OptoplusEastAngus_DreLucieTurcotte

Journée Natalie Champigny : OPTOPLUS remet 1 290 $

La clinique de la bannière OPTOPLUS East Angus remet un montant de 1 290 $ à la Journée Natalie Champigny. L’aide financière provient de la campagne « Plus d’entraide au cœur de notre quartier », mise de l’avant avec OPTOPLUS et la collaboration des fournisseurs de lentilles partenaires Essilor, Hoya, Riverside et Zeiss. Un montant de 20 $ était remis pour chaque paire de lunettes complètes vendue dans le cadre d’une promotion qui se déroulait du 15 novembre au 24 décembre 2021. La clinique participante à East Angus a retenu l’organisme de la Journée Natalie Champigny. Mentionnons qu’un montant de 60 000 $ a été distribué à divers organismes aux quatre coins du Québec. Nous retrouvons sur la photo, la Dre Lucie Turcotte, optométriste copropriétaire d’OPTOPLUS East Angus en compagnie de Michel Champigny, organisateur de la Journée Natalie Champigny.

Aide

10 signes que vous avez besoin d’aide pour vivre votre deuil

L’un de vos proches est décédé récemment ou il y a quelque temps et vous vous demandez si vous n’auriez pas besoin d’aide pour mieux surmonter votre deuil? Voici 10 indices que la réponse à cette question est positive :

  1. Vous avez le sentiment d’être dépassé par les évènements et il vous est laborieux d’exécuter vos tâches quotidiennes;
  2. Votre travail, vos études ou vos activités sociales ne vous intéressent plus;
  3. Vous éprouvez de la colère ou de la culpabilité;
  4. Vous ne parvenez plus à vous concentrer;
  5. Vos relations familiales ou amicales se sont détériorées;
  6. Votre peine et votre douleur ne semblent pas s’estomper même après plusieurs mois de deuil;
  7. Vous refoulez votre détresse avec l’objectif de ne pas la montrer aux autres pour bien paraître;
  8. Vos habitudes alimentaires ou de sommeil ont changé et nuisent à votre santé;
  9. Vous avez développé une nouvelle dépendance (alcool, drogue, etc.) ou faites d’autres activités malsaines (automutilation, etc.) depuis le décès de votre être cher;
  10. Vous avez des pensées qui vous amènent à souhaiter mettre fin à votre vie.
    Vous avez répondu « oui » à une ou à plusieurs de ces affirmations? Vous avez, en effet, besoin d’aide. Communiquez avec une ressource d’entraide ou avec un psychologue, par exemple, et étudiez les diverses stratégies qui peuvent vous permettre de vivre votre deuil plus sereinement.
Enfant

Comment annoncer à son enfant qu’un proche est atteint d’une maladie mortelle ?

Que votre enfant soit très jeune, adolescent ou adulte, lui annoncer qu’un de ses proches souffre d’une maladie grave n’est pas un sujet facile à aborder. Voici quelques conseils pour vous aider dans cette épreuve.
Utilisez le vocabulaire approprié
Selon l’âge de votre enfant, vous devrez adapter votre discours pour faciliter sa compréhension. S’il s’agit d’un adulte, vous pouvez bien entendu éviter les longs détours et l’informer directement de la situation dans laquelle la personne malade se trouve. Dans le cas d’un plus jeune enfant ou d’un adolescent, simplifiez votre vocabulaire et ajoutez, au besoin, un ou des exemples tirés d’une histoire ou d’un film qu’il connaît.
Demeurez à l’écoute
Une fois la conversation entamée, attendez et observez la réaction de votre enfant. Laissez-lui le temps nécessaire pour assimiler et comprendre votre message en fonction de son âge. Dans tous les cas, demeurez honnête et répondez aux questions de la façon la plus claire possible. La réaction de votre enfant vous aidera à évaluer la quantité d’informations à lui donner et la vitesse à laquelle le faire (une seule rencontre, sur quelques jours, etc.).
Évitez les malentendus
Selon la situation de la personne malade, parlez des traitements en cours ou à venir, le cas échéant, de l’endroit où ceux-ci auront lieu, des effets secondaires de la médication, des symptômes de la maladie, etc. Précisez quels changements surviendront dans le quotidien de la famille dans le cas d’un jeune enfant ou d’un adolescent et abordez avec un adulte d’autres sujets que vous trouvez tous deux pertinents (il peut s’agir de le rassurer sur les décisions qui devront être prises au moment du décès ou après celui-ci, par exemple).
Certaines ressources de votre région peuvent vous aider dans cette épreuve. Informez-vous !

actualite

Plus de 255 000 $ pour les médias communautaires du comté de Mégantic

Soucieux de l’importance que joue le rôle des médias communautaires dans leur milieu respectif, le gouvernement du Québec ajoute une aide financière de plus de 255 000 $ pour les aider à remplir leur mission.
Le député de Mégantic et adjoint parlementaire de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation (volet Affaires municipales), François Jacques, annonçait au nom de la ministre de la Culture et des Communications Nathalie Roy, l’octroi de cette somme.
On précise dans le communiqué de presse que les médias imprimés, radio, télévisions et numériques recevront des sommes records grâce à une bonification provenant du Plan de relance économique du milieu culturel ainsi qu’à une aide financière spéciale accordée aux organismes communautaires affectés par la crise sanitaire.
Des neufs journaux communautaires qui se partagent l’aide financière de plus de 255 000 $, sept se retrouvent dans le Haut-Saint-François dont L’Image de Bury, Aux Quatre Coins à Ascot Corner, Le Reflet du canton de Lingwick, le Journal régional Le Haut-Saint-François, Le Papotin de Dudswell, L’Éveil du Citoyen de Weedon et L’Événement de Scotstown/Hampden. Les autres médias communautaires sont Le p’tit journal de Woburn et Le Cantonnier à Disraeli.
Les médias communautaires ont été particulièrement touchés par la pandémie. Dans ce contexte, le gouvernement du Québec reconnaît leur apport essentiel pour la société québécoise et leur accorde un montant supplémentaire pour maintenir et développer leur mission respective. Ces sommes contribuent ainsi à accroître l’offre d’information locale et régionale en appuyant ces médias communautaires dans la poursuite de leur mission. Les nouveaux investissements visent notamment à maintenir, à accroître et à adapter les activités et les services de ces médias, indique le communiqué de presse.
« Ces investissements de notre gouvernement contribueront à soutenir neuf médias communautaires dans la poursuite de leur mission d’informer les citoyens de notre circonscription de Mégantic. Je suis ravi que mes concitoyens puissent compter sur ces médias pour accéder à une information régionale qui reflète leur identité. Je remercie d’ailleurs les artisans de ces médias communautaires pour leur excellent travail », d’exprimer le député de Mégantic, François Jacques.
« Les médias communautaires, qu’ils se trouvent en ville ou en région, donnent une voix nécessaire aux citoyens et sont de formidables outils de développement social. L’accès à l’information est un des piliers de notre démocratie et les médias que nous soutenons en sont des relayeurs nécessaires au Québec. Notre gouvernement est fier d’investir plus de 9,5 M$ pour contribuer à leur mission et à leur développement », d’exprimer Nathalie Roy, ministre de la Culture et des Communications. Du montant global, une portion de 2 890 000 $ provient du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

Centre culturel de Weedon

Weedon : Le Centre culturel entame un nouveau départ !

Fort de son expérience dans le monde artistique, le nouveau directeur général et artistique du Centre culturel de Weedon, Guillaume D’Aoust, entrevoit l’avenir avec confiance.

Le Centre culturel de Weedon a repris sa programmation 2021-2022 avec des améliorations marquant une nouvelle ère. La salle de spectacle est en mesure d’accueillir 100 % de sa capacité soit 125 spectateurs et ces derniers ont encore sept spectacles à se mettre sous la dent, dont celui de Grosse Isle, ce samedi.
Les pauses forcées, en raison de la pandémie, ont permis aux membres du comité culturel et de bénévoles d’effectuer une mise à niveau afin d’améliorer l’expérience du public, revitaliser l’image et optimiser le fonctionnement du Centre culturel, d’exprimer son directeur général et artistique, Guillaume D’Aoust.
On a revampé les installations physiques du Centre culturel tout en modernisant le volet informatique. On a refait le site Internet en plus d’y ajouter une plateforme de billetterie en ligne. Une des améliorations apportées a été le déplacement du bar qui était situé à l’intérieur de la salle de spectacle pour le relocaliser près de la salle d’exposition. Ce réaménagement permet de placer les chaises de façon symétrique en plus d’ajouter 15 places, portant le total à 125 spectateurs. On a aussi déplacé la régie au centre de la salle de spectacle. On a également repeint les lieux. « Maintenant, c’est vraiment plus comme une salle de spectacle. Les bancs sont en rangée, la régie est au centre et le bar est à l’extérieur de la salle », d’exprimer M. D’Aoust. Ces améliorations représentant quelque 300 heures de bénévolat ont été effectuées au cours de l’été 2021 avec l’appui de la municipalité et d’un commanditaire, précise-t-il.
Spectacles
Au cours des prochaines semaines, et ce jusqu’au 30 avril, les amateurs pourront assister à six spectacles et une projection de Les Aventuriers voyageurs. La saison se clôturera avec la présentation les 6 et 7 mai d’une pièce de théâtre de la troupe amateur locale, la Troupe Oh-la-la.
Parmi les prestations, les spectateurs auront la chance de voir Grosses Isle, soit un trio formé de Sophie Lavoie (violon), Fiachra O’Regan (cornemuse) et le légendaire André Marchand (La Bottine Souriante, Les Charbonniers de l’Enfer). Le trio présentera un répertoire traditionnel irlandais, québécois et de compositions originales. Suivra le 26 mars, le spectacle de Luce Dufault affichant déjà complet. La projection de la série Les Aventuriers Voyageurs se déroulera le 27 mars, spécial sur Shanghai en Chine. Le mois d’avril s’amorcera avec le spectacle de Marco Calliari, le 9, suivi de Les Fils du Facteur le 16 et pour les amateurs de blues, le duo The Two le 23 avril. L’humoriste Philippe Laprise présentera son spectacle Démasqué et en rodage le 29 avril. Cette présentation est malheureusement complète. Sally Folk complétera le mois d’avril le lendemain. La programmation des spectacles est disponible sur le site du Centre culturel.
Exposition
Le Centre culturel présente également ses expositions gratuitement à la Galerie Le Harfang, ouverte au public, du lundi au vendredi de 9 h à 16 h et lors des spectacles. Les amateurs peuvent présentement admirer les œuvres d’Erika Eggena, cette artiste pratiquant le batik et la peinture sur tissu. Elle présente une collection de lampes en batik et des œuvres comme des tableaux en batik. Du 15 avril au 15 mai, sera le tour de l’artiste-peintre Line Blouin de présenter ses œuvres.
Directeur
Rappelons que M. D’Aoust succède à Robert Scalabrini au poste de directeur général et artistique du Centre culturel de Weedon depuis janvier 2021. Ayant eu une carrière professionnelle principalement à Montréal, M. D’Aoust fait un retour à son village natal de Saint-Adrien. Comptant une trentaine d’années d’expérience, il a touché à diverses sphères d’activités. Travaillant simultanément pendant 10 ans au Festival de Jazz et Les Francofolies pour Spectra Scène, pendant une vingtaine d’années aux Grands Ballets canadiens et à l’Opéra de Montréal à la Place des arts, œuvré au Centre Bell, le Théâtre du Nouveau Monde (TNM) en plus de participer à la tournée d’adieu de Notre-Dame-de-Paris. Le nouvel homme fort du Centre culturel mentionne avoir travaillé beaucoup entre autres au niveau de la production, la direction de production, la régie de scène et éclairage de scène.

Soirée Reconnaissance de la Persévérance scolaire

Persévérance scolaire : La Caisse Desjardins honore 14 élèves

Nous apercevons quelques élèves ainsi que certains
professeurs ayant participé à la soirée virtuelle.

Pour une deuxième année consécutive, la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François a souligné, de façon virtuelle, la persévérance scolaire de 14 jeunes du territoire.
En ouverture de soirée, le président de la caisse, Rémi Vachon, a tenu à souligner l’importance de cette reconnaissance et d’encourager la persévérance scolaire dès le primaire. Avoir des rêves et vouloir les réaliser avec résilience et persévérance est digne de mention et c’est avec plaisir que la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François souligne les efforts que ces jeunes ont faits durant l’année scolaire, d’exprimer M. Vachon.
Les enseignants de chaque classe participante devaient au préalable choisir un élève qui se démarquait par sa persévérance et par son engagement. Suivait le moment où chaque élève était présenté par son professeur ou par un membre de la direction de leurs écoles respectives. Ces derniers précisaient pourquoi les jeunes avaient été sélectionnés dans leurs classes en lien avec la persévérance scolaire qu’ils avaient démontrée. Les lauréats devaient répondre à une question concernant soit leurs cheminements, leurs défis réalisés ou les moyens qu’ils prennent pour continuer à persévérer jour après jour.
Le directeur de la Caisse Desjardins du H.S.F., Daniel Lamoureux, mentionne que la persévérance scolaire n’est pas toujours évidente. « Qu’il est important de continuer à fournir des efforts malgré les difficultés rencontrées et que même si parfois on a envie de tout lâcher, l’important est de croire en soi, croire en nos rêves et de tout donner pour y arriver. La persévérance scolaire permet de grandir, de se réaliser comme être humain et d’obtenir le plus grand des pouvoirs, celui de choisir. Choisir l’école dans laquelle vous désirerez poursuivre vos études, choisir le métier qui vous intéresse et vous passionne, et finalement choisir la vie que vous aurez envie de vivre. »
M. Lamoureux remercie les membres du conseil d’administration de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François pour leur participation à cette 6e édition ainsi que les professeurs et les parents des élèves qui se dévouent corps et âme pour le succès et la réussite de nos jeunes au quotidien.

actualite

Bris d’aqueduc dans le secteur Cookshire

Depuis ce dimanche, les citoyens du secteur Cookshire à Cookshire-Eaton sont aux prises avec un bris qualifié de « majeur » par la municipalité.

Les citoyens sont invités à faire bouillir l’eau et réduire au minimum leur consommation, car la réserve d’eau potable baisse rapidement. Des citernes sont mises en place pour alimenter le réseau. Aucune distribution d’eau n’était prévue ce lundi matin.

« Nos équipes travaillent activement depuis dimanche après-midi à localiser le bris. Des coupures aléatoires du réseau auront lieu tout au long de la journée ou pour les prochains jours afin de tenter de trouver l’origine de la fuite. Nous sommes désolés des inconvénients que cette situation occasionne à la population et aux commerçants de ce secteur desservi par le réseau d’aqueduc de la Ville de Cookshire-Eaton. », de préciser par voie de communiqué Jean-Gabriel Lebel, directeur des Travaux publics.

La population sera informée de l’état de la situation au fur et à mesure qu’il y aura des développements, d’indiquer le communiqué.

Cabane a sucre

Réouverture graduelle des cabanes à sucre

Joannie Paquette, copropriétaire du Chalet des Érables, offre les deux formules, repas à la cabane et boîtes à la maison.

Le traditionnel temps des sucres arrive à grands pas, au plus grand plaisir des citoyens du Haut-Saint-François et des acériculteurs de la région. À compter du 14 mars prochain, les cabanes à sucre pourront ouvrir leurs salles à manger à 100 % de leur capacité. D’ici là, plusieurs ouvriront à 50 % pour les deux prochaines semaines et continueront d’offrir le service de boîtes à la maison.
La pandémie aura créé beaucoup d’incertitude et d’angoisse pour les producteurs d’érable du Québec. Le marché du sirop d’érable génère habituellement près de 300 M$ de revenu annuel pour les cabanes à sucre. En 2020, on parle d’une baisse de 90 % de ces mêmes revenus. L’an dernier, avec le projet Ma cabane à la maison, plus de 110 000 boîtes ont été vendues à travers la province. Pour cette année, on compte 50 cabanes qui se sont jointes au projet. L’an passé, ce nombre s’élevait à 70.
La plupart des acériculteurs commencent à préparer et planifier leur saison dès le mois de janvier. À cette période de l’année, rien n’était encore certain quant à la réouverture des salles et la possibilité d’accueillir les clients à même la cabane. Pour cette raison, Joannie Paquette et Edgar Gonzalez, propriétaires du Chalet des Érables, à Cookshire-Eaton, offrent les deux formules, repas à la cabane et boîtes à la maison. Pour eux, Ma cabane à la maison a été un franc succès l’an dernier ! Même s’ils ne s’attendent pas à vendre autant de boîtes cette année, ils sont très excités de pouvoir offrir à leurs clients ces alternatives. « Les gens ont adoré nos boîtes repas et on nous demandait fréquemment si on allait continuer cette façon de faire même si la possibilité de rouvrir notre salle à manger se présentait. C’est donc avec un grand plaisir qu’on effectuera la livraison de boîtes repas et la salle à manger ouvrira à compter du 5 mars prochain. »
Du côté de la Cabane chez Arthur, les constats sont relativement les mêmes. Les dernières années n’ont pas été faciles, mais elles auront permis de se réinventer et de proposer quelque chose de nouveau, expliquent les propriétaires, Arthur Iltis et Vanessa Leblanc. Dès le début de la pandémie, en 2020, ils avaient eu l’idée d’offrir des boîtes de leurs produits à consommer à la maison ! Donc lorsque la fermeture des salles à manger a été annoncée officiellement, ils ont continué le projet bien entamé en faisant principalement leurs publicités sur Facebook. Cette année, ils ont ouvert leurs portes au public dès le week-end dernier, à 50 % de leur capacité et le 14 mars à pleine capacité. Ils continueront d’offrir les boîtes pour la maison indépendamment de Ma cabane à la maison, puisque ce projet a été un succès pour eux aussi. De toutes les municipalités du Haut-Saint-François, de Sherbrooke à Granby, et même jusqu’à Québec, les gens se demandaient s’ils livraient jusque dans leurs coins, ajoutent-ils.
Murielle Rodrigue, propriétaire de l’Érablière du Lac d’Argent, a décidé pour sa part de ne pas offrir la formule de boîtes de cabane à sucre et la salle à manger demeurera fermée également pour cause de maladie. Leur sirop d’érable et leurs produits dérivés resteront disponibles à l’érablière directement. Ils espèrent revenir en force dès la saison prochaine.
Si vous désirez encourager l’une des 50 cabanes à sucre en partenariat avec Ma cabane à la maison, il vous est possible de le faire sur le site Internet macabanealamaison.com. Sinon, si vous avez une cabane à sucre qui vous tient particulièrement à cœur, n’hésitez pas à regarder leur page Facebook ou leur site Internet respectif et voir ce qu’ils proposent.

Olivier L. La Haye

Avis de nomination

Le journal régional Le Haut-Saint-François est fier d’annoncer la nomination d’Olivier L. La Haye, résidant d’Ascot Corner, au poste de journaliste. Diplômé d’études collégiales, il a participé à plusieurs ateliers d’écriture. Dynamique et déterminé, M. L. La Haye est enthousiaste à débuter l’aventure au sein de votre journal régional. Nous lui souhaitons la bienvenue parmi nous.

Table concertation

Violence conjugale et sexuelle basée sur les genres dans le HSF : Avec 237 000 $, le milieu aura les moyens de ses ambitions

Nous apercevons de gauche à droite Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead, Sabrina Denault Lapointe et Jinny Mailhot, respectivement présidente et directrice de la CDC du HSF et le préfet de la MRC du Haut-Saint-François Robert G. Roy.

La Corporation de développement communautaire du Haut-Saint-François (CDC) et ses partenaires bénéficieront d’une aide de 237 000 $ pour mettre sur pied le Réseau des partenaires du HSF UniES contre les violences basées sur le genre.
C’est la députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, qui en a fait l’annonce lors d’une conférence de presse tenue dans les bureaux de la CDC du HSF. Le montant provenant du Fonds de réponse et de relance féministes du Canada permettra à la CDC et ses partenaires de mener une importante mobilisation du milieu visant à contrer la violence conjugale et sexuelle fondée sur le genre. « Le fonds de relance offre aux organismes la flexibilité nécessaire pour répondre aux problèmes systémiques qui doivent être résolus pour mieux reconstruire et faire progresser. Sachant que la MRC du Haut-Saint-François est particulièrement touchée par la violence conjugale, je salue le leadership de Jinny et de toute l’équipe de travail qui s’est engagée à créer un milieu de vie sain et sécuritaire pour tous », de mentionner Mme Bibeau. Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, mentionne « que l’enjeu de la violence faite aux femmes est malheureusement une réalité peu reluisante dans notre territoire. Dans le Haut, il y a 2,1 % de plus d’agressions sexuelles rapportées à la police au prorata de sa population que la moyenne canadienne. »
Sabrina Denault Lapointe, présidente de la CDC, mentionne que des organismes comme La Méridienne, maison d’aide et d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants, ainsi que le Centre des Femmes du Haut-Saint-François et La Passerelle sont déjà impliqués à titre d’experts en plus de tous les membres de la CDC. Mais d’autres organismes seront invités à prendre part au Réseau. D’ailleurs, une rencontre est déjà prévue le 26 avril prochain auquel devraient participer l’ensemble des partenaires. Un plan d’action et des actions sont déjà prévus pour la première année, d’exprimer Sabrina. « Juste en mettant ensemble des gens de différents secteurs à l’intérieur d’une salle, on est déjà capable de faire des liens et de développer de nouvelles actions pour de nouveaux projets. Ce qui est intéressant, c’est de travailler de façon multisectorielle, ça va nous permettre de rejoindre le plus de gens possible pour les sensibiliser à la cause », d’ajouter Mme Mailhot.
Parmi les activités prévues au cours de l’année, Mme Denault Lapointe parle de faire une nouvelle capsule dans le cadre de la campagne de sensibilisation Elle n’a pas dit oui. Une activité de sensibilisation avec les pères à ce qu’ils peuvent faire pour aider à la charge mentale des mamans. Mettre en place un observatoire Vigie-violence afin de se tenir informé et aussi dans l’objectif de créer des outils de sensibilisation pour la population. On entend également réaliser une recherche-action sur les politiques et les pratiques inclusives pour l’accessibilité des femmes et des filles dans tous les milieux (scolaire, emploi, politique, etc.). On désire aussi faire une petite tournée dans le cadre du Continuum de services pour sensibiliser les gens aux oppressions genrées. D’autres actions se définiront en cours de route et seront prises en main par les divers partenaires, d’expliquer Mme Mailhot. L’aide financière obtenue par l’organisme permet l’embauche d’une ressource qui veillera à coordonner tout ce beau monde dans leurs actions respectives et collectives.
Mmes Denault Lapointe, également directrice de l’organisme La Relève, mentionne que la violence est partout. « Quand elles reviennent dans les organismes, des fois dans les ateliers, elles restent un peu plus longtemps et se confient. Tous les organismes disent que la violence est bien présente. »
Mentionnons que Le Réseau, issu de la Table de concertation et de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles est un projet de trois ans, mais qui pourrait perdurer dans le temps, d’exprimer Jinny Mailhot, directrice de la CDC.

actualite

Victime d’abus, Robert G. Roy invite les hommes à faire leur part

Avouant être concerné de près par la cause de violence faite aux femmes, le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, en a pris plus d’un par surprise, au moment de la rencontre de presse, avouant avoir été victime d’abus dans son enfance.
« Vous savez… Une chose que je ne pensais jamais dire un jour, moi étant jeune à partir de l’âge de 5 ans, je ne sais pas jusqu’à quel âge, j’ai été abusé. Je vous le dis, pour moi, ça me touche plus encore. Vous comprenez pourquoi pour moi, c’est une préoccupation pour tous les acteurs de changement dans le Haut. »
M. Roy rappelle que l’un des objectifs du projet est de mobiliser les hommes. Il invite donc ces derniers à s’impliquer et faire leur part. « On ne peut espérer un changement réel et durable dans notre communauté si seulement une partie de ceux qui la composent y travaille. Même avec le plus grand acharnement, la plus grande détermination, la meilleure volonté, nos mères, nos sœurs, nos filles, nos conjointes auront beau se démener, ce n’est qu’avec l’apport de nous, leurs fils, leurs pères, leurs frères, leurs conjoints, que nous y arriverons. L’égalité homme-femme, ça commence par le respect et c’est à nous hommes du Haut-Saint-François de montrer l’exemple dans nos vies. »

actualite

Les participants préfèrent largement Cantons-de-l’Est

À notre petit sondage maison demandant aux lecteurs du journal régional Le Haut-Saint-François de faire un choix entre Cantons-de-l’Est ou Estrie donne une très large majorité en faveur de Cantons-de-l’Est.
L’exercice qui n’avait rien de scientifique visait tout simplement à prendre le pouls de la population dans le cadre du changement de nom de la région administrative qui fait l’objet d’un grand débat actuellement.
Au moment d’écrire ces lignes, 41 personnes avaient participé à l’exercice en inscrivant leur préférence. De ce nombre, 34 personnes et un organisme, la Société d’histoire et du patrimoine de Bury, marquaient leur préférence pour Cantons-de-l’Est tandis que 6 personnes souhaitaient conserver l’appellation de l’Estrie.
Rappelons que la Commission municipale du Québec a été mandatée pour organiser et tenir une consultation publique portant sur le changement de nom de la région de l’Estrie en celui de la région des Cantons-de-l’Est. Une période de transmission par écrit des opinions et mémoires est complétée ainsi qu’une consultation publique virtuelle. D’autres consultations publiques en présentiel pourraient se dérouler si les conditions le permettent. Au terme de la démarche, la Commission fera état, dans un rapport prévu pour la fin avril, des commentaires recueillis. Le journal tient à remercier les lecteurs qui ont bien voulu participer à l’exercice.

statistique acericole

L’acériculture, une affaire industrielle : 513M$ de revenu en 2020 et 175 M de livres de sirop produites

L’Aménagement forestier coopératif des Appalaches, à La Patrie, installe les équipements à la fine pointe de la technologie nécessaire pour bouillir l’eau d’érable concentrée de producteurs et productrices acéricoles, des environs.

Les statistiques provenant des Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ), pour l’année 2020, démontrent que la cueillette des gouttelettes d’eau d’érable, de folklorique qu’elle était dans les années passées, s’est transformée en une industrie importante pour le Québec.
En 2003, selon les données de la PPAQ, les acériculteurs produisaient quelque 86 000 000 de livres de sirop d’érable alors qu’en 2020, ils en ont fourni plus du double, soit 175 M/lb. En 2020, la province comptait plus de 11 300 producteurs réunis en 7 031 entreprises. Les produits de l’érable vendu à la ferme, à ne pas confondre avec ceux des grossistes, représentaient plus de 513 millions de dollars.
Pour le Québec, les acériculteurs ont percé 48 800 000 d’entailles pour un rendement moyen de 3,59 lb/entaille. Ceci est considéré par l’organisme comme très bon. Sur les 175 M/lb de sirop produits, 150 millions ont été vendus en vrac où ils ont été classifiés en 4 catégories de couleurs principales : doré au goût délicat, ambré, plus riche, foncé, qualifié de robuste et très foncé, au goût prononcé. Les 25 autres millions ont été vendus directement à la ferme sous forme de boîtes de sirop ou de produits transformés comme de la tire, des bonbons, du sucre du pays et des sirops aromatisés, entre autres. Pour rappel, il faut 40 gallons d’eau d’érable pour produire 1 gallon de sirop en moyenne.
En 2020 toujours, les acériculteurs québécois à eux seuls fournissaient 94,2 % de la production canadienne et 79 % de la production mondiale. D’autres provinces comme l’Ontario, les Maritimes et les États-Unis se partageaient le restant. Le sirop est exporté dans 66 pays à travers la planète. Les É-U en accaparent 60,3 %, l’Allemagne, 9 %, la Grande-Bretagne, 5,9 %. On retrouve les produits d’érable jusqu’en Asie où la Chine, la Corée et le Japon, entre autres, en sont friands. L’exportation des produits de l’érable a représenté 24,9 % du total.
En Estrie, en 2020, on dénombrait 822 entreprises en production. On y a planté, dans les érables, plus de 8,76 M de chalumeaux, dont 6,8 M sur des terres privées et le restant sur les terres publiques. Elles ont fourni près de 34 M de livres de sirop. Le rendement moyen en Estrie se situait 3,88 lb/entailles pendant que la québécoise grimpait à 3,59 lb/entailles. La production de sirop, pour le Québec seulement, était estimée à 86 M/lb de sirop en 2003. Elle a monté à 175 M/lb en 2020. Toujours en 2003, la PPAQ comptait 6 400 entreprises alors qu’en 2020, elle en dénombre un peu moins, soit 6 378. Ce phénomène peut s’expliquer par la taille des érablières qui ont pris beaucoup de volume, nécessitant des investissements colossaux.
On le réalise quand on lit qu’en 2003, il y avait 36,6 millions d’entailles et qu’en 2020, il y a eu une augmentation de 123 millions pour un total de 48,8 millions d’entailles. Le volume est passé de 86 millions de livres à 175 millions. En regardant la ligne des rendements à l’entaille, on constate qu’il a beaucoup varié. En 2008, pour l’exemple, il se situait à 1,56 lb/entaille alors qu’en 2020, il atteignait 3,59 lb/entaille.
Certains acériculteurs se sont ralliés à la production de sirop d’érable certifié biologique. Devant respecter un cahier de charge bien défini, ils étaient 420 en 2010 avec 7 millions d’entailles. En 2020, ils étaient 1 100 pour 19 millions de chalumeaux.
Chaque année, les retombées économiques de l’acériculture varient beaucoup. Garantir des revenus constants pour rentabiliser une entreprise qui nécessite des investissements de plusieurs centaines de milliers de dollars, quand ce ne sont pas de millions, devient une priorité. À cette fin, la PPAQ s’est chargée de l’application d’un plan conjoint qui leur assure des gains réguliers. En 2003, le prix pondéré au Québec était de 2,02 $/lb pour une valeur totale de 174 M$. En 2020, il avait augmenté à 2,93 $/lb pour atteindre 513 M$.

Conflit érables

Érables en terres publiques : Possibilité d’un partage équitable ?

Le martelage d’érable pour l’industrie forestière. Jonathan Blais, président PPAQ-Estrie, reproche au gouvernement d’enlever aux acériculteurs des arbres au fort potentiel. Photo La Terre de chez nous.

Dans les Cantons-de-l’Est, ou Estrie, le débat est ardent entre Domtar, les scieries et les acériculteurs, principalement. Les parties concernées veulent tirer le plus d’avantages possible des érables, entre autres, qui poussent sur les terres publiques. Ces arbres pourraient être utilisés pour la pâte à papier et le bois d’œuvre d’une part et l’acériculture d’autre part. Comme le mentionnait également François Jacques, député de la CAQ pour la circonscription de Mégantic, ces terres servent aussi pour la chasse, la randonnée et d’autres activités récréotouristiques, dont des parcs et réserves écologiques. « Elles doivent être pour tout le monde », rappelait-il en le soulignant à quelques reprises lors d’une entrevue téléphonique.
Problématique
Deux des principaux utilisateurs de la forêt publique s’opposent. L’un voudrait plus de bois pour les papetières et les scieries, et l’autre pense que trop de gros érables sont coupés, ce qui empêcherait des acériculteurs d’agrandir leur érablière. Sept millions de nouvelles entailles viennent d’être mises à leur disposition au Québec pour fin d’agrandissement ou de création de nouvelles dans tout le Québec. Une centaine de mille poussent en Estrie.
Dans un cas, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a garanti des volumes d’approvisionnement aux compagnies et aux syndicats forestiers. Ceux-ci tiennent à ce que ces ententes soient respectées. Dans le cas des érables, puisqu’ils sont au cœur du conflit, ce sont les arbres de grands diamètres qui sont recherchés. Pour les uns, il y trouve plus de planches par billots, entre autres, tandis que pour les autres, ce sont ces mêmes feuillus qui font la sève. Les troncs inférieurs à 40 cm produisent peu et le prélèvement d’eau d’érable nuit à leur croissance.
Jonathan Blais, président de PPAQ-Estrie
Reprochant toujours au MFFP de favoriser l’industrie forestière, Jonathan Blais, président des Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ) secteur Estrie, avance « qu’on devrait faire une foresterie fine ». Cette position contraste avec ses propos plus acerbes livrés à l’occasion de différentes entrevues dans différents médias. Lors de notre rencontre, il ne reniait pas du tout ses interventions précédentes. La démonstration du bien-fondé des doléances formulées conservait leur sévérité. Il attend cependant et avec impatience la nouvelle politique de l’utilisation des terres publiques qu’a promise depuis quelques années le ministre Dufour et qui devrait être déposée dans les prochains mois. Pour l’instant, 16 à 18 % des érables « entaillables » y sont situés. Il reste des demandes qui ne trouvent pas de réponse et d’autres ont été refusées, ce qui n’aide pas aux négociations constructives. Pour se faire une idée de la gestion des érables en terre publique, on peut consulter la vidéo suivante intitulée  Bonne coupe, bad coupe  (https://ppaq.ca/fr/grands-dossiers/coupes-en-terres-publiques/), publiée sur le site de la PPAQ. Jacques J. Tremblay, ingénieur forestier et conseiller pour la PPAQ, compare deux types de martelage, c’est-à-dire d’identification des arbres à abattre.
Nicolas Fournier, dg AFCA
De son côté, Nicolas Fournier, dg d’Aménagement forestier coopératif des Appalaches (AFCA), définissait son rôle qui est celui de gérer la production ligneuse, agricole et acéricole du territoire couvert par l’organisme. L’AFCA entaille des milliers d’érables sur certaines de ces parcelles. Il expliquait que les stratégies d’exploitation sont différentes selon que les potentiels diffèrent. « Il y a des choses qu’on peut faire et il y a des peuplements qui ne se prêtent pas à l’acériculture. » Le martelage est fait par des professionnels. Adressant un reproche à la PPAQ, il constatait que « présentement ils ne font pas la juste part des choses ».
Simon Blais, producteur acéricole
Pour preuve que les besoins acéricoles et forestiers peuvent cohabiter sur les terres publiques, Simon Blais, producteur, conte son expérience. Souhaitant ajouter des entailles à son érablière, M. Blais voulait profiter de celles qui étaient voisines de son entreprise. Sa surprise fut grande de constater que du martelage y avait été fait qui l’empêchait de les utiliser. Après plusieurs démarches effectuées auprès des autorités et quelques tractations, il a pu s’entendre avec les responsables pour un partage de la ressource pour cette année. Lui aussi, comme bien d’autres, a hâte de lire la politique du ministre Dufour. « Il est possible de revoir les prescriptions des aménagements forestiers et agricoles sur les terres publiques », mentionne le président de la Table de gestion intégrée des ressources et du territoire (TGIRT) Estrie, Jean-Paul Gendron.
François Jacques, député de la circonscription de Mégantic
« Ça fait trois ans qu’on en jase [de cette cohabitation possible] », indique le député François Jacques, hautement intéressé à ce que ce potentiel forestier soit utilisé au mieux. Porteur du dossier, il l’a poussé auprès du ministre pour que tous y trouvent leur compte. « La forêt, c’est pour tout le monde », mentionne-t-il. Les marcheurs, acériculteurs, chasseurs, scieries et les papetières, « ça doit être pour tous ». Lui aussi a hâte de voir la nouvelle mouture du ministre Dufour. « Il y a des façons de récolter qui peuvent satisfaire les deux parties, on va laisser faire les spécialistes », concluait-il.
Cadre de la discussion entre les parties intéressées
« La forêt publique a différentes finalités », rappelle Jean-Paul Gendron. Sur les terres publiques, dont 80 % se situent dans le Granit, 17 % dans le Haut-Saint-François et 3 % dans des Sources, on dénombre 1,2 million d’entailles. Ce potentiel acéricole se trouve sur une superficie de 250 ha environ.
L’industrie forestière prélève, pour sa part, l’équivalent de 1 200 semi-remorques toutes essences confondues sur les quelque 40 000 ha disponibles en Estrie. La principale caractéristique de ces terres publiques est d’être morcelée en parcelles qui peuvent toucher des propriétés privées, dont certaines, où se pratique l’acériculture.
Au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, dont le ministre est Pierre Dufour, les spécialistes définissent des plans d’aménagement et de récolte en vue d’assurer la pérennité de la forêt. « Il peut arriver des conflits tout à fait gérables », avance M. Gendron. Dans le cadre où l’attribution de quelque 7 millions d’entailles pour le Québec vient de se conclure, plusieurs acériculteurs souhaitent s’agrandir et d’autres, démarrer de nouvelles érablières (voir article sur Coopérative acéricole des Appalaches) sur ces domaines publics pour bénéficier de meilleurs quotas. Pendant ce temps, la demande en bois pour la pâte à papier, le déroulage et l’industrie du sciage augmentent aussi.

Cooperative acericulture

La Coopérative acéricole des Appalaches, un an après : On diversifie nos services

Des équipements de pointe permettent d’améliorer la production agricole. Nous retrouvons de gauche à droite Nicolas Fournier, directeur général de l’Aménagement forestier coopératif des Appalaches, Serge Poirier, directeur Développement des affaires, marché agricole Desjardins Entreprises et Naoufal Bouayad, directeur des comptes marchés agricole et agroalimentaire Desjardins Entreprises-Estrie.

« Quand on a décidé de faire de la diversification acéricole, on s’est dit : est-ce qu’on construit juste une bouilleuse […] et on continue à réfléchir à notre projet la première année ? », rappelle Nicolas Fournier, directeur général d’Aménagement forestier coopératif des Appalaches (AFCA), situé à La Patrie. « C’est ce qu’on a fait ». Un an après avoir installé la première bouilloire destinée à transformer le concentré d’eau d’érable en sirop, la Coopérative acéricole des Appalaches (CAA) s’est dotée d’équipements plus performants et à empreinte écologique très faible. Elle est prête à fonctionner à toute vapeur pour fournir 130 000 entailles. Cent mille entailles produisent 450 000 livres de sirop.
L’AFCA dénombre 750 membres. Parmi eux, entre 25 % et 30 % possèdent des érablières. Pour plusieurs, bouillir leur production sur leur terre s’avère problématique. Les besoins sont grands et les contextes variés. Il peut s’agir d’un incendie, d’un décès, du démarrage ou du transfert d’entreprise familiale. Dans tous les cas, les investissements nécessaires pour remettre la machine en marche sont trop importants pour plusieurs. D’autres qui gagnent des contingents ou qui ne sont pas prêts à s’installer peuvent utiliser les services de la CAA. Certains peuvent avoir besoin d’aménager ou réaménager leur érablière ou ils voudraient faire entailler par quelqu’un d’autre la leur. Certains souhaiteraient faire nettoyer leur tubulure, etc. La CAA peut combler leurs attentes.
La CAA est là pour justifier les divers services qu’elle offre aux anciens et nouveaux acériculteurs. « Dans le plan de développement de la Coopérative qui a déposé à Desjardins Grand Mouvement, c’est ce qu’on a montré comme exemples », ajoute le directeur général. C’est arrivé cette année. La cabane à sucre d’une dame de Saint-Jacques-de-Leeds a brûlé. Elle n’a pas le temps de s’en occuper. Dans un autre cas, le mari est décédé et le contingent est là. Ces deux cas de figure se sont produits cette année.
La Coopérative peut même répondre aux besoins des non-membres à un coût supérieur aux membres qui ont investi dans la Coop. Eux auront droit à des ristournes. La CAA peut offrir le service à de petits clients à la condition qu’ils aient un séparateur qui peut amener l’eau d’érable à un Brix de 15 à 20 degrés. « On s’en va vraiment vers un centre acéricole : on va installer, on va gérer puis on va aussi bouillir si les gens le veulent », qu’il ajoute. « Nos membres vont choisir ce dont ils ont besoin et on va essayer de leur donner. »
Tout est pensé pour diminuer les gaz à effet de serre (GES), du transport à l’énergie employée pour faire fonctionner le tout. Séparer l’eau d’érable pour atteindre 15 degrés Brix (15 grammes de sucre sur 100 grammes d’eau d’érable) affecte positivement le nombre de voyages. L’électricité est appuyée en appoint par le gaz propane ce qui réduit l’empreinte. L’utilisation de silos de 2000, 1000 et 500 gallons permettra aussi de suivre à la trace la production de chaque acériculteur pour assurer de tirer le maximum de leurs expéditions.
Avec les études qu’effectue une équipe de chercheurs de la Chaire de recherche industrielle sur les technologies acéricoles de l’Université de Sherbrooke, sous la direction de Jean-Michel Lavoie, le futur brille.
Lors de l’entrevue, des représentants de Desjardins Grand Mouvement venaient vérifier l’avancement des travaux. Ils semblaient impressionnés par les résultats.

Embassadeur

Projet AmbassadeuRHsf : Prolongement jusqu’à la fin de l’année

Caroline Dufour et Marie-Josée Rodrigue, conseillères en ressources humaines, sont les intervenantes au projet AmbassadeurRHsf.

Confronté à une réponse intéressante provenant du monde industriel, manufacturier, commerces et services, le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François a convenu de prolonger le projet AmbassadeuRHsf, dont il est responsable, jusqu’à la fin de l’année 2022.
L’initiative, lancée en août 2021, vise à accompagner les entrepreneurs du territoire pour une saine gestion de leurs ressources humaines. La démarche est d’autant plus pertinente, estime-t-on, puisqu’elle s’inscrit dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. « Les conditions du marché du travail actuellement font en sorte qu’il y a des enjeux assez importants pour les PME, pas juste dans le Haut-Saint-François, mais partout au Québec », d’exprimer Caroline Dufour, conseillère en ressources humaines et membre du tandem responsable du projet avec Marie-Josée Rodrigue. Ces intervenantes ont lancé un sondage à la fin de l’automne dernier, auquel ont participé 64 entreprises du territoire, ce qui a permis d’établir un portrait et diagnostic, d’expliquer Mme Dufour.
Les résultats ont permis de dégager trois enjeux prioritaires pour les entreprises participantes notamment la rétention de la main-d’œuvre à 53 %, l’attraction de cette dernière à 49 % et la rémunération à 34 %. D’autres aspects s’inscrivent également à l’intérieur de ces enjeux, d’ajouter Mme Dufour.
Du nombre de répondants, 39, répartis sur l’ensemble du territoire, ont demandé de l’accompagnement dont sept étaient en pleine démarche, deux en préparation alors que les entreprises Graymont à Dudswell et Remorques Kerr à Cookshire-Eaton avaient complété au moment d’écrire ces lignes.
Les interventions auprès des entreprises se font de façon personnalisée et sur mesure selon les besoins de l’entrepreneur. « On discute avec le responsable. Au niveau des ressources humaines, on va demander c’est quoi vous pensez que vous avec besoin. Cela peut se faire à partir d’un formulaire d’appréciation de leur personnel ; on remplit le questionnaire et par la suite, on leur propose un plan, un genre de plan d’action qu’on pourra ajuster avec le client. On définit les besoins avec le client et après on propose un plan d’action en tenant compte du thème retenu », d’exprimer Mme Dufour.
Au chapitre de la rémunération, par exemple, l’intervention permettra de positionner l’entreprise dans le cadre de son industrie, dans son milieu et de la région de l’Estrie. « On est un peu comme des guides. On travaille en collaboration avec la personne qui représente l’entreprise. On a des données probantes, dont on peut se servir, de la région de l’Estrie et on peut les guider pour leur dire comment vous voulez vous positionner par rapport au marché. On les aide aussi dans la démarche de réflexion, selon leurs besoins particuliers et par la suite, on peut leur montrer c’est quoi un journalier en Estrie dans l’industrie manufacturière, c’est payé combien selon leur expérience. On va présenter un tableau, faire un comparatif avec les salaires actuels. Eux (entrepreneurs) vont pouvoir décider comment ils souhaitent se positionner par rapport au marché. On va donner des outils qu’on utilise et qu’on va personnaliser avec eux. »
Bernard Ricard, directeur adjoint au CLD, précise que « c’est une courte intervention d’une dizaine d’heures par entreprise. Portrait, plan d’action et eux s’occupent de faire les actions. C’est vraiment comme un blitz qu’on fait dans chaque entreprise pour les amener là-dessus (RH). Il y a des choses qu’elles (entreprises) devront faire à l’interne, d’autres à l’externe. Mais l’idée, c’est de faire un gros portrait, identifier deux ou trois choses importantes à faire et comment on les adresse », complète-t-il. D’autre part, le prolongement du projet pilote permettra à l’équipe en place d’élargir son rayon d’action aux entreprises agricoles et municipalités.
À l’écoute
D’autre part, les intervenantes sont à l’écoute des autres besoins des participants, que ce soit pour un regroupement quelconque comme s’offrir un service de RH en commun, ou répondre à un besoin de transport collectif avec un organisme existant, un besoin en loisir ou autre arrimage susceptible d’aider les entreprises et leur personnel. Rappelons que les services du projet AmbassadeuRHsf sont offerts gratuitement. Il suffit de communiquer avec le CLD du Haut-Saint-François en composant le 819 560-8500.

Nathalie champigny

Journée Natalie Champigny : L’activité plein air de retour !

Le début de saison de motoneige dans le Haut-Saint-François est comparable à l’année dernière.

Après un an de relâche en raison de la pandémie, la 12e édition de la Journée Natalie Champigny aura bel et bien lieu et se déroulera le 5 mars dès 11 h à la jonction des routes 214 et 108 à Bury, sur le terrain de son frère, Michel Champigny.
Comme les années précédentes, les participants seront invités à prendre part à plusieurs activités, comme déguster la fameuse tire sur neige et le poisson fumé ! De plus, il sera possible de faire de la raquette sur presque 20 km de sentiers. Malheureusement, en raison des restrictions gouvernementales, il n’y aura pas de souper-bénéfice en soirée.
Originaire de Bury et enseignante à Magog, Natalie Champigny a toujours eu à cœur le bien-être et la réussite de ses élèves et de tous les jeunes qu’elle fréquentait dans le cadre de son travail.
Elle prenait plaisir à organiser des activités parascolaires afin d’amasser des sous pour aider les jeunes les plus démunis. Pour elle, il était important que tous puissent partir sur le même pied d’égalité.
Décédée en juin 2010 des suites du cancer, Natalie Champigny aura laissé, entre autres, un désir de promouvoir sa région et un amour inconditionnel aux jeunes étudiants du Haut-Saint-François et de partout ailleurs en Estrie. Outre la maladie, ce qui l’inquiétait davantage était de ne plus pouvoir apporter son soutien aux jeunes dans le besoin.
Michel, avec l’aide de son ami, Yves Vachon, et de son fils, Shawn Champigny, ont décidé qu’ils allaient poursuivre le travail amorcé par Natalie.
Lors de la première édition, la Journée Natalie Champigny a réussi à récolter la somme de 3 500 $ en dons. Depuis, ils se sont associés à Christian Vachon et sa fondation, ce qui leur a permis de rejoindre plus de gens et plus rapidement. Pour l’année 2021, on parle d’une récolte de 62 000 $ et pour l’année 2022, l’objectif est d’atteindre 75 000 $.
La fondation permet aux enfants qui en ont besoin de débuter l’année scolaire du bon pied en leur fournissant des repas chauds, des vêtements s’ils en ont besoin (par exemple des vêtements d’hiver), des fournitures scolaires et finalement du financement pour des activités sportives ou culturelles.
La Journée Natalie Champigny vient en aide à 8 écoles du Haut-Saint-François depuis maintenant plus de dix ans.
Comme chaque année, la course du Relais du lac Memphrémagog est beaucoup plus qu’un seul exploit sportif, il permet à la Fondation Christian Vachon et à La Journée Natalie Champigny de promouvoir leurs causes et d’amasser des fonds pour les jeunes du coin.
Cette année, la course aura lieu le samedi 17 septembre 2022 et offrira aux coureurs un parcours de 123 km sur les routes entourant le lac au Canada et aux États-Unis.
Si vous désirez participer à la Journée Natalie Champigny, ou avoir de plus amples informations, il est possible de contacter directement Michel Champigny au 819 943-2528 ou son fils Shawn au 819 679-2147.
De plus, si vous avez à cœur la réussite des jeunes du Haut-Saint-François, il vous est possible de contribuer en faisant un don à la Fondation Christian Vachon en spécifiant que c’est pour la Journée Natalie Champigny.

actualite

Participants Largely Prefer Eastern Townships

Our little in-house survey asking readers of the regional newspaper Le Haut-Saint-François to choose between Cantons-de-l’Est or Estrie showed a very large majority in favour of Cantons-de l’Est (Eastern Townships).
The exercise, which had nothing scientific about it, was simply intended to take the pulse of the population in the context of the change of name of the administrative region which is currently the subject of great debate.
At the time of this writing, 41 people had participated in the exercise by registering their preference. Of this number, 34 persons and one organization, the Bury Historical and Heritage Society, expressed their preference for Cantons-de-l’Est, while 6 persons wanted to keep the Estrie name.
It should be noted that the Commission municipale du Québec (Quebec municipal commission) was mandated to organize and hold a public consultation on the name change of the Estrie region to that of the Cantons-de-l’Est region. A period of written transmission of opinions and briefs has been completed, as well as a virtual public consultation. Other in-person public consultations could take place if conditions allow. At the end of the process, the Commission will issue a report, planned for the end of April, on the comments received.
The newspaper would like to thank the readers who agreed to participate in the exercise.

Carton rouge

Financement des organismes : communautaires Le milieu se mobilise

Plusieurs manifestants ont remis un carton rouge, en geste symbolique, au bureau de leur député un peu partout au Québec.

Ils étaient plusieurs représentants et représentantes d’organismes communautaires du Haut-Saint-François à participer à la journée de manifestation à Sherbrooke, dans le cadre de la semaine nationale de fermetures et de grèves se déroulant sous la bannière de la campagne Engagez-vous pour le communautaire. 
Sous le thème Promesses brisées, communautaire fermé, les groupes ont remis des pénalités aux divers bureaux de comté des députés de la CAQ sous forme de cartons rouges. Les revendications des groupes ne sont pas nouvelles, mais deviennent de plus en plus lourdes de conséquences pour ces derniers. « Sous financés depuis plus de 30 ans, nous faisons face actuellement à un cocktail encore plus explosif : manque chronique de financement, pénurie de main-d’œuvre, essoufflement des équipes en place, complexification des problématiques, augmentation de la précarité et de la détresse et un réseau public à reconstruire. Il manque actuellement 50 M$ en Estrie pour combler les besoins et éviter que ces fermetures ne soient plus le fruit d’une action de mobilisation, mais une triste réalité, ce qui serait une perte énorme pour la population du territoire. À ce rythme, nous allons droit dans le mur ! Des groupes ferment temporairement, cessent d’offrir certaines activités ou services, ou encore diminuent leurs heures d’ouverture, c’est du jamais vu », d’exprimer Claudelle Cyr, directrice du Regroupement des organismes communautaires (ROC) de l’Estrie.
Dans le Haut-Saint-François, les représentantes de quatre organismes, La Relève du Haut-Saint-François, le Centre de services éducatifs populaires (CSEP) du HSF, Animation Jeunesse et Moisson HSF témoignent sur la page Facebook de la Corporation de développement communautaire du Haut-Saint-François de l’impact du sous-financement. Manque de ressources financières pour mieux aider les familles, difficulté à répondre aux besoins de la clientèle, problème de rétention, manque d’attractivité sont quelques problématiques auxquelles sont confrontés quotidiennement ces organismes. Cette réalité est vécue par l’ensemble des autres ressources communautaires sur le territoire.

Dudswell

Dudswell : Bonne participation au carnaval

Parents, enfants, jeunes et moins jeunes ont participé au récent carnaval d’hiver qui se déroulait à Dudswell. Tous ont eu la chance de se dégourdir et de s’amuser que ce soit par la chasse au trésor, la course de sacs de patates, la course des bouts’chou, la caravane du bûcheron, les séances de workout, les parcours de raquette, le patin libre et la glissade, tout ça au rythme de musique d’ambiance. Les participants ont même eu droit, gratuitement, à une bonne soupe chaude, du choco-guimauve chaud à des sucreries et du café, et ce au grand bonheur des petits et des grands. Forts satisfaits du succès obtenu, les membres du comité organisateur, Domenica Guzzo, Réjean Simard, Alain Bourgeois et Catherine Morin songent déjà à la prochaine édition. Les organisateurs remercient l’appui des bénévoles et généreux commanditaires.

Égalité des sexes

Pourquoi l’égalité des sexes est-elle si importante ?

Si, en 2014, 143 pays sur 195 avaient inscrit le principe de l’égalité entre les hommes et les femmes dans leurs constitutions respectives, la pratique montre qu’il reste encore beaucoup de travail à faire à ce sujet. Mais pourquoi exactement devrait-on se préoccuper de l’égalité des sexes ? Dans le cadre du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, il importe de se rappeler en quoi ce principe est un progrès social des plus bénéfiques.
Des inégalités multiples
Les inégalités qui touchent les femmes peuvent, entre autres, concerner le marché du travail, les soins de santé, l’alimentation et l’éducation. Encore aujourd’hui, les femmes dans le monde gagnent en moyenne 24 % de moins que les hom­mes au travail. Chaque jour, près de 37 000 filles de moins de 18 ans sont mariées, compromettant notamment leur éducation. En 2020, 32 millions de filles étaient déscolarisées dès le primaire.
Des conséquences sérieuses
En souffrant d’un manque sur le plan de l’éducation, les jeu­nes femmes ne peuvent se doter des compétences requises pour accéder de façon équitable aux mêmes postes que les hommes. Pourtant, l’autonomisation des femmes permet bien souvent d’augmenter significativement les taux de croissance nationaux.
Un équilibre essentiel
L’égalité des sexes constitue un droit fondamental. Elle a un impact important sur la santé d’une société, la réduction de la pauvreté, la protection du bien-être des filles et des garçons ainsi que la promotion de la santé et de l’éducation. Selon les Nations Unies, les femmes ont un rôle essentiel à jouer dans la mise en œuvre des objectifs de développement durable des dirigeants internationaux. L’autonomisation des femmes et l’égalité ne sont pas seulement un objectif, mais aussi une solution.
Découvrez comment vous pouvez aider à changer les choses en visitant le un.org, et soutenez les initiatives de votre région !

©2023 Journal Le Haut-Saint-François