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La Fête de la pêche est de retour à Weedon, Dudswell et Scotstown : Le 4 juin prochain, sortez vos cannes à pêche

Le retour de la tant attendue Fête de la pêche a été annoncé cette année dans le Haut-Saint-François par les municipalités de Dudswell, Weedon et Scotstown. Elles accueilleront les pêcheurs le samedi 4 juin à l’occasion de cette journée bien spéciale.
Pendant la fin de semaine du 3 au 5 juin, dans le cadre de la Fête de la pêche, il sera permis, dans le respect de la réglementation en matière de pêche et des consignes sanitaires, de pêcher partout au Québec sans permis (sauf le saumon d’Atlantique). C’est donc l’occasion de découvrir, ou de redécouvrir, le plaisir de se retrouver dans la nature et de profiter de nos magnifiques paysages tout en s’adonnant à une activité saine, stimulante et enrichissante.
Dudswell
La Fête de la pêche se déroulera comme à son habitude à la plage P.-E. Perreault dans la matinée, entre 9 h et 12 h, du 4 juin. Une belle fête vous attend pour initier petits et grands aux plaisirs de la pêche. Le comité de l’Association des riverains de la rivière Saint-François de Dudswell aura un kiosque lors de cette journée et donnera de l’information sur les bateaux à moteur électrique. Pour le plaisir des plus petits, une piscine sera mise à la disposition de ceux-ci pour leur permettre d’attraper des truites mouchetées et arc-en-ciel. La période d’inscription se déroule dès 9 h et l’arrivée des poissons est prévue pour 10 h. Sur place, du café, du jus, du chocolat chaud et des hot-dogs seront offerts gratuitement aux participants. L’école Notre-Dame-du-Paradis a fait parvenir des coupons aux parents d’élèves pour les inscrire afin d’obtenir des ensembles de pêche et des permis. S’il en reste, vous aurez la chance de vous inscrire directement sur place dès 9 h.
Scotstown
Du côté de Scotstown, en collaboration avec le Canton de Hampden, la fête commencera dès 8 h, avec les inscriptions pour le tirage des prix, au parc Walter-MacKenzie. Quatre truites seront étiquetées et permettront aux pêcheurs de recevoir un montant de 25 $ s’ils réussissent à les attraper. Des prix seront remis au cours de la journée en plus de multiples tirages. Parmi les prix, il y aura des cannes à pêche, une fin de semaine au camping de la rivière Étoilée, une carte annuelle à la SÉPAQ, des heures de location de matériel de loisir et des bons d’achat chez les commerçants du village. Sur le site directement, une cantine sera accessible aux participants pour assouvir leur fringale. Pour les plus jeunes, l’accès aux jeux d’eau du parc ainsi que les modules seront accessibles en plus d’avoir une maquilleuse sur place.
Weedon
À Weedon, l’activité débutera dès 8 h 30, au lac Vaseux, 3208 chemin Magnan, avec une plage horaire réservée aux enfants de 12 ans et moins, et ce jusqu’à 10 h. Au cours de la journée, il y aura sur place un agent de protection de la faune qui se fera un plaisir de répondre aux questions des amateurs de pêche, autant sur la biologie du poisson que sur son habitat. Un total de 575 truites seront ensemencées. Sur place, 75 certificats de pêche valides ainsi qu’une canne seront remis aux enfants de 6 à 17 ans uniquement et sur demande. Notez bien que ce sont seulement les enfants n’en ayant pas reçu lors de la dernière édition qui pourront en bénéficier cette année et la distribution se fera sous le principe du premier arrivé, premier servi. De nombreux prix de participation seront tirés tout au long de la journée tels que des coffres et des cannes à pêche ainsi que des ceintures de flottaison. De retour cette année, de 11 h à 14 h, la Maison des jeunes Vagabond de Weedon offrira un kiosque de hot-dogs pour sustenter les mordus de pêche dont tous les bénéfices iront à l’organisme.

Cabane Scotstown

Inauguration de la Croft House de Scotstown : 1re réplique d’une chaumière écossaise au Québec

La Croft House et son panneau d’interprétation.

Le 18 mai dernier se déroulait l’inauguration de la première réplique d’une Croft House (chaumière écossaise) au Québec. C’est à l’entrée du parc municipal Walter-MacKenzie, à Scotstown, qu’a eu lieu la traditionnelle coupe de ruban pour officialiser le tout.
En Écosse, un croft est une parcelle de terre cultivable, généralement de petite taille. Le crofter est quant à lui le paysan qui le cultive. Le mot croft est issu du germanique occidental et son utilisation est restreinte à l’Écosse. Principalement, on les retrouve dans les Highlands et les Hébrides, au nord du pays. Ce type de maison était construit avec des pierres en particulier pour les murs et de chaume pour faire le toit. Dans la plupart des cas, on retrouvait jusqu’à 3 générations d’une même famille vivant sous la même chaumière.
C’est en 2019 que l’idée de créer une réplique de la Croft House est arrivée sur la table. Il s’agit d’une réplique imitant avec justesse le chaume d’autrefois et les murs en pierres. Elle servira de bâtiment d’entreposage municipal. L’initiative s’inscrit en mémoire des Écossais originaires des Iles Hébrides et fondateurs de Scotstown. Le projet de Cœur Villageois Scotstown est une initiative de Tourisme Cantons-de-l’Est qui a participé activement à la réalisation de cette céation.
Sur chacune des trois fenêtres de la maison, il est possible de voir des images, représentant des femmes et des métiers à tisser entre autres et qui semble vouloir nous raconter une histoire. Gérald Ostiguy, président de Cœur Villageois Scotstown, confirme le tout. « Sur les fenêtres de la Croft House, il y a des images représentant une vieille légende du folklore écossais. Cette légende est la Loireag et représente une nymphe ou un lutin des eaux qui excelle dans l’art de filer et de tisser en plus de veiller au strict respect des traditions et des rites. Et pour nous, Cœur Villageois, il est important de promouvoir les valeurs, la culture et l’histoire de Scotstown. »
Robert G. Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François, et François Jacques, député de Mégantic, se sont exprimés dans le même sens. Pour M. Roy, « il est important de mettre en valeur notre belle région et Cœur Villageois Scotstown y arrive avec brio. À la MRC, nous sommes fiers d’avoir participé à ce projet et avons hâte de collaborer de nouveau avec vous, et avec les autres municipalités pour mettre de l’avant le Haut-Saint-François. » M. Jacques a lui aussi souligné la beauté de Scotstown et de la MRC. « On a tellement une belle région et ici à Scotstown, il y a quelque chose d’unique dans la façon dont la mixité entre le peuple écossais et canadien s’est faite. C’est une belle particularité et il est important de la mettre en valeur entre autres avec la création de cette réplique d’une Croft House. »
Le maire de Scotstown, Marc-Olivier Désilets, a aussi pris la parole et a tenu à souligner que la municipalité était fière de participer à de tels projets et qu’il allait réitérer leur soutien à Cœur Villageois Scotstown dans l’avenir.
La réalisation du projet au coût total de 36 000 $ a été possible grâce à l’aide financière de la MRC du Haut-Saint-François (Fonds de Développement des Territoires) à la hauteur de 14 000 $. La différence ayant été absorbée par la Ville de Scotstown et la Société de développement de Scotstown-Hampden.

11 Comtés OsEntreprendre

Défi OSEntreprendre Estrie : La Brasserie 11 Comtés et Protéina Innovation se démarquent au niveau régional

Nous apercevons ici Emilie Fontaine de la Brasserie 11 
Comtés.

Deux entreprises de chez nous se sont démarquées au niveau régional du défi OSEntreprendre Estrie. La Brasserie 11 Comtés s’est vu remporter les honneurs de la catégorie Faire affaire ensemble au niveau estrien alors que Protéina Innovation a raflé le prix dans la catégorie Bioalimentaire.
De ces deux établissements du Haut-Saint-François, seulement Protéina Innovation représentera la région au niveau national, l’étape ultime, à Québec, le 8 juin.
La Brasserie rurale 11 comtés était en lice dans la catégorie Faire affaire ensemble. Cette dernière tend à mettre en lumière les entreprises qui se démarquent en s’approvisionnant de façon locale. Du côté de Protéina Innovation, elle s’est démarquée dans la catégorie Bioalimentaire. Celle-ci récompense les entreprises qui capture, produit, exploite ou transforme des biens directs ou indirects destinés à l’alimentation humaine et dont la majorité du chiffre d’affaires provient de la vente: marché de détail, hôtellerie, restauration, etc.
Protéina Innovation cible principalement deux marchés distincts, soit l’alimentation pour humains et pour animaux de compagnie. Pour le volet humain, l’entreprise propose de la poudre de grillon, une source écoresponsable et durable de protéines. L’équipe en place mise sur la collaboration avec d’autres entreprises du domaine de l’alimentation afin de créer de nouveaux produits à base de poudre de grillon et destinés à finir dans notre assiette. Pour le volet animal, Protéina Innovation propose des grillons vivants de grade alimentaire humain pour des animaux de compagnie tels que les reptiles.
Le fabricant de Cookshire-Eaton se démarque parce qu’elle est zéro déchet. En effet, entre les murs de Protéina Innovation rien ne se perd. Tout est réutilisé pour réduire au maximum leur empreinte écologique. Bien ancré sur les principes et processus de l’agriculture responsable, l’élevage de grillons utilise 2000 fois moins d’eau, 13 fois moins de terre agricole et 12 fois moins de nourriture. De ce fait, il génère 100 fois moins de gaz à effet de serre que l’élevage des bovins, par exemple.
Qu’est-ce que la poudre de grillon ?
La poudre de grillon est faite à base de grillons (les insectes) grillés et finement moulus. Elle a un goût, léger et agréable, qui ressemble à la noisette. Une de ses principales fonctions est de substituer ou supplémenter la consommation de viande. Pourquoi ? Parce qu’elle fournit une concentration élevée des mêmes nutriments essentiels: protéines complètes, vitamine B12, fer et une fibre prébiotique appelée chitine.


Ses bienfaits
Les bienfaits de la poudre sont multiples. Autant au niveau de la croissance et de la réparation musculaire que pour la santé du système nerveux et la santé digestive. Les grillons sont une excellente source durable de protéine complète ; elle contient les neuf acides aminés essentiels. La poudre de grillon contient deux à trois fois plus de protéines que le bœuf, le poulet, le porc et le poisson. Les grillons sont une source abondante de vitamine B12. Celle-ci est cruciale pour la santé du cerveau et du système nerveux. Elle est nécessaire à la formation de globules rouges et à la conversion de la nourriture en énergie. La poudre est pleine de chitine, une puissante fibre prébiotique. Un microbiote (flore intestinale) fort et diversifié est associé à un système immunitaire plus robuste et avec plus d’énergie.
Protéina Innovation est en pleine expansion et ne manquera pas de travail dans les années à venir. Au moment d’écrire ces lignes, l’entreprise comptait 3500 pieds carrés d’espace d’élevage. Dès septembre, elle passera à 9600 pieds carrés.

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Court-métrage sur la maltraitance aux aînés

Dans une ambiance intimiste, le Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François a présenté en avant-première le court-métrage intitulé L’automne où le bonheur sombra. L’œuvre met en scène une octogénaire vivant seule et savourant chaque instant de son autonomie jusqu’au jour où un bête accident la pousse à se résigner et à accepter de l’aide le temps de sa convalescence.
Pourtant, ce n’est ni de l’aide ni de la compassion qu’elle reçoit, mais plutôt de la violence physique et psychologique, des vols, de l’isolement. L’octogénaire obtient en prime un grand sentiment de culpabilité provenant des membres de sa famille, venus lui porter assistance, et qui l’infantilise au lieu d’être à l’écoute de ses besoins.
La violence aux aînés est bien présente et est souvent banalisée. Elle est autant banalisée que l’isolement qu’ils vivent. Souvent, dans un contexte de violence faite aux aînés, il est question d’esseulement. Les agresseurs feront le nécessaire pour isoler la personne et la rendre de plus en plus dépendante et incapable de prendre des décisions par elle-même.
Pour plusieurs, le désir de ne pas déranger est omniprésent. Ce qui malheureusement fait en sorte qu’ils ne chercheront pas d’aide par eux-mêmes. Ils ont besoin d’aide, mais pas d’être gérés.
Pour Mme France Lebrun, directrice générale du CAB, ce genre de situation est plus fréquente qu’on peut le penser. « Avec ce court-métrage, on espère rejoindre le plus de gens possible et leur permettre de réaliser qu’ils ne sont pas seuls et qu’il existe des ressources pour les aider. »
La plupart du temps, ce genre de sévices vient de la parenté proche, ce qui rajoute un poids au fait de dénoncer, explique Mme Lebrun. Sans plainte, il est impossible pour les intervenants de remédier à la situation et ceux-ci doivent attendre que la victime dénonce.
Une des participantes du projet, Louisette Gosselin, aborde dans le même sens. « Il arrive fréquemment que des situations de maltraitance soient évidentes pour la famille et pour les intervenants, mais si la personne concernée ne dénonce pas, ne porte pas plainte, tout le processus se termine là. C’est vraiment important de sensibiliser un maximum de gens à la violence faite aux aînés. »
Le 8 juin prochain, le Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François fera son lancement officiel au Centre culturel de Weedon. De plus, dès l’été et pour une partie de l’automne, il devrait faire une tournée à travers la MRC du Haut-Saint-François pour présenter leur projet de sensibilisation au plus grand nombre de citoyens.
Le réalisateur du film, Sébastien Croteau, a profité de l’occasion pour féliciter les participants pour le défi auquel ils ont participé et encense le programme gouvernemental Nouveaux Horizons pour les aînés, qui offre un soutien financier pour la réalisation de projets ayant une influence positive sur la vie des aînés et dans leur collectivité.

marche cours

Marche/Cours pour le Haut : Participation de 231 coureurs pour la 7e édition

Nous apercevons les coureurs lors du départ du 5 km.

Un total de 231 citoyens de la MRC du Haut-Saint-François et des environs ont pris part à la 7e édition de Marche/Cours pour le Haut qui a eu lieu à Dudswell, dans le secteur Marbleton. L’évènement a permis d’amasser 5 768 $ qui seront redistribués directement aux familles du territoire afin de faciliter la pratique d’activités physiques, sportives et culturelles pour les enfants de la région.
Des coureurs et des marcheurs de tous les niveaux et de tous les âges ont pu admirer la beauté du secteur de Marbleton. Les participants pouvaient choisir un parcours de 5 km ou de 10 km. Pour les enfants et les familles, un parcours d’un kilomètre était proposé. Une panoplie d’activités était proposée aux amateurs d’activités physiques : de l’animation, des jeux gonflables pour les plus petits, un massage sur table pour les participants et un petit bar avec collation et rafraichissement en plus d’avoir une station de tatouages non permanents.
Plusieurs prix de participation ont été tirés lors de la journée, au plus grand plaisir des petits et adultes. Pour les plus jeunes, des ballons, des gourdes et plusieurs articles servant à pratiquer des activités sportives ont été donnés sous forme de tirage. Pour les grands, des chèques cadeaux dans certaines entreprises de la région, comme au Resto Le Grégoire de Cookshire-Eaton, ont fait la joie des gagnants.
«L’activité physique, c’est bon pour tout le monde! Ça permet de se dépasser et de prendre soin de son corps et par le fait même de son esprit», s’est exprimé Mme Laurence Cayouette, participante du 10 km.
Les activités récréatives et sportives jouent un rôle important dans le développement cognitif et moteur. Avec plus de 10 000 $ récoltés depuis la première édition, les fonds ont permis de soutenir de nombreux enfants afin qu’ils participent aux activités de leur choix.
Les familles qui désirent avoir accès à ce support peuvent faire une demande au programme d’aide afin d’inscrire leurs enfants à des activités au cours de l’année 2022. Il vous suffit de vérifier votre admissibilité en remplissant une demande en ligne au https://my.forms.app/mphamel/
inscription-fmc-2022.

CAB HSF

Fête des bénévoles du CAB : Une rencontre qui fait du bien

Près d’une centaine de personnes provenant des quatre coins de la MRC du Haut-Saint-François ont participé à la récente fête des bénévoles organisée par le Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François, qui se déroulait au Centre communautaire de Johnville, à Cookshire-Eaton. Les députés, François Jacques et Marie-Claude Bibeau, se sont fait un devoir d’assister à la rencontre et de témoigner l’importance de l’implication bénévole pour la communauté. La présidente du CAB, Jacinthe Massé, a également profité de l’occasion pour remercier les gens sans qui rien ne serait possible. La journée « se voulait être un hommage à nos héros et on a besoin de tous nos héros », d’exprimer la directrice générale de l’organisme, France Lebrun. C’est inspiré du thème les Oscars que les responsables ont remis à chaque bénévole un stylo et statuette. La fête a été agrémentée par la prestation musicale de Jean-Guy Piché et ses musiciens de La tournée du bonheur.  « Après deux ans d’absence en raison de la COVID, cette rencontre a été comme des retrouvailles. Les gens étaient très heureux de se retrouver et nous aussi », de compléter Mme Lebrun. Nous apercevons les bénévoles ravis de se retrouver.

virage

Durement éprouvée : Diane Demers-Roy lance un message d’espoir

Diane Demers-Roy a livré un témoignage qui n’a laissé personne indifférent.

Abusée sexuellement dès son enfance jusqu’à l’âge adulte par un père autoritaire, aux prises avec une maladie mentale, dépression sévère, pensées suicidaires, Diane Demers-Roy lance un message foudroyant en affirmant que « la vie vaut la peine d’être vécue. »
C’est avec émotion, appuyée d’une solidité indéfectible dans ses propos qu’on pouvait sentir la détermination de cette mère de trois enfants. C’est devant une vingtaine de personnes, incluant des proches, réunies au point de service d’East Angus que l’invitée de Virage Santé mentale a bien voulu parler de son expérience de vie dans le cadre de la Semaine nationale de la santé mentale. « Si je suis là, c’est parce que j’ai accepté de faire des pas. Il y a des services à Virage et il faut s’en servir », lance-t-elle.
Le parcours de Mme Demers-Roy est loin d’être simple. Membre d’une famille de neuf enfants, elle a subi l’inceste dès l’âge de sept ans par son père, qui a perduré jusqu’à l’âge de 21 ans. « J’étais mariée et ça durait encore. J’avais tellement peur de mon père que je n’étais pas capable. Je ne pouvais pas parler, j’aurais mangé une volée, on était battus chez nous. » La jeune fille a même été sauvée in extremis, par une voisine, d’une tentative de viol à l’âge de 8 ans par un homme de 78 ans qu’elle considérait comme un grand-père. « Je suis devenue très renfermée, je me suis mis un écran. Je me suis dit: il n’y a plus personne qui va avoir mal, moi, j’aurais pu mal. À cette période-là, on m’a fait détester mon corps de femme et je ne voulais pas être une femme. J’aurais aimé mieux être un gars, j’aurais eu la paix, mon corps c’était un objet pour tout le monde. Ça a pris du temps avant que je m’accepte en tant que femme, que je puisse m’aimer en tant que moi-même. Personne ne savait rien sur moi. Je gardais ça pour moi. Je ne pouvais pas en parler. » En fait, ce n’est que plusieurs années plus tard, lorsque Mme Demers-Roy a publié son livre, en 2019, que sa mère et les membres de sa famille ont appris la triste réalité.
À l’âge de 17 ans, Mme Demers-Roy quitte son Abitibi natale pour s’établir à Sherbrooke avec sa famille. Plus tard, elle s’installe à Saint-Gérard avec son conjoint et fonde rapidement une famille. À 23 ans, elle comptait déjà trois enfants. Elle s’est impliquée au sein de la communauté que ce soit pour les loisirs, la bibliothèque et autres. Elle a composé deux pièces de théâtre en plus d’écrire des chansons.
Très active, sa santé s’est mise à se dégrader en 1991, moment d’une première dépression. Elle s’est retrouvée trois mois à La Méridienne et était en instance suicidaire. « Tout ce que je voulais, c’était essayer de mourir. »
Elle qui haïssait son père au point de souhaiter sa mort lance : « j’ai arrêté d’avoir peur de mon père, j’avais 55 ans, quand j’ai été capable de prendre le contrôle de ma vie. » Avouant sa foi religieuse, elle ajoute être cursilliste. « J’ai eu la chance, un jour, d’avoir la guérison du pardon. » Même si elle avait pardonné à son père, Mme Demers-Roy devait vivre avec le passé. Son cheminement n’a pas été facile. En 2000, elle s’achète une imprimerie et six ans plus tard, fait un épuisement professionnel, entraînant du coup une faillite personnelle. « Mon corps, mon physique et mon moral ont lâché en même temps. Je me suis retrouvée 35 jours à l’aile psychiatrique à Sherbrooke. On m’a diagnostiqué une maladie mentale. »
À sa sortie de l’hôpital, Mme Demers-Roy a poursuivi une thérapie pendant quatre ans, dont une sur la colère. Au cours de cette période, elle s’est rebâti une confiance en elle qu’elle avait perdue en raison de sa faillite personnelle. « Je ne voulais plus demeurer à Saint-Gérard. J’ai déménagé à Thetford Mines.
Mme Demers-Roy mentionne que son père est décédé en 2010 et que cela s’est révélé un moment pénible. À la suite de ce décès, elle a gardé sa mère pendant cinq ans et est aujourd’hui aidante naturelle auprès de son mari. L’écriture de son livre, précise-t-elle, « m’a permis de faire la paix avec mon passé et de me faire grandir. »
Pauline Beaudry, directrice générale de Virage Santé mentale, souligne le courage dont elle a fait preuve pour aller chercher les services disponibles. Les témoignages sont des exemples de gens qui ont été capables de s’en sortir en allant chercher de l’aide », complète Mme Beaudry.

Nathalie Simard

Parler pour vrai avec Nathalie Simard : Briser le silence

L’artiste Nathalie Simard avec Mme Pauline Beaudry, directrice générale de l’organisme Virage Santé mentale.

Près de 120 personnes se sont présentées au Centre communautaire de Weedon pour la conférence en lien avec la Semaine de la santé mentale, organisée par Virage Santé mentale du Haut-Saint-François. Cette soirée mettait en vedette Nathalie Simard, venue témoigner de son expérience de vie et des abus qu’elle a vécus.
« Reprendre son pouvoir, briser le silence, briser cette roue infernale qu’est le silence », s’exprime l’artiste dès le début de la conférence. Pour elle, le silence est un des pires ennemis des victimes d’agressions. « Le silence permet à la roue de continuer. Par l’intimidation et les menaces par exemple ». C’est en 2004 que Nathalie Simard décida de briser son silence et de dénoncer Guy Cloutier après 25 ans.
« Parfois, on se demande : pourquoi moi ? Pourquoi moi j’ai vécu ça ? » Avec le temps, elle a fini par trouver, en partie du moins, la réponse à cette question. Elle se voit dès lors comme une humble « missionnaire », un rôle qui lui fait dire qu’elle n’a « pas vécu tout ça pour rien ».
Nathalie Simard a vécu la violence sous toutes sortes de formes, à commencer par des abus sexuels répétés dès l’âge de 9 ans par son gérant de l’époque. « Une agression sexuelle, ça peut changer à tout jamais le cours de notre vie, de notre histoire. C’est à partir de ces gestes destructeurs qu’un très lourd silence s’installe, et ça, pour un temps indéterminé », ajoute-t-elle.
Dans son cas, le silence aura duré 25 longues années, au bout desquelles elle a décidé de mettre un terme à cette roue infernale et de dénoncer. Ayant eu à faire face à de nombreuses embuches à l’époque de cette dénonciation, Mme Simard se réjouit du chemin parcouru ces dernières années, notamment avec le mouvement #MeToo. Cependant, selon elle, il reste encore beaucoup.
Entremêlant son témoignage de certaines de ses chansons, accompagnée de son guitariste, elle a interprété Y’a les mots, de Francine Raymond, et son succès L’amour a pris son temps par exemple, au plus grand plaisir des personnes présentes.
Entre ses interprétations, elle s’est surtout confiée en toute transparence, revenant sur l’intimidation, la violence amoureuse et les abus financiers qu’elle a aussi subis en cours de route, ainsi que la dépression majeure qui a suivi un peu plus tard. Toujours pour raconter comment elle s’est relevée ensuite et montrer aux personnes qui l’écoutent comment elles peuvent se relever, elles aussi.
Depuis quelques années, elle se sent enfin revivre. « J’ai d’une certaine façon accouché de moi-même dans les dernières années. »
Son message rempli d’espoir et de résilience à bien résonner aux oreilles des participants présents. À la suite de la conférence, Nathalie Simard s’est installée à une table pour rencontrer les gens, signer des autographes et prendre des photos avec ceux et celles qui le désiraient.

Transport HSF

Ça bouge au Transport de personnes HSF : Embauche d’une nouvelle directrice générale

Après une carrière de 36 années à la SAAQ, Sylvie Audet relève le défi de direction générale de Transport de personnes HSF.

Par voie de communiqué de presse, l’organisme Transport de personnes HSF annonçait récemment le départ de la directrice générale, Thérèse Domingue, et l’arrivée de Sylvie Audet pour combler ce poste.
On mentionne que le contrat de travail de Mme Domingue n’a pas été reconduit par le conseil d’administration. « Madame Domingue a dirigé les destinées de notre organisme depuis la prise en charge du Transport collectif et la relève de Transport du Bonheur pour le volet adapté. Elle a réussi à développer nos services à un niveau remarquable, nous permettant même de gagner le prix du meilleur transporteur rural du Québec. Au nom des citoyennes et citoyens du HSF, nous la remercions pour ses années de contribution qui a positionné le transport au cœur de notre qualité de vie », peut-on lire sur le communiqué signé du président du conseil d’administration et maire de Lingwick, Robert Gladu.
Rejoint au téléphone, M. Gladu mentionne que le départ de Mme Domingue s’est fait en bons termes. Le conseil, explique-t-il, voulait avoir « la possibilité de remettre une structure en place avec une adjointe, parce qu’on sait pertinemment que Mme Domingue tenait à bout de bras le transport. On n’a pas voulu reconduire le contrat parce qu’on est en train de revoir une nouvelle structure. On est en train d’améliorer le fonctionnement à l’interne pour être capable de voir venir les années. »
Parmi les réformes envisagées, le conseil d’administration de Transport de personnes HSF songe à revoir l’organisation pour rendre le transport plus efficace, mieux structuré. On souhaite également étudier les possibilités de trouver de nouvelles sources de financement afin de rendre l’organisme moins dépendant des subventions gouvernementales. « On veut faire en sorte qu’on va être de plus en plus indépendant du gouvernement. Ce qu’on veut, c’est d’avoir plus d’autonomie, de ne pas être restreint lorsqu’on doit livrer du transport et être plus organisé pour le futur », d’exprimer M. Gladu.
Quant à la nouvelle directrice générale, M. Gladu démontre une grande confiance envers ses capacités. Il soutient que son expérience au sein de la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) et les divers dossiers qu’elle a traités en font une candidate idéale pour relever les défis de l’organisme.
Résidante du Canton de Westbury, Mme Audet connaît bien le territoire et la communauté du Haut-Saint-François. La nouvelle directrice générale maîtrise le travail de service à la clientèle pour y avoir œuvré sous différentes formes pendant 36 ans de carrière. Elle a eu à diriger des équipes de travail. Elle mentionne avoir été attirée par le poste par désir de rendre service et le goût de relever de nouveaux défis. « Moi j’ai travaillé toujours au service à la clientèle. Alors, si c’est pour venir en aide comme le transport pour les gens, aider ceux qui n’ont pas de transport, je trouvais que ça reflétait ce que je voulais faire et relever de nouveaux défis. » Pour y parvenir, Mme Audet mise sur le travail d’équipe et l’appui de son conseil d’administration.

marco

Club de Motoneige Aigle Noir : Un service qui permet de récolter 800 $

Nous apercevons sur la photo Marco Glaude et Marie-Paule Lepitre.

Marco Glaude de Nettoyage Sous-Pression de l’Estrie a récemment fait un arrêt au cimetière Saint-Louis à East Angus pour nettoyer la pierre tombale de sont défunt grand ami, Sylvain Lepitre. Ce dernier était motoneigiste et bénévole dévoué au sein du Club de Motoneige Aigle Noir d’East Angus. M. Glaude a profité de l’occasion pour redonner au club en offrant gracieusement ses services en nettoyant d’autres pierres tombales, pour ceux qui le désiraient, en échange de dons volontaires. La totalité de l’argent recueilli, soit 800 $, a été remise au club de motoneige pour l’entretien du relais. Cause qui tenait particulièrement à cœur de M. Lepitre. Le club est évidemment heureux et remercie M. Glaude pour sa générosité.

Shed Dudswell

Circuit des sheds panoramiques : Dudswell se joint aux autres municipalités

La shed de Dudswell, située au parc Éva-Tanguay, permet d’admirer la vue sur le lac Adolphe.

Une 9e shed panoramique est en cours de construction à Dudswell. Érigée par l’entreprise Pittoresco, la structure est installée au parc Éva-Tanguay et offre une vue imprenable sur le lac Adolphe.
La notoriété du circuit des sheds panoramiques du Haut-Saint-François ne fait que grandir depuis le début du projet. Il compte maintenant neuf sheds à visiter sur le territoire du Haut-Saint-François, réparties dans les municipalités d’Ascot Corner, La Patrie, Hampden, Lingwick, Saint-Isidore-de-Clifton, Weedon, East Angus, Cookshire-Eaton et maintenant Dudswell.
L’ensemble des structures stylisées met en valeur les paysages et la culture de chaque municipalité du Haut-Saint-François. Elles sont installées dans un endroit stratégique, un petit bâtiment inspiré de nos sheds agricoles. Les nouvelles structures servent de cadre au paysage et veulent créer une petite bulle temporelle sur les grandes pages de l’histoire locale afin que le visiteur prenne le temps de regarder, s’arrêter et d’admirer le paysage.
Le circuit a aussi l’objectif de relier les deux routes touristiques qui traversent le Haut-Saint-François, soit le Chemin des Cantons et la Route des Sommets afin d’offrir des découvertes supplémentaires aux visiteurs. Chacune des sheds est unique par le type de relief qu’elle met en valeur, mais aussi par l’histoire du lieu où elle se situe. Lucarnes sur le panorama, les sheds présentent autant un point de vue de l’extérieur que de l’intérieur, où sont racontés les événements et les acteurs qui ont marqué le développement culturel, économique et politique de la région, donnant ainsi une touche de créativité complémentaire à ce cadre. C’est le cas de celle de Dudswell, entre autres, qui rendra hommage à Éva Tanguay et à d’autres artistes de la municipalité en plus d’avoir des panneaux d’interprétations historiques.
Chacune d’elles est unique par le type de relief qu’elle met en valeur, mais aussi par l’histoire du lieu où elle se situe.

Plage Dudswell

La plage P.E. Perreault ouverte dès le 25 juin

La plage P.E. Perreault, à Dudswell, est l’endroit idéal pour relaxer, se baigner, pêcher et profiter des attraits du lac d’Argent durant l’été. Vous y retrouverez des tables à pique-nique, une aire de jeux pour les enfants, un terrain de volley-ball, ainsi qu’un centre de location d’embarcations où kayaks, pédalos et planches à pagaie sont disponibles. Il est à noter que seuls les moteurs de 9,9 HP et moins sont autorisés sur le lac afin d’assurer la tranquillité, la conservation de l’environnement et la qualité de l’eau.
La plage est quant à elle surveillée lors des heures d’ouverture par un sauveteur certifié. La plage P.E. Perreault est prête à recevoir les baigneurs et les vacanciers.

André Roy réélu

Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec : André Roy réélu président

Nous apercevons de gauche à droite André Roy, président, et les administrateurs Hugues Beaudoin (Montérégie), Jean-Paul Roy (administrateur sortant de Coaticook-Memphrémagog), Jean-Denis Picard (Le Granit), Jean-François Tessier (administrateur de la relève), Robert Couture (Les Sources), Sylvain Rajotte (Le Val-Saint-François), Emery Bélanger (1er vice-président) et Yvon Desrosiers (administrateur élu pour Coaticook-Memphrémagog). Absente sur la photo: Nathalie Gobeil (Le Haut-Saint-François).

Le président sortant du Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec, André Roy, est réélu sans opposition à la tête de l’organisme.
Ce producteur forestier de carrière comptant plus de 40 années d’expérience dans ce secteur entame un mandat de deux ans. Voilà l’annonce faite par le Syndicat à l’issue de son assemblée générale annuelle, tenue récemment en présentiel au Centre de foires de Sherbrooke.
« Je tiens à remercier chaleureusement les propriétaires forestiers pour ce vote de confiance. Pour moi, c’est un immense honneur de défendre leurs intérêts au quotidien et je m’engage à continuer de le faire avec passion et détermination. Dès aujourd’hui, nous allons poursuivre les démarches visant à moderniser la mise en marché du bois de sciage de sapin-épinette, afin de garantir un système ordonné, efficace et qui reflète les efforts investis par les propriétaires forestiers de la région afin de fournir une matière première de qualité », de préciser M. Roy.
Les dirigeants ont profité de l’occasion pour faire une mise à jour sur l’état de différents dossiers portés par l’organisation comme celui de la modernisation de la mise en marché du bois de sciage de sapin-épinette. À cet égard, l’assemblée a confirmé l’orientation proposée par les administrateurs du Syndicat de lancer une consultation élargie des propriétaires forestiers de la région portant spécifiquement sur cette question. Cette démarche se déclinera en plusieurs volets et comprendra notamment des ateliers de discussion, un sondage détaillé pour approfondir les enjeux liés à la mise en marché du bois de sciage de sapin-épinette et la mise en ligne d’une page Web permettant à tous de faire part de leurs commentaires et suggestions sur la question. Le Syndicat compte également rencontrer, au cours des prochaines semaines, différents acteurs de la filière forestière.
Appui renouvelé
Par ailleurs, on mentionne que les délégués élus, plus tôt cette année, par les propriétaires forestiers, ont profité de l’assemblée générale annuelle du Plan conjoint pour réitérer leur appui à la mise en place d’un système de mise en marché collective pour le bois de sciage sapin-épinette. Une résolution, adoptée par ceux-ci à l’unanimité, « avalise l’orientation exprimée par le Syndicat à l’effet de poursuivre les démarches visant à doter la région d’un système de mise en marché collective du bois de sciage de sapin-épinette qui soit ordonné, efficace, mais aussi équitable pour l’ensemble des acteurs de la filière forestière, dont les propriétaires forestiers », précise-t-on dans un communiqué de presse. On ajoute que ce vote fait suite à une première décision, qui leur avait refusé la mise en marché collective, rendue à l’automne dernier par la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec. Selon la résolution adoptée, indique-t-on, le Syndicat devra notamment, au terme de sa consultation des propriétaires forestiers, juger de l’opportunité de déposer « un projet de modification règlementaire afin d’instaurer, par l’établissement d’une agence de vente pour le bois de sciage de sapin-épinette, un système de mise en marché collective du bois de sciage de sapin-épinette dans la région. » Une telle proposition, le cas échéant, devra être présentée aux propriétaires forestiers et soumise au vote de leurs représentants d’ici la fin de l’année 2022.
Mentionnons que l’assemblée générale annuelle a permis de combler un autre poste d’administrateur pour le secteur Coaticook-Memphrémagog. M. Yvon Desrosiers succède donc à M. Jean-Paul Roy.

Célébrons les innombrables bienfaits de nos forêts !

Depuis déjà 140 ans, mai, Mois de l’arbre et des forêts, constitue l’occasion de se rappeler le rôle important que jouent chaque jour les feuillus et les conifères. En 2022, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) souligne cet anniversaire en reprenant le thème de l’an dernier, « Le bois, enraciné dans notre quotidien », afin de démontrer, entre autres, que le bois procure à tous de nombreux bienfaits.
Sur la santé
La croissance des arbres repose directement sur leur capacité à capturer le gaz carbonique. S’ils libèrent l’oxygène, ils emprisonnent le carbone et le transforment en bois. En plus de filtrer l’air que vous respirez, ils empêchent ainsi le carbone de retourner dans les sols et dans l’atmosphère. Les arbres ont également des propriétés médicinales et représentent donc un ingrédient essentiel de nombreux produits pharmaceutiques.
Sur le bien-être
Le bois possède aussi des vertus thérapeutiques. Apaisant, il calme et aide à diminuer le stress et le rythme cardiaque, notamment. Les arbres ont un impact positif sur le moral et les émotions de ceux qu’ils entourent. Ils contribuent également à accélérer le processus de rétablissement : des études ont en effet démontré que les patients hospitalisés qui pouvaient regarder des arbres souffraient moins de complications.
Pour en apprendre davantage sur les étonnants bienfaits du bois et sur son enracinement dans votre quotidien, visitez le site Web du MFFP au mffp.gouv.qc.ca.

Concert benenfice

Concert-bénéfice de la Maison de la culture John-Henry-Pope : Une prestation appréciée et 1 300 $ pour la cause

Les quelque 180 personnes ayant assisté au concert-bénéfice de la Maison de la culture John-Henry-Pope, à Cookshire-Eaton, en ont eu plein la vue et les oreilles avec la Musique des Fusiliers de Sherbrooke. L’activité qui se déroulait à l’intérieur de l’église Saint-Camille a permis d’amasser 1 300 $ qui serviront, entre autres, à financer les activités culturelles. L’ensemble à vents et percussions sous la direction musicale du sous-lieutenant Martin Ringuette regroupait 35 musiciens sur scène. Le spectacle se déroulait sous le thème Une bouchée d’air frais incluant sept pièces musicales, dont l’hymne national en ouverture et la marche régimentaire en clôture. Le Commandant du Régiment Les Fusiliers de Sherbrooke, Lieutenant-colonel André Morin, a profité de l’occasion pour remettre la 2e barrette de la Décoration des Forces canadiennes (CD) au Major Joey Thibault, de Cookshire-Eaton, pour ses 32 années de bons et loyaux services. Louise Girard a obtenu le coin remis par le Centre de ressources pour les familles des militaires (CRFM) pour l’importance du soutien des familles de membres militaires.

Rachel Garber

WHY I DON’T SEW

“Prepare yourself mentally for sewing. Think about what you are going to do. Never approach sewing with a sigh or lackadaisically. Good results are difficult when indifference dominates. Never try to sew with a sink full of dirty dishes or beds unmade.”
That’s from the Singer Sewing Machine Manual. It was published in 1949, not long before I was launched into my youthful indoctrination on how to grow up to be a woman. The manual’s instructions continue:
“When there are urgent housekeeping chores, do these first so that your mind is free to enjoy your sewing. When you sew, make yourself as attractive as possible. Put on a clean dress. Keep a little bag of French chalk near your sewing machine to dust your fingers at intervals. Have your hair in order, powder and lipstick put on. If you are constantly fearful that a visitor might drop in or your husband will come home, and you will not look neatly put together, you will not enjoy your sewing.”
I retch. I’m hearing these words in the voice of Aunt Lydia of Handmaid’s Tale fame as she explains the rules that dominate women in the Republic of Gilead. I do not miss the overt suggestion that I should be “constantly fearful … [my] husband will come home” when I am not dressed up. What are the consequences? I will leave this to the gentle reader’s imagination.
Who reminded me of this advice – and yes, it is genuine, per fact-checker Snopes.com – was Margaret Atwood in an interview I recently watched via zoom. The topic was Burning Questions, her new book of essays.
The interviewer asked her to comment about the current abortion controversy in the United States. She had some telling comments. One was the common-sense observation that if society requires women to bear children, it is in fact engaging their services. Women conscripted for these services should have the same benefits and salaries as military recruits. Think about it: military personnel put their physical bodies at the service of the state; so do child-bearing women. Aren’t child-bearing and child-rearing a battle, in many ways?
Yes, of course, the circumstances surrounding childbirth are much more complex than simply remuneration. For most parents, having children is enormously rewarding and joyous, maybe the best experience in life. That has been my experience, too.
At the same time, as a single parent, I can tell you that balancing the hands-on care of a child with the need to make a living is overwhelming. Rigid workplace demands oppose essential child-rearing demands, and the scale on which one balances priorities simply breaks down.
The shortage of baby formula revealed to the world that only a quarter of babies in the United States are breastfed. In Canada, it’s about 34 percent by the age of six months, reported a study in the International Journal for Equity in Health, and many of the mothers who don’t nurse are economically disadvantaged. While the reasons for choosing not to nurse can vary, the necessity to work at a job that precludes nursing is a big one.
Then a shortage of baby formula happens, and the whole system breaks down. Who suffers the most? It’s a toss-up between the hungry baby and the mother desperately seeking to save her child.
Take away a woman’s right to make decisions about her own body and life, trap her in an impossible predicament, and you have the stuff that revolutions are made of: a hefty proportion of the population with nothing to lose.
I see the focus on regulating a woman’s body as a throw-back to the era of woman-as-chattel who must fearfully please her master, à la Singer Sewing Machine instructions.
Why is it hard for me to believe anti-abortion sentiment has anything to do with the life of the child? Because society arranges itself to care so little for that life after the child is born. As a village, we have failed our children and their mothers, in so many ways.
Well, that pretty much sums up why I don’t sew.
JUNE 24th CONCERT
Canterbury Center is to host a concert celebrating the Fête Nationale du Québec on Friday, June 24, at 8 p.m. Musicians Christian Nolet, Kevvin Hinse, and P.O. Boudreault will perform traditional music of Quebec on guitar, mandolin, violin, Irish bouzouki and voice.
Only 50 tickets will be sold. To be among the 50 lucky people in the audience, reserve your $15 seat by phoning Gilles Gaulin at 819-872-3273, or Ed Pedersen at 819-872-3400. Masks are suggested. Proceeds will help support the restoration of the Center’s small windows. The Canterbury Center is located at 1095 Route 214, Cantberbury.
“THREE R’S” FOR CANTERBURY
If you have good quality items that you would like to donate to the Canterbury Center fund-raising campaign, please call Tony De Melo at 819-872-3400 (leave a message) before July 15. Pick-up of items can be provided. All proceeds go to help restore the former Christchurch Canterbury, now Canterbury Center. The items will be on sale at the Canterbury Flea Market, July 30-31. Re-use, Re-cycle, Reduce!
CHURCHES
United. In-person Sunday services are in Cookshire at 9:30 a.m., and Sawyerville, 11 a.m., with Rev. Tami Spires. For service information, please check the United Eaton Valley Pastoral Charge answering machine at 819-889-2838.
Baptist. Regular in-persons services are in French at 9 a.m., in English at 11 a.m., respecting Covid protocols, including masks and hand sanitizing. For information, please contact Pastor Michel Houle at 819-239-8818.
Anglican. In-person service on Sunday, June 5, at 11 a.m., at St. Peter’s Church in Cookshire. Also, Bishop Bruce Myers offers Home Prayers at 4 p.m. on Sundays via Facebook, and at quebec.anglican.ca (Worship Videos). Info: 819-887-6802, or quebec.anglican.ca.
Do you have news to share? Call 819-640-1340 or email rawrites@gmail.com by May 30 for publication June 8 and by June 13 for June 22.

mexicain francais

Des travailleurs étrangers débarquent dans le Haut-Saint-François

Les quelque 23 travailleurs étrangers temporaires de Cookshire-Eaton sont entre autres hébergés dans l’ancienne maison Camélia.

Plus d’une cinquantaine de travailleurs étrangers temporaires (TET) sont débarqués dans le Haut-Saint-François à la fin du mois d’avril pour travailler dans diverses entreprises de la MRC. Provenant principalement du Mexique et du Guatemala, ces personnes seront des citoyens de nos municipalités, à part entière, jusqu’au mois de décembre.
Qu’est-ce qui peut pousser un homme à quitter sa famille, ses amis, ses repères, pour aller travailler dans un pays étranger pendant près de 8 mois ? La réponse à cette question est très simple. Pour la majorité, c’est le désir d’améliorer la qualité de vie de leur famille restée dans leur pays d’origine respectif. L’argent est la principale motivation. Le salaire moyen d’un travailleur mexicain frôle 10 $ américains par jour alors qu’ici, il touche près de 90 $ canadiens par jour pour leur travail.
Le nom du projet Ensemble on sème est un jeu de mot, qui à l’oral, signifie deux choses : tout d’abord « ensemble on sème » et ensuite « ensemble on s’aime ». Ces deux interprétations reflètent l’esprit du projet, qui est de travailler ensemble. Il vise avant tout à favoriser l’intégration sociale des travailleurs étrangers temporaires dans leurs communautés d’accueil respectives. Lorsqu’ils arrivent au Québec, la plupart sont confrontés à la solitude et à la distance qui les sépare de leur famille. Ensemble on sème a su apporter beaucoup de soutien à ces usagers, que ce soient les employeurs ou les travailleurs, d’exprimer Jasmin Chabot, chargé de projet et le créateur intellectuel du projet.
« Les travailleurs nous ont souvent partagé le fait qu’ils se sentaient un peu invisibles lorsqu’ils arrivaient ici. Ils avaient aussi une certaine difficulté à trouver des activités autres que le travail. C’est pour ça qu’on vient les aider de cette façon, en organisant des rendez-vous à l’extérieur des lieux de travail. On veut qu’ils connaissent la région, les commerces et les organismes, mais on veut aussi qu’ils aient des contacts avec la communauté locale. On veut que les gens d’ici prennent conscience qu’ils deviennent essentiels à notre économie », souligne l’agent de projet.
L’entreprise BL Christmas Trees, située sur le boulevard Bourque à Sherbrooke, s’implique à part entière dans le projet. En plus d’embaucher des travailleurs étrangers, ils ont aussi acheté l’ancienne résidence Camélia sur la rue Principale Ouest à Cookshire-Eaton pour les héberger.
Une activité a été organisée au début du mois pour les familiariser avec l’une de nos traditions bien ancrées au Québec ; les cabanes à sucre !
Pour la majorité des travailleurs arrivés plus tôt ce mois-ci, ce fut leur première expérience dans une cabane à sucre, celle du Chalet des érables à Cookshire-Eaton. La tire d’érable fut un succès pour les travailleurs d’Amérique latine. Un des propriétaires du Chalet des érables, Edgar Gonzalez, est lui-même originaire du Nicaragua. Il a pris le temps d’expliquer, en espagnol, le processus de la récolte d’eau d’érable et de la transformation de celle-ci en produits tels que le sirop ou la tire ; ce qui fut grandement apprécié de tous.
Pour Émilie Turcotte-Côté, agronome chez BL Christmas Trees, l’apport des travailleurs étrangers au niveau agricole est incontestable. « C’est du gagnant-gagnant pour tout le monde. Les TET y gagnent un salaire décent qu’ils peuvent ensuite acheminer vers leur famille restée dans le sud et les aider au quotidien. Ils occupent aussi, plus souvent qu’autrement, des emplois que les locaux ne veulent pas faire parce que ce sont des emplois répétitif et exigeant. »
« La tire d’érable, c’est très bon, mais très sucré ! Nous aimons beaucoup le Québec parce que c’est calme et la vie y est bonne, mais c’est très froid », s’est exprimé le groupe de travailleurs étrangers.
Dans la maison de la rue Principale Ouest à Cookshire-Eaton, on parle de 23 travailleurs qui travaillent pour BL Christmas Tree alors que plusieurs autres TET logent directement dans des maisons sur les fermes de leurs employeurs respectifs, notamment dans des entreprises de la région telles que la Ferme Gelé & Veilleux ainsi qu’aux Plantations Downey-Roberge.

mexicain espagnol

Los trabajadores extranjeros llegan al Haut-Saint-François

Primera experiencia en una cabaña de azúcar para trabajadores extranjeros locales.

Más de cincuenta trabajadores extranjeros temporales llegaron al Haut-Saint-François a finales de abril para trabajar en varias empresas de la MRC. Procedentes principalmente de México y Guatemala, estas personas habitaran nuestro municipio hasta diciembre.
¿Qué puede llevar a un hombre a dejar su familia, sus amigos, sus puntos de referencia, para ir a trabajar a un país extranjero durante casi 8 meses? La respuesta a esta pregunta es muy sencilla. Para la mayoría, es el deseo de mejorar la calidad de vida de su familia en casa. El dinero es la principal motivación. El salario promedio de un trabajador mexicano se acerca a los 10 dólares diarios, mientras que aquí reciben casi 90 dólares canadienses al día por su trabajo.
El nombre del proyecto Ensemble on sème es un juego de palabras, que en forma hablada significa dos cosas: en primer lugar « juntos sembramos » y en segundo lugar « juntos nos amamos ». Estas dos interpretaciones reflejan el espíritu del proyecto, que es trabajar juntos. Su objetivo principal es promover la integración social de los trabajadores extranjeros temporales en sus respectivas comunidades de acogida. Cuando llegan a Quebec, la mayoría se enfrenta a la soledad y a la distancia que les separa de sus familias. Ensemble on sème ha podido prestar un gran apoyo a estos usuarios, ya sean empresarios o trabajadores », afirma Jasmin Chabot, responsable de proyecto de Actions Interculturelles.
« Los trabajadores nos comentan a menudo que se sienten un poco invisibles cuando llegan aquí. También tuvieron algunas dificultades para encontrar otras actividades además del trabajo. Por eso venimos a ayudarles de esta manera, organizando reuniones fuera del lugar de trabajo. Queremos que conozcan la región, las empresas y las organizaciones, pero también queremos que tengan contactos con la comunidad local. Queremos que la gente de aquí se dé cuenta de que se está convirtiendo en algo esencial para nuestra economía », dice el responsable del proyecto.
La empresa BL Christmas Trees, situada en el bulevar Bourque de Sherbrooke, está plenamente implicada en el proyecto. Además de contratar a trabajadores extranjeros, también han comprado la antigua residencia Camelia en la calle Principale oeste, en Cookshire-Eaton, para alojarlos.
A principios de mes se organizó una actividad para que se familiarizaran con una de las tradiciones más antiguas de Quebec: ¡la cabaña de azúcar!
Para la mayoría de los trabajadores que llegaron a principios de este mes, ésta era su primera experiencia en una cabaña de azúcar, el Chalet des érables de Cookshire-Eaton. El caramelo de arce fue un éxito para los trabajadores latinoamericanos. Uno de los propietarios del Chalet des érables, Edgar González, es originario de Nicaragua. Se tomó el tiempo de explicar, en español, el proceso de recolección del agua de arce y su transformación en productos como el jarabe o el caramelo, lo que fue muy apreciado por todos.
Para Émilie Turcotte-Côté, agrónoma de BL Christmas Trees, la contribución de los trabajadores extranjeros a la agricultura es innegable. « Es una situación en la que todos ganan. Los trabajadores ganan un salario decente que pueden enviar a sus familias en el sur y ayudarles en su vida diaria. Además, la mayoría de las veces hacen trabajos que los locales no quieren hacer porque son repetitivos y exigentes.
« El caramelo de arce es muy bueno, ¡pero muy dulce! Nos gusta mucho Quebec porque es tranquilo y se vive bien, pero hace mucho frío », dijo el grupo de trabajadores extranjeros.
En la casa sobre la calle Principale oeste, en Cookshire-Eaton, hay 23 trabajadores que tienen empleos en empresas locales como Ferme Gelé & Veilleux y Downey-Roberge Plantations.

Golf

Club de golf East Angus : Un départ avec des nouveautés

Une soixantaine de personnes étaient au rendez-vous au Club de golf East Angus.

Nouveau propriétaire, nouvelle direction et des nouveautés. Voilà à quoi doivent s’attendre les golfeurs qui fréquenteront le Club de golf East Angus pour la saison 2022.
Plus de 60 personnes ont répondu à l’invitation du propriétaire, Ghislain Couture, et du directeur général, Marc Reid, pour en savoir davantage sur leurs intentions.
Le nouveau tandem est déterminé à relancer le club de golf vers la rentabilité et pour se faire, on travaille à le rendre plus attrayant et ramener les jeunes sur le terrain, d’exprimer M. Reid. Une façon de faire passe par le développement d’un partenariat avec la polyvalente Louis-Saint-Laurent et son programme de santé globale dédié au golf. À cela s’ajoute l’inclusion du nouveau concept de footgolf, qui se joue de la même façon que le golf, mais sans bâton et avec les pieds. Ce projet devrait prendre place au début du mois de juin, du lundi au jeudi, en après-midi. Plusieurs autres améliorations auront ou ont déjà eu lieu pour le chalet, le bar, le stationnement et bien sûr, le terrain de golf en soi. De nouveaux drapeaux sur les green, de nouvelles balles, des bancs sur les parcours remis à neuf en plus d’avoir acquis deux tracteurs pour faciliter l’entretien du terrain.
Un plan de partenariat avec les entreprises de la région verra aussi le jour. Moyennant un apport financier, les entreprises pourront par exemple obtenir des droits de jeu pendant l’année et de la publicité affichée sur les voiturettes du golf. La visibilité publicitaire et les droits de jeux varieront selon l’importance de l’engagement financier.
Comme dans tous les domaines, la pénurie de main-d’œuvre se fait sentir et le Club de golf n’y échappe pas. Le restaurant devrait toujours être en fonction, mais avec une autre formule, plus du type cantine. Au moment d’écrire ces lignes, les informations n’étaient pas disponibles, mais Marc Reid a bien précisé que ce ne serait pas comme les années précédentes et que d’autres possibilités sont actuellement à l’étude et seront confirmées plus tard en début de saison.
Le coût pour devenir membre 7 jours est de 975 $. Des frais additionnels peuvent s’ajouter si vous désirez louer une voiturette ou un charriot de golf par exemple. Pour jouer un 18 trous, il vous en coûtera 40 $ et vous devrez déboursez 20 $ pour un 9 trous. Pour les enfants âgés de 0 à 11 ans, le golf ou le footgolf est gratuit, avec la supervision d’un adulte responsable. Au moment d’écrire ces lignes, ce sont 66 membres qui ont payé leur adhésion pour l’année. De ce nombre, on compte 8 nouveaux membres. Selon la direction, le club de golf semble s’orienter vers une meilleure saison que l’an dernier.
Cette année verra aussi l’instauration d’une ligue de golf mixte pour le plaisir, au coût de 40 $ pour l’année, qui se déroulera les lundis soir.
Cette ligue se jouera sur 9 trous et sera du Vegas à deux. Chaque semaine, les participants seront jumelés avec un autre coéquipier.
La direction compte aussi essayer de limiter le passage des 4-roues et des motocross sur le terrain pendant la saison estivale en déviant leurs trajets.
Pour les habitués du club, vous ne serez pas dépaysé puisque l’entièreté des employés œuvrant à l’entretien du terrain sera de retour cette année.

Opinion du lecteur

Tout le contraire d’une plainte

Monsieur Stéphane Tremblay, Président-directeur général
Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Estrie
Monsieur,
Vendredi saint 2022, première journée du long congé annuel de Pâques, en fin d’après-midi, une douleur atroce m’assaille aux pieds. En vain, je souhaite bien sûr que la nuit viendra régler le problème… Comme mon oncologue est le médecin que je vois le plus souvent par les temps qui courent, samedi matin, je décide de vérifier si un oncologue assure un service de garde pendant la fin de semaine. Eh, oui, la téléphoniste me passe le poste au 7e étage du Centre de recherche du CHUS Fleurimont où une résidente senior m’administre tout un questionnaire qu’elle soumet ensuite à son patron avant de revenir m’inviter à me rendre à l’urgence où l’on m’attend déjà, dit-elle.
Là, le temps de me rendre, médecins spécialistes, leurs résidents et autres membres de leur personnel soignant, en une demi-journée, hématologie, médecine d’urgence, infectiologie, puis, le lendemain matin, oncologie, dermatologie et, finalement, tout le personnel du 6e étage A où on m’a hospitalisé se sont rencontrés, se sont parlé, ont discuté du problème, ont recherché une solution et ont développé un début de traitements qui a fini par donner des résultats. Je ne peux passer sous silence le travail des autres membres du personnel, chargés d’appliquer l’ensemble des directives affectant le patient; je parle ici du personnel infirmier et du personnel de soutien incluant les préposés et les aides de service. Même la nutritionniste qui sert de lien entre le patient et la cuisine s’est informée auprès de moi pour savoir si les mêmes consignes en vigueur lors d’un passage antérieur dans votre établissement prévalaient toujours… Faut le faire!
Je ne voudrais pas oublier non plus le personnel de l’étage 6 B qui a pris la relève à cause de la COVID. Un malheur n’arrive jamais seul… Le dossier poursuit aujourd’hui son chemin grâce au CLSC de Weedon à qui je veux adresser les mêmes bons mots.
Je n’ai donc absolument rien à me plaindre de cette aventure « hospitalière » de Pâques 2022. Je veux seulement que tout ce beau monde sache le respect, l’admiration sans bornes et la profonde reconnaissance que je lui voue. Chapeau! Je salue bien bas toutes ces travailleuses et tous ces travailleurs professionnel(le)s de la santé.
Prenez-en soin, ils sont précieux.
Dernier détail qui m’a un peu trituré l’esprit pendant mon séjour : est-ce une bonne idée d’installer un patient atteint de cancer en façade de votre établissement à Fleurimont dans une chambre ayant vue plongeante sur… la Maison Aube-Lumière ?
Deuxième ombre au tableau : pourquoi ne pas prévoir plus de chambres privées pour les gens dont les assurances prévoient une telle éventualité ?
Dernière ombre au tableau, le temps que j’ai mis juste à trouver ne serait-ce qu’une adresse pour vous envoyer la présente. Une chatte ne retrouverait pas ses petits dans un tel organigramme…
Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs,
Claude-Gilles Gagné, Weedon

Opinion du lecteur

Bœuf nourri à l’herbe : Une annonce télé qui m’a fait réagir

Pendant que plusieurs fermes du Québec se tournent vers le bio, qu’elles délaissent les engrais chimiques et les pesticides. Pendant que la majorité des citoyens trient leurs déchets et fournissent des efforts de toutes sortes pour l’environnement et diminuent les produits à usage unique, je vois un mouvement opposé d’une minorité de fermes bovines.
Tous les bœufs sont nourris à l’herbe, mais pas de la même façon. On voit souvent des balles de foin rondes, carrées ou en rangées dans une enveloppe blanche (pellicule d’ensilage). Cette méthode est pratique puisqu’elle permet de canner du foin avec un certain taux d’humidité. Je comprends l’utilité de ces balles pour nourrir le bétail en hiver, mais je pense qu’il faut voir le côté sombre de ces pellicules de plastique à usage unique.
Pour les cultivateurs qui ont eu une bonne saison et qu’ils ont de l’over stock de foin et que leur silo est plein, l’option de faire quelques balles rondes est justifiable. Le problème, c’est que certaines fermes utilisent 100 % des balles rondes pour nourrir leur bétail et n’ont pas de silo de foin.
Le plastique utilisé pour enrober une balle de foin est estimé à 1 kg. Une ferme qui compte une cinquantaine de bêtes en consomme quatre par jour pendant 3 saisons et la moitié durant l’été quand les vaches sont au pâturage. Donc, pour cinquante vaches, il y a des fermes qui utilisent 1,5 tonne de plastique par année puisqu’elles n’ont pas de silo à foin.
Mais ce n’est pas tout, il faut penser au carburant pour produire ces balles rondes. L’emballeuse fonctionne sur le tracteur. Pour remplir un silo, il faut aussi un tracteur, mais beaucoup moins de temps. Quand vient le temps de se servir de ces balles, il faut les manipuler et les déballer par un premier tracteur et ensuite les mettre dans un mélangeur agricole (RTM) alimenté par un deuxième tracteur. Ça mélange environ 3 heures par jour, deux tracteurs au diésel, deux employés pour ensuite avoir le résultat équivalent de celui à la sortie d’un silo. Le mélange doit sûrement être inégal et bien différent les jours de pluie puisque tout se fait dehors et souvent le soir, à peine éclairé. Donc 1 silo pendant 45 minutes, un employé fait le même travail que deux tracteurs deux employés pendant trois heures. C’est mon observation depuis plusieurs mois que je constate. Je dois aussi vous parler du bruit de ces tracteurs qui virent 3 heures par jour, je les entends parfaitement dans mon salon ainsi que tout le voisinage.
La ville de Cookshire récupère le plastique agricole une fois par mois, c’est trois poubelles (format bac à recyclage) pleines de plastique (120 kilos) seulement pour 50 vaches. Cette matière semble pour l’instant être difficile à réutiliser.
J’essaie de comprendre pourquoi certains cultivateurs travaillent de cette façon? Le paiement d’un silo devrait être inférieur à celui du plastique et du diésel gaspillés pour le même travail ? En plus, on gagne au moins 2 heures de temps par jour pour faire autre chose et un tracteur et un employé de moins pour le même travail.
Ils choisissent jour après jour de travailler de cette façon, presque bénévolement et mettant de l’argent du côté passif au lieu d’investir dans un équipement qui lui sera du côté des actifs, économique, écologique, rapide, et sans bruit. Le salaire des employés en hausse et le diésel à deux dollars le litre, qu’est-ce que je ne comprends pas ? Déjà que l’élevage du bœuf a mauvaise réputation, il faut en plus rajouter du diésel et du plastique dans l’équation…
Il y a en a combien de fermes désuètes comme celle-là au Québec et quelle priorité devrait être mise sur ce problème de pollution ? Il y a des surtaxes pour les gens qui achètent des véhicules à essence cylindrée de 4 litres et plus. Il y a la taxe du carbone pour les industries. Pourquoi utiliser 25 litres de diésel par jour pour nourrir les vaches au lieu de 8 KW/H d’électricité pour le même travail ? Donc, 50 $ de fossile vs 0,75 $ de vert. (Calcul a 0,09 $ du KW/H pour le silo et 8 L/Heure pour la consommation du tracteur)
J’aimerais quand même souligner que ces personnes sont travaillantes et dévouées, été comme hiver, neige ou pluie, ils sont présents pour nourrir leur bétail. Je sais aussi que la majorité des cultivateurs sont de bons gestionnaires.
Nourri à l’herbe… hahaha

Dominic Fleury, Résident de Johnville

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