Salut Gaston !

À l’occasion du décès de M. Gaston Tardif, cofondateur de Tardif Diesel, l’équipe du journal régional Le Haut-Saint-François et les membres du conseil d’administration transmettent leurs plus sincères condoléances à Mme Gaétane Plamondon, sa conjointe, ainsi qu’à tous les membres de leur famille. Certains d’entre nous avons eu le privilège, le plaisir et le bonheur de côtoyer Gaston. Pratiquement toujours accompagné de l’amour de sa vie, Gaétane Plamondon, le couple formait un duo qui aura laissé sa marque dans le Haut-Saint-François. Leur implication au sein de divers organismes a contribué au développement de notre territoire. Merci et bon voyage Gaston.

Manif des producteurs forestiers à Sherbrooke

Plus d’une centaine de producteurs forestiers de la région et du reste du Québec ont manifesté devant l’hôtel Le Président à Sherbrooke, en marge des audiences de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec. Ceux-ci défendaient leur droit de vendre leur bois collectivement alors qu’un groupe d’industriels, comptant parmi eux Domtar, le conteste. Tous les détails dans notre prochaine édition du 6 mars.

Les citoyens mécontents : Valoris veut agrandir son site d’enfouissement

Prévoyant atteindre la pleine capacité de son lieu d’enfouissement technique (LET) au milieu de l’année prochaine, Valoris lance un projet d’agrandissement de 60 M$. D’une superficie de 33 ha, le futur LET serait mis en opération à l’été 2021. Une rencontre publique tenue au Centre communautaire de Bury a présenté le projet à une centaine de personnes. Celles-ci ont tôt fait d’exprimer leur mécontentement et leur colère aux représentants du centre de valorisation.

Plus tôt en journée, le nouveau président du conseil d’administration et maire de Sherbrooke, Steve Lussier, avait rencontré les médias. « Je considère important l’agrandissement du site actuel qui permettra d’ajouter une capacité de l’ordre de 4,5 M tonnes et allongera sa vie de plus ou moins 50 ans. »

Le lieu d’enfouissement technique présentement utilisé a été mis en service en décembre 2009 et s’étend sur 13 ha. Depuis 2013, année où la Ville de Sherbrooke a commencé à acheminer ses matières résiduelles à Bury, Valoris dessert 190 000 Estriens.

Consultation publique
Le directeur des communications, Louis Longchamps, a ouvert la soirée d’information qui s’est étirée sur près de trois heures. « C’est le début d’un nouveau partenariat entre Valoris et la communauté et on veut vraiment que ça fonctionne. » Si ce dernier parlait de communication ouverte entre les deux parties, il a rapidement été servi. Une première période d’échanges suivant la vidéo de présentation de l’entreprise et de son projet d’agrandissement a donné le ton à la rencontre.

« Un lieu d’enfouissement technique, ça coute une beurrée à construire ! », s’est exclamée la conseillère municipale du Canton de Hampden, Monique Scholz. « Je suis horrifiée que, my god, l’an prochain il restera plus de place. Qu’est-ce qui s’est passé ? Comment est-ce qu’on a rempli ça aussi rapidement ? »

À plus d’une reprise, le directeur de projets chez Valoris, Jean-Jacques Caron, n’a pas été en mesure de répondre adéquatement aux questions des citoyens. MM. Caron et Longchamps ont tout de même assuré que l’ensemble de ces interrogations sera résolu lors de trois ateliers thématiques à venir aux mois de mars, avril et mai. Seront alors abordés en détail des thèmes comme la qualité de l’eau, l’émission d’odeurs et de gaz à effets de serre ou encore l’intégration visuelle du projet au paysage.

« On va faire du déboisement progressif », a détaillé le directeur des communications. « Les terrains autour de Valoris, c’est des terrains qui appartiennent à Domtar. Le fait de déboiser va s’harmoniser avec les activités qu’il y a déjà autour. Le bois coupé va être valorisé. »

Prochaines étapes
La direction de Valoris rencontrait cette semaine Benoit Charette, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Elle offrira mercredi prochain, le 27, une visite de ses installations aux intéressés. Ces rencontres citoyennes jumelées aux trois ateliers thématiques susmentionnés s’inscrivent dans le cadre d’une démarche sociale auprès des communautés limitrophes de Valoris.

« L’acceptabilité sociale de ce projet d’agrandissement du LET est essentielle et je suis très fier des consultations publiques mises en place », a réitéré le président Steve Lussier. Le dépôt du rapport de cette démarche accompagné de la demande d’agrandissement se fera après la mi-juin auprès du ministère.
La veille du lancement de la démarche, on apprenait que le directeur général du parc éco-industriel, Jean-François Sornin, quitterait ses fonctions le 22 mars prochain. « Je laisse Valoris au moment où les litiges contractuels reliés à la construction du centre de tri sont en voie de règlement et où l’avenir s’annonce prometteur », avait-il annoncé par voie de communiqué. La personne qui lui succédera sera connue au cours des prochaines semaines.

Discontented Citizens : Valoris Wants to Expand Its Landfill Site

Anticipating that its engineered landfill site will be used to its full capacity by the middle of next year, Valoris has launched a $60 million expansion project. Covering an area of 33 hectares, the future landfill site would be in operation as of the summer of 2021. A public meeting at the Community Centre in Bury presented the project to about 100 citizens. They were quick to express their discontent and anger to the representatives of the recovery centre.

Earlier in the day, the new president of the board of directors and mayor of Sherbrooke, Steve Lussier, met with media representatives. «I consider it important to enlarge the present site, which would permit an additional capacity of about 4.5 million tonnes and would prolong its life by more or less 50 years,» he said, speaking in French.

The current engineered landfill site was put in service in December 2009, and covers 13 hectares. Since 2013, when the City of Sherbrooke began sending its waste materials to Bury, Valoris has been serving 190,000 Estrians.

Public Consultation
The director of communications, Louis Longchamps, opened the information evening, which lasted close to three hours. «It’s the beginning of a new partnership between Valoris and the community, and we really want it to work,» he said in French. If he was talking about open communication between the two parties, he quickly received it. After viewing a video presenting the company and its expansion project, the first discussion period set the tone for the meeting.

«An engineered landfill costs an arm and a leg to build!» exclaimed Monique Scholz, a municipal councillor for the Canton de Hampden. «I am horrified that, my god, next year we won’t have any more space. What happened? How did it fill up so fast?»

More than once, the Valoris director of projects, Jean-Jacques Caron, was not able to respond adequately to the citizens’ questions. All the same, Caron and Longchamps assured the audience that all of their questions would be resolved during three thematic workshops to take place in March, April, and May. Themes to be addressed in detail include water quality, odor emissions, and greenhouse gases, as well as the visual integration of the project into the landscape.

«The deforestation will be done gradually,» explained the director of communications. «The land around Valoris belongs to Domtar. Clearing the trees will harmonize with the activities already being carried out around us. The cut wood will be exploited.»

Next Steps
This week, the management of Valoris met with Benoit Charette, Minister of the Environment and the Fight against Climate Change. Next Wednesday, February 27, they are offering interested persons a visit to the Valoris facilities. These citizen meetings, along with the three thematic workshops previously mentioned, are part of a social outreach in relation to the communities neighbouring the Valoris site.

«The social acceptability of this project to enlarge the landfill site is essential, and I am very proud of the public consultations that have been put in place,» reiterated the board president, Steve Lussier. A report on the consultations will accompany the application for expansion, which is to be made to the ministry after mid-June.

The day before the consultation was launched, it was announced that the director general of the eco-industrial park, Jean-François Sornin, would be leaving his position on March 22. «I am leaving Valoris at a moment when the contractual disputes related to the construction of the sorting centre are in the process of being settled, and the future looks promising,» he announced in a press release, in French. His successor is to be announced over the course of the coming weeks.

Un projet de minigolf qui suscite la grogne à Chartierville

Lors de sa dernière séance du conseil, la municipalité de Chartierville a informé la population de son intention de construire un parcours de minigolf d’ici le début de l’été. La trentaine de citoyens présents à la réunion se sont élevés contre le projet et ont déploré le manque de communication de la municipalité.

Le projet final prévoit un parcours traditionnel de 18 trous devant être complété d’ici la Fête nationale. Le cout total de 95 000 $ sera absorbé aux deux tiers par la MRC (63 859 $), par le biais de son Fonds de développement des territoires, et le reste par Chartierville (31 140 $). La MRC a adopté la résolution concernant ce mode de financement en novembre dernier.
Le parcours de minigolf viendrait border le champ gauche de l’actuel terrain de balle-molle de la municipalité, tout juste derrière les terrains de pétanque déjà existants. Il s’agira d’une succursale de la franchise Miniputt l’Authentique, détenue par Ronald Poliseno, qu’on a connu en tant que commentateur aux côtés de Serge Vleminckx dans la mythique émission Défi mini-putt dans les années 90.

Pas cher, pas cher
La principale préoccupation des résidents présents à la rencontre d’information était le cout du projet et sa répercussion sur leur compte de taxes. Là-dessus, le maire Denis Dion s’est montré rassurant : « Si on décide d’aller de l’avant avec un investissement comme ça, c’est parce qu’on sait que ça augmentera pas les taxes puis que ça va être probablement bon en bout de ligne. » Il a également assuré que le « vieux gagné » de la municipalité, qui s’élève à environ 400 000 $, demeurera intouché avec le projet.

Questionné à savoir si une étude de marché avait été réalisée pour connaitre la viabilité du projet, le maire Dion a avoué que non. « Les études de marché, ça coute entre 5 000 et 10 000 $, puis on n’a pas cet argent-là. On fait nos recherches nous autres même. »

En tenant ouvert le commerce du mercredi au dimanche avant la tombée de la nuit, la municipalité de Chartierville estime les couts d’opération annuels entre 10 000 et 12 000 $. Un poste d’emploi étudiant serait créé pour servir les clients et on espère attirer des bénévoles pour l’entretien du terrain. Une résidente a rappelé le fait que les deux attractions actuelles de la municipalité, soit le Centre d’interprétation de la Mine d’or et la Côte magnétique, peinent déjà à trouver de la main-d’œuvre durant la saison touristique.

En catimini
Le maire Dion a dû rappeler l’assistance à l’ordre une demi-douzaine de fois au cours de la séance. Plusieurs citoyens étaient frustrés de se faire imposer le projet sans avoir été consultés au préalable. « On se fait pousser ça dans le fond de la gorge ! » M. Dion s’est défendu en disant que le projet avait été discuté à plusieurs reprises lors de réunions antérieures du conseil municipal.
Le maire Dion a poursuivi en disant être sûr que le reste de la population de Chartierville qui n’était pas à la séance d’information était en faveur du projet. « On s’entend que sur 287 personnes, vous êtes 52. Qui ne dit point [sic], consent », alla-t-il affirmer avant de soulever l’ire de l’assistance.
En janvier 2018, dans le but de dynamiser son milieu de vie et d’offrir une plus grande expérience touristique, Chartierville avait étudié d’autres projets, que ce soit des jeux d’eau ou encore une borne de recharge électrique. Ces projets furent éventuellement abandonnés à cause de leurs couts de réalisation trop élevés, sauf celui de minigolf.

La séance du début du mois fut l’occasion pour la communauté de rencontrer ses deux nouveaux conseillers, Claude Gagnon et Kenneth Cameron. Le premier a remplacé Édith Giard, qui avait quitté le siège 1 en octobre dernier, alors que le second a repris le siège 4 laissé vacant par Guy Gilbert en décembre dernier.

Des élèves comblés pour la journée Natalie Champigny

Elle craignait d’être oubliée et que son implication auprès des jeunes élèves disparaisse à jamais. Neuf ans plus tard, la mémoire de Natalie Champigny, décédée d’un cancer, est plus vivante que jamais, même que des jeunes élèves apprennent à découvrir qui était cette personne, en bénéficiant de l’aide financière pour l’achat de linge ou de matériel scolaire.

La dernière année, en additionnant la Journée Natalie Champigny (+ de 20 000 $), le tournoi de golf-bénéfice (+ de 11 000 $) et la Fondation Christian Vachon (5 000 $) ont permis à 92 élèves démunis répartis dans une dizaine d’écoles francophones et anglophones du Haut-Saint-François de bénéficier d’une aide financière de 40 000 $, un record. L’aide apportée se divise en trois types de parrainage, or, argent et bronze couvrant l’achat de vêtements, de matériel scolaire, d’un service de repas et d’inscription à des activités de son choix.

L’activité phare de toute cette belle collecte demeure la Journée Natalie Champigny, qui se déroulera le samedi 2 mars à la jonction des routes 214 et 108 à Bury. Michel Champigny, frère de la regrettée Natalie, son fils Shawn qui prend la relève, Yves Vachon et plusieurs bénévoles attendent la population pour cette journée plein air, de 11 h à 16 h, juste avant le souper spaghetti qui sera suivi d’une soirée musicale à la salle Guy-Veilleux à Cookshire-Eaton.

Michel et ses acolytes ne changent pas une recette gagnante sinon de l’améliorer. Une randonnée en sleigh ride, de la tire sur la neige, du poisson fumé et la nouveauté soit l’aménagement d’un sentier de marche de 4 km permettront à toute la famille de profiter d’un bon moment. La journée plein air est offerte gratuitement, les dons se font sur une base volontaire. Par la suite, l’activité se déplace pour un souper spaghetti. Le chansonnier Guy Poirier fera encore les frais de la musique. Le coût pour le repas est de 12 $. L’initiative a permis d’amasser près de 22 000 $ l’an passé. Tout cela est attribuable à de généreuses donations. Plus de 75 commanditaires, commerçants, entreprises et individus ont contribué sous forme de dons ou en participant au souper-bénéfice. Certaines municipalités collaborent, précise M. Champigny, tout en invitant les autres à faire de même.
Encore cette année, les responsables feront le tirage de plus d’une vingtaine de prix découlant de la vente de billets permettant de se mériter entre autres, une paire de billets pour un match du Canadien de Montréal, des chèques cadeaux pour les restaurants Chez Stanley, la Brasserie Fleurimont, le Resto-Bar Rive Sud et entreprises de la région, Bumper to Bumper, Luc Jacques Services et autres.

La Journée Natalie Champigny ne cesse de croître en popularité. « Je ne pensais pas que ça viendrait aussi gros. Grâce à l’implication de tous, la journée est devenue une cause exemplaire », d’exprimer M. Champigny. La participation l’année dernière de la ministre du Développement international et députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, ainsi que celle annoncée cette année du député de Mégantic, François Jacques, démontre, selon l’organisateur, d’une reconnaissance et du sérieux de la démarche. Le mouvement devient tellement populaire que des personnes s’offrent pour solliciter des gens de leur secteur, ajoute le frère de Natalie. À titre d’exemple, il mentionne Marc-Olivier Désilets pour le secteur de Scotstown/La Patrie, Yves Vachon et Anick Boudjack pour le secteur Weedon/Dudswell alors que Mme Boudjack s’occupe également du secteur Cookshire-Eaton.
M. Champigny est convaincu que l’effet bénéfique auprès des élèves s’inscrit dans la pensée de sa sœur Natalie. « Si les enfants vivent une meilleure qualité de vie à l’école, ça va contribuer à améliorer leur cheminement scolaire. On le voit peut-être pas immédiatement, mais ça va contribuer à faciliter l’apprentissage », d’exprimer M. Champigny.

Aide
La sélection des familles se fait dans la plus grande discrétion. Chaque année au mois d’avril, la Fondation Christian Vachon fait parvenir aux familles le formulaire de demande d’aide dans le sac à dos des enfants des écoles qu’elle parraine. Ce formulaire doit être rempli et retourné en main propre au secrétariat de l’école que fréquente l’enfant avant la date limite de la campagne de recrutement. La sélection s’effectue en mai et les parents sont avisés par lettre. Par la suite, au cours du mois de juillet, une personne de la Fondation communiquera par téléphone avec les familles sélectionnées afin de les informer sur le type d’aide qui sera fournie à l’enfant ainsi que la démarche à suivre. Toutefois, il est possible d’adresser une demande d’aide ponctuelle, à tout moment de l’année scolaire. Enfin, les personnes désireuses de participer au souper spaghetti du 2 mars prochain doivent le faire en réservant auprès de Michel Champigny 819 943-2528, Yves Vachon 514 953-2273 ou Shawn Champigny 819 679-2147.

L’Escadron 670 tient son tout premier cérémonial

Les cadets du Haut-Saint-François ont tenu leur tout premier cérémonial de mi-année sous la présidence d’honneur de la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe. Outre les démonstrations de marche militaire, la soirée était également l’occasion de souligner le changement de commandement, qui est passé aux mains de Pascal Yergeau.

Le commandant sortant, Emmanuel Bouchard, avait beaucoup à dire sur l’Escadron 670. « Quand je suis arrivé ici il y a deux ans, on avait un gros mandat à relever. On avait des finances à redresser, on avait à trouver un nouveau local. » Le capitaine ne dirigeait alors qu’une dizaine de cadets de l’Aviation royale du Canada. Grâce à l’implication de parents et à l’introduction du biathlon et du tir à la carabine, le nombre d’inscrits a plus que doublé.

« L’Escadron 670 maintenant n’a plus les menaces qu’on avait, dans le passé, de fermeture », s’est réjoui capt Bouchard. « J’ai travaillé dans beaucoup d’unités de cadets dans les douze dernières années et le 670 a vraiment quelque chose de particulier. Il y a un bel esprit de famille ici qu’on ne retrouve pas ailleurs. »

Celui qui lui succède, le lieutenant Pascal Yergeau, abondait dans le même sens. « Ce qui est le fun ici, c’est que la communauté participe à nos activités. Et on peut participer aux activités de la communauté. » On a pu récemment voir le corps de cadets s’impliquer au marché de Noël de Westbury ou encore à l’Expo de Cookshire, l’été dernier.

La présidente d’honneur, Sylvie Lapointe, a procédé à l’inspection de l’escadron. « Honnêtement, je suis très surprise. C’est une première fois pour moi. Félicitations ! Vous m’épatez », s’est-elle exclamée en s’adressant aux adolescents.

Le cadet-commandant Louis Desruisseaux se rappelait ses premières années alors que l’escadron devait pratiquer dans un espace exigu au pavillon des sports d’East Angus. Les jeunes ont aujourd’hui le plaisir de pratiquer leurs marches à la cafétéria de la polyvalente Louis-Saint-Laurent. L’Escadron 670 du Haut-Saint-François existe depuis 33 ans.

Fondation de l’association de QS dans le comté de Mégantic

La température a joué les trouble-fêtes lors de l’assemblée de fondation de l’association de Québec solidaire (QS) de Mégantic qui se tenait à Lingwick, le 27 janvier dernier. Une quinzaine de braves provenant de diverses municipalités du comté ont participé à la rencontre. L’idée de former une association locale vise à poursuivre le travail déjà entamé, peut-on lire dans le communiqué de presse. La création de l’association intervient après celle de Richmond, Sherbrooke, St-François et Orford. Celle de Mégantic vient donc compléter le territoire de l’Estrie. Lors de la rencontre, les participants ont adopté à l’unanimité une résolution endossant la Déclaration d’urgence climatique. Les membres se sont également donné un premier mandat soit de déposer la déclaration dans les différents conseils municipaux du comté de Mégantic pour qu’elle soit signée comme les 238 municipalités du Québec.

actualite

Soirée à caractère environnemental à Saint-Isidore-de-Clifton

La municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton appuie la Déclaration citoyenne universelle d’urgence climatique et dans cette foulée, elle invite la population à assister à la conférence Une transition sereine vers le zéro déchet en famille donnée par Hélène Boissonneault de l’Effet PH (minimalisme, 0 déchet, encombrement).

Les élus ont appuyé la déclaration lors de la réunion ordinaire du 7 janvier dernier. Les membres du conseil municipal ont constaté que cette dernière était en accord avec plusieurs des politiques sociales adoptées à la municipalité comme celle de développement durable, la politique familiale et MADA (Municipalité amie des aînés), la Charte des saines habitudes de vie et la politique d’achat local. Il semblait donc normal d’appuyer la Déclaration citoyenne d’urgence climatique.

Mentionnons que la déclaration décrète « que nous sommes en crise climatique et cette crise est un état d’urgence climatique. Face aux risques qu’encourent les générations futures, cette crise climatique est maintenant un enjeu qui menace principalement les niveaux de sécurité suivants : économique, de la santé humanitaire, alimentaire, environnement, ainsi que le niveau de sécurité nationale et internationale. » La reconnaissance de l’état d’urgence climatique, peut-on lire dans la déclaration, nécessite la mise en place de plans de transition d’urgence pour contrer les effets négatifs sur les divers secteurs énoncés. La municipalité entend donc défendre l’intégrité de l’environnement et promouvoir les mœurs ou habitudes de vie saines et respectueuses de l’environnement et de la santé des individus sur son territoire.

Dans cet esprit, la municipalité invite la population à assister à la conférence Une transition sereine ves le zéro déchet en famille. Suivra l’assemblée générale annuelle de l’organisme Saint-Isidore-de-Clifton en Action. Il y aura un goûter et tirage de prix de présence. L’activité se déroulera le 27 février, à 19 h, à la Place Auckland.

Plus de 50 boîtes à lunch vendues

Les membres de l’équipe bleu marine gagnante du concours Un lunch presque parfait, tenu à la Cité-école Louis-Saint-Laurent, ont vécu l’expérience de préparer quelques 55 repas pour le grand public. Heureuses et satisfaites de l’expérience, elles semblent néanmoins convaincues que le métier de chef ne sera pas pour elles. « C’est vraiment le fun, mais on ne le ferait pas tous les jours », d’exprimer, avec essoufflement, les quatre participantes au terme de l’exercice.

Dans le but de faire découvrir le menu de l’équipe gagnante, le comité organisateur avait mis en vente des billets auprès du grand public. Avec la collaboration des Cuisines collectives du Haut-Saint-François, nos gagnantes, du 2e secondaire, se sont mises aux chaudrons et poêlonnes, le matin du 31 janvier, pour préparer 55 lunchs comprenant le menu qui leur a valu la victoire.

L’exercice n’était pas évident. Avec l’aide de Karine Valade, animatrice des Cuisines collectives, les participantes devaient se définir un plan de match et coordonner leurs actions. « À l’école, on devait préparer cinq portions; ici, on en avait 55 à faire », d’exprimer une des participantes. « Tout le monde devait s’ajuster et se coordonner. Souvent, on se retrouvait à la cuisson, tout le monde en même temps. Des fois, on étaient éparpillées », d’ajouter une membre de l’équipe. « On a trouvé ça stressant d’entrer dans le temps. On a dépassé un peu le temps », d’exprimer d’autres membres. Venant à leur défense, Véronick Beaumont, agente de projet au Carrefour jeunesse-emploi, soutenait que l’effort était louable et que huit minutes de retard étaient tout à fait acceptable pour de jeunes novices.

Les demoiselles étaient fières des lunchs concoctés. Les acheteurs des boîtes à lunch pouvaient savourer des bâtonnets de fromage croustillants, servis avec salsa mangue et framboise, avec un mélange printanier. En repas principal, on retrouvait un suprême de poulet farci au jambon et fromage accompagné de sauce aux champignons et carottes nantaises au beurre et pommes de terre grelots aux fines herbes. Comme dessert, les gens avaient l’occasion de déguster un gâteau aux fruits réinventé avec coulis de framboise et sauce au caramel. Les jeunes cuistots pouvaient compter sur l’appui de Mmes Valade et Beaumont ainsi que de Marie-Claude Labbé, technicienne en loisirs à la polyvalente.

Rappelons que le concours Un lunch presque parfait en est à sa cinquième édition. Il s’est déroulé sur plusieurs semaines d’octobre à novembre. Les participants ont eu à suivre plusieurs ateliers culinaires avec des professionnels dans le domaine, dont le propriétaire et chef du service de traiteur, Le Poivron Rouge, Jean-Patrice Fournier, et Mylène Bernard, propriétaire de l’entreprise Petits Cupcakes, pour développer leurs aptitudes et leur autonomie.

Un club de chasse et pêche qui prend soin de sa forêt depuis 40 ans

Le Club de chasse et pêche du comté de Compton, situé à Newport, subit ces temps-ci sa quatrième coupe d’éclaircie en 40 ans, un cas rarissime dans le domaine sylvicole régional. Depuis 1978, Aménagement forestier et agricole (AFA) des Sommets s’occupe de l’immense domaine naturel du club, l’un de ses employés suivant même l’évolution des peuplements depuis 20 ans.

Lorsque le club de chasse et pêche centenaire a contacté l’AFA des Sommets en 1978, l’organisation sylvicole venait tout juste d’être fondée. Depuis ce moment, environ une fois aux dix ans, l’AFA se rend sur le territoire qui rejoint les routes 212, 210 et 257 pour effectuer des coupes d’éclaircie. Lors de ces interventions, de 25 à 30 % des arbres d’une zone identifiée sont sélectionnés puis récoltés.

Du jardinage bénéfique
En prenant en compte cette quatrième coupe en cours depuis début janvier, on en arrive à avoir exploité plus de 100 % de la forêt. Pourtant, sur place, rien ne laisse présager que l’entièreté du boisé a pu être prélevée. Des arbres de différentes tailles et essences s’étendent à perte de vue.
C’est là le but de l’aménagement forestier, nous explique Sylvain Rajotte, ingénieur forestier et directeur de l’AFA des Sommets. Selon les gouts du propriétaire terrien, la nature des travaux sylvicoles variera, mais la qualité des arbres demeure l’ultime objectif.
Dans les années 70, la première intervention au Club de chasse et pêche du comté de Compton visait un nettoyage. À la fin des années 80, le bois de qualité commençait déjà à se faire présent. La troisième coupe dans les années 90 a permis d’en sortir une bonne quantité, alors que l’éclaircie actuelle confirme le travail fait antérieurement. Ces neuf semaines de labeur produiront 5000 mètres cubes apparents dont près de 50 % destinés au sciage.

Des gens d’ici
S’il en est un qui est bien au fait du dossier, c’est le gestionnaire du projet, Jean Tremblay. Le technicien forestier en est à sa troisième présence sur les lieux en 20 ans. Comme il s’agit d’un travail sur le long terme, M. Tremblay parle déjà de la cinquième coupe qui devrait aller vers 2030. Il ne penserait pas être de la partie cette fois-là, comme il songe à la retraite éventuellement.

Il y a dix ans, Jean Tremblay avait fait appel à un jeune sous-traitant pour la troisième coupe. Il s’agissait de Philippe Vallée, petit-fils du fondateur de la Scierie Paul Vallée à Saint-Isidore-de-Clifton, qui opérait l’abatteuse lors de notre passage. « C’était dans nos tout débuts. Quand on a commencé, Jean m’avait appelé pour faire le chantier ici. C’était dans les premiers temps qu’il y avait de la mécanisation. »

Le nerf de la guerre
La machinerie est désormais un incontournable dans le milieu forestier. Elle permet à la fois la production en volume et de qualité. Sylvain Rajotte, le directeur de l’AFA, a vu un changement pour le mieux avec l’arrivée de celle-ci. Auparavant, la récolte manuelle était l’affaire d’hommes de 55 ans et plus. Maintenant, la technologie a réintéressé les jeunes au domaine. De là à ramener la moyenne d’âge sous les 40 ans, à l’instar de Philippe Vallée.
Cette technologie couplée à l’informatique permet des avenues nouvelles. « Ça aide à faire de meilleures opérations et de moins faire d’erreurs », explique M. Vallée. C’est ainsi que de son bureau, Jean Tremblay peut suivre l’évolution du travail de Philippe en temps réel et ainsi mieux planifier la suite des opérations. Un avantage indéniable quand on gère simultanément d’autres équipes situées sur d’autres chantiers.

De plus, la technologie GPS fournit aux opérateurs de machinerie des cartes géographiques des environs qui recensent les ruisseaux à contourner ou les sentiers déjà tracés, ce qui limite les impacts sur la forêt.

Des avantages à long terme
Une fois le bois coupé, celui-ci est acheminé à l’usine Champeau de Saint-Malo ou à la Domtar. Le site éclairci du club de chasse et pêche s’en trouve alors dans un meilleur état. « Les travaux qu’on fait améliorent la qualité de la chasse », résume Jean Tremblay. Dans le cas du club de Newport, l’objectif était de favoriser la présence de gibier en lui offrant un environnement propice. Bien sûr, les travaux d’aménagement varient au gré des objectifs des propriétaires.

La relation qui perdure depuis 40 ans entre l’AFA des Sommets et le Club de chasse et pêche du comté de Compton constitue l’exception à l’heure actuelle. Toutefois, selon le directeur Sylvain Rajotte, de telles habitudes d’entretien forestier deviendront coutume, voire la norme, dans le futur.

Un ravage de cerfs qui cause des ravages

L’hiver, une partie de la faune s’invite chez Mario Bourgoin contre son gré. Depuis 2010, le producteur laitier est aux prises avec des hordes de cerfs de Virginie qui viennent brouter son foin durant la saison froide. Cette forme de déprédation lui coute quelques milliers de dollars annuellement.
Plutôt solitaires en été, les chevreuils se regroupent en troupeaux de plusieurs dizaines l’hiver venu, dans des espaces d’une forêt qu’on appelle ravages. À partir de ces points, les groupes forment des réseaux de sentiers menant à des points de nourriture. La ferme de Mario Bourgoin et ses balles de foin entreposées à l’extérieur constituent l’une de ces destinations prisées pour les cervidés, quelque part sur le chemin Flanders entre Cookshire-Eaton et Newport.

À la suggestion de représentants du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, M. Bourgoin s’est construit un parc clôturé d’une hauteur de 2,5 m (8 pi) pour protéger une partie de ses balles rondes de foin. « J’ai d’affaire à attacher la porte de la clôture en fin de la journée, puis pas juste l’accrocher. L’attacher ! Ils sont fouineux en tabarnic. Il y en a qui se sont déjà glissés en dessous et qui ont décroché la broche. Ils savent que c’est là. »

Plusieurs désagréments
Outre l’argent et le temps perdu à nettoyer les balles de foin éventrées, la présence de cerfs amène d’autres inquiétudes à Mario Bourgoin. « L’année passée, c’est huit carcasses que j’ai ramassées dans la prairie. » Suite à la découverte d’un cas de maladie débilitante chronique des cervidés dans les Laurentides en octobre dernier, l’agriculteur craint d’incorporer par mégarde des restes ou des excréments infectés lors d’un fauchage. D’autant plus que la maladie s’apparente à l’encéphalopathie spongiforme bovine (maladie de la vache folle).

Le passage quotidien de plusieurs dizaines de bêtes laisse aussi des sentiers bien visibles dans les champs. M. Bourgoin affirme que, une fois le beau temps de retour, ces sillons demeurent des endroits où rien ne pousse après avoir été piétinés tout l’hiver. Le producteur laitier possède aussi 150 acres de forêt où il fait de l’aménagement et de la récolte de sirop d’érable. Malheureusement, toutes les jeunes pousses d’arbres se font dévorer avant d’atteindre la maturité à l’heure actuelle, ce qui ne permet pas la régénération de la végétation.

Optimal aux yeux du ministère
Au fil des ans, Mario Bourgoin a contacté à plusieurs reprises le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs pour signaler ce qui est à ses yeux une surpopulation de cerfs de Virginie dans son secteur. Chaque fois, ses interlocuteurs lui disaient qu’il n’y avait rien à faire ou que les choses seraient prises en main prochainement. « Il faudrait qu’ils commencent à nous écouter puis voir qu’on a vraiment un problème », se désole le producteur laitier qui ne sait plus sur quel pied danser.

Du côté du ministère, on considère la densité de cervidés comme optimale avec 4 cerfs/km2 à l’heure actuelle. Dans son dernier Plan de gestion du cerf de Virginie au Québec, on stipule que « la capacité de support biologique est respectée dans cette zone. Les cerfs sont en bonne santé alors que l’habitat forestier estival ne semble pas être dégradé. L’habitat hivernal (ravages) est, par contre, très utilisé et la biodiversité végétale est altérée par le surbroutage. Les cultures et les forêts sont gravement endommagées. »

« Les appels, les plaintes et les constatations des citoyens démontrent que les propriétés privées subissent aussi de graves dommages. Bien sûr, certaines autres productions pourraient justifier l’emploi de clôtures. Mais nous ne pouvons pas clôturer toutes les forêts, productions agricoles de grandes surfaces et propriétés privées. C’est d’abord une question d’efficacité, ensuite de non-rentabilité et, finalement, d’esthétisme pour les propriétaires et les producteurs. Mais, finalement, le cerf lui-même ne saurait survivre dans un habitat totalement clôturé, donc divisé. Le cerf disparaîtrait d’un tel habitat subdivisé, et ce, au grand dam des chasseurs. »

En attendant, Mario Bourgoin souhaite au moins éduquer la population à cesser de nourrir les cervidés, comme ceux-ci s’acclimatent à la présence humaine et s’aventurent toujours de plus en plus loin sur les propriétés.

Un roc, un pic, un cap ? Non, une péninsule forestière !

Faire de la forêt une priorité est un combat de tous les jours pour Jean-Paul Gendron, président de l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie. « Il faut que la culture forestière imprègne le discours politique et les aspirations sociales. Il faut que les gens soient fiers de leur forêt. »

Qu’on se le dise, aux niveaux technique et économique, la forêt se porte passablement bien dans le Haut-Saint-François. La MRC est la deuxième région estrienne en termes de production et de superficie boisées, après sa voisine du Granit. Des entrepreneurs, transporteurs et transformateurs des produits du bois ont leurs installations à même la région ou tout près. Néanmoins, il manquerait la «petite coche» de plus. Que la forêt devienne un enjeu stratégique porté par nos élus.

En faire une priorité
Depuis l’abolition des Conférences régionales des élus (CRÉ) en 2016, M. Gendron n’a pas retrouvé la préoccupation de mettre la forêt de l’avant. Il constate que, même du côté de la Table des MRC de l’Estrie, la question ne fait pas partie des enjeux stratégiques de la région au niveau des ressources naturelles. Il estime que les producteurs, agriculteurs et forestiers pouvaient faire valoir leurs points à l’époque des CRÉ. Aujourd’hui, seule une poignée d’élus locaux sont sensibles à la cause.

« Comment ça se fait que le bois comme matériau et que la forêt qui le produit ne reçoivent pas plus de reconnaissance et de noblesse ? », se désole Jean-Paul Gendron. Celui-ci s’étonne toujours que le matériau ne soit pas systématiquement inclus dans la construction des nouveaux bâtiments publics, comme le Centre communautaire de Johnville. Même étant une région forestière, le Haut-Saint-François traine de la patte face à d’autres endroits de la province et d’outre-mer. Bien qu’en retard, même la Ville de Sherbrooke s’apprête à mettre en application la Charte du bois du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs pour accroitre l’utilisation du bois dans la construction.

Outre ses avantages esthétiques et même psychologiques, les intérieurs et structures en bois contribuent à la lutte aux gaz à effet de serre en séquestrant, ou conservant, une grande quantité de carbone. Il s’agirait simplement d’une mentalité ou d’un réflexe à adopter.

À la hausse
Cette meilleure intégration du bois dans notre quotidien passe aussi par un meilleur accès à la matière. Aux yeux de M. Gendron, il y a un dysfonctionnement de la gestion de la forêt privée. À l’heure actuelle, une forme d’embourgeoisement prend place dans les campagnes. On note une augmentation du nombre de retraités qui s’achètent un lot, se construisent une propriété et font augmenter la valeur foncière des environs.

Bien que l’occupation du territoire et la revitalisation des régions sont loin d’être mauvaises en soi, il demeure qu’une pression supplémentaire est mise sur les jeunes qui aimeraient également être propriétaires terriens. Un lot boisé de qualité passable débute aux environs de 1000 $ par acre. Un jeune sortant des bancs d’école ne peut envisager sérieusement d’acheter de grandes superficies et de vivre de l’exploitation forestière.

C’est pourquoi se dessine la tendance des petites superficies dans le domaine agroforestier. On peut penser au Jardinier déchainé à Cookshire-Eaton ou encore aux Maraîchers de l’or vert à Sawyerville comme exploitations sur petites surfaces à succès.

Pas juste pour bucher
Sinon, parmi les propriétaires de petits lots boisés, une majorité en possède par pur plaisir, pour raisons récréatives. L’exploitation ou la rentabilisation de leurs terres ne viennent qu’en bout de ligne de leurs valeurs et intérêts. Il n’en demeure pas moins que le bois récolté à l’heure actuelle ne représente que la moitié du volume qui pousse annuellement dans les forêts estriennes. Une grande part de capital dort en quelque sorte au lieu d’être utilisée comme levier économique.

Les débouchés se font aussi de plus en plus nombreux. Si l’on pense à la forêt «mécanique» qui produit du bois destiné aux scieries, la forêt agricole, et même chimique, commence à poindre le bout de son nez. Un récent inventaire réalisé par Cultur’Innov démontre que le Haut-Saint-François possède un potentiel fort intéressant en termes de produits forestiers non ligneux (PFNL) comme les champignons, noix et fougères. De même, des entreprises comme Enerkem à Westbury développent des biocarburants à partir de poteaux usagés et de matières résiduelles.

Conférence gratuite sur la pollution lumineuse

Le Club d’astronomie de la 1re Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic invite tous les citoyens du Haut-Saint-François et ceux de la contrée du massif à participer gratuitement à une conférence. L’invité, Martin Aubé, (Ph. D. prof Cégep de Sherbrooke) abordera la question de la pollution lumineuse, l’importance de la composition spectrale. Il expliquera les liens entre la couleur de la pollution lumineuse et ses effets en astronomie, en environnement et en santé. Suivra une discussion avec Rémi Boucher de l’ASTROLab du Mont-Mégantic à propos de la Réserve de ciel étoilé du Mont-Mégantic. La soirée se déroulera le vendredi 22 février à 19 h, à la salle municipale située au 18, rue Chartier à La Patrie.

La danse country : Plus qu’une passion, une façon d’être

Autrefois décrié, le monde country a obtenu ses lettres de noblesse. Ils sont plusieurs milliers de personnes au Québec, de tous âges, de toutes professions à vivre à ce rythme que ce soit entre autres par l’équitation ou la danse. Ces deux façons de faire sont populaires dans le Haut-Saint-François. Plusieurs personnes enseignent notamment l’art de cette danse sur notre territoire. Le journal a voulu en savoir davantage en visitant l’École de danse Country Pop de Marie-Pier Verret à Cookshire-Eaton.

La jeune trentenaire danse le country depuis l’âge de 10 ans et possède son école depuis 4 ans et demi, dont un peu plus d’un an à Cookshire-Eaton. Outre son travail régulier, cette passionnée courrait jusqu’à tout récemment quatre soirs/semaine de Coaticook, Sherbrooke, Cookshire-Eaton et Magog pour transmettre sa passion, et ce sans compter les soirées country qu’elle organise régulièrement. Admettant que cela en faisait beaucoup, elle confie avoir remis la section de Coaticook à une collègue, histoire de respirer un peu.

Sa motivation dans ce rythme effréné est évidemment la danse. « Pour moi, danser, c’est vivre en général. » Le country, explique-t-elle, est le reflet de la vie au quotidien. Au cours d’une journée, on accumule diverses sortes de stress, des frustrations et la danse libère de tout cela. « L’effet de groupe, c’est bénéfique. Il arrive que des gens me disent : ce soir, ça me tentait pas, ils ne sont pas de bonne humeur. Mais ce n’est pas long, la bonne humeur revient. L’effet du country sur le groupe, c’est puissant. Ici, on est solidaire, c’est comme une famille. Les gens s’intègrent bien que tu sois bon ou non. Les élèves s’entraident entre eux. Il n’y a pas de bonne façon de danser le country. Moi, je leur enseigne à atteindre leur plein potentiel. Chacun trouve sa couleur, son rythme, il n’y a pas de stress », insiste l’enseignante. La danse country est accessible à tous, assure Mme Verret, il suffit de persévérer. « En moyenne après trois cours (de 2 heures), les gens commencent à atteindre la fluidité. »

Mme Verret fait bouger son monde sur des airs de country américain et populaire. Sans parler d’association d’enseignants, elle parle d’une certaine confrérie où les enseignants se respectent et s’entraident. « Il y a beaucoup de chorégraphes dans le monde en général qui font des chorégraphies. Celles qui sortent du lot souvent, on les enseigne. Partout au Québec, il y a plusieurs professeurs de danse, on se consulte à savoir lesquelles on enseigne chez nous, comme ça les gens peuvent danser partout pareil. »

Couple
Luc Vachon et sa conjointe Guylaine Beaulieu font de la danse country depuis près de 8 ans maintenant. « Quand j’ai pris ma retraite du hockey, je me cherchais autre chose à faire. Ma femme aimait danser, elle faisait de la danse sociale. On voulait faire de quoi en couple ». « Lui, il aimait voir les couples danser, mais il ne dansait pas. Ç’a été plus difficile pour lui au début, mais c’est devenu une passion », d’exprimer Mme Beaulieu. « On aime ça, on a du plaisir et ça développe le côté social. Ça fait une belle expérience », ajoute-t-elle. Le couple aime danser, mais ne le fait pas aussi souvent qu’il le souhaiterait. « Les premières années, on en faisait beaucoup », de mentionner le couple, mais avec les enfants et petits-enfants, les occasions se font plus rares. Ce duo, considéré de niveau intermédiaire, adore leur loisir et souhaite bien saisir les occasions de danser lorsque leur horaire le permet.
L’école de Mme Verret compte approximativement 400 élèves, dont 80 % sont des femmes réparties à divers endroits. Plus d’une quarantaine de personnes se présentent régulièrement aux cours à Cookshire-Eaton. La moyenne d’âge des participants, estime l’enseignante, serait de 20 à 38 ans, mais on en a jusqu’à 60 ans et plus. L’engouement pour la danse country semble indéniable. D’ailleurs, le couple champion mondial de danse country, Marc Davidson et Sylvie Raymond, a fait une prestation de leur talent lors du récent Week-end 100 % country qui se déroulait à Ayer’s Cliff.

L’équipe de judo Johnville se relève brillamment

Après avoir connu une compétition difficile, les jeunes judokas du Club de judo Johnville ont démontré une belle persévérance en s’illustrant lors de la récente compétition Festival de Judo, qui se déroulait récemment à l’école Le Triolet de Sherbrooke. La rencontre se voulait une activité d’apprentissage, donc sans combat. L’entraîneur Robert Chaussé souligne le magnifique esprit sportif de Sean Robidas qui a effectué un salut honorifique à son adversaire qui s’était blessé lors de leur combat. Sur la photo nous apercevons les médaillés de gauche à droite Alexis Poulin U12 argent, Antoine Campagna U12 argent, Malik Perron U10 Festival et Sean Robidas U12 or. À l’arrière, on remarque maître Robert Chaussé, Jake Thompson U16 or, et l’aide-entraîneur Olivier Landry.

ACTU-Rachel

TAX TIME

The good news about tax time is the Community Volunteer Income Tax Program organized by the Canada Revenue Agency. Trained volunteers prepare both Canada and Quebec tax returns for persons with limited income, and various community groups organize the services.
The Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François offers this service in French in Cookshire, East Angus, La Patrie, Scotstown, and Weedon, with a suggested donation of $5 to help cover expenses. (See the details elsewhere in these pages.) But I can tell you about two other clinics that are offered free, and will also fill out your tax returns in English.

ARE YOU ELIGIBLE?
You are eligible to use the Community Volunteer Income Tax Service if you are:
– a single person with a maximum annual revenue of $25,000.
– a couple with a maximum revenue of $30,000, plus $2,000 for each dependant.
– a single parent with a child with a maximum revenue of $30,000 plus $2,000 for each additional dependant.
Also, your income from interest does not exceed $1,000, and you have a simple tax situation (your tax return does not include income from self-employment, bankruptcy, deceased persons, etc.).

PAPERS NEEDED
Bring along any slips you’ve received from the Canada Revenue Agency and Revenu Québec in the past months, and of course your notices of assessment from last year’s returns.
You will need your T4 and Relevé slips from your employer, or any other forms you received regarding income or tuition. Also, if you are a renter, you will need the RL-31 form from your landlord. House owners will need their property tax number which is on the municipal property tax bill.
Bring receipts for any payments you made for pills, dentist visits, glasses, or other health expenses. (Tip: Your pharmacy can give you a printout listing your pharmaceutical costs for the year.) These expenses may give you a tax credit.
Persons above age 70 should inquire about a refundable tax credit for expenses incurred to continue living independantly, either for purchasing, leasing or installing eligible equipment or fixtures or for stays in a functional rehabilitation transition unit.
Now then, where do you go? Here are two income tax clinics that offer services in English, and coincidentally do not request a payment or donation from users.

SAWYERVILLE SERVICE
The Sawyerville income tax assistance program features the same team of volunteers as in the past – Danielle Paré, Francine Bolduc and Suzanne Laperle. They’re experienced, and can file your returns either on paper or electronically, as you wish.
The only difference is that the clinic is now sponsored by a very local community organization, Loisirs Sawyerville.
The schedule is Wednesdays, March 6, 13, 20 and 27, from 1 to 4 p.m., and also on March 13 and 20 from 6 to 8 p.m. It’s at the Sawyerville Community Centre, 6 Church Street. Questions? Call Danielle at 819-889-2614.

LENNOXVILLE SERVICE
Coordinated by Evelina Smith at Literacy in Action, this income tax clinic also has an experienced team and can also file your returns either on paper or electronically, as you wish.
The schedule is March 6 to April 30, on Mondays, Tuesdays, and Thursdays, from 1 to 4 p.m. The clinic is at the Literacy in Action office, 7 Conley St., Lennoxville. Note that it is not wheel-chair accessible (four steps outside; 15 inside). Questions? Call Evelina at 819-346-7009, option 2, or email incometax.lia@gmail.com.

PILGARLIC THE PLAY
Pilgarlic the new play, a fundraiser for the Eaton Corner Museum, is this Saturday at the Sawyerville Community Centre, 6 Church Street, at 2 p.m. and 7:30 p.m. Tickets are $10, available at Black Cat Books, 168e Queen St., Lennoxville, or can be reserved by calling Elaine Lebourveau, 819-563-8700. Tickets are also available at the door, while they last.

ART ICI & NOW
Ici on étire le temps (here we stretch out time) is a fascinating show by Townships artists Céline Gendron, Françoise Euzénat, Ida Rivard, Marie-Claire Plante, and Yong Sook Kim-Lambert – a group rich with influences and experiences from far and wide. The show is at the Cookshire-Eaton Art Gallery, 25 Principale East, Cookshire, February 23 to May 20, and the vernissage is Saturday, February 23 at 4 p.m. The Gallery is open weekends, 10 a.m. to 4 p.m.

MUSIC GALA
A gala of the best traditional songs with a group of regional musicians on Sunday, February 24, at 1 p.m. at the Guy-Veilleux Hall, 75 Castonguay, Cookshire. Tickets $5, at Chez Laro Depanneur, by phone 819-875-5681, or http://salleguyveilleux.com.

IRISH NIGHT
Irish Night, the Eaton Corner Museum fundraiser, is on Friday, March 8, at 7 p.m. at the Bulwer Community Center, 254 Jordan Hill Road. Musical performances, singalongs, skits and more. Admission: $8.

CHURCH SERVICES
Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.
Anglican. Sunday worship services are at 9:30 a.m. at the St. Paul’s Church in Bury, and at 11 a.m. in Cookshire. On February 24, the Cookshire service is at the Trinity United Church (lower level), 190 Principale West. On March 3, it is in the theatre in the Manoir de l’Eau Vive, 210 Principale East. Ash Wednesday service is on March 6 at 5 p.m. at the St. George’s Anglican Church, 84 Queen St., Lennoxville. Info: 819-887-6802.

United. Sunday worship services are at 9:30 a.m. in Cookshire, and 11 a.m. in Sawyerville. On Monday, February 25, a service is at St. Paul’s Rest Home, Bury, at 3 p.m. The annual board meeting of the United Eaton Valley Pastoral Charge is on Monday, February 28, at 10:15 a.m., at Trinity United Church in Cookshire. An Ash Wednesday service is planned for March 6, time to be determined, and the Sawyerville UCW plan to host a World Day of Prayer service, date to be determined. Info: 819-889-2838 (listen to message).

Messy Church. On Monday, February 25, at 5:30 p.m., a story, crafts, worship and home-cooked supper are at the St. Paul’s Anglican Church, 550 Main St., Bury. A joint United and Anglican intergenerational event, with a free-will offering. All are welcome. Info: Rev. Tami Spires, 819-452-3685.
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email rawrites@yahoo.com by February 25 for publication March 6, and by March 11 for March 20.

Le Restaurant des Cantons dévoile ses nouveaux locaux

Le Restaurant des Cantons de Weedon a officiellement inauguré ses nouvelles installations lors d’un 5 à 7, qui a réuni une centaine de personnes au début du mois. L’établissement datant de 1959 avait fermé temporairement ses portes le 7 octobre dernier, pour être démoli et rouvert moins de deux mois plus tard. Le maire de la municipalité, Richard Tanguay, a remercié Serge Roy et Johanne Lisée, propriétaires depuis 2016. « Ça en prend des gens qui croient aux communautés locales et rurales. » Le resto 2.0 a doublé sa capacité d’accueil à 80 places et M. Roy affirme déjà constater une nette différence en termes d’affluence.

Ève Carrier représentera l’Estrie au 54e Finale des Jeux du Québec

La patineuse de Cookshire-Eaton, Ève Carrier, 14 ans, s’est qualifiée pour la 54e Finale des Jeux du Québec, qui se tiendront début mars. Ces jeux d’hiver, tenus aux deux ans, regrouperont quelque 90 autres patineuses dans la catégorie juvénile. Celle qui fait partie du club de Patinage Sherbrooke, par le biais du programme sport-études de l’école du Triolet, compte terminer dans le top 10. Ève est la sœur ainée de Leah, dont on avait parlé dans nos pages en novembre dernier, alors qu’elle avait pris part aux Internationaux de patinage artistique de Montréal, en tant que préposée à la patinoire. La plus jeune des sœurs Carrier s’est aussi qualifiée au niveau provincial cette année et prendra part à une compétition pré-juvénile distincte des Jeux du Québec, qui auront lieu entre le 1er et le 9 mars dans la ville de Québec.

Ah, ha ! Familiprix maintenant à Ascot Corner

Christophe Augé et Patricia Tremblay ont procédé à la coupe du ruban inaugurant leur nouvelle succursale Familiprix, située au 5543, route 112 à Ascot Corner. On les voit entourés de la mairesse de la municipalité, Nathalie Bresse, ainsi que d’un dirigeant de la bannière. Il s’agit de la seule pharmacie établie dans la localité, fait qui n’a pas manqué d’être souligné par la mairesse. « C’était une nécessité pour la population d’Ascot Corner », de s’exprimer Mme Bresse. Pour l’enseigne Familiprix, il s’agit d’une 389e succursale marquant un investissement de plus de 500 000 $, contribuant à la création de trois emplois. Une quarantaine de personnes étaient présentes au 5 à 7 d’inauguration, la veille de l’ouverture officielle du commerce.

Réfection de la route 257

Même si nous sommes en plein hiver, le dossier de la route 257 n’est pas gelé pour autant. Le comité a procédé à l’embauche d’un coordonnateur, M. Gaétan Peron, ancien D.G. de la municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton, qui a pour mission de superviser et chapeauter les dossiers. Les municipalités ont également signé une entente intermunicipale accordant une délégation de pouvoir à la MRC pour la réfection et l’entretien de la route 257. La table des maires a également adopté l’entente lors de sa dernière assemblée ordinaire.

Une rencontre s’est déroulée le 9 janvier dernier à laquelle participaient les élus, les directeurs généraux des municipalités concernées ainsi que de la MRC, explique Johanne Delage, mairesse de La Patrie et porte-parole du comité de la route 257. L’objectif, précise-t-elle, était de bien expliquer la nature du document, en compagnie de l’avocat responsable, pour que tout le monde dispose de la même information. La délégation de pouvoir à la MRC concerne la réfection et l’entretien d’une portion de la 257 soit de Weedon à La Patrie. Elle vise à répartir entre la MRC et les municipalités locales les droits et les obligations respectifs des parties.
L’entente intermunicipale délègue notamment à la MRC leur compétence respective en matière de voirie en ce qui concerne spécifiquement la route 257. « Nos compétences à nous les municipalités, ils vont pouvoir s’en servir s’ils veulent pour faire l’entretien et la réfection, mais tout ça en lien avec les subventions qu’on attend. Nous autres, le gros morceau, c’est la subvention. » En fait, Mme Delage mentionne que les subventions pourraient provenir de différents ministères. Stratégiquement parlant, explique-t-elle, il y a un volet développement économique indéniable pour le secteur de Weedon avec le projet MYM et en lien possible avec Scotstown. À cela s’ajoute le volet touristique avec le parc et le mont Mégantic. « Il pourrait y avoir deux à trois ministères impliqués financièrement pour la réfection de cette route-là », précise la porte-parole du comité.

D’autre part, en adoptant la délégation de pouvoir, provenant des municipalités, le préfet Robert Roy mentionne que ce geste indique au gouvernement la solidarité de la MRC dans le projet. « Ça démontre qu’il y a une synergie qui se fait. Je pense qu’on va être les seuls au Québec qu’un groupe de municipalités a remis des chemins à une MRC pour voir à son amélioration et à son entretien à long terme. On devient mandataire, on va faire les appels de projets, mais toujours avec l’approbation du comité ». Effectivement, Mme Delage précise « c’est nous autres (le comité) qui prenons les décisions, qui autorisent les dépenses ». Par ailleurs, la porte-parole mentionne que l’embauche d’un coordonnateur s’est avérée essentielle pour assurer un suivi efficace. « Les cinq petites municipalités, on n’a pas les ressources nécessaires, nos dg en ont plein le poupon. » Le rôle du coordonnateur sera entre autres à contribuer à l’élaboration de la stratégie visant à obtenir des engagements financiers de voir à la stratégie de communication, de représentation et d’assurer le suivi des décisions du comité.

Mme Delage rappelle que la démarche impliquant le regroupant de cinq municipalités (Weedon, Canton de Lingwick, Scotstown, Hampden et La Patrie) pour un projet commun et qui s’engagent à défrayer 10 % de coûts de réalisation est unique au Québec. « On est un modèle au Québec. Moi, c’est la première fois que je vois ça. » D’ailleurs, un sixième joueur s’est ajouté au comité, la municipalité de Chartierville. Cette dernière, explique Mme Delage, ne fait pas partie de l’entente intermunicipale et ne contribuera pas financièrement au projet. Toutefois, elle joue un rôle de participant au comité sans droit de vote. La mairesse de La Patrie mentionne que les membres considéraient important d’inviter Chartierville à joindre les rangs du fait qu’elle bénéficiera des bienfaits de la route 257, notamment pour son activité d’appel Musique aux Sommets.

Mentionnons que le coût du projet est encore inconnu. La recherche de subventions devrait permettre entre autres, la réalisation d’une étude qui déterminera le montant. Une somme de 30 M$ a été avancée, mais il s’agit d’une approximation et ne repose sur aucune étude concrète.

Rappelons que le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, sous l’ancien gouvernement libéral du Québec, André Fortin, s’était engagé par écrit à « participer à un projet pilote visant à accompagner les municipalités pour la réfection de la route 257. » Dans la missive, il était inscrit que le ministre « vous soutiendra dans l’élaboration de votre projet pour définir les problématiques sur l’ensemble de la route 257 et déterminer les solutions potentielles. » Quant à l’aide financière, il était inscrit dans la communication du ministre de l’époque « après l’analyse des problématiques, des besoins et des solutions envisageables, une aide financière additionnelle pourrait être accordée en considérant les particularités de vos communautés locales et les disponibilités budgétaires. » Bien consciente que les acteurs politiques ont changé, Mme Delage souligne que le nouveau député de Mégantic, François Jacques, est déjà au fait du dossier et manifeste un grand intérêt pour le dossier. Mme Delage entend bien passer à la vitesse supérieure et laisse entendre qu’une conférence de presse pourrait se tenir dans les prochaines semaines.

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