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Spectacle de Noël et un 5 à 7 pour la clinique de la mini-urgence

Stéphanie Blais-Boilard, médecin copropriétaire de la clinique, a pris la parole pour remercier les différents commanditaires et donateurs.

Le Centre de santé Cookshire a accueilli pas moins de 106 personnes lors de sa soirée-bénéfice qui s’est récemment déroulée à même ses locaux au Château Pope. Outre le coquetel dînatoire, les convives ont pu visiter les lieux, échanger avec les professionnels et participer à un encan dont les profits sont remis au projet de mini-urgence. Le tout s’est terminé à l’église Trinity United où trois artistes ont offert un spectacle de musique classique.
Stéphanie Blais-Boilard, médecin copropriétaire de la clinique, a profité de l’événement pour remercier les différents commanditaires et donateurs. Elle a également tenu à mentionner le mérite de tous ses employés et collègues.

Plusieurs mairesses et maires ont participé à la soirée. Robert Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François, et Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead, étaient également présents. Cette dernière en a profité pour s’adresser à la foule, « c’est vraiment un coup de coeur pour moi ce soir, c’est une découverte incroyable avec Stéphanie et avec Xavier (Blais-Boilard, propriétaire d’Omnimed) aussi. Ça prouve encore à quel point la communauté est dynamique, c’est vraiment fantastique. »

Défis relevés
Mme Blais-Boilard était fière d’annoncer que le centre de santé a non seulement atteint les objectifs fixés par le gouvernement, mais il l’a dépassé. Un total de 92 % de la population du Haut-Saint-François peut maintenant affirmer avoir un médecin de famille, la cible du ministère était de 85 %. Dans la dernière année, c’est 1273 nouveaux patients qui ont été inscrits. Considérant ceux des médecins retraités, ce chiffre monte à près de 2000 avec un taux d’assiduité de 90,7 %. « Depuis le 1er juillet officiellement, on offre une plage par jour pour des patients qui n’ont pas de médecin et qui résident dans le Haut-Saint-François. Donc, il y a 62 patients orphelins qui ont été vus depuis le mois de juillet. Jusqu’à maintenant, très peu de patients ont été refusés », affirme fièrement Dre Blais-Boilard. Grâce aux commanditaires et aux dons, les quatre salles sont maintenant bien aménagées. « Cette année, on a acheté un électrocardiogramme pour faire des ECG, un cautérisateur, le nécessaire à cryochirurgie, deux appareils de prises de pression artérielle et une formation RCR pour tout le personnel de la clinique. » Elle affirme également qu’en 2019, c’est 6023 patients qui ont été vus dont 2500 d’entre eux ont rencontré leur propre médecin la journée même.

« Si la tendance se maintient, je pourrais déclarer que la levée de fond de la mini-urgence est terminée », lance fièrement la copropriétaire.

De nouveaux projets
Cette campagne de financement étant terminée, une nouvelle cause va voir le jour prochainement. « Plusieurs écoles du territoire sont identifiées avec des indices de défavorisation élevée. C’est la proportion de familles dont la mère n’a pas de diplôme, certificat ou grade et dont les parents ne sont pas à l’emploi ou sous le seuil de faible revenu », explique Mme Blais-Boilard.

L’objectif serait donc d’offrir des services adaptés à la clientèle 0-5 ans pour leur permettre de commencer la maternelle en même temps que les autres. « La meilleure manière de changer ça, selon nous, est de s’assurer que la prochaine génération soit mieux outillée pour l’apprentissage », ajoute-t-elle. Les partenaires de ce projet mené par Dre Marie-Ève Bélanger seront le CIUSSS, Sophie Houle, physiothérapeute pédiatrique pour Physio Atlas, et Anne-Sara Mercier, ergothérapeute chez Ergo 2000.

« Le projet vise à aller dépister, à aller cibler les problématiques le plus tôt possible pour leur donner le plus de chance possible d’arriver en même temps que les autres sur la ligne de départ. Souvent, on sous-estime ces premières étapes-là de la vie », explique Mme Houle. Elle ajoute qu’en équipe, ils vont faire des ateliers pour dépister les différentes problématiques pour ensuite faire des suivis auprès des médecins traitants. Par la suite, d’autres rencontres seront offertes pour donner des trucs aux parents en fonctions des besoins des enfants et donner des services individualisés à ceux qui en ont le plus besoin. « On s’unit pour aider les enfants du Haut-Saint-François », termine-t-elle.

Encan
Grâce aux dons de plusieurs artistes de la région, les organisateurs ont pu faire une vente aux enchères au profit de la clinique. La soirée animée en partie par Sylvain Dodier, artiste originaire de Saint-Isidore-de-Clifton, le public s’est montré généreux. Entre autres, avec l’œuvre d’André Philibert, de Chartierville, dont la mise de départ était à 100 $ et qui a finalement été acquis pour la somme de 700 $. Yvan Lapointe de A & M International est également arrivé avec une surprise, offrant un bâton de hockey de Guy Lafleur, d’une édition limitée. La pièce s’est vendue à 200 $ et M. Lapointe a offert de doubler le montant. L’encan aura apporté 2590 $ pour la clinique, portant le montant total de dons pour l’événement à 14 695 $.

Les artistes Myriam Genest-Denis, flûtiste, Julien LeBlanc, pianiste, et Catherine St-Arnaud, soprano, ont offert une performance qui n’a laissé personne indifférent.

Spectacle de Noël
Une fois la soirée VIP terminée, tous étaient invités à se rendre à l’église Trinity United afin d’assister au spectacle de musique classique de Noël. C’est devant une salle remplie que Myriam Genest-Denis, flûte traversière, Julien LeBlanc, pianiste, et Catherine St-Arnaud, soprano, ont offert une performance qui a impressionné le public. Ce concert se donne depuis plusieurs années, mais au cours des quatre dernières, les profits vont au Centre de santé Cookshire. « C’est le fun de faire un concert ici, les gens viennent et aiment ça. Ça permet de ramasser des sous pour une bonne cause », explique Mme Genest-Denis, originaire de Cookshire-Eaton. Pour M. LeBlanc, un habitué des concerts à l’église, jouer pour une bonne cause lui fait toujours plaisir. Mme St-Arnaud, quant à elle, en était à sa première dans le Haut-Saint-François et assure que si l’invitation se représente, elle accepte avec plaisir, « ici, c’est un public qui est super attentif, les gens sont heureux de venir. »

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