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Fragilité études/travail : Les partenaires se mobilisent

Le Carrefour jeunesse-emploi du Haut-Saint-François, Conciliation études-travail (CET) Estrie, le Projet Partenaires pour la réussite éducative (PRÉE) en Estrie, la polyvalente Louis-Saint-Laurent ainsi que le Centre d’éducation des adultes du CSSHC, point de service East Angus, s’associent afin de sensibiliser l’ensemble des acteurs concernés par les enjeux grandissants de conciliation entre les études et le travail qui fragilisent la réussite éducative de nos jeunes Estriens. La situation pandémique affecte nos jeunes de plusieurs façons et la conciliation études-travail n’est pas épargnée.
Ce n’est pas nouveau, la conciliation des études et du travail est une réalité pour une grande majorité des jeunes de la région. Cependant, en cette période de rareté de main-d’œuvre accrue par la pandémie, les jeunes sont davantage sollicités pour travailler pendant leurs études. Bien que plusieurs réussissent à garder un bon équilibre entre le temps accordé à un travail rémunéré et aux études, d’autres risquent de compromettre leur réussite scolaire, tout comme leur santé mentale.
Dans le HSF
Dans la MRC du Haut-Saint-François, 62,6 % des jeunes du secondaire ont un emploi rémunéré. Chez les filles, c’est 70 % qui travaillent et chez les garçons, 55,9 %. Parmi les jeunes qui travaillent, 48,1 % y consacrent plus de 15 heures par semaine, même s’il est généralement reconnu que le fait pour un jeune du secondaire de travailler plus de 15 heures par semaine peut nuire à ses performances scolaires et à son état de santé en général, en plus d’augmenter son risque de décrochage scolaire. Au Centre d’éducation des adultes, tous les élèves ont un emploi et près du deux tiers des élèves (61 %) travaillent plus de 15 heures par semaine.
Actions en branle
Les efforts déployés en ce qui concerne la conciliation études-travail chez les jeunes Estriens sont nombreux et existent depuis plusieurs années. Pensons notamment aux agents de Conciliation études-travail Estrie qui œuvrent dans chacun des territoires de l’Estrie et qui sensibilisent en continu les employeurs et les élèves, au concours Mon boss c’est le meilleur !, qui reviendra en février prochain pour une 3e année consécutive, ou encore aux nombreuses campagnes de communication déployées par le Projet PRÉE qui incluent toujours des actions de sensibilisation à l’intention des employeurs. Cependant, devant les observations des milieux scolaires laissant présager une aggravation de la situation chez les jeunes qui travaillent en même temps que leurs études, plusieurs nouvelles actions se mettent en branlent. Parmi celles-ci, une capsule vidéo de sensibilisation pour les parents circule déjà et deux capsules (Capsule 1/Capsule 2) à l’intention des jeunes viennent tout juste d’être lancées sur les réseaux sociaux.
« La situation observée dans nos écoles chez plusieurs jeunes qui travaillent en même temps que leurs études est préoccupante. Des jeunes qui dorment en classe, qui s’absentent plus souvent et qui semblent démotivés dans leurs études, ce sont tous des signes alarmants depuis plus d’un an. La pandémie est venue exacerber l’enjeu du décrochage scolaire. De plus, avec la pénurie de main-d’œuvre et l’accessibilité au travail, les jeunes ont tendance à rejoindre le marché du travail à temps plein, mais ne sont pas outillés ni diplômés pour perdurer sur le marché du travail. La scolarisation de nos jeunes doit être un de nos projets de société et pour y parvenir nous devons être solidaires, nous sommes des acteurs de changement; citoyens, coach de hockey, employeurs, famille, tous font partie de la solution. Il est primordial de prendre le temps de les écouter et de les soutenir dans leur persévérance scolaire », mentionne Tommy Poulin, directeur de la polyvalente Louis-Saint-Laurent.
« Actuellement, on constate de nombreux abandons scolaires vu les heures requises au travail. Nous travaillons à sensibiliser les jeunes adultes à l’importance de la formation et à persévérer. Nous tendons la main aux employeurs d’en faire autant malgré le contexte de pénurie actuelle. Nos jeunes adultes sont la relève de demain et nous souhaitons une qualification et une diplomation pour tous. L’apprentissage tout au long de la vie est nécessaire, mais commençons avec une base solide », mentionne Nathalie Roy, directrice du Centre d’éducation des adultes du CSSHC, point de service East Angus.
« Présentement, les jeunes ont l’embarras du choix quand il vient le temps de se trouver un emploi étudiant, car il manque de personnel partout. Ils ont même souvent l’occasion de rentrer sur le marché du travail plus tôt, pour plusieurs, vers 13-14 ans. Malheureusement, ils ne sont pas tous bien outillés pour gérer leur emploi du temps adéquatement et prendre les bonnes décisions. Nous devons miser sur la diplomation de nos jeunes, c’est la priorité. Les parents entrepreneurs se comparent beaucoup aux jeunes en ce qui concerne la réussite, ils valorisent le travail et, quelquefois, au détriment d’un équilibre entre les sports de loisirs, les études et le travail. Nous devons travailler tous ensemble, écoles, parents, entreprises, carrefours jeunesse-emploi, afin de rester à l’écoute de nos jeunes. Il est important de déceler rapidement les signes précurseurs d’une mauvaise gestion de l’horaire, et d’aider les jeunes à trouver un équilibre qui leur permet de s’épanouir dans toutes les sphères de leur vie », souligne Sylvain Lessard, directeur général au Carrefour jeunesse-emploi du Haut-Saint-François.

Steven Aulis

Steven Aulis Receives Important Award : 125th Anniversary of Christchurch Canterbury

Steven Aulis and his Marion Phelps Award in front of the Canterbury Centre’s Gothic doors that he re-built.

“Well, my reward is sitting right there.” Steven Aulis gestured at the Christchurch Canterbury, now the newly restored Canterbury Center, a small but elegant structure.
“It’ll be there for years after I’m gone, and I’m hoping that young people will take interest in what I’m doing. Many hands make light work. I hope it will catch on,” he said as bagpipers Matthew Fowler and Sylvain Ross played in the background.
That is Aulis’s modest explanation of how he felt about receiving the prestigious Marion Phelps Award for his extensive and expert contributions to restoring the Canterbury Center.
It was September 12 in the historical Canterbury hamlet located between Bury and Scotstown, at the corner of Victoria and Canterbury roads. Grant Myers, the president of the Quebec Anglophone Heritage Network (QAHN), had just given him the award “in recognition of outstanding long-term contributions by an individual to the preservation and promotion of Anglophone heritage in Quebec.”
The Bury Historical & Heritage Society nominated carpenter-craftsman Steven Aulis for his outstanding work over the past five years. As a volunteer with the Society’s Canterbury Committee, Aulis has been instrumental in restoring the building and transforming it into a cultural centre.
The event also marked the 125th anniversary of the Anglican church, the Christchurch Canterbury. The oft-photographed little Neo-Gothic church with distinctive flying buttresses was built of local materials in 1896. In 2015, it was deconsecrated and purchased by the Bury Society.
In the following years, said QAHN’s press release, “Aulis worked on and oversaw repairs and replacements to everything from the underpinnings of the building, to the belfry, to the stained glass windows. He even replicated authentic nineteenth century Gothic-style moldings and interior decorative scrollwork.”
“He remains committed to the preservation of what is now known as the Canterbury Center,” wrote QAHN’s executive director, Matthew Farfan, “one of the area’s finest heritage sites, now enjoying a new vocation within the community.”
For these reasons and more, QAHN selected Aulis from among all the candidates Quebec-wide to receive the Marion Phelps Award for Volunteerism.
Marion Phelps was a legendary volunteer, one of the founders of the Brome Historical Society. QAHN chooses one recipient each year to receive an award in her name.
“We nominated Steve because of his dedication to the Canterbury Centre, and his gift of time over an extended period,” said Ed Pederson, secretary of the Bury Historical & Heritage Society.
“He made the schedule for the restorations of the building. It was his idea to put louvres instead of plywood in the bell tower windows, and he created them. He rebuilt the cross atop the 55-foot-high tower, and also reconstructed the Gothic-style front doors by hand from old floorboards. He repaired many of the buttresses. He built new frames for the stained glass windows when they were restored. He also installed new mouldings where the exterior mouldings were rotten, and he built window casings and put the windows in.”
“When we moved the building, he repaired and, where necessary, reproduced the decorative latticework,” continued Pederson. “He adapted the benches to fit against the walls and made necessary repairs. He acquired chairs and restored all the wooden chairs, which involved gluing 30 chairs and repairing them. He helped with the landscaping as well, and painted the floor twice inside. He’s been there every step of the way!”
“I think Steve Aulis highly deserves the Marion Phelps Award. It’s an appropriate, timely recognition of his character and his community spirit.”
Those who know Aulis also know that he achieved this incredible work despite enormous physical challenges. He broke his neck in a fall in 1986, in a local mill, and is paraplegic as a result. His trademark plaid shirt and pair of long walking staffs are a familiar sight around Bury.
At the award ceremony and anniversary celebration, a 125th Anniversary Plaque was unveiled, honouring those who contributed in some way to the restoration of the building over the last 5 years. The president of the Bury Historical & Heritage Society, Praxède Levesque Lapointe, officiated as the names of 75 Canterbury Center volunteers were read out. Following the ceremonies, volunteers rang the Canterbury bell 125 times.
The Canterbury Committee members working with Aulis are Candy Coleman, Gilles Gaulin, Bobby Jacklin, Tony de Melo and Ed Pederson.
QAHN “could not have come up with a more compelling recipient for this year’s Phelps Award,” said Myers. Because of the tireless work of volunteers like Steven, important historic sites like Canterbury Church will continue to serve as community landmarks, as places of memory, and as gathering places for years to come. It is volunteers like you who are the very backbone of grassroots heritage organizations that are working so hard to preserve and protect our heritage.”

Précision

Dans la publicité de Moisson Haut-Saint-François parue dans notre numéro du 8 décembre, on aurait dû lire :

Le 12 décembre prochain, vous êtes invités à donner généreusement pour la Guignolée / Queues de castor, devant le 151 rue Angus Sud, à East Angus. Vos dons permettront à des centaines de familles de recevoir un peu de douceur dans leur panier de Noël !

Greve CPE

4 établissements touchés dans le HSF

Guylaine Roy, agente de conformité, et Julie Huard, agente de soutien pédagogique et technique, toutes deux au BC Univers d’enfants, étaient en grève pour faire pression sur le gouvernement du Québec.

À moins que ne survienne un règlement de dernière minute, les travailleuses de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) s’ajouteront aux collègues affiliées à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) sur les lignes de piquetage dès jeudi.
Les Centres de la petite enfance (CPE) affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) sont en grève illimitée depuis mercredi dernier. Dans le Haut-Saint-François, ça correspond à quatre établissements, soit trois CPE et un Bureau coordonnateur (BC). Cette grève a pour but de faire pression sur le gouvernement pour que les employés de soutien obtiennent un salaire égal à leurs confrères du réseau public.
Les CPE d’East Angus, d’Ascot Corner et de La Patrie, ainsi que le BC Univers d’enfants à East Angus sont présentement en grève afin de revendiquer l’importance d’un salaire décent pour le personnel de soutien. Jusqu’à maintenant, le gouvernement du Québec a accordé d’importantes hausses de salaire aux éducatrices. Toutefois, la FSSS-CSN souhaite maintenant que les cuisinières, le personnel d’entretien et celui de bureau puissent également bénéficier d’une augmentation. Ceux-ci ont présentement en moyenne de 20 % à 35 % d’écart avec les employés de soutien au secteur public selon la FIPEQ. Considérant que ces salariés ne représentent que 15 % de l’ensemble du personnel des CPE, la FSSS estime qu’octroyer l’augmentation demandée ne constituerait pas un investissement majeur pour le gouvernement. « La proposition gouvernementale porterait à 420 M$ la masse salariale annuelle des 11 000 salarié(e)s syndiqué(e)s à la CSN, alors que la proposition syndicale porterait cette même masse salariale à 426 M$. Pour un écart aussi négligeable, il est difficile d’interpréter le refus du gouvernement comme étant autre chose que de l’entêtement. Surtout que le gouvernement vient juste d’annoncer cinq milliards de dollars en nouvelles dépenses parce que ses coffres se regarnissent plus vite que prévu. Il semble y avoir de l’argent pour tout le monde, sauf pour les travailleuses des CPE », explique Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS-CSN, dans un communiqué de presse.
Selon un sondage de la firme Léger, une majorité des parents appuie le personnel en CPE et ce, malgré la grève illimitée. Lors de l’étude, 52 % des parents soutiennent les CPE alors que 23 % sont en faveur du gouvernement. Au niveau de la population en général, ce sont 44 % qui sont en accord avec les salariés et 32 % avec le gouvernement.
Rappelons que la FIPEQ-CSQ a également voté pour un mandat de grève générale illimitée.
Au moment d’écrire ces lignes, le gouvernement n’envisageait pas de loi spéciale pour forcer le retour au travail des syndiquées de la CSN.

Chambre de commerce HSF

La Chambre de commerce du HSF reprendra ses activités

Nous apercevons Ghislain Brière, président de la Chambre de commerce du Haut-Saint-François, en compagnie de Isabelle Couture, directrice du développement local et des communications à la SADC du Haut-Saint-François.

Après une année de pause, bien malgré elle, la Chambre de commerce du Haut-Saint-François reprendra ses activités en 2022, mais bénéficiera de l’aide de la SADC du Haut-Saint-François pour ce faire.
Le départ de son unique employée, au début de 2021, et le contexte pandémique ont fait en sorte que les bénévoles ont peine à maintenir les activités de l’organisme. Témoin de la situation, la SADC du Haut-Saint-François tend la main à l’organisme. « À travers les années, on a eu l’occasion de travailler avec la Chambre de commerce sur différents projets et on se rendait compte que c’était un partenaire qui n’existait plus tout d’un coup. On se dit qu’un milieu comme le Haut-Saint-François devrait avoir une chambre de commerce active. Pour nous, c’est important d’avoir la Chambre de commerce comme partenaire. On s’est rendu compte que c’était un partenaire qui était en difficulté, on a décidé d’aller à sa rescousse », d’exprimer Isabelle Couture, directrice du développement local et des communications à la SADC du Haut-Saint-François.
Le président de la Chambre de commerce, Ghislain Brière, apprécie cette main tendue par la SADC. « Pour des bénévoles, ça ne devenait plus possible de continuer à maintenir la chambre. On était en recherche de solutions, mais c’était l’impasse. J’ai lancé des perches à tout le monde depuis le printemps. J’ai parlé à plein de monde pour voir si je pouvais avoir de l’aide quelque part et tout le monde était pris. Quand la SADC lance de l’aide comme ça, c’est clair que j’ai sauté dessus. Ce que j’adore d’eux, c’est qu’ils sont hyper structurés. Ça fait du bien de savoir que la comptabilité va être à l’ordre, tout va être structuré » d’exprimer M. Brière.
L’intervention de la SADC, explique Mme Couture, sera dans la logistique, mettre de l’ordre dans les dossiers, mettre la comptabilité à jour. « On commence avec les urgences, faire le tour des choses plus financières. Au niveau de la logistique, on veut faire un sondage auprès des membres. » M. Brière ajoute que « cette transition nous permettra de faire une réflexion sur la vision que l’on a pour la chambre et la place qu’elle pourrait occuper dans le portrait économique du Haut-Saint-François. » Le président de la Chambre de commerce croit que l’exercice permettra de définir « ce que les gens attendent de la chambre et qu’est-ce qui fait qu’ils s’impliqueraient. » L’objectif est de savoir ce que les membres désirent et peut-être réorienter l’action de la chambre, de commenter Mme Couture.
Le sondage devrait être en ligne au cours des prochains jours. Il suffira de visiter le site web de la Chambre de commerce pour y répondre. Les résultats seront discutés par le conseil d’administration de l’organisme. Une rencontre avec les différents partenaires de la Chambre de commerce comme le CLD, Services Québec, le CJE, la SADC et autres pourrait s’inscrire dans le processus de redémarrage, explique Mme Couture. En attendant, elle signale que la page Facebook de la chambre est redevenue active.

Vaccination des 5 à 11 ans : La campagne dans les écoles est débutée

La campagne de vaccination contre la COVID est débutée dans les écoles primaires.

La campagne de vaccination contre la COVID-19 pour les enfants de 5 à 11 ans est débutée tant dans les centres de vaccination que dans les écoles primaires du Haut-Saint-François. Martial Gaudreau, directeur du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC) l’a confirmé dans une communication adressée aux parents, tous les établissements de niveaux primaires du CSSHC recevront la visite d’équipes de professionnels du réseau de la santé pour procéder à la vaccination des élèves âgés de 5 et 11 ans.
Alors que les enfants de cette tranche d’âge sont les moins touchés depuis le début de la pandémie, plusieurs parents hésitent à faire vacciner leurs petits. « Je pense qu’il faut voir au-delà des complications classiques », exprime Alex Carignan, microbiologiste-infectiologue. Il explique que les conséquences de la COVID sur les plus jeunes se trouvent à être davantage sur le long terme, en plus des conséquences sociales et pédagogiques. Marie-Claude Roy, pédiatre au CIUSSS de l’Estrie – CHUS, explique qu’il est tout à fait normal que les parents ressentent le besoin d’avoir de l’information et d’être rassurés avant de prendre la décision de faire vacciner ou non leur enfant. « Au-delà du fait que de vacciner cette tranche d’âge là nous aidera à avoir une meilleure gestion de la pandémie, elle nous aidera à anticiper peut-être une fin à tout ça. Je pense que ce que les parents doivent retenir tout d’abord, on l’a vu, l’efficacité de ce vaccin est quand même impressionnante, on parle de 91 % d’efficacité, mais d’abord et surtout, ça nous permet d’anticiper un retour à une vie saine et normale pour nos enfants. Je pense que s’il y a eu une conséquence très importante qu’il ne faut pas sous-estimer, c’est l’impact chez les enfants de toujours devoir penser COVID », exprime-t-elle.
Docteur Alain Poirier, directeur de la santé publique en Estrie, rappelait lors d’une conférence de presse, l’efficacité du vaccin, bien qu’il ne le soit pas à 100 %. « Si vous êtes vacciné, c’est jusqu’à 7 fois moins la probabilité de faire la maladie et 14 fois moins d’être hospitalisé », dit-il. Les dernières statistiques démontrent que ce sont les écoles primaires qui ont plus d’éclosions au cours des dernières semaines. Alors, même si les plus jeunes sont moins hospitalisés lorsqu’ils font la maladie, soit aucun en Estrie, la vaccination permettra de diminuer le risque de transmission chez les plus jeunes, estiment les spécialistes. « Pour l’instant, la majorité des conséquences c’est le risque de transmission dans d’autres catégories, les parents, grands-parents, etc. Ça, c’est au point de vue santé. Au point de vue désorganisation scolaire, ça fait une soixantaine d’écoles qui sont aux prises avec des éclosions », explique Dr Poirier, rappelant que ces dernières entraînent des fermetures de classes, voire d’écoles, et donc un bouleversement dans l’éducation des enfants.
Alors que plusieurs adultes sont déjà réticents à la vaccination, il est à se demander quelles seront les stratégies de communication de la Santé publique pour inciter les parents à faire vacciner leurs enfants. Jean Delisle, directeur de la campagne de vaccination en Estrie, explique que son équipe va d’abord donner un maximum d’information afin que les parents puissent prendre une décision éclairée. « Nos cliniciens et cliniciennes ont un ensemble d’informations qui leur ont été partagées pour prendre le temps de discuter. De là l’espacement entre les rendez-vous, de prendre le temps. On avait une contrainte auparavant, le ministère nous demandait, pour chaque vaccinateur, de faire environ 20 vaccins à l’heure, là on se parle de 10 maximum parce qu’on veut prendre le temps de parler avec le parent et le jeune », explique-t-il.
Jusqu’au 23 décembre, l’équipe de Santé publique en Estrie souhaite vacciner 22 000 enfants de 5 et 11 ans. Dès que l’annonce gouvernementale a été faite, les parents d’élèves ont reçu un document d’autorisation pour la vaccination en milieu scolaire. Bien que Dr Poirier estime qu’environ le tiers des parents préfèreront se rendre dans une clinique de vaccination avec leur enfant, il tient à rassurer que les installations dans les écoles sont sécuritaires. Le fait d’offrir ce service directement dans les établissements scolaires permettra de réduire l’achalandage dans les centres. Lors du rendez-vous de première dose, un second rendez-vous sera déterminé huit semaines plus tard pour la deuxième dose. Cette durée entre les deux semaines a démontré une meilleure couverture vaccinale. « On n’aurait plus besoin d’attendre huit semaines, mais par cet exercice-là, on a fait la démonstration, en mesurant notre efficacité vaccinale au Québec, qu’on a des meilleurs résultats que ceux qui l’ont donné en trois ou quatre semaines », explique M. Poirier, en comparant avec la situation en Europe.
Lors d’une récente conférence de presse, Dr Poirier expliquait que la situation en Estrie se dégrade depuis quelques semaines. Alors que le Québec compte un taux d’environ 91 % de personnes pleinement vaccinées, l’Estrie en dénombre 85 % et le Haut-Saint-François 79 %. Au niveau des cas, 35 % sont des enfants de 5 et 11 ans et 12 % de la catégorie de 18-49 ans. Sur 60 lieux d’éclosion, 50 % sont dans les écoles primaires.
Il est possible de prendre rendez-vous pour le vaccin sur clicsante.ca. La campagne de vaccination dans les écoles devrait être complétée avant le congé des Fêtes, soit au plus tard le 22 décembre.

Opinion du lecteur

Lettre à Christine Cragg

Chère Christine,
De toi, Christine, ancienne élève de la poly, collègue enseignante, directrice et directrice adjointe à la Cité-école, nous nous souvenons.
Quand on a appris ton départ comme directrice du Parchemin (côté Collège et côté Couvent), ce fut pour nous, tes anciens collègues, tout un émoi. Plusieurs enseignants ne purent retenir leurs larmes. Il en fut ainsi quand tu nous as adressé la parole au moment de nous quitter pour le Parchemin. Nous compatissons à ce que tu vis, maintenant, et nous tenons à te témoigner notre chaleureuse reconnaissance.
Certains enseignants se souviennent encore d’une petite carte déposée discrètement dans leur casier, dans laquelle tu leur écrivais un petit mot d’encouragement, lors d’un moment difficile ou des félicitations pour un autre évènement. Quel grand geste ! Nous aimerions tant te rendre la pareille, maintenant. On se souvient de ta présence vivifiante, comme directrice, lors des soirées de remise des bourses de reconnaissance dans nos 13 villages. Quel beau duo vous formiez, toi et Mme Blanchet ! Ton temps n’était jamais compté ! Lors de tes propos, tu savais trouver le mot juste et l’image éclairante pour féliciter nos jeunes diplômés. Qui mieux que toi savait féliciter les parents pour le soutien de leur jeune à la persévérance scolaire. Tu savais dire, en mots simples, l’importance de ces derniers dans la motivation et le suivi de leur ado.
S’il est vrai que le bonheur ne fait jamais de bruit, il en est de même pour l’attention sincère que tu portes à chacun de tes collègues. Tu ne « t’enfarges pas dans les fleurs du tapis » lorsqu’il s’agit de trouver une solution à un problème. Tu sais l’examiner en équipe et dans son aspect le plus humain. Ce sont tous ces petits mots, ces petits gestes au quotidien, ta chaleureuse présence sur le terrain, ta bienveillance pérenne, comme une mère avec ses enfants, qui te rendent si précieuse.
Toi, une ancienne élève pour quelques enseignants, toi, une collègue discrète, toi une directrice inspirante, tu sais mieux que quiconque qu’on ne peut aspirer à la persévérance et à la réussite sans ces liens tissés serrés entre adultes et jeunes. Pour tous ces « petits » et « grands gestes », nous, les membres du personnel de la Cité-école, ancrons ta mémoire en nos cœurs.
Charles Labrie en collaboration avec Alexis Dalpé et Renée-Claude Leroux

Daniel Fortier

L’importance des premiers répondants en région éloignée : Daniel Fortier, récompensé pour avoir sauvé une vie

Le chef des pompiers de Saint-Isidore-de-Clifton, Daniel Fortier, a reçu du gouvernement du Québec une médaille pour acte méritoire, qui a permis de sauver une vie.

Daniel Fortier, chef des pompiers à Saint-Isidore-de-Clifton, a reçu une médaille pour son acte méritoire, en octobre dernier, lors de la journée de reconnaissance des pompiers et pompières du gouvernement du Québec. Bien que cette récompense soit gratifiante pour lui, il souhaite maintenant faire bouger les choses pour que sa municipalité se dote de premiers répondants. 
Ça s’est déroulé le 23 mars 2016. M. Fortier travaillait à son garage de mécanique automobile lorsqu’un de ses amis est passé pour lui dire qu’une voiture avait fait une sortie de route. Lorsqu’il arrive sur les lieux de l’accident, deux citoyens déjà sur place lui disent qu’il n’y a personne dans la voiture qui était alors renversée dans le cours d’eau. Malgré la crue printanière, M. Fortier descend pour aller voir de plus près et voit une jambe sortir de l’eau. Sans hésiter, les deux citoyens et lui-même sont entrés dans l’eau glacée pour sortir la victime. Une fois celle-ci extirpée, les trois hommes doivent maintenant remonter sur la route, environ trois mètres plus haut. C’est non sans peine qu’ils finissent par y arriver. Une fois sur le plat, M. Fortier commence les manœuvres de réanimation et lance aux citoyens d’appeler le 911. Entre-temps, les pompiers arrivent et le chef continue le massage cardiaque en utilisant le défibrillateur apporté par son équipe. Alors que ses collègues lui disaient d’arrêter puisque la femme était morte, M. Fortier ne voulait pas lâcher tant que les ambulanciers ne seraient pas là pour prendre le relais. Plus de 40 minutes. C’est le temps qu’ont duré les manœuvres de réanimation avant que la victime, Diane Robillard, ne recommence à respirer. « Dans ta vie, tu dis toujours, je vais essayer d’aider le monde, mais tu n’as jamais de chance. Là, j’ai eu une chance de sauver quelqu’un et je suis content. Je suis fier », exprime M. Fortier. 
Des situations de secourisme, il en a connu plusieurs durant ses années dans le service incendie, mais pas comme celle-ci. Un homme dans les bois avec une balle de fusil lui ayant transpercé le bassin, une personne avec une jambe coupée, d’autres retrouvées écrasées par des motoneiges, « mais jamais aussi intense pour dire, elle est morte et elle revient ! », exprime-t-il.
Le 10 octobre dernier, plus de cinq ans plus tard, le geste héroïque de M. Fortier est reconnu lors de la Journée de reconnaissance des pompiers et pompières du gouvernement du Québec et une médaille lui est décernée. « Je l’ai sauvée, mais c’est une chaîne », explique-t-il, affirmant que sans l’aide des deux citoyens, la situation n’aurait pas été la même. Bien que très reconnaissante envers M. Fortier, Mme Robillard souhaite maintenant passer à autre chose. Pour le pompier, cette médaille arrive au bon moment, puisqu’il a célébré, en mai dernier, ses 40 ans de service au sein des pompiers. Il considère donc que cette récompense marque bien sa carrière. 
Bien qu’il soit fier et heureux de son geste, le chef des pompiers estime que sa tâche n’est pas terminée. Pour lui, avant, mais encore plus depuis ces événements, le service de premiers répondants à Saint-Isidore-de-Clifton est plus que nécessaire. « Les ambulances ne sont pas à la porte là et je ne blâme pas les ambulances là ! Ils font ce qu’ils peuvent, mais ici c’est minimum 25-30 minutes avant d’avoir une ambulance. Donc s’il y avait des premiers répondants, ça pourrait aider pas mal », explique-t-il. Il donne en exemple la situation où il a dû aider une personne amputée d’une jambe, « si t’es 45 minutes à saigner au bout de ton sang, tu vas trouver le temps long à un moment donné », lance-t-il. Selon lui, la municipalité est partante pour ce projet, mais le problème demeure au niveau financier puisqu’au point de vue ressources humaines, il affirme avoir des personnes intéressées à prendre le poste de premiers répondants. Pour que ce projet aboutisse, il croit que les gouvernements doivent s’impliquer et investir pour aider les régions éloignées. « En réalité, nous autres, quand on paie pour des premiers répondants, on n’est rien que 400 ou 500 à payer pour. Tandis que si tu prends Sherbrooke, ils sont 110 000, ce n’est pas pareil. Donc, si tu formes un service de premiers répondants dans une municipalité comme Saint-Isidore, ça devient un fardeau pour les payeurs de taxes », explique-t-il. 
Conscient que ce n’est pas demain la veille, il garde espoir qu’un jour, bientôt peut-être, ce service sera offert dans les petites municipalités éloignées.

Robert Roy

Refus par Sherbrooke d’approuver le budget de Valoris : Une méconnaissance du dossier, estime le président de la régie

Le président de Valoris, Robert G. Roy, est d’avis que le refus d’approuver le budget de la régie serait attribuable à une méconnaissance du dossier.

Robert G. Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François et président de la Régie intermunicipale du centre de valorisation des matières résiduelles du Haut-Saint-François et de Sherbrooke, croit que la décision de la ville de Sherbrooke de ne pas adopter le budget 2022 de Valoris et de demander une révision à la baisse du tarif du tonnage à 200 $ serait attribuable à une méconnaissance du dossier.
M. Roy souligne que les trois conseillers municipaux de la ville de Sherbrooke qui siégeaient au conseil d’administration de Valoris ont été défaits lors de la dernière campagne électorale municipale ou se sont retirés. « Il n’y a plus personne pour expliquer le budget. J’aurais aimé que Mme Beaudin (Évelyne Beaudin, mairesse de Sherbrooke) m’appelle pour mieux comprendre et on aurait pris le temps de lui expliquer. Quand on va avoir expliqué, ils vont comprendre », d’exprimer M. Roy.
Respectant la prise de position de la ville de Sherbrooke, la MRC du Haut-Saint-François a suspendu l’adoption du budget 2022 de Valoris. M. Roy voit ce report comme une opportunité pour bien expliquer la teneur du budget. « Moi, ça va me permettre d’expliquer aux nouveaux maires qui sont entrés le pourquoi on a décidé cette orientation. Eux (les maires) quand ils vont se faire poser des questions, ils vont être dans la capacité de répondre. »
M. Roy mentionne que « ce n’est pas une entité municipale qui va décider pour une autre entité municipale. Quand tu es une régie, c’est le conseil d’administration qui décide. » Le président de Valoris mentionne que sa tâche sera d’expliquer aux nouveaux membres du conseil d’administration « pourquoi on est arrivé à ce montant-là ? »
Dans un communiqué de presse, la MRC du Haut-Saint-François mentionne que « l’établissement du tarif d’enfouissement est donc un exercice stratégique et rigoureux, car la capacité d’investir la mise de fonds dans la relance du tri en dépend. La tarification doit être vue comme un investissement environnemental, économique et social. En plus de la performance de détournement qui en découlera, cet investissement permettra aux deux copropriétaires des économies substantielles en payant moins de redevances à l’enfouissement, en recevant un retour de redevances plus important et en réduisant les émissions de GES de plus de la moitié. Les partenaires pourront alors l’investir dans d’autres priorités ou dans le tri à la source. » La MRC du Haut-Saint-François a profité de la dernière séance ordinaire pour déléguer les trois maires qui siégeront au sein du conseil d’administration de Valoris. Il s’agit des maires de Bury, Denis Savage, East Angus, Lyne Boulanger et de Weedon, Eugène Gagné.
Impact
M. Roy mentionne que dans l’éventualité où le budget ne serait pas adopté, Valoris ne pourra appliquer la réduction du tonnage annoncée de 220 $ la tonne. L’ancien tarif de 241 $ la tonne sera toujours en force. M. Roy ajoute que sur le 220 $ annoncé, 110 $ est affecté à la dette. Valoris a un actif de 40 M$, précise-t-il.
Le président de Valoris soutient que le surplus de la régie de 3 M$ équivaut à peine à 20 % du budget de fonctionnement de la régie qui est de 16,5 M$. Ce dernier estime que ce pourcentage est essentiel pour assurer le bon fonctionnement d’un organisme qui se respecte. D’autre part, M. Roy aimerait bien repartir la ligne 2 (résidentielle) au cours de 2022. Pour ce faire, il est toujours dans l’attente d’une réponse favorable du gouvernement du Québec. En entrevue sur les ondes du 107,7, le président de Valoris confiait à Martin Pelletier « j’ai de la difficulté à concevoir qu’on ait de la misère à reconnaître Valoris comme projet pilote quand on a tous les équipements. Dernièrement, Beauce-Artigan ont eu une subvention de 2 M$ pour faire des tests comme nous, alors que nous, on a tous les équipements et eux vont devoir les acheter. » Le prochain conseil d’administration de la régie est le 9 décembre.

Neol East Angus

Fête de Noël à East Angus : En formule service au volant

La fête de Noël à East Angus se déroulant dans un style service au volant au débarcadère d’autobus de la polyvalente Louis-Saint-Laurent.

La file de voitures était longue lors de la fête de Noël à East Angus qui se déroulait dans un style service au volant. Circulant au débarcadère d’autobus de la polyvalente Louis-Saint-Laurent, les familles profitaient de l’animation et les enfants recevaient un cadeau du père Noël.
La méthode de service au volant permettait d’offrir l’activité tout en respectant les mesures sanitaires en vigueur. « En faisant cette formule-là, les gens, s’ils ont vraiment peur, ils n’ont pas besoin de débarquer de l’auto et ils ont leur cadeau pareil », expliquait Lyne Boulanger, mairesse de East Angus. Pour elle, la fête de Noël est importante pour les petits. À leur arrivée, chaque enfant recevait d’emblée une barre de chocolat. Durant la route qui les menait au père Noël, des mascottes et des lutins s’occupaient de l’animation. Des cadeaux pour 400 enfants étaient prévus par la municipalité, soit des livres à colorier, des couvertures douces et même des jeux de société. Mme Boulanger explique que ces présents ont été rendus possibles grâce à la contribution monétaire du Club Lions East Angus.
Même si cette activité était planifiée pour les citoyens d’East Angus, la mairesse et son équipe ne refusaient personne à l’accueil. Ainsi, des familles des villes avoisinantes ont également pu profiter des cadeaux. « Ça nous fait plaisir ! East Angus, on l’a tout le temps dit, on est une ville accueillante », lance Mme Boulanger.

Route Cookshire

Cookshire-Eaton : Projet pilote à l’intersection de la 108 et la 253

La municipalité a demandé au MTQ la mise en place d’un projet pilote visant à installer des feux de circulation à l’intersection des routes 108 et 253.

Deux demandes ont été adressées, en octobre dernier, au ministère des Transports du Québec (MTQ) par la municipalité de Cookshire-Eaton, concernant la route 108. Revoir à la baisse la limite de vitesse sur la portion entre l’école Alexander Galt et la route 251 et la mise en place d’un projet pilote visant à installer des feux de circulation à l’intersection des routes 108 et 253, au secteur Cookshire.
La limite de vitesse sur une portion de la route 108 entre l’école Alexander Galt et la route 251 est présentement de 90 km/h. On demande de la réduire à 70 km/h. Ce changement de vitesse vise à diminuer le risque d’accident sur cette section qui s’avère problématique lorsqu’il y a de la circulation. « Ceux qui viennent de Johnville et qui veulent tourner sur la 108, ça arrive tellement vite que des fois, c’est dangereux », explique Mario Gendron, maire de Cookshire-Eaton.
Une demande au MTQ a également été faite concernant la mise en place d’un projet pilote à l’intersection des routes 108 et 253. Celle-ci s’avère problématique depuis un moment déjà et les citoyens ont mentionné à plusieurs reprises l’importance d’agir. La municipalité souhaiterait donc installer, pour une durée d’un an, des feux de circulation. Avant la mise en œuvre de ce projet, une étude sera effectuée par les responsables du MTQ pour valider sa faisabilité, les inconvénients et les avantages.
Au moment d’écrire ces lignes, le MTQ était toujours à l’étude du dossier, mais ne pouvait pas donner de date à laquelle les résultats seraient présentés.

CDC HSF

Violence conjugale et sexuelle basée sur les genres dans le HSF : Création d’un outil d’intervention collectif pour contrer ce phénomène

Nous apercevons de dos et de gauche à droite, Marilyn Ouellet de La Passerelle, l’agente de la Sûreté du Québec, France Dubé, Jinny Mailhot et Julie Blackburn de la CDC du Haut-Saint-François et Sabrina de La Méridienne.

Le Centre des Femmes La Passerelle, la maison d’hébergement La Méridienne et la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François ont jeté les bases pour doter le territoire d’un outil d’intervention collectif pour contrer les violences conjugales et sexuelles basées sur les genres.
Les initiateurs de la démarche sont à mettre en place avec d’autres intervenants, le Réseau des partenaires du Haut-Saint-François uniEs contre les violences basées sur le genre. Une première rencontre a eu lieu et les participants ont tous convenu de se revoir en janvier prochain. L’objectif, expliquent Jinny Mailhot, Julie Blackburn et Julien Fontaine-Binette, tous de la CDC, est de développer le réseau à travers l’expertise de chacun pour intervenir selon des axes qui seront développés en collégialité. À travers cet outil, on souhaiterait mettre en place un observatoire Vigie-violence du Haut-Saint-François où circulerait l’information et l’expertise. On désire également travailler sur le changement de pratique tout en informant et sensibilisant la population. Tout cela pourrait s’inscrire à l’intérieur d’un plan quinquennal.
Selon Mme Mailhot, « il y a beaucoup d’enjeux sur le territoire lié aux violences faites aux femmes au sens large (transgenre et autres). Le réseau permettra de voir où est-ce qu’on peut aller changer des choses, des façons de faire qui sont endémiques et qui ont des conséquences néfastes. » Changer les choses, ajoute-t-elle, « c’est le genre de travail qu’on peut faire quand on se met ensemble des partenaires différents. Ce n’est pas vrai qu’on n’a pas d’expertise dans le Haut-Saint-François. On a La Passerelle, La Méridienne, le Centre de services scolaire, la Sûreté du Québec et d’autres organismes peuvent nous permettre de cibler certains lieux dans lesquels il y a davantage de violence, de comportement où on pourrait intervenir de manière plus efficace, parce qu’il y a une expertise autour de la table. »
Des partenaires sont déjà ciblés et ont signifié leur intérêt à participer. Outre les organismes qui ont initié la démarche, nous retrouvons la Commission scolaire Eastern Townships, la polyvalente Louis-Saint-Laurent, la Sûreté du Québec, le CALACS-Estrie, le CAVAC et le CIUSSS. « On commence tranquillement à se mettre en réseau, à se rencontrer, à réfléchir ensemble. Il y a une première réflexion de faite, mais on poursuit cette réflexion en élargissant le groupe. On va aller étape par étape. On va réfléchir ensemble sur ce qu’on veut prioriser, ce qu’on veut mettre en action avec les partenaires. Il faut créer des moments pour se voir, parler des enjeux et améliorer nos actions collectives. Chacune des organisations fait des actions, faut juste être capable de faire des ponts, maximiser nos actions, nos projets en collaboration avec d’autres acteurs qui ont d’autres expertises », d’exprimer Mme Mailhot.
France Dubé, policière à la Sûreté du Québec du Haut-Saint-François, mentionne que le corps policier effectue déjà diverses interventions et de sensibilisation, mais se dit ouverte à trouver de nouvelles façons d’innover. « La SQ, on a quelque chose à faire dans le groupe, c’est juste de voir où on s’en va dans ça et où notre intervention peut aider. » Marilyn Ouellet, du Centre des femmes La Passerelle, admet qu’il y a beaucoup de travail à faire, mais note la volonté des partenaires à vouloir travailler ensemble. Pour Mme Ouellet, le simple fait de parler de violence conjugale et sexuelle fait qu’on avance déjà parce que ça n’existait pas avant. Déjà là, c’est un immense pas pour éradiquer les violences. « Si l’on peut éviter que les femmes deviennent des victimes, ça sera déjà ça » d’ajouter Sabrina de La Méridienne. « Nos premières attentes, mentionne Mme Blackburn, c’était d’être capable de s’asseoir autour de la table. La suite, ça va être de poursuivre à se parler. On a présenté c’est quoi on veut faire et comment travailler ensemble. »

Steven Aulis

Steven Aulis décroche un prix d’envergure : 125e anniversaire de Christchurch Canterbury

Steven Aulis et son prix Marion Phelps devant les portes gothiques du Canterbury Centre qu’il a reconstruites.

« Eh bien, ma récompense repose juste là. » Steven Aulis faisant un geste vers le Christchurch Canterbury, le Centre Canterbury récemment restauré, une structure petite, mais élégante.
« Ce sera là pendant des années après mon départ, et j’espère que les jeunes s’intéresseront à ce que je fais. Lorsque plusieurs mettent la main à la pâte, c’est plus facile. J’espère que ça va devenir populaire », a-t-il déclaré tandis que les cornemuseurs Matthew Fowler et Sylvain Ross jouaient en arrière-fond.
Voilà l’explication modeste de M. Aulis à propos de ce qu’il a ressenti à l’idée de recevoir le prestigieux prix Marion Phelps attribué pour son expertise et ses vastes contributions à la restauration du Centre Canterbury.
C’était le 12 septembre dans le hameau historique de Canterbury situé entre Bury et Scotstown, au coin des chemins Victoria et Canterbury. Le président du Réseau du patrimoine anglophone du Québec (RPAQ), M. Grant Myers, venait de lui remettre le prix « en reconnaissance des contributions exceptionnelles d’une personne ayant oeuvré à long terme à la préservation et à la promotion du patrimoine anglophone au Québec. »
La Société d’histoire et du patrimoine de Bury a nommé l’artisan charpentier Steven Aulis pour son travail exceptionnel au cours des cinq dernières années. À titre de bénévole auprès du Comité de Canterbury de la Société, M. Aulis a joué un rôle déterminant dans la restauration du bâtiment et dans sa transformation en centre culturel.
L’événement marquait également le 125e anniversaire de l’église anglicane Christchurch Canterbury. Souvent photographiée, la petite église néo-gothique avec des arcs-boutants distinctifs a été construite avec des matériaux locaux en 1896. En 2015, elle a été désacralisée et achetée par la Société Bury.
Le communiqué de presse du RPAQ fait mention qu’au cours des années qui ont suivi, « M. Aulis a travaillé et supervisé toutes les réparations et les modifications qui ont eu lieu, des fondations du bâtiment au beffroi en passant par les vitraux. Il a même reproduit d’authentiques moulures de style gothique du XIXe siècle et des volutes décoratives intérieures. »
« Il demeure impliqué dans la préservation de ce qui est maintenant connu sous le nom de Centre Canterbury », écrivait le directeur exécutif du RPAQ, Matthew Farfan : « l’un des plus beaux sites patrimoniaux de la région, jouissant désormais d’une nouvelle vocation au sein de la communauté. »
Pour ces raisons et plus encore, parmi tous les candidats à l’échelle du Québec, le RPAQ a sélectionné M. Aulis pour recevoir le Prix Marion Phelps pour le bénévolat.
Marion Phelps était une bénévole légendaire, l’une des fondatrices de la Société historique du comté de Brome. Le RPAQ choisit un récipiendaire chaque année pour recevoir un prix en son nom.
« Nous avons nommé Steve en raison de son dévouement au Centre de Canterbury et du don de son temps tout au cours d’une longue période », a déclaré Ed Pederson, secrétaire de la Société d’histoire et du patrimoine de Bury.
« Il a fait l’agenda des restaurations du bâtiment. C’était son idée de mettre des persiennes au lieu du contreplaqué aux fenêtres du clocher, et il les a créées. Il a reconstruit la croix au sommet de la tour de 55 pieds de haut, et a également reconstruit les portes d’entrée de style gothique travaillées à la main à partir de vieux planchers.
« Il a réparé de nombreux contreforts. Il a construit de nouveaux cadres pour les vitraux lorsque ceux-ci ont été restaurés. Il a aussi installé de nouvelles moulures là où les moulures extérieures étaient pourries et il a construit des encadrements de fenestration et y installa les fenêtres. 
« Lorsque nous avons déplacé le bâtiment, il a réparé et, où c’était nécessaire, il a reproduit le treillis décoratif », a poursuivi M. Pederson. « Il a adapté les bancs pour qu’ils s’ajustent aux murs et a effectué les réparations requises. Il a acquis des chaises et restauré toutes les chaises en bois, ce qui a impliqué le collage de 30 chaises et leur réparation. Il a également aidé à l’aménagement paysager et à deux reprises, il a peint le plancher à l’intérieur. Il a été là à chaque étape du chemin! »
« Je pense que Steve Aulis mérite grandement le prix Marion Phelps. C’est une reconnaissance appropriée, qui arrive en temps opportun, de sa personnalité et de son esprit communautaire. »
Ceux qui connaissent M. Aulis savent aussi qu’il a réalisé ce travail incroyable malgré d’énormes défis physiques. Il s’est fracturé le cou lors d’une chute en 1986, dans un moulin local et est devenu paraplégique. Sa chemise à carreaux caractéristique et sa paire de longs bâtons de marche font partie du paysage familier dans les environs de Bury.
Lors de la cérémonie de remise des prix et de la célébration marquant le 125e anniversaire, une plaque commémorative a été dévoilée honorant ceux qui ont contribué d’une manière ou d’une autre à la restauration du bâtiment au cours des 5 dernières années. La présidente de la Société d’histoire et du patrimoine de Bury, Praxède Lévesque Lapointe, officiait l’événement où avait lieu la lecture des noms des 75 bénévoles du Centre Canterbury. Après la cérémonie, des bénévoles ont sonné 125 fois la cloche de Canterbury.
Les membres du Comité de Canterbury travaillant avec M. Aulis sont Candy Coleman, Gilles Gaulin, Bobby Jacklin, Tony de Melo et Ed Pederson.
Le RPAQ « n’aurait pas pu trouver un récipiendaire plus irrésistible pour le prix Phelps de cette année », a déclaré M. Myers. « Grâce au travail inlassable de bénévoles tel que Steven, des sites historiques importants comme l’église de Canterbury continueront de servir de repères communautaires, de lieux de mémoire, et en tant qu’endroits de rassemblement pour les années à venir. Ce sont des bénévoles comme vous qui sont l’épine dorsale des organisations patrimoniales locales qui travaillent si fort pour préserver et protéger notre patrimoine. »

Fêtons Noël au 3 Cantons

École des Trois-Cantons : Une activité de financement réussie

Nous apercevons les membres du comité Fêtons Noël aux 3 cantons !

En raison de la pandémie, les membres de l’OPP (organisme de participation des parents) de l’école primaire des Trois-Cantons de Saint-Isidore-de-Clifton ont innové pour son activité de financement annuelle. On a remplacé le traditionnel dîner spaghetti par une vente d’arbres et de couronnes de Noël. On a également profité de l’occasion pour souligner la fête de Noël. Tout y était pour l’occasion; Sylvain Dodier a fait la lecture d’un conte de Noël, juste avant l’arrivée du vieux bonhomme à la barbe blanche. La vedette de la journée a distribué des friandises aux enfants. D’une générosité sans borne, il en a même remis aux parents. Dans le respect des mesures sanitaires, les personnes pouvaient visiter un marché de Noël, aménagé à l’intérieur de l’école. Les élèves avaient fabriqué différentes choses et mis en vente le fruit de leur labeur. D’autres artisans locaux y présentaient également leurs produits. Un encan silencieux mettait à l’enchère différents prix fort intéressants, comme une loge pour le Phœnix sur deux jours pour huit personnes, trois jours de camp de l’école de Hockey Académique Bauer et plusieurs autres produits. Les parents impliqués dans la campagne de souscription populaire étaient confiants du succès de l’initiative. Une cinquantaine d’arbres sur 60 ainsi qu’une quarantaine de couronnes avaient été vendus en prévente avant même que débute la journée. Les enfants ont adoré le conte et la visite du père Noël qui se déroulait à l’extérieur. La température glaciale n’a pas refroidi le cœur des enfants heureux de cette activité. Mentionnons que l’initiative a été rendue possible grâce à la collaboration de généreux partenaires. L’argent amassé servira à défrayer les activités scolaires des élèves.

actualite

Plus besoin de faire bouillir son eau à Cookshire

Depuis un peu plus d’une semaine, les citoyens de l’arrondissement Cookshire desservis par le réseau d’aqueduc peuvent utiliser l’eau potable sans avoir à la faire bouillir. Les analyses révèlent que les derniers échantillons d’eau sont conformes aux normes du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, MELCC.
René Lavigne, directeur des travaux publics à la ville de Cookshire-Eaton, mentionne que les travaux pour étanchéiser le réservoir de béton d’eau potable pour le secteur de Cookshire ont bien été. L’avis d’ébullition avait été signifié aux citoyens le 2 novembre dernier et devait être levé le 9 décembre.
Travaux
Les responsables des travaux publics avaient remarqué une fuite d’eau correspondant à 46 % de la production journalière. « On produisait 46 % de plus d’eau par jour, là ; c’est réglé. Si on compte les heures de pompage par jour et tout ça, qu’on économise, ça paraît », d’exprimer M. Lavigne. Maintenant, la municipalité est en mesure de rencontrer les normes de la stratégie d’économie d’eau potable, ajoute-t-il. Les fuites découlant du réservoir et du réseau devraient être inexistantes. « On fait de la recherche de fuite régulièrement. Présentement, on ne serait pas supposé d’en avoir », précise M. Lavigne.
Odeur
Maintenant que les fuites semblent réglées, les responsables poursuivent leurs efforts pour contrer le problème d’odeur quant à l’eau potable. « Là, on se concentre vraiment dans un premier temps sur d’autres sources d’approvisionnement d’eau. On a fait des forages exploratoires, on se concentre à compléter ces choses-là. On regarde à mettre d’autres puits en opération pour arriver à régler notre problème d’odeur et de goût » de compléter M. Lavigne.

Paniers surprise

Paniers surprises pour les enfants de la DPJ : Partager la douceur

Cassandra, Rebecca, Fany et Brendan préparent des recettes en pots pour offrir aux familles accompagnées par la DPJ.

Pour le temps des Fêtes, 160 familles du Haut-Saint-François qui sont accompagnées par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de l’Estrie recevront un panier rempli de surprises pour permettre aux enfants de vivre un moment de douceur. L’initiative vient d’un groupe de jeunes du Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François.
L’idée a été mise en place par six participants aux ateliers du CJE qui, ayant des antécédents avec la DPJ, souhaitaient offrir leur aide et du bonheur à ces familles. « Ils sont porteurs de ce projet. C’est vraiment touchant de voir que par leur parcours, ils ont le goût de pouvoir aider les familles qui sont en lien avec la DPJ », explique Judith Olson, coordonnatrice aux services d’intervention au CJE. Ce sont donc Cassandra, Rebecca, Fany, Brian, Élyse et Brendan qui mettent la main à la pâte en préparant les recettes. Les paniers surprises comprendront trois recettes en pots Masson, soit une base pour de la soupe, pour des crêpes et pour des biscuits aux brisures de chocolat, une canne de sirop d’érable, des jus Oasis, des livres, un produit offert par Tribu-Terre, des peluches et un livre de recettes.
L’objectif est d’offrir à ces enfants un moment de plaisir en famille. « Redonner un sourire et un effet de surprise pour les parents et les familles pour que dans le temps des Fêtes, il y ait quand même un espace chaleureux », explique Mme Olson. Brendan voit cette expérience comme étant une occasion d’aider les gens dans le besoin alors que Cassandra trouve important que ces enfants vivent une expérience familiale amusante. « Vu que j’ai déjà été dans la DPJ, je trouve ça cool de pouvoir donner une douceur à ces familles-là », poursuit Fany.
Les boîtes seront livrées aux intervenants de la DPJ le 14 décembre. Ceux-ci pourront ensuite les livrer de façon confidentielle aux différentes familles.

Balade des clochers

La Balade des Clochers : Les grandes orgues ont tonné à La Patrie

À droite de la photo, Hugo Baril, organiste, et Olivier Cantin, directeur de la chorale, se sont synchronisés avec les chantres pour le service religieux.

Depuis longtemps, les grandes orgues de l’église Saint-Pierre de La Patrie dormaient silencieuses, attendant le souffle de la Balade des Clochers pour vrombir pendant la messe du dimanche 17 octobre dernier. La volée de cloches marquant traditionnellement l’Angelus s’est fait entendre alors que les ultimes notes émises par les tuyaux s’effaçaient en diminuendo sostenuto.
La Balade a donné la chance de visiter les édifices religieux où, pendant des années, les curés ont guidé la spiritualité personnelle et familiale, et, quelques fois, quand la scolarité ne permettait pas aux gens d’écrire ou de lire, la vie économique de leurs ouailles.
Du sanctuaire de Beauvoir à l’église Sainte-Agnès de Lac-Mégantic, en passant le lieu de culte de Saint-Denis-de-Brompton, plus de deux cents personnes se sont arrêtées à celle de Saint-Pierre de La Patrie. Éliane Thibault, idéatrice et responsable du projet, lançait avec un sourire généreux que « les églises étaient fébriles ». Elle indiquait d’ailleurs qu’elle avait souhaité imprimer « une allure festive » à l’activité.
De nombreux bénévoles avaient envie de profiter de cette atmosphère pour se réjouir. À la suite de problèmes constatés sur la structure, ils ont déployé pendant plus d’un an, des efforts considérables pour sauvegarder l’édifice qui avait été consacré par l’archevêché quelques années auparavant. Fiers des bâtisseurs qui l’ont érigé en 1907-1908 d’après les plans de l’architecte Wilfrid Grégoire, ils ont été à pied d’œuvre pour rouvrir aux fidèles.
Pour représenter aux croyants peu instruits les principaux faits de la foi, le clergé employait des symboles. Gilles Baril, curé de la paroisse Saint-Joseph-des-Monts, composée de huit unités pastorales, pendant des années, écrivait que « l’intérieur de l’église propose une véritable leçon de catéchisme, où plusieurs symboles y évoquent la foi catholique ». Les grandes orgues pour leur part ont été construites en 1878 pour une « mitaine » (meeting hall) protestante d’Halifax, lesquelles se sont nichées dans le jubé en 1913.
Les fidèles et les visiteurs avaient un programme chargé devant eux. La messe s’est avérée le moment fort de la tournée. L’organiste Hugo Baril et la chorale formée de gens des Bois- Francs, dirigée par Olivier Cantin, ont porté le message des trois officiants. Des artisanes ont exposé dans la sacristie le fruit de leur labeur. Au sous-sol de l’église, témoin du dur travail des bénévoles, plusieurs d’entre eux ont présenté des trésors recueillis au sein de généreux donateurs.

patrimoine mrc

Patrimoine immobilier du territoire : La MRC veut en savoir plus

Le bureau de poste à East Angus abritant les bureaux du CLD du Haut-Saint-François est considéré patrimonial.

La MRC du Haut-Saint-François adresse une demande d’aide financière au ministère de la Culture dans le cadre du programme de soutien au milieu municipal en patrimoine immobilier. Une réponse positive permettrait à la MRC d’embaucher une ressource qui établira, entre autres, une liste exhaustive de tous les bâtiments patrimoniaux du territoire.
Il s’agit d’un programme de soutien au milieu municipal en patrimoine immobilier visant à soutenir les municipalités régionales de comté (MRC) et les municipalités pour qu’elles puissent contribuer davantage à la connaissance, à la protection, à la mise en valeur et à la transmission du patrimoine culturel immobilier. Il vise également à soutenir le milieu municipal dans la préservation du patrimoine immobilier comme composante de l’aménagement et de l’occupation durables des territoires.
Le préfet, Robert Roy, mentionne qu’il n’est pas évident de déterminer quel bâtiment est patrimonial. « On veut cibler les bons bâtiments. Souvent, on se fait demander si le bâtiment est patrimonial. On veut savoir. » La démarche ne visera pas qu’à définir les édifices, mais également établir leur histoire. « Le but est de préserver notre histoire et déterminer ce qui est patrimonial », complète le préfet.
La MRC, explique M Roy, sera mandataire pour les municipalités qui pourraient faire une demande d’aide. De plus, les résultats de l’étude seront inclus à l’intérieur du nouveau schéma d’aménagement du territoire.

actualite

Consultation citoyenne pour les aînés et familles du HSF : Plus que quelques jours

Les gens qui n’ont pas encore rempli le questionnaire devant mener à la préparation de la politique MADA-Familles (municipalité amie des aînés) pour le Haut-Saint-François ont encore quelques jours, jusqu’au 12 décembre, pour ce faire.
Les comités MADA-Familles invitent la population du Haut-Saint-François à se prononcer dans le cadre d’un sondage sur le bien-être des aînés et des familles. D’une durée moyenne de dix minutes, ce court questionnaire vise à identifier les forces et les défis auxquels sont confrontés les aînés et les familles du territoire ainsi que leurs souhaits pour leur communauté. Plus de 550 personnes avaient répondu aux questionnaires au moment d’écrire ces lignes. Les personnes demeurant sur le territoire peuvent le faire par le lien suivant : https://bit.ly/mada-fr.
Le questionnaire représente la première partie de consultation de la population, suivra en février et mars prochain, des forums citoyens et des groupes de discussion qui seront organisés à travers l’ensemble de la MRC. Ces activités serviront à poursuivre la discussion avec la population et approfondir les observations tirées du sondage. À l’issue de ce processus consultatif, les 12 comités MADA-Familles (11 municipalités et MRC) se mettront au travail pour rédiger une politique des aînés et des familles qui répond aux besoins et aux souhaits de la population.
Rappelons que 11 municipalités et la MRC participent à la démarche collective amorcée en mai dernier. L’objectif est de définir une politique pour les aînés et les familles pour chaque municipalité et une régionale incluant la MRC. Un plan d’action s’ajoutera de façon à permettre l’application de la politique qui sera définie. Donc, chaque municipalité aura le sien ainsi que la MRC avec un plan d’action régional qui sera cohérent avec l’ensemble des municipalités participantes.
Rappelons que les participants au questionnaire auront la chance de se mériter un panier de produits surprise du Haut-Saint-François. On retrouvera un produit représentant chaque municipalité participante.

Noel Dudswell

25e édition de la Boîte à cadeaux : Un succès

Les visiteurs étaient au rendez-vous pour la 25e édition de la Boîte à cadeaux.

Les citoyens de Dudswell et des environs étaient au rendez-vous lors de la 25e édition de la Boîte à cadeaux, qui se déroulait à l’église Saint-Clément, dans le secteur Bishopton. Plus de 750 personnes ont visité les deux étages sur lesquels exposaient 27 artisans et producteurs.
Pour cette 25e année, une nouvelle équipe d’organisateurs était au poste. Catherine Morin et Alain Bourgeois ont relevé plusieurs défis, notamment celui de déménager l’événement. Auparavant au Centre communautaire de Dudswell, le marché de Noël est maintenant à l’église Saint-Clément. L’équipe devait s’assurer que les visiteurs se rendent au bon endroit. « C’est un grand défi et lorsqu’on voit le nombre de personnes et quand on voit les gens, les exposants, comment ils sont heureux, c’est bon pour le futur », exprime M. Bourgeois. L’ambiance des fêtes était au rendez-vous, la chorale de Dudswell a présenté un spectacle, un petit feu de camp réchauffait les visiteurs à l’extérieur et les enfants ont pu profiter de la lecture d’un conte de Noël par Diane Emond.
Mme Morin et M. Bourgeois s’estiment satisfaits et sont prêts à prendre les rênes pour la 26e édition.

actualite

On fête à Weedon

La municipalité de Weedon vibrera au rythme des fêtes au cours des prochains jours avec le marché et une soirée de Noël. La première activité se déroulera le samedi 11 décembre au Centre communautaire de 10 h à 16 h et présentera une dizaine d’exposants. Le père Noël devrait faire un petit saut en après-midi. Il s’agit d’une belle occasion d’encourager l’achat local. Suivra le 18 décembre, la 2e édition de la soirée de Noël au parc de l’aréna. L’activité qui se déroulera de 17 h à 22 h est organisée par la Maison des jeunes Vagabond de Weedon en collaboration avec la Corporation Sports Loisirs de la municipalité. Le tout débutera avec du patinage libre en compagnie des lutins et du père Noël. Suivra à 19 h 30 la projection d’un film de Noël à la Maison des jeunes. Les participants auront également la chance de déguster un bon chocolat chaud et guimauves près d’un feu de camp. Les adeptes de plein air pourront marcher à travers le sentier illuminé et animé.

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