernier à l’Hôtel de Ville de Scotstown, était organisée par la Société de développement Scotstown/Hampden avec la collaboration des deux municipalités et l’appui technique du CLD, de la SADC, du CJE, de la Commission scolaire des Hauts-Cantons et du CIUSSS de l’Estrie – CHUS.

L’attraction-rétention de la population, le dynamisme communautaire, l’emploi, conserver le cadre de vie naturel et renforcer le concept d’écocommunauté sont les principaux souhaits formulés au cours de la réflexion à laquelle ont participé des gens de tous âges y compris une dizaine de jeunes des deux municipalités, et ce au grand plaisir des organisateurs. La réflexion s’est effectuée en petit groupe avant de la partager à l’ensemble des participants. Chaque équipe, en deux phases, présentait d’abord les souhaits et par la suite les actions pour les réaliser. Améliorer le système routier et la télécommunication, mettre en valeur les services communs ainsi que les organismes, mettre sur pied un comité d’accueil, promouvoir les lieux et événements, établir une politique de bienvenue sont autant d’actions venues appuyer le souhait d’attraction-rétention. Mener à terme les projets existants, développer un ou des festivals, conserver et développer des lieux rassembleurs comme le Sain Café, le Resto du village, le Petit Écossais, préserver le patrimoine, mousser l’idée d’une école à vocation viennent bonifier le souhait de dynamisme communautaire. Stimuler l’emploi fait partie des souhaits mis de l’avant. On estime toutefois qu’en réalisant diverses actions déjà énoncées en y ajoutant d’autres comme accroître l’offre touristique, publiciser les programmes d’aide à l’établissement créeront un contexte propice au développement de commerces et entreprises locales tout en attirant des nouvelles de l’extérieur.

Aucun des participants n’a passé sous silence le cadre de vie naturel dont bénéficient les résidants et le concept d’écocommunauté. L’utilisation du parc Walter MacKenzie comme pôle d’attraction, créer de la location dans le parc que ce soit pour le camping, des petits chalets, mettre en valeur la cheminée et le barrage, souligner le passage des gens en apposant des cadenas sur le pont, unir les forces vives et faire des corvées s’inscrivent parmi les actions proposées.

Pour stimuler les participants, Chantal Ouellet, ex-mairesse de Scotstown, a témoigné que la persévérance faisait foi de tout. La création du parc national du Mont-Mégantic, le parc régional du marécage des Scots, la piste cyclable et le lien avec le parc Walter MacKenzie se sont échelonnés sur des décennies pour donner vie au concept «parc en parc». Au cours de la journée, Pierre Brosseau, président de la Contrée du Massif Mégantic, a témoigné de l’initiative regroupant six municipalités visant à se doter d’objectifs communs et de partager une identité commune que ce soit pour stimuler le développement touristique ou plus largement le secteur économique et autres. Éric Lengham, un nouveau arrivant depuis quelques semaines avec sa conjointe, mentionne que « Scotstown n’a rien à envier aux autres. C’est un lieu à l’échelle humaine, de cœur et accueillante. »

Suivi
L’exercice se voulait en quelque sorte un suivi ou une mise à jour de la dernière consultation réalisée en 2012. Un conseiller de chaque municipalité, Lisa Irving et Iain MacAulay, ont présenté un bilan des projets réalisés, abandonnés au cours des six dernières années et ceux à compléter. Pour ce qui est de la récente rencontre, les organisateurs prendront le temps de colliger tout ce qui a été proposé pour retenir trois souhaits. Les actions à poser pourront venir appuyer celles déjà en cours ou à être mis de l’avant par des comités, organismes ou les municipalités. Fiers et satisfaits de l’exercice, les maires de Scotstown, Dominique Boisvert, de Hampden, Bertrand Prévost, et Chantal Ouellet, représentante du comité de développement, n’ont pas l’intention d’en rester là. M. Boisvert est emballé par la dynamique et l’enthousiasme que l’exercice a créés, Mme Ouellet est satisfaite de la mise à jour tandis que M. Prévost souligne la belle collaboration et l’entraide mutuelle des gens et des municipalités concernées.

M. Prévost admet que la réalité des municipalités a bien changé au cours des dernières années. « Avant, les municipalités n’avaient pas vraiment besoin de l’autre. Maintenant, avec toutes les responsabilités qui sont pelletées par les gouvernements, on s’aperçoit qu’on ne peut pas vivre tout seul. Il faut penser régional. » L’ex-mairesse de Scotstown, Chantal Ouellet, mentionne que les deux municipalités travaillaient déjà sur des comités communs. M. Prévost admet également que l’ouverture d’esprit des conseillers facilite les choses. Ceux qui représentent le Scotstown et le Hampden de demain y sont allés d’un message clair. « Nous, les jeunes, on est là. On est discrets, mais il faut nous faire confiance; on est l’avenir », de lancer Alexandra Lauzon.

Brunch des élus de l’UPA

Le Syndicat local de l’UPA du Haut-Saint-François tenait récemment son brunch des élus municipaux. La rencontre était l’occasion pour les politiciens locaux de s’informer des réalités des producteurs. Du bœuf à la truite, en passant par le sirop d’érable et le bois, les sujets étaient variés, mais visaient tous un même but : faire de l’agriculture et de la foresterie un moteur économique pour le Québec et les régions.

Une cinquantaine de politiciens et de producteurs s’étaient donné rendez-vous à la salle Guy-Veilleux, à Cookshire-Eaton. Le brunch mettait en vedette les aliments de la région avec des fromages du secteur St-Gérard à Weedon, du sirop d’érable de Bury, du jambon d’Ascot Corner et des pommes de terres de Cookshire-Eaton. Suite au repas, les producteurs agricoles s’alternaient à l’avant-scène pour dresser un portrait sommaire de leur secteur d’activités.

Dans la MRC du Haut-Saint-François, la zone agricole représente 78 % du territoire, soit 180 000 ha. Y sont réparties 469 entreprises agricoles, dont le quart se trouvent à Cookshire-Eaton. Les principales productions sont le bœuf, le bois et le sirop d’érable.

Les multiples facettes du travail
Marcel Blais, producteur laitier, mentionnait que le lait engendrait des retombées de l’ordre de 30 M$ dans la MRC, soit une moyenne de 500 000 $ par ferme.
Représentant le Syndicat de la relève agricole de l’Estrie (SYRAE), Maude Fontaine était fière des 110 membres que compte l’organisation, dont 18 se trouvent sur le territoire du HSF. Celle qui est à la tête de la ferme Fontabel de Weedon faisait état de la hausse constante des ventes de foin de commerce. Le nord-est des États-Unis n’ayant pas un climat propice à cette culture, le foin local est de plus en plus en demande, et ce, jusqu’en Floride, en Californie et au Texas. « Le foin du Haut-Saint-François, il voyage ! », conclut-elle.

L’industrie porcine génère 300 emplois directs et indirects dans la région. Selon Denis Simard, 66 000 porcs sont produits localement chaque année. Ceux-ci sont tous abattus et transformés au Québec.

En aquaculture, la MRC compte 16 entreprises qui produisent 25 % du poisson du Québec. Sylvain Castonguay avance qu’une truite sur trois ensemencée au Québec provient du Haut-Saint-François. Cette production connait une hausse constante à l’échelle mondiale. À tel point qu’il se produit désormais plus de poisson que de bœuf dans le monde.
L’incendie de l’Abattoir Rousseau affecte plusieurs producteurs, dont ceux du secteur ovin. Pour Karine Fortier, il s’agit d’une grosse perte. « On avait minimum une cinquantaine d’agneaux par semaine qui étaient abattus là-bas. » Étant établie à Newport, la femme derrière la ferme Maple Leaf doit désormais effectuer un trajet de 1 h 45 pour rejoindre l’Abattoir Cliche à East Broughton. Yvon Bégin, producteur bio, constate le même problème dans son entourage, alors que les couts de production ont explosé avec l’ajout de transport supplémentaire.

Pour ajouter aux difficultés du transport, Pierre Ruel, vice-président de l’UPA HSF, rappelle que, à cause de l’état de la route 257, « quand on fait venir des camions de Beauce, ça représente une heure de détour pour arriver à La Patrie. »

Des 469 entreprises agricoles présentes sur le territoire, 230 sont des productrices de bovins. François Cloutier rappelle que l’Encan Sawyerville occupe le deuxième rang à l’échelle provinciale quant au volume de veaux transités (environ 15 000 par année). L’homme a profité de son allocution pour rappeler l’importance pour les localités rurales de se doter d’un système uniforme d’affichage des adresses civiques par mesure de sécurité lorsque surviennent des situations d’urgence.
Jonathan Blais, qui est acériculteur, n’était pas certain de faire la même profession que son père lorsqu’il était jeune. Il considère que les produits de l’érable bénéficient à l’heure actuelle d’un véritable engouement. Les 14 000 producteurs acéricoles québécois ont produit un record de 118 millions lb de sirop l’an dernier. Dans leur plan quinquennal, ils visent la barre des 185 millions lb à moyen terme.

Bien reçu par les élus
La majorité des municipalités de la MRC étaient représentées lors du brunch. Outre les maires de Cookshire-Eaton, Weedon, La Patrie et Westbury, on retrouvait des conseillers de Newport, Dudswell et d’Ascot Corner. Les attachées politiques Jacqueline Belleau et Sarah Lévesque représentaient respectivement les députés Marie-Claude Bibeau et Ghislain Bolduc. Finalement, le préfet Robert Roy considérait « très important qu’on fasse ce rapprochement entre la MRC, l’UPA et la CPTAQ. Si je suis ici aujourd’hui, c’est parce que je veux entrer en communication et travailler vous (les producteurs). »
Henri Lemelin, président du Syndicat local de l’UPA du Haut-Saint-François, était très heureux du déroulement de l’activité. « On a eu une belle réponse. Les propos et les discussions étaient très intéressants. »

opinion

CLSC et CHSLD de Weedon

Réponse au député Ghislain Bolduc

Ronald Martel, dans La Tribune du samedi 17 mars dernier, signe un article intitulé Le député Ghislain Bolduc quitte à son tour. Comme membre du défunt Comité de citoyens pour la survie du CLSC et du CHSLD de Weedon, je suis resté sidéré, pétrifié au point où j’ai senti le besoin de vérifier auprès du journaliste si vous aviez vraiment dit une telle énormité : « Il [Ghislain Bolduc] a identifié certains dossiers dont il est particulièrement fier, soit le CHSLD d’East Angus, (…), le CLSC-CHSLD de Weedon et le CHSLD de Lac-Mégantic (…) ».

Le CHSLD d’East Angus semble afficher effectivement une réussite. Quant à celui de Lac-Mégantic, je ne peux pas en juger. Dans les deux cas, j’ignore quelle a été votre contribution.

Il semble bien cependant que votre mémoire sélective ait oublié la rencontre où des membres du Comité de citoyens pour la survie du CLSC et du CHSLD de Weedon vous ont remis une lettre dans laquelle nous nous plaignions de votre volte-face dans ce dossier. En effet, après votre promesse électorale de régler ce litige en faveur de la population, vous nous avez tourné le dos à peine les élections passées et appuyé ce projet invraisemblable et inconcevable du directeur général du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de l’époque. Ai-je besoin de vous rappeler que ce dernier a été écarté du dossier et que ses plans ont finalement été rejetés au profit d’un projet davantage pensé par les citoyens de la région ? Ainsi, le Centre local de santé et de services communautaires (CLSC) a été rénové tout comme le Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) qui a ainsi pu conserver les nombreuses chambres que vous et la clique des seuls administrateurs que vous écoutiez à ce moment-là vous apprêtiez à fermer. Quelques mois plus tard, vous avez sollicité une rencontre avec nous pour vous mettre au parfum du dossier. Par la suite, nous n’avons plus entendu parler de vous. Une seule exception, vous avez assisté à l’assemblée publique d’information organisée pour présenter à la population le nouveau projet finalement accepté par les autorités du CIUSSS-Estrie.

Pire, pendant toutes ces années, vous avez adopté différentes positions au gré du vent qui soufflait en provenance du bureau du premier ministre et/ou du bureau de son ami et collègue médecin ministre de la Santé, en provenance des citoyens qui se dressaient devant vous, en provenance des administrateurs du CSSS Haut-Saint-François de l’époque, en provenance des gestionnaires du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Estrie, etc. Telle une plante verte qui cherche le soleil, vous avez adopté des positions contradictoires en fonction du moment et des personnes qui se retrouvaient devant vous.

J’ai vraiment sursauté encore une fois en lisant cet extrait de l’article de Pierre Hébert, dans le Journal régional Le Haut-Saint-François du mercredi 21 mars dernier : « De son passage en politique, le député de Mégantic souhaite que les gens se souviennent de lui comme une personne ayant été à l’écoute et pouvant avoir contribué à améliorer la qualité de vie des gens. ».

Effectivement, on peut dire que, dans le dossier du CLSC et du CHSLD de Weedon, vous avez beaucoup écouté, mais, à chaque fois que vous écoutiez, vous changiez d’avis. Vous vous êtes donc toujours contenté d’écouter sans jamais passer à l’action pour le mieux-être de la population. Bien au contraire. Je ne comprends pas que vous puissiez affirmer avoir voulu contribuer à « améliorer la qualité de la vie des gens » en donnant votre appui, à l’époque, à la fermeture de 17 lits au CHSLD de Weedon et au déménagement dans des locaux restreints et enclavés du CLSC. Heureusement, ce projet a été contrecarré.

Sachez, Monsieur, que je considère que vous n’avez absolument pas contribué à la victoire que nous avons remportée dans ce dossier. Seuls les citoyens de Weedon et de la région peuvent en être fiers. Personne d’autre ne peut afficher quelque fierté que ce soit, sauf peut-être l’oreille attentive et sensible à la problématique que nous avions mise sur la table des administrateurs de l’époque au CIUSSS de l’Estrie. Ce sont eux qui ont finalement convaincu le ministre de donner son aval à nos revendications.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs,
Claude-Gilles Gagné, du défunt Comité de citoyens pour la survie du CLSC et du CHSLD de Weedon
Jacinthe Audet-Bolduc, Ginette Bélanger, Éric Decubber, Lucienne Gravel, Jean-Pierre Patry, Denis Rondeau, Jean-Denis Roy

Grondair Aviation offre des vols nolisés

Depuis lundi, la compagnie aérienne Grondair Aviation offre au public et à la clientèle d’affaires des vols nolisés à partir de l’aéroport de Sherbrooke.
La compagnie aérienne basée à Saint-Frédéric de Beauce offre sur demande des vols à l’aide de ses appareils King Air 100 pouvant accueillir jusqu’à neuf passagers. Sur réservation 48 heures à l’avance, on viendra chercher les clients à l’aéroport de Sherbrooke pour les conduire à destination, attendre sur place et effectuer le retour, d’expliquer Enrico Lessard, propriétaire de l’entreprise. « On peut desservir New York, toute la Nouvelle-Angleterre, Windsor, Toronto, Manitoba, Québec, Maritimes. On a même eu une demande pour Atlanta en Géorgie. On est là pour s’adapter et dès qu’il y aura suffisamment de volume, il y aura un appareil sur place à Sherbrooke », précise M. Lessard. Au moment de l’entretien téléphonique, ce dernier soutenait avoir reçu plusieurs demandes de soumissions provenant d’entreprises de l’Estrie, mais n’avait pas de contrat ferme pour l’instant.

M. Lessard ajoute que l’avion peut être configurable selon la demande et peut se transformer en mode cargo et autres. Pour l’instant, il s’agit d’un service de taxi aérien, mais l’idée d’établir ultérieurement une ligne aérienne n’est pas exclue selon l’évolution de la demande, laisse-t-il entendre. Le propriétaire de Grondair Aviation mentionne avoir établi le contact avec le directeur général de l’aéroport de Sherbrooke, Jean-François Ouellet, en mai dernier, pour développer le projet au cours des mois qui ont suivi.

Une soirée de mobilisation pour elles

Plus d’une centaine de femmes ont répondu présentes lors de l’événement, organisé par La Passerelle, qui soulignait la Journée internationale des droits des femmes. Sous le thème Féministes tant qu’il le faudra, même dans la chambre à coucher !, la soirée du 7 mars a réuni des citoyennes du Haut-Saint-François et de l’extérieur au Centre communautaire de Weedon. Le rassemblement représentait la transition entre un automne marqué par les dénonciations à l’endroit des Weinstein, Salvail, Rozon de ce monde et la suite des choses.

« L’événement est une belle réussite », se félicite Andrée Larrivée, coordonnatrice au Centre des Femmes du Haut-Saint-François La Passerelle. « Les femmes se sont déplacées et ont emmené leurs amies, leurs filles, leurs voisines pour se solidariser. »

Suite au souper, une pièce de théâtre portant sur le thème de la chambre à coucher était présentée. Celle-ci a été écrite et jouée par des femmes du Haut-Saint-François, qui ont initié le projet en janvier dernier. « Ça a été un beau défi que de rendre le projet en si peu de temps », relate la coordonnatrice. « La pièce a été ponctuée de rires et d’émotions. Les femmes s’y sont reconnues. Il y avait de la tristesse par moments parce que ce qui peut se passer dans une chambre à coucher n’est pas toujours rose. »

En cours de soirée, les participantes recevaient un document sur lequel se trouvaient des valeurs à cocher. Celles-ci guideront le comité préparatoire du futur code de vie du Centre des femmes dans l’élaboration du document. Il sera présenté en assemblée générale au cours du mois de juin.

La Journée internationale des femmes était « le moment de souligner nos gains et de poursuivre la lutte », résume Andrée Larrivée. Si le mouvement #MoiAussi dénonçait les différentes formes de violence sexuelle, c’est #EtMaintenant qui prend désormais le relais pour la suite des choses. Le premier a positivement amorcé le dialogue « dans l’intimité comme dans l’espace public. Nous y voyons un mouvement et de l’espoir », scandait une intervenante au moment de la déclaration énoncée pendant la soirée.
Pour prendre part au nouveau mouvement, les femmes étaient invitées à porter le cœur jaune pour continuer à dénoncer le harcèlement et appuyer celles qui l’ont fait au cours des derniers mois. Deux grandes affiches jaunes en forme de cœur recueillaient les souhaits de celles qui poursuivront la lutte. Une délégation ira porter un condensé de ces revendications auprès du député provincial de Mégantic, Ghislain Bolduc, le 23 avril prochain.

Une de ces demandes sera l’aide financière. « Les centres et autres groupes de femmes n’ont pas de moyens financiers et en ont besoin », rappelle Andrée Larrivée. Celle-ci remercie les organisatrices et les bénévoles qui se sont impliquées autant pour la pièce de théâtre depuis le mois de janvier, que lors de la soirée même. Plus largement, la maison d’hébergement La Méridienne, à Weedon, et des entreprises de la communauté ont soutenu et commandité l’événement

actualite

MYM passe à une autre étape

L’approbation du permis de construire, délivré par la municipalité de Weedon, permet à MYM Nutraceuticals Inc. d’amorcer la construction de serres de production de cannabis médicinal. À cela, l’entreprise annonce l’embauche du Dr Charith Adkar, au poste de directeur des affaires scientifiques.

Si tout va bien, on aimerait commencer d’ici la fin du printemps la phase 1 du projet, soit la construction de trois serres de 100 000 pi2 chacune pour une superficie totale de 300 000 pi2, permettant la culture de cannabis médicinal pouvant atteindre 30 000 kg annuellement. On prévoit également entamer la construction d’un bâtiment de 20 000 pieds carrés pour la transformation et la fabrication de produits à base de cannabis médicinal.

« Avec l’émission de ce permis, et l’élaboration des plans architecturaux et de sécurité déjà complétés, MYM a commencé la construction de son projet de Weedon », de mentionner par communiqué de presse Rob Gietl, PDG de MYM. « Cela constitue un jalon important pour MYM et répond à nos plans de construire les plus grandes serres au monde. Ce projet correspond à notre objectif de devenir un leader mondial dans la production de cannabis », ajoute-t-il.

Crédibilité
L’embauche du Dr Adkar à titre de directeur des affaires scientifiques apporte une crédibilité appréciable à l’entreprise MYM. Il détient un doctorat en biologie végétale et en production végétale de l’Université de Milan, en Italie, avec une spécialisation en pathologie végétale moléculaire. Dr Adkar a également effectué ses études postdoctorales à l’Université Hirosaki au Japon et l’Université de Sherbrooke. Le nouveau directeur scientifique est membre de plusieurs sociétés professionnelles internationales et nationales et sert de critique scientifique dans des revues de sciences biologiques à fort impact. Il gérera les opérations scientifiques de recherche et technologiques de MYM et travaillera principalement dans les installations de production de Laval et de Weedon.

Fort de l’arrivée de ce scientifique et du permis de construction, M. Gietl est d’avis que « les travaux de mise en œuvre de ce projet vont s’accélérer au cours des prochains mois et que nous nous adjoindrons de nouvelles ressources et de nouveaux consultants qui nous accompagneront dans cette nouvelle étape de réalisation de notre projet. » D’ailleurs, d’autres annonces seraient à prévoir au cours des prochaines semaines, laisse-t-on entendre.

MYM prévoit compléter le projet d’ici la fin de l’année 2020. À terme, on devrait compter une quinzaine de serres couvrant 1,5 million pi2 avec une capacité de production de 150 000 kg de cannabis annuellement pour des revenus d’environ 750  M$. Le projet prévoit un investissement de 200 M$ et devrait créer 400 emplois directs.

Marie-Claude Bibeau rencontre l’Afeas de Dudswell

Dans le cadre du mois de l’histoire des femmes, la députée fédérale de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, était de passage à l’église Saint-Clément de Bishopton, à l’invitation de l’Association féminine d’éducation et d’action sociale (Afeas) de la municipalité. Une trentaine de participantes s’étaient déplacées pour s’entretenir directement avec la députée-ministre et en apprendre plus au sujet de la nouvelle Politique d’aide internationale féministe du Canada.

C’est en juin 2017 que Mme Bibeau lançait cette nouvelle politique. « Après une large consultation auprès de 15 000 personnes et des missions dans 24 pays, j’ai lancé la Politique féministe d’aide internationale du Canada. D’une part, les femmes et les filles sont les plus grandes victimes de la pauvreté, de la violence et même des changements climatiques. D’autre part, si on permettait aux filles et aux femmes de développer leur plein potentiel, elles auraient un impact significatif sur la santé, l’économie et la paix, non seulement dans leur communauté, mais dans le monde. »

Trois axes
Cette nouvelle politique plaide ainsi en faveur d’actions et d’initiatives axées sur le renforcement du pouvoir des femmes et des filles et se porte à la défense de leurs droits. Plus exactement, elle s’articule autour de trois axes : la dignité humaine, le renforcement des pouvoirs des femmes et le développement de leurs compétences locales.
Avant d’entrer en politique, la ministre Bibeau a entamé sa carrière à l’Agence canadienne de développement international où elle a œuvré pendant dix ans. « En entrant comme ministre, j’ai découvert les États en crise, les conflits armés lors de mes voyages dans 24 pays comme l’Irak, le Bangladesh, la République démocratique du Congo et le Soudan du Sud. Dans les camps de réfugiés, j’ai été en contact avec l’inhumain. La réalité y est très dure. La dignité, c’est la base des droits humains. »
« Par le renforcement des pouvoirs des femmes, ou women empowerment, on veut que les femmes soient des agentes de changements. L’objectif est de mettre fin à la pauvreté est la meilleure manière d’y parvenir et par le renforcement social, politique, économique des femmes. »
En développant les connaissances au niveau local, le transfert d’un projet une fois que l’aide canadienne quitte les lieux devient plus facile et son taux de succès à long terme, plus grand.

Une rencontre appréciée
Les membres de l’assistance avaient l’opportunité d’interroger directement la députée-ministre en plus de partager leur propre expérience. Nicole Robert, présidente de l’Afeas de Dudswell, se montrait satisfaite. « Ayant travaillé en politique, j’ai approché Mme Bibeau pour qu’elle vienne nous rencontrer. Comme elle avait récemment lancé sa Politique d’aide internationale féministe, on trouvait que c’était un bon sujet de conversation. On a atteint notre but et l’activité a été un succès. »

©2020 Journal Le Haut-Saint-François