Scotstown obtient son accréditation Coeur villageois

Le président du comité CV de Scotstown, Gérald Ostiguy, s’adresse à la trentaine de personnes présentes, soulignant l’accréditation officielle au réseau des Cœurs villageois piloté par Tourisme Cantons-de-l’Est.

Depuis 2015 qu’on y travaille, les membres du comité organisateur, citoyens et élus étaient visiblement fiers de souligner, la semaine dernière, l’accréditation de Scotstown, parmi le réseau des Cœurs villageois (CV)piloté par Tourisme Cantons-de-l’Est.

C’est en misant sur la nature exceptionnelle de son histoire et patrimoine aux empreintes écossaises que le concept de Coeur villageois s’articule en y intégrant les autres forces du village que ce soit le volet culinaire, événementiel ou naturel. La petite municipalité de quelque 500 personnes est la 12e à intégrer le réseau et la deuxième dans le Haut-Saint-François après Cookshire-Eaton.
C’est à l’occasion d’une conférence de presse, tenue à l’Hôtel de Ville, et à laquelle participaient une quarantaine de personnes que l’on a présenté à l’aide d’un PowerPoint l’essence du concept Coeur villageois façonné par les citoyens de Scotstown. Les visiteurs découvriront le circuit patrimonial historique et le circuit des tartans avec ses oriflammes. Une nouveauté qui s’ajoute, le circuit des clans où l’on retrouvera le tartan et les armoiries d’une famille d’origine écossaise bien affichés devant la résidence concernée. Parmi les éléments innovateurs et en développement apparaît l’univers caché du petit monde de Scotstown. Il s’agit de petits habitats, fabriqués par des citoyens, pour abriter les nombreux elfes qui se cachent dans le sentier, entre autres, du parc Walter MacKenzie. On en retrouve également à l’intérieur de la municipalité. D’ailleurs, le concours pour fabriquer des abris pour ce petit monde magique bat son plein. Il est ouvert à tous. Seule condition, l’habitat doit demeurer à Scotstown puisque c’est à cet endroit que l’on retrouve la plus forte concentration d’elfes. Dans le même esprit, on s’apprête à développer six légendes mettant en vedette autant de personnages magiques, attachants ou récalcitrants selon leur humeur.

À cela, viennent se greffer plusieurs attraits que ce soit les panneaux d’interprétation de la cheminée, le parc Walter MacKenzie avec ses jeux d’eau, son module d’exercice, une piste cyclable le reliant au parc national du Mont-Mégantic, un camping de 25 places pour motorisés, roulottes, tentes-roulottes et tentes avec équipement de navigation (canoës, kayaks, pédalos) et bicyclettes pour location.
Scotstown se regarde, fait bouger et se savoure que ce soit avec la Charcuterie Scotstown, le Salon de Thé Scott et le marché public. La petite communauté se veut également rassembleuse avec la fête de la pêche, le Ceilidh (rassemblement des familles écossaises), la fête de l’Halloween et le marché de Noël.

« Le CV est propre à chaque municipalité. Il est la bougie d’allumage, mais ce sont les citoyens qui en font ce qu’ils veulent. Il faut qu’ils soient fiers de développer leur village et après le tourisme vient tout seul », d’exprimer Francine Patenaude, directrice générale de tourisme Cantons-de-l’Est. Conscients qu’il reste encore beaucoup de travail à faire, les membres du comité sont fiers de ce qui est accompli avec la participation de la municipalité et des citoyens. Cela a demandé de l’imagination, de la créativité et surtout de la persévérance, expriment-ils. Gérald Ostiguy, président du comité, ajoute que « le projet est unique, patrimoine et légendes écossaises on ne retrouve pas ça ailleurs. » Mentionnons que le concept de Coeur villageois vise à aider les municipalités à développer harmonieusement leur milieu de vie tout en accentuant leurs attractivités touristiques et en renforçant leur personnalité et leurs caractéristiques propres.
Pour ajouter une touche savoureuse à l’accréditation, Sébastien Authier, copropriétaire de la Microbrasserie 11 comtés, a procédé au lancement de la bière Oscar Dew, une petite rousse de campagne inspirée des rousses écossaises.

La saison touristique bat son plein dans le Haut-Saint-François

Isabelle Couture, Andrée Lavertu, agente de promotion touristique pour le HSF, et Thérèse Ménard-Théroux, membre du comité touristique, souhaitent que la pluie ne vienne pas atténuer la magnifique saison qui s’amorce.

Même si le soleil et ses doux rayons laissent à désirer, la saison touristique est bel et bien enclenchée et le Haut-Saint-François regorge d’attraits qui ne demandent qu’à être découverts.

Ils étaient une trentaine de personnes œuvrant dans le secteur touristique à partager leurs nouveautés, leur savoir-faire ou tout simplement parler de leur passion lors du lancement officiel de la saison qui se tenait, la semaine dernière, au parc Walter MacKenzie à Scotstown.

Les intervenants de Tourisme Haut-Saint-François, dont Isabelle Couture de la SADC et membre du comité, ont profité de l’occasion pour présenter la nouvelle édition 2019-2020 de la carte intitulée Découvertes et attraits touristiques du Haut-Saint-François.

Le document qui se retrouve dans tous les bureaux touristiques et l’ensemble des dépanneurs du territoire offre un vaste aperçu de tout ce qu’on retrouve aux quatre coins de la MRC du Haut-Saint-François.

Les événements, l’agrotourisme et plaisirs gourmands, les marchés publics, les hébergements et dépanneurs y sont clairement indiqués. En consultant la carte, on retrouve une vingtaine de découvertes et attraits touristiques que ce soit le pont couvert McVetty-McKenzie de Sainte-Marguerite-de-Lingwick, le parc du Marécage-des-Scots, le parc des Deux Rivières à East Angus, la Galerie d’art à Cookshire-Eaton, le parc écoforestier de Johnville, le Centre d’interprétation de la côte magnétique à Chartierville, l’Atelier Auckland à Saint-Isidore-de-Clifton, les Sentiers frontaliers et autres.
Le choix des découvertes et attraits, explique Mme Couture, s’est fait en mettant la communauté à contribution par le biais d’un focus group. « La carte sert à attirer les visiteurs dans l’un de nos attraits majeurs. Une fois chez nous, on essaie de les faire rayonner dans les attraits environnants. » Selon Mme Couture, le tourisme est en plein développement. « Dans les cinq dernières années, on a vu arriver le Parcours de Marche au Cœur de Mégantic, la Brasserie 11 comtés, la Galerie d’art Cookshire-Eaton, Musique aux Sommets, l’Atelier Auckland et le parc du Marécage-des-Scots reconnu parc régional. Il y a des projets originaux qui émergent dans le Haut-Saint-François. » Parmi les nouveautés, à surveiller, la pièce de théâtre itinérante Réguines et fantômes enquêtent sur le Chemin des Cantons. La première sera présentée à Cookshire-Eaton le 6 juillet à 14 h.

Par ailleurs, Tourisme Haut-Saint-François innove grâce à la participation des Productions de L’inconnu dans le noir. Sébastien Croteau produira trois vidéos promotionnels qui seront présentés à l’extérieur de la région dont l’objectif est d’attirer les touristes et excursionnistes sur le territoire.

Des contraintes qui mènent à se lancer en affaires

Ghyslain Grondin et Lyne Parent sont les propriétaires d’Élévaction, qui offre des produits d’aide à la mobilité. Avec de nouveaux locaux situés à Ascot Corner, il s’agit en quelque sorte d’un retour au bercail pour M. Grondin, qui a grandi dans la municipalité.

Élévaction vient tout juste d’intégrer ses nouveaux locaux de la route 112 à Ascot Corner. En plus de ses produits d’aide à la mobilité, l’entreprise offre aussi un support technique 24/7. Se déplaçant en fauteuil roulant motorisé depuis 18 ans, Lyne Parent, la copropriétaire, en compagnie de son conjoint Ghyslain Grondin, connait mieux que quiconque les besoins des personnes à mobilité réduite.

« On est arrivé au bon moment, au bon endroit, avec les bons produits. » C’est de cette manière que Mme Parent explique la forte demande envers les chaises d’escalier, ascenseurs et plates-formes élévatrices offerts par Élévaction. M. Grondin complète en disant que, bien que la population se fait vieillissante, les gens sont mieux informés de leurs droits ainsi que des possibilités technologiques qui s’offrent à eux. « Les gens ne veulent plus rester chez eux. Ils veulent sortir, ils veulent continuer de vivre, même s’ils ont perdu leur autonomie. Ils ne veulent pas perdre leur liberté. »

Encore du travail à faire
La réalité était tout autre si on recule de quelques décennies. Une perte de mobilité pouvait alors signifier de rester, en quelque sorte, prisonnier de son domicile. Ce n’est pas pour rien que le slogan d’Élévaction est «Libre chez soi». Que ce soit un lève-personne ou un ouvre-porte automatique, les différents produits d’aide à la mobilité visent une autonomie et le maintien à domicile du plus grand nombre.

Après être devenue mère, Lyne Parent a souhaité effectuer un retour sur le marché du travail après quelques années passées en enseignement. Voulant cette fois œuvrer dans le milieu communautaire, elle fut convoquée à huit entrevues. Or, cinq des lieux étaient inaccessibles aux fauteuils roulants.
Pendant cette pause forcée, Ghyslain Grondin installa une première chaise d’escalier à la résidence familiale pour sa tendre moitié. Il approcha cet épisode avec philosophie avec sa conjointe. « Pour te trouver un travail, d’être en fauteuil, c’est un inconvénient. Mais comment on pourrait faire pour tourner cet inconvénient-là en avantage ? » Quelques semaines plus tard, Mme Parent retournait à l’école pour suivre un cours en lancement d’entreprise.

Ça roule
Depuis plus de trois ans, Élévaction facilite le quotidien de sa clientèle résidentielle et commerciale. Elle compte maintenant parmi ses clients plusieurs municipalités, commerces, ainsi que plusieurs écoles, dont l’Université de Sherbrooke et Bishop.

Les nouvelles installations offrent plusieurs possibilités. L’une d’elles sera la mise sur pied prochaine d’une salle de montre unique au Québec. « Comme c’est là, ce n’est pas possible pour une personne en fauteuil d’aller à une place et d’essayer tout », explique Mme Parent. M. Grondin complète : « On a une demande de la clientèle qui veut essayer les produits. » C’est cet éventail de produits en démonstration qui viendra faire du commerce de la route 112 un incontournable pour les gens présentant une situation de handicap.

La future salle de montre n’est pas la seule particularité d’Élévaction. « Notre grosse marque de commerce, c’est notre service. On est présent et on est toujours joignable. C’est important. C’est une valeur de dire «On est accessible» en tout temps », conclut Lyne Parent.

De l’aide appréciée
Élévaction a reçu une aide de l’ordre de 50 000 $ de la part du Centre local de développement du Haut-Saint-François lors de sa relocalisation à Ascot Corner. Que ce soit pour démarrer une entreprise, prendre de l’expansion ou acheter de l’équipement, le CLD est là pour épauler les entrepreneurs porteurs de projets.
De son côté, la Chambre de commerce du Haut-Saint-François travaille en étroite collaboration avec les divers organismes du milieu pour le bénéfice de ses membres. Activités de réseautage, séances d’information, assurances collectives, cartes rabais et autres font partie des avantages à être membre de l’organisme régional.

Une première réussie pour les courses à obstacles

Plus de 1 000 personnes ont participé à la première édition au grand plaisir des organisateurs.

La 1re édition de courses d’autos et camions à obstacles qui s’est déroulée sur le terrain de l’Expo Cookshire s’est révélée un franc succès.

Fort satisfait de la participation du public avec plus de 1 000 personnes et 142 coureurs, Jean-Marc Benoit, président du Championnat, annonçait déjà une deuxième compétition pour l’an prochain. « Je suis très content. C’est sûr qu’il va y avoir une 2e édition. Je pense qu’on pourrait atteindre 200 voitures », lance-t-il avec enthousiasme.

{"autoplay":"true","autoplay_speed":3000,"speed":300,"arrows":"true","dots":"true"}

Plus d’une quarantaine de courses se sont déroulées au cours de la journée dans 14 catégories différentes, dont deux réservées aux femmes. Sabrina Denault-Lapointe d’East Angus est l’une des coureuses. Elle en est à sa quatrième année au Championnat. « Je ne fais pas toutes les courses, mais au moins 5 ou 6 par année. » Elle court dans la catégorie 4 cylindres et avoue avoir la piqûre. Depuis son jeune âge, à 14 ans, avec son conjoint, Marc Fontaine, ils carburent tous deux au son des moteurs. « J’aime l’adrénaline que ça procure. C’est mon exutoire. Quand je cours, je ne pense à rien d’autre. Ça me permet aussi de passer du bon temps en famille. Mon beau-père, ma mère, mes enfants, tout le monde est là. »

East Angus, une ville plus propre

Sur la photo, nous apercevons les participants fiers du travail accompli.

Grâce à l’implication des participants au projet de croissance de soi Map-O-Saint-François, des membres du personnel du CJE et de la mairesse en tête, Lyne Boulanger, la ville de East Angus est plus propre. Les responsables du projet avaient invité les gens à participer à une corvée sous le vocable Ramasse ta ville. Dans un délai de 90 minutes, les participants ont réussi à recueillir 630 livres de déchets. Ajoutés à l’activité qui s’était déroulée, la semaine précédente avec des élèves de la Cité-école Louis-Saint-Laurent, c’est un total de 1 300 livres de détritus qui a été amassé. Mme Boulanger est fière de cette initiative et invite les citoyens à poser un petit geste similaire. Mentionnons qu’un représentant du bureau de la députée de Compton-Stanstead, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, participait à l’exercice de nettoyage du vendredi 31 mai.

actualite

L’AFEAS de Cookshire et Sawyerville interpellent la MRC pour la récupération du verre

La délégation de l’AFEAS de Cookshire et celle de Sawyerville, demandant aux maires de la MRC du Haut-Saint-François d’instaurer le dépôt volontaire du verre en mettant à la disposition des citoyens des conteneurs spécifiques pour la collecte du verre sous toutes ses formes, devront faire preuve de patience.

Sans réponse, suite à leur demande formulée en avril dernier, la présidente de l’AFEAS de Cookshire, Lucille Chabot, s’est tournée vers le journal pour faire part de leurs attentes. « À la fin de la présentation, nous avons eu l’impression d’une fin de non-recevoir de la part de certaines personnes. Nous, ce qu’on veut, c’est qu’il y ait des démarches entreprises. On aimerait avoir un calendrier. Nous, on demande pas d’avoir des points de collecte dans toutes les municipalités. Au moins, en avoir deux ou trois à Cookshire et East Angus dans les places centrales. Nous, on ne demande pas la lune », d’exprimer Mme Chabot.

De son côté, le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, assure que les élus ont bien entendu les demandes du groupe, mais que la collecte de déchets est de compétence municipale. La demande doit être faite individuellement à chaque municipalité à moins que ces dernières conviennent d’en faire un dossier régional, explique-t-il. « On n’a pas dit qu’on ne ferait rien. » Le préfet souligne néanmoins qu’entre le verre et le plastique agricole, ce dernier est plus dommageable sur l’environnement. Il ajoute que les élus commencent à réfléchir à la question et que les deux sujets seront amenés à l’ordre du jour du prochain PGMR (Plan de gestion des matières résiduelles), prévu au cours du mois.

Ultimement, la MRC pourrait faire une recommandation aux municipalités, mais auparavant, les responsables prendront le temps d’étudier la question, voire ce qui se fait ailleurs et à quel coût. Selon M. Roy, un conteneur de verre pourrait coûter entre 5 000 $ et 10 000 $ en y incluant les frais de collecte. « On va regarder les divers scénarios autant le verre que les sacs de plastique agricole. On va regarder les deux simultanément », assure-t-il. Le préfet ajoute avoir approché des gens qui faisaient des interventions sur le verre, lors du récent Sommet sur la colline à Québec pour leur demander d’intervenir auprès « du gouvernement qui fait des profits avec la Société des alcools (SAQ) et qu’eux installent des bacs à l’extérieur. Que ce fardeau ne vienne pas tout le temps aux municipalités. Qu’il donne des subventions, on ne va pas être les seuls à décaisser. »

Concernant la demande de l’AFEAS, le préfet réitère « oui, il y a eu de l’écoute. Oui, on va leur revenir, mais ce n’est pas de quoi qu’on peut répondre en dedans d’un mois. Moi, je dis à Mme Chabot que ma priorité est plus les sacs agricoles, mais je dis pas qu’on ne peut pas rien faire en parallèle. » S’il devait y avoir une action à poser, cela se ferait vraisemblablement l’an prochain, de laisser entendre le préfet, tout en soulignant qu’un projet pilote de récupération de sacs de plastique agricole est en cours à Dudswell.

Cookshire-Eaton
Des représentants de l’AFEAS ont également rencontré la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, pour lui demander d’aller de l’avant avec l’installation d’un ou plusieurs points de dépôt pour le verre. « On regarde le projet. Je dis pas oui, je dis pas non. C’est bien beau avoir un bac de récup, mais faut aller le porter, c’est un investissement. » Avec la récente augmentation imposée par Valoris, il est peu probable que la municipalité donne suite à la demande à court terme. « On est à chercher nos sous », d’exprimer Mme Lapointe. Néanmoins, elle entrouvre la porte pour l’an prochain. « Probablement pour 2020, mais on va aller avec le conseil », de compléter Mme Lapointe

La ministre Bibeau reverdit le canton

La députée-ministre Marie-Claude Bibeau est entourée du maire, Gray Forster, et de la conseillère Doris Martineau. Le trio se tient devant du matériel électronique récolté par l’initiative d’écocentre mobile du Canton de Westbury.

Plus de 400 arbres ont été distribués aux citoyens de Westbury lors de la quatrième édition de Plantons dans le Canton. Pour la première fois, la municipalité tenait simultanément un écocentre mobile. La députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, n’a pas manqué l’occasion de visiter les installations temporaires dans le stationnement du bureau municipal.
Les citoyens qui venaient déposer des rebuts ou chercher un arbre étaient accueillis par l’équipe municipale de Westbury, composée du maire, Gray Forster, et des six conseillers. Il était possible de se procurer des essences comme le pin blanc, le cerisier tardif ou le chêne rouge. Les plants d’érable à sucre furent particulièrement prisés par les résidents. Les 450 plants étaient fournis par l’Association forestière du sud du Québec.
Lors du même avant-midi, d’autres distributions d’arbres se tenaient également à Dudswell ainsi que dans trois secteurs de Cookshire-Eaton, soit Johnville, Sawyerville et Cookshire même.

L’écocentre mobile tombait à point suite à la collecte de gros rebuts sur le territoire de la municipalité et pour laquelle certains items n’étaient pas acceptés. Cette fois, toutes les matières étaient acceptées; autant les matières dangereuses que celles électroniques, qui étaient récupérées par l‘Association pour le recyclage des produits électroniques (ARPE).

Le maire Forster se disait tout de même étonné de la quantité de résidus récoltée, alors que l’écocentre permanent de Bury n’est qu’à quelques kilomètres de distance. Peu importe l’emplacement, la députée-ministre Bibeau se disait ravie qu’« on donne de bonnes habitudes aux gens de déposer leurs gros déchets au bon endroit. »

L’équipe de celle-ci s’est engagée à réduire son impact environnemental en plantant 50 arbres sur les berges de la rivière St-François à East Angus. L’activité se tiendra ce samedi 15 juin entre 9 et 11 h. Le point de rendez-vous est fixé au parc Nicol, compris entre les rues Saint-François et Saint-Hilaire.

Une Grande parmi les grands pour Leucan

Simone Villemure-East a confié sa toison à Leucan ce qui lui a permis de recueillir plus de 1 400 $ pour l’organisme.

Simone Villemure-East, 8 ans, écolière à Notre-Dame-de-Lorette à La Patrie, s’est engagée volontairement dans le défi des Têtes rasées de Leucan. Elle y déposait le dimanche 26 mai dernier, sa contribution de plus de 1 400 $ pour la cause sous l’œil attentif du public et des caméras regroupés au Carrefour de l’Estrie. Elle s’était fixé comme objectif 1 000 $. Entourée d’une délégation de parents et amis réunis pour l’encourager, la jeune dame s’est dépouillée de son abondante toison.

Conscientisée, engagée, généreuse, Simone lançait après avoir relevé son défi un vibrant « Bin, c’est cool ! ». Elle confiait avoir entendu à l’émission Salut Bonjour, une entrevue sur cette activité.

Spontanément, elle avait alors pris la décision d’y adhérer tout en dévorant son petit-déjeuner. « C’est pour aider les enfants qui ont le cancer que je le fais », avouait-elle. « Sa réflexion fut : “Moi, je suis chanceuse, car j’ai des cheveux et je ne suis pas malade; maman, je veux relever ce défi” », rapportait sa mère. À la question qui t’a encouragée à y participer ? Sans hésitation, elle a répondu « Moi-même ! », sans rien ajouter, attestant ainsi son engagement indéfectible à la cause.

Très fière de sa fille, les yeux brillants, Isabelle Villemure témoignait de l’ardeur de Simone à s’investir pour offrir du soutien aux victimes du cancer, surtout des enfants, ce qui l’avait beaucoup marquée lors de l’entrevue télévisée. Elle résumait son apport à de l’aide technique pour recueillir les sommes d’argent à donner à Leucan. En effet, toutes celles et tous ceux qui se sont fait raser ou la tête ou la barbe déposaient ce qu’ils avaient amassé comme fonds. Mme Villemure racontait que durant des mois, la décision de cette jeune dévouée à la cause n’a pas flanché.
Leucan s’engage depuis 40 ans à soutenir les enfants atteints de cancer et leur famille. En plus d’appuyer la recherche clinique. L’Association offre à ses familles membres des services distinctifs et adaptés : accompagnement et soutien affectif, aide financière, service de référence, massothérapie, animation en salle de jeux en milieu hospitalier, activités sociorécréatives, sensibilisation et accompagnement en milieu scolaire, fin de vie et de suivi de deuil, ainsi que le Centre d’information Leucan, est-il écrit sur leur site.

 

Collaboration spéciale de Jean-Claude VÉZINA

opinion

Merci M. Sévigny !

En 2005, le taux de décrochage scolaire au secondaire de Weedon-Lingwick atteint un sommet : 52 % des gars et 48 % des filles ne terminent pas leurs études secondaires.

Afin de contrer cet exode, le projet Cité-école met alors en marche un projet pilote de remise des bulletins à Weedon pour une période de cinq ans. Les jeunes de Weedon-Lingwick seront suivis tant dans leur communauté qu’à l’école. C’est ainsi que le 16 novembre 2007, les enseignants de 1re secondaire se rendent à l’école Notre-Dame-du-Sacré-Cœur pour une première fois. À cette période de 5 ans, s’ajoutera une période supplémentaire de 2 ans pour un suivi rigoureux afin de favoriser une diplomation après 7 ans. Ce fut un immense succès. Deux élèves seulement ont abandonné l’école, dont un décès, au cours de cette période.

Quelques jours plus tard, Bruno Sévigny et sa conjointe, Johanne Pinette, vont perdre leur fils Michaël, lors d’un tragique accident de travail. Dans l’année qui suit, témoin de l’implication du personnel de la Cité-école dans le milieu de Weedon-Lingwick, la famille Sévigny propose à la Cité-école une activité de soutien financier face aux besoins criants de notre institution. Bruno Sévigny initie alors le projet de gravir la montagne du Kilimandjaro, en Afrique, afin de cueillir des fonds pour la Cité-école. Ses 4 amis, Marc Lavertu, André Tardif, Bruno Lagassé et Bruno (tous de Weedon) et Martin Rousseau (de Lingwick) vont nous faire vivre avec eux, en direct, cette expérience au cours de l’hiver 2009-2010. Au total, ils auront amassé tout près de 40 000 $, montant distribué de la façon suivante : 10 000 $ pour la Bourse Michaël Sévigny; 2 bourses annuelles de 500 $ pour des jeunes qui s’orientent vers des études professionnelles de niveau secondaire. La 1re bourse est donnée en juin 2010 et la dernière, de cette catégorie, est celle de juin 2019.

Un montant de 15 000 $ est attribué au Conseil Persévérance Réussite et Excellence. Chaque année, 8 bourses de 75 $ sont allouées comme Bourses de la Persévérance aux élèves méritants. Une autre somme de 10 000 $ a été octroyée à la Fondation Louis-St-Laurent afin de répondre à de nombreux autres besoins : frais scolaires, activités sportives, repas chauds… C’est grâce à ces dons que chaque année, lors du Gala des mérites scolaires, des bourses sont au rendez-vous pour plusieurs jeunes. De plus, un montant substantiel a été remis à l’école primaire de Weedon afin de mettre sur pied la bibliothèque Michaël Sévigny.

Merci à la famille Sévigny de Weedon qui, par ses dons, a su changer la vie de nombreux jeunes de notre Cité-école et ainsi a contribué à maintenir un taux d’abandon scolaire le plus bas en Estrie, en 2017-2018, pour l’ensemble des écoles secondaires publiques.

Charles Labrie, enseignant à la Cité-école Louis-Saint-Laurent

La région bien représentée au Parlement écolier

Au centre, on retrouve le député de Mégantic, François Jacques, entouré de Lori, Amélie, Sage, Clarence et Mélody, qui fréquentent les écoles des Trois-Cantons, à Saint-Isidore-de-Clifton, et Notre-Dame-de-Lorette, à La Patrie. Ceux-ci sont accompagnés des enseignants Francis Larochelle et Dany Marcotte en plus de la directrice de l’exploitation à la Commission de la capitale nationale du Québec, Manon Collette.

Cinq élèves de niveau primaire du Haut-Saint-François ont pris part dernièrement à la 23e Législature du Parlement écolier de l’Assemblée nationale, à Québec. En tout, ce sont 125 jeunes de sixième année des quatre coins de la province qui ont participé à l’activité. Le député de Mégantic, François Jacques, a accueilli la petite délégation en provenance de La Patrie et de Saint-Isidore-de-Clifton le jour de son arrivée.
Lori, Amélie et Sage, de l’école des Trois-Cantons de Saint-Isidore-de-Clifton, de même que Clarence et Mélody, de l’école Notre-Dame-de-Lorette à La Patrie, ont fait la route jusqu’à Québec en compagnie de leur enseignant. Pour Francis Larochelle, il s’agissait d’une première expérience, alors que Dany Marcotte a effectué le trajet plus d’une demi-douzaine de fois en compagnie de différents groupes au fil des ans.

Des parlementaires qui ne chôment pas
Cette simulation des travaux de l’Assemblée nationale permet aux jeunes participants de siéger et de s’initier au travail législatif des députés. La préparation débute toutefois quelques mois d’avance, alors que les élèves se soumettent au processus d’une élection au sein de leur classe pour désigner ceux qui feront le voyage jusqu’à Québec. Ensuite, les deux ou trois élus de la classe planchent sur un projet de loi qu’ils devront soumettre pour faire valoir leur candidature.

Dans la classe de Dany Marcotte à l’école des Trois-Cantons, le trio d’étudiantes avait proposé une loi visant l’implantation d’une heure d’activité physique par jour. Finalement, les projets de loi retenus à travers la province et qui ont été débattus dans le cadre du Parlement écolier ont porté sur le suremballage et l’initiation à la méditation.

Un député et des élèves impliqués
Avant que les élèves ne participent à leur journée de séances et de commissions parlementaires le vendredi, ceux-ci ont été accueillis la veille par le député local François Jacques. Celui-ci avait profité de sa déclaration de député pour souligner leur venue. « C’est une opportunité pour eux de comprendre le fonctionnement de notre société démocratique. Je salue l’initiative des deux instituteurs, dont les démarches ont débuté à l’automne. »
M. Jacques était allé faire son tour dans la classe de Francis Larochelle à ce moment dans le cadre de sa campagne électorale. Le groupe de l’école Notre-Dame-de-Lorette avait également reçu les autres candidats afin de les entendre sur leurs projets et propositions. Quelques semaines plus tard, c’était aux étudiants de présenter le fruit de leur réflexion, qui avait mené à la création des sacs réutilisables Sacs-éco La Patrie.
Les groupes de MM. Larochelle et Marcotte sont des classes jumelées de 5e et 6e années et ont pris part à plus d’une initiative pédagogique intéressante. Ils se sont intéressés une première fois à la politique québécoise en complétant la simulation Électeurs en herbe, qui se déroulait simultanément aux élections d’octobre 2018. Finalement, la classe de M. Larochelle à La Patrie s’est retrouvée parmi les finalistes locaux du Défi OSEntreprendre.

Sur les traces de Joe Beaulieu

La projection du documentaire Sur les traces de Joe Beaulieu est venue célébrer le parcours de l’artiste peintre établi à East Angus. À même la salle communautaire des Chevaliers, il était possible d’admirer une vingtaine de ses toiles.

Il aura fallu attendre cinq ans avant que ne soit présenté le documentaire portant sur le peintre Joe Beaulieu. La projection se faisait de concert avec le vernissage d’une trentaine de toiles de l’artiste établi à East Angus. Une centaine de personnes ont défilé pendant un après-midi ensoleillé de mai, à la salle communautaire des Chevaliers de la ville.

Tirer le «vert» du nez
Martin Mailhot s’est fait approcher en 2014 par le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François. L’organisation avait été contactée par la Ville de East Angus qui avait reçu la visite d’Anne Pouliot, la conjointe de Joe Beaulieu. « Comme le temps fait son œuvre, il m’était apparu nécessaire que soit réalisé un documentaire sur sa vie et ses œuvres exceptionnelles », relate Mme Pouliot.

De son côté, Martin Mailhot s’adjoint les services de son comparse Francis Charpentier. Ils vont une première fois à la rencontre de M. Beaulieu. « Joe, c’est un sujet en soi », concède M. Mailhot. Rapidement, lui et son collègue se mettent d’accord pour tourner un documentaire qui présentera Joe Beaulieu et son art. Sans scénario ou plan précis, ils laissent le peintre d’East Angus s’exprimer librement devant la caméra.
« On essayait de faire dire à Joe c’était quoi ses techniques de création. Souvent, il partait sur des histoires de ses personnages à la place », se souvient Martin Mailhot, qui a agi à titre d’aide à la réalisation dans le cadre du projet. Ne sachant plus quel angle emprunter pour le projet, les Frères Panache, nom que s’est donné le duo de vidéastes, sautent à pieds joints dans l’univers Beaulieu. « Notre film, ça va être sur un personnage, puis notre personnage, ça va être Joe. »

Un parcours du Bas à l’est
Sur les traces de Joe Beaulieu consiste en un documentaire intime et artistique d’une quinzaine de minutes. Au fil des entrevues, on remonte le fil de la vie de l’homme né à Notre-Dame-sur-le-Lac, aujourd’hui devenu Témiscouata-sur-le-Lac, dans le Bas-Saint-Laurent. Sa galerie-atelier Le Témiscoutin se veut d’ailleurs un rappel de ce coin de pays.

À 14 ans, il quitte son village natal pour aller vivre dans la ville de Québec de manière itinérante. Il commence à peindre sur des bardeaux de cèdre à une époque où les métiers à vocation artistique demeuraient tabous. L’ensemble de son œuvre porte un message; celui d’honorer la mémoire de ceux qui ont bâti notre pays. Et il inclut dans le lot autant les personnages humains que les chevaux qu’il a beaucoup observés sur les chantiers. Ses toiles mettent en scène un quotidien rural entremêlé de paysages bucoliques.

Souffrant aujourd’hui de polyarthrite rhumatoïde chronique, Joe Beaulieu affirme que « c’est la peinture qui m’a sauvé. Si je peux partir un pinceau dans les mains, je vais avoir réussi quelque chose d’extraordinaire dans ma vie. »

Fier Angussien
Le documentaire n’a pas manqué d’émouvoir nombre de gens présents à la projection. La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, faisait partie du lot. Elle s’est souvenue de sa rencontre avec le peintre du temps qu’elle était conseillère municipale. « Je suis tombée en amour avec cet artiste qui est si sensible à son entourage. » Peu après la construction du nouvel hôtel de ville en 2005, Mme Boulanger a d’ailleurs proposé que soit acquise et exposée une œuvre de M. Beaulieu à l’entrée du bâtiment.

Joe Beaulieu est demeuré succinct lors de son allocution. En toute simplicité, il a tenu à remercier l’assistance, de même que tous ceux qui ont pu croiser son parcours au fil des années et qui l’ont aidé à vivre de son art. Il s’est entre autres rappelé de son regretté ami Tex Lecor, qui portait un intérêt aussi grand que le sien à la peinture.

Les Frères Panache songent possiblement à rendre public leur métrage.

Programme d’assistance en établissement et à domicile

De gauche à droite, on retrouve Valérie Rousseau, PAB; Melanie Thompson du Centre de formation professionnelle Lennoxville; Marie-France Gaudet du CIUSSS de l’Estrie – CHUS; et Chasiotis Vasileios du Centre de formation professionnelle de Coaticook (CRIFA).

Cinq établissements d’enseignement de l’Estrie offrent maintenant un nouveau programme d’alternance travail-études en partenariat avec le CIUSSS de l’Estrie – CHUS. La formation d’assistance à la personne en établissement et à domicile (APED) garantit un emploi après huit à dix mois de cours et d’expérience de travail rémunéré. La personne diplômée a ensuite le choix de se diriger vers un CHSLD ou une équipe de soutien à domicile près de chez elle.

Le programme APED est la nouvelle mouture qui forme les préposés aux bénéficiaires (PAB) et les auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS). Jusqu’à tout récemment, il fallait faire un choix entre les deux professions. « Si j’avais pu le faire, je l’aurais fait », assure Valérie Rousseau, PAB depuis 2016.
Elle représente la clientèle cible du nouveau programme en ce sens qu’elle exerçait déjà une profession et avait une vie bien établie avant de décider de se réorienter. Après quelques années comme commis-comptable, elle ne souhaite plus être enfermée dans un bureau. Si, à ce moment, elle avait reçu de l’aide financière de la part d’Emploi-Québec, elle envie ceux qui ont l’opportunité aujourd’hui de recevoir cette formation hybride qui offre un salaire en même temps.

Un retour aux études à la portée de tous
Après de neuf à douze semaines de formation à temps plein, les étudiants en APED débutent l’alternance qui leur offrira des semaines à moitié passées en classe et à moitié dans un milieu de travail. Ils ne sont pas laissés à eux-mêmes pour autant, comme ils sont jumelés en permanence à des préposés experts et volontaires qui leur apprennent les rudiments du métier. « Ça vient donner un bon coup de main aux équipes en place », explique d’une part Marie-France Gaudet du CIUSSS – CHUS.

L’agente de développement au Centre de formation professionnelle Lennoxville, Melanie Thompson, renchérit : « C’est un win-win pour tout le monde. C’est autant l’employeur que les maisons d’enseignement qui se mettent ensemble pour offrir des programmes intéressants avec la réalité du manque de main-d’œuvre flagrant. On se met ensemble pour offrir quelque chose de beaucoup plus intéressant que ce qui se faisait avant. »

Mme Thompson concède que la pénurie de main-d’œuvre qui touche le Québec peut inciter des travailleurs à continuer à occuper des postes qui ne correspondent plus à leurs aspirations. Avec l’opportunité d’un emploi à temps partiel dès la mi-parcours et un salaire horaire de 17,95 $ en tant qu’apprenti de métier, les possibilités deviennent dès lors plus grandes. Selon la formule choisie par le centre de formation professionnelle et le moment de l’année, l’étudiant a la possibilité de travailler entre un et cinq jours par semaine. De même, à la fin du programme, les heures faites antérieurement sont comptabilisées et reconnues en tant qu’ancienneté.

Près de la maison
Les centres d’enseignement les plus près offrant cette opportunité sont le Centre de formation Le Granit de Lac-Mégantic, les Centres 24-Juin de Sherbrooke et Windsor, de même que le Lennoxville Vocational Training Centre. Les postes à combler sont ensuite nombreux et dispersés à travers le vaste territoire du CIUSSS de l’Estrie – CHUS, dont fait partie le Haut-Saint-François.
Ce dernier centre de formation professionnelle tient d’ailleurs une séance d’information et d’inscription le mercredi 19 juin entre 18 h et 19 h 30 en vue des prochaines cohortes de septembre et mars 2020. Autrement, il est toujours possible d’être étudiant d’un jour dans les cinq centres participants, qui incluent également le Centre de formation professionnelle de Coaticook et le Centre régional intégré de formation de Granby.

Forum continuum HSF : Pour inclure le plus grand nombre d’un point de vue social et économique

 Le 12e Forum sur le continuum des ressources et des services du Haut-Saint-François a réuni une quarantaine de participants au Centre communautaire de Johnville.

Le 12e Forum sur le continuum des ressources et des services du Haut-Saint-François a réuni une quarantaine d’intervenants et de représentants des organismes communautaires de la MRC. Le rendez-vous annuel « nous permet de nous questionner sur nos pratiques, d’aller plus loin dans notre travail et de mieux répondre aux besoins de la population », d’exprimer Marilyne Martel, membre du comité organisateur.

Une trentaine d’organismes de la région étaient représentés au Centre communautaire de Johnville. Certains ont toutefois noté l’absence des municipalités et des communautés religieuses du Haut. L’objectif de la rencontre est de produire un changement de culture dans les organisations afin de mieux accueillir et accompagner les personnes en cheminement vers l’inclusion sociale et économique.

Comme l’indiquait Virginie Bernier, intervenante au Centre des femmes La Passerelle, il ne faut pas juste chercher de l’aide lorsqu’on a des problèmes. Ça peut aussi être fait de manière préventive. « Dans chacune des ressources qui aident des gens avec des problématiques, il y a des trucs pour briser l’isolement, des ateliers, de l’accompagnement ou de la formation. »

Une communauté plus unie qu’avant
L’avant-midi de réunion s’ouvrait avec une mise en situation où tout le monde se voyait remettre la fiche fictive d’une personne en cheminement qui faisait un premier pas pour aller chercher de l’aide. Bien souvent, les ressources que l’on connait ne sont pas nécessairement celles toutes indiquées pour nous épauler dans une situation donnée, mais elles peuvent nous guider vers celle qui convient.
Une plénière a permis d’effectuer un retour sur l’activité. Melanie Thompson, d’Eastern Townships School Board, a noté l’amélioration de l’offre de services bilingues dans la région ces dernières années. Lorsqu’elle était plus jeune, elle notait une séparation entre les communautés.

Malgré cet avancement, Mélanie Legault, travailleuse sociale au CIUSSS de l’Estrie – CHUS, considère qu’il demeure un manque de connaissances des ressources anglophones de la part des francophones. Cela peut faire une différence dans les cas urgents, comme des pensées suicidaires, qui nécessitent une intervention rapide.

Un représentant de la population était présent, parmi la foule d’employés d’organismes communautaires. Roger Corriveau s’était déplacé en tant que membre du Comité des usagers du CIUSSS de l’Estrie – CHUS. Il s’est dit content d’avoir assisté à la rencontre parce que, selon lui, une grande méconnaissance persiste au sein du public général en ce qui concerne la panoplie de ressources existantes.

Un aperçu de celles-ci est disponible au www.espritdecontinuum.com. Le Carnet de repères qu’on y trouve recense les besoins pouvant être exprimés par une personne en cheminement en plus de proposer des pistes de suivi, que ce soit pour les initiés ou pas.

Enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle

Une trentaine de représentants de divers organismes communautaires, de CPE, des Commissions scolaires des Hauts-Cantons, Eastern Townships et autres ont participé à la rencontre.

La vulnérabilité des enfants en âge de fréquenter la maternelle dans le RLS (réseau local des services) dans le Haut-Saint-François est à la hausse dans quatre des cinq domaines observés. Toutefois, deux d’entre eux, celui de la Maturité affective et du Développement cognitif et langagier retiennent un peu plus l’attention des intervenants. La tendance à la hausse est similaire pour l’Estrie et l’ensemble du Québec.

Voilà ce qui ressort de l’Enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle (EQDEM) pour le RLS concernant la MRC du Haut-Saint-François. Catherine Noreau et Natalie Stronach de la Direction de santé publique du CIUSSS de l’Estrie – CHUS ont récemment présenté les résultats de l’enquête à une trentaine d’intervenants francophone et anglophone du territoire. La rencontre, tenue au Centre communautaire de Bury, était organisée par la Direction de santé publique de l’Estrie, dans le cadre d’une tournée régionale, en collaboration avec le HSF fou de ses enfants et La Relève du Haut-Saint-François. L’enquête s’inscrit dans le cadre de l’Initiative concertée d’intervention pour le développement des jeunes enfants (ICIDJE). Elle a été réalisée entre février et mai 2017. En Estrie, 4 628 questionnaires ont été remplis. Le taux de réponse se situe à 93 %.

Résultats
Pour le Haut-Saint-François, on dénote que 30 % des 260 enfants fréquentant la maternelle dans le RLS, soit 80, présentaient une vulnérabilité dans au moins un domaine de développement. Toutefois, on remarque une tendance à la hausse dans quatre des cinq domaines comparativement à l’enquête réalisée en 2012. Deux retiennent un peu plus l’attention soit la Maturité affective (comportement prosocial et entraide, crainte et anxiété, comportement agressif, hyperactivité et inattention, expression des émotions) qui passe de 9,4 % à 14,4 % et le Développement cognitif et langagier (habiletés sociales, confiance en soi, sens des responsabilités, respect des pairs, des adultes, des règles et des routines, habitudes de travail et autonomie, curiosité) qui grimpe de 9,5 % à 14,3 %. Parmi les autres domaines à la hausse, on note les Compétences sociales qui font un bond de 6,7 % à 11,3 % tandis que les Habiletés de communication et connaissances générales passent de 7,5 % à 10,9 %. Celui de la Santé physique et bien-être demeure stable à 13,1 %. Toutefois, il est mentionné qu’étant donné le faible nombre d’enfants de la maternelle fréquentant le RLS dans le Haut-Saint-François, cela ne permet pas de confirmer que cette hausse est statistiquement significative. Elle pourrait être due au hasard.

L’enquête, explique Mme Noreau, permet de dresser un portrait du développement des enfants inscrits à la maternelle et d’inspirer, à partir des résultats, des actions à entreprendre pour favoriser le développement optimal des enfants. Les données permettent d’alimenter la réflexion et d’amorcer des travaux sur des actions en cours ou à mettre en place. D’ailleurs, c’est l’exercice qu’a effectué la trentaine de participants représentants le secteur de la santé, des directions d’écoles primaires de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, Eastern Townships, des groupes communautaires, du CPE et autres.
La rencontre avait trois objectifs, d’expliquer Mme Noreau. Le premier était la compréhension des données de l’enquête, le second comportait le volet analyse favorisant l’échange sur les explications en lien avec les résultats. Le troisième objectif vise la poursuite de la mobilisation autour du développement des tout-petits. Mme Stronach mentionne que les résultats pour le Haut-Saint-François sont comparables à ceux obtenus pour l’Estrie et le Québec, sauf peut-être au niveau de la population anglophone. « Dans le Haut-Saint-François, il y a 7 % des enfants anglophones, c’est peut-être une préoccupation un peu plus importante sur votre territoire. Ils sont plus vulnérables. Pourquoi les enfants anglophones en Estrie sont plus vulnérables qu’au reste du Québec ? C’est la question qu’on se pose et à laquelle on veut trouver des réponses et des solutions », ajoute-t-elle.
Mme Noreau mentionne que l’exercice permet de « regarder nos pratiques par rapport aux enfants, nos facteurs de risque et de protection. On regarde aussi nos pratiques, nos initiatives, nos projets qu’on a mis en place. Il y a des beaux projets qui ont été mis en place puis arrêtés pour x raisons. On regarde si on ne pourrait pas les améliorer ou les remettre sur pied pour être capable des améliorer. La réponse passe souvent par l’approche de proximité. Assurer une disponibilité des services plus près des familles. Plein d’initiatives ont été mises en place. Il y a eu un financement ici dans la MRC, le Haut-Saint-François fou de ses enfants. Il va y avoir un arrêt du financement du projet qu’on parle de 400 000 $ pour trois ans. Ça implique que certaines activités, certains services qui devront être retirés parce qu’il n’y aura plus de financement. C’est préoccupant, il faudra être créatif et ingénieux pour agir avec moins de moyens. »

Les deux représentantes sont satisfaites de la rencontre et des échanges. Elles rappellent que la Direction de santé publique de l’Estrie déposera un rapport à l’automne et que les partenaires seront invités afin de poursuivre la mobilisation.

Le mouvement RURART les a unis

La 11e édition de RURART s’est tenue sur deux jours le mois dernier à la ferme La Généreuse de Cookshire-Eaton. L’événement a profité de la Journée internationale de la danse pour mettre de l’avant les disciplines axées sur le mouvement. Si la pluie s’est invitée lors de la première journée, la présentation du samedi a réuni une soixantaine de personnes autour des huit artistes participants. Marysole Gagnière d’Eastman, Amandine Garrido de North Hatley, Nancy Letendre de Sherbrooke (notre photo) et l’instigatrice de RURART, Amélie Lemay-Choquette, faisaient partie de ce groupe ayant passé huit jours ensemble pour créer une dizaine d’arrêts le long du parcours artistique extérieur. Plusieurs partenaires se sont impliqués dans cette édition, dont IGA Cookshire, la Maison de la culture John-Henry-Pope, la Fromagerie Caitya et la Brasserie 11 comtés. « Je sens vraiment que la communauté se rassemble autour de ce projet-là et ça fait tellement du bien ! », s’est enthousiasmée Mme Lemay-Choquette. Le prochain RURART s’amènera les 9 et 10 aout, toujours sur le chemin Labonté à Cookshire-Eaton.

Prix Reconnaissance pour Carole Paquette

Nous retrouvons de gauche à droite, Sabrina Lapointe, Carole Paquette et le directeur de l’école, Matthew Maclure, et Antoine Prévost. À l’arrière dans le même ordre, on aperçoit Sophie Martineau-Lapointe, Colette Lamy, Bianca Lacroix-Rousseau et à l’arrière Kevin Roy.

Reconnue comme une personne humble et dévouée œuvrant, bénévolement, depuis plusieurs années à diverses causes et activités au sein de l’école primaire Notre-Dame-de-Lorette à La Patrie, Carole Paquette a sorti de l’ombre bien malgré elle pour être en pleine lumière.

Des représentants du comité de parents de la Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC) et de la Fédération des comités de parents du Québec ont participé au déjeuner du Club des petits déjeuners pour remettre à Mme Paquette le prix Reconnaissance pour l’implication parentale du comité de parents de la CSHC. Outre les quelque 72 élèves de l’école, les membres de l’équipe-école, le directeur Matthew Maclure, Colette Lamy, commissaire du secteur, et plusieurs parents bénévoles participaient à la petite cérémonie.

Le choix de Mme Paquette ne s’est pas fait au hasard. Un comité étudie la candidature et la soumet pour approbation au comité de parents de la commission scolaire. Le prix vise à souligner l’implication des parents bénévoles, d’exprimer Sophie Martineau-Dupont, présidente du comité de parents de la CSHC. « C’est important de souligner votre engagement et votre implication. Vous donnez de beaux exemples aux jeunes et si vous vous impliquez c’est que l’école est importante pour vous. Ça encourage la persévérance et stimule les jeunes à mettre les efforts. Il y a de petits yeux qui vous regardent faire du bénévolat à l’école. Vous vous engagez dans l’école. Vous donnez des exemples à vos jeunes. Si papa et maman sont impliqués à l’école, c’est parce que l’école est importante aux yeux des adultes. Ça donne un exemple, ça encourage la persévérance et stimule les jeunes à mettre les efforts », d’exprimer Kevin Roy, président de la Fédération, en s’adressant à l’assistance.

Le directeur a profité de l’occasion pour remercier les parents pour le temps qu’ils accordent à l’école que ce soit une heure ou davantage dans tous les comités. Présentant la récipiendaire, M. Maclure précise qu’il s’agit « d’une femme qui a à cœur l’école Notre-Dame-de-Lorette. En lisant les critères de sélection pour le prix Reconnaissance, j’ai tout de suite su que j’avais la candidate parfaite. Cette personne donne beaucoup de temps à l’école, elle est à la bibliothèque, aux petits déjeuners, Citrouille en fête, hockey cosom, soccer et j’en oublie sûrement. Elle a même remplacé comme surveillante d’élèves en début d’année. Elle participe aussi à l’OPP, et vient au conseil d’établissement lorsqu’il lui reste quelques secondes en plus de faire un bon suivi auprès de ses enfants afin qu’ils réussissent à l’école. »

Surprise
« Oui, je suis très surprise. Je suis très fière de m’impliquer à l’école; c’est une petite école et on a besoin des parents. C’est important de donner un coup de main aux professeurs pour qu’ils aient plus de temps à enseigner à nos enfants. » Pour Mme Paquette, cette reconnaissance est un beau gage d’appréciation et d’amour. Impliquée depuis cinq ans, elle n’a pas l’intention de s’arrêter. La maman manifeste la ferme intention de continuer après que ses deux enfants aient complété leur passage à l’école primaire. « Si l’école a besoin d’un coup de main, je vais toujours m’impliquer. C’est agréable, les professeurs sont très gentils et le directeur très dynamique. »

Les Monarques rayonnent jusqu’en Europe

L’équipe de handball féminin cadet juvénile a remporté le titre d’équipe de l’année 2018-2019. La douzaine de joueuses pose en compagnie de l’entraineure Geneviève Brodeur et du directeur de la polyvalente, André Lachapelle.

Le dixième gala sportif des Monarques de la Polyvalente Louis-Saint-Laurent a rempli l’auditorium de l’établissement pour couronner une vingtaine d’athlètes. Le handball était à l’honneur avec une équipe championne et des joueurs qui se sont illustrés tout au long de l’année 2018-2019.

La cérémonie était animée par les étudiants Maëly Phaneuf et Louka Labrecque. La douzaine d’équipes évoluant entre les murs de la Cité-école ont chacune remis les prix de joueur le plus utile et de celui ayant fourni le plus d’efforts parmi ses effectifs.

Des succès d’équipe
L’équipe de basketball Benjamine mixte s’est vue remettre la bannière de l’éthique sportive par le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) lors des championnats. L’entraineur Jean-Étienne Remy s’est dit ravi : « C’est un très beau prix parce que ce sont les autres équipes qui déterminent l’adversaire qui est le plus respectueux. » Dans la catégorie Benjamin, on retrouvait également les équipes de handball masculine et de futsal (soccer intérieur) masculine.

Dans les cadets, quatre formations complétaient la section, dont celle de cyclisme. En athlétisme, deux espoirs locaux représentaient le Haut-Saint-François la fin de semaine dernière au championnat provincial tenu à Saguenay, soit Julien Lafond et Evens Spooner. En cheerleading, la coach des cinq dernières années, Johanie Vachon-Vallières, était fière de sa troupe. « C’a été une année rocambolesque. Ç’a pas été facile. Mais pour moi, ç’a été la plus belle. »

Chez les Juvéniles de 4e et 5e secondaire, l’équipe de flag football féminine a réussi à se tailler une place dans les séries éliminatoires, une première depuis fort longtemps selon l’entraineuse Kathleen Roy.

Les grands honneurs
La pérennité des différentes équipes des Monarques semble assurée avec des talents de la trempe de Justine Perron et d’Arnaud Caron, qui se sont mérité les prix de Relève Féminine et Masculine de l’année.

Les athlètes par excellence se sont démarqués par leurs performances, leur esprit d’équipe et leur éthique sportive. Le directeur adjoint de la polyvalente, Tommy Poulin, a récompensé Alice St-Cyr qui pratique le handball ainsi que l’athlétisme (course et lancer). « Peu importe le sport qu’elle pratique, elle se démarque des autres par sa vitesse et son sens du jeu peu commun. »

De son côté, le jeune Justin Choquette a terminé au premier rang des buteurs de la ligue scolaire de handball. Il s’est mérité le titre d’Athlète par excellence masculin. « Il a une facilité à compter des buts, à comprendre le jeu et à rendre ses coéquipiers meilleurs », a poursuivi M. Poulin. Cet honneur tombe à point pour Choquette, lui qui termine son parcours secondaire dans quelques jours.
Le prix d’Équipe de l’année est allé à la formation de handball féminin cadet juvénile. Les filles ont terminé en seconde place dans leur catégorie, à un point derrière les meneuses au classement. Elles ont une reluisante fiche de 12 victoires, 2 défaites et 1 nulle pour la saison qui se termine.

L’entraineuse Geneviève Provencher parle de la meilleure délégation qu’elle ait coachée à ce jour. Le groupe s’est d’ailleurs envolé en direction de la République tchèque en avril dernier pour prendre part à un tournoi international. La joueuse Noémy Perron s’en souviendra longtemps. « Le voyage à Prague, c’est vraiment une expérience inoubliable. » Avec le soccer, le handball est le sport emblématique de la nation. Le jeu y est beaucoup plus relevé. Alice St-Cyr le confirme : « Là-bas, c’est vraiment un autre niveau. »

Le parc Goddard revampé

Le comité loisirs d’Ascot Corner travaillera au cours des prochaines années de concert avec les citoyens et la municipalité à la réalisation d’un plan d’aménagement du parc Goddard. Une étude a été effectuée par une firme professionnelle qui présente un plan d’ensemble prévoyant un jeu d’eau, un sentier intérieur-extérieur du parc, la construction d’un préau, des modules de jeux, une glissade pour l’hiver et un aménagement paysager. La mairesse, Nathalie Bresse, précise que les citoyens ont été consultés au préalable sur la nature du projet et ont fait part de ce qu’ils souhaiteraient pour le parc. Évidemment, elle soutient que cela se fera par étape sur plusieurs années et selon la capacité de payer de la municipalité. « Il faudra choisir ce qu’on fait en priorité », lance-t-elle.

Réduction des déchets et des coûts à Ascot Corner

La municipalité d’Ascot Corner a prolongé la cueillette de l’écocentre mobile sur une dizaine de jours, ce qui lui a permis de récupérer 9,42 tonnes de matières recyclables.

À l’instar de l’ensemble des municipalités du Haut-Saint-François, celle d’Ascot Corner fera des pieds et des mains pour atténuer l’impact de la facture additionnelle de 50 000 $ que représente la récente hausse du tonnage des matières résiduelles imposée par Valoris. Malgré différentes mesures, la mairesse, Nathalie Bresse, ne se berce pas d’illusions et laisse déjà présager une majoration du compte de taxes pour les déchets l’an prochain.

« On a un trou de 55 000 $ dans le budget qui n’était pas prévu. » Les élus songent à divers scénarios pour amoindrir l’effet sur le budget de fonctionnement de la municipalité. Parmi ceux envisagés, on songe à annuler la collecte de gros rebus normalement prévue à l’automne. En tenant compte du nouveau tarif, à la tonne, on estime être en mesure d’économiser approximativement 12 000 $. Toutefois, on est bien conscient que cela sera insuffisant. Les élus songent, pour l’an prochain, à réduire la collecte des déchets sur une période mensuelle plutôt qu’aux deux semaines comme présentement.

Autre solution, estime Mme Bresse, « sera de sensibiliser davantage les gens à récupérer, composter et pas faire de déchets. Pour arriver là, il faudra aider les citoyens à le faire en donnant plus d’information sur qu’est-ce qui se récupère et comment le récupérer. » La mairesse souligne que les citoyens sont de plus en plus sensibles au compostage ainsi qu’à la récupération. L’année dernière, la municipalité avait amassé 0,51 tonne lors de la journée écocentre. Cette année, l’exercice s’est échelonné sur 10 jours et a permis de récupérer 9,42 tonnes métriques. Le coût pour la récupération est de 8 $ la tonne alors qu’il est de 239 $ pour les déchets, d’insister Mme Bresse. L’année dernière, la municipalité a acheminé 890 tonnes au site d’enfouissement. Avec l’implication de la population, on souhaite réduire ce tonnage qui se traduirait par une économie substantielle pour la municipalité. Pour illustrer l’ampleur de l’effort, Mme Bresse lance « si tous les citoyens se prennent en main et coupent leurs déchets à enfouir de moitié, on n’aurait pas d’augmentation de taxe sur les déchets », lance-t-elle.

Projet pilote des étangs aérés à Ascot Corner

La nouvelle technologie qui sera utilisée permettra d’augmenter au moins du tiers la capacité des étangs aérés.

La municipalité d’Ascot Corner est en voie d’instaurer un projet pilote utilisant une nouvelle technologie environnementale, Écofixe, pour le traitement des eaux usées, qui permettra d’augmenter substantiellement la capacité des étangs aérés, situés au bout de la rue Desruisseaux.

La mairesse, Nathalie Bresse, souhaite ne pas élaborer davantage sur la nature du projet puisqu’une conférence de presse est prévue au cours des prochaines semaines. Même chose quant au montant de l’investissement. Elle se limite à dire qu’il y aura l’annonce de subventions provenant des deux paliers de gouvernements. Présentement, les étangs permettent de desservir 275 unités. On estime que le nouveau procédé augmentera la capacité minimum du tiers, voire même davantage.

Ascot Corner rend hommage à ses bénévoles

À l’instar d’autres municipalités du territoire, Ascot Corner a rendu hommage à ses bénévoles dans le cadre de la Semaine nationale du bénévolat. Une centaine de bénévoles participaient à la soirée qui était précédée d’un souper. Plusieurs personnes représentant un des organismes œuvrant au sein de la municipalité ont reçu une marque d’appréciation, dont Richard Lareau à titre de Grand bénévole municipal de l’année. Sous la photo, nous retrouvons l’ensemble des personnes honorées. Assis à l’avant de gauche à droite, François Jacques, député de Mégantic, Richard Lareau, Grand bénévole, la mairesse Nathalie Bresse et Marc-Alexandre Fonda, attaché politique de la députée Marie-Claude Bibeau, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire. Dans le même ordre derrière, nous retrouvons Olivier Caya, bénévole de l’école de La Source-Vive, Robert Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Jacinthe Fontaine, bénévole de la FADOQ, Ghislaine Bouffard, bénévole de la catéchèse, Pierrette Hardy, bénévole de la Corporation des loisirs et Jacques Lacasse, bénévole des Chevaliers de Colomb. Sur la troisième rangée apparaissent Sylvain Deblois, bénévole du Club de soccer Les Dribbleurs, Simon Rousseau, bénévole du Club Quad Sherbrooke-Ascot Corner, Denis Demers, bénévole de la Fabrique de la paroisse et Marie-Pier Bisson-Côté, directrice des loisirs, des sports, de la culture et de la vie communautaire. Tout à fait à l’arrière, on retrouve Jonathan Piché, directeur général de la municipalité.

©2019 Journal Le Haut-Saint-François