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Aéroport de Sherbrooke : Le provincial prend de l’altitude

Une brochette d’invités participait à la conférence de presse. Nous retrouvons au centre le ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie, François Bonnardel, et à sa gauche, la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe.

Le ministère des Transports du Québec avait choisi l’aéroport de Sherbrooke, situé à Cookshire-Eaton, pour lancer le Programme d’aide pour les dessertes aériennes régionales (PADAR). Dotée d’une enveloppe budgétaire de 22,5 M$, l’initiative pourrait permettre à l’aéroport estrien d’obtenir jusqu’à 500 000 $ pour chaque lancement d’une nouvelle liaison aérienne. La mairesse de la ville, Sylvie Lapointe, parle enfin d’une « bonne annonce ».


Développer les régions
Le PADAR a été présenté par François Bonnardel, ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie. Son but est de développer et d’améliorer l’offre de services aériens en région par le financement de dessertes et leur promotion par le biais d’études et de mises en marché. « On le mentionne depuis des années: la ville de Sherbrooke n’a pas de liaison régionale avec les grandes métropoles ou capitales. Je pense que, avec l’annonce d’aujourd’hui, on pourra répondre de cette problématique », a affirmé M. Bonnardel.


Le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Alexandre Cusson, parle d’une nécessité. « Ces dessertes-là, ce ne sont pas un luxe. C’est une des clés de la prospérité de toute une région. » La mairesse Sylvie Lapointe abondait dans le même sens. « Je trouve ça super. Ça fait longtemps qu’on en parle. Côté tourisme, c’est le fun parce que, pour les gens, au lieu de faire 2-3 heures en auto, ça va prendre 20-30 minutes, puis on est rendu. »


Déblocage à prévoir ?
Bien que le projet demeure «embryonnaire», Cookshire-Eaton a dans ses boites l’idée d’une école de pilotage, parmi les services connexes à l’aéroport. « Avec ce qui se passe ici aujourd’hui, je pense que ça va aller vraiment de l’avant », poursuit Mme Lapointe.


Depuis plusieurs années, l’aéroport de Sherbrooke demande à Ottawa une désignation officielle qui lui permettrait d’offrir des services de sécurité aux frais du gouvernement fédéral, comme cela se fait ailleurs à l’échelle du pays. La députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, s’est défendue dans les médias de livrer la marchandise malgré le lent avancement des choses. Selon elle, « Sherbrooke a la garantie du service en dedans de six mois », ne manque que le transporteur.

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