Publireportage

Chez Tardif Diesel, la relève appartient à ceux qui s’y prennent tôt

Gaétane Plamondon et Gaston Tardif, le couple derrière Tardif Diesel, préparent sa relève depuis 20 ans. « On avait entendu dire que c’était difficile », relate Mme Plamondon. « On s’est dit : “Ce ne sera pas notre cas. On va commencer tôt.” » Aujourd’hui, les deux fils des fondateurs, accompagnés de leur «frère adoptif», s’apprêtent à reprendre le contrôle complet de l’entreprise vieille de 35 ans.

La matriarche poursuit : « C’est un lâcher-prise qu’on ne pensait pas aussi difficile. Ça vient chercher beaucoup d’émotions. » Les trois hommes qui tiendront les rênes de Tardif Diesel pour les prochaines décennies ont aujourd’hui l’âge que Gaétane Plamondon et Gaston Tardif avaient lorsqu’ils envisageaient leur succession. « À l’âge de 35 ans, on se disait déjà : “On va préparer la relève” », se remémore M. Tardif.

En 1998, Jean-Marc et Gabriel Tardif, accompagnés de Patrick Roy, deviennent actionnaires de l’entreprise. Ce dernier a commencé à travailler chez Tardif Diesel à l’âge de 21 ans et cumule aujourd’hui 25 ans de services. Il est considéré comme faisant partie de la famille pour le clan Tardif. Gabriel enchaine : « Les clients nous ont vus grandir dans l’entreprise. La plupart nous connaissent tous, donc c’est facile de transférer dans ces conditions-là. »

Dos d’âne et nids-de-poule
En 1981, l’employeur de Gaston, Mack Sherbrooke, déclare faillite. De ses fils, Jean-Marc a 3 ans et Gabriel n’a que quelques mois. Gaétane Plamondon se souvient : « Ça a été une grosse bad luck, mais on a réussi à transformer ça en opportunité. » Son conjoint continuerait de desservir ses anciens clients, le temps que l’entreprise soit remise sur pied. Au final, celle-ci n’a jamais redémarré et Gaston passe les 12 années suivantes à offrir un service de réparation mécanique à domicile. En 1993, il développe un problème de genou. Son médecin lui suggère alors de réorienter sa carrière. Au même moment, on offre au couple la location d’un garage à Sherbrooke.
Rapidement, l’offre de services prend de l’expansion chez Tardif Diesel : vente de pièces, atelier d’usinage, licence de concessionnaire. L’espace devient restreint. Le maire d’Ascot Corner à l’époque, Gilles Goddard, met la puce à l’oreille du Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François. Dominic Provost, directeur général de l’organisme, approche Gaétane et Gaston. Mme Plamondon parle d’une rencontre déterminante. « Si le CLD n’était pas venu nous voir – parce qu’on ne connaissait pas ces organismes-là à ce moment-là -, on n’aurait pas construit tout simplement. On aurait été obligés d’attendre quelques années de plus. On a eu un support inestimable de ce côté-là. C’est ça qui a fait qu’on est venus dans le Haut-Saint-François, parce qu’on regardait pour un autre terrain à Fleurimont. » Gaston Tardif complète en disant que l’aide apportée était plus que nécessaire. « Pas l’avoir eue, on ne bâtissait pas. »

Tardif Diesel entreprend en 1999 la construction des installations qu’elle occupe toujours sur la route 112. L’entreprise a fait face à beaucoup de scepticisme au départ. « Les gens n’y croyaient pas. Ils disaient : “C’est un tas de roches qu’il y a là, puis vous voulez construire un garage ?” On leur a dit : “Faites-nous confiance. Vous allez voir” », se souvient Mme Plamondon. Près de 20 ans plus tard, le garage et les bureaux de Tardif Diesel sont au dernier cri des tendances environnementales et emploient 45 personnes. Après avoir reçu de l’aide d’organismes entrepreneuriaux et d’affaires, Gaétane Plamondon et Gaston Tardif redonnent à leur tour en s’impliquant au sein de divers organismes, comme la Chambre de commerce du Haut-Saint-François.

Article précédentArticle suivant
©2020 Journal Le Haut-Saint-François