Vernissage de l’artiste Marie Cuerrier-Hébert

La population est invitée ce vendredi 15 juin, à la Maison de la culture John-Henry-Pope, 25, rue Principale Ouest à Cookshire-Eaton, pour le vernissage de l’artiste Marie Cuerrier-Hébert, à compter de 17 h 30.

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Des jeunes à votre service

Le projet d’été CJS devient la Coop d’initiation à l’entrepreneuriat collectif jeunesse, mais il a toujours pour mission de mobiliser et soutenir localement 12 jeunes âgés de 14 à 17 ans dans la mise sur pied de leur propre coopérative de travail afin d’offrir des services, tels que tonte de pelouses ou entretien ménager, au sein de la communauté tout au long de l’été.

Coop d’initiation à l’entrepreneuriat collectif jeunesse
Les objectifs au cœur du projet sont de favoriser chez ces jeunes entrepreneurs une prise de conscience de leurs capacités et de leur responsabilité collective et de développer leurs compétences par des expériences de travail significatives et enrichissantes.

Tout le fonctionnement interne du projet, entre autres les réunions du conseil d’administration, le travail en comités et la gestion de bureau, repose sur le travail des jeunes. Ils auront donc à se partager les tâches de façon à assurer la réussite de leur projet.

Accompagnement et formation des entrepreneurs
Dans le Haut-Saint-François, les jeunes entrepreneurs seront accompagnés et formés par deux coordonnatrices, soit Frédéryk Johnson et Sarah Bilodeau, pour aider les jeunes à développer et gérer leur entreprise. Il est d’ailleurs déjà possible de les contacter au 819 212-9288 pour réserver les entrepreneurs pour un contrat cet été.

Il est aussi important de noter qu’un comité local, composé de la Société d’aide au développement de la collectivité du Haut-Saint-François, des Caisses Desjardins du Haut-Saint-François, d’Animation jeunesse Haut-Saint-François et du Community learning center, développe et offre les ressources nécessaires pour la mise sur pied, la réalisation et la promotion de ce projet.

Le projet Coop d’initiation à l’entrepreneuriat collectif (CIEC) est rendu possible grâce au Fonds étudiant II qui, à titre de partenaire financier majeur, assure notamment le salaire et la formation des coordonnateurs partout au Québec. Il est déployé avec la collaboration du service d’entrepreneuriat coopératif du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité soutenu financièrement par le Secrétariat à la jeunesse, la Fondation pour l’éducation à la coopération et à la mutualité et le Mouvement Desjardins.

Vaste campagne pour sauver les étoiles

La MRC du Haut-Saint-François lance une vaste campagne de sensibilisation sous le thème On préserve la réserve. L’initiative, une primeur, vise à informer et sensibiliser les gens à se conformer au règlement d’éclairage extérieur tout en préservant et développant le sentiment d’appartenance envers la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic.

Élus municipaux, représentants des députés, du parc national et de l’Observatoire du Mont-Mégantic, participaient au lancement, soulignant chacun l’importance de préserver cette richesse naturelle, la première à avoir obtenu le statut de Réserve internationale de ciel étoilé au monde. La MRC a prévu diverses actions de communication auprès des écoles primaire, secondaire, du grand public ainsi que des entreprises agricoles, commerciales et industrielles.

Lise Got, responsable de la campagne, rappelle que l’objectif est d’informer la population de façon générale, mais également sur les produits d’éclairage extérieur conformes au règlement. Parmi les actions qui sont déjà posées et qui le seront, on retrouve la transmission d’informations auprès des quincailleries du territoire. « On a identifié pour chaque bannière du territoire et même certaines à l’extérieur, les lumières qui sont conformes à notre règlement et on va soutenir les quincaillers dans l’amélioration de leur offre », d’exprimer Mme Got. Les agriculteurs sont également dans la mire. On distribuera de l’information pour mettre en évidence les avantages d’un éclairage approprié en plus de mettre en valeur les fermes qui auront effectué des améliorations, précise-t-elle. Mme Got ajoute que les entreprises et commerces du Haut-Saint-François seront informés par le truchement de l’Info-Bulletin de la Chambre de commerce et qu’on souhaite mettre en valeur les conversions par des publireportages. Un autocollant pourrait être remis aux commerçants qui se seront conformés. Ils pourront l’afficher bien en vue, comme sur la porte du commerce. Il y a également un volet grand public, précise Mme Got, où l’information sera diffusée par le journal régional et le canal municipal ou communautaire. On propose également de faire la promotion d’activités qui touchent l’astronomie que ce soit dans les écoles ou dans les camps de jour pendant la saison estivale. La campagne est appuyée de deux outils de communication qui ont été développés, soit un dépliant qui sera distribué dans les municipalités, les quincailleries et lieux publics. Il présente la Réserve internationale de ciel étoilé et donne les grands principes de l’éclairage soit de bien évaluer le besoin, contrôler l’orientation, l’intensité, la période et d’éviter la lumière bleue nocturne. Cette dernière a un impact sur la santé et le voilement des étoiles, précise-t-on sur le document. Le deuxième outil, une feuille où l’on retrouve l’inventaire des luminaires conformes par bannière de quincaillerie. On projette aussi en produire un autre qui toucherait le secteur commercial et agricole. L’inventaire est également disponible sur le site de la MRC.

Nathalie Laberge, directrice aménagement et urbanisme à la MRC, précise que les élus adopteront une nouvelle réglementation, plus simple quant à son application, sur la pollution lumineuse. « Il s’agit d’un règlement qui va diriger les gens vers les bonnes façons de faire comme diriger l’éclairage vers le bas, la quantité de lumière émise et autres. » Évidemment, la tâche d’appliquer la réglementation reviendra aux municipalités. Mme Laberge ajoute « nous, on ne s’est jamais approprié cette richesse de ciel étoilé. Donc, les élus ont décidé de lancer une campagne en mettant des moyens en place de faire en sorte de sensibiliser les citoyens, sensibiliser les commerces pour que les gens voient le potentiel de cette réserve-là. En fait, on souhaite en faire un développement économique à vocation », complète-t-elle. Tout en soulignant l’implication des divers intervenants au fil des années pour créer et préserver la réserve de ciel étoilé, le préfet suppléant, Richard Tanguay, souligne que « c’est une fierté locale. C’est quelque chose qui nous rend uniques et il faut savoir en profiter. »
Sébastien Giguère, responsable de l’éducation au parc national du Mont-Mégantic et coordonnateur scientifique à l’ASTROLab du Mont-Mégantic, précise que c’est l’engagement de toute une population qui va permettre de perdurer la réserve internationale de ciel étoilé. « Regarder les étoiles, c’est une des activités les plus anciennes de l’humanité. Je pense une des plus belles et des plus inspirantes aussi. » Il ajoute que « ce beau spectacle est en voie de disparition puisque 99 % des habitants en Amérique du Nord vivent sous un ciel pollué par la lumière et plus de 80 % des gens ne voient plus le spectacle de la Voie lactée. Les enfants qui grandissent dans les grandes villes ou les banlieues n’ont jamais vu c’est quoi un ciel étoilé. L’existence de la réserve est super importante pour l’avenir de notre observatoire qui est le plus performant dans l’est de l’Amérique du Nord, le plus grand en sol canadien. Le ciel étoilé, ce n’est pas vrai que c’est juste pour les astronomes ; c’est pour tout le monde », complète-t-il.

L’Observatoire du Mont-Mégantic est également fier de s’associer à la campagne de sensibilisation. Mathieu Ouellet, directeur des opérations de l’Observatoire, mentionne que des avancées technologiques ont été rendues possibles grâce à l’Observatoire. « On a développé ici, des grands instruments qui vont dans les plus grands télescopes du monde. » M. Ouellet ajoute « que la pollution lumineuse c’est pas juste pour les astronomes, que c’est un problème, les biologistes sont préoccupés, ça a un impact sur les animaux, les plantes réagissent à la lumière bleue. » Dans le même esprit, Martin Aubé, professeur de physique au Cégep de Sherbrooke, mentionne selon une étude internationale à laquelle il a participé que l’exposition nocturne à la lumière bleue pourrait être associée à un risque accru de souffrir d’un cancer du sein ou de la prostate.

La MRC du Haut-Saint-François a investi quelque 15 000 $ dans la campagne plus le temps en ressources humaines. Une évaluation de la situation sera effectuée plus tard.

Agrandissement de la Source-Vive à Ascot Corner

Les parents de quelque 50 élèves fréquentant l’école primaire de la Source-Vive à Ascot Corner respirent mieux. Le député de Mégantic à l’Assemblée nationale, Ghislain Bolduc, a annoncé au nom de son collègue ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Sébastien Proulx, l’investissement de plus de 3,4 M$ pour l’agrandissement de l’école, qui sera complété pour l’année scolaire 2019-2020.

Rappelons que cette décision fait suite à de nombreuses représentations de parents, et du conseil municipal d’Ascot Corner auprès de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), qui a déposé une demande d’agrandissement prioritaire auprès du ministère de l’Éducation. Les parents avaient obtenu un sursis de la CSRS quant au déplacement des élèves en attendant la réponse du ministère. Une décision négative aurait contraint une cinquantaine d’élèves à se déplacer vers l’école primaire Notre-Dame-des-Champs à Stoke.

Le président de la CSRS, Gilles Normand, lance « inquiétez-vous pas, les élèves n’iront pas à Stoke. Ça, c’est un dossier de réglé. Ascot Corner est une municipalité rurale, distincte et la présence d’une école primaire dans la municipalité est très importante pour la vie communautaire. »

Agrandissement
Selon M. Normand, le début des travaux est prévu pour « l’été 2019, le temps de faire les devis, préparer les projets, définir l’endroit et les besoins. Le tout devrait être prêt pour la rentrée scolaire 2019-2020, c’est l’objectif qu’on vise au départ ». L’agrandissement de 644 mètres carrés comprend quatre classes, un service de garde, l’ajout de 35 mètres carrés à la bibliothèque ainsi que des locaux polyvalents.

Rappelons que la CSRC a déposé la demande prioritaire d’agrandissement en septembre dernier et la réponse positive vient d’être annoncée, ce qui est assez rapide comme dénouement. Le député Bolduc attribue cela au fait « qu’il y ait une concertation entre les acteurs, ça a un effet multiplicateur. Je dois mettre l’emphase là-dessus, la municipalité, la commission scolaire, la députation, les gens du milieu, les parents, tous les gens se sont concertés. C’est facile pour un député quand tout le monde derrière nous dit : vas-y, c’est ça ta job. J’ai convaincu le gouvernement et j’insiste sur le mot ruralité a des besoins particuliers. L’école est très importante comme outil de cohésion communautaire; ça devenait un élément critique dans le développement de la communauté à Ascot Corner. » M. Bolduc admet également que le contexte économique favorise une prise de décision semblable.

Pour Éric Mageau, conseiller municipal à Ascot Corner, « c’est une victoire pour les élèves, les parents. Tout ce beau monde-là va rester chez nous et c’est ce qu’on voulait dans le fond. C’est une victoire autant pour les promoteurs de la municipalité. C’est une suite logique au développement de la municipalité. La municipalité trouvait inconcevable et inacceptable le déplacement d’élèves vers une autre école. D’un point de vue communautaire et économique, c’était carrément une catastrophe, on ne se le cachera pas. Ascot Corner est en pleine expansion au niveau de son développement. Devant l’ampleur de l’enjeu, la municipalité n’avait d’autres choix que de s’impliquer. Je remercie le député Bolduc et les commissaires, la commission scolaire d’avoir compris c’est quoi l’enjeu. »

Pour la directrice de l’école, Sandra Viens, l’arrivée de nouveaux élèves en attendant l’agrandissement demande une réorganisation à l’interne que ce soit pour l’utilisation de local ou des heures de dîner, mais elle est satisfaite de l’annonce. L’école accueillera une douzaine de nouveaux élèves pour la rentrée de septembre prochain. Ce nombre devrait grimper à 40 d’ici cinq ans.

La CDC souligne 15 ans d’implication

C’est dans une atmosphère de fête avec tapis rouge et vin d’honneur que les membres de la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François accueillaient leurs nombreux invités au Club de golf East Angus, pour souligner le 15e anniversaire de l’organisme œuvrant à améliorer la qualité de vie des gens du territoire.

Plusieurs maires, représentants des municipalités et des députés Marie-Claude Bibeau de Compton-Stanstead et Ghislain Bolduc de Mégantic, sans oublier les nombreux partenaires, participaient à l’événement. Les responsables de la CDC ont profité de l’occasion pour présenter quelques réalisations effectuées au cours des dernières années. On a remis à chaque participant des documents dont un recueil des paroles des élèves de la Cité-école Louis-Saint-Laurent dans le cadre du projet #ellenapasditoui auquel participaient La Passerelle, le Centre des femmes du Haut-Saint-François, La Méridienne, centre d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et de la Corporation de développement communautaire. On a également présenté plusieurs capsules à saveur humoristique, mais combien sérieuse sur le thème #ellenapasditoui.

Autre fruit du travail de la CDC, la présentation du documentaire : La diversité sexuelle et de genre en ruralité «Le Haut-Saint-François, une histoire d’amour.» Plusieurs personnes, hommes et femmes témoignent de leur différence. On a également relaté plusieurs bons coups au cours des années, dont le récent colloque sur la diversité sexuelle en milieu rural tenu à Gould.

La présidente de la CDC, France Lebrun, a tracé un bref historique de l’organisme, émule du Mouvement des organismes communautaires (MOC), puis du Groupe d’action pour l’enrichissement collectif (GAPEC) avant d’en arriver à la naissance de la CDC en 2001. Elle rappelle diverses actions de la CDC dont le grand rassemblement des organismes en 2004, pour favoriser l’échange et la complémentarité. On retrouve aussi la création du Fonds de dépannage et solidarité HSF, Communauté en fête, la participation à l’approche territoriale intégrée «ATI» qui sera précurseur du comité solidarité HSF comme on le connaît aujourd’hui : plan pour contrer la pauvreté, activités et projets pour favoriser l’enrichissement de la population du territoire. L’organisme a également contribué à la création d’une carte des ressources du HSF (2010), un bottin des ressources de dépannage.

« Aujourd’hui, la CDC connaît une maturité qui lui permet de jouer de plus en plus son rôle d’être aux côtés de l’ensemble des organismes communautaires pour les aider à avancer, à revendiquer de meilleures conditions, à soutenir la population du HSF. La CDC est aussi de plus en plus reconnue comme un acteur important dans le développement socio-économique de la région », de soutenir Mme Lebrun.

Membre depuis la première heure de la CDC, Andrée Larrivée estime qu’après 15 ans, « la CDC vieillit bien et on a gardé notre vision. On a travaillé à se faire connaître et reconnaître. Ç’a changé, maintenant on sent qu’on fait partie de la solution. La CDC est assez innovatrice et vous allez voir, on n’a pas fini de vous surprendre. » La CDC travaille avec les organismes du territoire et les municipalités à améliorer la qualité de vie des gens du Haut-Saint-François.

Quand amour et travail se mêlent

Marc-Antoine Provencher et Daphnée Doré se sont connus lorsqu’ils étudiaient à l’école secondaire avant de se perdre de vue. Les deux ont, par la suite, étudié en horticulture et aménagement paysager au CRIFA de Coaticook à quelques années d’intervalle. Ils ont aussi travaillé pour la même entreprise, Jardin Eden à Sherbrooke, toujours sans se croiser. Puis un beau jour, Daphnée et Marc-Antoine se sont retrouvés par l’entremise des réseaux sociaux.
Depuis ce temps, le duo est partenaire dans la vie, comme au travail. « Tout a été chamboulé », se rappelle Mme Doré. « On a commencé à sortir ensemble. Un an après, on habitait ensemble. Je suis tombée enceinte et après ça, on se partait en affaires. Ça a été quand même assez vite. » Mme Doré et M. Provencher forment un couple depuis 2012 et ont démarré leur entreprise en 2015.

Le saut dans le vide
Marc-Antoine Provencher a eu quelques employeurs avant de décider d’être son propre patron. « Ici dans la région, il y avait un manque à pallier de paysagistes, ça fait qu’on a décidé qu’on essayait. En paysagement, c’est pas des salaires très élevés. Y a pas d’assurances comme sur la construction. Un moment donné, j’ai dit “si on veut assurer quelque chose à nos enfants, on va monter une business.” »
Les conjoints forment une bonne équipe et se complètent bien l’un l’autre. « Moi, je suis plus construction et paysager », décrit M. Provencher. « Elle, c’était l’artiste, la conceptrice. Moi, c’était tout ce qui était matériaux inertes, elle, les plantes. Ça faisait longtemps que je lui en parlais. Puis même avant de la rencontrer, j’y pensais. »

De l’aide appréciée
Le couple s’inscrit alors au cours de lancement d’entreprise du Centre de formation professionnelle du Haut-Saint-François. « Quand on a fini le cours, c’est là qu’on a fait une démarche auprès de la SADC », se rappelle Marc-Antoine Provencher. « Après ça, conjointement, le CLD est embarqué avec la SADC pour nous donner un coup de main. » Pour maximiser leurs chances d’être acceptés, Mme Doré et M. Provencher complètent leur plan d’affaires en incluant une source de revenus pour la saison morte. Monsieur buche et vend du bois l’hiver, alors que madame s’occupe du site internet et de la paperasse pendant ce temps.

Rémi Vachon, conseiller aux entreprises au Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François, détaille l’aide reçue par l’entreprise. Aménagement Solum « a obtenu du financement traditionnel d’un côté, mais a aussi bénéficié de la mesure Soutien au travail autonome. Ils ont un accompagnement personnalisé une première année puis un soutien financier sur 30 semaines pour les entrepreneurs. »

En trois années d’activités, Aménagement Solum a atteint un point où ses deux fondateurs ont suffisamment d’ouvrage pour être occupés à temps plein. Bien qu’ils aient déjà eu recours à de l’aide ponctuelle, M. Provencher estime avoir désormais la place pour accueillir un troisième membre au sein de l’équipe. La difficulté demeure le recrutement. « La problématique de notre génération, ça va être ça », résume-t-il. L’entreprise a déjà eu quelques employés qui n’auront duré que quelques jours après s’être rendu compte de la difficulté de la tâche. Après avoir été un match parfait sur les plans personnel et professionnel, le couple derrière Aménagement Solum espère maintenant trouver cette perle rare qui leur permettra de poursuivre la route.

Consultez la capsule vidéo de l’entreprise ici

Une 5e saison qui décoiffe comme une 5e symphonie

L’Atelier Auckland tenait récemment le vernissage de son exposition estivale 2018 qui regroupe quatre artistes locaux. Outre celles des hôtes Sylvain Dodier et Luc Pallegoix, on retrouve les œuvres de Grégoire Ferland, installé à East Angus, et de Robert Péloquin, basé à Cookshire-Eaton. Une trentaine de curieux ont pu visiter les installations du centre d’art et de nature dans le cadre d’un 5 à 7.

Le poète Sylvain Dodier a ouvert la soirée en présentant le thème de la rencontre artistique. « On vous présente une exposition qui se tisse au masculin et où se croisent et s’interpellent les œuvres de quatre artistes qui sont fascinés par le métissage des êtres, de la nature, de la matière et des mots. » La sélection d’œuvres comprend sculptures, tableaux, photographies et poésie.
Luc Pallegoix traite des chamboulements qu’a dû subir l’atelier afin d’accueillir cette cinquième saison. « C’est la révolution. Le loft devient duplex. Ça fait juste trois jours et on n’est pas encore habitués. On ouvre la troisième salle avec des peintures et des sculptures de Grégoire Ferland. Ça, c’est une grosse fierté personnelle. Je le connais depuis même pas un an. Quand même ! Il y a des nouvelles pièces de Robert Péloquin. Je suis assez content parce que ça fait deux ans que je lui demande de faire des petites pièces vendables. Des trucs pour lesquels tu n’as pas besoin de grue », lance-t-il à la blague.

Dans la salle, on croise deux quasi voisines de l’atelier. « On vient d’emménager l’année passée ici à Saint-Isidore-de-Clifton, ça fait que c’est notre première fois », résume Anne-Marie. « On s’est dit : “On va aller voir puis on va découvrir.” Et c’est sur la coche ! » De son côté, Sarah a eu un coup de cœur pour une œuvre de la série Les Petits Mondes de Luc Pallegoix. Le cliché d’un paysage d’hiver est modifié pour être arrondi et isolé au milieu du ciel bleu. Le résultat final rappelle l’image d’une planète au milieu de l’espace.

Quatre artistes aux quatre coins de l’atelier
Outre sa série de photographies de paysages «planétaires», M. Pallegoix présente aussi de nouvelles pièces pour les collections Les Beaux Garçons d’Auckland et la bien connue Cerf ectomorphe/The Queer Deer.
Grégoire Ferland, présent en région depuis une dizaine d’années, produit sculptures et tableaux. Il est installé dans l’ancienne église de la rue Saint-Jacques à East Angus, à l’ombre de l’imposante Saint-Louis-de-France. « J’avais besoin de la place. À Montréal, de la place, je pouvais pas en acheter. À East Angus, c’était possible. On n’a plus besoin de la ville, non plus parce qu’on a internet, on réduit les distances. Les collectionneurs nous suivent et se déplacent. »

Robert Peloquin sculpte des personnages. Certains d’entre eux sont inspirés de la tragédie de Lac-Mégantic. « Ce train-là, il passait devant chez moi. Souvent, je marche sur ces rails de train là. J’y ai ramassé des clous de rails. C’était dans un état épouvantable : les rails étaient lousses, le bois était pourri. Je me disais : “Un jour, il va arriver quelque chose.” J’ai été sur les lieux quelques mois après. Après les clôtures, il y avait des petits bouts de métal fondus. Ça démontrait comment le feu était intense. J’ai fait une œuvre avec ces clous et des morceaux de fer. Je suis resté bien touché par tout ça. Ça symbolise les gens dont la vie a été enlevée par cette tragédie et qui sont partis en vol. »

Sylvain Dodier s’est laissé inspiré par l’équipe d’artistes de l’été 2018 pour créer une douzaine de poèmes-tableaux. « Comme on était quatre gars, j’ai fait des textes au masculin. C’est des souvenirs, une série de taches de vie. C’est vraiment des petits secrets qu’on murmure à l’oreille. C’est écrit main et chacun est unique. Ça marche. Les gens aiment ça, ils achètent. Ça me fascine. »

Le Marché de la petite école entame la saison 2018

Déjà reconnu pour son cachet unique, le Marché de la petite école à Lingwick entame sa 8e saison. Les nombreux kiosques avec des producteurs variés et le P’tit pub du marché incluant la partie restauration sont ouverts au public depuis la semaine dernière et le seront tous les vendredis à partir de 16 h, jusqu’au 7 septembre.

Plusieurs invités et citoyens ont participé au lancement officiel vendredi passé. La chorale Dud’ili’d’Ham et sa vingtaine de chanteurs ont donné le coup d’envoi de la saison 2018. Tout comme pour les années précédentes, les amateurs de marché public seront servis à souhait. Ils auront le choix parmi une grande variété de produits comme bleuets, pain artisanal au levain, pâtisserie à l’érable, de l’agneau, des légumes biologiques, des croissants, de la truite fumée, du sanglier, du lapin, de la dinde, des olives, condiments et autres. Au fil des semaines, s’ajouteront également des créateurs d’artisanat et de produits de soins corporels.

La popularité du P’tit pub n’est plus à faire. Chaque vendredi, on y servira entre autres, des vins du vignoble l’Orpailleur ainsi que des bières en fût de la microbrasserie Multi-Brasses et d’autres bières. Café, eau et jus complètent l’offre. Soulignons une nouveauté soit le prêt de jeux de société au P’tit pub. Encore cette année, un service de restauration sera offert.

Les incontournables
L’organisation du Marché de la petite école bonifiera son offre au cours de la saison avec un volet culturel. Jean-Marc De Raeve se produira le 20 juillet alors que Geny & Matt feront de même le 10 août. Quant à Théo Forest-Laplante, il fera de même en duo le 7 septembre. Mentionnons que parmi les incontournables, il y aura les repas spéciaux comme celui du 10 août pour célébrer la semaine des Marchés publics. On a profité de l’ouverture du marché pour distribuer gratuitement des semences asclépiade contribuant à protéger les papillons Monarque. Le concours de conserves maison revient également pour le 10 août.

Autres marchés
Rappelons que le territoire du Haut-Saint-François compte d’autres marchés publics qui mérite le déplacement soit les jeudis à Westbury, juste à côté de l’hôtel de ville, accessible par la route 112; à Scotstown, les vendredis au parc Walter MacKenzie ainsi que les samedis à partir du 7 juillet au marché villageois à Sawyerville, situé à proximité de la route 210.

Tournoi de golf de la Chambre de commerce

C’est 91 golfeurs qui ont bravé une température plus qu’incertaine pour participer au tournoi de golf annuel de la Chambre de commerce du Haut-Saint-François. L’activité se déroulait sur les allées du Club de golf East Angus. Plus d’une centaine de personnes ont participé au souper au cours duquel on a procédé au tirage de plusieurs prix. L’édition 2018 était rehaussée par la participation de Marc-Olivier Désilets, directeur adjoint à la production chez Léo Désilets, maître herboriste et Emballages Façoteck. Fondée en 1974, l’entreprise qui produisait au départ de la gomme de sapin et des produits comme la gomme de pin, d’épinette, herbes racines et écorces s’est développée au fil des années. Elle fabrique aujourd’hui plus de 85 produits de santé naturels. En 2005, s’ajoute la filiale Emballages Façoteck, spécialisée dans le conditionnement à façon de produits pharmaceutiques, naturels et cosmétiques. L’entreprise située à Scotstown compte plus de 35 employés et constitue un bel exemple de dynamisme entrepreneurial en région.

Une pétition pour la route 257 qui pave la voie à un projet pilote

Les cinq maires du Comité de la route 257 se sont rendus au bureau du député de Mégantic, Ghislain Bolduc, pour déposer une pétition contenant près de 2000 signatures. Ceux-ci espéraient un engagement officiel de la part du gouvernement du Québec. De son côté, le député Bolduc remettra le document auprès du ministère qui s’occupera de faire un suivi auprès des municipalités à court terme.

Deux étapes avant la suite
Dans un premier temps, le député de Mégantic et adjoint parlementaire du ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, déposera la pétition de 1954 signatures à l’Assemblée nationale. Il aura ensuite une rencontre avec ce même ministère pour discuter du dossier au début juin.

La pétition contenait, outre les signatures, plusieurs lettres d’appui et résolutions. Deux d’entre elles provenaient des MRC du Granit et du Haut-Saint-François. « Elle est imposante, hein ? », s’est écriée la présidente du comité et mairesse de La Patrie, Johanne Delage, en déposant la pile de documents auprès du député Bolduc. « On a travaillé fort, les cinq maires ! » Ceux-ci sont de Hampden, Lingwick Scotstown, Weedon, en incluant La Patrie. Ils étaient accompagnés au moment de la remise, du préfet de la MRC, Robert Roy.

Parmi les entreprises et organismes signataires, on retrouvait entre autres le conseil étudiant de la polyvalente Louis-Saint-Laurent, dont plusieurs des jeunes subissent l’état de la route lors de leur trajet quotidien en autobus scolaire.

Selon le Comité de la route 257, le piètre état actuel de la route « nuit au développement économique, à la mobilité de la population dans ce secteur dévitalisé et aux services d’urgence ». Il rebute également touristes et visiteurs en limitant l’accès au parc national du Mont-Mégantic et à ceux régionaux du marécage des Scots et du Mont-Ham. L’implication financière individuelle des municipalités pourrait monter jusqu’à 600 000 $, sur un projet total jusqu’à 30 M$.

Suite à la rencontre de Ghislain Bolduc avec le ministère, un suivi sera effectué directement auprès des municipalités afin de leur indiquer la suite des choses.

En route vers un projet pilote
« Étant donné que ce projet est unique dans sa complexité et l’ensemble des interventions, on regarde une nouvelle façon de faire », affirme le député Ghislain Bolduc. Le fait que cinq municipalités aient choisi de s’impliquer est venu changer la donne. M. Bolduc poursuit : « Il est clair que la route 257, dans la condition où elle est là, le problème, c’est que l’entretien de surface n’est pas suffisant parce qu’il n’y a pas de fond. Quand on essaye de mettre de l’asphalte sur la vase, ça fait ce que ça fait là. La route se détruit et il n’y a pas de durabilité. Il faut revoir le modèle. C’est pour ça qu’on appelle ça un projet pilote. Il faut revoir comment les choses sont faites. »

Le préfet Robert Roy a exprimé son inquiétude quant au suivi du dossier à l’approche des élections provinciales d’automne. Le député Bolduc, qui prendra sa retraite à la fin du présent mandat, a précisé qu’il s’agirait du personnel du ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, qui s’occupera du dossier, plutôt que le cabinet, composé du ministre et de son équipe, qui est sujet à changement.

Le maire de Scotstown, Dominique Boisvert, a voulu confirmer les propos tenus par le ministre André Fortin lors d’une entrevue radiophonique au 107,7 FM. « Est-ce qu’il y a bien une volonté qui a été exprimée du côté de Québec ? », a-t-il demandé. « Ce que le ministre a bien éclairci à la radio, c’est qu’il est au courant du dossier » et qu’il s’agit d’une priorité, a maintenu M. Bolduc.

BMR G. Doyon inaugure sa nouvelle boutique Inspiration

Dans le cadre d’un 5 à 7, le Centre de rénovation G. Doyon a dévoilé la teneur de sa nouvelle boutique Inspiration. L’espace décoration a été revampé pour offrir aux clients plus de sur-mesure. « On veut donner une nouvelle tournure à la boutique », explique Annye Desjarlais, conseillère-décoratrice et responsable de la boutique depuis dix ans. « Un peu plus des idées que de vendre juste des trucs. » On y retrouve des ilots aménagés, des systèmes d’armoires, des comptoirs moulés, du rangement pour walk-in, etc. Plusieurs citoyens et curieux s’étaient rassemblés dans l’espace tendance au centre duquel étaient servis bouchées et rafraichissements.

MYM Nutraceuticals acquiert les terrains à Weedon

MYM Nutraceuticals, la municipalité de Weedon et Les Entreprises Boisvert, propriétaire des terrains convoités dans le cadre du projet de culture de cannabis médicinal, ont paraphé l’entente notariée la semaine dernière. L’entreprise, dont le siège social est à Vancouver, est maintenant propriétaire des terrains situés sur le rang 2 pour une superficie approximative de 400 acres comprenant une gravière à laquelle la municipalité pourra s’approvisionner gratuitement.

Le maire de Weedon, Richard Tanguay, a confirmé la nouvelle au journal régional Le Haut-Saint-François, la semaine dernière. Rappelons que la municipalité avait déposé une offre d’achat auprès du propriétaire des terrains dans laquelle était précisé qu’elle se gardait le droit de le transférer à une tierce partie.

La transaction s’élève à 660 000 $, payé par MYM Nutraceuticals dont 60 000 $ sont versés à la municipalité pour frais de gestion, d’expliquer M. Tanguay. Ce dernier n’a pas caché sa joie et la satisfaction du fait que MYM Nutraceuticals est maintenant propriétaire des terrains. Le maire de Weedon est d’autant plus heureux, car l’entreprise lui donne le droit d’exploitation de la gravière. « Nous récupérons la gestion de la gravière pour la municipalité. On achète en moyenne de 5 000 à 7 000 tonnes de gravier par année ce qui représente entre 70 000 $ et 80 000 $ par année. On aura à le passer au tamiseur, mais c’est une économie substantielle pour nous. » Le maire prétend que la municipalité n’aura pas besoin d’acheter de gravier pendant les 10 à 15 prochaines années. Selon nos sources, MYM devrait faire d’autres annonces au cours des prochains jours.

Lancement de la saison touristique HSF

Avec des nouveautés sur le plan touristique jumelées avec les classiques déjà bien établis, la nouvelle saison touristique dans le Haut-Saint-François promet d’occuper, d’ébahir, d’instruire et de charmer les visiteurs qui choisiront de découvrir le territoire.
Une trentaine de personnes, des propriétaires et représentants d’entreprises touristiques et promoteurs d’événements ont participé la semaine dernière, à l’Abri-bois à La Patrie, au pied du majestueux mont Mégantic, au lancement symbolique de la nouvelle saison touristique du Haut-Saint-François. C’est avec un plaisir et une fierté évidente qu’ils ont profité du deux minutes qui leur était accordé pour mousser rapidement leur entreprise, attraits ou événements. Une vingtaine d’attraits touchant l’hébergement, les activités sportives, culturelles, divers événements, expositions, l’agrotourisme avec de nombreux jardins à découvrir, les marchés publics et autres ont été évoqués, donnant un avant-goût de ce qui attendait les visiteurs. Isabelle Couture, de la SADC et de Tourisme Haut-Saint-François, souligne l’apport et le dynamisme des acteurs touristiques faisant en sorte que le Haut-Saint-François prend de plus en plus de place sur la scène touristique estrienne. « Je suis très fier de voir où on s’en va au niveau touristique. De plus en plus, vous nous donnez du contenu, vous créez des attraits innovants et de plus en plus, c’est intéressant », précise-t-elle en s’adressant aux intervenants présents.

Guide
Tourisme Haut-Saint-François a également profité de l’occasion pour lancer son nouveau guide des attraits touristiques du Haut-Saint-François. Le document de 44 pages en français et autant de pages en anglais se démarque par sa couverture. « On a présenté un guide différent des autres. La couverture, cette année, se démarque aussi par un paysage nocturne. Le visuel de la couverture est tiré de photos du photographe Alain Coulombe », d’exprimer Mme Couture. Le guide, abondamment illustré, inclut l’ensemble des aspects touristiques du territoire dans chacune des 14 municipalités. Les événements, hébergement, agrotourisme, restauration, parcs, boutiques spécialisées, sport/nature/plein air, culture et patrimoine y sont mentionnés. On y retrouve également des nouveautés comme La Brasserie 11 comtés avec le volet restauration offert par le Jardinier déchaîné. L’exposition John-Henry Pope, présentée à l’intérieur de la petite église de pierres St-Peter’s, juste à côté de la Maison de la culture à Cookshire-Eaton, promet également. Le bistro Le Petit Écossais à Scotstown saura surprendre les visiteurs. Évidemment, les classiques toujours populaires comme le Parc régional du marécage des Scots, le Musée Eaton Corner, Les Jardins Vivaces de Fernand, La Ruée vers Gould, la mine d’or à Chartierville sans oublier la côte magnétique et bien d’autres assurent une offre touristique plus qu’intéressante. Le guide imprimé à 5 500 exemplaires sera disponible dans les divers bureaux touristiques de l’Estrie et à quelques endroits à l’extérieur du territoire estrien.

Bureau mobile
Une nouveauté, assez originale, est mise de l’avant pour rejoindre les visiteurs, soit un bureau d’informations touristiques mobile. Il sera présent dans les divers événements et attraits sur le territoire de la MRC du Haut-Saint-François. Armée de guides et de cartes de la région, la préposée accueillera tous les visiteurs en quête d’informations touristiques, où qu’ils soient. Enfin, on a profité de l’occasion pour dévoiler la gagnante du concours lancé quelques semaines plutôt avec la collaboration du Parcours de marche au cœur de Mégantic et de nombreux partenaires Gagne ton parcours de marche ! Mme Annie Fontaine de Drummondville se mérite donc le prix d’une valeur de 1 000 $ incluant un parcours de marche avec une personne de son choix, l’hébergement, les repas et de nombreuses surprises.

Le concert classique célèbre son année chanceuse

Le 16 juin prochain se tiendra le 16e concert classique au profit de la Fondation du Centre de santé et de services sociaux du Haut-Saint-François. L’événement se tiendra à l’église Trinity United et mettra en vedette Myriam Genest-Denis, Mariane Patenaude et Jean-Luc Côté.

La responsable et flutiste Myriam Genest-Denis a vu le concert grandir depuis 2003. « On est maintenant un événement important de levée de fonds pour la Fondation. » Plus de 100 000 $ ont été récoltés à ce jour par ces soirées classiques.
Cette année, Mme Genest-Denis sera accompagnée de Mariane Patenaude au piano et Jean-Luc Côté au hautbois. « J’essaie de varier et d’amener des instrumentistes et des instruments différents d’une année à l’autre. C’est sûr qu’on a toujours un ou une pianiste », le piano accompagnant bien la flute. L’ajout pour 2018 réside en la présence du hautboïste Jean-Luc Côté. Celui-ci a joué avec Les Violons du Roy, l’Orchestre Métropolitain et l’Orchestre Symphonique de Montréal. « Les deux collègues qui viennent, c’est vraiment des super musiciens reconnus à travers la province. On est chanceux de les avoir avec nous à Cookshire », insiste la musicienne.

Les concerts classiques estivaux offrent un répertoire exclusivement instrumental, contrairement à ceux de Noël, qui comportent du chant. Certaines pièces interprétées cette fin de semaine seront des duos, alors que la majeure partie intégrera les talents des trois instrumentistes présents.

La programmation comportera des œuvres de Saint-Saëns et de Schubert, de même que de deux compositrices contemporaines. L’une d’elles est la Britannique Madeleine Dring, dont une des pièces viendra clôturer le concert classique de ce samedi.
Les billets sont en vente au cout de 20 $ pour les adultes. Pour information et réservations, veuillez appeler au 819 875-5697.

Concours Maison et balcon fleuris à Cookshire-Eaton

Pour une deuxième année consécutive, le Coeur villageois de Cookshire-Eaton parrainé par Tourisme Cantons-de-l’Est présente le concours «Maison et balcon fleuris». Plus de 1 300 $ en bons d’achat seront remis aux participants. L’année dernière, plus de 800 $ ont été distribués aux divers gagnants.

Nous apercevons la photo de la résidence de M. Yvan Lapointe, gagnant du 1er prix dans la catégorie Maison fleurie. Le lauréat a reçu un bon d’achat de 200 $ à la Pépinière Amanda-Joe. Mme Nathalie Roy a remporté le 1er prix dans la catégorie Balcon fleuri avec un bon d’achat de 100 $ à la même pépinière. Plusieurs autres prix provenant de divers commerçants ont été distribués. Les personnes intéressées à participer à l’édition 2018 doivent s’inscrire avant le 27 juillet auprès de Cathy Turcotte en remplacement d’Anick Fredette, à l’adresse courriel suivante : anick.fredette@hsfqc.ca, par la poste au 220, rue Principale Est, Cookshire-Eaton, J0B 1M0 ou par téléphone au 819 560-8585 poste 2311. Faites parvenir une photo papier ou électronique en identifiant vos coordonnées.

Rachel Garber

QUIET DESPERATION

Before each issue I receive a few emails about upcoming news from various contacts. Usually, they tell about upcoming events. Here’s one I received from an estimed source, telling about considerably more.

“No announcable news from these precincts, other than the fact that the Keeling curve continues its steadfast and inexorable rise upwards, even I witness my contemporaries zooming about the face of the earth in endless pursuit of perceived need and desire. Maybe you can work that into your column without offending anyone?”

Ok. Where to begin? Brian Creelman’s precincts are burgeoning with nature: gardens, a greenhouse, a seed storage facility, ducks, chickens, dog, and a incessantly questioning brain. Located near Bishopton. He’s acutely aware of the Keeling curve. That’s a graph that plots the amount of carbon dioxide in the earth’s atmosphere. Since 1960, it’s been going up at an alarming rate. Carbon dioxide traps heat in the atmosphere, and its increase leads to an overall warming of the planet.
We see it happening, but mostly we go about life as if…

In my father’s well-worn 1914 edition of Henry David Thoreau’s Walden or Life in the Woods, I read “The mass of men lead lives of quiet desperation. What is called resignation is confirmed desperation.” Thoreau was talking about the complexities of trying to earn more, buy more, and fulfil our ever-increasing wishes and wants. I don’t think he could have imagined how we, today, have carried this to such an extreme that we are choking our world in plastics, exhaust fumes and pavement.
Thoreau suggested an alternate route: “Simplify, simplify.” He advocated living in nature. Yes, Brian.

Brian has strong feelings, eloquently expressed. “One might be led to believe that the purpose of human life – the human “condition” – is to be farmed by pistons, if one had just arrived here from some distant planet. Look around your environment: try to imagine a life without pistons yoked to the myriad enablements of human supremacy and exceptionalism.

“These enablers roar by on the highway in the form of Doppler Dragons, angrily rumbling their loot to the centres of consumption: the building marts, the grocery stores, the shopping malls, the gas stations, the ‘shining cities on the hills’. They are up in the sky as well, airliners and satellites.”

Pistons make combustion gases work to propel our many gas-fuelled vehicles. So if I understand, Brian, you are suggesting we serve our oil industry, rather than the other way around. Hmm. We’re living the stuff of science fiction. Now that’s fuel for thought.

HOUSES & BALCONIES IN BLOOM
The Coeur Villageois of Cookshire-Eaton has unfurled the details of its 2018 edition of the Houses and Balconies in Bloom Contest / Concours maisons et balcons fleuris. In 2017, more than $800 in prizes were awarded to 10 winners, and this year, more than $1,300-worth of prizes are up for the winning.

The theme is “Marry the Beauty of Nature and Antiques,” highlighting the cultural heritage of our region. Participants are invited to create gardens incorporating local cultural heritage objects such as, for example, split rail fences, cartwheels, or antique water pumps. Many prizes are to be awarded for composition, creativity and design in three categories: front yards, balconies, and participation for all villages. The prizes are in the form of gift certificates from some 25 local enterprizes, with the top prizes worth $200 each.

The first step is to get your hands on a contest poster, available in either English or French, which lays out all the criteria and prizes, and offers many creative suggestions. Also, on the Cookshire-Eaton website is to be a list of the most common perennials of local historical gardens. You can also consult chapter 7, Landscaping in an Older Neighbourhood, in the free guide, Property Restoring and Enhancing Your Old Home. The guide is available at the Cookshire-Eaton Town Hall or the John Henry Pope Cultural Centre.

Then you can create your own blooming design, let it grow, and send one or two photos of your design before Friday, July 27, to the Cookshire-Eaton Town Hall. Happy gardening! Info: 819-560-8585 x 2311.

June 13: COLOUR CAFÉ
On Wednesday, June 13, from 2 to 4 p.m. a Colour Café will be at the John-Henry-Pope Cultural Centre, 25 Principale West, Cookshire. Participants are welcome to bring colouring supplies or to use what is available. Tea, coffee, and snacks are provided.

July 7: SAWYERVILLE MARKET
This summer, the Sawyerville Community Garden is on Saturdays from July 7 to September 22, from 10:30 a.m. to 12:30 p.m.

FROZEN MEALS & TRANSPORTATION
The bi-weekly frozen meals-on-wheels service and volunteer transportation services will continue throughout the summer. The coordinator of English services, Diane Grenier, can be reached at 819-238-8541, or by email at coordo@cabhsf.org. During the period of June 21 to August 21, you can reach Diane on July 24 and August 7 to place your order for meals. For any needs at other times, just call the Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François at 819-560-8540 on Monday to Thursday, 9 a.m. to noon or 1 to 4 p.m., or Friday, 9 to 11:30 a.m.

CHURCH SERVICES
Anglican. On June 17, the Sunday service is at the St. John’s Church in Brookbury; On June 24, at the St. Paul’s Church in Bury, and on July 1st, at the St. Peter’s Church in Cookshire. All services are at 10:30 a.m. Info: 819-887-6802.
United. On June 17 and 24, Sunday services are at the Cookshire United Church at 9:30 a.m. and the Sawyerville United at 11 a.m. On July 1st, the service is in Sawyerville at 10:30 a.m. Info: 819-889-2838 (listen to message).
Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.
Do you have news to share? Call 819-300-237

4 or email ra.writes@gmail.com by June 25 for publication July 4 and by July 16 for August 8.

Ajout de deux nouveaux services professionnels au Centre de santé Cookshire

Vraisemblablement à partir du 3 juillet, le Centre de santé Cookshire sera plus riche de deux nouveaux services professionnels soit de physiothérapie et d’ergothérapie, grâce à l’ajout d’une clinique de réadaptation.

Il s’agit de deux entreprises indépendantes Physio Atlas et Ergo 2000 qui unissent leurs efforts pour offrir le nouveau service dans le Haut-Saint-François. Cette clinique de réadaptation utilisera une partie de l’espace disponible dans l’agrandissement du château Pope à Cookshire-Eaton. Ces entreprises ont déjà pignon sur rue au nouveau Complexe de la santé à Sherbrooke.
La médecin Stéphanie Blais-Boilard, copropriétaire du Centre de santé Cookshire, est heureuse de l’arrivée de nouvelles ressources. « Moi, ça me rassure. Depuis novembre, on prend plein de nouveaux patients, pis on leur trouve plein de nouvelles maladies et là on est responsable de tout ça. Donc, ça prend des professionnels autour pour nous aider à mieux desservir nos patients. On préconise l’approche multidisciplinaire. C’est de plus en plus prouvé qu’on ne peut plus être tout seul. On ne peut plus être des hommes orchestre et être bon dans tout. Il faut pallier avec des professionnels qui vont être bien meilleurs que nous pour faire un bon bout de chemin avec le patient. D’être plusieurs, c’est comme avoir plus d’armes autour. Il faut aller avec d’autres professionnels. » Mme Blais-Boilard n’a pas l’intention de s’arrêter là et aimerait bien ajouter, dans un avenir prochain, d’autres services professionnels que ce soit en santé mentale, avoir plus de support psychologique, psychosocial et orthophonique.

Nouveau service
Éric Bouchard, physiothérapeute et copropriétaire de Physio Atlas, soutient que c’est assez rare que deux entreprises (physiothérapie et ergothérapie) s’unissent pour offrir ce genre de service. Indépendants du centre de santé, les professionnels travailleront en collaboration avec le personnel en place. « L’avenir est à la collaboration », d’exprimer M. Bouchard. Il mentionne avoir eu de l’intérêt en constatant que l’équipe du Centre de santé Cookshire, « est jeune, dynamique, ça nous ressemble un peu. La volonté de vouloir travailler en équipe et l’opportunité qu’on avait de faire quelque chose avec Ergo 2000. »
Si tout va bien, la nouvelle clinique ouvrira ses portes le 3 juillet à raison de trois jours semaine incluant deux soirées. « Au début, il y aura un physiothérapeute et un ergothérapeute », de mentionner M. Bouchard. Le service se développera progressivement de telle sorte qu’on aimerait, sur un horizon de trois à cinq ans, avoir sur place trois physiothérapeutes, deux ergothérapeutes et une secrétaire.

La clinique de réadaptation disposera des équipements nécessaires et s’adressera à toute la population du Haut-Saint-François. Parmi les services de physiothérapie, on retrouvera la rééducation vestibulaire (problème d’équilibre et étourdissement), la thérapie par ondes de choc radiales (tendinopathies chroniques), la rééducation de l’articulation temporo-mandibulaire (problème de mâchoire), l’utilisation des aiguilles sous le derme ou puncture physiothérapique avec aiguilles sèches, la physiothérapie pédiatrique (soins de la petite enfance), expertise en douleurs chroniques et thérapie miroir (syndrome douloureux régional complexe) et expertise en blessures sportives (course à pied, hockey, football, ski, etc.)
Seront également aménagés sur place des appareils comme du vélo stationnaire, tapis roulant, ergo cycle, elliptique, des poids libres, un système de poulies avec poids et autres appareils pour travailler l’équilibre.

Ergothérapie
Quant aux services d’ergothérapie, on retrouvera la réadaptation fonctionnelle, le maintien de l’autonomie, le programme de développement des capacités fonctionnelles et de travail, l’évaluation fonctionnelle des aptitudes à la conduite automobile et l’évaluation de poste de travail. Pour le volet santé mentale, on retrouvera l’éducation et gestion du stress, reprise d’un horaire occupationnel et accompagnement dans la reprise d’activités significatives. L’identification des facteurs de risques et accompagnement lors du retour au travail et l’accompagnement dans la recherche de stratégies fonctionnelles pour les personnes présentant un TDA/H s’ajoutent aux services offerts. On offrira également un volet pédiatrie notamment le dépistage et l’évaluation de troubles développementaux ainsi que l’intervention en clinique, à domicile ou encore en milieu de garde ou à l’école.

Mentionnons que l’ajout de la clinique de réadaptation est possible, entre autres, à l’agrandissement du château Pope qui est pratiquement complété. Quant à la clinique de sans rendez-vous, les espaces sont déjà prévus à cet effet. Il reste à effectuer l’aménagement. La campagne de financement est toujours en cours et l’on souhaite compléter l’aménagement le plus rapidement possible selon les sous qui seront amassés.

Le Québec honore ses héros !

Entrepreneurs, auteurs, comédiens, réalisateurs, artistes, scientifiques, journalistes… l’histoire de notre belle province regorge de femmes et d’hommes des plus inspirants ! Cette année, le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) a choisi de rendre hommage à nos héros lors de la fête nationale.

Thématique
«Histoire de héros» est la thématique officielle des grandes célébrations qui se déroulent sur plus de 700 sites partout dans la province. Les 23 et 24 juin 2018, rappelons-nous avec fierté les gens qui ont marqué (ou qui marquent encore) le Québec par leur créativité, leur travail acharné et leur implication sociale, notamment.

Affiches
Les quatre affiches de la campagne du MNQ présentent des enfants arborant la tenue typique d’un superhéros, c’est-à-dire un masque et une cape. Symbolisant les héros de demain, ils sont accompagnés de noms de personnages ayant laissé leur trace dans divers domaines : médecine, littérature, musique, etc.

Héros
Parmi les héros célébrés dans le cadre des festivités de la Fête nationale 2018, notons Gilles Vigneault, Madeleine Parent, Pierre Falardeau, Thérèse Casgrain, Alphonse Desjardins, Léa Pool et Dany Laferrière, pour n’en nommer que quelques-uns. Vivantes ou décédées, toutes ces personnalités plus grandes que nature ont su briller tant au Québec qu’à l’étranger. En cette fête nationale, rendons-leur hommage et soulignons leur contribution exceptionnelle à l’avancement de notre société !

Pour en savoir plus sur les activités organisées dans votre région, visitez le www.fetenationale.quebec et suivez le @LaFetenationaleduQuebec sur Facebook ou le @fetenationale sur Twitter.

actualite

Connaissez-vous vos héros québécois ?

«Histoire de héros» est le thème officiel de la Fête nationale en 2018. Testez vos connaissances sur cinq personnalités inspirantes qui ont marqué le Québec !

1. Dans quelle ville est né le poète Gilles Vigneault ?
a) La Tuque
b) Natashquan
c) Rouyn-Noranda

2. En quelle année est décédée Jeanne Mance, cofondatrice de Montréal ?
a) En 1749
b) En 1815
c) En 1673

3. Qui était Marcelle Gauvreau ?
a) Une chirurgienne
b) Une scientifique
c) Une syndicaliste

4. Quelle distinction le conteur Fred Pellerin a-t-il reçue en 2012 ?
a) L’insigne de chevalier de l’Ordre national du Québec
b) La médaille de l’Ordre du Mérite
c) Le grade de compagnon de l’Ordre du Canada

5. De quel ouvrage célèbre Jehane Benoît est-elle l’auteure ?
a) Le petit guide d’éducation des enfants
b) L’encyclopédie de la cuisine canadienne
c) Le dictionnaire des proverbes de la Nouvelle-France

Réponses
1. b) Félix Leclerc est né à La Tuque et Richard Desjardins, à Rouyn-Noranda.
2. c) Née en 1606 à Langres, en France, elle est arrivée en Nouvelle-France en 1641.
3. b) Spécialisée dans les sciences naturelles, elle a fondé l’École de l’Éveil dans les années 1930, on la considère comme une pionnière de l’éducation préscolaire au Québec.
4. a) Après avoir refusé l’insigne des mains de Jean Charest pendant la crise étudiante, il l’a finalement accepté des mains de Pauline Marois quelques mois plus tard.
5. b) Publié pour la première fois en 1963 et réédité en 1991, ce best-seller s’est vendu à plus d’un million et demi d’exemplaires.

Le Cuisinier déchainé s’ancre à Cookshire-Eaton

Le restaurant Le Cuisinier déchainé ouvrira ses portes en même temps que la Brasserie 11 comtés, soit d’ici la fin du mois. La date exacte reste à être déterminée, le temps que les derniers préparatifs soient complétés.

Au moment d’écrire ces lignes, Yannick Côté venait tout juste d’installer sa cuisine sur le terrain de la Brasserie 11 comtés, à Cookshire-Eaton. Les deux établissements partageront une terrasse extérieure couverte sur laquelle touristes et résidents pourront déguster bières et cuisine locales.

« Dans mon plan d’affaires de la ferme [Le Jardinier déchainé], j’avais comme projet d’avoir une place de transformation pour valoriser les légumes et fruits que je fais pousser. La gang de la brasserie, quand j’ai su qu’ils avaient pas de cuisine, c’est là que je me suis dit : “Est-ce que je veux avoir une petite cuisine sur mon terrain pour faire du bouillon de légumes, puis de la sauce tomate ou je souhaiterais aller à un niveau supérieur, puis servir des repas aux clients ?” »

La Brasserie 11 comtés avait dans ses plans éventuels l’implantation d’un beer garden, mais l’association avec Le Jardinier déchainé a précipité les choses. « Je sais que dans leur échéancier, j’ai un peu bousculé ça ! », reconnait M. Côté.

Le Cuisinier déchainé et sa salle à manger extérieure proposeront une trentaine de places jusqu’à la mi-octobre. Le menu s’arrimera avec la culture aux champs des environs. « C’est ça l’essence même du projet. C’est ça le concept », résume Yannick Côté. « Les burgers vont être faits avec du cerf rouge d’East Angus. Le bœuf va venir de la Ferme d’ORée du Canton de Newport. Notre fromage pour les grilled cheese va venir de la ferme Les Broussailles de Martinville. Tout le fromage de chèvre qu’on va utiliser va venir de la Fromagerie Caitya à Sawyerville. Le miel provient de la ferme Du Coq à l’Âne à Bury. Le sirop d’érable va provenir de Westley, qui est à Cookshire. Il y a vraiment un bassin puis un potentiel au niveau de la région du Haut-Saint-François qu’on veut valoriser. »

L’entrepreneur déchainé songe jusqu’au moindre détail pour pouvoir accueillir les futurs clients beau temps, mauvais temps. « On est en train de terminer la confection d’une vingtaine de doudous, des couvertes pour que les gens soient au chaud. On a des lampes chauffantes aussi qui sont prévues pour que ce soit confortable. »

Un demi-million pour poursuivre l’évolution chez Créations Jade

C’est entourée de ses partenaires d’affaires et de ses employés que l’équipe de direction de Créations Jade a inauguré ses nouvelles installations qui comprennent de l’équipement de sérigraphie numérique. Les changements, qui incluent aussi une nouvelle identité visuelle, ont nécessité des investissements de l’ordre de 540 000 $.

Un procédé exclusif
La pièce maitresse de ce vent de renouveau demeure une machine haute technologie qui permet l’impression directe de l’ordinateur sur le vêtement, un procédé connu sous l’expression direct to garment. L’équipement demeurant rarissime, la direction de Créations Jade a francisé le concept sous le nom de sérigraphie numérique.

« Cette machine-là, il y en a un petit peu aux États-Unis et en Europe », relate Serge Maher, président de Créations Jade. « Au Canada? Très peu. Au Québec? On souhaite qu’on est les seuls encore. C’est quand même exceptionnel de voir ça chez nous. Puis on en est bien fiers. »

Pour démontrer les possibilités de la nouvelle machine et de sa technologie, tous les employés portaient un t-shirt arborant les nouvelles couleurs de l’entreprise. Les vêtements venaient d’être imprimés le matin même. Claudette Hallée, directrice des ventes, parle de possibilités qui sont quasi infinies. Auparavant, les clients devaient acheter un nombre minimal de pièces, alors que, maintenant, la sérigraphie numérique est assez flexible pour permettre jusqu’à l’impression à l’unité.
« La machine qu’on a ici, ça aide beaucoup l’équipe de ventes parce que ça nous positionne différemment des autres entreprises », poursuit Mme Hallée. « Il y a aucune entreprise qui offre ce service-là directement à ses clients. Ça nous démarque au niveau régional. » À ce sujet, le prix Rayonnement régional de la Chambre de commerce de Sherbrooke remis à Créations Jade en avril dernier vient témoigner de l’expansion de l’entreprise.

Tant qu’à y être
En début d’année 2017, Serge Maher se trouve à Atlantic City dans le cadre d’un salon d’exposition dans le domaine promotionnel. Il est sur place en compagnie de son frère Bruno, vice-président aux opérations, et d’un responsable de département. Le trio avait pour but initial de trouver une méthode pour améliorer leurs techniques de sérigraphie.
« On pensait aller dépenser 50, 75 000 $. Finalement, quand on est sorti de là, c’était à peu près 250 000 $. US! », se remémore le président de Créations Jade. L’entreprise a donc planché sur un plan d’investissement qui est monté jusqu’à 540 000 $. Comme ces investissements amèneraient plus d’ouvrage, la direction a cru bon de réaménager ses locaux, d’ajouter des bureaux et, tant qu’à y être, refaire son identité visuelle.

Tout y passa : du logo d’entreprise au site web, sans oublier la devanture du commerce de la route 112. Sébastien Lussier est directeur général chez Créations Jade. « On voulait quelque chose qui nous projetait vers l’avant. On voulait quelque chose d’épuré, de moderne. » Même la bâtisse voisine, qui abrite la boutique Bébé Maude, est passée sous le bistouri, question d’uniformité.

Créations Jade entame sa 38e année d’opérations. En 2017, ses ventes ont monté de 22 %, alors qu’on envisage une hausse de 10 % cette année. Depuis 2016, l’entreprise est passée de 20 à 30 employés.

©2018 Journal Le Haut-Saint-François