Ouverture des restaurants : Un lent début, mais en croissance

De façon générale, même si les restaurants ont ouvert leurs portes la semaine dernière, la clientèle ne s’est pas ruée aux tables. Le journal a effectué une tournée de quatre restaurants et pour la majorité, on note un début lent à modéré, mais en croissance au fil des journées.

Au Restaurant des Cantons à Weedon, la propriétaire, Johanne Lisée, parle d’un lent départ, mais en croissance. « Les déjeuners, ça va relativement bien. Les dîners, c’est assez tranquille. D’habitude, le midi, c’est des gens de bureau ou de travail, pis quand ils n’ont pas la même adresse, ils sont à six pieds. Bien souvent, ils prennent un take out ou ils mangent à job; c’est plus compliqué. » Pour les déjeuners, plusieurs personnes mangent au comptoir et la propriétaire a réduit le nombre de sièges de 10 à 4. « Il y a une adaptation graduelle », exprime-t-elle. À l’intérieur du restaurant, une table sur deux est accessible au public. Les bancs et tables sont désinfectés au fur et à mesure que les clients quittent les lieux. Évidemment, les mesures d’usage avec les stations de lavage de mains sont de rigueur. On a même réduit le menu sur une seule feuille plastifiée recto verso qui est nettoyée après chaque client. Le personnel porte la visière. Bien que la direction ait agrandi la terrasse extérieure, Mme Lisée ne croit pas atteindre le rythme de croisière d’avant la COVID-19. « Tant que ça tombera pas à un mètre, ça va être compliqué. » La propriétaire mentionne obtenir une belle collaboration de la clientèle quant au respect des mesures de sécurité.

Mme Lisée rappelle que le restaurant offrait le service de livraison à domicile pendant la pandémie et que ça fonctionnait très bien. Elle assure que l’entreprise tourne bien et qu’elle n’est pas menacée.

Au Resto bar Rive Sud, la copropriétaire, Chantale Duhaime, qualifie le début de « correct, mais tu vois que les gens ont encore des restrictions. Ils ont peur encore un peu. Je n’ai pas mon monde habituel, ça part tranquillement. » Mme Duhaime avoue qu’elle s’attendait à un départ plus fulgurant. « Les dîners, soupers, c’est correct, mais les déjeuners, je pensais que ça partirait plus fort. » Elle anticipait une recrudescence pour la fin de semaine dernière particulièrement pour la fête des Pères. Au niveau sanitaire, les règles sont respectées, les employées portent la visière, les tables sont espacées. La copropriétaire croit que le fait d’offrir deux salles à manger pourra faciliter la chose pour accueillir la clientèle. Quant au service de livraison, il fonctionne bien, complète-t-elle
Le gérant du Restaurant du Club de golf East Angus, Yves Beaudoin, est satisfait du début. « J’ai mon monde régulier, même c’est plus fort cette année parce qu’on a plus de monde qui joue au golf; donc la cantine, c’est meilleur et le resto aussi. » M. Beaudoin mentionne avoir récupéré 90 % de sa clientèle de déjeuner. « C’est ça que les gens s’ennuyaient le plus, les déjeuners. » Les soupers semblent bien aller. « Les dîners, c’est plus tranquille, le monde, les travailleurs, je n’ai pas eu de rendez-vous. Les gars sont habitués d’être tous à la même table et avoir du plaisir. Il y a juste ça, le reste, ça va bien. » Le gérant souligne avoir agrandi la terrasse extérieure permettant d’accueillir davantage de personnes. Le restaurateur affirme respecter les mesures de distanciation et autres à la lettre. Il laisse entendre que ce n’est pas le cas de tous.

Comme à plusieurs endroits, l’ouverture de la salle à manger au Resto 108 à Cookshire-Eaton s’est faite de façon plus modeste avec les déjeuners. Le propriétaire, Éric Leclerc, parle d’un début tranquille pour les déjeuners, mais qui s’améliore chaque matin. La salle à manger et la terrasse permettent d’étaler la clientèle en toute sécurité. Évidemment, le restaurateur respecte les mesures sanitaires d’usage. Quant aux dîners et soupers, cela semble correct. M. Leclerc mentionne que son chiffre d’affaires a réduit de moitié avec l’annulation du service de traiteur. Toutefois, la livraison à domicile offerte tout au long du confinement s’est avérée excellente.

Clients
Pour Joe Beaulieu, un habitué du Resto bar Rive Sud à East Angus, l’ouverture des restaurants est plus que bienvenue. « Je suis content, je suis heureux, j’ai du pep de revoir mes vieux chums. Pas des chums de six mois, des chums, des années qu’on se retrouve, on parle de politique, on parle de n’importe quoi. Ce qui est le fun ici, on s’est toujours accordé. Un peu de brassage dans les élections et après, c’est fini. C’est comme une habitude, une passion. Tu te lèves le matin, tu vas aux nouvelles, tu entends parler le monde, ça fait partie de la vie. Je suis heureux que ce soit ouvert, j’ai vu les petites waitress, c’est familial et je suis content. » Ce doyen du restaurant tient à remercier les serveuses pour leurs petites attentions comme lui servir son café à l’extérieur par beau temps ensoleillé. Son comparse, Robert Vallière, est heureux, « ça fait différent d’être dans la maison tout le temps, on reprend notre petite routine. » Un autre habitué, Jacques Gourde, apprécie le côté social qu’offre le restaurant. « Les gens qu’on peut rencontrer ici, c’est très plaisant et valorisant. » Ce client constate les efforts pour les mesures de sécurité et dit se sentir bien. Une autre habituée, Chantal Bellavance, admet « j’avais hâte de venir, prendre mon café, mon petit déjeuner, voir les gens. C’est sûr que les gens sont distancés, mais on est quand même capable de se parler et l’hygiène est bien respectée. »

Saison touristique : Il y en aura une dans le HSF

La MRC du Haut-Saint-François se prépare pour la saison touristique 2020 en suivant de près les différentes consignes gouvernementales. Malgré l’annulation de plusieurs activités, Tourisme Haut-Saint-François travaille son offre pour attirer un maximum de touristes dans la région.

La clientèle touristique habituelle dans le HSF, c’est les Québécois, selon Isabelle Couture, intervenante à Tourisme Haut-Saint-François. Or, cette année, avec la pandémie, l’achat et le tourisme local sont mis de l’avant et l’organisme prévoit ramener le tout à son avantage. Des campagnes publicitaires seront faites pour attirer, d’abord les gens des Cantons-de-l’Est, ensuite plus largement dans la province. « Les gens vont chercher des destinations proches de chez eux, je pense qu’on serait capable de tirer notre épingle du jeu. Un avantage qu’on a, c’est qu’on a beaucoup d’attraits de plein air qui permettent très facilement la distanciation », explique Mme Couture. De plus, certaines attractions sont gratuites telles que le Marécage-des-Scots.

Presque toutes les entreprises touristiques du HSF prévoient rouvrir. « Il y en a quelques-unes qui ne pourront pas ouvrir ou qui ont choisir de ne pas le faire pour des raisons de santé ou d’insécurité », explique l’intervenante. Chaque secteur d’activité a son propre cahier de charge à respecter selon des normes particulières. Pour certaines entreprises, l’ouverture est plus difficile à envisager, principalement en raison des restrictions.

« Présentement, il y a beaucoup de demandes de l’industrie touristique pour avoir des fonds particuliers, mais pour l’instant, elles sont admissibles aux différents programmes qui sont sortis », exprime Mme Couture.
Si plusieurs bénéficient de l’aide gouvernementale, ce n’est pas le cas de tous. Certains entrepreneurs ont l’impression d’avoir été oubliés. Gérald Ostiguy, propriétaire du gîte Le Bonheur à Scotstown, n’est pas très optimiste pour cet été. D’après lui, avec toutes les restrictions, il ne pense pas pouvoir ouvrir son service d’hébergement. Selon les statistiques, dans la plupart des cas, les gîtes sont tenus par des personnes retraitées et âgées. De plus, les clients entrent dans leur maison. Cette situation les met très à risque, mais selon M. Ostiguy, s’il le fait quand même, c’est parce qu’il aime ça. Pour lui, ne pas ouvrir les gîtes va grandement affecter l’industrie touristique. « Si on sort des grandes villes, la majorité des sources d’hébergement ce sont les gîtes », explique-t-il. Des lettres ont été envoyées au gouvernement et aux deux députés, mais il se désole de n’avoir reçu aucun retour. Financièrement, c’est très angoissant aussi puisqu’à partir de juillet, il n’aura plus accès à la Prestation canadienne d’urgence (PCU). Il explique que si pour certains ça ne change rien, pour d’autres, comme les propriétaires de gîtes, c’est ce qui leur permet de survivre. Selon lui, les différentes offres du gouvernement telles que les rabais dans les attractions touristiques et les différents forfaits, bien qu’ils soient intéressants, sont adaptées aux hôtels et nuisent aux gîtes. Iain MacAulay, maire de Scotstown, est bien conscient de la difficulté des gîtes, mais reste tout de même optimiste face à l’offre touristique de la région. « On mise là-dessus pour avoir un très bel été à Scotstown avec le tourisme qui devrait rester local », exprime-t-il.

Pour prendre connaissance des différentes attractions, visitez le site tourismehsf.ca.

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Fire in a Shed in Bury : A 5th in Less Than a Month

On the night of June 12 to 13, a fire broke out in a shed behind Pope Memorial Elementary School in Bury. The fifth fire in less than a month is causing public concern.

The fire is of suspicious origin and the Sûreté du Québec (SQ) is investigating it. A fire technician inspected the scene to find the cause. The building is a total loss, but luckily no one was injured.

On May 18 a first house was destroyed by fire. Another burned down on May 28 and 30, and on May 31, it was the turn of a shed in Memorial Park.
For the moment, the SQ has not said whether these events are related, and is continuing the investigations.

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Incendie d’un cabanon à Bury : Un 5e en moins d’un mois

Dans la nuit du 12 au 13 juin, un incendie s’est déclaré dans un cabanon derrière l’école primaire Pope Memorial à Bury. Le cinquième en moins d’un mois sème l’inquiétude des citoyens.

Le feu est d’origine suspecte et la Sûreté du Québec (SQ) enquête. Un technicien en scène d’incendie a inspecté les lieux pour découvrir les causes. Le bâtiment est une perte totale, mais heureusement personne n’a été blessé.

Rappelons que le 18 mai dernier, une première maison a été la proie des flammes. Une autre a brûlé les 28 et 30 mai et le 31 mai, c’était au tour d’un cabanon dans le parc Memorial.

Pour l’instant, la SQ ne s’avance pas à relier tous ces événements et poursuit ses investigations.

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Nouvelle administration à Dudswell : Des changements qui font jaser

Quelques changements seront apportés au niveau de l’administration municipale de Dudswell. La directrice générale, Marie-Ève Gagnon et l’inspecteur en urbanisme, Simon Provençal, quittent leur poste. La municipalité mettra sur pied un comité de conseillers qui prendra en charge les entrevues.

Faisant autrefois appel à une agence de recrutement, le conseil municipal décide de faire autrement pour combler les deux postes. Selon Marianne Paré, mairesse de Dudswell, faire appel à une firme est très dispendieux. « On pense qu’on a des forces au niveau du conseil qui peut aussi bien faire la job », explique-t-elle. Cette décision ne fait toutefois pas l’unanimité auprès des citoyens. Certains n’ont pas confiance en l’expertise des conseillers pour accomplir une telle tâche et croient que la municipalité devrait, à l’instar des autres villes, faire appel à des chasseurs de têtes.
Le poste de directeur général est très exigeant selon la mairesse, qui explique en partie la raison du départ de Mme Gagnon. Cette dernière mentionne que son contrat de trois ans arrivait à la fin. « En parlant avec le conseil municipal, j’ai décidé de ne pas renouveler », exprime-t-elle, ajoutant n’avoir rien de négatif envers le conseil. Concernant le départ de M. Provençal, les raisons sont compréhensibles aux dires de la mairesse, « il fait une heure et quart de route soir et matin et là il a trouvé quelque chose à côté. Il est en fin de carrière, on peut comprendre que c’est plus avantageux pour lui. »

D’autres sujets amènent beaucoup de discussions chez les citoyens, tels que le projet de l’Église anglicane. Celle-ci appartient à la municipalité et nécessite divers travaux de restauration. Plusieurs projets ont été proposés, mais rien n’est encore décidé officiellement selon Mme Paré. Certains résidents déplorent l’absence d’informations notamment en lien avec les coûts. « On travaille encore sur le dossier, c’est une planification à long terme, c’est pas pour demain matin », explique-t-elle. « On avait annoncé qu’on avait un cadre budgétaire d’un certain montant et qu’on respecterait ça à la municipalité », ajoute-t-elle. Si toute l’information n’est pas divulguée aux citoyens, selon la mairesse, c’est « parce qu’on n’est pas préparé pour ça encore. »

Des citoyens reprochent également un manque de transparence au niveau du conseil municipal. La mairesse soutient qu’il y a plus de transparence qu’il n’y a jamais eu. « On a fait des consultations publiques, une planification stratégique, on répond à toutes les questions et on en donne plus qu’on n’en a jamais donné. »

Pour plus d’informations sur les projets en développement, les résidents peuvent visiter le site Internet de la ville au http://municipalitededudswell.ca/.

Coop La Patrie : Un don de 2 500 $ pour Moisson

La Coop La Patrie fait don d’une valeur marchande de 2 500 $ aux banques alimentaires de la région. Grâce à l’initiative De nous à vous de Sollio Groupe Coopératif, l’entreprise souhaite soutenir les citoyens pendant la crise actuelle.

« Le CA de la Coop La Patrie est conscient des problèmes pécuniaires qu’entraînent pour les familles la quarantaine imposée par la COVID-19. Dans l’optique du mouvement d’entraide coopératif, nous voulons aider l’organisme Moisson Estrie et par la bande, Moisson Haut-Saint-François qui s’y approvisionne, dans son rôle de distributeur de denrées aux familles dans le besoin », explique Steve Jacques, président de la Coop La Patrie. Le don est offert sous forme de produits provenant de producteurs locaux, d’un montant de 1 000 $ et multiplié par 2.5 par Sollio, totalisant donc 2 500 $. La valeur marchande approximative des denrées provenant de ce réseau s’élève à un total de 450 000 $.

Sollio Groupe Coopératif, auparavant La Coop fédérée, a été fondée en 1922 et fait partie des plus grandes entreprises agroalimentaires au Québec. Elle est également l’unique coopérative d’approvisionnement agricole pancanadienne et la 27e plus importante coopérative agroalimentaire au monde. Elle regroupe plus de 122 000 membres, producteurs agricoles et consommateurs.

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Fonds d’aide et de relance régionale (FARR) : La SADC dispose d’un million $

La SADC du Haut-Saint-François dispose de 1 059 701 $ pour venir en aide aux entreprises du territoire qui n’ont pu, jusqu’à maintenant, bénéficier de l’appui du gouvernement du Canada. Ce montant fait partie d’une enveloppe de 6,3 M$ provenant de Développement économique Canada (DEC) dans le cadre du Fonds d’aide et de relance régionale (FARR) pour les PME de l’Estrie.
L’aide octroyée par la SADC du HSF peut se faire sous forme de fonds de roulement pouvant aller jusqu’à 40 000 $. Elle peut également se faire sous forme de contribution financière non remboursable pour des besoins d’aide technique comme des expertises spécialisées, l’adaptation aux mesures sanitaires, le développement de plans financiers de continuité pour préparer l’avenir ou encore d’adoption des technologies pour le commerce en ligne.

Les SADC ou CAE pourront aussi réaliser ou collaborer à des initiatives de développement économique local comme des formations aux entreprises, la promotion d’achat local, des opérations de revitalisation de centre-ville et des campagnes publicitaires.

« Ces investissements sont très attendus dans le milieu et les SADC et CAE s’assureront de livrer rapidement cette aide au cours des prochaines semaines afin que nous puissions répondre aux besoins urgents de nos clientèles », d’exprimer Daniel Dumas, président de la SADC des Sources et président du Réseau des SADC et CAE. La députée Mélanie Joly, ministre du Développement économique et des Langues officielles et ministre responsable de DEC, estime que les SADC et CAE sont des services de proximité dont l’expertise et le dynamisme permettront d’aider rapidement les entrepreneurs à relever les défis liés à la COVID-19. « Ensemble, nous passerons à travers cette période difficile. Retroussons nos manches pour relancer l’économie de nos régions », complète-t-elle.

Soulignant le travail des SADC et CAE depuis 50 ans, la députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, souligne que « l’accompagnement professionnel de qualité et le financement conséquent seront plus utiles que jamais pour nos entrepreneurs touristiques, nos jeunes pousses et nos plus petites entreprises. En soutenant nos PME en cette période de pandémie, on répond aussi aux besoins de première nécessité de nos citoyens. »

Grève des employés municipaux d’Ascot Corner : Les négociations traînent en longueur

Les employés municipaux d’Ascot Corner déclenchent une première journée de grève dans l’intention de donner un «sérieux avertissement» à leur employeur. Confrontés à des blocages en table de négociation, ils espèrent, avec cette action, faire avancer les choses.

La convention collective s’est terminée le 31 décembre 2018 et depuis, le syndicat a une principale demande, soit le rattrapage salarial. « Les cols bleus ont en moyenne 2 $ de moins que les autres municipalités dans notre région », explique Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie – CCSNE. Ce dernier affirme avoir tout fait pour tenter d’éviter ce conflit, mais obtient difficilement un dialogue positif. « La grande problématique de la table de négociation, c’est la façon de négocier de l’employeur. Il est clair qu’après 18 mois, malheureusement, on fait affaire avec un employeur qui manque d’expérience dans la négociation et qui fait des erreurs majeures qui ne sont pas admissibles. Après 18 mois, ils ont amené une nouvelle demande, ça ne se fait pas ça en négociations », exprime-t-il. Selon lui, 18 mois de négociations coûtent plus cher à la municipalité en frais d’avocat que les demandes des travailleurs.

Jean-Pierre Bourgault, vice-président-trésorier de la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP-CSN), estime que les demandes qui sont sur la table ne sont pas exagérées, que c’est pour être équitable avec les autres villes. La mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse, n’est toutefois pas de cet avis. « Une moyenne de presque 9 % d’augmentation en temps de pandémie, je trouve que c’est énorme », affirme-t-elle.

Une négociation a été faite et l’employeur proposait la transformation de deux postes de salarié en cadre. M. Beaudin considère cette offre comme inacceptable. « Je pense qu’on a fait une très bonne offre, mais ils ne l’ont pas accepté. C’était une bonne proposition avec les moyens qu’on a », explique Mme Bresse.

Pour le président, les pourparlers ne sont pas terminés, « on espérait que ça puisse faire réagir et faire avancer la négociation, on va voir ce qui va se passer, mais c’est sûr qu’il y a d’autres jours de grève qui s’en viennent très prochainement. » Il tient toutefois à préciser que pendant les jours de grève, les services essentiels pour la population tels que la désinfection des aires de jeux seront maintenus. Le syndicat regroupe environ 10 employés à la ville d’Ascot Corner.

Service d’animation estivale 42 % moins d’inscriptions

Bien que le gouvernement ait autorisé l’ouverture des camps de jour cet été, la MRC du Haut-Saint-François note une diminution de 42 % d’inscriptions. Près d’une dizaine de municipalités proposent un service d’animation estivale (SAE) cette année, malgré les différentes mesures gouvernementales imposées.

En 2019, près de 750 enfants qui étaient inscrits au SAE. Cette année, moins de 450 seront présents. Ouverts de la fin juin jusqu’à la mi-août, les camps de jour devront respecter quatre directives, soit la distanciation physique, privilégier les activités extérieures, limiter les contacts physiques et mettre en place des mesures d’hygiène.

Bien que les enfants seront principalement à l’extérieur, les alternatives doivent être mises en place pour les jours de pluie. « Il faut s’assurer d’avoir assez de locaux pour l’intérieur, que chaque local est assez grand pour accueillir un groupe avec les deux mètres de distanciation », explique Isabelle Bibeau, agente de développement loisir à la MRC du HSF. Un système d’accueil sera mis en place pour les arrivées et les départs des enfants afin de limiter le plus possible les contacts inutiles.

Les camps de jour sont accessibles dans les municipalités d’Ascot Corner, Bury, Cookshire-Eaton, Dudswell, East Angus, La Patrie, St-Isidore-de-Clifton, Scotstown et Weedon. Les périodes d’inscriptions se terminaient vers la mi-juin selon les municipalités.

Prévenir les morsures de chien : Des élèves apprennent le langage canin

Les chiens, ces bêtes que l’on aime caresser, jouer, sont des animaux de compagnie agréables. Toutefois, il arrive qu’ils mordent; 51 % des morsures proviennent du chien de famille. Il y a une façon de prévenir ces désagréments. Sylvie Roy, enseignante à l’école du Parchemin (Côté Collège) et zoothérapeute, donne des ateliers aux élèves sur le langage canin.

Cette passionnée d’animaux profite de ses périodes de spécialiste pour rencontrer toutes les classes (15 groupes) de l’école afin de sensibiliser les jeunes au langage de ces bêtes. « Je l’ai offert à mes collègues et tout le monde a dit oui. Je trouvais que ça faisait différent et qu’il y avait quelque chose de pédagogique là-dedans. »
Propriétaire, entre autres, d’un lapin, d’un cochon d’Inde, d’une tourterelle rieuse et d’un chien, Mme Roy vise à amener les enfants à respecter les animaux. Le fait de passer par le chien dans le cadre d’un atelier visant à prévenir les morsures par le langage de ces bêtes est une façon d’y arriver. Les enfants ont un intérêt naturel envers les animaux, il est donc plus facile de capter leur attention, laisse-t-elle entendre. Au terme de la rencontre, l’enseignante souhaite que les jeunes sachent comment approcher un chien, le respecter et même diffuser l’information dans leur entourage, s’ils sont capables de le répéter autour d’eux.

Langage
« La majorité des chiens sont gentils, mais je n’ai pas le choix de leur dire que ça se peut qu’un chien les morde, qu’un chien les attaque, je vais leur dire qu’il n’a pas fait ça pour rien. Je ne veux pas leur faire peur, je veux juste qu’ils soient préventifs, qu’ils soient prudents. » Il est donc important de bien décoder leur langage et faire attention à la façon de les approcher. À l’aide d’affiches illustrant des chiens selon différentes postures, Mme Roy interpelle les élèves à donner leurs commentaires.

En guise d’introduction, l’intervenante souligne l’importance de comprendre l’animal. Elle mentionne, entre autres, que le chien, nouvellement arrivé à la maison, aura besoin d’une période de trois mois pour s’adapter à son environnement. De façon interactive, Mme Roy présente les différentes façons d’aborder ces bêtes, en commençant par demander la permission au maître ou la personne qui l’accompagne. L’approche vers l’animal, la façon, l’endroit où le caresser sont importants pour un contact sécuritaire. Il n’est surtout pas recommandé d’avancer la main pour caresser sur la tête, ce qui peut être interprété comme une menace par le chien.

Toujours à l’aide d’illustrations, les participants sont amenés à détecter et interpréter les différentes postures de la bête témoignant de leur humeur, soit enjouée, calme. Cet aspect sera propice à l’approche et la caresse. Ou dans le cas contraire, selon le comportement, le positionnement du chien pouvant indiquer qu’il est inquiet, stressé, apeuré, voire même terrorisé, sont des indices qu’il est préférable de ne pas s’en approcher.

Parmi les conseils de base transmis par l’enseignante, il est suggéré de ne pas approcher l’animal lorsqu’il mange, ne pas monter sur son dos, ne pas courir après la bête ou de lui tirer la queue, les oreilles et même de le réveiller lorsqu’il dort. Le jeune auditoire était tout éveillé aux propos de Mme Roy. Pendant une cinquantaine de minutes, les élèves participaient activement et répondaient aux questions de l’intervenante. Au terme de la rencontre, les enfants ont eu droit à un diplôme attestant qu’ils ont appris à comprendre le langage de l’animal, accompagné de quelques dessins de positions de chien.

Évidemment heureuse de s’adresser aux jeunes, Mme Roy rencontre également les adultes et les aînés dans le cadre d’atelier de zooanimation avec des animaux. Mentionnons qu’il est possible de se procurer gratuitement le guide pour apprendre aux parents les bases de la communication avec les chiens afin de prévenir les morsures en visitant le site fondation Humanimo. Vous y trouverez trois astuces importantes à savoir afin de prévenir les morsures, 18 observations afin de pouvoir identifier un chien calme, peureux ou en colère, 8 conseils de base à connaître pour la sécurité de votre enfant et le respect de votre chien ainsi que cinq idées d’interactions amusantes et positives entre votre enfant et votre animal.

Parc écoforestier de Johnville : Réfection du trottoir de bois

Le parc écoforestier de Johnville est toujours accessible gratuitement au public, sept jours semaine, de 8 h le matin au crépuscule. Des affiches demandant aux gens de respecter la distanciation sociale sont bien en vue. Amorcée l’année dernière, la rénovation du trottoir de bois du sentier de la tourbière sera vraisemblablement complétée avant l’automne prochain.

Le tronçon en restauration est fermé au public, mais le reste du parc demeure accessible, de mentionner Stéphane Tanguay, directeur de Nature Cantons-de-l’Est, organisme gestionnaire du site. Le projet de 134 000 $ est rendu possible grâce à la participation financière de plusieurs intervenants. Un montant de 67 000 $ provient du Programme de soutien à la mise à niveau et à l’amélioration des sentiers et des sites de pratique d’activités de plein air (PSSPA). La municipalité de Cookshire-Eaton et le CLD du Haut-Saint-François y contribuent respectivement avec 20 000 $ alors que l’Université de Sherbrooke et celle de Bishop’s complètent la mise avec 27 000 $.

Projet
La rénovation du trottoir de bois s’étend sur 1,7 km. Les travaux se font en respectant l’environnement et l’écologie du site. « On utilise la structure existante sur laquelle on redéploie une nouvelle structure portante, puis on installe un nouveau resurfaçage de planches. Tout notre bois est recyclé chez Trèd’Si. Ce sont des poteaux de téléphone recyclés ainsi que des madriers de sapin de Douglas qui nous sert de structure portante », de préciser Mathieu Dufresne, chargé de projet et membre du personnel de Nature Cantons-de-l’Est. Les intervenants aimeraient bien compléter les travaux pour la fin de l’été, mais l’échéancier est prévu pour l’automne. « Il y a potentiellement un tronçon qui pourrait être ouvert dans une boucle fermée avant la fin de l’été », d’exprimer M. Dufresne. Les travaux sont effectués à l’interne par les membres du personnel de Nature Cantons-de-l’Est, ce qui permet de réduire les coûts, d’expliquer le chargé de projet.

Les travaux s’effectuent en tout respect avec la nature. « Les plans ont été acceptés par le ministère concerné. On a proposé cette approche et ça été accepté par le ministère de l’Éducation, ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques et du Développement durable que les matériaux qui allaient être utilisés sont acceptables dans un milieu sensible et c’est le cas. Le matériau utilisé est le même qu’il y a 15 ans. On n’a pas besoin d’autorisation particulière parce qu’on n’intervient pas dans le milieu comme tel, on est seulement sur la structure existante. On est en respect des lois et règlements. Il n’y a aucun arbre qui est coupé pour ce projet-là; c’est 100 % de bois recyclé. On ne fait que du recyclage de bois, même que les quelques morceaux qu’on va devoir démanteler, on va les envoyer à l’usine de Westbury. Ils vont être revalorisés encore soit en copeaux ou en bioéthanol. Ultimement, il n’y aura pas de matériaux enfouis à la fin de ce projet-là », de mentionner avec une fierté évidente M. Dufresne.

La superficie du parc est de 216 hectares dont 172 appartiennent à l’Université Bishop’s et celle de Sherbrooke et 44 hectares à Nature Cantons-de-l’Est. Le parc offre un circuit de quatre sentiers pédestres (L’Étang, La Tourbière, L’Esker et La Faune) pour une longueur totale de 5,8 km. Quatre sentiers de ski de fond et de raquette s’ajoutent en hiver pour un total de 8,5 km. Nature Cantons-de-l’Est, qui est gestionnaire du parc, veille à l’entretien des sentiers, à organiser des activités comme des visites guidées, des soirées d’astronomie avec le Club d’astronomie, le décompte des papillons et autres. Le libre accès aux visiteurs fait en sorte qu’il est difficile d’en déterminer le nombre. Cependant, M. Tanguay parle de plusieurs milliers annuellement. Le champ d’intervention de l’organisme va plus loin que Johnville, son mandat, précise son directeur général, est de veiller à la conservation des milieux naturels. Nature Cantons-de-l’Est est donc impliqué par des projets au mont Stoke, au mont Mégantic et avec la ville de Sherbrooke dans un volet de conservation.

Nouvelle station de traitement des eaux à Johnville ouvre la porte au développement domiciliaire

C’est maintenant vrai ! Depuis quelques semaines, les travaux concernant la nouvelle station de traitement des eaux au secteur Johnville, à Cookshire-Eaton, sont en branle. La réalisation du projet de 2 M$ permettra d’augmenter la capacité de traitement des eaux. À cela, le raccordement avec une source d’eau potable située à l’intérieur du parc écoforestier réunira les conditions gagnantes permettant, à la municipalité, d’aller de l’avant avec son projet de développement domiciliaire.

Les travaux de la station de traitement des eaux ont été confiés à Entreprises G. N. P. de Victoriaville. Une aide financière de 1 M$ provient du programme PRIMEAU du MAMOT. La municipalité assume la différence par règlement d’emprunt.

Station
La station sera du type étangs aérés à parois verticales. Ce concept consiste en un énorme bassin compressant divers compartiments appliquant le principe de décantation avec bactéries. La construction d’une cabane abritant les compresseurs pour l’aération est également prévue. Lorsque le processus sera complété, l’eau propre sera déversée dans la rivière. Les nouvelles installations seront en mesure d’accueillir les développements domiciliaires potentiels.

Alimentation d’eau

Simultanément, la municipalité poursuit les démarches pour alimenter le secteur en eau potable. La source d’alimentation proviendra du parc écoforestier de Johnville. Il s’agit de l’endroit même où la municipalité de Lennoxville s’approvisionnait autrefois. Un hydrologue a effectué une étude, l’année dernière, pour s’assurer de la qualité et la quantité d’eau. On prévoit faire un forage directionnel qui se rendra jusqu’au chemin Gendron. Le coût du projet est évalué entre 350 000 $ et 400 000 $. Un montant approximatif de 160 000 $ était prévu pour le barrage et le reste sera affecté à l’aménagement de l’ancienne station et la conduite qui s’étalerait sur une distance de 1 km. Cette solution permettra d’alimenter le développement domiciliaire des secteurs de l’ancien et du nouveau Centre communautaire.

Promoteur
Mentionnons que la municipalité dispose d’une quarantaine de lots répartis dans ces deux secteurs. Bien que la décision ne soit pas encore prise, Mme Lapointe mentionne que les élus songent à mandater un promoteur immobilier pour effectuer la vente des terrains.

Projet de parc plein air à l’étang Cloutier : Les travaux sont en cours

Annoncé l’année dernière, la municipalité de Cookshire-Eaton va de l’avant avec son projet de parc plein air quatre saisons de l’étang Cloutier. L’initiative qui nécessitera un investissement de près de 200 000 $ est en cours et devrait se compléter pour l’automne prochain.

La mairesse, Sylvie Lapointe, attribue le retard à quelques formalités qui ont retardé la subvention de 115 000 $ provenant du Fonds de développement du territoire (FDT) à la MRC du Haut-Saint-François. La municipalité assumera la différence. Il s’agit d’un projet bigénérationnel quatre saisons. La municipalité fournira les infrastructures et équipements tandis que la FADOQ assumera la gestion du parc et la location de canots et kayaks, de laisser entendre Mme Lapointe.

Projet
La municipalité prévoit aménager le parc, installer des tables à pique-nique, construire un chalet quatre saisons et rafraîchir le jeu de galets. On fera également l’acquisition d’équipements comme des pédalos, des kayaks, qui seront en location au cours de la saison estivale. L’aménagement de sentiers pédestres est également prévu. En hiver, on dégagera une partie de l’étang pour y pratiquer le patin. Des vérifications ont été effectuées l’hiver dernier afin de mesurer l’épaisseur de la glace et tout indique qu’il sera possible de pratiquer ce loisir en toute sécurité.

Mentionnons que le parc est situé au bout de la rue MacDonald dans le secteur Cookshire. On y retrouvait le chalet de l’Âge d’or qui a été démoli et sera remplacé par le nouveau bâtiment. La municipalité est propriétaire du lot qui fait 80 acres de superficie dont une partie sera consacrée au développement du parc plein air quatre saisons.

Caserne d’incendie Sawyerville et Johnville : Construction et agrandissement

La caserne d’incendie de Sawyerville sera refaite à neuf alors qu’on agrandira celle de Johnville pour y ajouter une porte additionnelle. Ces deux projets nécessiteront un investissement global de 1,1 M$ pour la municipalité de Cookshire-Eaton.

C’est un secret de polichinelle que la caserne de Sawyerville est désuète depuis plusieurs années. Ce projet devrait nécessiter un investissement de 900 000 $. Selon la mairesse, Sylvie Lapointe, la caserne sera similaire à celle de Cookshire avec quatre portes et une salle de conférence. À l’intérieur, on retrouvera un camion-citerne, un camion d’incendie et un autre véhicule communément appelé cube. Les travaux de construction devraient s’amorcer l’automne prochain. Une quinzaine de pompiers volontaires sont rattachés à la caserne de Sawyerville.

Johnville
La caserne de Johnville passera de deux à trois portes. On profitera de l’occasion pour aménager l’intérieur de façon à rendre le bâtiment plus fonctionnel. Cet agrandissement s’élèvera à 200 000 $. La municipalité a procédé par règlement d’emprunt afin de réaliser les deux projets. Les travaux des casernes sont confiés à Construction Alain Morin de Windsor. Le service de sécurité incendie de l’agglomération de Cookshire-Eaton compte trois postes incendie situés à Cookshire, Sawyerville et Johnville pour desservir un territoire d’environ 572 km2. On dénombre une quarantaine de pompiers volontaires desservant Birchton, Bulwer, Cookshire, Eaton Corner, Johnville, Newport, Randboro, Saint-Mathias-de-Bonneterre et Sawyerville.

Le sentier des marais à Sawyerville complété à l’automne

Amorcé en 2017 et déjà accessible aux randonneurs, le sentier des marais à Sawyerville, réalisé par la municipalité de Cookshire-Eaton avec l’aide financière d’Hydro-Québec, la MRC du Haut-Saint-François et la complicité de Nature Cantons-de-l’Est, sera complété d’ici l’automne, assure la mairesse, Sylvie Lapointe.

Le projet de quelque 400 000 $, dont 175 000 $ investis par la municipalité, vise la protection et la mise en valeur du secteur en accordant un accès à la population aux milieux naturels se trouvant en amont du barrage. Le sentier de presque 4 kilomètres de trottoirs de bois et de terre battue est pratiquement complété. « Récemment, on a eu 90 000 $ d’un programme de la MRC pour construire une passerelle au-dessus de la rivière. On finit ce projet-là avec la passerelle qui devrait être cet automne », de préciser Mme Lapointe.

Il est possible d’accéder au sentier par trois endroits, à partir du barrage, derrière l’église ou encore à partir du Jardin Communautaire. Des panneaux d’interprétation sont installés à divers endroits du sentier, expliquant la flore et la faune. En hiver, il est possible d’y pratiquer la raquette. Rappelons que le secteur avait été identifié comme pôle de développement à l’intérieur du cadre de la stratégie de développement 2013-2033.

Notre-Dame-de-la-Paix de Johnville : L’église contrainte de fermer les portes

Malgré toutes les tentatives effectuées pour la conserver, l’église Notre-Dame-de-la-Paix de Johnville ferme définitivement. Lorsque le confinement lié à la COVID-19 sera terminé, les portes de l’endroit resteront closes, annonce la paroisse Notre-Dame-de-l’Unité avec regrets.

Les coûts de fonctionnement annuels sont estimés à 25 000 $. Or, la communauté de Notre-Dame-de-la-Paix a présentement à sa disposition moins de 10 000 $. Ce montant ne permet pas d’assurer l’entretien général du bâtiment et les travaux nécessaires à court terme. « C’est une communauté dynamique, reconnue pour son accueil. Toutefois, sans engagement de la population sur le plan financier, ni relève pastorale, nous ne pouvons conserver le bâtiment », se désole Gérard Leblanc, diacre permanent, animateur paroissial et président de l’Assemblée de fabrique de la paroisse Notre-Dame-de-l’Unité. La majorité des revenus provenait de la contribution volontaire annuelle (CVA) et des activités de regroupement. Avec la pandémie et toutes les activités suspendues, ça les met dans l’impossibilité de poursuivre, explique le diacre. Outre la problématique financière, le manque de relève est également un élément décisif, autant au niveau clérical que bénévole. Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton, se dit désolée de cette fermeture. Pour elle, une église, c’est le cœur d’un village et elle espère que quelqu’un lèvera la main avec une idée pour redonner vie au bâtiment.

Le personnel de la paroisse s’assure que la communauté demeure active. La tenue des célébrations et le parcours catéchétique des enfants et des parents se poursuivront ailleurs dans la municipalité. Selon M. Leblanc, des communications ont été faites avec la ville de Cookshire-Eaton et, possiblement, le Centre communautaire pourrait être l’endroit pour célébrer les messes et rencontres paroissiales. Pour ce qui est des mariages et des baptêmes, la décision de les célébrer dans un local revient aux autorités de l’Église. Les citoyens pourront toutefois se rendre dans les autres lieux de culte de la paroisse.

Aux dires de M. Leblanc, cette fermeture n’est pas vraiment une surprise pour les citoyens. Une rencontre a eu lieu à l’automne avec la communauté pour envisager différentes options. Dans l’idéal, il aimerait que le bâtiment ne soit pas vendu, mais utilisé par un organisme communautaire ou par la ville. Mme Lapointe explique que pour l’instant rien n’est prévu, mais le sujet sera discuté lors de la prochaine rencontre du conseil.

Construite en 1887, l’église Notre-Dame-de-la-Paix était à l’origine pour la communauté méthodiste implantée dans le secteur. Le bâtiment a été acquis en 1920 par la fabrique pour desservir les catholiques. La paroisse Notre-Dame-de-l’Unité regroupe également les communautés Sainte-Edwidge, Saint-Thomas-d’Aquin de Compton, Saint-Malo et Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie de Waterville.

Fête des semences de Sawyerville : Un record d’achalandage

Près de 325 personnes à la recherche de semences, soucieuses d’échanger avec les artisans et avides d’en apprendre davantage sur leur loisir, ont participé à la Fête des semences, tenue à Sawyerville, établissant un record de participation.

C’est dans une ambiance festive, en février dernier, que les visiteurs regroupés au sous-sol de l’église de Sawyerville à Cookshire-Eaton planifiaient leur saison 2020. L’événement organisé par le Jardin Communautaire de Sawyerville, en collaboration avec SÈME Événements, un total de 27 exposants présentaient leurs produits et 5 conférences abordant divers sujets tels que les engrais verts, la botanique de la semence, le compagnonnage avec la nature, l’effet du café selon une herboriste-thérapeute ainsi que les différentes options pour l’autonomie et les sols vivants. Un coin animé était mis à la disposition des enfants. Les cuisines collectives offraient des smoothies et l’Hôtel Ramana (Hôtel Sawyerville) a servi pas moins de 120 repas.

Chantal Bolduc, responsable du Jardin Communautaire, note une belle participation aux diverses conférences qui misaient sur une approche de développement durable. Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, participait également à l’activité. Elle a pris le temps de rencontrer les exposants et discuter avec les visiteurs.

Mme Bolduc se dit très satisfaite de l’événement. « C’est au-delà de mes espérances », lance-t-elle, tenant à remercier tous les bénévoles impliqués.

Récupérer le verre : Installation d’un conteneur à Cookshire-Eaton

Les citoyens de Cookshire-Eaton ont désormais la possibilité de disposer de leurs contenants de verre en vue de les recycler. Installé dans le stationnement de la salle Guy-Veilleux, le conteneur peut recueillir les bouteilles de vin et autres contenants de verre.

Ayant présenté l’idée il y a quelques années, le conseiller municipal, Roger Thibault, est heureux de voir le projet se concrétiser. Ce nouveau service s’autofinancera. Au départ, le conteneur devait être loué, mais voyant la popularité, la ville a décidé de s’en procurer un. « Au début, on avait fait une approche pour deux mois. Suite à ça, Roger a fait beaucoup de démarches et il a pu en avoir un à 2 800 $ », explique Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton. Une fois rempli, le conteneur sera récupéré par l’entreprise 2M Ressources. Le transport sera subventionné à 95 % et la municipalité recevra 15 $ pour chaque tonne recyclée, ce qui couvrira les frais du 5 % manquant, estime-t-on.

L’Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFEAS) tient beaucoup à ce projet. L’organisme avait d’ailleurs approché la MRC, mais n’ayant pas reçu de réponse positive, elle s’est tournée vers Cookshire-Eaton où celui-ci était déjà en branle. Mme Lapointe mentionne que ce service est offert à tous les résidents de la MRC.

Établie à Saint-Jean-sur-Richelieu depuis 1999, l’entreprise 2M Ressources se considère comme un chef de file dans le domaine de la gestion des matières résiduelles pour les entreprises. Une fois recyclé, le verre peut être transformé de plusieurs manières. Outre les bouteilles et autres contenants, l’entreprise fabrique des produits d’isolation, des agrégats utilisés dans la fabrication du béton, comme moyen de filtration ou encore d’abrasifs.

Scotstown à l’honneur

La municipalité de Scotstown a été mise à l’honneur dans la revue Châtelaine. L’article présentait les plus belles routes du Québec. Parmi les 30 destinations prisées, le village ainsi que le Marécage-des-Scots se retrouvent en tête de liste avec la région de Mégantic. Le maire, Iain MacAuley, se dit très satisfait de cette mention. « Qu’ils parlent de nous en bien comme ça, je ne peux pas être déçu. Ça donne une belle vision du village. C’est une vraie fierté pour moi », exprime-t-il.

Rachel Garber

WHITE FRAGILITY

A funny thing happened on our way to vote on a warm evening in Island Brook. As we entered the hall, someone I slightly knew greeted me with a smile. When he saw my son behind me, his smile froze.

I knew why. My son is black.
I recognized his discomfort because I’ve had many opportunities over my lifetime to see the difference between how I am treated when I am alone, white, and when I am with persons of colour, namely my son or my erstwhile husband. In cities, in rural areas, in the United States, in Canada, in other countries. In Quebec.
Now, racism is a huge topic, and it’s hard to know where to start. It is lifelong, it is life threatening, it is personal and it is systemic. (After all, it is persons who create and apply systems.) And yes, Premier Legault, it is systemic in Quebec. Perhaps not “systematic” or intentional, but certainly present in our systems of governance.

It’s easy to look across the border at flagrant hatred and violence, and to feel righteous by comparison. “But that’s an incredibly low bar,” observed Toula Drimonis on Cultmtl.com. “The cold-hard statistics reveal a different story.”

She cites the unwarranted arrests of black men, of police surveillance and violence that targets them. Indeed, a 2019 report on systemic bias in the Montreal police force found that black or indigenous persons were more than four times more likely to be stopped for a “street check” than a white person.
Drimonis also cites systemic discrimination that keeps black people from advancing into positions of authority. The flagrant lack of visible minorities in all levels of government and services. (Except, might I add, at the very lowest level, the cleaning staff, and the préposés in CHSLDs?)

“Now pay attention to the micro-aggressions black folks deal with, day in and day out; listen to their fatigue and worry and indignation.”

For white people, racism can be insidious. It’s easy not to see, until a sudden crisis. Poet Scott Woods wrote, “Yes, racism looks like hate, but hate is just one manifestation. Privilege is another. Access is another. Ignorance is another. Apathy is another. And so on.

“So while I agree with people who say no one is born racist, it remains a powerful system that we’re immediately born into. It’s like being born into air: you take it in as soon as you breathe.”
Here we come to a book entitled White Fragility: Why It’s So Hard for White People to Talk About Racism, by sociologist Robin DiAngelo. In a recent podcast, Cape Up with Jonathan Capehart of the Washington Post, she explains why white people are so often defensive about racism: We hear that we are seen as a bad person, so we need to defend our moral character.

But how can anyone be exempt from structural racism? We all have a role in perpetuating it. The bias against dark skin imbues our societal systems, and our being nice doesn’t interrupt it. “The only thing that interrupts it is strategic intentional action,” DiAngelo said.

She recommends listening to people of colour about their experiences. Speaking up at the dinner table when Uncle Bob makes a racist remark that makes you cringe. Learning that white is not the norm for humanity.

“There’s no way I don’t have a racist or white-supremacist world view,” DiAngelo said.

We all have this conditioning.
Which brings me back to that evening in Island Brook. Some weeks later, the person whose smile had frozen came to me. He said he didn’t like to think of himself as racist, but in that instant, he’d been taken aback upon seeing my son. He had spent some time reflecting on his reaction, and realized what it meant. He admitted his bias to himself, and to me. He apologized.
I will never forget his integrity and his courage. It was a moment of healing and learning. There is hope.

ARTHRITIS IN ISOLATION
Physiotherapist Myra Siminovitch offers a video-conference, Coping with Arthritis during Social Isolation, on Wednesday, June 17, at 10 to 11:30 a.m. via Zoom. It can be accessed by phone or by computer. Info and to register: Michelle Lepitre, ml@townshippers.org or leave a message at 819-566-5717. “Need help figuring out Zoom? Let us know and we’ll try to guide you through it,” says Michelle.

This session is part of the Community Health Education Program offered by the CHSSN, who describes it like this: “One in five Canadians live with arthritis, according to the Arthritis Society. Arthritis can cause pain, decrease mobility, and diminish quality of life. Learn how to manage your symptoms better and improve your functioning during these times of social isolation.”

LOOKING AHEAD
A series of virtual workshops to help prepare for the future are also offered by the CHSSN on Fridays, 10 to 11:30 a.m., during the month of June. On the 5th, living wills and mandates were discussed. Coming up are: Choosing a seniors’ residence (June 12), Estate planning (June 19), Funeral planning (June 26). The Zoom sessions can be accessed by phone or by computer. Info and to register: Michelle Lepitre, ml@townshippers.org or Marie-Lisa, mlj@townshippers.org, or leave a message at 819-566-5717.

MUSEUM CLOSED
The Eaton Corner Museum is cancelling its activities and closing its doors this season for reasons of public health safety, due to the Covid-19 pandemic.

CHURCHES
United. Written services are offered by email, mail, at the back door of Trinity United Chruch (via ramp) or at Sawyerville United Church (on freezer), or posted on Facebook: United Eaton Valley Pastoral Charge. Pastoral care: Rev. Tami, 819-452-3685. Info: 819-889-2838 (listen to the message).

Baptist. Contact Pastor Michel Houle at 819-239-8818.
Anglican. Bishop Bruce Myers offers Home Prayers on Sunday mornings at 10:30 a.m. on Facebook, and at quebec.anglican.ca (see Worship Videos). Info: 819-887-6802, or quebec.anglican.ca.
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email rawrites@yahoo.com by June 12 for publication June 23 and by June 29 for July 8.

Marché de la petite école de Lingwick : Une première réussie

Le marché de la petite école de Lingwick a connu un bel achalandage pour sa première soirée de la saison. L’organisation permettait aux exposants et aux visiteurs de circuler en sécurité dans le respect de la distanciation sociale.

Légumes frais, viande de sanglier, produits fumés, boulangerie ancestrale, thés, produits d’érable, huiles essentielles et artisanat local, les citoyens profiteront d’une belle variété cet été.

Dominique Pelchat, responsable de l’événement, affirme avoir une belle réponse de la part des producteurs et artisans. Certains seront présents toute la saison et d’autres s’ajouteront de façon temporaire afin d’avoir une plus grande diversité.

Les kiosques étaient installés sous des structures permanentes couvertes et aérées pour que le marché soit accessible beau temps, mauvais temps. La circulation se fait à sens unique afin de faciliter la distanciation sociale.

Dû à la situation actuelle, le pub, la restauration et les aires de pique-nique reviendront l’année prochaine.

Rappelons que le marché public de Dudswell ouvrira dès le 27 juin et celui de Sawyerville accueillera les visiteurs à partir du 4 juillet.

©2020 Journal Le Haut-Saint-François