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Agrandissement du site d’enfouissement à Bury : Plusieurs craintes et une confiance mitigée

L’ensemble des intervenants ont manifesté plusieurs craintes quant aux mesures d’atténuation concernant l’agrandissement du site d’enfouissement à Bury.

Le projet d’agrandissement du lieu d’enfouissement technique (LET) exploité par Valoris, à Bury, suscite bien des craintes et de la méfiance de l’ensemble des 11 personnes et organismes, qui ont déposé un mémoire au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, lors de la deuxième partie de la commission d’enquête tenue au début du mois.
Tous avaient des motifs d’être craintifs envers les engagements de Valoris. Le Conseil régional en environnement de l’Estrie et le Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets voient le projet comme un mal nécessaire qui doit être réglementé et surveillé de près. D’ailleurs, on y propose une foule de recommandations.
Réticence
Pour les instances agricoles comme l’UPA de l’Estrie et le Syndicat local de l’UPA du Haut-Saint-François, la confiance n’y est tout simplement pas et on craint pour l’avenir des terres agricoles. Ce sentiment est également partagé par les citoyens qui ont déposé un mémoire.
Les deux organismes de l’UPA ont présenté conjointement un mémoire dans lequel ils font part de leurs inquiétudes communes. On y rappelle que le Syndicat local de l’UPA du Haut-Saint-François représente 844 producteurs agricoles, soit 492 entreprises agricoles pour des revenus annuels d’environ 86 M$ et 446 producteurs forestiers pour un actif qui génère des revenus annuels de 9 M$. Dans un rayon de 3,5 km du lieu d’enfouissement technique de Bury, on compte une dizaine de producteurs agricoles. Les principales productions sont des fermes laitières et des fermes de bovins de boucherie. « À l’échelle de la province comme à l’échelle régionale, c’est un constat d’échec quant à la réduction des déchets. À Bury, c’est le territoire agricole qui va en faire les frais avec des pertes de superficies. » Les producteurs sont inquiets quant à une potentielle contamination des eaux souterraines. On craint également que l’écoulement des eaux de surface dans le secteur puisse avoir un impact négatif sur le régime hydrique des deux ruisseaux qui sont situés à proximité du LET soit les ruisseaux Bégin et Bury. Ils expriment aussi leurs inquiétudes quant à de possibles contaminations des cours d’eau (ruisseau Bégin et rivière Saint-François) par des eaux de lixiviat traitées non adéquatement. Ils appuient leurs craintes sur le fait que Valoris a été condamné en 2020 pour des rejets de substances nocives compromettant la vie des poissons entre 2014 et 2016. À cela s’ajoute la problématique des goélands. « Les goélands viennent dans les champs et sont particulièrement présents lors des récoltes et entraînent des problématiques de salubrité dans les fourrages et les céréales qui peuvent potentiellement nuire au bétail. » On reconnaît que Valoris fait des efforts, mais cela s’avère insuffisant et ne fait que déplacer le problème des goélands vers d’autres terres agricoles. Même s’ils ne sont pas situés dans la direction des vents dominants, les producteurs mentionnent sentir des odeurs nauséabondes à l’occasion. Les syndicats agricoles demandent donc au BAPE que les mesures de protection requises soient en place et qu’un suivi rigoureux de celles-ci soit exigé pour éviter les problématiques post-agrandissement.
Une menace
Copropriétaire d’une ferme laitière de troisième génération à Bury, Lynne Martel-Bégin se présente à titre personnel et comme porte-parole d’un regroupement de sept autres producteurs agricoles du secteur. Tous se prononcent contre le projet d’agrandissement qui constitue, selon eux, une menace sur la qualité de l’eau et par conséquent sur leurs terres agricoles. « Si l’eau souterraine est contaminée, c’est la fin de nos entreprises », insiste Mme Martel-Bégin. D’ailleurs, elle dénonce la situation du ruisseau Bégin et des rejets de lixiviat qui traverse les terres de sa propriété. Elle rappelle que Valoris a été condamné en 2020 à payer une amende de 500 000 $ pour le déversement de lixiviat dans ce ruisseau. « En 2010, déplore-t-elle, avec la création de la Régie et son plan d’affaires, on nous promettait une réduction de l’enfouissement et une valorisation de plus ou moins 60 % du tonnage et la construction d’un centre de tri pour valoriser. Malheureusement, l’état réel du projet est bien différent. Si on avait fait tout ce qui avait été dit, on ne se retrouverait pas aujourd’hui avec un LET et ses cellules pleines. À la lumière de ce qui s’est passé, vous comprendrez que nous sommes inquiets et méfiants. En conséquence, nous nous opposons à ce projet, car cela pourrait mettre en péril nos entreprises, s’il y a plus d’eau potable. »
Voisinage
M. Cédric Bourgeois, qui a pris la parole au nom de son père résidant dans le voisinage du LET depuis plus de 40 ans, a partagé des enjeux comme la diminution des valeurs des propriétés, la pollution visuelle, la problématique d’odeurs, le bruit et respect de l’environnement. Il propose que Valoris s’engage dans une démarche formelle de médiation pour s’assurer d’une’intégration harmonieuse avec le paysage, que la problématique des odeurs soit considérée dans une problématique de cohabitation et de droit québécois et canadien à vivre dans un environnement sans nuisance et non dans une perspective réglementaire. Il propose également un mécanisme statutaire de partage des revenus avec la municipalité de Bury. M. Bourgeois est d’avis que le projet devrait être autorisé pour une période maximale de 10 ans « pour ne pas lui donner, à Valoris, un droit acquis à polluer l’environnement. »
Propriétaires d’une demeure dans le secteur depuis une dizaine d’années, Nicole Cadieux et Gilles Turcotte ont participé aux rencontres de consultation citoyennes organisées par les responsables de Valoris. « Nous y avons été bien informés, nous avons pris connaissance de leurs ambitions louables de valoriser les matières résiduelles afin de réduire l’enfouissement et de toutes les mesures qu’ils veulent prendre pour protéger l’environnement. Mais nous n’avons pas été convaincus. Qui veut d’un immense site de déchets près de chez soi ? » Le couple demande au BAPE de bien analyser les conséquences de cet immense projet quant aux voisins incommodés par les odeurs, les montagnes de déchets visibles, la baisse de la valeur des propriétés, les risques pour la nappe phréatique et le ruisseau, le déboisement et le milieu humide affecté.
Citoyens
Monique Scholz, citoyenne de Hampden, lance un cri d’alerte à toute la population qu’elle invite à multiplier les efforts pour réduire à la source et détourner le maximum de matières de l’enfouissement. « Les cellules du LET ont enfoui bien plus que ce pourquoi elles sont conçues. Les conséquences sont que le site s’est rempli trop rapidement, on a écourté sa durée de vie. C’est inacceptable qu’en 2021, 40 % de ce qui est enfoui dans une cellule de LET pourrait être composté à la place. » Mme Scholz croit qu’il est nécessaire d’améliorer le tri en amont « pour que Valoris ne reçoive pas des putrescibles avec les bacs noirs. On devrait rendre les bacs bruns obligatoires pour tous. » Mme Scholz dit sympathiser avec les voisins du site d’enfouissement et croit qu’une expropriation ou dédommagement financier serait approprié.
Martin Gagnon, consultant en environnement, rappelle qu’à l’époque, l’idée d’inclure un centre de tri à même le lieu d’enfouissement était bonne et l’est toujours, dans la mesure qu’on puisse remettre en marche les différentes lignes de tri. Faire appel au secteur privé pour valoriser les ressources et leur donner une valeur ajoutée serait également une bonne façon de faire. Il manque très peu de choses pour rendre le site efficace, estime M. Gagnon. Il souhaite également que les municipalités mettent en place des programmes de sensibilisation et formation auprès de la population pour l’inciter à réduire à la source les déchets et mieux trier les résidus.
Waban-Aki
Au total, 11 mémoires ont été déposés dont celui du Grand conseil de la Nation Waban-Aki, déplorant que la nation n’ait pas été consultée depuis le dépôt du projet en 2016 et l’étude d’impact en 2020. « On ne retrouve aucune information sur la Nation dans l’étude d’impact ni dans les documents gouvernementaux. Pourtant, le projet est situé au cœur du Ndakina (territoire de la Nation) et des W8banakiak pratiquent des activités traditionnelles en Estrie. De même, on retrouve plusieurs sites archéologiques dans la région. »
L’audience publique de la commission d’enquête s’est complétée au terme de la soirée du 12 avril dernier. La commission, qui a uniquement un pouvoir de recommandation, rappelle la présidente, Marie-Hélène Gauthier, a jusqu’à la mi-juillet pour déposer son rapport au ministre de l’Environnement, Benoit Charrette. Celui-ci disposera de 15 jours pour le rendre public. La décision d’autoriser ou non l’agrandissement reviendra au conseil des ministres.

La ministre Bibeau

Programme Nouveaux Horizons : 179 211 $ pour les aînés du Haut

Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire.

Pas moins de 179 211 $ sont versés à 11 organismes et municipalités de la MRC du Haut-Saint-François afin de soutenir des projets ciblant les aînés grâce au programme Nouveaux Horizons. Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, en a fait l’annonce lors d’une conférence de presse virtuelle.

Au total, c’est près de 327 000 $ qui seront partagés par 20 organismes de la circonscription de Compton-Stanstead. Pour le Haut-Saint-François, quatre municipalités et sept organismes communautaires ont reçu une subvention pour améliorer ou créer de nouvelles offres aux aînés de la région. La municipalité de La Patrie reçoit 25 000 $ pour la réfection de sa salle municipale, 24 730 $ sont versés à la ville de Scotstown, le centre communautaire de Weedon bénéficie d’une somme de 22 159 $ pour le rajeunissement et l’entretien des planchers, 21 737 $ est remis au Centre d’action bénévole (CAB) pour le programme Aînés valorisés et le Cercle des Fermières La Patrie se voit remettre 20 629 $. « Le Cercle des Fermières La Patrie favorise l’échange entre les femmes de toutes générations, le partage des connaissances et l’autonomie des aînées avec des ateliers d’informatique et des activités de tissage et de tricot, de couture et de cuisine. Dans une région éloignée comme la nôtre, ce lieu est essentiel pour briser l’isolement et favoriser le soutien entre les femmes. Cette aide financière salutaire va changer la réalité quotidienne de beaucoup d’entre elles. C’est une bénédiction, surtout en ce temps de pandémie », exprime Marie-Anne Spooner-Prévost, présidente du Cercle des Fermières La Patrie. La municipalité d’Ascot Corner pourra, pour sa part, changer toutes les chaises de la salle communautaire grâce à la somme de 20 155 $. « Ça va être des chaises qui sont pliables, sur un rack qui roule, donc faciles à déplacer », explique la mairesse, Nathalie Bresse, ajoutant prévoir également l’achat d’un projecteur pour les conférences aux membres de la FADOQ. Le Cercle d’amitié d’East Angus reçoit 19 699 $ pour son projet Brancher la communauté, 11 374 $ sont remis à Loisirs Hampden-Scotstown pour le programme Tisse-tissons et tricotez et l’AFEAS de Dudswell bénéficie de 6 654 $ pour le projet Virtuellement vôtre. Les Cuisines Collectives reçoivent pour leur part 5 000 $ pour le projet Boîte à lunch et accompagnement aux aînés. « Ce financement va nous permettre d’offrir gratuitement des boîtes d’ingrédients avec recettes savoureuses aux aîné(e)s du Haut-Saint-François. Nous allons ainsi favoriser l’autonomie alimentaire, les saines habitudes de vie et briser l’isolement social que vivent plusieurs de ces personnes en temps de pandémie », explique Guillaume Loiselle-Boudreau, directeur des Cuisines Collectives du Haut-Saint-François. Finalement, l’AFEAS de Cookshire-
Eaton reçoit 2 074 $.

Le programme Nouveaux Horizons a bénéficié de bonifications permettant de doubler le nombre de projets s’adressant aux aînés en milieu rural et de financer un plus grand nombre de projets ciblant les aînés vulnérables. « C’est des projets qui sont développés par et pour les aînés. Ça offre des subventions qui peuvent aller jusqu’à 30 000 $ pour des projets qui vont contribuer entre autres au bénévolat, à du mentorat, à l’engagement des aînés au cœur de nos communautés », explique Mme Bibeau. Cette année, c’est plus de 3 000 projets qui sont financés à travers le Canada avec, au total, une contribution fédérale de 60,8 M$.

Opinion du lecteur

Montée de lait, patience et longueur de temps

Avez-vous déjà essayé de joindre au téléphone, le secrétaire général des Nations-Unies, Sa Majesté Élizabeth II, le Dalaï-Lama ou Sa Sainteté le pape François ?

Si ça vous tente d’essayer, je vous suggère de vous pratiquer d’abord. Vous économiserez ainsi plusieurs frais d’interurbains.
Pour ce faire, essayez simplement de joindre au téléphone un médecin du Centre local de services communautaires (CLSC) à Weedon.
Après avoir signalé, resignalé et re-re-resignalé le(s) même(s) numéro(s) pour vous faire dire par une «machine à répondre» de «rappeler plus tard», l’organisation du travail en place fera en sorte que vous finirez sans doute par réussir à parler à quelqu’un, mais pas au médecin, bien entendu. Malgré la douleur, malgré la requête d’un spécialiste qui vous a suggéré de parler à votre médecin de famille le plus tôt possible, peine perdue ! Vous réussirez sans doute tout au plus à obtenir un rendez-vous dans quelques jours, si vous êtes chanceux, plus probablement dans une semaine ou plus tard… malgré l’urgence et la requête du spécialiste.

Paradoxalement, à peu près à la même période et pendant un temps relativement court d’environ quatre semaines, un simple commun des mortels que je connais bien a senti récemment le besoin de parler au téléphone à trois spécialistes et à deux infirmières-pivots du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS). Tous les cinq lui ont retourné ses appels dans un délai variant de quelques heures à moins de quarante-huit (48) heures…

Trouvez l’erreur !
Claude-Gilles Gagné, Weedon

Eugène Gagné maire de Weedon

Écocentre permanent à Weedon : Mésentente entre la ville et le promoteur

Le maire de Weedon, Eugène Gagné, mentionne que le projet de M. Bouchard sera revu l’automne prochain.

La municipalité de Weedon annonçait, lors d’une récente rencontre du conseil municipal, la mise en place d’un écocentre permanent l’été prochain. Cette nouvelle est loin de réjouir l’entrepreneur Dave Bouchard qui, avec l’ancien maire, travaillait à un partenariat public privé pour un écocentre sur son terrain. La mésentente s’est grandement fait sentir sur les réseaux sociaux où le promoteur exprimait son mécontentement.
Depuis plusieurs mois, M. Bouchard préparait son projet d’écocentre permanent sur son terrain de la route 112 (secteur Saint-Gérard) en collaboration avec les municipalités de Weedon, Stratford et Garthby-Beaulac. Or, avec cette annonce, il a l’impression de s’être fait voler son idée. « J’aurais beaucoup aimé mettre à contribution mes compétences et mon savoir-faire, offrir aux citoyens le meilleur service possible dans un espace fonctionnel, un environnement sécuritaire et un endroit stratégique pour la récupération des matières », explique-t-il dans sa publication sur Facebook. Le maire de Weedon, Eugène Gagné, affirme que l’idée de M. Bouchard n’est pas complètement mise de côté et qu’elle doit être revue à l’automne. Selon lui, il était clair que ce projet n’allait pas se concrétiser cette année. « Pour 2021, on ne voulait pas laisser les citoyens en plan, on a décidé de faire un écocentre permanent pour cet été. À la fin de l’été, on va regarder son projet », mentionne-t-il. C’est lors du conseil de mars dernier que les élus annonçaient son retrait du mouvement J’y participe et la mise en place d’un écocentre permanent. M. Gagné affirme avoir contacté M. Bouchard le soir même pour lui faire part de la décision, ce à quoi il aurait répondu que ce n’était pas grave puisqu’il avait d’autres projets.
Selon le maire, les chiffres donnés par le promoteur n’ont pas de base solide. « Nous croyons primordial d’informer la population que l’importante contribution financière exigée pour la levée de ce projet demande une réflexion et une analyse plus approfondies », expliquait le maire lors d’un communiqué publié sur les réseaux sociaux. De son côté, le promoteur affirme n’avoir jamais demandé d’argent pour la levée de son projet et qu’il assumait tous les investissements relatifs à l’implantation. « Mais M. Bouchard est allé garantir 1800 visites à 35 $ par année pour un contrat de cinq ans. Ça méritait, je pense, une étude plus approfondie que de faire ça sur le coin d’une table », exprime M. Gagné. Ce projet, impliquant trois municipalités, le maire préfère attendre d’avoir les résolutions d’engagements des deux autres villes avant de réévaluer le projet. « Si jamais on va de l’avant avec le projet de M. Bouchard, on va s’assurer que les citoyens vont en avoir pour leur argent, que ce ne sera pas fait sur l’émotivité », ajoute-t-il.

La municipalité prévoit un budget de 15 000 $ pour la mise en place de son écocentre permanent. « On a fait des économies ailleurs. On a économisé 10 000 $ du mouvement J’y participe et on va économiser trois écocentres mobiles à 5 000 $. On est rendu à 25 000 $ », explique M. Gagné. Situé sur Ferry Road, l’écocentre sera ouvert tous les samedis de 8 h à 12 h, du 22 mai au 9 octobre.

Bury rue Main

Un individu bruyant à Bury : Des voisines demandent à la municipalité d’intervenir

L’accumulation de véhicules, le bruit des réparations mécanique et l’achalandage incommodent les voisines qui demandent à la municipalité d’intervenir et de faire respecter la réglementation municipale.

Deux voisines de la rue Main à Bury sont exaspérées de leur voisin, situé en retrait entre leurs résidences. Selon elles, ce dernier effectuerait la vente, l’entretien automobile et causerait du bruit en plus de provoquer un achalandage dans une zone qui ne permet pas ce genre d’activité.
Les propriétaires, Nancy Desbiens et Beverly Gray, ont adressé plusieurs plaintes auprès de la municipalité pour ces activités qui affectent leur quiétude. Elles s’interrogent sur la volonté de la municipalité à régler, ce qu’elles estiment être un problème. Le maire de Bury, Walter Dougherty, insiste « On a pris la chose au sérieux. Ce n’est pas vrai qu’on n’a rien fait. On a envoyé deux avis. »

La résidence qui cause litige est la propriété de Diane Veilleux. La demeure serait en location à un individu qui effectuerait le genre de commerce dont se plaignent les voisines. Selon les plaignantes, le locataire serait actif principalement les fins de semaine. « À partir du vendredi, les autos s’entassent, le monde vient essayer les autos, c’est bruyant. » Comme l’Hôtel de Ville est fermé les fins de semaine, il est difficile pour les autorités municipales de constater sur place, d’exprimer les dames. Elles ajoutent que la cour restreinte du locataire fait en sorte qu’il empiéterait une partie du terrain de Mme Gray, causant des dommages particulièrement en période de dégel printanier.

Mme Gray, qui a fait l’acquisition de la résidence, juste à côté du locateur, s’apprête à emménager dans sa nouvelle maison. « Moi, je déménage et je ne veux pas rester à côté d’un garage, une vente d’autos et avoir du va-et-vient ou quoi que ce soit. Sa cour est pleine, il passe sur mon gazon, il brise mon gazon. On revient ici à Bury pour avoir la paix. » L’entrée du locataire se retrouve entre les deux résidences, mais la forme du terrain fait comme un « L », se retrouvant en partie derrière la résidence de Mme Gray. Cette dernière a installé des piquets pour démarquer les limites de son terrain.
Mme Desbiens demeure à Bury depuis cinq ans. Elle constate également les activités de son voisin, arrivé l’été dernier. Elle dit avoir adressé au moins quatre plaintes auprès de la municipalité. Elle se plaint du va-et-vient de gens qui viennent voir et essayer des véhicules d’occasion. Elle ajoute être victime d’intimidation dans le sens où l’hiver, le voisin empiéterait dans sa cour avec ses véhicules. « On ne se sent pas en sécurité, pas du tout. Il y a toujours plein de monde, de gens qui viennent voir ces autos-là. » Mme Desbiens mentionne avoir porté plainte auprès de la Sûreté du Québec, et ce particulièrement en période de confinement. Les policiers auraient donné un avertissement, explique-t-elle. « On vient ici pour avoir la paix. La municipalité ne nous aide pas. On a menacé de ne pas payer nos taxes. On est sur le bord de penser à vendre », laisse-t-elle tomber en signe de dépit. Le maire Dougherty affirme que la municipalité est active dans le dossier. Il confirme que le secteur est résidentiel, donc ne permet pas ce genre de pratique. « On a donné un avertissement », précise-t-il. La municipalité est allée plus loin en adressant deux avis d’infraction en vertu du règlement 414-2019 Règlement relatif aux nuisances et régissant certaines activités économiques. Cependant, le maire n’était pas en mesure de préciser s’il y avait plusieurs articles en faute. Les avis, explique-t-il, sont adressés par courrier recommandé et le destinataire dispose de 15 jours, sinon l’avis est retourné à l’expéditeur. Ayant obtenu le retour du premier avis, la municipalité en a adressé un second. Au moment d’écrire ces lignes, la semaine dernière, la municipalité n’avait pas reçu de retour de l’avis.
Étapes
Dans l’hypothèse où l’avis serait retourné à la municipalité, le maire mentionne qu’elle se tournera vers la cour municipale. La responsabilité revient à l’inspecteur municipal de monter le dossier et le déposer en Cour municipale. Le procureur établira s’il y a matière à poursuite et établira le constat d’infraction qui sera transmis à la défenderesse. Elle disposera de 30 jours pour contester et demander un procès devant la cour municipale ou acquitter le montant de l’infraction et reconnaître sa culpabilité. Mentionnons que le dossier peut contenir plusieurs constats d’infraction en lien avec les articles retenus.

Malheureusement, le journal a tenté de joindre la propriétaire de la résidence en question, Diane Veilleux. Nous n’avions reçu aucun retour d’appel au moment d’écrire ces lignes.

Marché public de Lignwick

Saison estivale dans le Haut-Saint-François : Les marchés publics s’installent

La saison estivale approche et différentes municipalités du Haut-Saint-François préparent la mise en place des marchés publics. Débutant, pour la plupart, en juin, certaines nouveautés sont au rendez-vous et les mesures sanitaires gouvernementales seront de mises.
Dudswell
Tous les samedis du 26 juin au 18 septembre, de 9 h à 12 h, les citoyens de Dudswell pourront visiter producteurs et marchands au parc patrimonial situé en face de l’Hôtel de Ville, au 167 rue Main. Pour une deuxième année, les visiteurs auront l’occasion de se procurer des produits maraîchers, de boulangerie, des fromages, de la viande, des produits en vrac et bien plus encore. Cette année, l’équipe d’organisateurs annonce la mise en place d’un tout nouveau site web afin d’informer la population sur les producteurs présents. Pour plus d’informations, visitez la page Facebook du Marché public de Dudswell.
Lingwick
Le Marché de la petite école de Lingwick se déroulera les vendredis du 1er juin au 10 septembre de 16 h à 19 h. Divers producteurs et artisans seront sur place pour proposer leurs produits. De plus, avec la mise en place d’un four à pain traditionnel en 2020, les citoyens pourront déguster de la pizza cuite sur place par des jeunes. Cette opportunité est mise en place grâce à un projet d’entrepreneuriat jeunesse qui permettra à une dizaine de jeunes de créer leur premier emploi. Le marché aura lieu au 66, route 108 à Lingwick. Des informations supplémentaires seront disponibles sur la page Facebook du Marché de la petite école.
Sawyerville
Le Jardin Communautaire de Sawyerville accueillera les visiteurs à son marché public tous les samedis de 10 h 30 à 13 h, à partir du 3 juillet jusqu’au 25 septembre. En nouveauté cette année, une structure permanente y sera installée pour les producteurs et marchands. « Cette structure va réduire le nombre de tentes à monter au marché et une meilleure protection contre les éléments (naturels) », explique Sammuel Tanguay, un des organisateurs du marché. De plus, comme les années précédentes, de la pizza cuite sur four à pain ancestral sera disponible pour les visiteurs. D’autres informations sont disponibles sur la page Facebook Marché villageois de Sawyerville.
Les municipalités de La Patrie et Westbury préparent leur marché public; toutefois, au moment d’écrire ces lignes, les informations n’étaient pas disponibles.
La municipalité de Weedon n’en prévoit pas cette année. Le directeur général, Gaétan Perron, affirme être présentement en discussion avec un promoteur pour en avoir un dès 2022.

Vaccination à East Angus

Campagne de vaccination en Estrie : Plus du quart de la population estrienne vaccinée

La campagne de vaccination poursuit son cours dans le Haut-Saint-François.

La campagne de vaccination contre la COVID-19 suit son cours et plus du quart de la population estrienne a reçu une première dose, dont 25,5 % pour le Haut-Saint-François. Malgré une augmentation de la moyenne du nombre de cas quotidien, la région demeure en zone orange.
Alors que les deuxièmes doses de vaccination débutent, dans le Haut-Saint-François, 84,6 % des plus de 80 ans, 80,7 % des personnes entre 70 et 79 ans, 45,3 % de ceux entre 60 et 69 ans et 12 % de 16 à 59 ans ont reçu leur première dose. D’ici le 8 mai, tous les résidents des CHSLD devraient recevoir leur deuxième dose. Les citoyens 45 ans et plus désirant recevoir le vaccin AstraZeneca peuvent maintenant prendre rendez-vous. Le directeur de la Santé publique en Estrie, Alain Poirier, annonçait que la région recevrait 6000 doses supplémentaires de ce vaccin, totalisant le nombre possible de rendez-vous à 12 000. De plus, des doses supplémentaires de Pfizer devraient arriver au cours des prochaines semaines. Dr Poirier assure que la vaccination va bon train et prévoit rattraper la moyenne québécoise rapidement.

En début de semaine, l’Estrie connaissait, en moyenne, une hausse de cas quotidienne de 50 et demeure donc sous haute surveillance de la santé publique. M. Poirier tient à rappeler l’importance de se faire dépister au moindre symptôme, ainsi que l’importance du port du masque à l’intérieur et à l’extérieur pour les personnes ne résidant pas à la même adresse. Il précise toutefois que si les gens ne s’approchent jamais à moins de deux mètres à l’extérieur, par exemple, assis à distance dans un parc, ils ne sont pas obligés de porter le masque. Bien qu’étant surveillée de près par la Santé publique, l’Estrie ne prévoit aucune mesure additionnelle.

actualite

Caisse Desjardins du Haut-Saint-François : 1 179 854 $ en ristournes aux membres et la collectivité

Les membres de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François se partageront une ristourne de 1 179 854 $. La décision s’est prise au terme d’un vote suivant l’assemblée générale annuelle se tenant le 13 avril dernier.
De cette somme, 135 416 $ seront distribués sous forme de ristournes à la collectivité. « La Caisse sera ainsi en mesure d’appuyer des projets porteurs pour le milieu. Je tiens à remercier nos membres qui, grâce à leur confiance, nous permettent de contribuer au mieux-être économique et social des personnes et des collectivités », mentionne Rémi Vachon, président de la Caisse du HSF.

Selon les résultats de l’exercice 2020, la Caisse affiche des revenus d’exploitation de 4,53 M$, soit une baisse de 6,8 % comparativement à 2019. Cette diminution s’explique par les provisions pour perte sur prêts. Son volume d’affaires a quant à lui augmenté de 9,6 % pour atteindre 1,25 G$. Les excédents avant ristournes aux membres atteignent 7,8 M$, soit une croissance de 24 %.

Avec ces sommes, les dirigeants de la Caisse ont retourné 87 911 $ aux membres et à la collectivité sous forme de commandites et de dons ainsi que par l’entremise de son Fonds d’aide au développement du milieu. À la suite du vote des membres, quatre postes au conseil d’administration ont été comblés par Jean Bellehumeur, Lynne Martel-Bégin, Mélissa Morin et Francine Turmel.

Comme plusieurs, la Caisse du Haut-Saint-François a été affectée par la pandémie de la COVID-19 en 2020. L’obligation des mesures sanitaires gouvernementales a apporté son lot d’ajustements pour les employés et les membres. Toutefois, considérant que l’institution financière réagit au marché, l’impact s’est avéré plutôt positif, estime Daniel Lamoureux, directeur général de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François.

Manifestation enseignants de l'Estrie

Les enseignants sortent dans la rue

L’ensemble des enseignants et enseignantes de l’école Saint-Camille à Cookshire se retrouvaient sur la ligne de piquetage au matin du 14 avril dernier.

À l’instar des autres centres de services scolaires de la région de Sherbrooke, les enseignants du CSS du Haut-Saint-François ont participé à la grève qui s’est terminée à 9 h 30, le 14 avril dernier. L’objectif était de faire avancer les discussions qui n’ont pas donné de résultats satisfaisants aux tables de négociations, peut-on lire dans un communiqué du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie-CSQ (SEE-CSQ).

« Les enseignants, exaspérés, épuisés et à bout de ressources, veulent exprimer leur ras-le-bol, mais ils ont voulu limiter les conséquences sur les élèves, tout en faisant pression sur les administrations scolaires. Nous voulons maintenant que le gouvernement entende le cri du cœur des enseignantes et des enseignants. Ils ont besoin d’une démonstration claire qu’il les soutient et les reconnaît dans leur tâche, parce qu’ils n’en peuvent plus de tenir l’école à bout de bras. Il faut que le gouvernement passe de la parole aux actes » a fait savoir par voie de communiqué de presse Richard Bergevin, président du SEE-CSQ.

« On est à bout, on donne beaucoup, on est essoufflé et en temps de pandémie, on nous en demande toujours plus, on doit s’adapter rapidement, on a appris de nouvelles technologies en deux, trois mois », d’exprimer Marie-Claude Audet, enseignante de 3e et 4e année à l’école Saint-Camille de Cookshire. L’enseignante ajoute que la charge de travail s’est alourdie au fil des années et que les enseignants ne sont pas reconnus à leur juste valeur par le gouvernement.

Écoconception et produits écoresponsables

50e anniversaire du Jour de la Terre : Quatre municipalités, 200 arbres

En collaboration avec les Cuisines Collectives du Haut-Saint-François, les municipalités de Dudswell, East Angus, La Patrie et Saint-Isidore-de-Clifton planteront un total de 200 arbres fruitiers. À l’occasion du 50e anniversaire du Jour de la Terre, plusieurs municipalités à travers le Canada se sont engagées à planter chacun 50 arbres sur leur territoire.

L’automne dernier, l’organisation du Jour de la Terre initiait le relais municipal de plantation d’arbres afin de souligner l’engagement des villes pour un monde plus durable et dans la lutte aux changements climatiques. Tous les 22 du mois, des villes de partout au Canada annonceront leur engagement à planter au moins 50 arbres en l’honneur du Jour de la Terre. Les municipalités de East Angus et La Patrie ont annoncé leur engagement en janvier dernier et pour le mois d’avril, c’est le tour de St-Isidore-de-Clifton. Dudswell n’a pas encore annoncé la date. En recevant leur communiqué, les responsables des Cuisines Collectives ont eu l’idée d’offrir un partenariat avec les municipalités pour la mise en place du projet. En plantant des arbres fruitiers, tels que les pommiers, poiriers, amélanchiers, fraisiers et pruniers, le but est de favoriser l’autonomie alimentaire chez les citoyens de la MRC. « Nous allons inviter les citoyens à s’impliquer pour entretenir, récolter et déguster les fruits de nos récoltes. Nous allons participer à la transformation des récoltes avec les familles et les écoles. Nous organiserons des activités éducatives de la plantation jusqu’au moment des récoltes », explique Guillaume Loiselle-Boudreau, directeur des Cuisines Collectives du Haut-Saint-François.

Le coût pour les 200 arbres s’élève à près de 8000 $ et sera divisé à parts égales entre les Cuisines Collectives et les municipalités. Dans l’optique d’encourager local, les arbres seront commandés chez Horti-Plus, explique M. Loiselle-Boudreau. Une équipe de bénévoles et d’employés participeront à la plantation dès que les arbres seront prêts.

Le directeur estime un délai de trois à cinq ans avant de pouvoir commencer à récolter les fruits. Ce projet, il le souhaite permanent et prévoit relancer d’autres municipalités de la MRC dès l’automne pour une autre vague de plantation l’année prochaine.

La mission de l’organisation du Jour de la Terre est d’accompagner les personnes et les organisations à diminuer leur impact sur l’environnement. Célébré pour la première fois le 22 avril 1970, c’est maintenant plus d’un milliard de personnes dans 193 pays qui passent à l’action chaque année. Au fil des ans, le Jour de la Terre est devenu le mouvement participatif en environnement le plus important de la planète, estime l’organisme.

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Saint-Isidore-de-Clifton dispose maintenant d’une eau potable aux normes

Les quelque 125 résidences du périmètre urbain de Saint-Isidore-de-Clifton disposeront sous peu d’une eau potable respectant la norme de concentration d’arsenic. Une subvention globale de 1,8 M$ du gouvernement du Québec a permis à la municipalité d’effectuer les travaux nécessaires.

C’est le député de Mégantic, François Jacques, qui a récemment fait l’annonce de l’aide financière au nom de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Mme Andrée Laforest.
Le projet, amorcé en août 2020, vise la mise aux normes de l’installation de production de l’eau potable de la municipalité dans le but de respecter la norme sur la concentration de l’arsenic du Règlement sur la qualité de l’eau potable. Les travaux qui doivent se terminer dans quelques jours comprennent notamment l’agrandissement du bâtiment de service permettant d’offrir l’espace nécessaire aux nouveaux équipements de traitement de l’eau potable. Ainsi a été installé un système de filtration permettant de diminuer la concentration d’arsenic dans l’eau, des systèmes de traitement des eaux de lavage du procédé de traitement de l’eau potable et des équipements de suivi en continu de la qualité de l’eau. Environ 250 personnes bénéficieront de ce projet.

Une première aide financière de 549 667 $ a été accordée pour ce projet dans le cadre du Programme d’infrastructures Québec-Municipalités. À cette aide s’est ajoutée une somme de 1 242 936 $ provenant également du même programme d’infrastructures municipales d’eau (PRIMEAU).
«  Investir dans les infrastructures municipales, c’est aussi investir dans un avenir meilleur pour toute la population. C’est 1,8 M$ que notre gouvernement investit aujourd’hui à Saint-Isidore-de-Clifton pour favoriser l’accès à une eau potable répondant aux standards de qualité pour la création de milieux de vie agréables et durables », d’exprimer la ministre Andrée Laforest.

«  Aujourd’hui, nous lançons un projet longtemps espéré à Saint-Isidore-de-Clifton. À titre de député, je partage la fierté des nombreuses personnes qui se sont relayées pour la mise en œuvre de ces travaux d’envergure. Je suis heureux d’annoncer que la municipalité sera dotée d’une infrastructure de traitement de l’eau potable modernisée, au bénéfice de la santé de tous ses citoyens », d’ajouter le député, François Jacques.

« Grâce à cette généreuse aide financière, nous pouvons concrétiser un projet très attendu de notre communauté. En plus de permettre un retour à la conformité et de réduire les avis d’ébullition, cette usine à la fine pointe garantira une eau potable de qualité à toute notre communauté pour les décennies à venir », de préciser le maire, Yann Vallières. Mentionnons qu’outre l’arsenic, les travaux concernaient également la mise aux normes du fer et du manganèse dans l’eau.
Si tout va bien, les autorités municipales prévoient mettre la nouvelle usine en marche le 4 mai prochain.

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Recherche pour combattre l’anxiété des nouveaux parents

Une équipe d’étudiants au doctorat du Département de psychologie de l’Université de Sherbrooke mène une recherche sur l’efficacité d’une psychothérapie de groupe pour les inquiétudes et l’anxiété, spécialement adaptée à la réalité des nouveaux parents en période postnatale et de COVID-19.

L’équipe recherche des femmes et des hommes de 18 ans et plus qui sont devenus parents d’un premier enfant au cours de la dernière année et qui s’inquiètent davantage et vivent de l’anxiété. Une évaluation approfondie ainsi qu’une psychothérapie de groupe gratuite avec des intervenantes qualifiées sont offertes aux nouveaux parents admissibles à cette recherche. Les rencontres auront lieu au Centre d’intervention psychologique de l’Université de Sherbrooke et les bébés seront les bienvenus. La confidentialité est assurée.

Puisque l’étude s’inscrit dans un contexte de pandémie de COVID-19, le protocole est conçu de façon à respecter toutes les mesures d’hygiène et de distanciation sociale recommandées par la santé publique. Le processus d’évaluation et les suivis post-traitement se feront par téléphone, par questionnaires en ligne et par la poste afin de limiter les déplacements et les contacts en personne. Lors des séances de groupe, le lavage des mains et le port du masque seront obligatoires. Pour plus d’information, contactez Laure Poirier au 819 821-8000, poste 65616 ou à l’adresse courriel laure.poirier@usherbrooke.ca. La recherche est réalisée par Mme Poirier, étudiante au doctorat en psychologie dans le cadre de son mémoire doctoral sous la direction de Patrick Gosselin, Ph. D., psychologue et professeur à l’U de S.

etang cloutier cookshire-Eaton

Projet de l’étang Cloutier : Inauguration en mai

Un chalet avec les services d’usages sera accessible pour les usagers.

Malgré la pandémie, les travaux marquant le projet bigénérationnel quatre saisons du parc de l’étang Cloutier sont pratiquement complétés et si la situation le permet, les intervenants aimeraient procéder à l’inauguration au cours du mois de mai.

Annoncé en 2019, le projet aura pris deux ans à se réaliser. Un investissement de près de 200 000 $ dont une subvention de 115 000 $ provenant du Fonds de développement du territoire (FDT) de la MRC du Haut-Saint-François a permis plusieurs améliorations au site. La municipalité a procédé à l’installation d’un chalet quatre saisons, l’achat de deux pédalos et de quatre kayaks (deux pour enfants et deux pour adultes). On procédera à l’installation de tables à pique-nique. On rafraîchira également le jeu de galet. Le terrain de volley-ball est pratiquement complété.

Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton, rappelle qu’il s’agit d’un projet bigénérationnel. La municipalité fournit les infrastructures et équipements tandis que la FADOQ assumera la gestion du parc et la location des embarcations.

Comme mentionné, le parc aura une vocation quatre saisons. On prévoit, en hiver, dégager une partie de l’étang pour y pratiquer le patinage. Des vérifications ont été effectuées, en période hivernale, pour s’assurer de l’épaisseur de la glace afin de pratiquer ce loisir en toute sécurité. On désire également y aménager des sentiers pédestres. Rappelons que le parc dispose d’une superficie de 80 acres, propriété de la municipalité de Cookshire-Eaton.

L’accessibilité au parc, situé au bout de la rue Macdonald dans le secteur Cookshire, sera gratuite sauf pour la location d’embarcation. Les intervenants sont à préparer la plage horaire pour les usagers.

gestion des gros rebuts cookshire-eaton

La révision de la gestion des matières résiduelles : Cause certains grincements de dents

Le remplacement de la collecte des gros rebuts par les écocentres cause des grincements de dents chez certains contribuables.

La municipalité de Cookshire-Eaton a avisé ses citoyens et entreprises qu’elle procédait à une révision complète de sa gestion des matières résiduelles. Parmi les mesures envisagées, celle de remplacer la collecte des gros rebuts en mai par un écocentre mobile fait réagir les contribuables.
La municipalité prévoit offrir des écocentres mobiles deux fois par année dans chaque secteur Cookshire, Sawyerville et Johnville. Ce service remplacera les collectes de gros rebuts habituelles. On soutient que cette façon de faire permet de revaloriser les matières à son maximum plutôt que d’être enfouies lors de la collecte de gros rebuts.
Cette nouvelle façon de faire force les citoyens à se déplacer dans un des trois écocentres mobiles qui sera situé à la salle Guy-Veilleux pour le secteur Cookshire le 15 mai, à l’église Sawyerville le 22 mai pour les résidents de ce secteur ainsi qu’au centre communautaire de Johnville le 29 mai prochain.

Les citoyens ont envahi les médias sociaux pour faire part de leur mécontentement. Parmi les remarques, on pouvait lire que l’horaire des écocentres ne convenait pas pour certains travailleurs, d’autres prétendaient devoir louer une remorque pour y acheminer le matériel tandis que certains mentionnaient payer suffisamment de taxes pour maintenir le service de cueillette.

La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, admet avoir été surprise de la réaction des gens. L’objectif, explique-t-elle, est de sensibiliser les citoyens à la récupération, à la revalorisation. Plusieurs conteneurs pour différents objets se retrouveront dans l’écocentre mobile, d’expliquer la mairesse. Une deuxième collecte est également prévue de la même façon par écocentre les 9, 16 et 23 octobre aux mêmes endroits dans les secteurs Cookshire, Sawyerville et Johnville.

Toutefois, il y aura tout de même une collecte de gros rebuts la semaine du 12 juillet. Cependant, elle se fera sur rendez-vous. Les résidents devront s’inscrire à partir du lien qui sera partagé sur le site internet et sur la page Facebook de la municipalité ou en composant le 819 560-8587, poste 2321. La date limite pour s’inscrire est le 8 juillet. La collecte se fera essentiellement pour les personnes inscrites. Mme Lapointe ajoute que la municipalité travaille également sur l’implantation d’une collecte de plastiques agricoles pour 2021.

Dans la foulée de revoir les méthodes de gestion de ses matières résiduelles, la municipalité adhère au Mouvement J’y participe! Cette initiative vise à inciter les citoyens, les associations et les industries, commerces et institutions à améliorer leur tri à la source afin de diminuer l’enfouissement des matières résiduelles. Au mouvement s’ajoutera une patrouille verte composée d’étudiants dont le mandat sera de sensibiliser la population à l’importance du tri des matières résiduelles et encore plus.
La municipalité souligne que la récupération des matières recyclables et valorisables permet non seulement de réduire la quantité de déchets enfouis, mais elle réduit le coût de l’enlèvement des déchets domestiques. Mme Lapointe précise que l’implantation des bacs bruns a permis de réaliser des économies de 24 000 $. « C’est 60 $ la tonne plutôt que 246 $ pour l’enfouissement. Ça paraît, puis on a juste commencé en avril de l’an passé. »

centre funeraire CASS Cookshire

Vente du Centre funéraire Cass : Une continuité dans l’offre aux familles

De gauche à droite, Gilles Denis, nouveau propriétaire de la bâtisse, François Fouquet, directeur général de la Coopérative funéraire de l’Estrie, Sabrina Denault-Lapointe, directrice de La Relève, et Jacky Mathieu, intervenante à La Relève.

Préserver un bâtiment patrimonial tout en proposant une continuité dans l’offre aux familles. C’est ce qui ressort de la vente de la bâtisse du Centre funéraire Cass, de Cookshire-Eaton, aux mains de Gilles Denis. Présentement louée par l’organisme La Relève du Haut-Saint-François, la bâtisse passe donc d’un lieu de mémoire familial à un lieu d’accompagnement des familles.

La configuration de la maison ancestrale ne permettant pas aux grandes familles de circuler librement lors d’une exposition funéraire, les propriétaires du Centre Cass ont dû trouver une alternative. « On venait ici deux ou trois fois maximum et on allait à la salle Guy-Veilleux », explique François Fouquet, directeur général de la Coopérative funéraire de l’Estrie. Les services demeureront à Cookshire-Eaton et l’entreprise louera le Victoria Hall pour les cérémonies. Selon M. Fouquet, la configuration a été faite pour que s’il y a un besoin, la maison funéraire pourra louer les locaux de façon ponctuelle. De plus, il estime que c’est une valeur ajoutée d’exposer les défunts dans un endroit historique et porté par l’art. « On reproduit ce qui existe dans les milieux urbains où il y a des grandes maisons funéraires québécoises, dont la troisième génération, c’est des artistes qui ont décidé de faire une partie du salon en galerie d’art », explique Gilles Denis, propriétaire du Victoria Hall. Le fait de mêler art et funérailles apportera une certaine légèreté positive selon M. Fouquet. « On ne quitte pas Cookshire, on est encore aussi présent qu’avant », affirme-t-il.
Apprenant les intentions de la Coopérative funéraire de vendre la bâtisse, M. Denis n’a pas hésité, craignant que les futurs propriétaires la démolissent. « J’achète pas pour acheter. J’achète parce que je veux voir le développement de mon village, je veux le bonifier », exprime-t-il. Pour lui, il était inconcevable de voir un tel monument se faire détruire. De plus, depuis deux ans, l’équipe de La Relève était en discussion pour trouver un local plus grand pour offrir ses services, alors M. Denis y a vu une opportunité. En très peu de temps, toutes les parties s’entendaient. « On a fait un projet au moindre coût pour dire que ça se paie, point final. On va travailler le bâtiment », ajoute le propriétaire. En louant cette maison, l’organisme pourra mieux accueillir les familles et être mieux adapté. « C’est ce qu’on rêve depuis longtemps d’avoir notre chez nous pour recevoir nos familles », exprime Jacky Mathieu, intervenante à La Relève. L’image de la maison de la famille se concrétise en s’installant dans une maison. « On va garder notre ancien local qui va s’appeler L’atelier. On va donner pleins d’ateliers là-bas. On vient en fait de tripler nos points de services ici à Cookshire », explique Sabrina Denault-Lapointe, directrice de La Relève. L’organisme a pour mission de participer à l’amélioration du milieu de vie des familles du Haut-Saint-François, en favorisant l’épanouissement des individus qui la composent, leur implication et leur enracinement dans la communauté.

Par cette transaction, M. Fouquet ressent moins une rupture. « Ce qui est intéressant, c’est que ça a été un lieu de mémoire pour les familles pendant plusieurs années. Pour nous, c’était inconcevable de le vendre à quelqu’un qui avait pour idée de le jeter à terre », exprime-t-il. Il devait y avoir un sens logique à la vente. Ainsi, le lieu de mémoire des familles devient un lieu d’accompagnement des familles. En libérant ses anciens locaux, La Relève permet à l’organisme Animation Jeunesse d’avoir son siège social officiel, ce qui augmente les services aux familles de la communauté. « C’est primordial dans la vitalité d’un village », exprime M. Denis.

piste cyclable cookshire-eaton

Projet de piste cyclable Sawyerville-St-Isidore-de-Clifton : Complété l’automne prochain

La piste cyclable reliant le secteur Sawyerville à Saint-Isidore-de-Clifton devrait être complétée pour l’automne prochain.

Le projet de piste cyclable reliant le secteur Sawyerville à la municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton devrait se compléter au cours des prochains mois et les adeptes pourraient utiliser le tronçon de 13 kilomètres dès l’automne prochain, si tout va bien.

Pour l’instant, 2,3 km sont complétés de la piste qui prévoit 13 km. La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, mentionne qu’il reste encore quelques ententes à compléter avec des propriétaires concernant les droits de passage sur l’ancienne voie ferrée du Canadien Pacifique. La piste cyclable s’étendra du bout du chemin de la Station à Sawyerville jusqu’à proximité de la Scierie Labranche à Saint-Isidore-de-Clifton.
Le projet nécessitera un investissement approximatif de 30 000 $. La municipalité de Cookshire-Eaton a obtenu une aide financière de 10 000 $ du Fonds de développement territorial (FDT) de la MRC du Haut-Saint-François.

Sawyerville/Cookshire
Mme Lapointe ajoute qu’une deuxième phase est prévue. Les autorités municipales souhaiteraient entamer en 2022 un deuxième tronçon qui relierait le secteur Sawyerville à celui de Cookshire, toujours en utilisant la voie ferrée désaffectée. Pour la mairesse, le projet constitue un élément attractif notamment pour les jeunes familles. « Quand les gens qui viennent s’établir ici demandent c’est quoi vous avez à Cookshire-Eaton en loisir ? On a bien des choses pour les familles, terrain de soccer, l’étang Cloutier, mais en temps de COVID, la bicyclette est bien populaire et on n’a pas le choix, faut s’en aller là », de compléter Mme Lapointe.

developpement johnville estrie québec

Développement domiciliaire à Johnville : On se prépare pour 2022

Ça ne sera vraisemblablement pas avant le printemps 2022 que l’eau potable sera amenée au secteur du chemin Gendron.

Maintenant que la nouvelle station de traitement des eaux est complétée à Johnville, la municipalité poursuit les efforts pour amener l’eau potable jusqu’au chemin Gendron en préparation du développement domiciliaire, prévu vraisemblablement pour 2022.

La démarche marque, pour ainsi dire, la première phase du projet de développement domiciliaire d’une quarantaine de résidences réparties dans deux secteurs, celui du chemin Gendron et éventuellement celui derrière le nouveau centre communautaire.

La source d’alimentation provient du parc écoforestier de Johnville. Il s’agit de l’endroit même où la municipalité de Lennoxville s’approvisionnait autrefois. Présentement, d’expliquer la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, on est à forer le puits de captage qui permettra de déterminer la caractérisation de l’eau et identifier ce qui devra être traité. Les résultats obtenus permettront de déterminer le coût final du projet, précise-t-elle. Parmi les travaux à effectuer, on prévoit affecter un montant pour le barrage et l’aménagement de l’ancienne station ainsi que la conduite qui s’étalerait sur la distance de 1 km. En tenant compte des diverses autorisations, dont le ministère de l’Environnement, le processus d’appel d’offres, il semble réaliste d’entrevoir la fin des travaux vers le printemps 2022, de laisser entendre le directeur général de la municipalité, Martin Tremblay.

La municipalité prévoit mettre en vente une vingtaine de lots dans le secteur du chemin Gendron et autant dans celui du centre communautaire. Toutefois, les autorités municipales n’avaient pas encore déterminé la façon de faire, soit attribuer le contrat à un agent d’immeuble ou procéder à l’interne.

Vignobles Cookshire-Eaton

Culture viticole à Cookshire-Eaton : Une première sur le territoire

Comme projet de retraite, Mario Langevin et Brigitte Robert se lancent dans la culture viticole sur leur terre à Cookshire-Eaton.

Démarrer une culture viticole comme projet de retraite, c’est l’idée qu’ont eue Mario Langevin et Brigitte Robert en installant des vignes sur leur terrain à Cookshire-Eaton, il y a quelques années. Bien qu’étant une culture peu propice au climat du Haut-Saint-François, le couple s’est lancé le défi, malgré les doutes de plusieurs agronomes. Les résultats semblent prometteurs.

M. Langevin tient à préciser qu’il s’agit d’une culture viticole et non d’un vignoble puisque la fabrication de vin n’y est pas créée sur place. Le couple cultive les vignes et achemine les raisins au vignoble le Cep d’Argent à Magog. Présentement, ils cultivent des variétés non-rustiques, soit le Vidal blanc et le Seyval blanc qui sont des variétés plus complexes à faire pousser. « Nous, c’est des semi à non-rustique, c’est-à-dire que ce n’est pas partout que ça pousse. C’est plus capricieux, ça prend une terre plus spéciale, plus chaude, un microclimat », explique M. Langevin. Entrepreneur en aménagement paysager, la qualité des sols, il s’y connaît. Sa terre à Cookshire-Eaton a un sol sablonneux qui, selon lui, se prête parfaitement à la culture de la vigne puisqu’elle est bien drainée.
Bien que cette variété de raisins se retrouve généralement dans les régions plus chaudes telles que la Montérégie, M. Langevin et Mme Robert ont décidé de tenter leur chance puisqu’ils croyaient à la qualité de leur sol et à leur projet. « Étant donné que le Haut-Saint-François c’est un petit peu plus frais, ils (les agronomes) s’attendaient à ce qu’on soit en retard par rapport au reste du Québec. L’année passée, on était au même stade, sinon à l’avance, que la Montérégie. Les agronomes étaient très surpris », lance fièrement Mme Robert. Débutant il y a deux ans, le couple a présentement 5000 plants de vigne sur un hectare. « On a déjà eu une petite production l’année passée. Cette année, on s’attend normalement, selon les règles la troisième année, ça devrait produire 50 % de sa capacité », poursuit la propriétaire.

Avoir une culture viticole demande beaucoup de travail puisque ça ne pousse pas tout seul, affirme Mme Robert. Au printemps, chaque vigne doit être taillée une à une manuellement. Le processus ne se fait pas mécaniquement. Un désherbage fréquent est également nécessaire pour permettre aux plantes de recueillir le maximum de minéraux possibles. De plus, le couple doit assurer un suivi strict pour éviter les maladies et les insectes nuisibles. « On n’a pas besoin de mettre d’insecticide vu que c’est un vignoble isolé. Vu qu’on est plus loin des autres, je crois que c’est vraiment un avantage », explique M. Langevin. Visant une culture biologique éventuellement, les viticulteurs pratiquent présentement une culture dite raisonnée. « On y va vraiment avec le biologique autant qu’on peut. Si un moment donné, ça ne marche vraiment plus, la santé de la vigne est en péril et bien on va y aller avec de quoi d’un peu plus fort », explique Mme Robert.

Natifs de Coaticook et présentement citoyens de Sherbrooke, le couple a décidé d’acheter un terrain dans le HSF, notamment pour la qualité de son sol. Aimant la nature et travailler la terre, pour eux, avoir une terre agricole était important. « On faisait de la grande culture avant, du maïs et du soya. Comme projet de retraite, on produit des grappes de raisins », exprime M. Langevin. Possédant la terre depuis une dizaine d’années, l’entrepreneur trouvait que la qualité du sol était trop importante pour n’y faire que de la grande culture. « J’ai suivi des cours à Saint-Paul-d’Abbotsford et je me suis dit que ce serait parfait pour un projet de retraite. J’ai rencontré le Cep et d’autres vignobles aussi », exprime-t-il.

Si pour l’instant le couple cultive des raisins pour d’autres, l’idée de produire eux-mêmes leur vin n’est pas écartée pour autant. D’ici deux ou trois ans, ils prévoient prendre leur retraite et pourront ainsi se consacrer à leur culture.

Ferme La Villandroise

Ferme La Villandroise : Bonification de son offre

Ayant à cœur le bien-être animal, la Ferme La Villandroise agrandit son offre de produits en ajoutant à leur production bovine, la viande porcine et le poulet.

Installée à Cookshire-Eaton depuis 26 ans, l’entreprise familiale compte maintenant parmi ses propriétaires les sœurs Emma et Anabelle Dugal-Villeneuve. « Tous nos animaux sont élevés en pâturage, donc à l’herbe, à l’extérieur. Ça influence la qualité de la viande, ça fait une viande un peu moins grasse et ça augmente le bien-être animal », explique Emma Dugal-Villeneuve. Cette méthode leur permet de réduire de 25 à 30 % de nourriture au grain. Spécialisée en production bovine, la ferme propose maintenant de la viande porcine et du poulet. Les personnes intéressées à se procurer des produits peuvent les commander sur le site https://www.fermelavillandroise.com/ et passer à la ferme pour les récupérer. Nous apercevons de gauche à droite Emma et Anabelle.

Rachel Garber

CHANCES ARE GOOD!

Select a service, enter your postal code, and you’re in.
By now, I’ve visited the Portal3.clicsante.ca website at least 15 times to make Covid-19 vaccination appointments for 5 people. That’s often enough to know appointment availabilities are like shifting sand. The landscape changes from minute to minute.
At 8:30 a.m. last Tuesday, the Quebec government opened up AstraZeneca vaccinations for people age 45 and over. I was on the Portal3.clicsante.ca website within half an hour.
To be honest, I’d heard during Premier Legault’s press conference that the website would be updated at midnight, so I was there at 6 a.m. The sands had not shifted, so I went back to sleep. And overslept.
By 9 a.m., the only availability for 45-year-olds closer than Drummondville was at one pharmacy on King East in Sherbrooke. Some other 20 sites, either offering AstraZeneca vaccines for 45-year-olds or Pfizer or Moderna for 60-year-olds, had “no availability at the moment.”
I snapped up a May 1st appointment for my son. Two days later, no availabilities were left.
The landscape changes so quickly that the webmasters must have trouble keeping up. The vaccine information page still says “you must be born in or before 1966” to be eligible for AstraZeneca. That would be age 55. But just six inches away on the same page, it says people “age 45” are eligible.
My friend who is under 45, but is a front-line worker in a grocery store, brought me up to date on the list of “essential workers in environments at high risk of an outbreak.” Bizarrely, grocery stores are not on it.
Who is on it? Staff in schools, childcare facilities, slaughterhouses, community organizations, and mines in remote areas. Also, public safety workers (firefighters, police, etc.) and temporary foreign farm workers. For now.
I’m interested in learning what to watch for in terms of post-vaccination side-effects. The messenger RNA vaccines (Moderna and Pfizer) mostly gave us a day of grateful sleep and a few days of soreness, as our immune systems snapped into action. Soon we were replete with antibodies.
But what about the viral vector-based vaccine, AstraZeneca?
The Quebec health website’s list of possible side-effects is very similar to that for Moderna and Pfizer. Except for the blood-clotting problem that can occur in less than 10 per 100,000 people. Ok, I haven’t won the lottery yet, but just in case, what do we look for?
It can happen within 4 to 20 days, the site says. It says to contact a doctor or Info-Santé 811 quickly if you have shortness of breath, severe headache, or one that lasts a few days, blurred vision, chest pain, swollen legs, abdominal pain, or skin bruising.
So that ‘s what to look for. Stack that remote possibility against the reality of 340,397 Covid-19 cases in Quebec, 716 hospitalizations, and 10,838 deaths, as of this writing. I’m feeling really good about our chances!

BATTLE OF POETS
Last chance to enjoy the Lennoxville Library’s Zoom debate, Lennoxville Reads…Poetry. It is Wednesday, April 28, at 7 p.m. via Zoom (find the link at bibliolennoxvillelibrary.ca/activities/) and is free and open to all. Five articulate readers will champion five gutsy books by Quebec English-speaking poets.

WEALTHY MIND
Townshippers’ Association plans a series of five “Building Your Mental Wealth” workshops over the next month. All are via Zoom, on Fridays, and the first four are from 12 to 1 p.m.
April 30, Sleep is the topic. Health and fitness professional Catherine St-Pierre will give expert tips for sleeping more soundly, preparing for sleep, and sleep positions.
May 7, learn some practical ways to declutter your mind, body, and spirit with Jamie Moar, a mind, body, and spirit teacher and coach.
May 14, learn how reflexology can reduce stress and anxiety with Carol Faguy, certified training reflexologist.
May 21, nutritionist Cora Loomis will give an introduction to intuitive eating, which means learning how to trust and respect your body and its natural weight.
May 28, from 7 to 8 p.m. is planned an inspirational and interactive wrap-up activity.
To register, for information, or for help mastering Zoom, email Michelle at ml@townshippers.org.

BALANCE, NOT BURNOUT
Strategies for regulating stress can take you from burnout to balance, and that is the topic of a workshop on Wednesday, May 19, from 10 to 11:30 a.m. via Zoom. It will be led by Amanda Rocheleau, a social worker and compassion fatigue specialist. She will “explore the impact of chronic stress in our lives and introduce fundamental daily practices that we can all do to help process our stress in order to prevent burnout.”
To register, for information, or for help mastering Zoom, email Vanessa at va@townshippers.org. This workshop is offered by Mental Health Estrie in collaboration with Townshippers’ Association.


CHURCHES
Baptist. In-person Sunday services for 25 or fewer persons with Covid-19 protocols in place (wash hands at the entrance, stay 2 metres apart, use assigned seating, wear masks, do not sing, do not shake hands, and leave via the exit door). The service in French is at 9 a.m., and in English at 11 a.m. Persons with flu symptoms are asked not to attend services. The pastor’s message is also available on YouTube: For the link, contact Pastor Michel Houle: 819-239-8818.
Anglican. Bishop Bruce Myers continues to offer Home Prayers at 10:30 a.m. Sundays on Facebook, and at quebec.anglican.ca (Worship Videos). Info: 819-887-6802, or quebec.anglican.ca.
United. Home worship services are available for pickup Fridays after 2 p.m. at Sawyerville United Church (box on top of freezer in porch), at Trinity United Church (in plastic bag at basement door). To receive services by mail or email, or for pastoral care, contact Rev Tami Spires at 819-452-3685 or spiresta@hotmail.com. Facebook info: United Eaton Valley Pastoral Charge.
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email rawrites@gmail.com by May 3 for publication May 12 and by May 17 for May 26.

Fête des mères

Des fleurs en tous genres pour dire merci aux mères dans votre vie

Offrir des fleurs à la fête des Mères est une tradition qui n’est pas près de se démentir ! Vous vous demandez lesquelles sauront combler votre mère, votre grand-mère, la mère de vos enfants, etc.? Voici quelques suggestions !
Fleurs coupées
Classique s’il en est, le bouquet de fleurs coupées apporte une fraîcheur printanière éphémère qui a tout pour plaire ! Roses, campanules, gerberas, tulipes, camélias, œillets, iris, lys, oiseaux de paradis… les choix colorés ne manquent pas ! Misez sur ses teintes ou ses fleurs préférées, si vous les connaissez, ou laissez votre fleuriste vous proposer un bouquet en harmonie avec la personnalité de la femme merveilleuse que vous souhaitez gâter !
Fleurs pour le jardin
Si la mère que vous célébrez a le pouce vert, elle sera certainement ravie de pouvoir ajouter une plante à son jardin. Une jolie vivace (ex. : primevère), des bulbes printaniers (ex. : narcisses) ou un arbuste (ex. : rhododendron) constituent tous d’excellentes options. À vous de voir ce qui s’intégrera le mieux dans son aménagement paysager.
Plantes fleuries en pot
Plus durables, un rosier, une violette africaine ou une orchidée en pot, ou encore un panier suspendu ou un bac d’annuelles, entre autres, orneront joliment la maison, le balcon ou la terrasse. Assurez-vous toutefois que la personne qui recevra votre cadeau est en mesure de garder une plante en vie ! Dans le doute, recherchez les végétaux faciles d’entretien.
Enfin, si vous attachez de l’importance au langage des fleurs, renseignez-vous notamment sur la signification des diverses couleurs. Par exemple, la rose rouge convient à merveille pour votre mère, alors que la rose jaune est tout indiquée pour votre grand-mère.

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