Carrefour jeunesse-emploi du Haut-Saint-François, toujours plus impliqué pour la communauté

L’assemblée générale annuelle du Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François s’est déroulée sous la forme d’un 5 à 7, le 13 juin dernier. Les membres de l’équipe étaient ravis d’accueillir une trentaine de personnes de la communauté et de partenaires de l’organisme dans de tout nouveaux locaux au centre d’achat East Angus. Ils avaient de bonnes nouvelles à leur partager, soit une augmentation de la fréquentation de l’organisme ainsi que des prix de reconnaissance reçus en cours d’année.

Cela fait à peine trois mois que le CJE accueille le public dans ses installations de la rue Angus Sud. Olivier Jean, agent de migration Place aux jeunes, et Véronick Beaumont, agente de projets et de communication, se sont chargés de livrer le bilan annuel de l’organisation très engagée dans son milieu.

Le CJE a reçu plus de 1725 visites de gens en recherche d’emploi ou effectuant un retour aux études pour l’année 2017-2018. M. Jean mentionne que l’organisme est en constante évolution. Son service d’aide à l’emploi (SAE) a enregistré une augmentation de fréquentation de 18 %. De même, on observe une hausse de 45 % de rétention en emploi chez les jeunes ayant reçu un accompagnement de la part du CJE.

Pour une première fois, l’équipe en a profité pour recenser les reconnaissances qu’elle a reçues au cours de la dernière année, soit les bourses Ta marque, ton parcours du Réseau des Carrefours jeunesse-emploi du Québec, par le biais de Kristina Turcotte-Côté qui était accompagnée par la conseillère en emploi Fanny Gauthier, le prix Coup de cœur 2017 de la Fédération québécoise des municipalités ainsi que le prix Engagement régional pour le Défi OSEntreprendre Estrie.

Big Bang de la Contrée du Massif Mégantic

Val-Racine sera l’hôte du Big Bang de la Contrée du Massif Mégantic, le samedi 15 septembre prochain. Près de 150 personnes sont attendues à l’événement, qui vise à doter d’une vision commune les sept municipalités qui la composent.
Celles-ci sont La Patrie, Scotstown, Hampden, Chartierville, Val-Racine, Notre-Dame-des-Bois et Milan. Situées dans les MRC du Granit et du Haut-Saint-François, ces municipalités partagent des caractéristiques et des défis socio-économiques communs. Leurs résidents auront donc la chance, en compagnie d’une centaine de leurs concitoyens, de définir une stratégie cohérente et d’alimenter la synergie présente dans la Contrée. Hormis le public, on y attend également députés, maires, élus et intervenants du milieu.

En mai et juin derniers, la Contrée avait convié la population à répondre à un questionnaire citoyen. Plus de 175 formulaires avaient été reçus et leurs résultats seront dévoilés lors du Big Bang qui a pour thème Bâtissons ensemble notre avenir. Sur place, des ateliers de discussion permettront aux gens de s’exprimer sur plusieurs aspects et d’orienter l’avenir de la Contrée du Massif Mégantic.

Un souper méchoui sera servi aux participants de la concertation. Suivra par la suite une soirée musicale animée par le duo Kriss et Pat. Le Big Bang aura lieu au Centre communautaire de Val-Racine, derrière l’église. Pour plus d’information, veuillez contacter Pierre Brosseau au 819 657-1017.

Le succès perdure avec Alain Choquette

La participation du magicien Alain Choquette, comme maître de cérémonie, et de son collègue Nicolas Gignac, membre des FantastiX, au souper-bénéfice annuel de la Fondation Pauline Beaudry, a permis aux 104 convives réunis à la salle communautaire de Weedon, de passer une excellente soirée tout en savourant un succulent repas.

Toujours affable et généreux avec les gens, Alain Choquette s’est montré clair. « Cette année, c’est le dernier magicien que je présente parce que c’est le top. Je l’ai engagé pour me conseiller, Nicolas Gignac. » L’invité qui présentait, bénévolement, un spectacle de près d’une heure a su surprendre et émerveiller la foule avec plusieurs numéros impliquant des gens de la salle. Le magicien s’est montré généreux de son temps en offrant la possibilité aux gens de prendre des photos avec son serpent, au terme de la soirée.

Toujours en quête d’apporter quelque chose de plus à la fondation, Alain Choquette, qui avait présenté son spectacle l’automne dernier au Centre culturel à Weedon, promet de récidiver. « Je prépare avec Nicolas mon nouveau spectacle qui sera présenté le 8 février à Sherbrooke. Si tout va bien, le 7 février 2019, je le présenterai au Centre culturel à Weedon. » Tout comme l’automne dernier, Alain Choquette s’engage a verser la vente des billets à la Fondation Pauline Beaudry.

Présidente d’honneur
Angèle Doyon, directrice générale à la Coopérative La Patrie et présidente d’honneur pour l’occasion, souligne le magnifique travail de Pauline Beaudry et de son équipe. « Quand j’ai accepté la présidence d’honneur, j’ai été voir le CV de Pauline et j’ai vu que c’était une grande dame. Je suis venue accompagnée de gens, des bénévoles. Pour être épanoui comme Pauline, il faut servir sa communauté », de compléter Mme Doyon. Le député de Mégantic, Ghislain Bolduc et Jacqueline Belleau, attachée politique de Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, participaient à la soirée. Mme Belleau a souligné l’apport de la Fondation et le travail infatigable de Mme Beaudry. « Vous êtes une femme de cœur. Vous êtes l’ange gardien qui nous accompagne constamment », en ajoutant que Mme Beaudry détenait le titre de Mérite estrien pour son dévouement.

Fondation
Rappelons que la fondation vient en aide aux personnes démunies du Haut-Saint-François. Un total de 17 137 $ a été distribué en 2017 que ce soit sous forme de bons d’achat à l’épicerie, pour les taxes scolaires, l’électricité, la rentrée scolaire, le compte de téléphone, l’achat de médicaments, le transport adapté et bien d’autres.

Un retour aux sources

La cinquième édition de La Nuit du pont couvert a attiré plus de 600 festivaliers dans le secteur Gould, du canton de Lingwick, au cours d’un 24 heures ensoleillé et clément. Cette édition marquait le retour d’une formule melting pot pour le spectacle principal en soirée. La fête réussit aussi à laisser une empreinte écologique toujours moins grande pour le site du pont McVetty-McKenzie, aux abords de la rivière au Saumon.

Quelques jours après l’événement, Jonatan Audet, son directeur, se remettait de sa fin de semaine en triant les souvenirs. « Le gros hit de l’année, c’est vraiment la formule du spectacle. Tout le monde a été surpris, autant les musiciens que le public. Cette année, on est revenu avec l’esprit de base de ce qu’étaient nos shows. C’est un pari gagné. »
Le spectacle principal du Show dans le pont réunissait une quinzaine d’artistes issus des mondes de la musique et de la littérature. Les chansons étaient entrecoupées de prises de parole et ponctuées d’improvisations, le tout sans interruption autre que l’animation assurée par le coloré Pascal Angelo Fioramore.

Bouffe et écoresponsabilité
Tout au long des 24 h de La Nuit du pont, plusieurs restaurants étaient sur place pour rassasier tout le monde. On retrouvait entre autres Le Cuisinier déchainé de Cookshire-Eaton et Dom le charcutier, qui vient d’ouvrir un local sur la rue St-Jacques à East Angus, en collaboration avec la Boulangerie Des Pains et des Roses à Weedon.

Outre les commerçants locaux, le festival d’un jour a toujours eu une visée zéro déchet. Depuis les trois dernières années, La Nuit du pont couvert fait appel aux services de Festivals et événements verts de l’Estrie (FEVE) pour la gestion des matières résiduelles. Le taux de détournement est passé de 93,5 % en 2016 à 99 % cette année. « On peut se taper dans les mains. C’est extraordinaire ! », s’enthousiasme M. Audet. « Nous, l’événement, on n’en génère pas de déchets qui vont à la poubelle. Ça veut dire que le 1 % qu’il y a, c’est les festivaliers qui l’amènent. Ça peut être des couches jetables, par exemple. » Seulement 2 kg de déchets destinés à l’enfouissement ont été générés cette année.

Des fêtards pas couchables
L’un des photographes de La Nuit, Martin Mailhot, est rendu un habitué des soirées passées au bord de la rivière au Saumon. « C’est la troisième année que je participe et je pense que je n’en manquerai pas d’autres ! »
Erika Faucher arrivait directement de Sherbrooke afin d’offrir quelques heures de bénévolat à la fête tout en célébrant avec ses amis. Il s’agissait de sa première participation. « L’organisation, c’est une gang d’amis et ça se ressent dans l’atmosphère. C’est friendly. »

Maxime Catellier et sa conjointe Marilou avaient fait la route depuis St-Anicet, en Montérégie. Il faut dire que M. Catellier allait prendre part au spectacle principal en soirée en tant qu’artiste. Ils trainaient avec eux leurs deux enfants, dont la dernière avait 2 ½ mois. La mère et les enfants se rendraient dormir à la maison d’un ami en soirée, alors que M. Catellier avait préparé sa tente, comme bon lot de festivaliers.

Une retraite bien méritée !

Retraité depuis quelques semaines, le médecin Gilles Vézina entend bien utiliser ses moments libres. Après 52 années de pratique, dont 37 ans au Centre de santé à Cookshire, l’homme de 76 ans dit vouloir en profiter pendant qu’il est en bonne santé. Celui qui a entamé sa pratique à Saint-Fabien de Rimouski, dans le bas du fleuve, s’est retrouvé à pratiquer pendant sept ans à l’urgence de l’hôpital Hôtel-Dieu à Sherbrooke avant de se joindre à l’équipe de Cookshire, en juillet 1981. M. Vézina se définit comme un passionné de la médecine manuelle. C’est d’ailleurs pour pratiquer l’ostéopathie qu’il a accepté l’invitation du médecin Jean Boilard de se joindre à l’équipe. « C’est un concours de circonstances qui m’a amené ici et j’ai aimé ça ». Bien qu’il appréciait le contact avec ses patients, le nouveau retraité avoue qu’il s’ennuiera du personnel. « Ce qui va me manquer le plus, c’est le contact avec le personnel médical et de bureau. Les filles sont compétentes, chaleureuses, c’est comme une famille. » Nous retrouvons au centre le médecin Gilles Vézina, entouré des membres de l’équipe du Centre de santé Cookshire.

La fin de la saison chaude pour les Jardin Communautaire de Sawyerville

Le Jardin Communautaire de Sawyerville entame son dernier droit menant vers la fin de sa saison. L’inauguration du nouvel abri sur le site au début du printemps a permis la tenue de nouvelles activités comme des repas de groupe et des représentations musicales.

La saison 2018 du Jardin Communautaire de Sawyerville se termine dans un peu plus de deux semaines. D’ici là, il y a toujours possibilité pour les curieux de prendre part aux Mercrediners, une nouvelle formule qui réunit une vingtaine de personnes lors des belles journées autour d’un diner sous l’abri du jardin. L’activité n’était pas prévue au départ et s’est présentée d’elle-même.

« Tout était là », commente Chantal Bolduc, responsable. « Il y a abondance dans le jardin, on avait l’abri. On s’est dit : « Qu’est-ce qu’on fait avec tout ça ? » C’est couru et c’est demandé. Les gens apprécient. Le fait que ce soit dans un milieu champêtre comme ici, c’est quelque chose d’innovateur. »

Des exemples de plats servis sur place sont les soupes-repas au pistou, le gratin de courgettes ou, encore, le spaghetti de courgettes au pesto, en fonction des récoltes du moment. Il en coute une douzaine de dollars par personne et les intéressés doivent réserver leur place à chantalbolduc99@bell.net ou au 819 889-3196.

Depuis cette année, il est également possible pour les citoyens de louer le site du jardin le temps d’une demi-journée pour un cout de 50 $. L’endroit se prête aux baptêmes et aux anniversaires. Une première célébration de mariage allait d’ailleurs avoir lieu dans les jours suivant notre passage. D’ici la fin de sa saison, le jardin continue de tenir ses marchés publics hebdomadaires chaque samedi entre 10 h 30 et 13 h. Le four à pain ancestral du site est alors mis à la disposition des gens présents.

La dernière formation offerte sera celle de Stefan Sobkowiak, spécialiste de la permaculture, les 20 et 21 septembre. Pour y assister, il suffit de contacter Mme Bolduc aux coordonnées indiquées précédemment. La Fête des récoltes viendra conclure le tout en beauté le samedi 22 septembre, autour d’un grand diner et de la présence d’un plus grand nombre d’exposants. Les détails finaux restent à être décidés, mais la fête de cloture est chaque année un événement spécial.

Bury dons her finest garments

Bury’s Main Street was bustling with residents and visitors on the occasion of the traditional Canada Day parade. Over the years, the event has been organized by the Bury Athletic Association and includes a long list of activities, beginning the day before in Memorial Park.

The festivities began Friday evening in Memorial Park with a singers’ competition followed by an evening of dance. On Saturday, the day-long activities were kicked off by a pancake breakfast and a fishing tournament. The grand parade at noon attracted hundreds of people along the length of Main Street. The parade featured horses, antique cars and floats. Candies were thrown to children who watched the procession from the sides of the parade route.

Linda Thompson was accompanied by her sister and their mother for the occasion. «We come almost every year,» she said. Her sister recalled having been in the parade as a majorette when she was a child, near the end of the 60s.

After the parade, the onlookers were able to choose from among a variety of attractions. Inside the Armoury Community Centre, some 10 exhibitors showed their creations of needlework, jewellry and honey. At the back of the hall was another tradition of the Canada Day festivities in Bury, feasting upon strawberry shortcake. This is the principal fundraiser of the Bury Historical and Heritage Society. Alain Villemure, former treasurer of the Society, said that the recipe dates back the 1940s when it was used by the Saint Paul’s Anglican Church, situated nearby. He also said the Bury festivities are the oldest continuous Canada Day celebrations in Canada, festivities in other places having been interrupted during wartime.
A little further down Main Street, the Saint Raphaël Church opened its doors to passersby. This place of worship recently set up an exhibition of a number of artefacts found in its vaults. A video presentation was also mounted in preparation for the Route des Églises.

Alongside the main artery, Memorial Park was converted into a gathering place. There, were a mini-farm and inflatable games for the children. A stage was installed under a tent for two musical performances during the evening. And the day closed with fireworks.

Philippe Couillard s’arrête à Lac-Mégantic

Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) et premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a fait un saut dans le comté de Mégantic, plus précisément au Centre d’études collégiales de Lac-Mégantic. Il a rencontré des étudiantes auxiliaires infirmières. M. Couillard s’est engagé entre autres à augmenter l’offre de soins à domicile, faciliter l’embauche de préposés aux bénéficiaires par une campagne massive de promotion, revoir la composition des équipes de soins et poursuivre le déploiement et l’embauche de 2 000 infirmières praticiennes spécialisées d’ici 2024-2025. Il ajoute vouloir prendre les mesures nécessaires envers les médecins omnipraticiens et spécialistes pour qu’ils répondent aux besoins et aux attentes des Québécois. Nous apercevons le chef du PLQ, Philippe Couillard, en compagnie du candidat Robert G. Roy.

Andrée Larrivée (QS)

Andrée Larrivée portera les couleurs de Québec solidaire (QS) dans la circonscription de Mégantic en vue des élections du 1er octobre. Elle travaille depuis plus de 30 ans au Centre des femmes du Haut-Saint-François La Passerelle et vise toujours à réduire les inégalités.

Au Centre des femmes, « notre mission, c’est de travailler à l’amélioration des conditions de vie des femmes et de voir à ce qu’elles intègrent les lieux de pouvoir », rappelle Mme Larrivée. « Ça a été un message que j’ai lancé aux femmes depuis plusieurs années et, lorsque ça m’a été demandé [de se présenter comme candidate], je me suis dit : ‘Tu peux pas avoir lancé ce message aux femmes sans toi-même l’intégrer.’ »

Solidarité et égalité
Mme Larrivée confirme qu’elle se retrouve vraiment dans les valeurs féministes et égalitaires de Québec solidaire. « Les femmes doivent prendre la place qui leur revient, foncer, car elles sont capables de beaucoup de choses pour améliorer le quotidien des autres et le leur. »

Le constat des inégalités a commencé dès le jeune âge pour l’aspirante députée. Ces injustices l’ont incitée à vouloir changer les mentalités et à se mettre en action. En 1983, accompagnée de femmes du Haut-Saint-François, elle met sur pied un centre pour femmes, puis, en 1990, une maison d’hébergement pour femmes victimes de violence. En 2005, elle représente les centres estriens de femmes auprès du regroupement des centres de femmes du Québec.

Son implication dans le milieu lui a d’ailleurs valu d’être reconnue dans le cadre du 15e anniversaire de la Corporation de développement communautaire (CDC) du HSF, en mai dernier. « Je fais pas les choses dans une optique d’avoir des prix. Je le fais parce que j’y crois, parce que je trouve que c’est essentiel, parce que je trouve que ça n’a pas de bon sens comment les gens en situation de pauvreté ont vu leur situation se détériorer, comment aussi on est en perte de services en ruralité. »

De multiples combats
Reconnue comme étant un château fort libéral, la circonscription de Mégantic pourrait voir un vent de changement. C’est du moins ce que constate Andrée Larrivée après quelques visites. « Pour m’être promenée un peu sur le territoire, j’entends autre chose : ‘On est fatigué, on a le gout de voir du changement.’ J’entends qu’on est tenté d’aller vers Québec solidaire. »
Fille d’enseignante et de producteur laitier, il est fondamental, selon elle, de travailler au développement d’une agriculture écologique et de proximité, comme moyen de faire rayonner les entreprises. « L’agriculture est une force économique dans la circonscription. Les agricultrices et les agriculteurs contribuent à la vitalité régionale. Notre particularité, c’est qu’on souhaite soutenir la qualité de vie des gens en agriculture, que ce soit par une coop de partage de main-d’œuvre. Les conditions de vie sont pas faciles. Il y a pas moyen d’avoir des congés, des congés parentaux, des vacances. »
QS préconise l’éducation gratuite, le salaire minimum à 15 $ l’heure, l’assurance dentaire universelle et un accès aux soins de santé et de services sociaux sur tout le territoire 24 h par jour, 7 jours sur 7. Cela passe par un désengorgement des urgences et le retour à la mission véritable des CLSC. Le parti souhaite aussi nationaliser la distribution du réseau internet et assurer l’accès haute vitesse partout en milieu rural. « C’est une problématique pour les entreprises qui souhaitent venir en région. »

Pour la première fois de son histoire, Québec solidaire jouit d’une campagne de visibilité d’envergure et étendue. Les pancartes montrent autant les candidats régionaux, que les deux co-porte-paroles du parti et les mesures populaires. Andrée Larrivée en est très fière et voit l’attitude des grands médias changer à l’égard du parti.

Sylvain Dodier (PV)

Le candidat du Parti Vert du Québec dans Mégantic, Sylvain Dodier, n’a pas l’intention de faire de la figuration dans la présente campagne électorale. « Je vais là pour gagner. J’ai des appuis partout, j’ai une grosse équipe de bénévoles, des gens qui viennent de tous les partis politiques qui ont envie de changement. » Avec son équipe, le candidat mentionne « je veux prendre soin de notre monde. »

Conscient que le comté est d’allégeance libérale depuis 38 ans, M. Dodier croit que ses chances peuvent être bonnes, et ce malgré le vent populaire en faveur de la Coalition Avenir Québec. Le candidat croit que son engagement peut faire la différence. « Moi, ce que je peux faire, je m’engage à le faire et je peux le livrer, peu importe le parti politique au pouvoir. » Celui qui dit vouloir faire de la politique différemment rappelle son engagement à verser 25 % de sa rémunération de député aux organismes à but non lucratif (OBNL). Il désire également consacrer 10 heures de bénévolat par mois dans diverses garderies, écoles, organismes du comté dédiés à la famille sur la thématique nature/culture. Il ajoute que cette période sera prise sur son temps personnel et non sur celui de député. Il s’engage à organiser chaque mois une assemblée publique avec la population de la circonscription. M. Dodier souhaite aussi créer un comité intergénérationnel regroupant des jeunes de 16 à 25 ans et de 65 ans et plus pour conseiller le député.

« Je trouve ça important de créer un site internet du député, c’est pour moi la notion de transparence avoir l’agenda public, les comptes de dépenses, les factures et que le site du député soit un espace de référence pour la population. Dans ce sens-là, moi, je veux trois bureaux de député. Je veux que le bureau de député devienne des petites ruches citoyennes. Je ne veux pas que le député soit tout seul dans son bureau. Je veux qu’il y ait d’autre monde qui soit avec lui. Œuvrer avec des organismes régionaux qui n’ont pas d’antennes locales, y a rien qui empêche le député de les inviter dans son bureau, que son bureau serve de mini incubateur à des idées, pas juste des incubateurs d’entreprises. »

Développement
Pour le candidat du Parti Vert, le développement pratiquement sous toutes ses formes que ce soit manufacturier, touristique, commercial, agroalimentaire doit passer par le service de proximité. « C’est important de développer et soutenir la proximité dans le secteur rural. » L’intervenant mentionne que l’économie est déjà en voie de changement avec l’éclosion de petits producteurs agricoles, commerces et autres. Selon M. Dodier, ce n’est pas l’argent qui manque pour venir en aide aux diverses entreprises. Il suffit de le réorienter et d’assumer ces choix politiques. À l’image de sa formation politique, le candidat accorde une grande importance à l’environnement et soutient que Valoris en fait partie. « C’est génial, il ne faut pas fermer Valoris, l’avenir passe par là. Il faut l’appuyer pour développer une économie circulaire et créer un recyclage de qualité.

Toujours au chapitre du développement, le candidat est d’avis que la création d’une société d’État qui offrirait le service internet serait un atout pour les secteurs ruraux. Quant au transport en commun en milieu rural, il importe de faire des choix politiques qui favoriseront la mobilité des gens sur le territoire rural, de soutenir M. Dodier. Ce dernier croit également au bienfait de l’immigration. « On a besoin des immigrants. Ils ne volent pas nos jobs. On manque entre 2 000 et 3 000 emplois annuellement en Estrie.

M. Dodier est d’avis que la MRC du Haut-Saint-François est en pleine mutation, qu’elle affiche un dynamisme et une effervescence intéressante. Il note également un changement dans l’économie avec la multiplication de petites entreprises notamment dans le domaine agroalimentaire. Avec sa façon de faire de la politique, M. Dodier croit être en mesure de faire une différence dans le comté de Mégantic.

Robert G. Roy (PLQ)

En ce début de campagne électorale, le candidat du Parti libéral du Québec (PLQ) dans Mégantic, Robert G. Roy, y va d’une priorité, celle de tout faire pour comprendre, analyser et défendre les dossiers s’ils valent la peine d’être défendus. « Je veux être ce que je suis, être près des gens, les écouter et les comprendre », d’exprimer le candidat.

« Je veux être près des gens. Je vais être un député de terrain pour les gens. Mentir aux gens, je ne suis pas capable. Quand ça ne fonctionnera pas, je ne leur dirai pas oui et je vais expliquer pourquoi ça ne fonctionnera pas. »

Préfet de la MRC du Haut-Saint-François, M. Roy dit bien connaître le territoire. Il grimace lorsqu’on parle de région défavorisée, il préfère parler de milieu qui se prend en main. « La région du Haut-Saint-François s’est dynamisée au fil des années et il y a tellement de beaux projets. Les 14 municipalités travaillent ensemble et font de belles choses. Le niveau des salaires a augmenté et la qualité des infrastructures aussi. » Il ajoute que les municipalités font des efforts pour faciliter l’accès à la propriété. Il mentionne également que l’apport des divers organismes contribue à faire une différence. Le candidat se fait réticent à parler du milieu, car il mentionne être le candidat pour tout le comté de Mégantic. Invité à se prononcer sur les problématiques du Haut-Saint-François, M. Roy se commet. Une des lacunes importantes à corriger s’inscrit au niveau de la desserte internet. « Le provincial peut interpeller le fédéral pour créer des programmes ensemble pour desservir les gens et à bon prix. J’ai vu plus de 60 systèmes de dessertes internet dans les milieux urbains et très peu s’adaptent au milieu rural. J’ai comme l’impression que ça va être les MRC qui vont devoir desservir les gens ou un organisme à but non lucratif. Mais il va falloir les financer à la bonne hauteur pour que ça ne coûte pas 3 500 $ ou 5 000 $ par porte pour desservir un client. Faut trouver la bonne façon pour desservir à coût raisonnable, c’est ça qui est important pour moi. »

Pour M. Roy, le Haut-Saint-François n’échappe pas à la pénurie de main-d’œuvre. « Il faut que ça devienne un enjeu national ». Beaucoup d’entrepre-neurs rencontrés sont à la recherche de main-d’œuvre, précise-t-il. « Il faut recruter des gens, faut s’attaquer à ça de façon majeure. Pour MYM, il y a déjà le transport collectif qui est mis en cause. Transport collectif du Haut-Saint-François est déjà là pour voyager des gens de Sherbrooke à Weedon. Il y a déjà une stratégie qui est faite pour pas que les employeurs près de MYM perdent leurs employés. Il y a le CLD avec la grappe industrielle qui regarde tout ça. » Faut regarder l’ensemble. Quand je vais chercher des immigrants, c’est correct, mais je vais les loger où, il faut nous-mêmes s’acclimater à ces gens-là et eux à nous. Il faut être capable de les accueillir. C’est quoi que j’ai à leur offrir après le travail. C’est extrêmement important. Il y a des programmes pour les accompagner et il va falloir regarder. La démarche globale intégrée aura un rôle à jouer sur l’intégration. Le plus difficile, c’est la rétention. »

Parmi les autres préoccupations du candidat s’inscrivent l’environnement, la qualité des familles, la santé et l’éducation. « L’éducation, c’est la base. Je suis une personne qui a déjà décroché. J’ai eu la chance de rencontrer de bons professeurs pour me dire décroche pas. Il faut insister sur l’importance de l’éducation et peut-être modifier nos façons de faire. » La persévérance est une notion importante qu’il faut mousser, d’insister M. Roy.

Plan de match
Le candidat mentionne être en campagne depuis mai dernier. Il parcourt les quatre coins du comté. S’il devait être élu député, M. Roy dit vouloir s’assurer d’une répartition équitable en fonction des projets. « Je veux que dans le comté, tout le monde retrouve sa juste part selon les programmes. » S’il devait être élu, le candidat soutient qu’il maintiendra deux bureaux soit un dans le Granit et l’autre dans le Haut-Saint-François.

François Jacques (CAQ)

Dans le cadre de ses fonctions au Complexe funéraire Jacques et Fils à Lac-Mégantic, François Jacques a toujours été proche des gens. « J’ai tout le temps fait ma vie à aider les familles une par une. Là, je vais essayer de les aider tout le monde ensemble. » Il souhaite parvenir à ce but en représentant la Coalition Avenir Québec dans la circonscription de Mégantic.

Bien que ce soit tout récemment que M. Jacques ait fait le saut en politique, le sujet l’a toujours intéressé. « Depuis que je suis petit qu’on parle de ça chez nous. Ça a tout le temps été omniprésent. Il y avait deux courants de discussions à la maison : le hockey et la politique. »

Un vent de changement
L’accident ferroviaire de Lac-Mégantic a été un élément déclencheur. « Suite à la tragédie, j’ai pensé que j’étais capable de faire quelque chose. J’ai décidé de me donner à 100 % et d’aller au municipal. C’est à ce moment-là que j’ai décidé qu’il fallait prendre ça positivement et d’essayer de changer les choses. » François Jacques est devenu conseiller lors des élections municipales de 2017.

« On a besoin de quelqu’un qui communique, qui va chercher les problématiques pour ramener les bonnes solutions dans le comté puis régler les problèmes qui trainent depuis des décennies. Je veux faire partie de cette nouvelle génération politique qui nous rendra fiers et qui sera en mesure d’assurer l’avenir des régions du Haut-Saint-François, du Granit et de l’Amiante. La circonscription de Mégantic est libérale depuis près de 40 ans. Ce que j’entends et ce que je crois, c’est que nous sommes mûrs pour du changement. »

Une longue liste d’engagements
Pour François Jacques, ce renouveau passe tout d’abord par une appellation différente pour la circonscription. « Mégantic, c’est un grand comté, puis le nom n’est pas représentatif du comté d’ailleurs. J’aime pas ça. Est-ce qu’il est représentatif de Cookshire, Disraeli, East Angus, Stoke ou Ascot ? Non. Ça prend autre chose. Il faut faire une demande au Directeur général des élections du Québec pour que ça change. Il faut trouver un nom qui est représentatif de tout le monde. »
En tant que vice-président et copropriétaire du Centre funéraire Jacques et fils, le candidat caquiste est souvent sur la route. Il est horripilé par l’état de la route 257 lorsqu’il se promène entre Chartierville, Scotstown et Weedon. « La 257, c’est un enjeu majeur pour le Haut-Saint-François. Il faut régler le problème. Ça fait 22 fois qu’elle est promise. Il faut arrêter de faire des études et des projets pilotes. Il faut la faire la 257 de Chartierville à Asbestos. C’est un must. Il faut arrêter de rire du monde. »

M. Jacques a également à cœur la situation des acériculteurs. « Il va falloir qu’il se passe certaines choses pour que ça débloque. Il y a plus de 10 millions d’érables qui sont pas entaillés. C’est une histoire de quotas, de sirop qui dort dans les réserves. Il faut trouver une solution pour que tout le monde soit payé. » L’aspirant député est conscient de l’investissement majeur qui sera nécessaire à court terme afin de diminuer la teneur en plomb du sirop d’érable en vue de l’exportation, suite à un accord conclu en Californie en 2014.

Étant résident et conseiller à Lac-Mégantic, François Jacques était au fait des déboires de Valoris, la ville étant cliente du centre de tri. « Nos couts ont doublé. C’est une patente qui est trop grosse présentement. Ils ont de la misère à faire le traitement. C’est une bibitte qui coute très cher. »

M. Jacques profitera de la campagne électorale pour découvrir les coins de la circonscription qu’il connait moins bien. « Il y a une partie du Haut-Saint-François que je connais très bien, où je connais beaucoup de gens, mais il y a une partie où je connais pas personne. » À 48 ans, il considère le moment de se présenter comme étant parfait, aux côtés des autres candidats caquistes, dont la moyenne d’âge atteint 49 ans. « Pour moi, c’est le plus bel âge. Je n’aurais pas été prêt avant. »

Gloriane Blais (PQ)

Gloriane Blais représentera le Parti Québécois pour une quatrième fois dans la circonscription de Mégantic lors des élections générales du 1er octobre. Celle qui est maintenant établie à Lac-Mégantic a grandi à La Patrie avant d’entamer sa carrière d’avocate.

« Ici, dans la circonscription de Mégantic, il est dorénavant fort possible pour le Parti Québécois de gagner », rapporte Me Blais. De plus, celle qui approche la mi-quarantaine estime que le momentum est aussi bon de son côté. « Tu as suffisamment d’expérience pour apporter quelque chose en politique, d’avoir une vision terrain et, en même temps, tu es encore assez en forme pour faire un 10-15 ans avec énergie. »

Depuis toujours
On peut dire que Gloriane Blais est tombée dans la politique quand elle était petite. Son père, Jacques Blais, de la ferme du même nom à La Patrie, a été candidat pour le PQ en 1994 pour ce qui était à l’époque la circonscription Mégantic-Compton. C’est à ce moment que la jeune Gloriane a commencé à s’impliquer auprès du parti. Quelques années plus tard, c’est elle qui devenait candidate. En 2008, elle est arrivée deuxième avec 35 % des voix, tandis qu’aux élections de 2012, elle termine de nouveau seconde avec 31 % des voix, derrière Ghislain Bolduc, qui en récolte 35 %. « Sans avoir gagné, j’ai eu de très bons résultats. »

Depuis cette élection, Mme Blais a entamé une maitrise en droit et politiques de la santé à l’Université de Sherbrooke « parce que je voulais développer une expertise au niveau politique publique. C’est quelque chose qui m’a toujours très intéressée d’être active en politique pour la souveraineté du Québec. Quand j’ai choisi d’être avocate, c’était une des options. Je me suis dit : «Ça va me donner de très bons outils, si je m’en vais en politique, de connaitre le droit.» »

Prédestinée
Lors de son passage à la polyvalente Louis-Saint-Laurent d’East Angus, Gloriane Blais a été présidente du conseil d’élèves. « Tout le monde me voyait avocate. J’ai toujours été bien à l’aise de représenter les gens, bien battante ! » C’est ce qui est arrivé quelques années plus tard, après qu’elle eut fait le choix de demeurer en région. « Quand j’ai fait mon stage en droit, après j’avais des opportunités de carrière à Montréal. Il y avait un poste qui s’ouvrait à la SADC du Haut-Saint-François qui s’appelait conseiller jeunesse et juridique. » Elle y a œuvré de 1999 à 2001, avant de faire le saut au Réseau des SADC du Québec en tant que coordonnatrice du service aux membres et avocate jusqu’en 2003.

C’est en 2004 qu’elle lance sa propre pratique et décide de revenir près de son patelin. « C’était soit Sherbrooke ou Lac-Mégantic parce qu’il faut être près d’un palais de justice idéalement. Maintenant, ils l’exigent moins, mais avant, il y a 20 ans, c’était encouragé fortement. J’aimais beaucoup ma campagne, donc Lac-Mégantic était plus près de ma campagne de La Patrie. J’ai choisi Lac-Mégantic sincèrement pour les montagnes. »

Convictions
Elle poursuit depuis son implication au niveau politique. « Faire du Québec un pays est ma principale source de motivation pour agir en politique et c’est le plus beau legs à s’offrir et à offrir aux générations futures. Croire en nous nous permettra de détenir tous les leviers pour faire prospérer notre nation tant économiquement que socialement. Pour qu’un parti soit souverainiste, il faut que ce soit sa priorité, son article 1. Donc, c’est pour ça que j’ai choisi le Parti Québécois. Il y aurait pas question pour moi d’aller dans un autre parti. »

« Il y a à peu près 60-70 ans, la situation de la population au Québec, les francophones, on était dans un contexte de prolétariat. Pourquoi on s’est élevé tous ensemble aussi rapidement ? Parce qu’on a décidé de se mettre coude à coude par la social-démocratie. » Mme Blais dévoilera prochainement les détails de ses engagements locaux.

Bonne année pour la SADC

La dernière année d’activité de la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) du Haut-Saint-François s’est avérée positive que ce soit sur le plan financier avec de l’aide, permettant de créer ou maintenir 96 emplois, au chapitre du développement local et du tourisme, sans négliger les nombreuses collaborations.

Une vingtaine de personnes participaient à l’assemblée générale annuelle tenue à la salle communautaire de Johnville, à Cookshire-Eaton. Le président de l’organisme et maire de Weedon, Richard Tanguay, mentionne que l’action de la SADC s’inscrit dans le cadre de la démarche globale intégrée (DGI), c’est-à-dire des actions pour améliorer la qualité de vie dans le Haut-Saint-François. « Le travail n’est pas encore terminé, mais la SADC s’est déjà grandement inspirée du travail de la DGI et compte bien continuer de se coller à la démarche pour renforcer les actions collectives. C’est une nouvelle façon de penser le développement à laquelle j’adhère totalement. Et ce n’est qu’un début, car la démarche doit continuer d’inspirer et de susciter l’engagement, dans toutes les sphères du développement », d’exprimer M. Tanguay.

L’intervention de la SADC est multiple et touche divers secteurs d’activités. Sur le plan financier, l’organisme a effectué 26 prêts pour un total de 875 000 $ contribuant à la réalisation de projets pour un investissement global de 2,5 MS. De l’aide financière accordée, 652 000 $ découlent du fonds régulier et 223 000 $ du fonds Stratégie jeunesse. La répartition des portefeuilles par secteur est de 13 % primaire, 30 % secondaire et 57 % tertiaire. Danielle Simard, directrice générale de l’organisme, qualifie la dernière année d’excellente. « On effectue en moyenne une douzaine de prêts par année et cette année, on en a plus d’une vingtaine », exprime-t-elle. Ajoutons que l’équipe intervient également à d’autres niveaux sur le plan du développement économique que ce soit entre autres en participant avec Place aux jeunes au Défi OSEntreprendre.

Développement local
L’organisme joue également un rôle au développement local, le volet touristique en est un dans lequel il a investi beaucoup d’énergie. La réalisation du Guide touristique, la carte des attraits du Haut-Saint-François, le lancement de l’infolettre et le site web pour le tourisme sans oublier le répertoire en ligne des attraits touristiques agroalimentaire du territoire. Séances d’information auprès des intervenants touristiques, participation avec la Cité-école Louis-Saint-Laurent que ce soit la remise du prix Entrepreneuriat, pour la consultation Ma voix compte, pour le concours de photos et la participation avec divers organismes à l’activité Espace de la diversité dans le Haut-Saint-François sont quelques-unes des nombreuses implications de la SADC dans le milieu.

La directrice générale a profité de l’occasion pour présenter le plan d’action 2018-2019. Les nombreuses interventions se regroupent dans cinq axes. D’abord, l’emploi et l’entrepreneuriat par lequel on vise à faire le développement du pouvoir d’attraction et de rétention du territoire, notamment en termes d’offre d’emploi et d’expertise afin de contrer l’exode des populations et d’attirer de nouveaux arrivants.

Le second axe, l’éducation, par lequel on souhaite contribuer au renforcement du niveau d’éducation de la main-d’œuvre locale en termes de scolarisation, de qualification et de compétences. Le troisième, la zone verte, vise à valoriser les communautés rurales. Le quatrième, santé, sécurité, offre de services, se traduira par l’optimisation d’une offre de services et ressources de proximité en adéquation avec les besoins de la population locale. Le cinquième axe se traduira par l’amélioration de la cohésion sociale.

Même si certains axes semblent s’éloigner de la mission de la SADC, Danielle Simard rappelle que « l’objectif est toujours le même, travailler à améliorer les conditions propices à la mise en place ou l’expansion des entreprises et faire la même chose pour le tourisme et l’agroalimentaire. On veut créer un climat propice en terme de développement local. » M. Tanguay ajoute « le lien est qu’on travaille en collaboration avec le CLD, les autres organismes pour que le milieu global et le monde municipal soient dans un milieu propice au développement des affaires. Si ça bouge ici et que tout le monde travaille ensemble, ça va attirer les gens d’affaires », estime le président de la SADC.

Des spectacles pour tous les gouts au Concerts de la Gare

La popularité des concerts gratuits de la Gare, présentés sur la scène juste devant la Vieille gare à East Angus, est indéniable. Une foule de 200 à 300 personnes se rassemble pendant 10 jeudis consécutifs tout au long de la saison estivale. L’activité organisée par le conseiller municipal Antoni Dumont avec Gérald Lapointe rejoint l’ensemble de la population. « On en a pour tous les gouts et tous les styles », d’assurer M. Dumont. À sa septième édition, les concerts de la gare ont déjà une notoriété qui dépasse largement les frontières de la municipalité. « J’ai plus besoin de chercher de groupes. Ce sont eux qui m’appellent, les gens veulent venir jouer à la gare. J’ai déjà six à sept demandes rentrées pour l’an prochain. Ça ne veut pas dire que je vais les prendre tous », précise-t-il. Les organisateurs sont soucieux de présenter des groupes aux styles variés pour répondre aux diverses préférences du public. Ils portent une attention particulière pour renouveler les groupes tout en conservant une certaine continuité. M. Dumont mentionne que 70 % des formations musicales se produisent pour la première fois sur la scène de la Vieille gare alors que 30 % sont des groupes qui ont été fort appréciés et reviennent au plaisir de la foule. La mairesse confirme que l’événement devrait revenir pour une 8e édition l’an prochain. « C’est devenu le rendez-vous de plusieurs personnes de l’extérieur. Ils viennent souper au resto et vont au concert après. Il y a plusieurs personnes qui habitaient East Angus et reviennent pour l’occasion. » À cela s’ajoutent des gens d’un peu partout sur le territoire du Haut-Saint-François, Sherbrooke, Magog et autres endroits.

Participation monstre à la fête de la Famille

À en juger par la participation de la population, la traditionnelle fête de la Famille à East Angus est attendue. Plusieurs centaines de personnes, parents, grands-parents et enfants ont littéralement envahi le site du bureau de poste et de la Vieille gare pour célébrer en famille et souligner l’arrivée de nouveau-nés.

Jeux gonflables, magicien, maquillage, jeux de société géants, mascottes et la participation d’organismes comme Moisson Haut-Saint-François et les Cuisines collectives du Haut-Saint-François, qui initiait les jeunes participants à fabriquer des boules d’énergie, contribuaient à faire de la fête un événement festif et amusant. La participation des pompiers et de la Sûreté du Québec du Haut-Saint-François avec la présentation d’un camion et d’un véhicule de patrouille a piqué la curiosité des jeunes et moins jeunes. Encore cette année, l’implication du Club Lions East Angus a permis la préparation et le service de 600 blés d’Inde. « On les a tous passés » d’exprimer tout sourire le président Gilles Robert. Une nouveauté qui a fait fureur, le petit train dans lequel les enfants pouvaient faire une randonnée. Une partie de la rue Saint-Jean était fermée à la circulation pour permettre un trajet en toute sécurité.

L’activité organisée par la municipalité avec la participation d’organismes et de généreux commanditaires permet d’offrir une fête agréable et gratuite ce qui est de plus en plus rare de nos jours. Les représentants municipaux ont profité de l’occasion pour rendre hommage aux jeunes familles et remettre un sac cadeau d’une valeur approximative de 300  $ pour les nouveau-nés de l’année 2017. Un total de 13 familles se sont vues remettre un sac cadeau à l’intérieur duquel on retrouvait une foule de certificats provenant de plusieurs marchands. Parmi les principaux contributeurs, on retrouvait la municipalité d’East Angus et la Caisse Desjardins du Nord du Haut-Saint-François qui donnaient respectivement des prix d’une valeur de 100 $. Pour avoir droit aux présents, il fallait s’inscrire auprès de la municipalité. La fête de la Famille était suivie par les populaires concerts de la Gare.

La municipalité d’East Angus consacre un budget variant entre 2 500 $ et 4 000 $ pour la fête de la Famille. Pour la mairesse, Lyne Boulanger, « c’est important de reconnaître les familles et les nouveau-nés; c’est la base des futurs citoyens. Moi, East Angus, c’est ma ville, ma vie et j’espère que ça sera pareil pour les nouvelles personnes. »

Une forêt effrayante mais attirante

Il n’y a pas que les concerts de la gare qui attirent les gens de l’extérieur. La Forêt de Freddy, à l’occasion de l’Halloween, constitue un événement très couru. Au fil des années, l’activité a franchi les frontières d’East Angus pour devenir un incontournable pour plusieurs. Plus de 2 000 visiteurs provenant de l’ensemble du Haut-Saint-François et de l’extérieur ont surmonté leur peur afin de circuler dans le sentier comprenant plusieurs stations. L’organisation de la fête avec le soutien de la municipalité est le fruit du travail d’une cinquantaine de bénévoles, sans oublier les nombreux commanditaires. Dès la brunante, la Forêt de Freddy, située au parc des Deux Rivières, s’anime et prend des formes insoupçonnées avec des scènes et personnages bizarres. On retrouve de l’animation sur place, on sert des breuvages chauds et bien d’autres gâteries. Heureux du succès, les organisateurs préparent la 11e édition qui se déroulera le 20 octobre prochain.

L’ancienne salle des Chevaliers de Colomb, un centre communautaire fonctionnel

Propriétaire de la salle des Chevaliers de Colomb depuis le 14 février, la municipalité de East Angus y a déjà effectué des améliorations pour rendre le nouveau centre communautaire plus fonctionnel et agréable. Toutefois, des travaux importants restent à faire. On évalue l’ampleur des investissements de l’ordre de 200 000 $. La municipalité a déjà déposé des demandes d’aides financières auprès de divers programmes sans succès. « Je trouve ça dommage qu’on n’obtienne pas d’aide. Nous aussi, on a perdu une usine avec Cascades. Je pensais qu’on aurait pu avoir de l’aide. On ne lâchera pas. On va faire d’autres demandes », d’insister la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger. Rappelons que les Chevaliers de Colomb conseil 2649 ont cédé le bâtiment pour la somme de 1 $. L’organisme bénéficiera gratuitement des espaces pendant une période de 20 ans.

Améliorations
Au niveau du bâtiment, le nouveau propriétaire a effectué un « grand ménage », d’exprimer la mairesse et rafraîchi les lieux en peinturant le local au sous-sol et au rez-de-chaussée. La municipalité a également effectué le réaménagement du sous-sol et changé le couvre-plancher au premier étage grâce à l’aide du programme Nouveaux Horizons (7 000 $) obtenu préalablement par les Chevaliers de Colomb.

Travaux
D’autres travaux sont prévus pour mettre la salle à niveau, mais la municipalité est dans l’attente d’aide financière pour aller de l’avant. Parmi ceux-ci, on prévoit réaménager les toilettes au sous-sol ainsi qu’au rez-de-chaussée. On désire également ajouter une toilette pour personnes handicapées. Sur la liste s’inscrivent la climatisation, le chauffage, le drain autour du bâtiment et la réfection de la rampe d’accès. Les intervenants souhaitent également agrandir et asphalter le stationnement. La mairesse insiste « nous avons une belle salle. » Toutefois, les améliorations se feront graduellement selon la capacité de payer de la municipalité, de laisser entendre Mme Boulanger.

Des membres actifs et doués à la Fadoq East Angus

Les délégations du Club FADOQ East Angus participant aux jeux régionaux de la FADOQ, tenus à Magog, ont fait belle figure en décrochant des médailles d’or, d’argent et de bronze. D’ailleurs, les médaillés défendront les honneurs du club local lors des jeux provinciaux qui se dérouleront à Saint-Jérôme, les 12 et 13 septembre prochains. Parmi les gagnants, l’équipe de la capitaine Hélène Labbé a remporté la médaille d’or au baseball poche alors que la formation de Jean-Guy Poulin faisait de même dans la catégorie golf. L’équipe de cartes a décroché la médaille d’argent alors que celle d’Hélène Labbé décrochait le bronze à la pétanque atout. Mentionnons que le club a déjà repris ses activités d’automne. Il regroupe quelque 675 membres. Nous retrouvons l’équipe de baseball poche, de gauche à droite, Hélène Labbé, Denise Bibeau, Jacqueline Ponton, Serge Monty, Michel Guillette, Gilles Dufresne, Pauline Poirier ainsi que Gaston Poirier et Gilles Létourneau.

Un tournoi monstre pour les Chevaliers de Colomb de East Angus

Avec 159 joueurs et plus de 175 personnes pour le souper, le récent tournoi de golf des Chevaliers de Colomb conseil 2649 de East Angus s’est avéré un des plus considérables de son histoire. Cela arrive à point, juste pour le 20e anniversaire de cette importante activité de financement.

« Cette année, on offrait le déjeuner gratuitement pour les joueurs. C’est le cadeau du 20e. On veut que les joueurs vivent un beau moment », d’exprimer Marc Rousseau, membre du comité organisateur. La présidente d’honneur et mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, était fière d’apporter sa contribution. « J’ai accepté par reconnaissance envers les Chevaliers pour nous avoir donné (à la ville) la salle. J’avais demandé beaucoup de joueurs pour le tournoi et du beau temps et on l’a eu », d’ajouter en riant Mme Boulanger. Rappelons que l’organisme a cédé son bâtiment à la municipalité pour la somme de 1 $. Il est prévu qu’il utilisera les espaces gratuitement pendant une période de 20 ans. La municipalité a entrepris des travaux de réfection à l’intérieur du bâtiment qui s’appelle désormais la Salle communautaire des Chevaliers.

Une shed historique au Parc des Deux Rivières

À l’instar de quelques endroits dans le Haut-Saint-François, le parc des Deux Rivières à East Angus dispose d’une shed mettant en valeur les paysages et la culture du secteur. La structure agréablement aménagée à l’intérieur du parc et située à l’embouchure de la rivière Eaton raconte à travers divers panneaux d’interprétation l’histoire des Amérindiens qui ont circulé sur la rivière Saint-François. Le projet mis de l’avant par le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François fait partie d’un circuit d’une douzaine de sheds construites et éparpillées à divers endroits sur le territoire. Chaque shed constitue un véritable objet d’art. Le parc des Deux Rivières est un boisé urbain de 27 hectares situé au cœur de la ville de East Angus. Au cours des dernières années, un réseau constitué de sentiers pédestres et d’un sentier cycliste a été aménagé afin de donner à la population locale et régionale un accès à différents panoramas situés le long de la Saint-François et à l’embouchure de la rivière Eaton.

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