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Le marché des sapins de Noël : Le Haut-Saint-François s’active

En cette période de l’année, le marché des sapins de Noël bat son plein dans le Haut-Saint-François. Plus de 40 producteurs s’activent actuellement dans la coupe et l’exportation de cet arbre fortement en demande.

Selon les statistiques de 2016 du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), l’Estrie fournit 37 % de la production québécoise de sapins. Dans la MRC du Haut-Saint-François, c’est pas moins de 2047 hectares qui sont cultivés chaque année.

Expérience familiale
Si plusieurs exportent, très peu offrent le service d’autocueillette. C’est notamment le cas de Pépinière Amanda-Joe. La plantation qui se trouve à Sawyerville propose également aux clients de vivre une expérience familiale sur le terrain de la ferme Horti-Plus à Westbury, et ce, depuis six ans.

« Il n’y avait pas d’autocueillette dans les alentours. Moi et mon frère, on a commencé des familles et on s’est dit que ce serait le fun d’avoir ça », explique Amanda Hamel, fille du propriétaire d’Amanda-Joe Plantations et propriétaire de la ferme Horti-Plus. En visitant les lieux, les clients sont transportés sur les terres par tracteur afin d’y choisir leur sapin. L’entreprise y propose deux types, soit les sapins Baumier et Fraser. Les visiteurs peuvent également en profiter pour faire un tour dans la boutique qui propose différentes grandeurs de couronnes, guirlandes, boules de gui (kissing ball) ainsi que des pots décoratifs. C’est environ 70 sapins qui sont cueillis par les clients annuellement en plus des 70 autres qui sont vendus déjà coupés.

Les sapins de Noël en chiffres
Au Québec, il y a 343 fermes qui en font la production pour un total de 8255 hectares, ce qui représente 17 % de l’exportation mondiale d’arbres de Noël. À l’échelle nationale, le Québec en est le principal producteur en assurant 53 % de la valeur de la production canadienne. Grâce à la province, le Canada se classe au deuxième rang des exportateurs mondiaux. Ensemble, les producteurs québécois ont atteint des ventes totalisant 60,2 M$ en 2018.

Un débat écologique
Un débat revient chaque année à savoir si écologiquement, il est préférable de s’offrir un sapin naturel ou artificiel. Pour certains, il n’est pas envisageable de couper des arbres aux fins d’une célébration qui ne dure que quelques jours. Pour d’autres, l’idée d’un sapin de plastique est loin d’être écologique. Plusieurs études sur le sujet ont été faites et selon l’équipe de recherche Ellipsos, le grand vainqueur est l’arbre naturel. D’après la Fondation David Suzuki, les arbres artificiels ont une empreinte de carbone trois fois plus lourde relative aux changements climatiques et à l’appauvrissement des ressources naturelles. Par contre, cela n’est vrai que si l’arbre artificiel n’est gardé que pour six ans. S’il est utilisé pour plus de 20 ans et si la distance pour se procurer un vrai sapin est grande, c’est alors l’arbre artificiel qui l’emporte. En résumé, pour s’offrir une décoration écologique, il est préférable de se procurer son arbre naturel localement.
Après les célébrations, plusieurs méthodes peuvent être utilisées pour récupérer les arbres. Certaines municipalités les ramassent pour en faire du compost et des copeaux de bois. D’autres les utilisent pour en faire des huiles ou des rondins à des fins décoratives. Une nouveauté est également arrivée il y a quelques années, l’arbre de Noël vivant. Le concept est simple, acheter un sapin en pot et le replanter au printemps. Certaines entreprises offrent également ce type d’arbre en location.

Considérant qu’un sapin prend plusieurs années pour atteindre une bonne taille, chaque printemps, les producteurs remettent en terre autant de sapins qu’ils ont coupé l’année précédente. Au Québec et plus précisément en Estrie, les conditions météorologiques sont parfaites pour cette culture.

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