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La coop d’habitation de Weedon dépose sa phase 2

Le comité de la coopérative Le Moulin des cèdres à Weedon déposera d’ici un mois la phase 2 de son projet auprès de la Société d’habitation du Québec. Si la demande est acceptée et que le nombre de logements alloués est suffisant, la construction de la nouvelle résidence débuterait à l’été 2019.
La phase 1 a été construite il y a déjà 25 ans en plein cœur de la municipalité. « Il y a des gens qui sont rentrés là à 55 ans et la moyenne d’âge est rendue autour de 80 », explique Éric Decubber. « Ils ne veulent pas partir, mais la raison qui les pousse à le faire, c’est qu’il n’y a pas de service de cafétéria. »

La phase 2 de la coopérative serait donc réservée aux gens de 75 ans et plus avec ou sans légère perte d’autonomie. La construction comprendrait des services de sécurité et de cafétéria. Entre 20 et 24 logements sont prévus. « Ça prend un minimum de 20 unités pour être rentable avec une cafétéria », indique le porte-parole de la coop. Étant un projet subventionné, la phase 2 doit voir son nombre d’unités être approuvé au préalable par la Société d’habitation du Québec. Le comité de travail s’apprête à déposer la demande allant dans ce sens d’ici la fin du printemps. Une fois que la décision sera rendue, Le Moulin des cèdres tiendra une assemblée publique avant de passer à la prochaine étape. Si tout est positif et concluant, la construction de l’immeuble abritant des 3 ½, 4 ½ et studios débuterait dès l’été 2019, pour une occupation en 2020.

Depuis la soirée d’information tenue en février dernier, plus de 80 personnes ont signalé leur intérêt par écrit à habiter le futur complexe. Celles-ci étaient originaires de Lingwick, Ham-Sud, Dudswell et Stratford. Avec le projet, la coopérative cherche à créer une continuité avec la phase déjà en place. « Architecturalement, on va essayer de créer un concept qui va être homogène », précise M. Decubber. On vise à faire de la 5e Avenue un milieu de vie paisible pour les retraités.

Face à l’engouement vis-à-vis du projet, une troisième phase est même envisagée. « Il y a une demande pour avoir quelque chose qui serait un peu plus luxueux, style condo ou loft. Mais présentement, on se concentre sur la phase 2. » Toujours selon M. Decubber, la présente phase vise à desservir une clientèle d’ainés bénéficiant de revenus modestes. Il s’agit d’un besoin non comblé en région, ce qui force certains à quitter pour les zones urbaines avoisinantes de Lac-Mégantic, East Angus ou Sherbrooke.

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