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André Lachapelle et notre mémoire collective

André Lachapelle

L’ex-directeur de la Cité-école, André Lachapelle, est originaire de Charlemagne, petit pays de la célèbre famille Dion, fratrie avec laquelle il a partagé ses premières années de vie. Plus tard, suite à une spécialité en fiscalité et un travail à Revenu Canada, il optera pour une formation dans l’enseignement du français au secondaire. Il fera carrière dans la région montréalaise à titre d’enseignant et de directeur de diverses écoles polyvalentes.


Devenu «post-urbain», il choisira de compléter une carrière en enseignement dans les verts prés et sommets des Cantons-de-l’Est, comme directeur au primaire, dans la région de Coaticook et ici, à la Cité-école, dans le secteur des Hauts-Cantons. Nous t’avons donc accueilli, ici, à notre Cité-école en août 2016. Tu étais notre huitième directeur principal depuis 2004. Nous nous souvenons de tes paroles d’accueil axées principalement sur deux concepts pédagogiques fondamentaux : la qualité des relations humaines et le travail d’équipe avec ton personnel. Outre certaines contraintes avec lesquelles tu as dû naviguer, nous voulons te remercier pour ta fidélité à ces deux objectifs.


Nous aimons souligner ta présence récurrente dans chacune de nos treize communautés scolaires des Hauts-Cantons lors des Soirées des Bourses Reconnaissance, et ce, durant les trois dernières années. Ces soirées étant un des piliers fondateurs du projet de Cité-école ! Cela pouvait s’avérer contraignant, pour toi, compte tenu de ton lieu de résidence à Magog et de l’heure avancée dans la soirée pour la fin de ces Fêtes rassembleuses et communautaires. Là où l’histoire de la Cité-école retiendra ta marque dans notre histoire collective, c’est ton choix de la mise sur pied, ici, avec la précieuse collaboration de plusieurs enseignants, une vocation particulière pour notre école : le projet Santé globale avec le défi espéré d’inscrire une valeur ajoutée au projet Cité-école. Merci également pour cette petite chronique hebdomadaire sur la qualité de la langue française, en page d’ouverture, dans l’hebdo «La Cité décolle». Rigueur et fierté, en arrière-plan, pour les utilisateurs que nous sommes, au quotidien ! On se souviendra, aussi, des jalons que tu as posés dans l’agenda des autorités scolaires et municipales afin qu’advienne, enfin, cette piscine tant espérée depuis près de quarante ans ! Quant à la modernisation de l’auditorium, tu l’as aussi placée en tête de tes priorités avec discussions et échéanciers.
On ne peut passer sous silence le plaisir évident que tu éprouvais à jaser, discuter, rire avec les élèves, parfois dans les classes ou, très souvent, dans le hall d’entrée lors de la sortie en fin de journée… sans exclure une fermeté de bon ton à l’occasion ! Là, tu fidélisais ce concept de toujours inscrire en priorité la qualité des relations humaines. Nous t’en sommes redevables. On sentait, lors de discussions individuelles ou collectives, l’importance que tu accordais à l’élève, davantage qu’à tout l’arsenal bureaucratique, nécessaire et parfois contraignant. Nous garderons aussi en mémoire une maxime de ton père phare éclairant dans bien des contextes : « Regarde où tu vas… sinon tu vas aller où tu regardes ! » Fort de tous les magnifiques projets que tu nourris pour ta retraite, nous sommes assurés qu’elle sera libre et heureuse. Et n’oublie pas le livre que tu planifiais écrire, à ta retraite, sur ta maman.

Charles Labrie, enseignant, en collaboration avec Renée-Claude Leroux, organisatrice communautaire

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