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Centres de test sans rendez-vous

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS avise la population que les centres de test COVID-19 situés sous les chapiteaux à l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke et à l’Hôpital de Granby, tout comme ceux des urgences de l’Hôpital d’Asbestos et du CSSS du Granit sont accessibles sans rendez-vous. Rappelons que les quatre centres de test sont ouverts tous les jours de la semaine, de 8 h à 20 h. Seules les personnes qui répondent aux trois critères suivants pourront être testées: Revenir d’un voyage à l’extérieur du Canada, présenter un ou plusieurs de ces symptômes: fièvre ou toux ou difficultés respiratoires. Que les symptômes aient débutés dans les 14 jours du retour de voyage. De plus, seules les personnes domiciliées en Estrie seront testées dans les centres de test COVID-19 du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

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Appel à la générosité : Un incendie jette une famille à la rue

Le feu a rasé, en fin de semaine dernière, une résidence unifamiliale sur le chemin Lypsey, à Westbury, jetant à la rue une famille avec six enfants. Heureusement, les occupants sont sains et saufs. La maison est une perte totale. La municipalité fait appel à la générosité de la population pour venir en aide à cette famille. Si vous avez des articles à donner, veuillez communiquer avec le bureau municipal au 819 560-8450 et laissez un message en indiquant quels sont les articles que vous désirez donner, afin de les entreposer convenablement.

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Desjardins ferme une partie de ses centres de service : Mesures préventives COVID-19

Afin de respecter les nouvelles recommandations du gouvernement visant à diminuer la propagation de la COVID-19, les Caisses Desjardins du Haut-Saint-François fermeront temporairement quatre de leurs six centres de service dès le 18 mars.

Dans la MRC du Haut-Saint-François, les caisses de Cookshire-Eaton et de East Angus demeureront ouvertes aux membres. Les guichets automatiques à Weedon et La Patrie resteront accessibles, mais pas le service au comptoir. Celui de Bury sera, quant à lui, fermé au public.

Christine Ruest Rius, conseillère en communications et coopération chez Desjardins, précise que les rendez-vous urgents seront maintenus et seront faits en personne dans les centres ouverts ou par téléphone. Pour les autres rencontres, elles seront maintenues virtuellement. Toutes les personnes concernées seront contactées. Durant cette fermeture, les gens sont invités à utiliser les services AccèsD en ligne, via l’application mobile ou par téléphone, qui est disponible tous les jours de 6 h à minuit.

Le Mouvement Desjardins a récemment annoncé des mesures d’allègements de paiements aux membres touchés par le ralentissement économique créé par le virus. À ce sujet, Mme Ruest Rius mentionne que quiconque éprouvant des difficultés financières est invité à contacter son conseiller. Ce sera du cas par cas.

L’institution financière a mis cette procédure en place dans tous ses centres du Québec et de l’Ontario. Ce sont donc 349 points de service qui seront accessibles aux membres plutôt que les 872 habituels. « Il s’agit d’une situation sans précédent, à laquelle nous devons tous faire face. Celle-ci nous amène à prendre des décisions difficiles, mais nécessaires pour contribuer à freiner la propagation de la COVID-19. Malgré cette situation exceptionnelle, nous nous engageons à continuer de servir nos membres et clients », a déclaré Guy Cormier, président et chef de la direction du Mouvement Desjardins.

IGA Cookshire ouvre ses portes le 26 mars

Vidées de leur contenu et nettoyées, les tablettes se rempliront de nouvelles marchandises pour l’ouverture du 26 mars.

À moins d’un imprévu majeur, le marché d’alimentation IGA Cookshire ouvrira ses portes le jeudi 26 mars. Dès 7 h le matin, les usagers de la grande région de Cookshire pourront reprendre leurs habitudes, et ce après 6 semaines de fermeture.

Rappelons que le magasin a fermé ses portes en raison d’un incendie d’origine criminelle, survenu dans la nuit du dimanche 16 février. Le feu s’est déclaré près du quai d’embarquement causant des dommages au système de CO2 ainsi qu’à la place d’affaires située à l’étage supérieur. Le magasin a surtout été affecté par l’eau, notamment les murs près de l’origine du sinistre et la fumée.

Magasin propre
La clientèle entrera dans un magasin entièrement nettoyé, aseptisé et repeint à certains endroits. Tout ce qui se retrouvera sur les tablettes et à l’intérieur des frigidaires sera des produits frais, assure M. Denis. « Nous avons jeté tout ce qui était périssable. Tout ce qui était sec et consommable sans danger, certifié par le MAPAQ, a été donné à des organismes comme Moisson Haut-Saint-François et Moisson Cookshire-Eaton. » Le propriétaire a profité de l’occasion pour réaménager certaines dispositions à l’intérieur du magasin. « On a beaucoup modifié le coin des microbrasseries. Les bières seront désormais au froid. On a changé des étagères dans la boulangerie. » Quelques frigos seront également remplacés en raison des dégâts causés par l’eau. L’entrée du magasin a été retravaillée et repeinte. « Ce qu’on a été capable de modifier sans prolonger la période de fermeture, on l’a fait. Une chose qu’on avait en tête, c’était de garder l’âme du magasin. On veut que les gens retrouvent leur magasin. » À cet effet, M. Denis prévoit installer une bannière sur laquelle sera inscrite Bienvenue chez vous.

Réouverture
Le propriétaire n’envisage pas de faire de cérémonie spéciale pour la réouverture. « On ne veut pas faire comme si c’était un nouveau magasin. On veut montrer une continuité, exprimer aux gens que c’était un arrêt. On veut exprimer aux clients le plaisir de les revoir. » M. Denis souhaite tout de même signifier sa reconnaissance envers la clientèle. « Au départ, on a parlé de faire plein de dégustations pour la réouverture, mais en raison du coronavirus, on a tout enlevé ça. On a mis des tirages à la place. » Le propriétaire souligne néanmoins qu’il y aura tout de même une dégustation de bières locales de la Brasserie 11 comtés. Les tirages et la dégustation s’échelonneront sur trois jours soit du jeudi au samedi. On procédera à un tirage par jour d’un certificat-cadeau d’une valeur de 250 $. On prévoit aussi effectuer un tirage sur Facebook. Il y aura également, en magasin, la roue chanceuse pour gagner des points Air Miles.

Interrogé à savoir s’il craint de perdre une partie de sa clientèle après six semaines de fermeture, il mentionne : « Je ne pense pas, je fais confiance à mes clients. » M. Denis souligne que le magasin a continué d’offrir un service en ligne et de livraison malgré tout. Il ajoute que le sentiment d’entraide caractérisant le milieu, l’implication de la municipalité pour instaurer un transport et la contribution du député de Mégantic, François Jacques, dans la démarche contribuent à consolider sa clientèle. Le propriétaire ajoute avoir reçu régulièrement des appuis de la population. « J’ai eu au moins 100 personnes qui m’ont appelé pour m’offrir leur aide à me donner un coup de main bénévolement. Malheureusement, je ne pouvais accepter en raison des assurances. » Véritable apôtre de l’achat local, M. Denis mentionne avoir un retour des choses. « Les fournisseurs, entrepreneurs locaux travaillent fort pour que tout soit correct. » D’autre part, ce dernier ne cache pas sa satisfaction au fait que les 76 employés du magasin ont tous été payés au cours de la fermeture, période couverte par la police d’assurance. Mentionnons que l’enquête policière de la Sûreté du Québec est toujours en cours.

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IGA Cookshire to Open March 26

Barring a major unforeseen event, the IGA Cookshire grocery store is to re-open on Thursday, March 26. Starting at 7 a.m., clients in the greater Cookshire-Eaton region will be able to resume their shopping habits after 6 weeks of closure.

The store closed its doors due to a fire of criminal origin, which occurred on the night of Sunday, February 16. The fire broke out near the boarding dock, causing damage to the CO2 system as well as to the business offices located on the upper floor. The store, especially the walls near the source of the incident, was mainly affected by water and smoke.

Clean Store
Clients will enter a store that is fully cleaned, sanitized and, in some places, repainted. All the products on the shelves and inside the fridges will be fresh, said Denis. “We threw away everything that was perishable. Everything that was dry and safe to eat, certified by MAPAQ [Quebec Ministry of Agriculture, Fisheries and Food], was donated to organizations such as Moisson Haut-Saint-François and Moisson Cookshire-Eaton.” The owner took the opportunity to rearrange some of the provisions inside the store. “We have changed the microbreweries corner a lot. The beers will now be cold. We changed shelves in the bakery.” Some fridges will also be replaced due to water damage. The store entrance has been reworked and repainted. “What we were able to change without extending the closure period, we did. One thing we had in mind was to keep the soul of the store. We want people to get back their store.” To this end, Denis plans to install a banner bearing the words “Welcome Home.”

Re-opening
The owner does not plan to hold a special reopening ceremony. “We don’t want to pretend it’s a new store. We want to show continuity, to tell people that it was a pause. We want to express to customers the pleasure of seeing them again.” But Denis wishes to express his gratitude to the clientele. “At the start, we talked about having lots of tastings for the reopening, but because of the coronavirus, we removed everything. We’re having drawings instead.” However, he pointed out that clients will still be able to taste local beers from the Brasserie 11 comtés. The drawings and tasting will take place over three days, from Thursday to Saturday. There will be one daily drawing of a $250 gift certificate. There are also plans to have a drawing on Facebook. In the store, there will also be the Lucky Wheel to earn Air Miles points.

Asked if he feared losing part of his clientele after six weeks of closure, he said: “I don’t think so. I trust my clients.” Denis said the store had continued to offer online and delivery services despite everything. He added that the feeling of mutual aid characterizing the community, and the contribution of the municipality and of Mégantic MNA François Jacques in setting up the shuttle bus during the closure helped to consolidate his clientele. The owner added that he regularly received support from the population. “I have had at least 100 people who have called me about helping out on a volunteer basis. Unfortunately, I could not accept their aid because of the insurance.” A true advocate for local purchasing, Denis says things are back in order. “Our suppliers and local entrepreneurs are working hard to make sure everything is good.” On the other hand, he did not hide his satisfaction at the fact that the 76 employees of the store were all paid during the closure, a period covered by the insurance policy. It should be noted that the Sûreté du Québec police investigation is still underway.

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COVID-19 : Le HSF vit au rythme du Québec

Le Haut-Saint-François n’échappe pas aux mesures mises de l’avant par le gouvernement du Québec afin d’éviter la propagation du coronavirus COVID-19. Toutes les écoles et garderies (publiques/privées) sont fermées sauf pour les enfants de parents travaillant dans le réseau de la santé, policiers, pompiers et ambulanciers. Les CHSLD du territoire et hôpitaux de la région sont également fermés aux visiteurs.

À la Commission scolaire des Hauts-Cantons, le directeur général, Martial Gaudreau, mentionne avoir mis en place six points de service de garde, ouverts de 7 h à 18 h du lundi au vendredi, dont trois sur le territoire du Haut-Saint-François. Il s’agit des écoles primaires Saint-Camille à Cookshire-Eaton, du Parchemin côté Couvent à East Angus et Notre-Dame-du-Sacré-Coeur à Weedon. L’objectif, explique-t-il, est d’être en mesure d’accueillir les enfants des personnes œuvrant « dans le secteur de la santé et de la sécurité civile. On pense aux policiers, ambulanciers, pompiers. Donc, ça s’adresse à ces gens-là. » Les personnes concernées doivent s’inscrire sur le site québec.ca/coronavirus.

Depuis dimanche dernier, le gouvernement du Québec a resserré les mesures de sécurité en ajoutant à sa liste de fermeture les résidences pour personnes âgées et lieux publics comme les bars, cinémas, bibliothèques, centres d’entraînement, salles de danse et autres. L’ensemble des municipalités du Haut-Saint-François a suspendu les activités publiques, certaines comme Scotstown, Cookshire-Eaton et peut-être d’autres ont fermé l’accessibilité au public. À East Angus, l’aréna, le Centre culturel et le Centre communautaire sont fermés. Il en est de même à Weedon. Des assemblées publiques d’information prévues dans les secteurs Johnville et Sawyerville à Cookshire-Eaton sont annulées. Il en est de même pour des rencontres d’information prévues à Lingwick et La Patrie. Les activités de l’AFEAS sont également interrompues sur le territoire jusqu’à nouvel ordre. Les églises sont aussi fermées pour une période indéterminée. Au moment d’écrire ces lignes, lundi matin juste avant de mettre sous presse, les restaurants étaient épargnés. Toutefois, on demandait aux restaurateurs d’accueillir seulement 50 % de leur clientèle et de maintenir une table vide entre les clients. Le gouvernement suggérait également aux citoyens de limiter les déplacements dans les commerces. Pour le reste, les entreprises, commerces, places d’affaires, marchés d’alimentation, tout fonctionnait normalement. L’État québécois invitait néanmoins les entreprises à prendre des mesures de sécurité et suggérait aux personnes aptes à faire du télétravail de la maison. Conscient des inconvénients économiques qu’entraînera la crise liée au coronavirus, le premier ministre du Québec, François Legault, mentionnait que des mesures de support et d’accompagnement pour les entreprises seraient mises en place rapidement.

Mentionnons que le CIUSSS de l’Estrie – CHUS a procédé, en fin de semaine dernière, à l’ouverture de quatre centres de test désignés pour le COVID-19 notamment à Sherbrooke, à l’hôpital de Granby, à l’hôpital, CLSC et centre d’hébergement d’Asbestos et au CSSS du Granit. Tout près de nous, un chapiteau a été érigé à proximité de l’urgence de l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke. Les centres sont ouverts tous les jours de 8 h à 20 h pour une durée indéterminée. Pour se présenter, il faut correspondre aux trois critères fixés soit revenir de voyage à l’extérieur du pays, présenter un ou plusieurs symptômes de la COVID-19 (fièvre, toux, difficultés respiratoires) et avoir vu ses symptômes se manifester dans les 14 jours depuis le retour de voyage.

Rappelons que le texte a été rédigé lundi matin et que les choses peuvent avoir évolué entre ce moment et la distribution du journal.

Assemblées de secteurs en forêt privée : Une course aux délégués bat son plein

Le président du Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec, André Roy, s’est adressé aux membres avant de céder la parole au président de l’assemblée, Hugues Beaudoin.

Les producteurs forestiers contre le projet de mise en marché collective du bois de sciage sapin-épinette défendu par le Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec ont réussi à faire élire 14 des 15 délégués lors de l’assemblée de secteur, le Haut-Saint-François. Ces personnes représenteront le secteur lors de l’assemblée générale annuelle du Plan conjoint et du Syndicat.

Contrairement à d’autres assemblées de secteurs, celle du Haut-Saint-François s’est déroulée dans l’ordre et le respect. Il était clair que les tenants du pour et du contre avaient fait leur devoir en prévision du vote. Résultat évident, l’assistance est passée de 35 personnes, l’année dernière, à plus de 160 personnes réunies à la salle communautaire de Johnville lundi passé. Chaque partie a déposé sa liste de 15 personnes qui ont été soumises au vote secret. Selon le président de l’assemblée, Hugues Beaudoin, ce ne sont pas toutes les personnes habilitées qui se sont prévalues de leur droit de vote, mais 145 ont signifié leur préférence. De ce nombre, trois bulletins ont été rejetés. La majorité des voix a été en faveur des délégués contestant le projet. Par contre, la situation est inverse quant au choix des quatre substituts. Trois d’entre eux étaient pour le projet contre un en désaccord.

Satisfaction
Le président de l’Association de défense des producteurs forestiers, Daniel Duteau, groupe s’opposant au projet, qui participait à la rencontre à titre d’observateur, était évidemment satisfait du résultat. Outre l’assemblée dans le Haut-Saint-François, les opposants avaient également obtenu une majorité de délégués dans les autres assemblées de secteurs précédents. « On va espérer que ça continue dans les autres assemblées. » Faire obstacle au projet n’est pas la seule raison qui motive M. Duteau. « Le but, c’est par les délégués, rectifier le déséquilibre au niveau du conseil d’administration. On aimerait bien pouvoir faire de quoi par rapport aux règlements. Si on est majoritaire cette année, M. Roy (président du Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec) n’aura pas le choix de mettre notre proposition à l’étude. » M. Duteau et les membres de son groupe dénoncent le fait que la majorité des administrateurs, six sur huit, précise-t-il, soient également administrateurs de groupements forestiers. Sans le dire ouvertement, il laisse entendre que ça ressemble à du conflit d’intérêts. La proposition qui avait été rejetée, dit-il, visait à modifier la composition des membres du conseil d’administration pour une règle de ⅓ entrepreneurs forestiers, ⅓ propriétaires et un autre tiers pour les petits propriétaires.
Quant au projet, M. Duteau dit craindre que l’histoire se répète. « Quand on a perdu le 4 pieds, on a connu un favoritisme terrible en faveur des groupements forestiers, ça nuisait aux petits producteurs et aux entrepreneurs. » Ce dernier craint également que le syndicat dirige le bois, même s’il prétend le contraire. « Les membres de l’Association des camionneurs dirigeraient le bois seulement aux acheteurs choisis par le syndicat. » Le projet de mise en marché collective du bois de sciage sapin-épinette résineux pour le Plan conjoint du Sud du Québec a été adopté en assemblée générale spéciale le 9 novembre 2017. Il fait l’objet de contestation devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec. Les opposants sont principalement les industriels, dont Domtar inc., le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) et des entrepreneurs forestiers. Les séances devraient se compléter en mai prochain. La régie rendra sa décision au cours des prochains mois.

Président
Le président du Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec, André Roy, ne cache pas que le choix des délégués n’est pas ce qu’il aurait souhaité, mais admet que ce n’est pas surprenant dans une assemblée aussi nombreuse. « J’espérais autre chose, mais reste que la mobilisation a été bonne. On a des réunions de secteurs depuis 1986 et c’est la réunion la plus importante à laquelle j’ai assisté. » M. Roy attribue le résultat à de la désinformation qui aurait été véhiculée auprès des producteurs. « Il y a des gens qui circulent dans les rangs et qui disent qu’on veut diriger le bois dans les usines, qu’on veut imposer des contingents, que le type aura plus le choix de son transporteur. Donc, tout ça fait en sorte que des gens y croient. » Soutenant que cette information est véhiculée à tort, M. Roy ne s’en cache pas, « là, on a de l’éducation à faire. » Faisant référence à près de la moitié de l’assistance, « on a une soixantaine de personnes qui sont venues ici et qui sont convaincues que c’est une bonne chose ce qu’on fait. »
Le choix de 14 délégués doit-il être perçu comme une menace éventuelle, M. Roy avoue ne pas savoir. « J’avoue que je ne sais pas l’intention derrière ça, je ne vois pas venir. C’est la régie qui a le sort de l’initiative dans les mains, c’est même pas l’assemblée. Donc, ce qu’ils veulent faire, je ne sais pas. » Le président du syndicat est d’avis qu’une majorité de délégués contre le projet ne pourrait pas faire basculer les choses lors de l’assemblée générale du Plan conjoint. « Non, parce qu’on est rendu, c’est comme une cause pendante devant les tribunaux. La décision va se prendre à la régie. » M. Roy prétend ne pas voir comment les délégués pourraient influencer quoi que ce soit. Dans l’hypothèse où la régie tranche en faveur du syndicat et qu’une majorité de délégués seraient contre, ces derniers ne pourraient intervenir avant l’an prochain, d’affirmer M. Roy.

Quant à la possibilité de modifier les règlements notamment la représentativité des membres au conseil d’administration, M. Roy explique. « Le Syndicat tient deux assemblées générales, celle du Syndicat et du Plan conjoint. Ce sont les membres du Syndicat qui peuvent modifier le règlement. Il faudrait modifier quelques règlements parce que tous les producteurs membres du Syndicat ont le droit d’être élus. Là, il (M, Duteau) trouve qu’il y a trop de gens des groupements forestiers, mais notre règlement dit que tous les producteurs sont éligibles, membres de groupements forestiers ou pas. Je ne sais pas comment on pourrait modifier ça, sans que ça devienne discriminatoire. »

Une autre assemblée de secteur à Magog s’est déroulée la semaine dernière.

Projet
Selon M. Roy, la contestation envers le projet provient principalement des industriels et de producteurs-entrepreneurs. Le projet, explique-t-il, vise l’équité et la transparence. On veut négocier collectivement des prix pour le bois livré aux usines et des taux de transport avec les camionneurs. « Le projet veut négocier collectivement au nom de tous les producteurs. On négocierait à la fois, les prix, la qualité et le volume. On négocierait aussi les conditions de transport avec les transporteurs. » M. Roy prétend que dans une même municipalité, il peut y avoir des écarts de 20 à 25 % entre les différents producteurs pour ce qui est des prix du transport. « Ce qu’on veut nous, c’est qu’il y ait plus d’équité. Le petit producteur qui fait deux à trois voyages par année n’a pas le même pouvoir de négociation que celui qui en fait 200 ». Évidemment, cette intention ne fait pas le bonheur des transporteurs ; on en compte plus d’une quinzaine qui fait affaire sur le territoire du Haut-Saint-François.

Annulations
En raison des avis du gouvernement du Québec et compte tenu que plusieurs producteurs sont âgés de 65 ans et plus, donc plus à risque, le Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec suspend toutes ses activités syndicales et celle du Plan conjoint jusqu’à nouvel ordre. Par ailleurs, la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec reporte la tenue des audiences prévues du 24 au 27 mars au 20, 21 et 22 mai prochains.

Soirée reconnaissance au CJE : « Ça prend un village pour élever un enfant » — Edward Humphrey

Le CJE, en collaboration avec l’Association des Townshippers et le PRÉE, a organisé un 5 à 7 pour remercier les gens qui s’impliquent dans la réussite éducative.

Dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire, le Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François a pris l’initiative d’organiser une soirée reconnaissance pour souligner les gens de notre MRC qui font une différence dans la réussite éducative. Comme le mentionnait l’animateur, Edward Humphrey, « ça prend un village pour élever un enfant. »

Se déroulant à même leurs locaux à East Angus, l’événement regroupant une trentaine de personnes était organisé par le CJE, en collaboration avec l’Association des Townshippers et le Projet Partenaires pour la réussite éducative en Estrie (Projet PRÉE). La soirée avait pour but de « souligner la réussite éducative dans son sens large qui n’est pas nécessairement en lien avec le scolaire, mais aussi en lien avec la socialisation. Donc les comportements, les valeurs et les attitudes dans la société », explique Judith Olson, coordonnatrice des services à l’intervention au CJE.
Les organisateurs trouvaient important d’inclure la communauté anglophone, c’est pourquoi la présentation était bilingue. « En créant ces partenariats, on augmente la confiance de la population anglophone et leur donne accès à de bons services », affirme M. Humphrey, responsable de projets pour l’Association des Townshippers.

Un appel a été lancé à toutes les municipalités du Haut-Saint-François. Chacune d’elle devait nommer un citoyen, un organisme ou une entreprise qui fait partie de la réussite éducative ou qui pose des gestes qui font une différence. Selon M. Humphrey, « c’est à la portée de tout le monde de faire une réelle différence dans la réussite éducative de nos jeunes. » Sur les 14 municipalités, 4 ont soumis des candidatures. Au total, 10 personnes provenant de Cookshire-Eaton (Johnville et Sawyerville), La Patrie et St-Isidore-de-Clifton se sont vu remettre un certificat. Ces citoyens sont engagés de différentes façons auprès des jeunes. Il y a notamment Naomi Jervis-Read, une dame de 98 ans qui passe 3 jours par semaine à l’école pour aider les enfants. Elle adore s’impliquer. « Ils ne peuvent pas me garder à la maison (They can’t keep me home) », lance-t-elle. Une policière, Cathie Faucher, a également été soulignée pour son implication auprès des jeunes de La Patrie. La mairesse, Johanne Delage, affirmait qu’il est très rare qu’un membre de la police soit reconnu, surtout au niveau de la jeunesse. Elle ajoute grâce aux interventions de Mme Faucher, il y a une baisse notoire d’actes répréhensibles chez les jeunes dans la municipalité. Un commentaire revenait parmi les candidats, aucun n’agit dans le but de recevoir une reconnaissance. « Nos jeunes sont tellement précieux, tout ce qu’on peut faire pour eux, il faut le faire », affirme Jean-Claude Vézina, un des récipiendaires.

M. Humphrey tenait à remercier tous ces gens pour leur dévouement et leur travail. Une deuxième édition est déjà prévue pour l’an prochain et les organisateurs espèrent que plusieurs municipalités s’y joindront.

Internet HV pour les mal desservis : Un projet possible pour le Haut-Saint-François

Le directeur général de la MRC du Haut-Saint-François, Dominic Provost, insiste pour dire que le programme d’aide s’adresse essentiellement aux zones comprenant 100 % de mal desservis.

Le conseil des maires a mandaté les responsables de la MRC du Haut-Saint-François à signer une entente conditionnelle à sa satisfaction avec l’entreprise de télécommunication Cogeco. Cette dernière pourrait déposer un projet visant à desservir les mal desservis internet sur le territoire, et ce, dans le cadre du programme d’aide financière du fonds de large bande du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC)
Au moment d’écrire ces lignes, l’entente n’était pas encore signée avec Cogeco, les discussions avec la MRC étaient toujours en cours. Précisons que le programme d’aide s’adresse aux entreprises de télécommunication d’où la nécessité que le projet suscite suffisamment d’intérêt auprès d’une entreprise privée pour qu’elle daigne se l’approprier et le présenter. La date butoir pour déposer les projets auprès du CRTC est le 28 mars prochain. L’initiative consiste à desservir les zones contenant cent pour cent de mal desservis. La notion de mal desservi est de 50 mégabits (Mbit/s) en vitesse de téléchargement et 10 mégabits (Mbit/s) de téléversement. Selon les données recueillies, on compterait 4 557 résidences éligibles au programme dans le Haut-Saint-François.

Pour déterminer les mal desservis, le CRTC a établi une caractérisation du territoire délimité en hexagone et il doit en contenir 100 % pour être éligible. « Si dans un hexagone la majorité des gens sont bien desservis, le projet ne financera pas cet hexagone », d’exprimer Dominic Provost, directeur général à la MRC du Haut-Saint-François.

Afin de s’assurer que l’ensemble des mal desservis soit bien identifié, Communications Haut-Saint-François a mandaté la firme Pierre Collin B2 avec le concours du personnel de la MRC, via le service de géomatique, et des municipalités, d’effectuer une caractérisation du territoire et de négocier avec une firme de télécommunication dans le but de présenter un projet concernant notre territoire. « Le but est de s’assurer qu’on n’en échappe pas », d’exprimer M. Provost. Effectivement, la caractérisation effectuée pour le compte de la MRC diffère de celle définie par le CRTC.
M. Provost se fait rassurant envers les secteurs déjà desservis. « On ne fera pas concurrence à des zones déjà desservies par un fournisseur. On ne veut pas nuire à une entreprise locale. » Le directeur général de la MRC mentionne que l’appui envers Cogeco est motivé entre autres au fait qu’elle soit une entreprise d’envergure, sérieuse et disposée à investir dans le projet. En fait, les discussions avec cette entreprise porteraient, entre autres, sur l’acceptabilité de la caractérisation des zones sur notre territoire. M. Provost mentionne que quatre villages ont déjà la fibre optique dans un projet antérieur réalisé par la MRC soit Bury, Marbleton, Saint-Gérard et Fontainebleau. D’autres zones comme East Angus et la concentration urbaine de Cookshire sont déjà desservies. Au moment d’écrire ces lignes, les représentants de la MRC ignoraient si le projet serait déposé et quand le CRTC rendrait sa décision.

Les Cuisines Collectives du Haut-Saint-François : Développer l’autonomie alimentaire

Guillaume Loiselle-Boudreau, directeur général des Cuisines Collectives du Haut-Saint-François, prévoit mettre sur pied une table de concertation en sécurité alimentaire.

Mars est le mois de la nutrition et le 26 sera la Journée nationale des cuisines collectives. Dans le Haut-Saint-François, 13 des 14 municipalités ont désormais accès aux services de cet organisme dont la principale mission est de développer l’autonomie alimentaire. Différents enjeux nuisant au droit à l’alimentation ont été notés et les responsables prévoient mettre sur pied une table de concertation en sécurité alimentaire.

Guillaume Loiselle-Boudreau, directeur général des Cuisines Collectives du Haut-Saint-François, explique que, contrairement à la croyance populaire, les activités de l’organisme ne s’adressent pas seulement aux personnes défavorisées. C’est accessible à tout le monde, et ce, peu importe le statut social. « Le but, c’est le renforcement des capacités, des compétences culinaires. Que les gens apprennent à cuisiner », explique le directeur. Les activités proposées servent à améliorer l’alimentation des gens de façon générale en passant par l’éducation. Elles permettent également de briser un isolement pour certaines personnes. Les animateurs, également formés en travail social, peuvent offrir un support aux membres et les rediriger vers les bonnes ressources.

À travers l’organisme, les intervenants veulent soutenir le droit à l’alimentation. « L’alimentation est non seulement un droit fondamental reconnu à l’international et au Canada, mais c’est surtout un besoin essentiel nécessaire à la vie », explique M. Loiselle-Boudreau. Plusieurs enjeux peuvent faire en sorte que ce droit est brimé, selon le directeur. Si la pauvreté est un facteur important, le fait d’habiter en région éloignée en est un autre. « En milieu rural, les gens à faible revenu qui habitent dans un village plutôt éloigné, il y en a qui n’ont pas de voiture. L’épicerie pour eux, ça veut dire aller au IGA à East Angus, Cookshire-Eaton ou Weedon. Donc, c’est la problématique, ils vont faire leur épicerie des fois au dépanneur où la variété n’est pas toujours là et les prix sont plus élevés. » C’est dans l’optique de contrer ces différents enjeux que l’organisme démarre une table de concertation en avril prochain. Ces rencontres permettront de définir la mission, la vision, les objectifs et la gouvernance de cette instance de concertation. Par la suite, différents projets communs visant à permettre aux personnes et aux familles de mieux s’alimenter et d’atteindre une plus grande sécurité alimentaire seront collectivement élaborés. Ces rencontres sont ouvertes au public et quiconque est intéressé par l’enjeu de la sécurité alimentaire est bienvenu, mentionnent les organisateurs, Guillaume Loiselle-Boudreau et Marjolaine Larocque, organisatrice communautaire pour le CIUSSS de l’Estrie – CHUS.

Pour les Cuisines Collectives du HSF, d’autres projets sont en préparation. Une nouvelle animatrice a été engagée pour couvrir l’ensemble du territoire. L’organisme a récemment reçu un financement pour intervenir auprès des jeunes. « On développe un projet actuellement. On va faire le tour de toutes les garderies en milieu familial et CPE pour faire des ateliers culinaires. Découverte des couleurs, des saveurs, mais aussi des différentes étapes de transformation », explique M. Loiselle-Boudreau. Des activités, déjà en place dans certaines écoles primaires, seront développées à travers la MRC. De plus, les responsables de l’organisme envisagent d’ouvrir les fins de semaine pour permettre des rencontres parents-enfants.
Pour ceux intéressés à participer aux tables de concertation, celles-ci se dérouleront les 1er avril et 30 avril de 8 h 30 à 12 h, à la salle communautaire des Chevaliers, située au 143, rue St-Pierre à East Angus.

Journée pour les femmes de Dudswell et East Angus : Se reconnecter avec soi-même

Les femmes de Dudswell et d’East Angus ont pris un moment pour elles lors d’une journée organisée par l’AFEAS de Dudswell.

Une cinquantaine de femmes de Dudswell et d’East Angus ont pris un moment pour elles lors d’une journée organisée par l’AFEAS de Dudswell dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes. L’événement qui se déroulait au sous-sol de l’église Saint-Clément de Bishopton proposait diverses stations beauté. « Le but est d’essayer d’avoir une petite journée pour se changer les idées et se reconnecter avec soi-même », explique Paméla Fournier, membre de l’AFEAS.

Pour l’occasion, six femmes de la communauté ont été choisies pour se faire offrir une métamorphose complète. Celles-ci ont été désignées selon leur situation familiale, des mères monoparentales ou simplement qui n’ont pas les moyens de s’offrir des services de beauté. « Je viens de me séparer, j’ai une nouvelle job, je le prends vraiment comme un nouveau départ », exprime Hélène, une de celles choisies. Pour plusieurs mères, profiter des services tels que la coiffeuse n’est pas une priorité. Parfois, elles ressentent surtout le besoin de parler et d’être écoutées, affirme Mme Fournier. Vivre une telle journée permet également de briser l’isolement.

L’activité 100 % bénévole permettait aux femmes de profiter des services de massage, pressothérapie, méthode Access Bars, coiffure, maquillage, soins du visage et manucure, le tout gratuitement. Un dîner préparé par les membres de l’AFEAS était offert ainsi qu’une conférence sur le pouvoir féminin par Andréanne Jutras.

L’AFEAS est un organisme qui existe depuis près de 55 ans et qui milite pour la reconnaissance des droits des femmes. Les membres travaillent pour la parité des femmes dans toutes les sphères.

Sawyerville Seed Festival : A record attendance

Participation in the last edition of the Sawyerville Seed Festival was record-breaking.

Nearly 325 persons participated in the recent Sawyerville Seed Festival, looking for seeds, eager to talk with artisans, and keen to learn more about their hobbies. It was a record-breaking crowd.

In a festive atmosphere, visitors gathered to plan their 2020 gardening season in the basement of the Sawyerville Catholic church, in Cookshire-Eaton. The event was organized by the Sawyerville Community Garden in collaboration with SÈME Évenements, an eco-responsible organization. A total of 27 exhibitors presented their products and 5 speakers addressed various subjects such as green fertilizers, the botany of seeds, companionship with nature, the effect of coffee according to a herbalist-therapist, as well as different options for autonomy and living soils. A corner with a facilitator was available for children. The community kitchens offered smoothies, and the Ramana Hotel (Sawyerville Hotel) served no less than 120 meals.
Chantal Bolduc, president of the Community Garden, noted a high level of participation in the various presentations, which focused on approaches for sustainable development. Marie-Claude Bibeau, MP for Compton-Stanstead and Minister of Agriculture and Agri-Food, also participated in the activity. She took the time to meet the exhibitors and chat with visitors.
Bolduc said she was very satisfied with the event. “It is beyond my expectations,” she said, and expressed thanks to all the volunteers involved. The annual general meeting of the Community Garden is planned for April 7, and at that time the schedule for the summer season will be announced.

actualite

Journée nationale du travail invisible : L’AFEAS de Cookshire-Eaton marchera à Sherbrooke

L’Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFEAS) de Cookshire-Eaton participera à la marche qui se tiendra au lac des Nations, le 7 avril prochain. L’objectif est d’emboîter le pas au mouvement provincial, réclamant de la part des gouvernements du Canada et du Québec qu’ils reconnaissent du premier mardi d’avril, la Journée nationale du travail invisible.
Ça fait 20 ans que le mouvement souligne l’apport du travail invisible et souhaite que les deux paliers de gouvernement la reconnaissent à sa juste valeur. L’apport du travail invisible contribue pour plusieurs centaines de millions de dollars dans l’économie du pays et de la province, soutient le mouvement. Bien que la reconnaissance touche principalement les femmes, plusieurs hommes sont également concernés. Ce qui est considéré comme du travail invisible consiste en du travail non rémunéré souvent offert par amour auprès d’un proche ou par devoir. À l’intérieur de ce concept, on inclut notamment un des parents qui met son travail en parenthèse pour s’occuper des enfants à la maison, un parent qui interviendra comme premier aidant pour un enfant handicapé ou un proche en fin de vie. Cela englobe également tout le travail bénévole effectué au sein d’une communauté.

L’AFEAS souhaite que les gouvernements reconnaissent l’apport social et économique de ces nombreuses personnes. « Dans notre organisme, il y a beaucoup de membres qui sont des aidants naturels », d’exprimer Lucille Chabot, présidente de l’AFEAS de Cookshire-Eaton. Membre du comité organisateur pour la marche, Mme Chabot invite également les hommes à y participer. Selon les informations obtenues, des membres des trois autres AFEAS du Haut-Saint-François participeront à la marche de Sherbrooke, le 7 avril prochain.

3 options pour le ménage du printemps de votre véhicule

Durant l’hiver, la froideur fait en sorte que l’on nettoie moins souvent ou scrupuleusement son véhicule. C’est pourquoi avec le printemps vient le moment du grand ménage, celui où l’on s’assure que la carrosserie brille et que l’habitacle sent la rose ! Pour ce faire, pensez à l’une de ces trois options.

  1. Le lavage à domicile
    En théorie, le lavage à la main, chez soi, constitue le choix le plus économique. Cela dit, si vous ne possédez pas le matériel nécessaire (ex. : savon pour automobiles), vous devrez vous procurer certains produits au préalable. De plus, le nettoyage sera plus long si vous avez à apprendre, par exemple, comment appliquer la cire pour un résultat optimal.
  2. Le lave-auto
    Certains lave-autos automatiques offrent un nettoyage et un cirage sans contact, tandis que d’autres comportent une machine à rouleaux ou à lanières. Cela dit, ceux-ci ne lavent que l’extérieur du véhicule.

    D’autres établissements laissent le matériel à la disposition des clients pour qu’ils effectuent la corvée eux-mêmes : laveuses à pression, savons, linges, aspirateurs, cires, etc. Vous devez donc mettre la main à la pâte, mais vous n’avez aucun produit à acheter (ni à entreposer !).
  3. Le nettoyeur professionnel
    Confier le nettoyage de son véhicule à des experts consiste en l’option la plus dispendieuse. Cependant, selon votre budget et les différents forfaits offerts, le jeu en vaut assurément la chandelle. Outre le lavage extérieur et intérieur de base, les professionnels proposent couramment les services suivants : cire, shampoing (tapis, sièges, coffre arrière, moteur, etc.), décontamination de la peinture, etc. Pour obtenir un ménage efficace et en profondeur sans vous casser la tête, faites appel à une entreprise spécialisée de votre région !

Comment choisir sa voiture électrique ?

Vous aimeriez vous procurer un véhicule électrique ? Bien entendu, comme c’est le cas pour un modèle à essence, vos goûts personnels et vos exigences concernant diverses fonctionnalités entreront en ligne de compte : catégorie (compacte, utilitaire, etc.), look, nombre de places, capacité de remorquage, espace de chargement, etc. Or, pour choisir la voiture électrique appropriée à vos besoins, vous devez également considérer ces deux critères cruciaux.

  1. Type
    Si la voiture entièrement électrique séduit par son aspect « zéro émission » et ses frais d’entretien hautement réduits, elle possède une autonomie plus ou moins limitée et ne convient donc pas à tout le monde. En général, elle constitue un bon choix pour les ménages ayant deux véhicules ou qui ne font de longs trajets qu’à l’occasion.
    Au contraire, si vous n’avez qu’un véhicule ou si vous parcourez régulièrement de grandes distances, la voiture hybride rechargeable pourrait être mieux adaptée à vos besoins. Permettant des déplacements de proximité 100 % électriques, celle-ci offre en outre une pleine autonomie grâce à son réservoir à essence, qui prend le relais lorsque la batterie est déchargée.
  2. Autonomie
    Plus l’autonomie est grande, plus le coût d’achat est élevé. Ainsi, pour ne pas avoir à payer pour une batterie inutilement trop grosse, évaluez vos besoins réels. Pour ce faire, calculez vos déplacements quotidiens (pour le travail et les courses, par exemple) et ajoutez-y une marge de manœuvre d’environ 30 % pour compenser la surconsommation d’énergie en hiver.

    Vos trajets occasionnels (ex. : aller au chalet les fins de semaine) excèdent votre nombre de kilomètres quotidiens ? Si vous n’avez pas la possibilité de recharger en chemin, misez sur un modèle offrant un peu plus d’autonomie. Par contre, évitez d’opter pour un véhicule uniquement pour combler des sorties exceptionnelles telles les vacances d’été. Au besoin, il s’avérera plus économique de louer une voiture pour votre périple.

    Par ailleurs, tenez compte de vos options de recharge pour évaluer l’autonomie nécessaire. Par exemple, si vous pouvez recharger votre auto à la fois au travail et à la maison, vous pourriez choisir un modèle ayant une autonomie moindre.

Enfin, pour prendre une décision éclairée, n’hésitez pas à poser des questions aux concessionnaires de votre région !

3 indices que le parallélisme de vos roues a besoin d’être ajusté

Pour assurer la stabilité et la maniabilité d’un véhicule, les roues doivent être parallèles. Or, un déréglage peut se produire lorsqu’on roule dans un nid-de-poule particulièrement profond, qu’on accroche un trottoir, qu’on a un accident, etc. Voici quelques indices possibles d’un parallélisme (ou alignement) des roues problématique.

  1. L’usure des pneus
    Le premier élément à vérifier en ce qui concerne le parallélisme constitue les pneus. Sont-ils anormalement usés compte tenu de leur âge ? Cette détérioration est-elle irrégulière ? Si la réponse à l’une de ces questions s’avère positive, il faut investiguer davantage.
  2. La position du volant
    Typiquement, lorsqu’une voiture est stationnée ou roule en ligne droite, le volant se trouve en position centrale. Si ce n’est pas le cas, cela peut signaler un ajustement inadéquat. Il en va de même si votre volant ne se remet en place que difficilement après que vous avez effectué un virage.
  3. La tenue de route
    Des roues non parallèles affectent tout particulièrement le comportement de votre véhicule. Il est alors probable que vous le sentiez tirer sur la gauche ou sur la droite ou que votre conduite vous semble étrange.

    Un parallélisme optimal signifie un confort accru, une consommation d’essence améliorée, une plus grande longévité pour les pneus et, surtout, une meilleure tenue de route. Contactez un garagiste de votre région pour faire contrôler la géométrie de vos roues !
Rachel Garber

IT IS HERE

“It will be coming to a city, a hospital, a friend, even a family member near you at some point. Expect it. Stop waiting to be surprised further.”

Thus spoke Dr. Abdu Sharkawy, infectious diseases specialist in Toronto, quoted by Yahoo News last week. As I write, the first case in Sherbrooke was reported, and more than a dozen others in Quebec. Prime Minister Trudeau and his wife Sophie are in self-isolation, awaiting testing results, and so is NDP Leader Jagmeet Singh.

It is here – Coronavirus Disease 2019, or COVID-19.

FEAR OR DENIAL?
Dr. Sharkawy was warning about the reality of the new coronavirus disease COVID-19, but even more about the wave of fear that has prompted, in some parts, so much stockpiling of toilet paper and other supplies.

It bears thinking about. He asks: Are we teaching our children rationality, open-mindedness and altruism, or are we teaching them to panic and to be self-interested?

Maybe we’re in denial, and sometimes that can be more adaptive than panicking. But if it causes us to continue behaviours that invite a coronavirus into our lives, that denial is harmful to ourselves and those around us.

A good example of this is Utah basketball player Rudy Gobert. At a press conference last week, he mocked the risk of contracting COVID-19 by touching all the reporters’ microphones and recorders on the table in front of him. Two days later, COVID-19 caught up with him, and the NBA cancelled its season.

WILL CONES SAVE US?
A more insidious example: How many times does a person touch their face an hour? On average, 23 times, says Google. It’s a habit that is as constant as it is unconscious. It’s just the best way of inviting the novel coronavirus into your lungs.

Here’s a solution: You know those cones dogs wears after surgery, to keep them from licking their wounds? Try wearing your dog’s “cone” around your neck as a face-shield. “It’s for your own good,” your dog will explain to you. “You have to stop touching your face!” Would it help to just imagine you are wearing such a cone?

How often we touch our face is nothing compared to how often we touch our smartphones. Between 2,500 and 5,000 times a day! On average, that’s 104 times an hour.

Because touching is inevitable, there’s washing. Washing your hands, your smartphone, or other surfaces. Whether you wash with soap and water or with sanitizer, it’s important to wash long. The time it takes to sing “Happy Birthday” twice, they say. I haven’t timed “C’est à ton tour de te laisser parler d’amour,” but you could try it out.

And stay far away from each other. I’ve heard one metre is good, two are better. That’s not easy in Quebec! Elbow-bumps could replace handshaking, but then we’re told to sneeze into our elbows. Hmm.

TAKE CARE

The new year has dealt us quite a blow, with Covid-19 coming on the heels of locusts and droughts, hurricanes and tornados, floods and fires, starvation and suffering in so many parts of the world.

It’s time to take care of each other, and I see signs we are moving in that direction.

Now then, couldn’t we make the same kind of concerted effort to take care of the planet, too?

HEALTHY EATING, 18th
Healthy Eating – More than Food! That’s the topic of a Health Link presentation today, Wednesday, March 18 in Bury. François Bergeron will speak about Canada’s new food guide, recipe ideas, and more. Bergeron is a registered dietition with the CIUSSS de l’Estrie – CHUS’ HSF RLS, our health centre. The talk begins at about 12:30, and ends at 2 p.m. It’s at the Armoury Community Centre, 563 Main Street. Info: 819-560-8540 x 9. (Call first to be sure the event is still on.)

INCOME TAX ASSISTANCE, Closed
The bilingual income tax assistance program in Sawyerville for persons with limited income is closed until further notice, because the Municipality of Cookshire-Eaton has closed the Sawyerville Community Centre, as well as other public venues.
Danielle Paré asks that previous clients of this service call her for more information, and to know how to proceed. Info: Danielle, 819-889-2614.

SUGAR SHACK BRUNCH, 29th

A Sugar Shack Brunch is planned for Sunday, March 29, at the Saint-Mathias-de-Bonneterre Community Centre, 2019 Route 210. The brunch is from 10 a.m. to 1 p.m., followed by a folk gala in the afternoon. Proceeds to benefit the Saint-Mathias-de-Bonneterre Community Centre. The activity is expected to happen as planned, and disinfectant and gloves will be used by the servers. Info: 819-889-2558.

CANCELLATIONS
Better safe than sorry, say a number of event organizers. So far, a few events that have been postponed indefinitely are:
The Miracle Worker, the play at the Centennial Theatre, Bishop’s University.

The Back Porch Haiku book launch by Marjorie Bruhmuller.
For Love of the River: A Rapid-Fire Reading, Ricochet Writing Event to Benefit Action Saint-François, organized by Angela Leuck, celebrating Water Lines, the new book by Townships writers.

Catholic Masses across Quebec, cancelled by the Quebec Catholic Archdiocese.

CHURCH SERVICES
Anglican. Sunday services are at 9:30 a.m. in Bury, and at a bit past 11 a.m. in Cookshire, at the Trinity United Church hall (side door). Call first. Info: 819-887-6802.
United. Sunday services are cancelled for the next two weeks, due to coronavirus precautions. Info: 819-889-2838 (listen to the message).
Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.

Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email rawrites@yahoo.com by March 23 for publication April 1st, or by April 6 for April 15.

Judo interzone : Une expérience enrichissante

Nous retrouvons de gauche à droite, Malik Perron, Robert Chaussé, Alexis Poulin, Olivier Landry et Sean Robidas.

Quatre athlètes du Club de judo de Johnville ont participé à la récente compétition interzone de Drummondville comptant pour la coupe de zone (Estrie et Centre-du-Québec). Ces participants étaient tous dans la même catégorie U12 et n’ont pas eu des combats faciles. Alexis Poulin a décroché la médaille d’or après trois Ipons. Tous se sont enrichis de cette expérience interzone, d’exprimer les entraîneurs du club. Le maître Robert Chaussé est satisfait des efforts déployés par ses jeunes protégés.

L’érablière Virgin Mady : La qualité avant la quantité

Virgin Mady est une entreprise acéricole familiale située à Bury, offrant des produits d’érable hauts de gamme.

Chez Virgin Mady, entreprise acéricole située à Bury, le mot d’ordre est la qualité avant la quantité. L’érablière familiale offre des produits haut de gamme qui vont chercher une clientèle autre que le québécois typique. Les propriétaires aiment relever de nouveaux défis et offrir une variété qui sort de l’ordinaire.
Leur mission est simple, proposer des produits originaux qui représentent leurs valeurs soit une qualité exceptionnelle tout en restant écologique et biologique. Ils s’assurent d’éliminer le plastique de leurs emballages, les sacs quant à eux, sont biodégradables et d’origine végétale. Ils se considèrent un peu avant-gardistes à ce niveau. « Ça va être un plus pour nous dans le futur parce qu’on a pris de l’avance », affirme Jonathan Barriault, copropriétaire de l’entreprise, ajoutant « tous nos verres viennent de l’Italie et non de la Chine, donc c’est du verre 100 % recyclable. » Pour l’instant, leur principale clientèle est le tourisme. Ils exportent plus à l’international qu’ils ne vendent localement parce que selon eux, il y a déjà plusieurs producteurs acéricoles dans la région et ils ne veulent pas marcher sur les plates-bandes des autres. « Je suis vraiment là pour compléter une gamme que les commerçants ont déjà », explique M. Barriault. Malgré ce fait, l’entreprise tient à rester à l’échelle humaine et ne désire pas trop agrandir pour l’instant. « On croit en l’économie locale, mais aussi à l’économie familiale », exprime-t-il.

Démarrée en 1966 par Lionel et Madeleine (Mady) avec 500 entailles, l’érablière était reconnue pour son beurre d’érable. Avec les années, leur fils, André Perron, et sa conjointe Marielle Quirion ont pris la relève, mais ont gardé l’entreprise simple. C’est en 2017, constatant que la relève familiale n’était pas au rendez-vous pour la ferme laitière, les deux propriétaires se sont tournés vers le volet acéricole voyant que les jeunes étaient intéressés à l’exploiter. C’est à ce moment que Virgin Mady est née. Mady vient du nom de la fondatrice et Virgin fait référence à la pureté du produit. En développant la compagnie, les propriétaires tenaient à faire ressortir autant de qualité qu’ils avaient acquise au niveau des bovins. « On est des personnes de challenge, de qualité, de hauts niveaux. C’est ce qu’on veut transmettre à nos enfants », explique Mme Quirion. Cette qualité, ils l’ont déjà atteint à quelques reprises en remportant divers prix dont les premiers dans toutes les catégories au Québec lors du concours national des produits d’érable à la Royal Winter Fair 2018 de Toronto.

Même s’ils désirent rester une petite entreprise familiale, quelques agrandissements et autres projets sont en préparation. « On essaie toujours d’avoir des nouveautés. En 2019, on a sorti notre sirop d’érable infusé dans les barils de Jack Daniel’s », explique la propriétaire. Le beurre d’érable au sel d’Himalaya a quant à lui été le plus grand vendeur l’année dernière. Plusieurs nouveautés sont à venir. Les entrepreneurs prévoient garder le côté traditionnel en ajoutant une touche d’originalité. « On reste dans l’érable, mais ce sera complètement différent de ce qu’on a actuellement », affirme Mme Quirion. Des agrandissements de bâtiments sont également prévus et la mise en place d’une boutique d’équipement acéricole et d’une petite boutique de produits d’érable. Pour l’instant, l’érablière est ouverte au public à condition de contacter l’entreprise avant de passer.

Une travailleuse de rang au service des agriculteurs : Soutien et accompagnement psychologique

Rachelle Houle tient le rôle de travailleuse de rang dans le Haut-Saint-François.

L’organisme Au coeur des familles agricoles (ACFA) offre, depuis près de deux ans, un service de soutien psychologique auprès des agriculteurs de la MRC du Haut-Saint-François. L’objectif est d’améliorer la santé globale et d’accompagner les agriculteurs pouvant vivre une période de stress.

En janvier dernier, Rachelle Houle a débuté son rôle de travailleuse de rang au sein de l’organisme. Cumulant une vingtaine d’années dans le milieu de la santé, elle remplace Caroline Poulin, en poste depuis un an. « Je suis travailleuse sociale de formation, donc ce que je fais, c’est du suivi psychosocial auprès des agriculteurs, c’est beaucoup d’accompagnement », explique Mme Houle. Les gens du milieu agricole peuvent vivre beaucoup de stress et d’épuisement, selon elle. Ils peuvent éprouver des difficultés avec la relève ou à trouver une main-d’oeuvre qualifiée. Lorsque ce sont des entreprises familiales, il peut parfois y avoir des tensions au travail qui ont des répercussions dans la famille, sans oublier la problématique d’isolement. Le rôle de Mme Houle est donc de répondre aux demandes d’aides qui peuvent survenir en tout temps. « C’est un service qui est vraiment adapté à la réalité des agriculteurs, donc qui va être très flexible sur le lieu et la durée des rencontres. C’est adapté à leurs besoins et leur réalité », explique-t-elle.

Les demandes peuvent venir des agriculteurs ou de leur famille. Même si les gens dans ce domaine sont généralement assez indépendants, l’intervenante note une belle ouverture d’esprit et ceux qui en ressentent le besoin n’hésitent pas à la contacter. « N’importe qui travaillant ou gravitant autour d’un agriculteur peut faire une demande d’aide pour la personne », affirme-t-elle. Il ne semble pas y avoir de distinction au niveau de l’âge ni des secteurs d’activité parmi les gens qui ont besoin d’aide. « L’année dernière a été une année très difficile pour l’agriculture en général avec la température et le problème d’approvisionnement du propane », explique Mme Houle ajoutant que cette année, c’est au niveau financier, surtout dans le secteur laitier que ça n’a pas l’air facile. Ses objectifs pour 2020, outre d’aider le plus possible, sont de faire connaître le service et sensibiliser la population sur les besoins dans le milieu agricole.

L’AFCA est un organisme qui a vu le jour en 2001 et se définit comme un réseau d’entraide qui s’adresse principalement aux familles agricoles. Divers facteurs peuvent se répercuter sur la santé physique et psychologique des producteurs et de leurs proches. Selon l’organisme, plus que jamais, il faut une santé de fer et des nerfs d’acier pour tirer son épingle du jeu. Dans les productions les plus vulnérables, les familles ont l’impression d’être abandonnées à elles-mêmes. Le rôle des agents de l’organisme est multiple tels qu’offrir des services de première ligne pour les demandes d’aide et les urgences, servir d’agent de liaison vers les intervenants spécialisés, sensibiliser la population en général et les intervenants agricoles ou représenter ACFA auprès des autorités et des diverses tribunes. Les personnes désirant plus d’informations peuvent visiter le www.acfareseaux.qc.ca.

Cookshire-Eaton à l’ère du bac brun

Environ 20 personnes participaient à la rencontre d’information sur l’instauration du compost à Cookshire-Eaton.

Suite à l’annonce de l’instauration des collectes de matières résiduelles dans la municipalité de Cookshire-Eaton, les élus ont récemment tenu une rencontre d’information publique afin de donner des trucs, conseils et répondre aux questions des citoyens. Environ 20 personnes assistaient à la réunion qui se déroulait à la salle Guy-Veilleux. Le tiers des participants ont profité du moment pour démontrer leur désaccord face à l’imposition du bac brun en milieu rural.

René Vachon, technicien en environnement à la MRC du Haut-Saint-François, présidait la rencontre. Selon lui, ce que la ville a mis en place est vraiment la recette gagnante pour dévier le plus possible de l’élimination. « Dans les premiers mois, vous aurez peu de changements par rapport à ça. La fréquence du bac de poubelle et des collectes sélectives va rester la même », explique M. Vachon, ajoutant que c’est à partir de novembre que les gens vont noter le changement de fréquence. Pour l’instant, tous les immeubles résidentiels, y compris les logements de deux unités ou plus, recevront un bac de compost. Pour ce qui est des industries et commerces, ce sera sur demande. Pour instaurer ce service, les citoyens ont remarqué sur leur compte de taxes un montant de 105 $, soit 18 $ pour la collecte et 87 $ pour le matériel. Celui-ci sera distribué aux résidents jusqu’au 20 mars et comprend le bac brun, un petit pour la cuisine, un ensemble de sacs compostables et des dépliants informatifs.

Différents trucs et conseils ont été mentionnés pour faciliter l’adaptation des citoyens. Il y a trois règles simples à suivre pour savoir ce qui doit se retrouver dans le bac brun. Ça doit être quelque chose de comestible ou une partie d’un aliment, un résidu de jardin (feuilles, petites branches, etc.) ou du papier et du carton non cirés. Certaines personnes font déjà du compost domestique et ne voient pas l’utilité d’y ajouter un bac municipal. « Il faut vraiment voir le bac brun en complémentarité avec le compostage domestique », explique Daphnée Carmel, stagiaire en environnement à la MRC du HSF. Selon elle, toutes les matières résiduelles ne peuvent pas se retrouver dans un compost domestique puisque ça attirerait la vermine ou ça modifierait sa qualité, c’est là qu’il devient un complément.

Malgré tout, quelques citoyens auraient préféré recevoir une demande d’inclusion plutôt que de se le faire imposer. « Je trouve ça un peu dommage de faire payer à tout le monde, qui comme moi, ne se serviront pas du bac brun », affirme une résidente de milieu rural. Plusieurs raisons ont fait en sorte que la municipalité a décidé d’implanter le programme à tous les résidents, entre autres, parce qu’il y aurait trop d’exceptions à gérer. Depuis l’année dernière, 70 % des portes se doivent d’en avoir un sinon la ville devra payer des pénalités au gouvernement. Selon M. Vachon, ce pourcentage pourrait changer et augmenter à n’importe quel moment. De plus, « le gouvernement a mis en place ce qu’on appelle les redevances à l’élimination. Sur chaque tonne enfouie au Québec, il y a une vingtaine de dollars que le gouvernement garde et les municipalités, si elles mettent en place une collecte, vont ravoir cet argent-là et si elles ne le font pas, elles la perdent », explique le technicien, ajoutant que jusqu’à présent, l’inaction de Cookshire-Eaton a fait perdre des milliers de dollars à la ville.
Pour une tonne de déchets enfouis, il en coûte 260 $ à la ville versus 60 $ pour une tonne de matières résiduelles. Si chacun participe activement, il serait possible de réduire jusqu’à 50 % des déchets enfouis et selon la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, les prédictions d’économie pour 2020 seraient d’environ 100 000 $, considérant qu’actuellement, c’est plus de 2100 tonnes qui sont enfouies annuellement.

Les séances prévues à Johnville et Sawyerville sont annulées en raisons du COVID-19.

©2020 Journal Le Haut-Saint-François