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Notre-Dame-de-la-Paix de Johnville : L’église contrainte de fermer les portes

Malgré toutes les tentatives effectuées pour la conserver, l’église Notre-Dame-de-la-Paix de Johnville ferme définitivement. Lorsque le confinement lié à la COVID-19 sera terminé, les portes de l’endroit resteront closes, annonce la paroisse Notre-Dame-de-l’Unité avec regrets.

Les coûts de fonctionnement annuels sont estimés à 25 000 $. Or, la communauté de Notre-Dame-de-la-Paix a présentement à sa disposition moins de 10 000 $. Ce montant ne permet pas d’assurer l’entretien général du bâtiment et les travaux nécessaires à court terme. « C’est une communauté dynamique, reconnue pour son accueil. Toutefois, sans engagement de la population sur le plan financier, ni relève pastorale, nous ne pouvons conserver le bâtiment », se désole Gérard Leblanc, diacre permanent, animateur paroissial et président de l’Assemblée de fabrique de la paroisse Notre-Dame-de-l’Unité. La majorité des revenus provenait de la contribution volontaire annuelle (CVA) et des activités de regroupement. Avec la pandémie et toutes les activités suspendues, ça les met dans l’impossibilité de poursuivre, explique le diacre. Outre la problématique financière, le manque de relève est également un élément décisif, autant au niveau clérical que bénévole. Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton, se dit désolée de cette fermeture. Pour elle, une église, c’est le cœur d’un village et elle espère que quelqu’un lèvera la main avec une idée pour redonner vie au bâtiment.

Le personnel de la paroisse s’assure que la communauté demeure active. La tenue des célébrations et le parcours catéchétique des enfants et des parents se poursuivront ailleurs dans la municipalité. Selon M. Leblanc, des communications ont été faites avec la ville de Cookshire-Eaton et, possiblement, le Centre communautaire pourrait être l’endroit pour célébrer les messes et rencontres paroissiales. Pour ce qui est des mariages et des baptêmes, la décision de les célébrer dans un local revient aux autorités de l’Église. Les citoyens pourront toutefois se rendre dans les autres lieux de culte de la paroisse.

Aux dires de M. Leblanc, cette fermeture n’est pas vraiment une surprise pour les citoyens. Une rencontre a eu lieu à l’automne avec la communauté pour envisager différentes options. Dans l’idéal, il aimerait que le bâtiment ne soit pas vendu, mais utilisé par un organisme communautaire ou par la ville. Mme Lapointe explique que pour l’instant rien n’est prévu, mais le sujet sera discuté lors de la prochaine rencontre du conseil.

Construite en 1887, l’église Notre-Dame-de-la-Paix était à l’origine pour la communauté méthodiste implantée dans le secteur. Le bâtiment a été acquis en 1920 par la fabrique pour desservir les catholiques. La paroisse Notre-Dame-de-l’Unité regroupe également les communautés Sainte-Edwidge, Saint-Thomas-d’Aquin de Compton, Saint-Malo et Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie de Waterville.

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