Éditorial

Doit-on voter quand même ?

Pierre Hébert

La présente campagne électorale ne fait pas exception des autres. Tour à tour, les chefs des différentes formations politiques y vont de promesses susceptibles de satisfaire à peu près tout le monde. Par surcroit, ce qui semblait inexistant il y a à peine quelques mois, l’argent, tombe du ciel sous forme de pluie diluvienne. La semaine dernière, les quatre partis confondus en étaient à plus de 45 G$ de promesses électorales. Je veux bien croire qu’avec le réchauffement de la planète nous subissons des changements climatiques extrêmes, mais à ce point, permettez-moi d’en douter.
L’expérience des campagnes passées devrait démontrer que nous ne sommes pas dupes. Si le quart des promesses, et je suis optimiste, devait se réaliser au cours des quatre prochaines années, déjà cela serait exceptionnel. Certains percevront dans mes propos un brin de cynisme, moi je dis réaliste.

Pourquoi, subitement, nos élus trouveraient-ils l’argent qui semblait inexistant ou non disponible, que ce soit pour répondre aux besoins des aînés en CHSLD ne serait-ce que pour les bains, l’aide à domicile, l’éducation, la desserte internet, l’agriculture, les garderies, l’environnement et bien d’autres ?

Malgré tout, il est réconfortant de constater que tout le monde a des solutions à proposer. Cela démontre que les prétendants au pouvoir sont en mode solution. Parmi le lot, il y a des propositions intéressantes émanant de toutes les formations politiques et qui méritent notre attention. Mais encore faut-il que les élus aient le courage de se donner les moyens de leurs ambitions.
Bien que les chefs occupent à peu près tout l’espace médiatique, dans leur ombrage se trouvent les candidats. Les médias régionaux comme le journal, Le Haut-Saint-François, tente de diriger les réflecteurs vers eux. Ces personnes qui sillonnent le comté depuis plusieurs semaines déjà ont des choses à dire et à faire valoir. Il est triste de constater qu’ils auront peu d’influence quand viendra le jour du vote. Les études tendent à démontrer que plus de 90 % des électeurs votent pour le chef ou le parti. Bien peu tiennent compte du candidat dans leur choix. Pourtant, le député a un rôle important à jouer. Dépendamment de son dynamisme, sa débrouillardise, de sa volonté à faire une différence, il peut apporter une contribution significative que son parti soit ou non au pouvoir.
Cette donnée mérite d’être prise en considération lorsque vous serez dans l’isoloir le 1er octobre prochain. Que l’on soit satisfait ou non du travail de nos élus, il importe d’aller voter. C’est un moment privilégié où le poids démocratique de la population prend tout son sens et demeure sans appel pour les quatre prochaines années. Alors, faites un choix judicieux.

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