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Chanvre en ville

Sébastien Bélec, de Nature Fibres à Asbestos, a parlé du défibrage et du nappage du chanvre faits dans les installations de l’entreprise, processus menant à diverses formes d’isolants.

La Grappe industrielle du cannabis médical et du chanvre industriel tenait sa deuxième activité depuis sa mise sur pied l’automne dernier. Les quatre conférences au programme ont porté sur la culture, l’exploitation et les débouchés du chanvre industriel. Elles étaient dispensées par des représentants d’Agro Fibres dans Lanaudière, de Nature Fibres à Asbestos ou, encore, de Hemp It directement de la France.


La demi-journée d’ateliers et conférences était organisée conjointement par la municipalité de Weedon et le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François. Une quarantaine de personnes assistaient à l’événement, soit un peu plus que prévu au départ. Parmi elles, on retrouvait trois représentants de MYM et Gervais Laroche, DG du groupe coopératif Vivaco.


Le maire de Weedon, Richard Tanguay, a ouvert l’événement tenu au centre culturel de la municipalité. « Cette plante-là a un immense potentiel. On peut en faire 2500 produits dérivés. Ce serait une plante fantastique au niveau environnemental pour remplacer bien des produits à base de pétrole. »


Une filière porteuse
Sébastien Bélec, cofondateur de Nature Fibres à Asbestos, a eu l’opportunité pendant sa présentation de démontrer que le chanvre avait de multiples débouchés. Son entreprise conçoit des biomatériaux, tels que des isolants. À son avis, on aurait également intérêt à substituer la plante au coton utilisé dans l’industrie du vêtement. Selon ses statistiques, bien que le coton ne représente que 3 % des surfaces cultivées sur la planète, 50 % des pesticides mondiaux sont utilisés pour sa culture.


Le développement durable est souvent au cœur des entreprises évoluant dans la filière chanvre. C’est aussi le cas pour Agro Fibres, dont l’usine de Lavaltrie transforme la tige végétale pour en faire de la fibre, de la chènevotte et des poussières résiduelles. Son responsable de la chaine d’approvisionnement, Olivier Lalonde, disait s’attendre à rencontrer plus de producteurs agricoles ce jour-là, eux qui étaient absents de l’activité en ce début de saison tardif.


C’est pour contrer ce problème que le directeur adjoint du CLD, Bernard Ricard, souhaite créer un prochain rendez-vous l’automne prochain, cette fois dans le but d’attirer les producteurs potentiels. « Tout ce système-là prend un sens principalement quand on part de notre production agricole locale. Donc il faut trouver le moyen d’impliquer et de mieux connaitre l’intérêt de nos producteurs. »

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