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Autorisation d’exploitation pour MYM Nutraceuticals à Weedon

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Las d’attendre un développement, le conseil municipal de Weedon demande à Ottawa d’intervenir rapidement dans le processus d’obtention d’une licence d’exploitation de Santé Canada, pour la réalisation du projet de serres de cannabis médicinal de MYM Nutraceuticals.


Annoncé en juin 2017, le projet représente un investissement de 233 M$ susceptible de créer 400 emplois, entraînant avec lui des retombées économiques substantielles. L’entreprise a besoin de l’autorisation de Santé Canada pour entamer une production, ce qui se fait toujours attendre. Depuis près de 18 mois, la municipalité de Weedon attend patiemment des nouvelles concernant les demandes de licences de l’entreprise et de ses filiales québécoises. Alors qu’habituellement le traitement des demandes par le ministère de la Santé du Canada se réalise entre 12 et 18 mois, on est sans nouvelle du côté de Weedon.


Une rencontre impliquant les décideurs politiques, la municipalité et les représentants du partenaire privé a eu lieu en février dernier afin de débloquer le traitement des licences, mais celle-ci n’a donné aucun résultat. « On commence à se demander si le fédéral a légalisé le cannabis sans s’être assuré préalablement que la fonction publique détient les moyens de traiter efficacement et équitablement les demandes de licences. En tout, plus de 90 licences furent attribuées en Ontario, comparativement à 13 au Québec. À elle seule, l’Ontario a reçu quasiment autant de licences que toutes les autres provinces réunies », d’exprimer le maire de Weedon, Richard Tanguay.


Il ajoute « notre stratégie de développement socio-économique dépend beaucoup de l’avancement du projet. Il est primordial pour nous de connaître les faits. Nous avons besoin d’informations et de connaître les échéances pour planifier notre développement. » Il souligne que la municipalité n’octroie, pour le moment, aucun avantage fiscal ni aucun investissement public pour le projet, mais ne reçoit en retour aucune retombée ni avantage économique. Elle s’assure néanmoins que tout le nécessaire au bon fonctionnement de l’industrie soit en place à temps, ce qui demande beaucoup de temps et d’énergie au bureau de projets. Dans cette optique, la municipalité travaille de concert avec la MRC dans le but d’implanter une grappe industrielle interrégionale du chanvre industriel et du cannabis médicinal, ce qui étendra les impacts économiques à plus d’une vingtaine de municipalités et au moins trois MRC limitrophes, estime-t-on. M. Tanguay souhaite également que le gouvernement provincial s’implique à préparer le terrain notamment la mise à niveau de la route 257.


Le conseil municipal a adopté à l’unanimité, lors de la séance du 2 juillet dernier, une résolution interpellant formellement la ministre de la Santé, le ministre responsable de la Loi sur le cannabis, la ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire et le premier ministre afin de connaître l’échéance du délai de traitement des demandes de licences en lien avec le cannabis au Québec. « Nous nous considérons comme des partenaires du gouvernement fédéral et sommes d’avis qu’il a le devoir de nous communiquer les faits. Nous demandons également que le gouvernement améliore le système de traitement, en instaurant des délais, une standardisation et en améliorant la transparence tout au long du processus », de conclure le maire Tanguay.
Mentionnons que le journal n’a reçu aucune autre information à savoir si la municipalité avait obtenu une quelconque réponse avant de mettre sous presse.

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