Cuisines collectives du Haut-Saint-François : Desjardins donne 11 000 $

Nous apercevons de gauche à droite Christine Ruest Rius, conseillère en communications et coopération, Karine Valade, animatrice communautaire, Guillaume Loiselle-Boudreau, directeur des Cuisines collectives du Haut-Saint-François, et Daniel Lamoureux, directeur général de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François.

La Caisse Desjardins du Haut-Saint-François remet 11 000 $ aux Cuisines collectives du Haut-Saint-François. De ce montant, 1 000 $ seront consacrés au bénéfice des élèves de l’école du Parchemin, côté Couvent, à East Angus, dans le cadre de la Semaine de la persévérance scolaire. Quant au montant de 10 000 $ versé sur trois ans, il permettra à la ressource de renouveler une partie de son équipement et de se développer sur le territoire.

Daniel Lamoureux, directeur général de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François, est heureux de remettre les sommes qui s’inscrivent, dit-il, dans la mission du Mouvement Desjardins. « Les Cuisines ont un impact dans le Haut-Saint-François. Elles répondent à des besoins. »

Le projet de l’école primaire a obtenu la faveur des membres Desjardins dans le cadre du concours provincial Prix #Fondation Desjardins. Il permettra à quelque 200 élèves de faire des bagels santé. Une dizaine de groupes se mettront à la tâche du 24 au 27 février prochains.
D’autre part, les Cuisines collectives profiteront de l’aide financière de 10 000 $ pour faire la promotion de ses services sur le territoire.

Présentement, l’organisme offre ses services dans sept des quatorze municipalités de notre MRC. Guillaume Loiselle-Boudreau, directeur de l’organisme, aimerait bien étendre cette ressource à d’autres municipalités en développant de nouveaux groupes. On vise également à en faire la promotion auprès de divers organismes que ce soit les Maisons des jeunes, les services de garde, l’animation estivale. On profitera également de l’aide financière pour embaucher une seconde animatrice, faire l’achat de matériel électroménager et équipements pour le service d’East Angus.

Bien qu’elles soient accessibles à tous, les Cuisines collectives du Haut-Saint-François souhaitent rejoindre les gens vulnérables et à faible revenu, d’expliquer M. Loiselle-Boudreau. Elles fournissent le fond de base et les gens doivent défrayer une partie. Les Cuisines collectives sont un lieu de rencontre pour un groupe de 2 à 6 personnes qui décident de mettre en commun temps, argent et les compétences pour cuisiner des plats économiques, équilibrés et savoureux qu’elles rapportent à la maison. Elles offrent des séances d’information, des ateliers thématiques et sur mesure ainsi qu’un local, du matériel et des denrées non périssables. On donne également un service d’animation et d’encadrement de groupe sur demande. Les personnes intéressées à faire partie des Cuisines collectives doivent devenir membres et l’accès est tout à fait gratuit.

Domtar favorise l’économie circulaire : Travaux d’aménagement forestiers à Westbury

L’entreprise Domtar effectue des travaux d’aménagement forestiers sur leurs terrains de la route 214 à Westbury.

L’entreprise de Windsor, Domtar, a récemment procédé à des travaux d’aménagement forestiers sur ses terrains de la route 214 à Westbury. La coupe s’est effectuée sur une superficie de 16 hectares d’arbres matures afin de préparer le terrain pour un reboisement de peupliers hybrides.
Les dirigeants de Domtar, entreprise qui se spécialise dans la fabrication de papier de bureau, s’assurent que les arbres soient utilisés à leur pleine capacité. Ils appliquent une économie circulaire, c’est-à-dire, donner le plus de valeurs possibles une fois coupés. « Donc le bois qui a été récolté à Westbury ne viendra pas tout à Windsor. Plus de 70 % seront acheminés vers des scieries parce qu’elles vont créer plus de valeur à faire du bois d’œuvre que nous à faire du papier », explique André Gravel, directeur de l’approvisionnement en fibres. Il ajoute que « Dans l’idée de la circularité, les scieries vont scier les billes de bois et puisqu’elles sont rondes, quand on les équarrit, il y a toujours des copeaux de bois qui sont créés et il y a des écorces de bois. » Ces dernières sont acheminées à l’usine de Windsor dans des chargements séparés des copeaux. Elles sont utilisées pour chauffer les bâtisses en produisant de la vapeur pour produire l’électricité. Les cendres des écorces sont ensuite ramenées en forêt pour fertiliser les plantations futures.

Dès le printemps, l’entreprise procédera à l’épandage de matières résiduelles fertilisantes telles que des biosolides papetiers afin de préparer les terres pour le reboisement. Cette fertilisation favorise grandement la croissance du peuplier hybride. Cet arbre a été préconisé pour sa croissance rapide. Il devient mature en 15 ans au lieu de 40 à 45 ans pour un peuplier naturel. « Ce sont des hybrides, donc pas des OGM (organisme génétiquement modifié). C’est un croisement entre un père et une mère qui ont des caractéristiques de croissance très bonnes que l’on mêle ensemble », explique M. Gravel. Ces techniques sont approuvées par le gouvernement et c’est également ce dernier qui gère les semenciers qui fournissent l’entreprise. Aucun pesticide ni herbicide n’est utilisé lors des reboisements. Afin de favoriser la pousse, les peupliers sont plantés sur des monticules. Cette technique a été instaurée en 2005 et combinée à la fertilisation en 2008. Ces monticules limitent la croissance des herbacés qui peuvent être nuisibles à l’instauration du système racinaire du peuplier hybride. De ce fait, il devient plus aisé de contrôler la végétation compétitrice sans herbicide. De plus, les sols en Estrie sont fréquemment indurés ou gleyifiés, donc cette méthode permet d’amollir le terrain qui peut parfois être très dur et imperméable à l’eau. L’entreprise affirme que ces monticules ne limitent pas l’expansion du système racinaire et s’amenuisent avec le temps.

Cette parcelle de terre, à Westbury, appartient à l’entreprise depuis presque 100 ans. Toutefois, il y a 70 ans, c’était un champ de foin qui servait à alimenter les chevaux qui travaillaient lors des opérations en forêt. Par la suite, des épinettes de Norvège, du pin blanc et rouge ont été plantés. La raison pour laquelle les forêts sont plus nombreuses de nos jours c’est parce que l’agriculture prenait plus d’espaces dans le passé et ce qui constituait les champs est maintenant boisé, estime M. Gravel. On retrouve donc 50 % plus de forêts aujourd’hui qu’il y a 100 ans. Les MRC du Haut-Saint-François et du Granit sont celles qui en ont le plus en Estrie.

Domtar possède 15 % des forêts de la MRC du Haut-Saint-François dans toutes les municipalités, sauf celle de Cookshire-Eaton. Ce sont des terrains qui sont aménagés à long terme et certifiés aux normes environnementales FSC (Forest Stewardship Council) qui prônent le développement durable, social, environnemental et économique. Cette certification a pour but de protéger les gens, les plantes et les espèces animales qui vivent à l’intérieur et autour de la forêt, et qui en dépendent.

Tous les travaux forestiers réalisés par l’entreprise sont sujets à l’obtention d’un certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques.

Aménagement forestier coopératif des Appalaches : Au service des membres

Avec son offre de service, l’AFCA peut aider les producteurs à demeurer concurrentiels.

Depuis 2016, Aménagement forestier coopératif des Appalaches (AFCA), situé à La Patrie, travaille sur son offre de service dans le domaine acéricole. Après avoir gagné un contingent de 16 000 entailles, leur objectif est d’aider les acériculteurs aux prises avec différents enjeux pour améliorer la qualité des entreprises de la région en développant un centre acéricole.

Avec son offre de service flexible, l’AFCA pourra aider les entreprises moins optimisées et permettre aux producteurs de rester concurrentiels. Ceux-ci pourront bénéficier d’un service répondant à leur besoin d’aménagement, d’entaillage, de récolte, d’évaporation et de bouillage à forfait à un prix compétitif. « Ce qu’on veut faire, c’est avoir un centre acéricole qui va avoir plein de services. On va pouvoir bouillir de l’eau de n’importe qui, on va pouvoir faire la transformation des sous-produits. Cet outil-là va permettre à des acériculteurs d’augmenter leur rendement parce que présentement, il y a des acériculteurs qui ne sont pas nécessairement à la fine pointe de la technologie et ils doivent changer leurs équipements », explique Nicolas Fournier, directeur par intérim de l’AFCA.

Ce projet a également une mission écologique. L’AFCA est actuellement à vérifier leur certification FSC forestière en vue d’authentifier la production acéricole. L’organisme est impliqué dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et travaille en collaboration avec Compensation CO2 Québec qui propose un système de plantation d’arbres pour compenser les GES.

« On veut combler le manque qu’il y a un peu partout », affirme M. Fournier. Plusieurs problématiques sont courantes dans le secteur acéricole, comme la qualité et la quantité de main-d’œuvre, l’accès aux nouvelles technologies et la capacité à rester concurrentiels. L’organisme veut concevoir un projet plus coopératif et structurant pour les membres. Ce projet se fait en plusieurs phases. Il a débuté en 2017 avec la construction et la mise en place des stations de pompage pour les premières entailles. Un contrat de sous-traitance a été établi pour la transformation de l’eau d’érable. « Les 16 000 entailles qu’on a gagnées, ça nous permet d’avoir une base, de commencer un projet et qu’ensuite les gens s’intéressent à ce projet-là. Tranquillement, on monte le volume de transformation », explique M. Fournier.

La deuxième phase est prévue pour le printemps 2020 et consiste en la construction du centre acéricole. Ces installations permettront de transformer le sirop d’érable des membres, de créer un réseau de partage de connaissance et une vitrine technologique. Plusieurs formations, recherches et développement en projets multiressources, forestiers et acéricoles pourront être offerts. Une salle de conférence moderne facilitera l’explication des bonnes méthodes acérico-forestières durables ainsi que les nouvelles découvertes faites par cette structure de coopération régionale. Une planification hâtive de l’aménagement forestier en érablière sera effectuée pour préparer les forêts des membres en vue de la production acéricole et ainsi éviter une perte de volume de bois sciage ou pâte à livrer aux usines de transformation locale. « Nous sommes un groupement forestier qui offre les services d’aménagement forestier depuis plus de 45 ans, en aidant les membres qui veulent aménager leurs lots, mais nous réalisons aussi les travaux forestiers chez des membres qui le souhaitent. Nous attendons une aide de la MRC pour un projet qui aidera les producteurs à rentabiliser leurs forêts en l’aménageant correctement, en préparant leur boisé pour l’installation d’un système de récolte de la sève », explique le directeur.

La troisième phase est non seulement de transformer leur propre sirop d’érable, mais aussi d’aider à résoudre divers problèmes de main-d’œuvre dans le secteur. M. Fournier explique que les propriétaires vieillissants, qui aimeraient ralentir en s’offrant une semi-retraite, peinent à recruter et maintenir de nouveaux employés formés et efficaces dans leur entreprise. En instaurant ce centre de service, l’AFCA pourra offrir aux producteurs acéricoles, une grande flexibilité et plusieurs options dans l’exploitation d’une érablière afin de les aider à augmenter la quantité et la qualité d’eau d’érable récoltée. Un de ses objectifs est également d’agrandir le nombre d’acériculteurs dans la région estrienne, ce qui permettra de favoriser le dynamisme des villages. Il y aura une création d’emplois permanents d’ouvriers spécialisés et bien formés qui suivra un cycle. De janvier à avril, ce sera l’entaillage, la production acéricole et le désentaillage-lavage. Au début de la période estivale, ce sera le reboisement. Finalement, de juillet à décembre, ce sera les travaux de foresterie et l’entretien des érablières.
Les propriétaires des petites érablières auront la possibilité de transformer leur eau d’érable en usine, leur permettant de se concentrer sur la production. « Il y a beaucoup moins d’équipements, donc ils peuvent avoir une production qui est plus rentable, à leur hauteur, juste en faisant le service de bouillage ailleurs », affirme M. Fournier.

En instaurant ce projet, l’AFCA a décidé de réduire le plus possible sa trace environnementale. Pour la construction, l’organisme va prioriser l’utilisation du bois, de matériaux écoresponsables et va cibler les entreprises locales. L’électricité sera utilisée pour l’ensemble des activités de transformation à l’intérieur du centre de bouillage, permettant une production plus verte et par le fait même, diminuer les coûts en énergie pour la transformation des produits d’érables. « On va produire du sirop sans GES ou avec très peu », affirme Nicolas Fournier. « En Estrie, c’est la première bouilleuse qui va être complètement électrique. »

La détermination d’un jeune propriétaire forestier

David Valcourt a réalisé son rêve d’acquérir un boisé de 293 acres.

À 29 ans, alors que certains rêvent d’avoir une voiture de l’année, de faire des voyages dans le Sud ou de faire la fête régulièrement, David Valcourt rêvait de toute autre chose. En février 2019, il a acheté avec sa conjointe, un boisé de 293 acres à Saint-Malo en Estrie, rien de moins. Ce tout nouveau propriétaire forestier n’a pas perdu de temps, il est déjà très actif dans sa forêt privée.

Selon un célèbre adage gaulois, on pourrait dire que David Valcourt est tombé dedans quand il était petit. Fils d’un bûcheron, il a passé son enfance dans la forêt à regarder son père couper et sortir du bois et plus tard, à l’aider dans différentes tâches. Il a toujours aimé cette matière brute qu’est le bois, et pour lui, décrocher un diplôme d’études professionnelles comme charpentier-menuisier allait de soi. Un métier qu’il affectionne depuis 11 ans maintenant.

Adepte de chasse et ayant conservé de bons souvenirs de son enfance, David s’était juré qu’un jour, il aurait sa propre terre à bois pour y chasser, mais aussi pour l’aménager, récolter du bois et la faire évoluer de belle façon pour en tirer des revenus. Sa conjointe, Roxane Turgeon, apportait quant à elle son expérience d’agricultrice puisqu’elle a grandi sur une ferme laitière.

Le couple Valcourt-Turgeon qui habite Saint-Isidore-de-Clifton est fier de cette acquisition puisqu’elle ne provient pas d’un héritage parental ou d’une aide financière familiale. David et Roxane sont allés chercher du financement auprès de la Financière agricole du Québec. La terre appartenait à l’oncle de son beau-frère, Martial Lemieux, qui est aussi le père d’un ami.

Tirer profit du boisé

Sur le boisé de Saint-Malo, il a une partie érablière avec contingent. Pour que le volet acéricole soit à son plein potentiel, David a procédé à une coupe sélective qui lui a permis de retirer le bois malade et d’installer des tubulures. « Dès le premier printemps d’acquisition du boisé, on a tiré un bon revenu du sirop vendu. Nos 2 500 entailles nous permettent d’honorer les paiements biannuels reliés au prêt. »

Les travaux ont aussi permis de récolter du bois mou (sapin, épinette et cèdre), une première pour le couple qui souhaite livrer de deux à quatre voyages aux usines de la région.

Un boisé aux multiples ressources
Pour un chasseur, ce boisé de Saint-Malo est l’endroit rêvé. On peut y chasser le chevreuil, l’orignal, l’ours, la perdrix, la dinde sauvage et le lièvre. C’est son père maintenant qui l’accompagne à la chasse sur sa terre, alors que petit, c’est David qui le suivait sur une terre louée pour chasser.
Du point de vue foresterie, le boisé offre une variété d’essences dont l’érable à sucre, le sapin, l’épinette blanche, le merisier et le hêtre. On y retrouve aussi une production d’environ 2 500 sapins de Noël et deux cédrières.

Les défis d’un jeune propriétaire forestier
Pour David qui a eu 30 ans en novembre dernier, son plus grand défi est d’apprendre le métier d’abatteur manuel. Il dit avoir appris « sur le tas » et sait qu’il n’a pas nécessairement les meilleures techniques. Il souhaite prendre une formation d’abattage d’arbres ainsi que toutes formations qui pourront lui être utiles dans le domaine.

Il doit aussi s’informer pour une mise à jour du plan d’aménagement forestier qui arrive à échéance, prendre les infos pour s’enregistrer comme producteur forestier et en apprendre le plus possible sur les mesures fiscales rattachées aux travaux sur son boisé.

Du côté mécanique, encore là, il a une base acquise avec les années. Cela lui permet de se débrouiller dans les réparations de son tracteur, sa chargeuse et son camion forestier qui lui servent à sortir le bois.

David se dit bien entouré pour l’aider dans son boisé. Sa belle-sœur fait leur comptabilité et son beau-père s’occupe de la soudure quand il a des réparations à faire.

Comment entrevoir l’avenir
L’ultime rêve du jeune estrien serait de se consacrer entièrement à sa terre. Pour le moment, sa conjointe et lui ont un emploi à plein temps. Pour sa part, il met une vingtaine d’heures de travail sur son boisé. Roxane s’implique beaucoup durant la période des sucres. Elle voit à la production du sirop d’érable et des produits transformés. « Quand nous serons plus vieux et que les revenus de la terre seront plus importants, nous souhaitons réduire nos heures à notre emploi régulier pour passer plus de temps sur notre terre. »

Pour le couple, ce boisé est un placement de retraite, un endroit pour se changer les idées et un lieu de détente en famille où pourront grandir leurs futurs enfants, et qui sait, ils reprendront la terre à leur tour.

Foncer, ne pas hésiter
« Si je pouvais donner un conseil aux jeunes de mon âge qui hésitent à acheter une terre à bois, je leur dirais de foncer. Oui, ça peut paraître cher quand on sait que dans la région, un boisé peut coûter entre 1000 $ et 1500 $ l’acre, mais c’est un investissement qui peut rapporter à court terme si on vit de nos récoltes, et à long terme quand viendra le temps de la revendre ou de la transférer à nos enfants. Au début de processus, on voulait un boisé de 100 acres, mais finalement, on y est allé avec ce boisé de 293 acres. Une terre ne perd pas de valeur, ça peut prendre de 4 à 6 % par année. »

Rachel Garber

WORM MOON

What better dream in February than the prospect of the Full Worm Moon, coming into its peak fullness on March 9 at 1:48 p.m. It’s the first supermoon of 2020, when the full moon coincides with perigee, the point in the moon’s orbit where it is closest to the earth.

But the vision yearned for, beneath the snow, is that earthworms reappear, and robins follow. The Worm Moon augers Spring.

SAWYERVILLE SEED FESTIVAL, Feb 29
Time to plan gardens! Read about the February 29th Sawyerville Seed Festival elsewhere in this issue.

POETRY WORKSHOP, Feb. 29
Angela Leuck is a woman of ideas. Two of them are books: One this year, featuring poetry by women in the Eastern Townships, and one next year, showcasing poetry by emerging Townships poets. Leading up to these books are monthly workshops on various topics for women/aspiring poets.
Imagination in Poetry is the theme of a free workshop led by Claudia Coutu Radmore on Saturday, February 29, from 2 to 5 p.m. in North Hatley.

Claudia is an award-winning poet, editor, artist, publisher and teacher and is also the Ontario Representative for the League of Canadian Poets and President of Haiku Canada.

She will share her thoughts and some original tips to get participants writing. She is also willing to offer comments on individual poems. So she can look over the poems, Claudia requests participants submit a maximum of two poems at least five days before the workshop. A potluck meal will follow the workshop for those who wish, and Claudia is to read a selection of her own poetry.

This is part of a workshop series sponsored by Studio Georgeville for women or emerging poets. Info: Angela Leuck at 819-416-0712. Also, ask her about making submissions (March 31 deadline) to the anthology, Contemporary Women Poets of the Eastern Townships, to be published by Studio Georgeville in Fall 2020.

WOMEN’S DAY CONCERT, March 8
Celebrating “Feminists with all our might” is a classical concert with Myriam Leblanc, soprano; Myriam Genest-Denis, flutist; and Mariane Patenaud, pianist. It’s on International Women’s Day, Sunday, March 8, at 1 to 3 p.m., at the Trinity United Church, 190 Principale W., Cookshire.
The same day, at 2 to 4:30 p.m. is an exhibition at Victoria Hall, 125 Principale W., Cookshire, presenting diverse artistic works reflecting on the lives and struggles of feminists today.

The two events are free of charge, but donations are welcome for the support of the local committee for the Women’s Day Walk 2020. Info: La Passerelle, 873-825-7060.

INCOME TAX ASSISTANCE, March 11+
Now is the time to get your papers together. The bilingual income tax assistance program in Sawyerville for persons with limited income begins March 11.

Persons eligible for this free service have a maximum annual income of $25,000 if single, or $30,000 if a couple, and an additional maximum of $2,000 for each dependent. This can include a maximum of $1000 of earned interest, but no rental income. Self-employed workers or persons declaring bankruptcy are not eligible, nor are the returns for a deceased person or the surviving spouse in the year of death.

When? Wednesday afternoons from 1 to 4 p.m. on March 11, 18, 25 and April 1 (for pick-up only), and Wednesday evenings from 6 to 8 p.m. on March 18 and 25.

Where? At the Sawyerville Community Centre, 6 Church Street, Sawyerville.

The service is offered by Loisirs Sawyerville. “There is little change this year,” said Danielle Paré. “So, welcome are old and new friends. You will find Francine, Suzanne and Danielle ready and willing to serve as best we can.” Info: Danielle, 819-889-2614.

JENNY REACHES OUT
“Hi everyone! My name is Jenny, and I will be replacing Gabrielle as the Community Outreach Worker. I am here to welcome, listen, support and accompany young and (not so young) individuals and families on a part-time basis in the Haut-Saint-François. I look forward to meeting and discussing with you, regardless of age!”

Those are the words of Jenny Ménard, the new Outreach Worker for English speakers in the Haut-Saint-François. She works 14 hours a week, based in the non-profit Haut-Saint-François fou de ses enfants.

Jenny’s goal is to help English speakers access services, and promote the general well-being of the community. You might make use of her, her webpage suggests, to find services in English, or get information about free or local activities or organizations. You might ask her to accompany you to an appointment or visit to offer moral support or translation. You might find out about tools to support you as a parent of young children, Or she might help you share an idea or project you have with the community.
“Just call me and see what we can do!” she says. Info: 819-200-1869, cowhsf@gmail.com, or www.hsf-foudesesenfants.com

Like many community services, the future of Jenny’s position is in doubt. Use it before we lose it!

CANTERBURY SEEKS STUFF
The Canterbury Marché aux puces is still looking for donations of good quality items. Proceeds go to the restoration of the former Christchurch Canterbury, now Canterbury Center. Deadline for donations: May 12. The flea market dates: May 15-17. Info: Tony De Melo, 819-872-3400.

CHURCH SERVICES
Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.
Anglican. Sunday services are at 9:30 a.m. in Bury, and at a bit past 11 a.m. in Cookshire; on February 23 at the Trinity United Church hall (side door), and on March 1st, in the theatre of the Manoir l’Eau Vive. On February 26, an Ash Wednesday service is at the St. George Church, Lennoxville. Info: 819-887-6802.
United. Sunday services are at 9:30 in Cookshire (side door) and at 11 a.m. in Sawyerville. Info: 819-889-2838 (listen to message).
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email rawrites@yahoo.com by February 24 for publication March 4, or by March 9 for March 18.

Tournoi provincial Atome Pee-Wee : Un succès malgré le mauvais temps

Nous apercevons au centre le président d’honneur, Richard Ravary, et la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, procédant à la mise au jeu officielle.

Les responsables de la 39e édition du Tournoi provincial Atome Pee-Wee affirment être satisfaits de l’événement qui s’est déroulé à l’aréna Robert-Fournier d’East Angus malgré les caprices de dame Nature. Les Sharks du Haut-Saint-François ont pour leur part fait belle figure lors de la première semaine, remportant la finale 3 à 1 contre les Tigres de Victoriaville dans la catégorie Atome C.

Les Pee-Wee A se sont quant à eux rendus en demi-finale contre les Cougars lors de la deuxième semaine. Jessika Boislard, présidente du tournoi, affirme que l’équipe a tout de même eu une bonne remontée dans les dernières minutes, malgré que deux joueurs étaient absents pour des raisons de santé.

Avec la météo qui a rendu les déplacements difficiles, c’est 47 équipes sur les 48 inscrites qui ont disputé pendant 2 semaines. Les Appalaches de Thetford Mines ont dû annuler leur présence en raison de la tempête de neige. Ils devaient jouer contre les Sharks Pee-Wee A pour l’ouverture du tournoi, mais c’est finalement contre les Tigres Atome A que l’équipe locale a débuté la fin de semaine.

Environ une centaine de personnes étaient présentes lors de la soirée d’ouverture où la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, et le président d’honneur, Richard Ravary, ont fait la mise au jeu officielle. « C’est sûr que nous on s’attendait qu’il y ait plus de monde, parce qu’on avait deux équipes locales qui jouaient une après l’autre. On avait tous nos commanditaires majeurs qui venaient, des dignitaires et des remises de prix à faire. À cause de la mauvaise température, il y a eu moins de monde que ce qu’on attendait pour le vendredi soir. On était supposé avoir un chansonnier, mais ça aussi on l’a annulé quand on a vu qu’il n’y aurait pas beaucoup de monde », explique Mme Boislard qui s’estime tout de même satisfaite du déroulement. Plusieurs ajustements au niveau des différentes parties ont été nécessaires lors de la première semaine en raison des retards causés par la neige.

Lors de la deuxième fin de semaine, plusieurs activités étaient prévues, notamment de la tire sur la neige qui a fait le bonheur des petits et des grands. « C’est un beau succès et beaucoup d’équipes vont se réinscrire », affirme la présidente.

Le comité organisateur tient à remercier les bénévoles qui ont travaillé durant le tournoi et sans qui ça ne fonctionnerait pas aussi bien. La 40e édition est en cours de planification et les organisateurs prévoient préparer quelque chose de spécial.

Challenge VTT Ascot Corner : Une réussite malgré le froid polaire

Le froid n’a pas empêché les coureurs de pratiquer leur sport de prédilection lors du Challenge VTT à Ascot Corner.

La popularité du Challenge VTT d’Ascot Corner ne se dément pas. Après une année d’absence, plus de 600 personnes ont bravé le froid polaire pour assister à la neuvième édition.


Une ambiance festive et familiale attendait les visiteurs. Un bar, une cantine et des activités pour les enfants ont fait le bonheur de tous. Un total de 121 participants ont foulé les pistes enneigées. C’est moins que la précédente édition de 2018 qui avait accueilli 140 coureurs et 1400 spectateurs, mais Bertrand Ash, l’ancien directeur de l’événement qui agit maintenant comme informateur pour la relève, en est tout de même satisfait. « Cette année, on avait deux autres compétitions en même temps que nous autres, c’est sûr que ça dérange un peu, mais quand même, c’est une belle réussite, pas d’accident, donc c’est formidable », affirme-t-il. 


Même si le froid a réduit le nombre de visiteurs, l’événement demeure tout de même populaire à travers le Québec. Des gens de Coaticook, Gatineau, Jonquière, Mont-Laurier et Laval entre autres n’ont pas hésité à faire la distance pour venir pratiquer leur sport de prédilection. « Il y a des gens qui m’ont dit qu’Ascot Corner n’a jamais vu d’organisation de même. Le carnaval rassemble 50-60-70 personnes. Des groupes de même, ils n’ont jamais vu ça », explique l’ancien responsable.


La piste avait une longueur de 0,76 km et chaque participant devait en faire le tour 5 fois pour compléter la course. Les organisateurs avaient prévu 12 classes, mais puisqu’aucun conducteur de véhicules à 3 roues n’était présent, la compétition s’est réduite en 11 classes établissant 33 gagnants, soit 3 par catégorie.


Cette année, ce sont des bourses totalisant 4900 $ qui ont été remises. Tous les profits ont quant à eux été versés sous forme de dons à La Rose des Vents, un organisme qui vient en aide aux personnes touchées par le cancer.


« Dans l’ensemble, tout était parfait », affirme M. Ash, qui ajoute que les organisateurs, soit Justin Lister, Johanne Coté, Dominic Ash et Tommy Riendeau en sont à réfléchir à la 10e édition qui devrait avoir lieu l’an prochain.

De la grande visite

À l’invitation de Marc Beaudoin, des membres de la famille de Jean Liberali, cofondateur de Troy Pants, en 1945, ont récemment visité les lieux, histoire de se ressourcer. Nous apercevons au centre, François Domingue (petit-fils de M. Liberali) en compagnie de ses deux enfants, Nicolas et Rébecca, ainsi que Lisa Liberali (fille du copropriétaire de l’époque).

Une équipe professionnelle

Nous apercevons les membres de l’équipe de production. À l’instar de leurs collègues de la finition, tous travaillent de façon professionnelle et ils sont fiers du produit fini. Absente sur la photo, Pauline Tardif-Bernier, doyenne du groupe comptant 47 ans de loyaux services au sein de l’entreprise.

Des travailleurs dévoués

Confections Troy procure du travail à près de 45 personnes. Nous apercevons les membres de l’équipe de finition.

Confections Troy à Weedon, 75 ans d’histoire et ça continue

Les copropriétaires Alain Bergeron et Marc Beaudoin entrevoient l’avenir de Confections Troy avec optimisme.

Le fabricant de pantalons d’uniformes Confections Troy Canada limitée à Weedon a traversé vents et marées au fil du temps. À l’aube de sa 75e année, l’entreprise figurant parmi les doyennes du Haut-Saint-François entrevoit l’avenir avec optimisme. Marc Beaudoin, copropriétaire avec Alain Bergeron, estime que l’entreprise a atteint sa vitesse de croisière et que des projets intéressants se pointent pour l’avenir.

Propriétaire de Confections Troy depuis 1994, M. Beaudoin s’est associé en 2011 avec M. Bergeron, propriétaire d’une entreprise œuvrant dans le même secteur d’activité. Cette association a permis à l’usine de Weedon d’accéder à de nouveaux réseaux de clients, s’assurant d’une production plus stable. Depuis, les opérations n’ont cessé que quelques jours par année. L’entreprise procure du travail en moyenne à 45 personnes et verse annuellement plus de 1 M$ en salaires dans l’économie régionale. « On est pas loin de notre capacité du 100 %. On produit des pantalons pour les policiers, les pompiers, la défense nationale et des uniformes scolaires. » Les propriétaires continuent de regarder en avant. « On s’est jamais assis sur nos lauriers et dire on est productif et on continue de même. On a tout le temps regardé pour l’amélioration des méthodes de travail. On essaie de s’améliorer, pas être à la traîne des autres. On s’est toujours arrangé pour être du genre plus proactif que réactif. L’an passé, on a investi près de 300 000 $ pour de la nouvelle machinerie et s’automatiser », de mentionner M. Beaudoin.

Historique
C’est en février 1945 que Jean Liberali et Joseph Bordoff implantent l’usine Troy Pants Inc. L’entreprise connaît un départ fulgurant avec une trentaine d’employés dès la première année. Avant que celle-ci se termine, l’usine est rasée par un incendie. Les propriétaires ont rapidement rebâti avec l’aide des municipalités de Weedon Centre, du canton de Weedon, la caisse populaire et de plusieurs citoyens. À cette époque, l’entreprise produisait des pantalons de toilette (habillés). Le décès de M. Bordoff amène M. Liberali à vendre l’usine et prendre une retraite après 35 années de labeur. Les nouveaux propriétaires Joseph Winagar et André Beaudoin achètent l’usine en janvier 1982.

À ce moment, alors qu’une récession économique mondiale frappe tous les secteurs d’activités, on se contente de modifier et d’améliorer certaines méthodes de travail tout en changeant quelques machines en fin de vie utile. L’entreprise traverse trois années de vache maigre. Après avoir effectué une étude complète des opérations, les propriétaires investissent dans une modernisation des opérations et des méthodes de travail.

Grâce à l’aide de l’Office canadien pour un renouveau industriel, en 1985, on investit approximativement 200 000 $. On acquiert de la machinerie à la fine pointe de la technologie. Avec la collaboration des travailleurs et des travailleuses, l’entreprise développe son propre système de transport de paquets sur rail. Des changements majeurs sont apportés aux méthodes de travail, introduisant un système de travail à la pièce permettant d’être hautement compétitif sur le marché. À tout cela, s’ajoute l’agrandissement des locaux comprenant un garage, un entrepôt, une cafétéria, l’aménagement d’un local mieux adapté pour la mécanique ainsi qu’un entrepôt des matières premières.

En 1994, M. Winagar se retire des affaires. Marc Beaudoin à l’emploi de la compagnie depuis 1983 achète une partie des actifs. La production s’adapte à de nouveaux marchés, les pantalons d’uniformes. On produit donc pour les Uniformes Gradinger, Uniformes La Moderna, St-Henri, Uniformes, Blauer USA ainsi que Martin & Lévesque. L’entreprise continue de produire des pantalons de toilette pour Pantofino, Vêtements Paragon, Davelli, Zanella, Brian Young, Marc Fila et d’autres grossistes qui distribuent à des chaînes tel que Mexx, Simons, Sears, Zellers et autres.

Au début des années 2000, les gouvernements ouvrent toutes grandes les frontières à l’importation des produits asiatiques. Cette nouvelle concurrence frappe de plein fouet les entreprises canadiennes œuvrant notamment dans ce secteur. Confections Troy a dû interrompe ses activités à plusieurs reprises, de 2000 à 2008 allant jusqu’à fermer pendant 18 semaines. Ce coup dur n’a pas ébranlé la détermination du propriétaire à aller et explorer de nouveaux marchés comme les uniformes scolaires et hospitaliers. Peu à peu au cours de cette période, les grossistes se sont lassés des produits asiatiques. Le manque de régularité, la qualité et les délais de livraison ont joué dans la balance. La clientèle se fait plus exigeante, elle désire un produit plus personnalisé et adapté à leurs marchés. Confections Troy poursuit ses démarches pour s’améliorer, elle réduit ses délais de production, se met à la page en créant un site internet, développe de nouvelles stratégies d’affaires et diversifie ses ventes hors Québec. L’entreprise devient plus versatile et décroche des contrats pour la Sûreté du Québec, les pompiers de Montréal, le Service de police de la Ville de Montréal, le Réseau de transport de Longueuil et autres. « Nous commençons à percevoir la lumière au bout du tunnel », d’exprimer M. Beaudoin en se référant à cette époque.

Après avoir connu une période faste au cours de son histoire en procurant du travail à près de 85 personnes, Confections Troy a traversé des moments difficiles en raison du marché. Aujourd’hui, l’entreprise a atteint sa vitesse de croisière et les propriétaires songent à l’avenir avec optimisme.

Brunch des élus : L’environnement au cœur des discussions

Le brunch des élus offre aux participants un moment privilégié pour échanger.

L’environnement et le plan de redressement de Valoris étaient au cœur des discussions lors du brunch des élus qui se déroulait récemment au Centre culturel de East Angus. Des représentants de 10 municipalités, les députés, ainsi que plusieurs citoyens participaient à l’activité annuelle, organisée par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François.

La députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, première à prendre la parole, rappelle entre autres l’aide du gouvernement fédéral apportée à plusieurs organismes de la MRC du Haut-Saint-François au cours de la dernière année. L’aéroport de Sherbrooke, le plan de redressement de Valoris, MYM et le centre sportif à East Angus s’inscrivent sur la liste des projets pour 2020.

Concernant l’aéroport, Mme Bibeau rappelle l’importance d’une entente commerciale avec une compagnie aérienne. Au sujet de Valoris, elle affirme que « le gouvernement fédéral investit beaucoup dans les infrastructures, mais à peu près jamais dans le fonctionnement. Quand on parlera d’infrastructure verte, là, la porte est ouverte et on va travailler ensemble. » Le centre sportif à East Angus sera à son avis un projet très rassembleur et excellent pour la qualité de la région et pour la santé des jeunes. Elle a ensuite abordé un sujet qui lui tient beaucoup à cœur, soit la protection des lacs. Son objectif est de faire en sorte que les municipalités qui souhaitent implanter une réglementation pour la navigation sur leurs lacs puissent y avoir accès plus facilement. La ministre poursuit son travail quant aux compensations pour les producteurs agricoles en lien avec le partenariat transatlantique.

François Jacques, député de Mégantic, a également fait un retour sur 2019 en abordant les différents travaux qui ont été effectués sur les routes dans la MRC. L’aéroport est également un enjeu important pour lui et souligne le projet Ecofixe d’Ascot Corner qui permettra de réduire les gaz à effet de serre. Concernant Valoris, il fait un suivi mensuel du projet, dit-il. Pour 2020, M. Jacques souhaite travailler sur les dossiers de l’industrie forestière, notamment l’acériculture. Son objectif est de faire bonifier l’offre de base dans la région. Il explique qu’il y a 13 % des érablières qui sont entaillées présentement et il estime que le potentiel de la région est beaucoup plus grand. Avec l’arrivée de nouvelles familles, le manque de places en garderie devient criant. « Je pense que tous les maires, mairesses et gens qui sont ici, vous allez devoir vous mobiliser pour faire un projet prochainement pour qu’on puisse attribuer plusieurs nouvelles places en garderie », exprime-t-il. Finalement, au niveau de la problématique d’Internet, il expliquait qu’il y a récemment eu deux dépôts pour la MRC et il espère de bonnes nouvelles bientôt.

Le mot d’ordre pour le préfet Robert Roy était « avenir ». Il a parlé d’environnement et de la mission de Valoris en présentant plusieurs chiffres expliquant l’avancement. Il tient à ce que la MRC du Haut-Saint-François prenne un virage vert. Il a présenté son plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) qui comprend entre autres une amélioration des écocentres mobiles et régionaux, une augmentation de leur fréquence et une bonification de l’horaire. Il affirmait fièrement qu’une septième municipalité intégrerait le bac brun en 2020.

Nathalie Bresse, mairesse d’Ascot Corner, a fait une légère introduction sur Valoris, expliquant que selon elle, ça reste quelque chose de positif. Au final, un citoyen de sa municipalité se retrouve à ne payer que 5 $ de plus par porte pour un service de valorisation versus une municipalité qui enfouit tout. Elle a rappelé les différents investissements de la ville au niveau du garage et de la caserne municipale, mais également de l’augmentation de la capacité des étangs aérés. Pour 2020, les projets sont l’aménagement de nouveaux locaux pour le Service d’animation estivale (SAE) qui sera dans l’ancienne Caisse Desjardins. Une étude pour prolonger le service d’aqueduc municipal sur la 112 jusqu’au niveau du chemin Galipeau sera mise de l’avant. L’objectif est d’attirer de nouveaux commerces. Finalement, tous les éclairages des bâtiments municipaux seront mis à niveau pour être conformes à la réglementation de la réserve du ciel étoilé.

Le maire de Bury, Walter Dougherty, mentionnait qu’en 2019, la municipalité a mis à jour son équipement informatique, acheté deux nouvelles génératrices et les contrats avec les syndicats ont été renégociés. Un nouveau camion d’ordure a été commandé et devrait être disponible au courant de l’année 2020. Pour les projets, s’inscrit la phase II de drainage du Centre communautaire ainsi qu’une nouvelle caserne de pompiers.
Claude Sévigny, conseiller municipal, représentait Chartierville et expliquait qu’à l’occasion du 150e anniversaire de fondation de la ville, plusieurs activités sont prévues pour 2020. La programmation n’est toutefois pas terminée. Le mini-golf situé derrière le Centre communautaire aura son ouverture officielle en mai.

À Cookshire-Eaton, plusieurs nouveautés sont prévues pour l’année, expliquait la mairesse, Sylvie Lapointe. Conjointement avec la Fadoq, il y aura un chalet d’accueil à l’étang Cloutier, situé au bout de la rue Macdonald où il sera possible d’y faire des activités telles que pédalo, kayak et patin. Une piste cyclable sera aménagée et le sentier des barrages à Sawyerville devrait se terminer. Un développement résidentiel comprenant 40 terrains verra le jour à Johnville. Concernant Valoris, Mme Lapointe mentionne avoir confiance au nouveau président, soit Robert Roy. Elle affirme qu’elle va tout de même suivre le dossier de très près, mais entrevoit une lueur d’espoir.

La mairesse de Dudswell, Marianne Paré, était fière d’annoncer une diminution de 17 % d’enfouissement sur son territoire. Plusieurs projets sont prévus pour 2020. L’église anglicane sera transformée en café historique, il y aura un nouvel aménagement de la salle du conseil ainsi que l’instauration du marché public et du jardin communautaire. De plus, la municipalité aimerait améliorer l’offre de plein air. Mme Paré affirme que tous ces projets sont en collaboration avec les citoyens.

Pour Lyne Boulanger, mairesse de East Angus, le projet de Valoris a permis de sensibiliser la population sur le tri à la source. Plusieurs projets ont été faits en 2019, entre autres la mise à niveau de la réfrigération à l’aréna, l’achat d’une surfaceuse électrique et la rénovation de la salle communautaire. Pour 2020, la municipalité prévoit de nouvelles habitations Han-Logement et faire la conversion des lumières de rue en DEL pour se conformer à la réserve du ciel étoilé.

Jean-Pierre Comtois, conseiller municipal de La Patrie, annonçait qu’une nouvelle directrice générale entrerait en poste en février. La municipalité est également fière d’avoir un nouveau médecin au CLSC et de pouvoir bénéficier de l’arrivée prochaine d’un cabinet de dentiste à raison de trois jours par semaine.

À Lingwick, la mairesse Céline Gagné présentait plusieurs nouveaux projets pour 2020. Entre autres, terminer le sentier pédestre, développer le secteur de l’agriculture biologique, bonifier le marché public et augmenter la fréquence des écocentres mobiles pour diminuer l’enfouissement.

Le maire de Westbury, Gray Forster, abordait différents travaux au niveau du garage municipal et des routes de son territoire. De plus, il souligne l’installation de quelques entreprises au courant de l’année.

Finalement, Richard Tanguay, maire de Weedon, conscient de la problématique du réseau Internet sur son territoire, affirmait être en discussion avec des entreprises intéressées. Il soulignait également divers projets accomplis en 2019, soit la fin de la restructuration globale de la municipalité et un virage vert pour l’ensemble de la communauté. Pour 2020, les projets sont l’installation d’un deck-hockey, un quartier durable, le Moulin des cèdres, la mise en valeur du marais et mettre la municipalité aux normes des exigences de la réserve du ciel étoilé.

CHSLD : La ministre Marguerite Blais s’arrête à Weedon

La ministre Marguerite Blais a profité de son passage pour rencontrer certains dirigeants du CIUSSS de l’Estrie – CHUS. De gauche à droite, Sylvie Quenneville, directrice adjointe au programme SAPA, Rémi Brassard, DG administratif aux programmes sociaux et réadaptation, Geneviève Gagnon, chef de service au CHSLD à Weedon, François Jacques, député de Mégantic, Marguerite Blais, ministre des Aînés et des Proches aidants, Stéphane Tremblay, PDG du CIUSSS de l’Estrie – CHUS, et Pascale Bélisle, adjointe au PDG.

De passage au CHSLD à Weedon la semaine dernière, Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, semblait satisfaite de constater de visu et de sentir l’ambiance qui règne à l’intérieur de ce qui est considéré dans le milieu, de petit centre d’hébergement. Consciente de la problématique de main-d’œuvre dans le secteur de la santé, elle soutient qu’il faut être « très créatif » pour le recrutement, mais également valoriser le personnel qui œuvre auprès de la clientèle.

« J’aime ça me promener en région. J’ai besoin de voir le terrain pour comprendre. » Après la visite d’une centaine de centres d’hébergement : « Ça m’a permis de constater que les employés dans ces milieux étaient sous valorisés. Si on ne visite pas ces milieux, on ne sait pas ce que ces gens-là font. Ils ont un cœur sur deux pattes, sont des missionnaires, c’est une vocation de travailler dans un milieu de cette nature-là. La clientèle a évolué, ce sont de personnes de plus en plus lourdes en perte d’autonomie, 80 % des personnes hébergées ont soit la maladie d’Alzheimer ou d’autres troubles cognitifs sévères, fait que ça prend beaucoup de patience, beaucoup d’amour, beaucoup de dons de soi. Moi, j’aime ça venir les valoriser. En même temps, ça me permet de voir le milieu physique et d’être en mesure de constater qu’elles sont les améliorations qu’on peut apporter. » La ministre ajoute que ces visites lui ont permis de faire « pour la première fois avec le gouvernement, une politique d’hébergement et de soin de longue durée pour être en mesure d’accompagner le personnel soignant à s’outiller pour être capable de mieux accompagner les personnes qui sont hébergées. »

Après avoir rencontré à Weedon, les principaux intervenants du CIUSSS de l’Estrie – CHUS en compagnie du député de Mégantic, François Jacques, la ministre a pris le temps de faire le tour des lieux, échanger avec le personnel et les résidants, y allant même d’accolades et de baisers.

D’ailleurs, un employé avouant adorer son travail a fait part de la problématique du temps supplémentaire obligatoire et du recrutement de la main-d’œuvre. Consciente de la situation, la ministre rétorque « on est en train de corriger ça. » Elle ajoute « ce n’est pas facile de trouver du personnel dans un petit milieu comme Weedon. On a eu une conversation avec le PDG du CIUSSS, les gens et mon collègue (François Jacques). On a exprimé exactement les besoins en région que moi je ne connais pas et on va tenter de rectifier le plus possible les situations. » Mme Blais ajoute rencontrer régulièrement aux six semaines les PDG des CIUSSS dans le cadre de rencontres statutaires à Québec.

Quant à la pénurie de main-d’œuvre, Mme Blais soutient qu’il faut faire place à la créativité. « Si on n’est pas créatif, si on ne forme pas les gens dans les établissements, si on ne les paye pas durant la formation, si on ne leur donne pas de postes permanents après, bien ils ne seront pas là. Il faut changer notre approche. » Selon le député Jacques « faut que les embauches se fassent plus rapidement. Qu’ils se fassent dans la région où les personnes résident. Il faudrait que ces gens-là soient embauchés au début de leur formation et qu’ils restent dans le milieu auquel ils ont grandi. L’an passé, les jeunes ont fini leur école en mai ou en juin et les embauches se sont faites seulement en août. Ces jeunes-là de la région, ce sont ramassés dans d’autres régions administratives au lieu de travailler dans le milieu. Ce qu’on a eu comme réponse du CIUSSS est qu’il travaille là-dessus », de mentionner avec satisfaction M. Jacques. Selon la ministre Blais, il faut installer un climat de confiance impliquant tous les intervenants. « Je le redis, pour faire un collier de perles, ça prend plusieurs perles. Ce n’est pas une perle qui fait un collier. Les perles, c’est toute la communauté ici, les gens qui travaillent, la direction du CIUSSS, les attachés politiques, les bénévoles, tous les gens, c’est ça le collier de perles. C’est comme ça qu’il faut travailler. Dans un collier de perles, les perles sont à peu près toutes égales, chacun a sa responsabilité. Alors, si on est capable de faire ça, je crois fondamentalement que des endroits où les climats ne sont pas assez assainis et je ne parle pas d’ici, ça va se faire. »

Quant à sa perception du CHSLD à Weedon, Mme Blais admet que l’endroit « a besoin d’un peu d’amour au niveau des rideaux, de la peinture, c’est pas grand-chose. » Elle mentionne avoir remarqué un résident de 52 ans qui selon elle « n’était pas à sa place. C’est pour ça qu’on fait des maisons des aînés, des maisons alternatives. On est tout en train de changer ça. » Toujours en lien avec le centre d’hébergement à Weedon, la ministre soutient que les gens semblent heureux et « que le personnel est formidable. Ici, je sens qu’il y a de très bonnes vibrations. »

Belle visite
Genevière Gagnon, chef de service par intérim au CHSLD à Weedon, qualifiait la visite de la ministre de « très positive. » Selon elle, le fait que la ministre s’arrête à Weedon démontre qu’elle s’intéresse aux petits centres d’hébergement. « Elle semble sincère et aime les aînés. »

Front commun contre le projet de loi 40 : Yves Gilbert demeure confiant

De gauche à droite, M. Gilles Normand, président de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, M. Michael Murray, président de la Commission scolaire Eastern Township, M. Yves Gilbert, président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons et porte-parole du Regroupement des commissions scolaires de l’Estrie, ainsi que M. Jean-Philippe Bachand, président de la Commission scolaire des Sommets. Ils sont entourés de plusieurs appuyeurs régionaux ainsi que de Mme Christine Labrie, députée de Sherbrooke et porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’éducation.

Yves Gilbert, président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons et porte-parole du Regroupement des commissions scolaires de l’Estrie, croit que la récente démonstration à laquelle prenaient part une cinquantaine de personnalités estriennes pour clamer leur appui au mouvement d’opposition au projet de loi 40 portera des fruits.

Sans vouloir présumer de l’impact final, M. Gilbert précise que cette démonstration de force s’inscrivait à l’intérieur d’une démarche bien structurée. « Le plan de match prévoyait une finale avec des partenaires. C’est l’aboutissement d’une vaste consultation et du travail accompli. » Parmi les personnalités, on retrouvait l’ancienne mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy-Laroche, l’ancien préfet de la MRC du Granit et jadis président de la Conférence régionale des élus de l’Estrie, Maurice Bernier, le maire de Weedon et président d’OSE le Haut, Richard Tanguay, l’homme d’affaires sherbrookois, Jocelyn Thibault, et autres. Tout ce monde était derrière le regroupement des quatre commissions scolaires de l’Estrie pour appuyer la demande de surseoir le projet de loi 40 et mettre en place une vaste consultation de toutes les parties prenantes sur l’avenir du réseau public de l’éducation et de sa gouvernance. Au terme de la rencontre, les participants ont signé une déclaration adressée au ministère de l’Éducation contenant les demandes du Regroupement des commissions scolaires de l’Estrie. La déclaration a été remise à la députée de Sherbrooke, Christine Labrie, qui la transmettra au ministre de l’Éducation à l’Assemblée nationale, Jean-François Roberge.

Selon le gouvernement, le projet de loi 40, présentement à l’étude, vise à abolir les élections scolaires et les commissions scolaires pour les transformer en centres de services afin de donner plus de pouvoirs décisionnels aux directions d’écoles et aux parents. Les centres de services seraient administrés par un conseil d’administration composé de 15 membres non rémunérés impliquant des parents, des personnes issues de la collectivité et autant du personnel scolaire. Toutefois, le ministre de l’Éducation gardera la main haute sur cette nouvelle structure. Le projet de loi offrira toute la latitude au ministre d’imposer des regroupements de services et de déterminer des objectifs ou des cibles portant sur l’administration, l’organisation ou le fonctionnement d’un ou de l’ensemble des centres de services scolaires.

M. Gilbert soutient que le projet de loi porte atteinte à la démocratie. De l’avis du regroupement, cela entraînera une perte de stabilité dans le réseau et dans les écoles avec, en trame de fond, la négociation et le renouvellement des conventions. Il en sera de même, prétend-on, au niveau de l’imputabilité politique locale au profit d’une centralisation ministérielle. On avance également qu’il y aura une perte d’équité politique au profit d’une standardisation administrative ainsi qu’une perte d’influence citoyenne et de pouvoir des régions. On fait part d’un recul de la démocratie et d’un contre-pouvoir citoyen de proximité et d’un recul des femmes en politique puisque le palier scolaire sert fréquemment de tremplin pour celles qui souhaiteraient aller plus loin dans leur implication.

M. Gilbert est clair « c’est un mauvais projet de loi. » Il ose croire que les dés ne sont pas jetés. « Ça se peut qu’il y ait des développements avant l’adoption du projet de loi. Moi, j’ai dit que je porterais le flambeau jusqu’au bout et c’est ce que je vais faire. » L’adoption du projet de loi 40 présentement à l’étude est prévue le 29 février.

Appuyant le projet de loi, le député de Mégantic, François Jacques, se dit satisfait des récents amendements déposés par le ministre Roberge « qui permettront, s’ils sont adoptés, de renforcer les liens entre les centres de services et les municipalités et de garantir une représentativité équitable de l’ensemble de celles-ci au sein de chaque centre de services. »

Agrandissement de l’école de la Source-Vive : Projet plus dispendieux que prévu

L’agrandissement de l’école de la Source-Vive d’Ascot Corner devrait commencer dès le printemps 2020.

Le projet d’agrandissement de l’école de la Source-Vive à Ascot Corner peut maintenant aller de l’avant malgré des coûts de 850 000 $ de plus que ce qui était estimé.

La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) a reçu des soumissions de cinq entrepreneurs et même si les montants se ressemblaient, c’est l’entreprise Construction Gératek qui a été retenue avec un contrat de 3 153 000 $ avant les taxes. Le gouvernement avait alloué une somme de 2,7 M$ pour le projet d’agrandissement.

Selon Gilles Normand, président de la CSRS, cette disparité serait due notamment à l’achalandage dans le secteur de la construction. La problématique du manque de main-d’œuvre est également selon lui, un facteur important de cette charge. Une requête sera faite au gouvernement pour augmenter la subvention. Il affirme que c’est une mesure fréquente lors des projets de cette envergure.

L’agrandissement de la Source-Vive était devenu nécessaire, exprime M. Normand. « On avait vraiment besoin d’agir ! » L’établissement est déjà trop petit pour les 317 élèves qui le fréquentent tous les jours. Plusieurs locaux ont dû être réaménagés pour y installer des classes. Selon le président, l’école ne possède même plus de bibliothèque digne de ce nom puisque la salle prévue à cet effet est maintenant multifonctionnelle.
En augmentant la superficie du bâtiment, c’est la cour extérieure qui se voyait réduite. La municipalité d’Ascot Corner a donc cédé un de ses terrains adjacents à l’établissement afin d’y agrandir la cour de récréation des enfants. Comme c’était un terrain humide, la CSRS a dû attendre l’autorisation du ministère avant de procéder aux aménagements nécessaires, c’est pourquoi le projet avait été reporté.

Grâce à la météo clémente du mois de décembre, les travaux à l’extérieur ont pu être commencés. Toutefois, le chantier ne prendra forme qu’à partir du mois de mars ou avril 2020. Le tout devrait être terminé en août de la même année, à temps pour la rentrée scolaire.

En plus d’une nouvelle cour extérieure, les écoliers bénéficieront de quatre classes supplémentaires et d’un nouveau local consacré à la bibliothèque. Plusieurs enfants s’ajouteront dès la prochaine rentrée, mais au moment d’écrire ces lignes, il n’était pas possible de connaître le nombre exact puisque la période d’inscription n’est pas terminée.

UPA du Haut-Saint-François Du sang neuf au C.A.

Nous apercevons de gauche à droite, Pierre Ruel, François Cloutier, Samuel Beauregard, Yvon Bégin, Frédéric Poudrette, Bernard Lapointe, Liette Poulin, Rodrigue Bégin, Alex Labbé, Yves Vaillancourt et Marcel Blais. Absents de la photo, Sylvain Castonguay, Chantal Denault, Jonathan Blais et Robert Proteau.

Les membres du Syndicat local de l’UPA du Haut-Saint-François ont profité de la récente assemblée générale annuelle tenue à Cookshire-Eaton pour élire le conseil d’administration. De nouveaux administrateurs se joignent à l’équipe en place soit Bernard Lapointe (président), Yves Vaillancourt et Liette Poulin.

Lutte au nerprun bourdaine : Les intervenants demandent de l’aide provinciale

Nous apercevons assis de gauche à droite, à l’avant Sylvain Rajotte, directeur général d’Aménagement forestier et agricole des Sommets, à l’arrière, André Roy, président du Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec, à ses côtés Robert Proteau, président de la Société d’aménagement de l’Estrie, et de nouveau à l’avant, Jean-Paul Gendron, président de l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie.

Une délégation de représentants d’organismes œuvrant dans le secteur de la forêt estrienne ont débarqué au bureau du député de Mégantic, François Jacques, pour lui demander l’appui du gouvernement du Québec dans leur lutte contre le nerprun bourdaine. Cette plante exotique envahissante sur les écosystèmes indigènes depuis une trentaine d’années, notamment en Estrie, menace la forêt et l’ensemble des essences qui la compose particulièrement dans le Val-Saint-François et le Haut-Saint-François.

Jean-Paul Gendron, président de l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie, Robert Proteau, président de la Société d’aménagement de l’Estrie, André Roy, président du Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec, et Sylvain Rajotte, directeur général d’Aménagement forestier et agricole des Sommets, ont demandé au député Jacques d’intervenir pour organiser une rencontre avec le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour.

« Nous, on veut une rencontre au cabinet du ministre pour exposer nos problèmes et lesdites solutions qu’on entrevoit actuellement. On veut plus de recherche, on veut des fonds. Les plants qu’on met en terre, on veut qu’ils poussent. Il existe des super plants qui poussent plus gros et plus vite.

Dans des endroits envahis par le nerprun, on voudrait utiliser ces plants-là. Actuellement, on n’a pas accès à ces plants-là. Des plants qui poussent 20 % plus vite actuellement. Là, il est temps qu’on réagisse. Ça prend des études scientifiques pour essayer de contrôler la propagation de l’animal. Dans un premier temps, si on pouvait contrôler la propagation, ça serait déjà un gros plus. Il pousse partout en forêt même dans une érablière. On voudrait trouver des moyens de le contrôler soit par la science ou autrement par une technologie quelconque », d’exprimer M. Roy. « Ce qu’il faut, c’est ce qu’on met en terre pousse plus rapidement et qu’il puisse prendre le dessus le nerprun, c’est tout. Si l’arbre atteint 8 mètres de haut, il n’est plus une menace », de préciser M. Rajotte.

Le nerprun est particulièrement résistant, il tolère très bien l’ombre, la lumière et n’a pas d’ennemi naturel, d’expliquer M. Rajotte. « Même si on essaie dans un espace défini de l’éliminer, s’il est venu une fois, il va venir deux fois et même trois. C’est clair et net, faut le contrôler », insiste-t-il. Ce dernier mentionne que des membres de son équipe ont remarqué le nerprun pour la première fois, il y a 30 ans, sur le terrain de l’aéroport de Sherbrooke en 1990.

M. Gendron mentionne que des scientifiques ainsi que le ministère de la Forêt et de l’Université de Montréal travaillent sur la problématique. « On connaît la dynamique de la plante, on sait comment ça pousse, la nuisance que ça fait, les contraintes que ça occasionne au niveau de la régénération forestière. Ce qu’on ne sait pas, c’est comment faire pour s’en débarrasser. » Le nerprun envahit littéralement les sous-bois et cause préjudice à la régénération naturelle de la forêt. « Ça prend de la recherche et des fonds. Le seul traitement possible, c’est le reboisement. À long terme, ça aura un effet sur la biodiversité », de préciser M. Roy. Sans vouloir se montrer alarmiste, M. Rajotte ajoute « si on ne fait rien présentement, dans 50 ans, le portrait de la forêt aura changé considérablement. »

M. Gendron souhaite que le gouvernement intervienne de la même façon qu’il le fait pour d’autres régions du Québec. « On a fait valoir à M. Jacques, si vous intervenez contre la tordeuse des bourgeons d’épinette qui est cyclique pour limiter les dégâts, à bien plus forte raison et compte tenu de la durabilité du nerprun, bien là, on mérite considération de la part du ministère pour trouver des moyens d’éradiquer ou contrôler. »

Selon M. Gendron, on compterait plus de 150 usines de première, deuxième et troisième transformation en Estrie procurant du travail à quelque 8 500 personnes pour des retombées globales de 2 G$. À cela, faut ajouter l’apport du secteur touristique représentant des retombées de 400 M annuellement. « Il s’agit d’enjeux social, économique et politique », insiste l’intervenant. « Nous, comme producteurs fournisseurs, on fournit à peu près les deux tiers de l’industrie forestière en Estrie. Le reste provient des États-Unis principalement. Si à moyen ou à long terme, on est obligé de réduire drastiquement nos approvisionnements, bien l’industrie serait dans le trouble parce que les deux tiers, personne peut les compenser. Même les États-Unis ne peuvent pas compenser ça », d’ajouter M. Roy.

Député

Au sortir de la rencontre avec le député Jacques, les intervenants semblaient satisfaits de l’écoute de ce dernier, mentionnant même qu’il avait « une sensibilité forestière. » M. Jacques mentionne avoir transmis les documents au ministère ainsi qu’au bureau du ministre Dufour. Il ajoute avoir eu une discussion préliminaire avec ce dernier concernant le nerprun. Quant à une rencontre éventuelle, M. Jacques s’est montré évasif tout en précisant « moi, c’est sûr que je vais reparler au ministre par rapport aux enjeux qu’il y a. »

Nerprun
Le nerprun bourdaine est une espèce introduite envahissante particulièrement inquiétante en Estrie et globalement dans le sud du Québec. C’est un arbuste originaire d’Asie qui domine plusieurs écosystèmes et est répandu dans le nord-est de l’Amérique du Nord. Il entrave le recrutement et la croissance des essences forestières indigènes.

L’espèce a la capacité d’occuper un large éventail de types de sols et de milieux, tel que les zones humides, non inondées, les rives, les plaines ou les sols sablonneux. Cette espèce exotique est envahissante en raison de sa production abondante de graines tôt dans son développement, de même qu’en raison de son établissement et de sa croissance rapide. De plus, sa capacité à adapter sa structure selon le milieu lui permet d’optimiser la captation de la lumière disponible en adoptant une forme arborescente en sous-étage et une forme arbustive dans les ouvertures. En fait, le nerprun bourdaine compétitionne pour la lumière avec les espèces indigènes. Il peut atteindre jusqu’à 7 mètres de hauteur. À ce jour, il semblerait que l’application de phytocides chimiques, le plus souvent de manières répétées, est la seule approche reconnue pour maîtriser cette espèce exotique envahissante. Toutefois, l’application de phytocides chimiques soulève des enjeux sociaux et écologiques, si bien qu’elle n’est plus permise dans les forêts publiques de certaines juridictions, dont au Québec.
Le nerprun n’a pas fini de faire parler de lui. Il en sera question lors d’une rencontre provinciale prévue à Belœil en avril prochain ainsi qu’en région en juin dans le cadre d’un colloque organisé par le Conseil de l’environnement de l’Estrie.

Opinion du lecteur

Félicitations !

Bravo à la Ville de East Angus pour ce merveilleux calendrier que vous nous avez encore fait parvenir pour l’année 2020 !

Les informations contenues sont très utiles et les photos très belles.
Sur une note un peu plus légère, un seul bémol : au mois de mai, vous suggérez de se départir

de ses «vieux encombrants». À 83 ans, je me suis senti visé. Aurais-je dû ?

Germain Beaudry
East Angus

actualite

Encan au profit de la clinique

Une omission s’est glissée au moment de faire part des généreux artistes ayant contribué par un don d’une oeuvre à l’encan lors de la soirée-bénéfice au château Pope, de décembre dernier. Le sculpteur de Cookshire-Eaton, Robert Péloquin, a fait don d’une oeuvre composée de marbre et d’acier intitulée Ascenfion. La sculpture semble avoir touché le coeur des participants puisqu’elle a obtenu la deuxième plus forte mise.

Coopérative d’habitation Le Moulin des cèdres phase II : Des briques à vendre

Le projet de construction de la Coopérative d’habitation Le Moulin des cèdres phase II à Weedon semble susciter un vif intérêt auprès de la communauté.

Le comité de la Coopérative d’habitation Le Moulin des cèdres phase II à Weedon est en pleine campagne populaire de financement. La plus récente initiative pour atteindre l’objectif de 225 000 $ est la vente de briques virtuelles à laquelle tous les citoyens, entreprises et organismes sont invités à participer.

Les membres du comité font circuler depuis plusieurs jours, déjà, un diaporama présentant le concept et la façon de faire que ce soit pour acheter une ou plusieurs briques au montant de 50 $ l’unité. Il est également possible de donner davantage. Des citoyens, organismes, entreprises ainsi que la municipalité ont déjà collaboré de façon significative. Avec le don du terrain, la municipalité contribue pour 69 000 $, la Caisse Desjardins pour 40 000 $. Plusieurs autres participent généreusement que ce soit par des dons de 10 000 $, 5 000 $, 2 000 $, 1 000 $, 500 $, 200 $ ou 100 $. Il n’y a pas de petit montant, toutes les contributions sont les bienvenues. Le nom des donateurs, à moins que la personne préfère demeurer anonyme, que ce soit pour une brique ou autres, est inscrit sur le mur virtuel qui est mis à jour aux deux semaines approximativement. Claude-Gilles Gagné, membre du comité et porte-parole, mentionne que le mur sera éventuellement affiché à l’intérieur du Centre communautaire. Véritables apôtres, des membres du comité prendront le bâton du pèlerin pour présenter le projet à diverses entreprises de la région ainsi que certaines municipalités pour recueillir des dons. La campagne s’adresse à tous, mais les éventuels utilisateurs seront les gens du grand Weedon, Lingwick, Dudswell, Ham-Sud, Beaulac et Stratford. Les gens semblent enthousiasmes, d’expliquer M. Gagné. Il est d’ailleurs confiant que l’objectif sera atteint, voire même dépassé.

Il est indiqué sur le diaporama que les sommes serviront à défrayer les coûts engendrés par une marquise, une remise plus grande, la cuisine, la salle à manger, du mobilier, de l’équipement de bureau, d’entretien et autres.

Rappelons que le projet de Coopérative d’habitation Le Moulin des cèdres phase II s’adresse aux aînés de 75 ans et plus ou moins si en légère perte d’autonomie. La coopérative érigée au coût de 4,5 M$ offrira 26 unités de logements répartis en studios, 3 ½ et 4 ½. M. Gagné souligne que le coût des logements sera très abordable et que la moitié seront accessibles pour les gens à faible revenu en vertu du programme Accès Logis. Nul doute que le projet suscite un vif intérêt puisque 112 formulaires d’intérêt ont été déposés. Selon les informations obtenues, M. Gagné mentionne qu’habituellement le tiers des formulaires déposés se concrétise en demande d’admission. Or, dans le cas présent, le futur conseil d’administration aura la tâche de déterminer qui aura accès aux logements. Le porte-parole du comité mentionne que chaque coopérative a ses règles, mais qu’il existe des grilles sur lesquelles l’éventuel conseil d’administration pourra s’appuyer. « Nous, le comité on est là jusqu’à la construction, après on passe le flambeau », d’exprimer M. Gagné.
Si tout va bien, le comité devrait lancer les appels d’offres au cours des prochaines semaines et on souhaite commencer les travaux de construction au cours de l’été, sans préciser le mois. Selon les prévisions, le bâtiment devrait être en mesure d’accueillir ses premiers résidents à l’automne 2021.

Concert et exposition artistique : Le féminisme exposé

Dans le cadre de la Journée internationale des femmes, le 8 mars prochain, le Centre des femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle, en collaboration avec La Méridienne, maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale, présenteront un concert de musique classique ainsi qu’une exposition artistique féminisme qui se dérouleront respectivement à compter de 13 h et 14 h.

Le concert est un concept de Myriam Genest-Denis qui désirait offrir une performance par des femmes seulement. Toute la musique sera composée et jouée par des femmes et sera présentée à l’église Trinity. Sous la thématique Le féminisme de toutes nos forces, l’exposition se déroulera au Victoria Hall. Toutes les personnes participantes du centre des femmes sont invitées à exposer une œuvre. « On n’est pas obligé d’avoir un grand talent ou d’être quelqu’un d’artistique dans la vie », affirme Élisabeth, intervenante de La Méridienne.

L’an passé, une exposition de photo avait été organisée pour sensibiliser sur l’image corporelle et la réappropriation du corps. L’objectif était de faire différent cette année tout en mobilisant les gens. « Donc, on a décidé de faire une exposition artistique encore, mais un peu plus large, sur nos parcours féministes, des choses qu’on aime ou des enjeux qui sont d’actualité, mais féministes », explique Marilyn, de La Passerelle. L’événement sera mixte et ira chercher un public plus vaste. Selon elle, cette journée permettra d’apporter une belle visibilité sur les luttes qui restent à mener pour le droit des femmes.

Les participants pourront utiliser le médium de leur choix et divers ateliers seront proposés pour aider dans la création. Un de ceux-ci portera sur les courants féminismes pour bien expliquer les enjeux. D’autres seront plus individuels sur les parcours et les luttes féministes et finalement, il y aura un atelier de création où les personnes intéressées auront de l’aide pour créer leur œuvre. Ces rencontres permettront d’échanger sur le sujet et partager les idées. La date limite pour soumettre les œuvres est le 26 février.

Les deux organismes invitent toute la population à se mobiliser pour soutenir le droit des femmes dès 13 h à l’église Trinity pour le concert et dès 14 h au Victoria Hall pour l’exposition.

©2020 Journal Le Haut-Saint-François