Débat des candidats 2022

Un débat d’idées

Plus d’une soixantaine de personnes ont assisté avec attention et discipline au débat des candidats, présenté par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François avec la collaboration de la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François et de la municipalité de East Angus.

Si la soixantaine de personnes ayant participé au débat mettant aux prises les candidats des différentes formations politiques reconnues dans la circonscription de Mégantic s’attendaient à des prises de becs ou des échanges musclés, ils sont demeurés sur leur appétit. Les candidats ont fait preuve de respect mutuel, de civisme et de discipline, préférant livrer leur message en s’appuyant sur leur plateforme politique respective.
L’exercice démocratique également diffusé en direct sur le Web était organisé par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François et se déroulait à la salle communautaire des Chevaliers à East Angus. Les candidats François Jacques de la Coalition Avenir Québec (CAQ), Mathieu Chenard du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éloïse Gagné du Parti libéral du Québec (PLQ), André Duncan du Parti Québécois (PQ) et Marilyn Ouellet de Québec solidaire (QS) étaient bien préparés pour la rencontre.
Le débat n’a pas donné lieu à des échanges corsés. Chaque candidat devait à tour de rôle répondre à une question. Les adversaires disposaient de deux minutes pour répliquer. L’ensemble des participants ont préféré utiliser ce temps pour répondre également à la question et passer leur message. Tout au plus, le député sortant et candidat de la Coalition Avenir Québec (CAQ) s’est permis deux rectifications. Une, envers le candidat péquiste, André Duncan, sur la question de l’accessibilité au logement social avec la préemption des terres et l’autre à la solidaire, Marilyn Ouellet, sur le développement des CPE sur le territoire.
À la question portant sur l’accessibilité au logement social, M. Duncan a rappelé la volonté de son parti de relancer et bonifier le programme AccèsLogis et d’élargir la préemption en dehors de Montréal qui est la seule ville au Québec à pouvoir en bénéficier et recréer un ministère des régions. Mme Ouellet, qui rappelle travailler au Centre des femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle, dit vivre ce problème quotidiennement auprès de sa clientèle. Elle mentionne que sa formation politique propose une réforme majeure des logements sociaux et souhaite construire 1 500 logements en Estrie tout en voulant freiner les augmentations abusives de logements. M. Jacques concède qu’il s’agit d’un besoin criant. Il en appelle à la mobilisation des organismes, organismes communautaires et municipalités, qui ont le droit par des programmes, d’investir des sommes importantes dans les logements sociaux. Il rappelle que son gouvernement s’engage à réaliser 11 700 logements supplémentaires et 7 000 logements avec le supplément garanti au loyer. M. Chenard préconise le retour à un marché équilibré et contrôler les prix qui est plus ou moins 3 %. Il rappelle que son parti préfère donner une aide spécifique pour aider les gens à payer leur logement en bonifiant les programmes existants d’aide à l’habitation plutôt qu’en subventionnant la construction de HLM. Pour Mme Gagné, sa formation politique projette d’investir sur une période de 10 ans des projets de construction de 50 000 nouvelles unités locatives au Québec « et je vais m’assurer que Mégantic ait sa part du gâteau. » À la question provenant de l’UPA du Haut-Saint-François et demandant ce que les candidats comptent faire pour assurer la pérennité de l’agriculture et de la foresterie privée, la candidate solidaire, qui est propriétaire d’une ferme maraîchère, mentionne avoir l’occasion de côtoyer le monde du secteur agricole. Elle rappelle que pour sa formation politique « la transition écologique passe nécessairement par l’agriculture. » Il lui apparaît important de développer la souveraineté alimentaire et cela doit passer par une politique d’approvisionnement dans le secteur public qui inclut 70 % des aliments. Elle souligne également la volonté d’aider financièrement les fermes qui souhaiteraient se diversifier ainsi qu’une loi pour contrer la spéculation foncière. Quant au volet forestier, elle rappelle la volonté de créer des centres de distribution locaux. Pour sa part, M. Jacques précise que son gouvernement a investi énormément dans la culture, dans les serres dont les Serres dorées à Saint-Isidore-de-Clifton. Il souligne que l’objectif de sa formation politique est « d’atteindre 100 % des achats gouvernementaux en produit québécois d’ici 2025. » Pour la foresterie, le candidat rappelle le développement de la stratégie de la forêt et l’allongement de la période d’étalement du revenu qui passe de sept à dix ans ou encore un remboursement de la taxe. M. Chenard souligne la volonté de son parti de favoriser la relève apparentée, diminuer la lourdeur administrative, favoriser les initiatives de production et de mise en marché des produits locaux. Il ajoute la nécessité de faire une refonte en profondeur de la loi sur la protection du territoire agricole. Quant à la production forestière, M. Chenard mentionne la possibilité d’instaurer un crédit d’impôt pour favoriser l’exploitation des terrains privés. Mme Gagné propose la mise en place d’incitatifs fiscaux pour la relève, la volonté de réglementer et « restreindre la capacité des personnes d’acheter des terres s’ils ne comptent pas les exploiter. » Pour M. Duncan, il faut favoriser la relève en créant un prêt à long terme. Il souligne que son parti prévoit mettre à jour un programme de bourses qui devrait être mis à jour pour encourager les études au Cégep. Il parle d’un incitatif pour atteindre 70 % de produits locaux dans les écoles et institutions gouvernementales.
Dans un autre ordre d’idée, à la question que préconisez-vous comme solution pour enrayer la violence conjugale et sexuelle pour le Haut-Saint-François, M. Jacques mentionne que son gouvernement a effectué un investissement massif auprès des organismes d’aide au cours des dernières années. Il ajoute qu’il a également instauré des suivis spécialisés pour les cas de violences conjugales et sexuelles. Le projet de bracelet antirapprochement, porté par l’agresseur et la victime, constitue un geste concret qui a été posé. Il ajoute que du travail sera fait en amont avec le nouveau cours de culture et de citoyenneté québécoise qui enseignera aux étudiants comment agir en cas de rupture, la notion d’égalité des hommes et des femmes, le comportement des jeunes sur les réseaux sociaux. M. Chenard soutient que son parti s’engage à investir dans les services pour hommes violents en créant un réseau de centre de thérapie. Il désire également faire un registre public des agresseurs sexuels au Québec en plus d’élargir la loi 24 sur le port des bracelets électroniques à un condamné pour un crime de violence conjugale tout en y incluant les prédateurs sexuels et récidivistes de crimes violents. Mme Gagné réitère sa confiance dans l’éducation. Elle parle d’aide aux victimes en leur octroyant des ressources additionnelles, avocats spécialisés et travailler avec les organismes communautaires. M. Duncan mentionne que son parti s’engage à appliquer le programme, rebâtir la confiance. On entend également modifier la loi sur les normes du travail pour que les victimes puissent bénéficier de jours de congés payés. Le PQ prévoit débloquer 460 M$ dont 370 $ seraient versés au programme de soutien aux organismes communautaires. Mme Ouellet déplore le fait que l’aide financière présentement accordée aux organismes n’est par récurrente et force les intervenantes à consacrer des dizaines d’heures à remplir des formulaires pour obtenir des subventions et faire des redditions de compte alors qu’elles devraient être sur le terrain à aider les femmes. Elle souligne l’importance d’offrir des cours d’éducation à la sexualité donnés par des professionnels. Son parti préconise la création « d’un vrai ministère Femme et Égalité pour qu’on puisse avoir tout le poids nécessaire et le budget du ministère en place et non de simple Secrétariat à la condition féminine. »
À la question provenant de la Chambre de commerce de Mégantic et demandant quelles mesures concrètes comptez-vous mettre en place afin de contrer les effets de l’inflation sur nos PME, M. Chenard mentionne l’intention de sa formation politique de ramener la taxe sur la masse salariale à l’intérieur de la moyenne canadienne. Il ajoute l’importance d’investir dans l’automatisation afin de dégager la main-d’œuvre qui pourrait contribuer à faire croître d’autres secteurs d’activités. Favoriser une baisse d’impôt permettrait aux travailleurs d’absorber la hausse du coût de la vie, ajoute-t-il. Mme Gagné rappelle que son parti favorise l’investissement et l’innovation. Élargir la déduction pour la petite entreprise, diminuer certaines contributions et réduire le fardeau administratif s’inscrivent dans les pistes de solution. M. Duncan est d’accord avec la dernière mesure proposée par la candidate libérale. Son parti, précise-t-il, propose des subventions de départ plus accessibles pour le démarrage d’entreprise. Il ajoute que les entrepreneurs ont besoin d’oxygène et la réduction des taxes serait bienvenue. Pour Québec solidaire, d’expliquer Mme Ouellet, la plateforme est basée sur les commerces de proximité et le développement d’une économie locale. Pour la stimuler, QS mise sur la mise en place d’une politique sociale et circulaire et s’engage à créer une certification fabriquée au Québec. «On désire également développer une politique d’approvisionnement locale qui vise à soutenir les PME par la création de centres de distribution locaux. » De son côté, M. Jacques mentionne que cela ne passe pas des allégements réglementaires, ce qui a déjà été fait et devrait se poursuivre. Il souligne l’importance de stimuler les exportations. Il faut aussi solutionner les difficultés de main-d’œuvre en incitant les retraités à revenir sur le marché du travail, requalifier de la main-d’œuvre dans des secteurs importants.
À la dernière question comment comptez-vous faciliter le recrutement de la main-d’œuvre pour les différents types d’entreprises du territoire, Mme Gagné parle de deux solutions une à court terme en favorisant le retour au travail des retraités avec certains avantages fiscaux, des crédits d’impôt et à long terme en misant sur l’immigration. Dans cet esprit, le PLQ désire collaborer avec les différents ordres professionnels pour faciliter l’intégration des immigrants. M. Duncan parle d’un avantage que 100 % des immigrants possèdent une base suffisante en français pour intégrer rapidement le marché du travail. Il ajoute que sa formation politique souhaite que 50 % des nouveaux arrivants soient dirigés vers les régions en plus de ramener 150 000 retraités sur le marché du travail avec des conditions fiscales intéressantes. Pour Mme Ouellet et sa formation politique, il existe plusieurs solutions à la main-d’œuvre. Une passe par l’augmentation de places en CPE, la rémunération des stages, l’immigration permanente et humaine par la création de carrefour d’immigration régional avec un guichet gouvernemental unique dans chacune des régions et la reconnaissance des diplômes s’inscrivent parmi les solutions. M. Jacques mentionne qu’il y a plusieurs facteurs à considérer. Il note que des entreprises établissent leur façon d’optimiser certains postes. Il cite en exemple Bois Weedon qui a réussi à enlever quatre travailleurs sur une ligne de production pour les affecter à d’autres tâches dans l’usine. « La formation, l’automatisation et les nouvelles façons de faire des programmes de formation sont des pistes de solutions, d’exprimer le candidat caquiste.» Pour M. Chenard, « faut garder nos jeunes. On va ouvrir le secondaire IV en DEP, on veut raccourcir les délais pour les travailleurs étrangers temporaires, on veut rapatrier tous les pouvoirs d’immigration du gouvernement fédéral pour pouvoir mieux cibler les besoins qu’on a en main-d’œuvre.» M. Chenard manifeste également le désir de garder les travailleurs d’expérience en favorisant des allégements fiscaux.
Plusieurs personnes ont profité de la période de questions pour s’adresser aux divers candidats. Révision de la Commission de la protection du territoire agricole (CPTAQ), délais en soins de santé, les médecins de familles pour tous, environnement, surenchère des terres agricoles, protection des données personnelles au niveau bancaire sont les divers sujets qui ont été abordés.

André Perron

Étude d’impact de l’adhésion de Saint-Isidore-de-Clifton à la MRC de Coaticook : La MRC du HSF dit NON

Le maire, André Perron, a la ferme intention d’aller de l’avant.

La MRC du Haut-Saint-François rejette la demande d’étude d’impact quant à l’adhésion de Saint-Isidore-de-Clifton à la MRC de Coaticook. Loin de se formaliser de cette décision, le maire de la municipalité, André Perron, a bien l’intention d’aller de l’avant et s’adressera au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH).
La MRC du Haut-Saint-François a adopté, lors du dernier conseil des maires, une résolution rejetant la demande d’étude d’impact de Saint-Isidore-de-Clifton. Un seul des treize maires présents, Mario Gendron de Cookshire-Eaton, s’est opposé à l’adoption de cette résolution. Le maire de la municipalité concernée était absent.
La MRC du Haut-Saint-François réitère à Saint-isidore-de-Clifton sa volonté de bien comprendre ses insatisfactions, de les documenter et de travailler de concert avec elle pour les régler. Selon le préfet, Robert G. Roy, il est tout à fait normal que certaines municipalités utilisent des services de MRC voisines puisque celle du HSF comporte 10 municipalités sur 14 qui sont contiguës aux MRC voisines. De plus, explique-t-il, si le HSF acceptait la demande de Saint-Isidore-de-Clifton d’intégrer une autre MRC (créant ainsi un précédent), il serait à craindre que cela ne provoque l’effondrement complet de celle du HSF. Divers programmes et services profitent à Saint-Isidore-de-Clifton selon le préfet, comme le programme de financement du Fonds régions et ruralité volet 4 du MAMH, du projet MADA-Familles et de l’Office régional d’habitation (ORH) du HSF dont deux immeubles sont situés dans cette municipalité.
M. Roy ajoute : « Le désir du conseil de la MRC du HSF, auquel je m’engage personnellement, est de travailler de pair avec Saint-Isidore-de-Clifton pour aplanir ces différends afin que cette municipalité se sente à nouveau partie prenante du groupe et se rallie au mouvement initié par la campagne Ose le Haut : bâtir un Haut-Saint-François fort, solidaire et prospère. »
Le maire de Saint-Isidore-de-Clifton n’est pas surpris de la décision de la MRC, mais se dit quand même déçu. « On savait très bien que la MRC ne dirait pas oui d’entrée de jeu. Mais nous, de toute façon, on va envoyer la documentation au MAMH et c’est eux qui vont décider à savoir est-ce qu’il y a étude ou pas ? Mais comme on est en période d’élection, ça va sûrement prendre plus de temps. Ça va sûrement aller au printemps. Mais on va faire suite à tout ça, on veut définitivement avoir une étude à Saint-Isidore. »

Le PM s’arrête dans Mégantic pour y faire une annonce

Le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ) et premier ministre du Québec, François Legault, a profité de son passage en Estrie, la semaine dernière, pour faire un arrêt dans la circonscription de Mégantic, plus précisément à Mégantic, pour y annoncer un engagement d’un milliard et demi de dollars dans des plateaux sportifs. L’aide financière qui sera attribuée au Fonds pour le développement du sport et de l’activité physique pour un nouveau programme pourrait aller jusqu’à un maximum de 10 M$. Le montant global sera réparti sur une période de 10 ans. Le programme visera différentes installations sportives comme arénas, terrains de soccer extérieur, centres de soccer intérieur, piscines, centres aquatiques, complexes multisports, gymnases, jeux d’eau, modules de jeux, parcs de planche à roulettes et autres.

Pierre Hébert directeur du Journal HSF

Tout le monde aux urnes le 3 octobre

C’est ce lundi 3 octobre que les citoyens habilités à voter pourront faire valoir leur poids démocratique et désigner leur représentant de circonscription, en l’occurrence Mégantic, à l’Assemblée nationale. La majorité des élus désigneront l’identité du prochain gouvernement.
Le comté de Mégantic est vaste 5 266,78 km2. Il regroupe 36 municipalités réparties dans quatre MRC pour un total de 48 975 personnes, dont 40 490 électeurs inscrits. Six candidats se font la lutte, le député sortant François Jacques, Coalition Avenir Québec (CAQ), Mathieu Chenard, Parti conservateur du Québec (PCQ), André Duncan, Parti Québécois (PQ), Eloïse Gagné, Parti libéral du Québec (PLQ), Marilyn Ouellet, Québec solidaire (QS) et André Giguère, Parti 51.
Tous sont d’avis d’être la meilleure personne pour défendre les intérêts des citoyens du comté et faire partie de la formation politique qui sera en mesure de concrétiser les aspirations des Québécois. Chacun s’est prononcé à travers les pages du journal et sur différentes plateformes.
Mais la décision finale vous revient et elle sera lourde de conséquences, car elle sera irréversible et valable, à moins d’un gouvernement minoritaire, pour les quatre prochaines années. À vous de considérer lequel des candidats sera le plus en mesure de servir au mieux nos intérêts de citoyens, de nos municipalités, de notre MRC et de la province. Il importe de faire un choix réfléchi et éclairé. Le 3 octobre prochain, c’est à vous de parler et parler fort en vous présentant massivement aux urnes.

La nuit du point couvert 2022

La Nuit du pont couvert

L’atmosphère était féerique au pont couvert McVetty-McKenzie.

La Nuit du pont couvert était de retour cette année. Il s’agissait de la première édition depuis la pandémie et l’engouement était palpable, puisque près de 250 festivaliers étaient présents sur le site.
De petits changements étaient à prévoir cette année. Côté musical, une soirée intime dans le pont couvert, en compagnie de l’Orchestre d’hommes-orchestres qui nous a fait découvrir ou redécouvrir l’univers de Tom Waits. Les campeurs se sont installés dès l’après-midi pour passer la nuit sur le site qui était offert gratuitement.
À la suite du spectacle principal, la DJ Julie Delorme prenait le contrôle des consoles de sons pour faire danser les festivaliers. Mme Delorme fait partie des Tekno Travelers, groupe qui a sillonné les routes de l’Europe.
La Ruée vers Gould a aussi participé à la fête en préparant le souper. Plusieurs choix s’offraient aux visiteurs et tous les plats avaient l’air aussi alléchants les uns que les autres. Le traditionnel plat écossais, le stovies (agneau et patates) était proposé ainsi qu’un plat de veau aux olives et un chili végan.
La Brasserie 11 comtés et la Distillerie Birster étaient présentes, à l’intérieur du pont, pour offrir bières locales et cocktails.
La Nuit du pont couvert est un microfestival écoresponsable proposant des rencontres culturelles, artistiques et sociales dans un environnement bucolique. L’événement se déroule à Gould, dans Lingwick, sur le site du splendide pont couvert McVetty-McKenzie, connu comme étant le plus long et le plus beau des Cantons-de-l’Est.
Les valeurs sur lesquelles repose l’organisation de cet événement sont la créativité, l’écoresponsabilité, l’authenticité, le plaisir, la famille, l’achat local, l’originalité et la solidarité.
Les efforts déployés par l’organisation lui ont valu la mention des jurés en gestion des matières résiduelles remise lors des Vivats 2018. Cet événement provincial est une réalisation du Conseil québécois des événements écoresponsables. La Nuit du pont couvert est associée depuis 2016 à l’organisme Festivals et Événements Verts de l’Estrie (FEVE).

Quebec solidaire

Marilyn Ouellet mise sur la proximité des gens

Marilyn Ouellet.

À quelques jours des élections, la candidate de Québec solidaire (QS) dans Mégantic, Marilyn Ouellet, est confiante que les citoyens de la circonscription feront le bon choix lors des élections du 3 octobre. « Je pense que la circonscription de Mégantic a besoin d’une personne qui comprend beaucoup plus la réalité des gens, et pas juste le monde des affaires et des grandes entreprises. Pour moi, la ou le député doit aussi représenter ceux qui n’ont pas de voix à l’Assemblée nationale. Je crois que je suis la seule qui incarne réellement ça dans Mégantic, bien humblement. »
La confiance que les citoyens ont pour les élus et pour la politique en général a considérablement baissé. On peut le constater avec le pourcentage de gens se rendant aux urnes, et ce à chaque palier gouvernemental. Mme Ouellet est convaincue que son parti et ses candidats peuvent regagner la confiance de la population. « Je pense que ça prend plus de gens comme nous en politique. Les citoyens se sentiraient plus près des élus et les élus seraient à même de mieux répondre aux désirs et nécessités des citoyens. »
La crise du logement et la question du logement social sont au cœur des priorités de Québec solidaire, mais aussi de Marilyn Ouellet. « Quand je vais dans des évènements ou à la rencontre de citoyens, c’est de ça que les gens me parlent concrètement. Des gens qui veulent se séparer et qui ne le font pas faute de savoir où aller. Et là, on ne parle même pas des cas de violence conjugale. » Québec solidaire veut changer le modèle du logement social pour permettre autant aux Québécois moins nantis qu’à ceux issus de la classe moyenne de bénéficier des 50 000 logements, dont 1300-1500 en Estrie, que le parti promet de construire, dont la moitié dans un premier mandat. « Dans la MRC du Haut-Saint-François, il n’y a qu’un seul ORH (Office Régional d’Habitation) pour les familles, qui est situé à Saint-Isidore-de-Clifton. Sinon, l’entièreté des coopératives est pour les 50 ans et plus, 75 ans et plus. Ce type de coop vise une clientèle type. Pour moi, c’est un non-sens. Pourquoi ne pas créer de coopérative avec toutes sortes de personnes, de toutes les tranches d’âges et de toutes les cultures ? Il faudrait aussi revoir la dynamique et la conception de ces milieux. Insérer moins de béton dans ces projets et développer un milieu de vie stimulant et enrichissant. Avec des espaces verts et collectifs où la création de projets communs est possible. On voit plein de nouvelles constructions dans le Haut, mais tout est privé. En moyenne, le prix des nouveaux 4 ½ dans le HSF varie entre 1 200 $ et 1 500 $. C’est complètement indécent lorsqu’on sait que le salaire minimum est à 14,25 $/heure. La précarité et la crainte de se retrouver sans logement décent peuvent être des facteurs de stress immense. Tout ça a des incidences sur la santé des gens. Que les citoyens soient bien logés, c’est économiquement rentable pour une société », s’est exprimée la candidate solidaire.
Développer la souveraineté alimentaire est un autre des dossiers sur lesquels Marilyn Ouellet se dédiera si elle venait à remporter les élections. « On parle de développer des infrastructures régionales dans le HSF pour développer et arriver à une souveraineté alimentaire. On parle de salle d’entreposage de légumes pour l’hiver, entre autres. Pour qu’une quantité de légumes soient disponibles même en période hivernale. Avec une salle de transformation qui serait accessible au public et aux organismes. C’est une demande que j’entends depuis vraiment longtemps. » L’espace d’entreposage est aussi un problème pour la relève agricole, estime Mme Ouellet. « Les fermes qui démarrent ont des coûts d’infrastructures vraiment élevés. Avoir des chambres froides et les frais d’entretien reliés à ceux-ci sont exorbitants. Avec cet espace commun, les entreprises auraient aussi un endroit où entreposer leurs surplus et même une cuisine pour en transformer une partie. Ce serait une solution pour les petites entreprises qui ne peuvent pas se permettre de grossir puisqu’ils n’ont pas de chambres froides et aucun endroit pour entreposer. Elles ne peuvent donc pas penser à élargir leurs productions et restent donc petites. » Optimalement, selon la candidate, ce projet serait encore plus percutant s’ils arrivaient à fournir les institutions publiques comme les CPE ou les cafétérias d’écoles.
Dans le dossier de la route 112, la candidate de Québec solidaire pense que l’argent pourrait être mieux utilisé pour la collectivité. « Je pense que le problème majeur sur la route 112 est à l’intersection du chemin Paul, où il y a eu plusieurs accidents. Mais je pense qu’il y aurait moyen de faire un petit bout avec une voie de dépassement, comme près du Sonic à Dudswell, sans refaire la route au complet. Chez QS, on n’est pas du tout dans le développement de l’asphalte. On est plus dans le développement du transport collectif et actif. Comment se fait-il qu’il n’y ait aucune piste cyclable dans le HSF ? Notre belle région gagnerait vraiment à se munir d’un tel réseau. » Du côté du transport en commun, le parti propose une réduction de 50 % de tous les transports en commun au Québec.

Francois Jacques

Rendre service prône François Jacques

François Jacques.

Satisfait du travail accompli, le député sortant François Jacques, candidat de la Coalition Avenir Québec, dans Mégantic, n’a pas l’intention de modifier sa façon de faire qu’il qualifie de structurée. « C’est un combat de tous les jours être député, travailler avec la population pour pouvoir lui rendre des services, les entreprises, les municipalités pour aider à grandir. Les gens ont l’air satisfaits du travail qu’on a fait et là, il faut travailler pour l’avenir. »
M. Jacques se dit dévoué à la cause de faire progresser le comté. « Moi, je suis un gars qui fait tout pour rendre des services. On fait ça parce qu’on aime ça et on a le goût de servir. Les gens qui ne le font pas pour ça, bien ils n’ont pas d’affaire là. » Le candidat sortant se voit donc à sa place et manifeste clairement l’intention de poursuivre.
Celui qui en est à sa deuxième campagne électorale admet que celle-ci est différente de la première où, dit-il, sa formation politique était vouée à remplacer le gouvernement libéral sortant. À la première campagne, le candidat mentionne avoir senti chez l’électorat le désir « de tasser les libéraux de là. Maintenant, c’est nous autres qui sommes au pouvoir et je ne sens pas la volonté de nous tasser de là. » Le candidat caquiste ne cache pas néanmoins sentir une certaine rancœur d’une partie de la population envers les mesures restrictives liées à la COVID-19.
À quelques jours de l’élection générale, le candidat réitère ses engagements qui sont notamment de sécuriser la route 112 entre Ascot Corner et Dudswell. L’amélioration de la couverture locale en santé notamment par la rénovation de plusieurs établissements du réseau dans Mégantic, dont le CLSC à Weedon s’inscrit sur sa feuille de route. M. Jacques rappelle la volonté de sa formation politique d’investir 900 M$ pour répondre au souhait des personnes âgées qui veulent demeurer chez eux ainsi qu’à l’amélioration des services professionnels et l’ajout de médecins. La couverture du réseau cellulaire sur l’ensemble du territoire est une évidence pour le développement du comté, insiste le candidat. Soutenir les municipalités en développant les noyaux urbains en créant de la construction autour des villages et aider à revitaliser les municipalités autant sur le plan culturel et de la qualité de vie de ces milieux est important aux yeux du député sortant. Il rappelle que plusieurs investissements ont déjà été effectués dans ce sens par son gouvernement.
M. Jacques soulève un enjeu qu’il qualifie d’important, soit la protection des lacs, des rivières, de l’érosion et particulièrement des espèces envahissantes. Il rappelle notamment « que le plan bleu va servir entre autres à s’occuper des espèces envahissantes, mais aussi de prolonger et peut-être de bonifier la subvention pour les installations septiques privées. Faut faire un travail exemplaire pour protéger les lacs, empêcher l’érosion des ruisseaux, les bassins de rétention doivent être conformes. »
Interrogé au fait que les municipalités réclament davantage d’aide financière du gouvernement pour les appuyer dans leurs nombreux projets de mise à niveau que ce soit infrastructures, logements, parcs et autres, le député sortant se dit sensible à cette volonté. Il rappelle néanmoins que son gouvernement a considérablement contribué. « Dans le dernier mandat, le pacte fiscal avec les municipalités a été au-delà des espérances des municipalités. On a même ajouté d’autres argents pour aider les municipalités sur divers aspects », de préciser, M. Jacques. Le candidat rappelle l’engagement du premier ministre du Québec, François Legault, lors du sommet électoral de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) de pérenniser le transfert de la croissance d’un point de la TVQ aux municipalités. » Le député sortant ajoute l’intervention du gouvernement pour la création du Fonds régions et ruralité avec une enveloppe de 1,3 milliard de dollars sur cinq ans et la bonification du programme de partage des revenus des redevances sur les ressources naturelles.
Au secteur acéricole, notamment la production en forêt publique, les producteurs demandent au député sortant de se prononcer à savoir s’il est favorable à la protection de 200 000 ha au Québec dont 5 000 en Estrie de forêt publique pour préserver le potentiel acéricole des coupes forestières. M. Jacques mentionne travailler sur ce dossier depuis quatre ans, précisant que des avancées ont été effectuées. Il est d’avis que chacune des demandes doit être étudiée individuellement. Il reconnaît le potentiel de ce champ d’activités autant en forêt publique qu’en forêt privée. « C’est un moteur économique important pour la circonscription de Mégantic. Je vais défendre les producteurs et le développement acéricole de l’ensemble du territoire de la circonscription. C’est un travail que je vais continuer de faire. »
Invité à énumérer succinctement les besoins du Haut-Saint-François, le candidat caquiste mentionne développer le sentiment de fierté sur le territoire, des logements sociaux avec l’implication du milieu et de garderies.

Mathieu Chenard

Mathieu Chenard confiant de faire une chaude lutte

Mathieu Chenard.

À l’aube du scrutin général du 3 octobre, le candidat du Parti conservateur du Québec (PCQ) dans Mégantic, Mathieu Chenard, affiche une grande confiance. « Je fais du porte-à-porte et c’est positif. Je suis plus haut que ce que me donnent les sondages. Je ne dis pas que je vais gagner, mais je suis convaincu que je vais faire une chaude lutte », insiste-t-il.
« Ça va mieux que je pensais. Au début, quand j’ai dit oui, j’étais à 10 %. En regardant sur Québec 125, j’étais quatrième. Là, je suis rendu deuxième avec 14 %. Mais je suis plus proche de François Jacques que ce que les sondages disent », précisait M. Chenard au moment de l’entrevue le 15 septembre. Selon le site de Québec 125, en date du 14 septembre, le candidat du PCQ serait à 14 % des intentions de vote comparativement à 50 % pour le député sortant François Jacques.
À quelques jours de l’élection, M. Chenard rappelle ses engagements. « Tout le monde que je rencontre me parle de la santé. J’ai rencontré beaucoup de monde et je ne pensais pas que le confinement avait affecté autant de gens, je ne pensais pas que c’était aussi pire que ça. Il y en a qui m’ont pleuré dans les bras. Je vois les impacts sur le terrain. Les mesures ont été longues, des gens se sont sentis seuls. Je me suis fait parler de suicide. Quand je parle de santé, c’est au sens large, physique, mental. Je rencontre beaucoup de gens et le monde commence à comprendre le message de la santé qu’on veut essayer autre chose. Dans mon porte-à-porte, j’ai rencontré des infirmiers et infirmières et plusieurs ont lâché ou songent à lâcher. On fait quoi avec ça ? Faut arrêter la saignée. »
La couverture cellulaire revêt un aspect important pour le candidat. « Je ne te dis pas que ça va se faire demain matin, mais je vais mettre de la pression pour ça. » Autre aspect évident, le manque de main-d’œuvre. M. Chenard manifeste son intention de travailler à garder les jeunes sur le territoire. « Faut garder les jeunes dans le coin. Faut que ça arrête, l’âge moyen dans le comté est de 58 ans. » Cette réalité, explique le candidat, a un effet sur les services. « Plusieurs cantines sont fermées, des commerces sont à vendre. Il faut trouver un moyen d’encourager l’entrepreneuriat pour que les jeunes se lancent une entreprise qui va devenir petite et moyenne pour qu’ils restent dans le coin. » M. Chenard croit que son expérience dans le secteur manufacturier pourrait s’avérer un atout. Il ajoute ne pas avoir de solution miracle, mais se montre disposé à apporter tout l’appui nécessaire. Recréer de l’emploi dans les petites municipalités est la base pour relancer la vitalité d’une région, estime le candidat. La relève agricole s’inscrit également parmi ses préoccupations et souligne que sa formation politique entend travailler cet aspect. Il désire donc stimuler l’entrepreneuriat au sens large, commerce, service, manufacturier, agricole, forestier et touristique. Pour y arriver, il faut également bonifier l’offre de logements en créant des conditions intéressantes susceptibles d’intéresser le secteur privé, ajoute-t-il.
Quant aux municipalités, M. Chenard se dit conscient que les besoins sont multiples que ce soit pour les infrastructures, les parcs et autres pour une mise à niveau efficace. Le candidat est d’avis qu’une analyse en bloc des demandes municipales pourrait permettre de dégager des priorités et cibler les interventions. « Faut avoir une vision à long terme. »
Dans un autre ordre d’idée, l’importance de l’acériculture n’est plus à démontrer pour le comté. Les acériculteurs soulignent que l’acériculture en forêt publique est une voie importante pour l’établissement de la relève acéricole en soutenant que la forêt publique est de proximité. L’UPA du Haut-Saint-François rappelle que la direction régionale du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a décidé de ne plus octroyer de superficie pour l’acériculture en Estrie. En fait, 200 000 ha de forêt publique sont protégés au Québec, dont 5 000 en Estrie pour préserver le potentiel acéricole des coupes forestières. Interrogé à savoir si le candidat était favorable au 5 000 ha en Estrie de forêt publique pour préserver le potentiel acéricole des coupes forestières, celui-ci se montre prudent en mentionnant qu’il faudrait analyser les forêts. Avouant ne pas être au fait du dossier, M. Chenard admet ne pas être en mesure de dire si cela est suffisant.
D’autre part, le candidat se montre en faveur de la réfection de la route 112 entre Ascot Corner et Dudswell. Selon les informations qu’il dit avoir obtenues auprès du ministère des Transports, c’est l’axe routier comprenant le plus de circulation avec 120 000 véhicules par semaine. En tenant compte des conditions actuelles, M. Chenard croit qu’il est judicieux de maintenir la limite de vitesse à 70 km/h entre Ascot Corner et East Angus. « Si on sécurise cette section, là, je serais ouvert qu’on augmente la vitesse. »
Interrogé à savoir ce qui le frappe de sa tournée du comté, le candidat signale les personnes âgées, la santé, le manque de médecins de famille, le transport. M. Chenard estime que la région est négligée par les gouvernements. « J’ai l’impression qu’il n’y a pas de vouloir politique et faudrait remettre Mégantic sur la map. On existe. »

André Duncan

André Duncan reste fidèle à ses propos

André Duncan.

Le candidat du Parti Québécois (PQ) dans Mégantic, André Duncan, compte rester fidèle à lui-même et demeure en accord avec ce qu’il a dit depuis le début de la campagne, d’ici au jour de l’élection, le 3 octobre prochain. « Je reste bien ancré et bien déterminé à mener cette campagne-là à ma façon. Je reste fidèle à ce que j’ai dit en début de campagne. Dans Mégantic, il y a énormément de sur-mesure à faire, dans chacune des municipalités. »
M. Duncan se dit préoccupé par plusieurs dossiers dans la circonscription de Mégantic et dans la MRC du Haut-Saint-François. « La première promesse que j’ai faite n’est pas tellement une promesse électorale, c’est plutôt moi qui ai donné ma parole d’honneur et ma parole de père de famille à des jeunes fréquentant l’école Saint-Paul, à Scotstown. Les élèves avaient préparé une liste de demandes pour tous les partis politiques du HSF. » Parmi celles-ci, on retrouve, par exemple, avoir plus de financement pour les activités scolaires et parascolaires, avoir un agrandissement de l’école pour un gymnase et une bibliothèque, installer l’air climatisé dans les classes, avoir accès à un meilleur réseau Internet et cellulaire pour pouvoir faire mieux leurs devoirs et finalement que la qualité de l’air soit revue, car selon eux, il arrive fréquemment qu’ils atteignent 3000 ppm alors qu’il faudrait, théoriquement, ne pas dépasser 1500 ppm. « Que je sois élu ou pas, ce dossier je vais le mener de front et jusqu’au bout, parce que j’ai donné ma parole d’honneur à des enfants. C’est important pour moi que les jeunes aient toutes les chances de réussir et de s’épanouir dans un environnement sain », s’est exprimé M. Duncan.
Les places en CPE sont aussi un dossier sur lequel André Duncan compte se pencher. « Je suis allé à la rencontre d’un CPE dans la région de Stoke qui demande 8 places de plus. Ils ont les infrastructures et le personnel nécessaires, mais rien ne bouge. Donc certaines familles vivant à proximité de ce CPE doivent se rendre dans l’est de Sherbrooke, deux fois par jour, pour aller reconduire et reprendre leurs enfants. C’est complètement ridicule. On peut voir, dans le HSF, à Ascot Corner et East Angus, les CPE ont reçu des subventions et c’est bien, mais leurs inquiétudes actuellement, c’est qu’ils sont dans une phase d’expansion et ils se demandent si dans les mois ou les années à venir, ils vont avoir assez d’éducateurs et d’éducatrices lorsqu’ils vont ouvrir. Je pense qu’il y a un énorme travail qui doit être fait pour valoriser la profession d’éducateur et d’éducatrice à la petite enfance. »
Concernant l’accès aux logements abordables, le candidat péquiste voit ça plutôt comme un ensemble. « C’est bien beau offrir et avoir accès à des logements abordables, mais au-delà de ça, est-ce qu’il y a des places en CPE proches ? Est-ce qu’il y a de belles opportunités de travail ? Est-ce qu’il y a une vie culturelle et communautaire qui est attrayante ? Il y a plusieurs choses d’interreliées dans le HSF. La crise du logement doit inévitablement être prise en compte, mais il y a aussi les places en garderies pour les jeunes familles et la pénurie de main-d’œuvre. La couverture cellulaire aussi est préoccupante. Pour le travail, l’école ou pour les questions de sécurité. Les problématiques dans le Haut sont liées entre elles. » Dans la mesure où le PQ obtenait plus de pouvoir, il est question de remettre en place une mesure qui a déjà existé. « L’objectif serait de créer un ministère qui serait en gestion des affaires régionales. Tout ça donnerait plus de latitude et de liberté aux députés, qui eux sont sur le terrain et qui sont au courant des différents enjeux de nos régions. »
Le transport est une problématique dans le HSF. Selon M. Duncan, ce doit être repensé. « Ça ne devrait pas être un enjeu de savoir si un citoyen va être en mesure de se déplacer pour aller faire l’épicerie ou à des rendez-vous médicaux. Le transport dans le Haut-Saint-François a besoin d’être repensé. Il n’est pas flexible et pas adapté. Il n’y a aucune place aux besoins de dernières minutes. Si tu as un imprévu, tu dois t’arranger autrement. » Le transport est une priorité pour le Parti Québécois et selon eux, il faut mieux structurer le modèle actuel. « Pour moi, la solution ultime, la meilleure solution, c’est l’adoption de la PasseClimat proposée par le PQ », de dire André Duncan. Cette mesure donnera aux Québécois accès à tous les transports en commun à travers la province au coût de 365 $ par année, soit 1 $ par jour. De plus, le PQ s’engage à bonifier l’offre de transport en commun de 50 %. « On a besoin, en région, d’un transport en commun qui a une fréquence qui fait du sens, mais qui est abordable aussi. Le fait d’avoir plus de transport en commun fait donc en sorte qu’il y aura moins de gens sur les routes en voiture et donc moins de gaz à effet de serre aussi. » Le dossier concernant la route 112 est au cœur des discussions dans le HSF et pour André Duncan, c’est évident qu’il y a un problème de sécurité, mais de là à dépenser 50 M$ pour la réfection entière de la route, c’est autre chose. « Je pense que dans la MRC du HSF, nous avons des dossiers et des enjeux prioritaires qui peuvent être pris en charge avec ce 50 M$. Avec une bonne campagne de sensibilisation, on peut facilement diminuer le risque d’accident sur la 112. »

Parti libéral

Eloïse Gagné à l’écoute des citoyens

Eloïse Gagné.

Le jour de scrutin arrive à grands pas et la candidate du Parti libéral du Québec (PLQ), Eloïse Gagné, dit vouloir prendre le temps qu’il reste pour aller à la rencontre des citoyens du comté et de la MRC. Bien consciente que sa campagne a commencé plus tard, son énergie et sa soif d’apprendre les enjeux du coin n’en sont pas affectées. « J’ai beaucoup de choses à apprendre, je suis quelqu’un d’assez réfléchi dans la vie, je ne suis pas quelqu’un qui aime émettre des opinions sans vraiment bien comprendre une situation. J’aime approfondir et prendre la meilleure décision possible. C’est ce que je compte faire dans le comté de Mégantic. »
Questionnée à savoir pourquoi choisir le Parti libéral et Mégantic, Eloïse Gagné répond qu’elle a toujours eu cette envie, mais pas tout de suite. Elle a d’ailleurs été très impliquée dans la politique étudiante universitaire. « J’ai toujours eu envie de me lancer en politique, mais je pensais que ce serait un peu plus tard dans ma vie. Je voulais travailler avant, être une députée qui a du vécu. » C’est en entendant à la radio, en soupant avec son conjoint que plusieurs partis politiques cherchaient des candidats, dont le PLQ. « À ce moment, mon amoureux a déposé sa fourchette et m’a dit : “Tu devrais vraiment te lancer, ça fait longtemps que tu en parles. C’est vraiment une occasion particulière!” J’aimais déjà la plateforme libérale, j’étais déjà très favorable à Dominique Anglade. On a discuté un peu et j’ai choisi de me présenter dans Mégantic. Effectivement, c’est un saut de dernière minute, mais j’en suis très heureuse. »
Mme Gagné est avocate en droit des affaires et a consacré sa carrière à soutenir les entreprises québécoises. « J’aide les gens à réaliser leurs projets, j’aime quand les gens autour de moi se sentent bien. Je veux faire la même chose avec les citoyens et les entreprises du comté. » Vivant à Montréal, la candidate libérale peut sembler bien loin de chez elle, mais elle assure avoir une grande sensibilité et un attachement pour les régions. « J’étais contente de pouvoir représenter le PLQ en région, dans Mégantic. Toute ma famille vit hors des grandes villes, ma grand-mère vivait dans le bas du fleuve et je passais beaucoup de temps avec elle. J’ai toujours apprécié le dynamisme qu’on retrouve dans ces communautés. »
Dans la dernière semaine et demie, elle compte faire beaucoup de porte-à-porte, aller à la rencontre des gens et discuter avec eux. Apprendre à connaître la région et se faire connaître par les résidents. De plus, elle devrait participer à plusieurs activités ou évènements qui auront lieu sur le territoire d’ici au 3 octobre, jour d’élection.
Selon la candidate, plusieurs enjeux sont d’actualité dans le HSF, mais pour elle, la crise du logement, la pénurie de main-d’œuvre et un meilleur accès à des soins à domicile pour les aînés sont les dossiers majeurs qu’elle tenterait de faire avancer, si elle était élue. « Dans le HSF, comme dans le comté de Mégantic, les gens me disent sensiblement les mêmes choses, quoique les réalités soient différentes, et moi comme avocate en droit des affaires, ça m’interpelle beaucoup. Il y a la pénurie de main-d’œuvre, dans tous les corps de métier et que les services soient accessibles à tous. Le PLQ a plusieurs idées en tête, notamment des crédits d’impôt pour que les gens viennent s’installer. Au parti, on aimerait aussi donner plus de pouvoir décisionnel aux régions et qu’elles puissent guider le gouvernement provincial dans les besoins qui leur sont chers. Intrinsèquement, pour accueillir de nouveaux travailleurs, il faut aussi avoir des logements à leur proposer. Au-delà de créer de nouvelles habitations, il est important pour nous que ces endroits soient propices au bonheur des gens, de construire un environnement où ils se sentent bien. Oui, c’est important d’attirer du monde, mais c’est aussi important que les milieux de vie soient agréables. Ce que j’aime du PLQ, c’est que notre plateforme est souple et elle vise à ce que ça corresponde aux besoins des gens. L’objectif, c’est vraiment de travailler de concert avec les régions. » Dans tout ce processus électoral, Mme Gagné assure que son rôle sera celui de porte-parole et d’intermédiaire. « Moi je me vois, si j’étais élue, comme un vrai porte-parole. Mon travail serait, entre autres, de faire le pont entre les intervenants sur le terrain, qui connaissent bien les enjeux, et le gouvernement. »
Avant de faire des engagements personnels à la région, Eloïse Gagné préfère prendre le pouls et rencontrer les différents acteurs dans le comté de Mégantic. « Je ne suis pas quelqu’un qui dit des trucs en l’air, sans prendre toutes les informations possibles et me faire une idée concrète du dossier. » Néanmoins, la pénurie de main-d’œuvre, la qualité de vie des résidents et l’accessibilité aux services font partie des enjeux qui lui tiennent à cœur.

Les Pompiers de Weedon

Porte ouverte à la caserne de Weedon

La Régie incendie des Rivières, qui s’occupe de Weedon, Dudswell et Lingwick, a organisé une journée porte ouverte de sa caserne de Weedon. Une visite des lieux et la démonstration des équipements qu’un pompier est amené à utiliser étaient prévues à l’horaire. Plusieurs familles étaient sur place pour profiter du jeu gonflable qui avait été installé pour la journée, au plus grand plaisir des tout petits. À l’intérieur de la caserne avait été aménagé un petit parcours pour se mettre dans la peau d’un combattant des incendies. Un kiosque d’information était aussi sur place, où des pompiers prodiguaient des conseils de prévention. Les familles avaient le loisir de monter dans les camions de pompiers et faire résonner les différentes sirènes. Des hot dogs étaient préparés et en vente au coût d’un dollar, par le club social de Weedon. Une simulation de feu a aussi eu lieu et quelques visiteurs ont pris plaisir à l’éteindre avec différents extincteurs.

Claire Comeau

Claire Comeau : Faire sa place dans un milieu d’hommes

Claire Comeau, copropriétaire de Service de pneus Comeau, aime son travail et n’a jamais songé à regarder pour autre chose.

De tempérament timide, Claire Comeau fait pourtant sa place dans un milieu d’hommes. Copropriétaire de Service de pneus Comeau, avec son conjoint André Martin, elle dirige en tandem l’entreprise de son père, Roger Comeau.
La jeune femme a mis les pieds au sein de l’entreprise, à la demande de son père, en terminant l’école en 1987. Âgée de 17 ans, elle débute sa carrière au poste de secrétaire. Graduellement, elle franchira les échelons pour en arriver à tenir les guides du commerce avec son conjoint. Mme Comeau avoue humblement que ça n’a pas toujours été facile, « j’étais un peu gênée, il a fallu que je me pousse beaucoup », mais avec l’appui de son père et de son conjoint, elle est maintenant bien en selle et maîtrise son rôle au sein de l’entreprise.
De secrétaire, au début, la jeune femme d’affaires a progressé en notant des numéros de roues selon les véhicules. Elle a développé ses connaissances en prenant de la formation avec des fournisseurs de pneus. Se tenant en retrait, elle a fait un autre pas vers l’avant en étant encouragée par son conjoint à se tenir au comptoir pour servir et conseiller les clients. « J’étais gênée, mais j’ai mis plus d’effort pour vendre des pneus; ce n’est pas naturel pour moi. J’avais plus de facilité à vendre avec les hommes qu’avec les femmes. Les femmes ont pour leur dire, on (les femmes) ne connaît rien. Là, c’est correct, mais au début, c’était plus difficile un peu. »
Mme Comeau passe présentement plus de temps à servir la clientèle au comptoir. Elle admet qu’au début c’était un peu bizarre, « si je parlais spécifiquement de quelque chose, d’une marque du pneu, de la qualité du pneu, la dimension, le client cherchait à se faire confirmer par André. Je trouvais ça très ordinaire. Ça se produit encore, mais beaucoup moindre. On sent qu’il y a encore un peu de résistance, mais je ne m’en fais pas trop avec ça », d’exprimer la copropriétaire depuis juin 2002.
Bien que le volet du personnel soit sous la responsabilité de son conjoint, Mme Comeau n’éprouve aucun problème à les côtoyer. Elle mentionne avoir eu un peu de difficulté avec deux employés au cours de sa carrière. Non pas qu’ils étaient désobligeants, mais elle sentait qu’ils éprouvaient certaines difficultés avec l’autorité féminine. « Je pense plus que c’était dans eux, qu’ils ne voulaient pas faire affaire avec une fille. Ils n’étaient pas à l’aise de discuter de choses avec une femme. »
À titre de copropriétaire, la tâche de Mme Comeau est multiple. « J’ai plusieurs chapeaux, je fais la comptabilité, je m’occupe de la facturation, de la publicité et du service au comptoir. On a une partie de la clientèle âgée et ces personnes n’aiment pas entrer l’auto dans le garage, je m’occupe de la rentrer et de la sortir. Je vais aller sortir les pneus quand les gars sont occupés. »
Ayant entamé sa carrière dans un milieu d’hommes, Mme Comeau ignore à quoi peut ressembler un milieu de femmes ou mixte. Elle ajoute ne pas être vraiment intéressée. « Je n’ai pas connu ça. Quand j’ai sorti de l’école, j’avais 17 ans, j’avais un petit cercle d’amis. Je n’ai jamais eu de grosse gang, moi, mes chums, ce sont les gars dans le garage. » Mme Comeau mentionne n’avoir jamais senti le besoin d’aller voir ailleurs. Bien établie au sein de l’entreprise, la copropriétaire y va de deux conseils à celles qui seraient tentées de plonger dans un milieu d’hommes : de faire preuve de persévérance et de ne pas s’en laisser imposer. « Faut foncer un peu. »

Femmes en politique HSF

Femmes d’affaires : les bienfaits de se joindre à un réseau

Votre région a la chance de compter plusieurs femmes d’affaires audacieuses et déterminées. En plus de contribuer à faire rouler l’économie d’ici, elles constituent des modèles pour les écolières et les étu­diantes qui réfléchissent à leur avenir professionnel. Pour enrichir leur parcours, ces femmes inspirantes ont tout à gagner à tirer profit des réseaux. Voici pourquoi !
Services en tous genres
Les femmes qui se lancent dans le monde des affaires font face à de nombreux obstacles et défis. Celles-ci doivent porter plusieurs chapeaux et, bien souvent, s’attaquer à des tâches qui ne leur sont pas familières (rédiger un plan d’affaires, re­chercher du financement, acquérir des certifications, etc.).
Heureusement, les réseaux de fem­mes d’affaires offrent des services, comme des conférences, des formations et du mentorat (ou du marrainage), qui permet­tent à celles qui souhaitent se lancer en affaires ou qui veulent propulser leur en­treprise de parfaire leurs connaissances, et de gagner en assurance !
Rencontres enrichissantes
Par ailleurs, être membre d’un ou de plusieurs réseaux de femmes d’affaires donne la possibilité de rencontrer une grande quantité de personnes clés aux parcours variés. Les activités de réseautage, qu’elles soient virtuelles ou en présentiel, mettent en relation des femmes ayant des points en commun et qui ne se seraient peut-être jamais rencontrées autrement. De ces échanges peuvent éclore des collaborations des plus fructueuses, voire naître des partenariats à long terme qui profiteront à toutes les parties impliquées.
Enfin, les réseaux de femmes d’affaires per­mettent de briser l’isolement, de trans­­mettre ses connaissances, d’obtenir du soutien et de tisser des liens d’amitié. Vous êtes une femme d’affaires ou songez à le devenir ? Quels que soient vos projets de carrière, joindre un réseau vous aidera à atteindre vos objectifs !

actualite

Les Journées de la culture : Plusieurs activités sur le territoire

Différentes municipalités du Haut-Saint-François, East Angus, Chartierville, Saint-Isidore-de-Clifton et Dudswell organiseront des festivités, les 1er et 2 octobre, dans le cadre des Journées de la culture qui se tiendront du 30 septembre au 2 octobre prochains partout au Québec.
Du côté de Dudswell, la panoplie d’activités en lien avec les Journées de la culture se tiendra le samedi 1er octobre. Sept courts-métrages, pour une durée totale de 52 minutes, seront présentés en continu et gratuitement à l’église Saint-Clément, et ce, dès 13 h. Un atelier d’improvisation pour les 12 ans et plus sera proposé par l’école Corps Bruyants pour une durée de 90 minutes. Swing Sherbrooke offrira aussi un cours d’initiation au Lindy Hop. Il s’agit d’une danse afro-américaine née au milieu des années 1920 à Harlem, aux États-Unis. Plusieurs artistes et artisans seront sur place afin de faire des démonstrations de pratiques et rencontrer les citoyens. Un bar à livres sera aussi à la disposition des amateurs où cocktails et littérature se scindent parfaitement.
À Saint-Isidore-de-Clifton, les amateurs de culture pourront profiter d’un atelier, organisé par la Ferme Deça Deci, de création de chandelles faites avec de la cire d’abeille. Les plus petits pourront profiter de l’heure du conte Histoires Rigolotes et Bougeottes avec Estelle à la bibliothèque municipale dès 10 h 30. La rencontre avec un auteur jeunesse est aussi au programme pour la municipalité de Saint-Isidore.
À Chartierville, Claude Sévigny, artiste résident de la municipalité, organise l’activité Les balais de sorcières, le samedi 1er octobre. Dans un sentier en plein bois, aménagé sur un demi-kilomètre avec trottoirs de bois, les visiteurs auront la chance d’y voir des sculptures, des textes poétiques ainsi que des kiosques pour musiciens spontanés. Les visites seront commentées et les participants auront la possibilité de laisser aller leur élan créatif sur des pièces de bois ou sur un chevalet de peintre. Un temps dans la journée sera réservé aux enfants de 4 à 8 ans accompagnés d’adultes pour une course au trésor sous le thème de l’Halloween.
La Ville de East Angus propose sa 6e exposition de photos. Les artistes Alain Coulombe, Martin Mailhot, Thérèse Roy, Martin St-Laurent et Nathalie Laplante, provenant de Cookshire-Eaton et d’East Angus, exposeront leurs œuvres samedi et dimanche 1er et 2 octobre, de 10 h à 17 h, à la salle communautaire des Chevaliers.

Rock and Blues

Retour en force pour le festival Rock’n’Blues : Près de 800 visiteurs à La Patrie

Certains musiciens du groupe hommage à Supertramp : Tramp Of The Century.

Le festival Rock’n’Blues, La Patrie sous les étoiles a fait vibrer près de 800 personnes pour sa 7e édition. Les festivaliers provenant du Haut-Saint-François, de Sherbrooke, de Montréal et d’ailleurs ont profité des spectacles de rock et de blues pour danser ou pour se rappeler la belle époque des années rock’n’roll avec des groupes hommages qui ont marqué la vie de bien des gens.
Les organisateurs du Rock’n’Blues étaient très heureux de renouer avec le festival et de voir l’engouement que celui-ci a créé dans la région. « Je pense que les gens avaient besoin de sortir. Les gens semblaient heureux de se retrouver à l’Abri-bois, d’être à l’extérieur et d’assister à de superbes spectacles », s’est exprimé Charles Gaudreau, directeur général du festival.
Le début des festivités était prévu pour le vendredi et permettait d’assister à deux spectacles en hommage à des groupes très connus des festivaliers : CCR et les Beatles. Le groupe CCR Reborn était le premier à monter sur scène précédant le groupe Help ! qui a fait revivre pendant cette soirée, le fameux quatuor anglais.
Le festival se poursuivait le lendemain dès 14 h avec le concours de band. Cette année, trois groupes s’affrontaient dans ce duel en musique : Kritick Blues & Folk, O.G.R Band et Matt Gibb. Quatre juges jugeaient les performances des trois formations et votaient en compagnie des amateurs présents pour la meilleure prestation. Rappelons que le groupe gagnant fera partie de la programmation de la prochaine édition du festival Rock’n’Blues. Le grand gagnant du concours de cette année est Matt Gibb qui a charmé la foule au son de sa guitare électrique.
Sur le coup de 16 h débutait le spectacle du groupe Sortilège Blues Band et suivait la performance de Musikelles, celle de Mike Goudreau et le Boppin Blues Band. Dès 21 h, le site tremblait sous la musique Tramp Of The Century qui rend un parfait hommage au groupe anglais Supertramp. Le spectacle qui clôturait le festival était pris en charge par Kevin et sa meute avec un hommage à Éric Lapointe.
Les amateurs de musique en ont eu pour leur argent tant les spectacles étaient électrisants, et ce dans un décor plus qu’enchanteur. « C’est presque unanime, les artistes qui viennent ici sont à chaque fois émerveillés de voir le paysage et charmés par le site du festival, la qualité technique offerte ainsi que l’atmosphère générale de la foule et du festival » d’exprimer M. Gaudreau. Un heureux élu parmi les détenteurs de billets a remporté une guitare Godin. Un camping gratuit était aussi offert aux festivaliers qui désiraient rester sur le site pendant l’entièreté du week-end.
Tous les profits seront remis à l’école de musique Rock’n’Blues de la Patrie. « Non seulement, on passe un beau week-end tout en musique, mais en plus, ce festival permet de financer l’école de musique qui permet à de nombreux jeunes d’apprendre les rudiments de la guitare », de conclure le directeur général.

Rachel Garber

MIGRATION

It is the migratory season for many animals, humans included. This year Literacy in Action is celebrating the theme of migration with a creative cultural literary festival in English. Community art, emerging artists, storytellers, live music and food are part of the three-pronged event.
And the festival is migrating to Bury on October 15, after a day in Richmond, and before one in Stanstead.
Leading up to the event is a series of Arts & Scraps workshops that LIA organized in collaboration with local community organizations such as the Bury Historical and Heritage Society and the Community Learning Centre at the Pope Memorial school. Meghan Dove, new Bury resident, is the Bury-Community-Artist-in-Residence for this project.
“Art has such an amazing way of exploring and expressing pieces of our journeys, especially when words don’t easily come to us,” wrote Yolanda Weeks of LIA. She is organizing the workshops and festival.
“So, what does this have to do with literacy?” you may ask.
Joanna Bateman, executive director of LIA replies. “We often say literacy skills help us navigate the world around us, but it is also that literacy skills help us communicate with each other, to imagine and create the world we want to be part of.”
She distinguishes between two types of literacy: cultural and core. Core literacy has to do with the three Rs – “reading, ‘riting, and ‘rithmatic.” But these skills are intertwined with cultural literacy, understanding the world in which we live and communicating with others. Cultural literacy is what makes the three Rs so important, and so rewarding.
During the festival, Roy MacLaren and Marie Marceau will be making music. Art will be on exhibit, exploring the theme of migration, especially as it relates to the English-speaking community in the Townships. Yummy treats, with dairy- and gluten-free options will be on the menu. And the event will be in English, with French translation available for festival goers.
LIA’s Migratory Community Arts Festival in Bury will be on Saturday, October 15. It begins at the Bury Municipal Library, 569 Main Street, from 1 to 2 p.m., and migrates to the Bury Armoury, 563 Main Street, from 2 to 4 p.m.
TOWNSHIPS YOUNG VOICES
Keep your antennae up for news about the Townships Sun’s new project offering $750 in awards to under-30 creatives who enjoy art, photography, or writing, whether poetry, fiction or non-fiction. A series of online workshops will be offered in October and November, leading up to the awards deadline, December 1st. For more information, visit the Young Voices page on the townshipssun.ca website!
TRANS OR NON-BINARY LOVED ONE
Mental Health Estrie is offering a free workshop in English on Zoom on how to accompany a trans or non-binary loved one on their journey. The workshop will offer information about gender identity and transness, understanding what a transition entails, and practical tools to become a better ally to trans and non-binary people. The presenter is Séré Beauchesne Lévesque, intervener and educator at TransEstrie, and the date is Wednesday, September 28, from 6:30 to 8:30 p.m. Info or registration: 819-565-2388, or outreach@mentalhealthestrie.com.
BULLYING: HELP FOR CHILDREN
A two-part series of workshops in English is planned for parents and caregivers, offering tools to help children when faced with bullying, via Zoom. The presenters are Rebecca and Jade from Bulle & Balluchon, and the dates are Wednesday and Thursday, September 28 and 20, from noon to 1 p.m. Info or registration: Vanessa at va@townshippers.org.
HEALTH DECISIONS
The Basics on How to Plan when making health care decisions is the topic of a Zoom workshop presented in English by Educaloi on Thursday, October 20, from 10 to 11:30 a.m. The workshop offers information about the rules on consent to health care, and the various legal tools for planning health care in advance, including protection mandates, advance medical directives, and living wills. Info or registration: Vanessa at va@townshippers.org.
AGEISM AT A GLANCE
The Observatory on Aging Society is offering a Zoom workshop in English, discussing how ageism has been observed in many areas of our society, including family, education, work, health, media, and politics. The speaker is Daphne Nahmiash, PhD, and the date is Tuesday, October 25, from noon to 1 p.m. Info or to register: Vanessa, va@townshippers.org.
FREE LEGAL INFO
Townshippers’ Association offers free, confidential access to legal information in English, in partnership with the Université de Sherbrooke. The Legal Info Clinic is staffed by a student from the Law Faculty one day a week, who can answer legal questions by phone, email, or in person by appointment. Although students are not permitted to give advice or opinions, they can give information, refer you to practising lawyers, or services such as Educaloi. The Clinic is open Mondays from 11 a.m. to 3:30 p.m. until April 2023. Info: 819-566-2182 or legalinfo@townshippers.org.
ART, CULTURE, MUSEUM
Visit the art exhibit at the Cookshire-Eaton Art Gallery in Victoria Hall, 125 Principale West, Cookshire, Saturdays and Sundays from noon to 4 p.m. Info: galeriecookshireeaton@gmail.com.
See the John-Henry-Pope exhibit at the Maison de la Culture John-Henry-Pope, 25 Principale West, Cookshire, open Saturdays and Sundays from 10 a.m. to 5 p.m., until Thanksgiving weekend.
Stop by the Eaton Corner Museum at 374 Route 253, Eaton Corner, on Saturdays and Sundays, 11 a.m. to 4 p.m., until the end of September. Info: 819-875-5256.
CHURCHES
Baptist. In-person services are in French at 9 a.m. and in English at 11 a.m. For information, please contact Pastor Michel Houle at 819-889-2819.
Anglican. For a schedule of services, visit deaneryofstfrancis.com and click on the “Calendar” link. Info: 819-887-6802, or quebec.anglican.ca. Note that October 3 is the 200th anniversary of St. George’s Anglican Church in Lennoxville, with a service at 11 a.m.
United. Regular services are at Trinity United, Cookshire, at 9:30 a.m., and Sawyerville United, 11 a.m. Info: 819-889-2838. For pastoral care, call Rev. Spires at 819-452-3685.
Do you have news to share? Call 819-640-1340 or email rawrites@gmail.com by October 3 for publication October 12 and by October 17 for October 26.

Tournoi de Golf Virage Santé mentale

Virage Santé mentale : Un tournoi de golf record

La 13e édition du tournoi de golf-bénéfice de Virage Santé mentale est loin de porter malheur à l’organisme. Au contraire, elle s’inscrit comme la plus prolifique avec 73 golfeurs et une cagnotte de 4 000 $. Pauline Beaudry, directrice générale de l’organisme, était tout sourire tout au long de la journée. « C’est notre plus gros tournoi en termes de recettes », s’exclame-t-elle. La Caisse Desjardins du Haut-Saint-François a contribué à cette réussite en organisant un jeu au trou numéro 1, permettant de recueillir 540 $ remis à l’organisme. Un autre jeu, organisé par Virage, a permis d’amasser 330 $. La générosité des gens s’est avérée palpable. La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, gagnante du tirage moitié-moitié, a remis son gain de 165 $ pour la cause. Mme Beaudry rappelle que l’argent amassé sert notamment à maintenir gratuitement la gamme de services offerts ainsi que de petites douceurs au plateau d’East Angus comme du café et des muffins pour les utilisateurs. Virage Santé mentale vise à faire la promotion de la santé mentale, à démystifier cette maladie, à prévenir les problèmes de santé mentale et offrir du soutien aux personnes en besoin. Mme Beaudry remercie les participants ainsi que les partenaires majeurs, dont Weedon Auto et la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François.

Qualité de vie

4 raisons de faire de l’amélioration de la qualité de vie des aînés une priorité

Le 1er octobre 2022, Journée internationale des aînés, est l’occasion de mettre les aînés à l’avant-plan afin que l’ensemble de la population mondiale puisse reconnaître leur importance au sein de la société et entreprendre des actions pour améliorer leur qualité de vie. Voici donc quatre excellentes raisons d’en faire une priorité tout au long de l’année !

  1. Le nombre d’aînés dans le monde ne cesse d’augmenter, notamment en raison de la hausse de l’espérance de vie. L’importante part qu’ils occupent au sein de la population n’est donc pas à négliger.
  2. Chaque individu, dès lors que sa santé le lui permet, est amené à devenir à son tour un aîné. Les améliorations et les changements réalisés aujourd’hui seront profita­bles aux générations suivantes.
  3. Les aînés sont des membres actifs et mobilisés dans leur communauté. Ils possè­dent en outre un bagage d’expérience qui gagne à être partagé. Leur contribution peut se faire tant dans le milieu du travail (ex. : mentorat) qu’en milieu familial (ex. : soutien aux enfants et aux petits-enfants).
  4. L’amélioration de la qualité de vie des aî­nés se répercute sur l’ensemble de la société. Il suffit de penser à l’accessibilité des transports et de l’information, à la sécurité dans les espaces publics et à l’avancée des technologies.
    Recherchez les différentes activités et ini­tiatives proposées dans votre ré­gion pour améliorer la qualité de vie des aînés et voyez quels gestes vous pou­­vez poser !
Animal de compagnie

« Devrais-je adopter un animal de compagnie à la retraite? »

Votre horaire s’est largement libéré depuis vo­tre départ à la retraite et vous envisagez d’inviter un nouveau compagnon dans votre demeure? Poursuivez votre lecture pour voir si vous devriez ou non adopter un animal de compagnie.
Impacts sur la santé
Le fait de posséder un animal domestique comporte plusieurs bienfaits. Parmi ceux-ci, on compte la diminution du stress et de l’anxiété, la réduction du sentiment de solitude et l’augmentation de l’estime de soi et du bien-être général. Avoir un chien, par exemple, contribue également à élever votre niveau de socialisation et votre pratique d’activités physiques lors de vos promenades et de vos visites au parc, entre autres, ce qui a un impact non né­gligeable sur votre santé.
Éléments à considérer
Quel que soit l’animal qui vous fait envie, il importe de réfléchir à long terme. Cela impli­que de considérer son espérance de vie, mais aussi vos projets. Pensez, notamment, au moment où vous planifiez vendre votre propriété pour aller vivre en résidence ainsi qu’à votre désir de voyager. Tâchez de déterminer qui sera en mesure de s’occuper de votre compagnon durant vos absences.
Enfin, sélectionnez un camarade qui répond à votre degré d’autonomie. Si vous optez pour l’adoption d’un chien, par exemple, et que vous n’êtes pas très actif, il vaut probablement mieux ne pas choisir un jeune animal vigoureux dont l’énergie et la force pourraient vous faire per­dre l’équilibre ! Si votre mobilité est réduite, un chat, un rongeur ou un poisson constituent d’intéressants compagnons.
Envie de donner une seconde chance à un animal abandonné? Visitez un refuge de votre région !

Etang Cloutier de Cookshire

L’étang Cloutier maintenant accessible au grand public

Certains dignitaires comme le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, et le député de Mégantic, François Jacques, se sont joints aux membres de la FADOQ Cookshire pour la grande ouverture de l’étang Cloutier.

L’étang Cloutier de Cookshire-Eaton est finalement accessible au grand public. Plus de trois ans après l’annonce du projet par la municipalité, l’inauguration du site s’est faite plus tôt dans le mois.
Pour le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, le projet autour de l’étang Cloutier n’est qu’au point de départ. « C’est appelé à évoluer, parce que c’est un endroit exceptionnel. On veut que les gens tout autour de Cookshire-Eaton en profitent et les passants aussi. C’est merveilleux. »
Fort d’un appui de la MRC du Haut-Saint-François, le projet a pu être mené à terme par la municipalité. « C’est un terrain de quelque 80 acres qui appartient à la ville. La FADOQ avait déjà un petit chalet à cet endroit, mais il était désuet, alors il a fallu le démolir. On en a fait l’acquisition et on l’a démoli en allant chercher une subvention de l’ordre de 115 000 $ du Fonds régions et ruralité. De ce montant, la ville a ajouté 80 000 $, pour un projet total d’environ 200 000 $, permettant de mettre le tout en fonction et de l’ouvrir à la population plutôt que seulement la FADOQ », d’expliquer le maire.
Le nouveau bâtiment abrite toujours les bureaux de la FADOQ Cookshire, mais l’extérieur a été entièrement réaménagé pour permettre aux visiteurs de profiter du site. Sur place, les plaisanciers retrouveront un jeu de shuffleboard, un terrain de volleyball ainsi que des tables à pique-nique et les amateurs de randonnées pédestres pourront fouler le sentier qui fait le tour de l’étang.
L’endroit qui se veut un lieu qui facilitera l’échange des générations contribuant à augmenter la qualité de vie des aînés, des familles et de la population en général, de mentionner Mario Gendron. « C’est intergénérationnel. C’est ça que vise la subvention, qu’on rapproche les générations sur un même site. » Il sera même possible de louer l’emplacement pour l’organisation de fête ou de rassemblement dans un cadre très intime. « C’est un endroit très paisible, à l’abri des bruits et automobiles », souligne M. Gendron.
Dû à des histoires de permis et d’assurances, il n’y aura pas d’accès à l’eau au cours de l’été. Mais la location de kayak, de pédalos et d’un ponton est dans les projets pour les années à venir.
La pandémie aura certainement ralenti le processus, mais pas la détermination de la FADOQ et de la Ville de Cookshire-Eaton, selon Mario Gendron. Ce dernier espère que le lieu continuera de se développer dans les années à venir. Il aimerait entre autres qu’une piste cyclable soit construite autour de l’étang et que, dès l’hiver, un anneau de glace soit aménagé sur l’eau.

Concert de musique Cookshire

L’univers musical de Louis-Pierre Bougie

Myriam Genest-Denis et le Quatuor Molinari.

L’Espace culturel Cookshire-Eaton a tenu à souligner l’apport important au niveau culturel de Louis-Pierre Bougie en organisant un spectacle à sa saveur et en son honneur. Près de 80 personnes se sont présentées à l’église Saint-Camille de Cookshire-Eaton pour assister à la prestation du Quatuor Molinari, accompagné de Myriam Genest-Denis et du guitariste René Lussier.
M. Bougie étant un ami d’enfance de la famille Denis, il était tout indiqué que Myriam Genest-Denis prenne part à l’hommage. En plus de lire quelques textes aux résonances fortes, elle accompagnait à la flûte traversière le Quatuor Molinari. Selon Mme Genest-Denis, Louis-Pierre Bougie était un grand amateur du répertoire musical pour quatuor à cordes. Grande collaboratrice de la Maison de la culture John-Henry-Pope de Cookshire, elle travaille au développement artistique, musical et patrimonial des activités se déroulant à la Galerie d’art Cookshire-Eaton.
Qui de mieux que le Quatuor Molinari, dans ce cas-là, pour présenter un spectacle hommage à cet artiste québécois décédé l’an dernier. Ces musiciens se consacrent au riche répertoire pour quatuor à cordes du 20e et 21e siècle. Acclamés par le public et par la critique musicale internationale depuis sa fondation en 1997, ils sont qualifiés par la critique canadienne d’ensemble essentiel et prodigieux. Récipiendaires de plus de 21 Prix Opus décernés par le Conseil québécois de la musique (CQM) pour souligner l’excellence de la musique de concert. Vus comme l’un des meilleurs quatuors au Canada, les quatre musiciens sont présentement en résidence au Conservatoire de Montréal.
Le guitariste René Lussier a quant à lui offert une prestation innovatrice et expérimentale. Seul sur scène avec sa guitare, il a su mélanger certaines discussions qu’il a eues avec Louis-Pierre Bougie et sa musique éclectique. Cofondateur et membre du collectif Ambiances Magnétiques de 1986 à 2000, il a lui-même produit et réalisé la majorité de ses disques. Il a composé, seul ou en collaboration, près de 55 musiques de film. Son plus récent projet a été présenté en mai 2022 au Festival International Musique Actuelle Victoriaville (FIMAV), dont il fut d’ailleurs l’un des premiers invités en 1983. Sur la pochette du nouvel album de René Lussier, attendu pour septembre, une image représentera une peinture de son ami Louis-Pierre Bougie.
La Galerie d’Art Cookshire-Eaton accueille par ailleurs une exposition hommage à Louis-Pierre Bougie. L’artiste est certainement une figure emblématique de l’art québécois. Peintre, dessinateur et graveur de renom, il est aussi un pionnier de l’estampe contemporaine au Québec. Le terme « estampe », de l’italien « stampa » (presse), désigne toute impression réalisée à l’encre sur un support souple à partir d’une matrice qu’on grave ou sur laquelle on dessine. On distingue trois procédés : en relief (taille d’épargne), en creux (taille-douce) ou à plat (lithographie). L’artiste a à son actif plus d’une cinquantaine d’expositions individuelles au Canada et à l’étranger. Ses œuvres figurent d’ailleurs dans les plus importantes collections privées et publiques du Canada, de France et des États-Unis. Cette exposition, conçue par Geneviève Bougie en collaboration avec la Galerie d’art Cookshire-Eaton, est une invitation à une incursion dans l’univers de l’artiste. Intitulée Vert-de-gris, cette exposition posthume met de l’avant un ensemble d’œuvres développé entre 2008 et 2018. Regroupant une trentaine de créations, acryliques et sculptures, dont certaines présentées pour la première fois, l’exposition permet aussi d’admirer Le Bestiaire 1 & 2, véritables fresques mesurant en longueur 5 mètres chacune.

©2022 Journal Le Haut-Saint-François