Projet de regroupement dans l’air pour la Caisses du Nord du HSF et des Hauts-Boisés

Les directions des Caisses du Nord du Haut-Saint-François et des Hauts-Boisés étudient la possibilité d’effectuer un regroupement qui pourrait se faire d’ici la fin de la présente année.

Les présidents respectifs Jean-Claude Cassidy pour les Hauts-Boisés et Rémi Vachon pour la Caisse du Nord du Haut-Saint-François confirment l’intention de regroupement, qui sera présenté aux membres lors de leur prochaine assemblée générale annuelle. Tous deux mentionnent que le projet en est à ses débuts. Une seule rencontre s’est déroulée jusqu’à présent. De part et d’autre, on a signifié son intérêt et ses attentes respectifs, d’exprimer M. Vachon. « On regarde la faisabilité », précise M. Cassidy. Un comité de regroupement de trois membres de chaque caisse incluant les présidents a été formé. D’autres rencontres sont prévues au cours des prochains mois, dont une en avril.

Les présidents mentionnent que l’objectif est d’assurer le meilleur service possible aux membres. Selon eux, un regroupement permettrait d’éviter des bris de services notamment lorsqu’une personne sera absente et même la possibilité d’offrir des services spécialisés. MM. Cassidy et Vachon tiennent à rassurer leurs membres en précisant qu’une assemblée générale extraordinaire serait tenue si le projet devait s’avérer concluant. On pourrait donc se retrouver avec une seule caisse Desjardins et plusieurs succursales pour l’ensemble du Haut-Saint-François. Ils insistent pour dire qu’il n’est pas question de suppressions de postes, mais bien d’offrir le meilleur service aux membres.

Comité de la route 257

Les cinq municipalités du Haut-Saint-François membres du Comité de la route 257 sont passées de la parole aux actes. Ils ont tous adopté, lors de leur dernière séance municipale, une résolution s’engageant à partager à parts égales les coûts reliés à la mise à niveau du tronçon jusqu’à concurrence de 10 % du coût total des travaux qui pourrait s’élever à plus de 20 M$. Forts de leur implication financière, les élus demandent une rencontre avec le ministre des Transports de la mobilité durable et de l’électrification des transports, André Fortin, dans le but d’obtenir un engagement de sa part.

Le comité regroupant les municipalités de La Patrie, Hampden, Scotstown, Lingwick et Weedon avait fait part de cette volonté de s’impliquer financièrement en février dernier. Ils viennent de la concrétiser. « C’est un moment historique », s’exclame la présidente du Comité de la route 257, et mairesse de La Patrie, Johanne Delage. « Imaginez ce que cette mise de fonds représente pour des petites municipalités comme les nôtres. Pourtant, nous avons bien fait nos calculs et cet engagement ferme et solidaire peut être soutenu par nos contribuables, et ce, même si notre région est en situation de dévitalisation. Car une nouvelle route 257 est une condition essentielle pour renverser la vapeur. »

Rappelons que le comité avait abandonné l’approche véhiculée pendant plusieurs années à l’effet que le gouvernement reprenne à sa charge la route 257. Conscients du précédent que cela risquait de créer, les membres ont changé de stratégie considérant que la nouvelle approche avait de bien meilleures chances de réussir. Cette dernière propose que les municipalités contribuent à la mise à niveau du tronçon avec le gouvernement. Toutefois, l’entretien de la route, une fois les travaux complétés, serait assumé par les municipalités.

Fort de cet engagement, le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, croit possible de convaincre son gouvernement de s’engager également. Pour le député, l’implication conjointe des municipalités pour l’entretien, une fois la mise à niveau complétée, constitue un modèle de gestion innovante.

Rencontre
Le comité souhaite obtenir un engagement du gouvernement avant la période électorale. On estime que l’implication des municipalités constitue un modèle de concertation innovateur dont le gouvernement pourrait se servir comme projet pilote à la foi porteur et structurant. « On essaie d’avoir une rencontre avec M. Fortin. C’est urgent ! On veut une rencontre pour hier. Les cinq municipalités, on est prêts à monter au parlement », d’exprimer avec détermination Mme Delage.

Pétitions
En attendant, les membres du comité ne sont pas à rien faire. Ils mettent en circulation dans leur municipalité respective des pétitions et font circuler des lettres d’appui auprès des commerçants, gens d’affaires et autres. « La chambre de commerce et la commission scolaire vont être approchées. On va faire une pétition électronique sur le site du parlement. Après ça, on va faire des sorties dans les médias. Je vous le dis, on va jouer large », insiste avec conviction la présidente du Comité de la route 257. Le comité entend profiter de la prochaine campagne électorale pour inviter les candidats des divers partis politiques à prendre position en faveur du projet. Mme Delage souligne que les neuf autres municipalités du territoire et la MRC du Haut-Saint-François les appuient. D’ailleurs, celle-ci met les ressources nécessaires pour faire valoir le dossier.

Selon le comité, la mise à niveau de la route 257 est plus importante que jamais, compte tenu du développement touristique du parc national du Mont-Mégantic et du parc régional Marécage des Scots, sans oublier le démarrage prochain du mégaprojet de culture de cannabis thérapeutique à Weedon.

Le député Bolduc se retire de la vie politique

C’est avec émotion que le député de Mégantic à l’Assemblée nationale, Ghislain Bolduc, annonçait en conférence de presse, vendredi passé, qu’il ne sollicitera pas de renouvellement de mandat en vue de l’élection provinciale du 1er octobre prochain.

M. Bolduc mentionne avoir entamé sa réflexion depuis quelques mois. Il rappelle que la vie politique est très «demandant». « Ce rythme effréné a forcé une mise en veilleuse de mes activités professionnelles et personnelles, ce que j’acceptais de faire au moment de m’investir dans les mandats précédents. Mais je dois me rendre à l’évidence que des impacts très considérables ont été subis dans ma famille et que mes projets sont arrêtés depuis quelques années. Maintenant, je vais dédier ces belles années de ma vie vers les priorités que je voulais exécuter. » M. Bolduc admet que la soif d’apprendre et de contribuer l’aura emporté dans une spirale de travail qu’il avait sous-évalué.

Le député précise néanmoins qu’il reste en poste jusqu’à la fin de la présente législature et aimerait bien d’ici là, clore certains dossiers. La route 257, l’agrandissement de l’école de La Source-Vive à Ascot Corner et Valoris figurent sur la liste de M. Bolduc. De sa plus grande satisfaction, il mentionne celle d’avoir appris à connaître les gens du comté tout en rappelant que le territoire est grand avec 36 municipalités et des milliers de personnes. À l’opposé, sa plus grande déception sera de ne pas avoir été suffisamment influent lors de la tragédie de Lac-Mégantic. Ce dernier rappelle qu’il était au début de sa carrière politique. « Si j’avais eu plus d’expérience, et on était dans l’opposition, les choses auraient pu être différentes », laisse-t-il entendre.

M. Bolduc a fait son entrée à l’Assemblée nationale pour la première fois à l’élection provinciale de septembre 2012 pour être réélu en 2014. Au cours de cette période, il sera porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune, de parcs et de transport des matières dangereuses, adjoint parlementaire du ministre responsable de la région de l’Estrie (volet Mégantic) et plus récemment adjoint parlementaire du ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, où il aura été responsable du comité d’étude du dossier Uber. De son passage en politique, le député de Mégantic souhaite que les gens se souviennent de lui comme une personne ayant été à l’écoute et pouvant avoir contribué à améliorer la qualité de vie des gens. Il a profité de l’occasion pour remercier la population de leur confiance ainsi que tous ses collaborateurs, membres du personnel depuis ses six années comme député.

Si M. Bolduc assure que la flamme, l’intensité et l’énergie sont toujours là, le facteur temporel aura pesé lourd dans la balance. Quant à l’avenir, « je projette d’avoir une vie paisible, réaliser mes projets, m’occuper de ma terre à bois, ma cabane à sucre et de prendre le temps de regarder mes arbres pousser. »

La caisse songe à refiler le service du bureau de la SAAQ à la municipalité de Cookshire-Eaton

La décision de la Caisse Desjardins des Hauts-Boisés, de vérifier auprès de la municipalité de Cookshire-Eaton son intérêt à prendre la gestion du bureau de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), n’est pas passée inaperçue auprès des citoyens qui ont déjà soulevé des craintes de perdre ce service offert depuis plusieurs années.
Le président de l’institution financière, Jean-Claude Cassidy, et le directeur général par intérim, Jean-Marc Richer, ne cachent pas que l’institution financière aimerait bien refiler le service à un organisme sans but lucratif. Ils précisent néanmoins que faute de preneur, la caisse continuera à offrir le service.

En entrevue téléphonique, la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, mentionne qu’il en a été question lors de la dernière séance régulière du conseil, mais qu’aucune décision n’avait été prise à cet effet. « Il n’y a pas de décision de prise. On va en reparler. Je pense que c’est un service essentiel pour la municipalité, mais il y a beaucoup de choses qu’il faudra peser. Il y a le local, l’employé, l’horaire. On va s’asseoir avec eux (la caisse) pour en discuter », complète Mme Lapointe.

La Caisse Desjardins des Haut-Boisés est mandataire du bureau pour la SAAQ depuis plusieurs années. L’entente avec la société d’État arrive à terme en janvier 2019 et elle doit être renouvelée en septembre prochain, d’expliquer M. Richer. Ce qui était attrayant avec un fort achalandage et volume d’opération, il y a quelques années, le semble beaucoup moins. Deux ressources de l’institution ont déjà été affectées pour offrir le service alors qu’on en compte une seule aujourd’hui pour 30 heures semaine. Une partie du service est accessible en ligne et par conséquent a l’effet de réduire l’achalandage et le volume de transactions au bureau local. « Ça s’en va en diminuant et on ne fera pas nos frais dans pas long », d’exprimer M. Richer.

Les représentants de l’institution financière étaient en attente d’une réponse de la municipalité au moment de la rencontre. Si la caisse devait faire cavalier seul, M. Cassidy réitère la volonté de conserver le service. « On va voir à se réorganiser. On va voir avec Desjardins, on peut-tu intégrer ça avec les services de caissière ? Desjardins va-t-il accepter ça ? On n’aura pas vraiment le choix de revoir la plage horaire », de mentionner le directeur général par intérim.

Les intervenants ont l’intention de se pencher rapidement sur les alternatives possibles. Présentement, une seule personne offre le service et on se demande comment faire pour le maintenir lorsque la ressource prendra deux semaines de vacances à l’été. « On ne veut pas fermer pendant deux semaines », expriment-ils. Selon MM. Cassidy et Richer, la caisse Desjardins des Hauts-Boisés serait une des rares caisses, sinon la seule, en région, à être mandataire d’un bureau de la SAAQ. Malgré les inconvénients que cela semble poser, les deux intervenants insistent pour dire qu’il n’est pas question de fermer le service et souhaitent renouveler l’entente, mais avec une formule différente. Ces derniers soulignent néanmoins que la SAAQ pourrait aussi convenir de ne pas renouveler l’entente si la façon de faire ne leur convenait pas.

Reconnaitre et aider les ainés

La députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, a récemment annoncé une série de financements au profit de sept organismes soutenant les personnes ainées de la circonscription. La MRC du Haut-Saint-François est celle qui voit le plus grand nombre de projets financés sur son territoire, avec trois. La Fabrique Saint-Joseph-des-Monts, le Centre des Femmes La Passerelle et le Centre communautaire de Weedon se répartiront donc 54 000 $ sur l’enveloppe de 140 600 $ prévue pour la circonscription.

L’annonce était faite au nom du ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, et s’inscrit dans le cadre du volet des projets communautaires du Programme Nouveaux Horizons pour les ainés (PNHA). « C’est un programme qui vise à appuyer des projets dans nos communautés », explique Mme Bibeau. « Des projets qui sont développés par nos ainés, pour nos ainés. Ça consiste principalement à des projets de rénovation, d’achat d’équipement ou d’accessibilité. Ça vise toujours à stimuler l’activité, à sortir les ainés de l’isolement et à les garder en forme. »

Fabrique Saint-Joseph-des-Monts
La Fabrique Saint-Joseph-des-Monts, dont le chef-lieu est à La Patrie, reçoit un montant de 24 000 $. L’abbé Gilles Baril, prêtre à la paroisse, donne les détails du projet prévu à l’église St-Pierre. « À mon retour dans la communauté, j’ai découvert que la communauté de La Patrie n’avait plus les moyens financiers nécessaires pour tenir son église chauffée régulièrement. On veut réutiliser l’église et lui donner encore plus de relief. Il faut d’abord finir le sous-sol et faire en sorte qu’on ait un local qui soit plus accessible pour nos ainés. L’idée de départ, c’est de faire de l’église un endroit où nos ainés pourraient faire un peu d’exercice. Ensuite, faire une sorte d’exposition permanente de nos familles souches avec des photos, des montages, afin d’intéresser les jeunes, fait partie des plans. Mais le premier volet est de refaire le sous-sol. »

Centre des Femmes du Haut-Saint-François La Passerelle
Mélissa Lessard, présidente du conseil d’administration du Centre des femmes La Passerelle, présentait les grandes lignes du projet J’entre dans les technologies, qui hérite d’une somme de 7000 $. « La problématique que nous constatons régulièrement sont les difficultés rencontrées lorsqu’il est question des réseaux sociaux, le fonctionnement de base des ordinateurs et internet. Les utilisatrices ont besoin d’utiliser les technologies de façon sécuritaire. Le projet vise à initier ces femmes ainées à participer à la vie de leur collectivité en étant outillées avec l’informatique. Ce seront trois séries de cinq ateliers de deux heures qui seront mis en place. Deux travailleuses seront présentes afin de répondre aux différentes questions et apporter leur soutien aux participantes. Grâce à PNHA, nous procéderons à l’achat du matériel nécessaire pour les ateliers, dont des frais de graphisme, impression et distribution de dépliants. Nous ferons également l’achat de deux ordinateurs portables, de deux tablettes et d’un projecteur. Nous estimons que ce seront plus de 300 femmes qui seront touchées par ce projet, ici dans le Haut-Saint-François. »

Centre communautaire de Weedon
Manon Fontaine est employée au Centre communautaire de Weedon, qui recevra près de 23 000 $ grâce au PNHA. « Notre projet vise la rénovation de l’entrée extérieure, qui est l’entrée principale. Elle date de plus de 14 ans et est très glissante l’hiver. On va remplacer tous les escaliers, les rampes, mettre des garde-corps sécuritaires, changer la sentinelle à l’extérieur. On va aussi mettre une lumière au-dessus de l’enseigne extérieure. On a beaucoup de personnes ainées qui viennent au Centre communautaire, alors c’est important que nos installations soient sécuritaires. »

« Les ainés sont souvent les piliers de nos organisations; ils représentent une grande partie des bénévoles », résume la députée-ministre Bibeau. « Le PNHA est aussi une façon de reconnaitre l’importance de leur travail au sein de nos communautés. » À l’échelle du Canada, le programme représente une enveloppe de 35 M$ et appuie 1880 projets.

Robert Roy

Valoris rencontre la ministre Anglade

La délégation de Valoris, le centre de valorisation des matières résiduelles, situé à Bury, n’est pas sortie de la rencontre, la semaine dernière, avec la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade, avec des réponses précises ou un engagement ferme de sa part envers les trois requêtes présentées par le groupe. Toutefois, les intervenants reviennent avec le sentiment d’avoir été écouté et compris.

« On ne revient pas avec des engagements formels, mais on est convaincu d’avoir obtenu une bonne écoute. Je suis satisfait », de mentionner Robert Roy, président de Valoris et préfet de la MRC du Haut-Saint-François. Il ajoute que la rencontre avait trois objectifs : d’abord celui de faire reconnaître Valoris au même titre que le privé et les OBNL comme pôle d’innovation, la reconnaissance de Valoris comme centre de recherche ou un projet-pilote et faire partie d’une chaire de recherche.
Revenant sur l’accessibilité au fonds, M. Roy mentionne « je trouve inadmissible que Valoris ne puisse pas avoir droit aux mêmes subventions que les autres entreprises pouvaient avoir. Si on veut aller dans l’innovation, Valoris, vu qu’il n’est pas admissible, doit payer à 100 %. Quand on dit qu’on est unique au Québec, on devrait avoir accès à ces sommes-là. » Sans obtenir d’engagement de la part de Mme Anglade, M. Roy dit avoir noté une ouverture. « Elle va regarder de son côté comment on peut arrimer pour avoir une égalité, de rendre ça accessible à Valoris, mais avec des projets concrets. Elle a dit, présentez-nous un projet et on va voir. » M. Roy ajoute que divers projets sont sur la table et que les intervenants vont prendre le temps d’en présenter un, « mais nous, on a des devoirs à faire avant. »

M. Roy mentionne que Mme Anglade était déjà au fait de ce qu’était Valoris, mais les représentants ont pris le temps d’expliquer « c’est quoi Valoris, sa mission, ça a été basé sur quels critères, selon le nouveau décret sur les matières résiduelles. Nous avons bâti nos installations en fonction du décret, mais les principes ne sont pas respectés » avait déjà commenté le président de Valoris.

M. Roy rappelle que Valoris doit également être reconnu comme centre de recherche ou projet-pilote et être rattaché avec une chaire de recherche par exemple la polytechnique de Montréal. « Nous, on veut être une vitrine technologique. On a les équipements. Le but c’est de pouvoir faire avancer le détournement du site d’enfouissement. Nous, on n’est pas privé, un coup qu’on trouve la solution, on va la mettre accessible à tout le monde. »

La délégation locale était composée du président de Valoris et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, du maire de Sherbrooke, Steve Lussier, du directeur général de Valoris, Jean-François Sornin, et de Denis Gélinas, chargé de projet et ingénieur en environnement à la ville de Sherbrooke. Ont pris part à la rencontre, le ministre de la Famille et responsable de la région de l’Estrie, Luc Fortin, et le député de Mégantic, Ghislain Bolduc.

Bien qu’il n’ait obtenu aucun engagement ferme, M. Roy est satisfait de la rencontre et de l’écoute de Mme Anglade. « Au moins, on a réussi à se parler, ce qui n’était pas le cas avant. » Quant à savoir si l’avenir de Valoris pouvait s’annoncer prometteur, son président se montre prudent en mentionnant « on va aller une étape à la fois. »

Environnement
D’autre part, une autre rencontre est prévue, cette fois, avec la ministre de l’Environnement, Isabelle Melançon, au cours des prochaines semaines. « Elle veut venir voir Valoris. On est à préparer la rencontre et on aura d’autres demandes qui seront différentes », d’exprimer M. Roy.

Pour l’égalité des langues

La ministre responsable des Relations avec les Québécois d’expression anglaise, Kathleen Weil, était récemment de passage à Bury pour prendre le pouls de la population. Une cinquantaine de membres de la communauté anglophone étaient présents et ont pu échanger directement avec la députée de Notre-Dame-de-Grâce. L’accès général à des services bilingues fut un des enjeux soulevés à plus d’une reprise en cours de rencontre.

L’activité s’inscrit dans le cadre d’une tournée provinciale servant à rendre compte des diverses réalités et préoccupations de la communauté en vue d’une consultation publique qui se tiendra dans les prochains mois. Dans le cadre de sa visite, la députée-ministre a effectué des arrêts au Foyer St-Paul, au centre scolaire communautaire (Learning Center) Eaton Valley de même qu’au Manège militaire de Bury.

Selon l’Association des Townshippers, le Haut-Saint-François abrite une communauté dont la langue première est l’anglais de près de 2500 individus. Ce nombre représente 11 % de la population, soit le deuxième plus haut pourcentage dans les Cantons de l’Est après la MRC Memphrémagog.
Suite à son entrée en poste en tant que ministre en octobre 2017, Kathleen Weil avait annoncé la création du Secrétariat aux relations avec les Québécois d’expression anglaise un peu plus d’un mois plus tard. « Le Secrétariat, c’est comme un mini-ministère », explique Mme Weil.
Celle-ci poursuit : « L’idée, c’est de supporter la vitalité des communautés un peu partout au Québec. On veut faire en sorte que les services gouvernementaux, en santé et dans les autres domaines, puissent répondre à leurs besoins en anglais, parce qu’ils ont le droit de recevoir l’information et les services en anglais. Mais aussi faire en sorte que les jeunes puissent rester ici et trouver leur place. »

Là-dessus, la députée-ministre cite la statistique selon laquelle deux diplômés universitaires bilingues sur trois quittent le Québec pour aller travailler dans le reste du Canada. « On comprend ces jeunes qui ont des opportunités ailleurs. Mais s’ils avaient le choix, on voudrait qu’ils restent parce qu’on perd. Présentement, on recrute des gens de partout dans le monde, mais on perd nos propres citoyens. » Kathleen Weil donne des exemples d’inquiétudes que certains anglophones éduqués peuvent avoir avant de préférer quitter : « Est-ce que mon français est assez bon ? Est-ce que mon français est adapté à l’emploi que je recherche ? » Elle confirme que le Secrétariat réfléchit à des façons d’offrir un support linguistique pour permettre à ces personnes de rester. « Quand les jeunes quittent, ils ne reviennent pas, donc c’est une perte de population. Ça commence à devenir un enjeu de survie de l’économie dans les régions, alors qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre qui frappe. »

Le maire de Bury, Walter Dougherty, a pris la parole devant l’assistance et y est allé d’un témoignage personnel relatant, il y a quelques années, sa tentative d’être embauché au ministère des Transports. « L’offre d’emploi faisait mention d’un poste bilingue. Quand je suis arrivé pour faire les tests, ils ont dit que si j’échouais la première partie en français, ils arrêtaient la correction. Je leur ai dit d’attendre de voir la partie anglaise, puis de faire une moyenne au pire par après, comme il fallait être bilingue. Mais ils ont refusé. » M. Dougherty avoue que le sujet de la prédominance du français en est un qui soulève les passions chez lui.

Robert Roy

Robert Roy songe à faire le saut en politique provinciale

Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, songe sérieusement à faire le saut en politique provinciale sous la bannière du Parti libéral du Québec, dans le comté de Mégantic. Il pourrait succéder au député sortant, Ghislain Bolduc, qui a annoncé son retrait de la vie politique vendredi passé.

En entrevue téléphonique, M. Roy s’est montré prudent dans ses propos. « Oui, j’ai été approché par des gens. Oui, ça m’intéresse, je suis en réflexion sérieusement. Je veux prendre le temps d’en parler avec mon épouse et mes enfants, mais je ne veux pas brûler les étapes. Je veux voir les gens du parti. Peut-être qu’ils ne veulent pas de Robert Roy, faut voir les autres candidats. »

Celui qui a été élu préfet en novembre dernier ne cache pas que la politique provinciale l’a toujours intéressé, mais il se donne du temps de réflexion. Il ajoute que peu importe le palier qu’il choisira, sa principale motivation est de servir les gens. « Moi, je veux représenter les gens, c’est ça que je veux faire. » Mentionnons que M. Roy a été élu sans opposition au poste de préfet en novembre dernier.

Démantèlement de l’ancienne usine Cascades à East Angus au début de l’été

Ce n’est une surprise pour personne dans le secteur d’East Angus d’apprendre que la papetière Cascades démantèlera son ancienne usine de papier kraft, sise le long de la rivière Saint-François, en plein cœur de la municipalité. La véritable question était de savoir quand. Et ça sera l’été prochain. L’espace libre devrait être mis à la disposition des citoyens, souhaite la municipalité.

La démolition marquera la dernière page d’histoire de l’usine érigée en 1908 et qui aura procuré du travail à bon nombre de personnes pendant plus d’un siècle, soit jusqu’en 2014, moment de sa fermeture. Cascades s’était portée acquéreur du bâtiment en 1983. Toutefois, la décision de démanteler n’est pas celle de Cascades, de préciser le vice-président aux communications et affaires publiques de l’entreprise, Hugo D’Amours. « La décision a été prise par Graphic Packaging. » M. D’Amours mentionne que le site et le bâtiment appartiennent à Graphic Packaging. Une clause au contrat de vente stipule qu’en cas de démantèlement de l’usine, Cascades prendra en charge l’opération et les coûts s’y afférant.

M. D’Amours pèse ses mots et insiste sur le terme démantèlement. « Ça sera vraiment un démantèlement. On va faire ça progressivement vers la mi-juin et ça va se faire sur plusieurs semaines. Au début, les gens ne se rendront pas compte. » Une bonne partie de l’équipement est déjà démantelé, d’exprimer l’intervenant, il reste la tuyauterie, l’électricité et autres. Ce dernier précise que les représentants de Cascades se sont assis avec les gens de la municipalité pour discuter de la manière dont le démantèlement allait se faire. « Nous allons redonner la berge aux citoyens », d’exprimer M. D’Amours.

Bel héritage
« On leur a dit : laissez-nous un bel héritage. Cascades a une belle fierté. Elle va faire de la plantation d’arbres et du remblai. Ils sont soucieux de nos demandes. J’ai hâte de voir. Ils vont nous faire quelque chose de beau », d’exprimer la mairesse d’East Angus, Lyne Boulanger. Cette dernière aimerait que les citoyens puissent s’approprier les lieux comme dans un genre de parc où ils pourraient s’asseoir et contempler la rivière. « On veut donner une qualité de vie à nos citoyens. Ça serait un ajout. Ça s’inscrit dans notre vision pour les 20 prochaines années », de lancer la mairesse, en faisant référence au nouveau plan d’urbanisme, qui sera présenté les 17 et 18 avril prochains à la population.

Mme Boulanger est bien consciente que l’entreprise Graphic Packaging est propriétaire des lieux, mais y voit une ouverture. D’ailleurs, les autorités municipales prévoient rencontrer ultérieurement les représentants de cette dernière pour discuter d’un partenariat à développer.

Taxes
Le démantèlement de l’ancienne usine privera la municipalité d’un revenu annuel approximatif de 25 000 $ sous forme de taxes. Mme Boulanger mentionne que l’impact avait été prévu dans le présent budget. « Ça a été planifié et absorbé dans le budget. » Elle ajoute que le manque à gagner ne devrait pas être trop perceptible pour cette année du fait que plus de la moitié de l’année sera écoulée avant que l’usine disparaisse. C’est davantage dans la préparation du budget 2019 que le manque à gagner se fera sentir.

CJE HSF

Le CJE déménage dans l’ancienne clinique médicale de East Angus

Le Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François déménage ses pénates. L’organisme se relocalisera à l’intérieur de l’ancienne Clinique médicale East Angus au centre commercial de l’endroit et y accueillera ses clients le 2 avril prochain.

Situé au 75, Angus Nord depuis sa création, il y a maintenant 19 ans, l’organisme traverse de l’autre côté de la rivière. Le conseil d’administration et la direction ont saisi l’opportunité que procurait la fin du bail pour évaluer les différentes options qui s’offraient à eux, explique-t-on. L’évolution des services au fil des années fait en sorte que l’organisme a besoin d’espace additionnel. « On a développé plus de projets au fil des années comme Opération cadeaux de Noël et MAP Haut-Saint-François qui impliquent des groupes de participants et plus d’espace », d’expliquer Sylvain Lessard, directeur général du CJE. À cela, pouvaient s’ajouter des formations et autres activités de groupe qui faisait en sorte de se retrouver à l’étroit, laisse-t-il entendre.
Le choix du local situé au centre commercial d’East Angus offre une belle visibilité, estime-t-on. On croit également que le volume de fréquentation pourrait attirer davantage de jeunes à bénéficier des services offerts. M. Lessard mentionne que l’organisme est en constante évolution et peut saisir des opportunités pour développer des projets ponctuels selon les besoins. Le CJE entamera son déménagement le 30 mars pour ouvrir ses portes le 3 avril. On profite du long congé de Pâques pour déménager. Les jeunes pourront accéder aux nouveaux espaces le 3 avril. M. Lessard et les membres du conseil d’administration remercient M. Luc Gosselin et la famille Gosselin pour leur générosité et leurs bons soins déployés au cours des années.

Rappelons que le CJE est un organisme sans but lucratif dont la mission est de soutenir et guider les jeunes adultes de 16 à 35 ans dans leurs démarches d’insertion socioprofessionnelle, en les accompagnant dans leur cheminement volontaire vers l’emploi, un retour aux études ou dans le démarrage d’une entreprise ou d’un projet.

Quand l’art s’invite à table

Dans deux semaines, l’Atelier Auckland mettra la table pour son tout premier Stammtisch. La rencontre culinaire se tiendra le premier samedi d’avril, soit le 7, le lendemain du Jour du tartan. La thématique écossaise sera à l’honneur pour l’occasion; les invités étant encouragés à délaisser le pantalon au profit du kilt !

L’Atelier Auckland est l’unité de production de Sylvain Dodier et Luc Pallegoix, à Saint-Isidore-de-Clifton. Le centre d’art et de nature a déjà présenté nombre d’expositions, activités et concerts variés par le passé. Cette année, les arts de la table s’invitent à l’atelier sous la forme du Stammtisch. Celui-ci se veut, traditionnellement, la tablée d’habitués d’un bar ou d’une auberge dans les régions germaniques. Alors que les hôtes en sont à préparer leur programmation 2018, « le Stammtisch sera le premier truc qu’on lance pour la saison », avance Sylvain Dodier.

Le Stammtisch sera plus qu’un simple repas. « On amène l’idée de métissage culturel à table », précise Luc Pallegoix. « On mêle les nourritures terrestres aux nourritures de l’âme en même temps. Aussi de refaire le monde, ça fait partie de la culture de l’établissement. Et l’été est propice à ça. » C’est M. Pallegoix qui sera derrière les fourneaux pour l’occasion pour recréer, le temps d’une soirée, une réalité bien ancrée dans sa Franche-Comté natale. « À la maison en France, ça cuisine beaucoup, ça reçoit beaucoup. Et le Stammtisch existe toujours. Même dans ma ville natale, à Besançon, tu en retrouves. »

Ce qui sera un rendez-vous mensuel aura une nouvelle thématique chaque fois. « Il y aura différentes formules de Stammtisch pour pouvoir voyager dans les régions, les pays et même au Québec ! Il y a plein de trucs à découvrir, comme les herbes salées du Bas du Fleuve », prévoit déjà le chef.

Pour l’édition d’avril, « l’objectif est de faire découvrir toute la part des Écossais, incluant leur influence. C’est pour ça que Luc le fait le lendemain du Jour du tartan », explique M. Dodier. Le 6 avril 1320 est la date de la signature de la Déclaration d’Arbroath établissant l’indépendance historique de l’Écosse. À l’échelle provinciale, les immigrants écossais forment l’un des peuples fondateurs du Québec, alors que, localement, certains d’entre eux s’établirent à Scotstown, Gould et au Canton de Lingwick au 19e siècle.

Le candidat du Parti vert dans Mégantic rajoute que « le but est de faire découvrir les métissages. C’est important en art. Notre bouffe, notre culture… On est très marqués par les anglophones, les Irlandais, les Écossais. Et c’est dans cette optique que le Stammtisch est organisé. »

Concrètement, le menu offrira en plat principal un bœuf à la bière. « C’est un grand classique de la cuisine écossaise », de noter Luc Pallegoix. La viande proviendra de la Boucherie Éric Vachon, à Saint-Isidore-de-Clifton. Le chef prévoit trois purées de légumes en accompagnement, dont des pommes de terre pilées d’origine bio et locale. Bien que l’entrée demeure une surprise, nous pouvons avancer que la Fromagerie Caitya à Sawyerville sera l’un des fournisseurs d’ingrédients de la soirée. De même, l’œuvre de l’artiste cuisinier devrait porter le nom de Vertige aux trois fromages. À suivre. Comme dessert, le convive aura droit à une ganache française servie sur une pâte de shortbread.

« Le premier Stammtisch sera à la fois rustique et sophistiqué », résume Luc Pallegoix. « C’est une formule très partage. Il y aura des plats individuels lorsque obligatoire, mais sinon ce sera à la bonne franquette. Et c’est important. Plein de gens sont en recherche de ça. Nos vies vont trop vite. La logique slow life, c’est notre politique maison. On fait plus en faisant moins. »

Les Stammtisch de l’Atelier Auckland auront lieu les premiers samedis du mois. Le nombre de places est limité à douze. Plus d’information disponible auprès des organisateurs.

For Language Equality

The Quebec minister responsible for relations with English-speaking Quebecers, Kathleen Weil, recently stopped by in Bury to take the pulse of the population. About 50 members of the English-speaking community were present and were able to talk in person with the MNA of Notre-Dame-de-Grâce (NDG). General access to bilingual services was one of the issues raised more than once during the discussion.

The event was part of a provincial tour aiming to understand the diverse realities and concerns of the community in view of a public consultation to take place in the coming months. During the visit to Bury, the minister made stops at the St. Paul’s Rest Home, the Eaton Valley Community Learning Centre and the Armoury Community Centre.

According to Townshippers’ Association, the Haut-Saint-François has a community of about 2500 persons whose first language is English. This number represents 11% of the population, the second-highest percentage in the Eastern Townships, after the Memphremagog MRC.
About a month after she became minister in October 2017, Kathleen Weil announced the creation of a Secretariat for relations with English-speaking Quebecers. «The Secretariat is like a mini-ministry,» explained Weil.

«The idea is to support the vitality of the communities all over Quebec,» she continued. «We want to government services, in health and in other sectors, to be able to respond to their needs in English, because they have the right to receive information and services in English. But also to ensure that young people can stay here and find their place.»

On that point, the minister cited the statistic that two out of three bilingual university graduates leave Quebec to go work elsewhere in Canada. «We understand these young people who have opportunities elsewhere. But if they had the choice, we would rather they stay here, because we’re losing out. At present, we’re recruiting people from around the world, but we’re losing our own citizens.» Kathleen Weil offered several examples of concerns that some educated English speakers can have before deciding to leave: «Is my French good enough? Is my French suitable for the job that I am looking for?» She confirmed that the Secretariat is thinking about ways to offer linguistic support to help such persons stay. «When young people leave, they don’t come back, so it’s a loss to our population. This is becoming an issue of survival for the economy in rural regions, where there is a striking shortage in the workforce.»

The mayor of Bury, Walter Dougherty, spoke during the meeting and offered a personal account of how, some years ago, he tried out for a job in the Ministry of Transport. «The job offer mentioned a bilingual position. When I arrived to take the test, they said that if I failed the first part in French, they would stop evaluating it. I asked them to wait to look at the English part, and then to average the two parts, since bilingualism was a requirement. But they refused.» Dougherty said that the topic of the predominence of French was one that he felt passionate about.

Les Constructions Morin s’imposent

Depuis deux ans, Les Constructions Morin montrent leur savoir-faire à Ascot Corner. Deux immeubles à revenus situés sur la rue Desruisseaux et bientôt un troisième offrent des logements haut de gamme. Pierre-Luc Morin, copropriétaire, avec son père Luc Morin, sont fiers des bâtiments érigés dans un concept de développement durable. Toiture en tôle, fenêtres triple vitre, comptoir de granit, panneaux de douche en quartz et plusieurs autres aspects font de ces résidences un endroit unique et chaleureux. Situés à proximité de la rivière Saint-François, les logements offrent une tranquillité et un coup d’œil à couper le souffle. L’entreprise, qui y a effectué le raccordement du service d’aqueduc et égout, offre également le service d’excavation, de construction et rénovation résidentielles.

Rachel Garber

SINGING

We’ve heard a new heartbeat in downtown Cookshire in recent years, with the Cultural Centre, beautifying flower baskets or wreaths, concerts and more. And now, here is an opportunity to join a community choir or chorus, and sing your heart out.

«Music is like the universal language, really,» said Celine Blais. She’s the president of the Coeur Villageois (Heart of the Village), the group of volunteers that is organizing the chorus. «The chorus is another way to bring people together.»

That means all kinds of people are welcome for this new experience: All ages, both men and women, both English- and French-speaking, residents of anywhere in the Haut-Saint-François. «Different types of voices are needed,» said Blais.

The choir director is to be Anne-Claire Hyvert, a singer and music teacher from Bishopton. The repertoire will include a variety of music, said Blais. For example, music of Neil Young, Leonard Cohen, Gordon Lightfoot, Daniel Lavoie, Zacharie Richard, and more. But that will depend, in part, on the size and wishes of the choir members. «The aim is to have fun, really.»

The 12 practice sessions are planned for Wednesdays, April 4 to June 20, from 6:30 to 8 p.m., at La Maison de la Culture John Henry Pope, 25 Principale West. But wait. Before showing up, it is important to contact the chorus director Anne-Claire at 819-884-1258 or bishopnote@gmail.com. Knowing a bit about the potential participants will help inform her planning.

Yes, there is a fee: $7 per person, but if two participants come from the same family, the fee for the second person is only $3. The fee is to recompense the director and to help pay for the right to use various composers’ music. The Cultural Centre is making the practice space available at no cost.

March 21: TAX CLINIC
Quick! The annual income tax clinics of the Centre d’Action Bénévole du Haut-Saint-François (CAB, or Volunteer Action Centre) are upon us. The volunteer-staffed clinics offer services free of charge for persons with limited incomes. The last two Wednesdays of the bilingual clinic in Sawyerville are on March 21 at 1 to 4 p.m., and 6 to 8 p.m., and March 28 from 1 to 4 p.m.
Eligibility criteria for the service: (1) Single person having up to $25,000 of income, plus up to $2,000 for each dependent. (2) A couple with income of up to $30,000 plus up to $2,000 for each dependent. (3) $1,000 or less in interest revenues. (4) Persons with rental income or self-employment earnings are not eligible.
How does it work? Trained volunteers fill out your returns, respecting your confidentiality. Bring all your papers to the clinic, and collect them a week later. Bring along your 2016 notices of assessment, if possible. Tenants, bring your RL-31 form, and property owners, your property tax statement.
Services in English are offered at the Sawyerville Community Centre, 6 Church Street. Info: 819-560-8540, option 9 for English, or coordo@cabhsf.org.

March 21: ABOUT BULLYING
This Wednesday, March 21, is a workshop on facing bullying or elder abuse, and recognizing the signs of bullying when you see it happening to yourself or someone else. Facilitating the workshop is Marie-Philippe Dubuc from DIRA-Estrie, a regional community organization that works to prevent and counter elder abuse and mistreatment of individuals age 55 and older, and their families.
The workshop begins at 1 p.m., following a Health Links lunch. Advance registration is needed for the lunch, but you can just drop in out of the blue for the workshop. All are welcome. The event is at the Armoury Community Centre, 563 Main Street, Bury.

March 28: COLOUR CAFÉ, EAST ANGUS
Adults and others who enjoy combining colouring with conversation and snacks can try out a Mandala Colouring Café in East Angus on Wednesday, March 28, from 2 to 4 p.m. Participants may bring their own colouring supplies or use what is available. It’s at the new building of the Moisson Haut-Saint-François, 53 Angus Sud. Info: Diane Grenier, Volunteer Coordinator, Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François, 819-560-8540 x 9, or coordo@cabhsf.org.

April 20: YOGA IN NEWPORT
Yoga classes with Vanessa Salvatore come again to Newport this spring, with a 10-week session at the Municipal Hall at 1452 Route 212 in Island Brook. The classes are Fridays, April 20 to June 15, from 1 to 2 p.m. Fee: $180. Info: 819-875-1767.

Anytime: FROZEN MEALS
Difficulty making meals? No need to go hungry. A frozen meals on wheels service is offered bi-weekly by the Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François. Just call the coordinator of English services, Diane Grenier, at 819-560-8540 (press 9 for English), or email coordo@cabhsf.org. She can give you a long menu of meals to choose from, at a reasonable price.

CHURCH SERVICES
Anglican. Sunday services on March 25 are in Bury at 9:30 a.m., and in Cookshire, at 11 a.m., in the Trinity United Church hall, 190 Principale West. A Good Friday service is on March 30 at 11 a.m. at St. George’s Anglican Church in Lennoxville. Easter services are on April 1st in Bury at 9:30 a.m. and at St. Peter’s Church in Cookshire at 11 a.m. Info: 819-887-6802.
United. On March 28 is the Palm/Passion Sunday service in Cookshire at 9:30 a.m. and in Sawyerville at 11 a.m. On March 29 at 7 p.m. is a Maundy Thursday service in Sawyerville. On March 30 at 10:30 a.m. is a Good Friday service in Cookshire. On April 1st at 6 – 6:15 a.m. is an Easter Sunday Sunrise service at the Gazebo on Route 210 in Eaton Corner, and at 10:30 a.m. is an Easter service with communion in Cookshire. Info: 819-889-2838 (listen to message).
Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email ra.writes@gmail.com by March 26 for publication April 4 and by April 9 for April 18.

Deuxième crue de la rivière Eaton en un hiver

Six semaines après avoir vécu une première évacuation, 70 résidents du secteur de la rue Eaton à Cookshire-Eaton ont de nouveau eu à quitter leur maison, le temps que le niveau de la rivière baisse.

Lors de cette seconde inondation à l’intérieur d’une même saison, l’ordre d’évacuer a été donné le mercredi 21 février. Près d’une semaine plus tard, les pelles mécaniques en étaient toujours à défaire les restes d’embâcles. « On devrait finir demain [le mardi 27] », estime Éric Cloutier, directeur de la sécurité publique. « Il y avait des restants de janvier, puis on travaille aussi pour éliminer les autres chances d’embâcles qui s’en viennent avec le printemps. »
Lors de l’inondation de la mi-janvier, un bouchon s’était formé sur la rivière Eaton à la hauteur du chemin Côté, qui croise la route 253. Lors de la plus récente, plusieurs embâcles s’étaient formés en amont de la rivière, jusqu’au chemin du Bassin.

Pierre Letendre est un résident du secteur de la rue Eaton et observait l’évolution du niveau de la rivière après avoir appris l’ordre d’évacuation. « J’ai été diner chez moi, puis ils passaient aux portes donner un premier avis. » Étonnamment, celui-ci avait été épargné en janvier. « Non ! Il y a même une poubelle qui était prise dans la glace, mais à part ça, rien. On était surélevés. Mais deux fois en l’espace de deux mois, c’est la première fois. Ça fait dix ans que j’habite là. D’habitude, on l’a une fois par année. »

L’ordre d’évacuer a été lancé sur l’heure du midi, le mercredi 21 février. « Trois heures après, ça sortait dans le développement un peu partout », relate M. Cloutier. En soirée, la ville a procédé à la fermeture de la route 108, qui enjambe la rivière, de manière préventive. Le détour est demeuré en vigueur de 18 h à 3 h. L’évacuation visait 30 résidences et un total de 70 citoyens, mais toutes les maisons évacuées n’ont pas été inondées. Le jeudi 22 en fin d’après-midi, les gens qui le souhaitaient pouvaient regagner leur demeure.

En janvier, entre 35 et 50 mm de pluie s’étaient abattus sur la région, provoquant une montée du niveau des eaux soudaine. À ce moment, la Ville de Cookshire-Eaton avait été quelque peu prise au dépourvu, devant lancer l’ordre d’évacuer en pleine soirée. Cette fois-ci, la situation était un peu plus préventive.

Alors que nous sommes aux abords du pont de la rue Principale Est, qui enjambe la rivière, Éric Cloutier pointe en direction d’un bâtiment situé 200 mètres plus loin. « La salle Guy-Veilleux qu’on voit, ça normalement, c’est dans une zone 0-100 ans. Donc, tu n’es pas supposé d’avoir de l’eau là ou une fois, tout de moins, en 100 ans. Là, ça fait deux fois que l’eau atteint les marches en un mois et demi. Ça fait que les statistiques, on n’en tient plus compte. »

Audrey Bresse-Carette, résidente de la rue Eaton, a vu s’accumuler 1 m d’eau dans le sous-sol de la maison familiale. À l’instar de M. Letendre, la demeure de Mme Bresse-Carette n’avait eu aucun dommage lors de l’inondation éclair de janvier. « On avait eu de l’eau sur le terrain, mais rien dans la cave. » Cela faisait quelques années que la résidence des Bresse-Carette n’avait pas été touchée par les crues. « Il y a peut-être dix ans, on avait déjà eu 6 pi d’eau dans la cave, mais rien depuis. »

Contrairement à l’évacuation de la mi-janvier, aucun centre d’urgence de la Croix-Rouge n’a été déployé en ville, l’évacuation de février a été faite de jour et avec plus de marge de manœuvre.

PAFIO

Forêts publiques de l’Estrie

Une séance d’information sur les travaux forestiers planifiés sur le territoire public de la MRC se tenait récemment au Centre communautaire de La Patrie. Les municipalités concernées sont celles de Chartierville, Hampden, La Patrie et Lingwick.
Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) gère les forêts publiques selon un Plan d’aménagement forestier intégré opérationnel (PAFIO) échelonné sur les cinq prochaines années. L’unité d’aménagement (UA) en Estrie porte le numéro 051-51. La coordination locale est faite par une table régionale, soit la Table de gestion intégrée des ressources et du territoire (TGIRT).

Outre les représentants du MFFP et de la TGIRT, nous retrouvions du personnel de Domtar, des citoyens et propriétaires privés de même que des politiciens locaux, comme les mairesses de La Patrie et de Lingwick. L’assistance se chiffrait à une vingtaine de personnes. « C’est la première fois qu’on réussit à avoir autant de gens intéressés aux aménagements qui vont avoir lieu », remarquait, enthousiaste, Manon Ayotte, ingénieure forestière et coordonnatrice à la TGIRT.

Jean-Paul Gendron, président de la TGIRT, le reconnaissait d’entrée de jeu : « [En Estrie], la forêt publique est petite et fragmentée, mais subit beaucoup de pression. » Les travaux qui y sont prévus incluent de la récolte de bois, la préparation de terrain, le reboisement, l’entretien de plantation et de l’éclaircie précommerciale. Des travaux de construction et d’amélioration des chemins forestiers sont également planifiés.

L’unité d’aménagement régionale couvre 425 km2 ou 37 000 ha. Cette superficie est répartie dans trois MRC, soit celle du Granit (81 %), du Haut-Saint-François (17 %) et des Sources (2 %). Dans le HSF, Chartierville, Hampden, La Patrie et Lingwick verront des travaux effectués sur leurs terres publiques.

Chartierville
La municipalité possède une superficie de 9 km2 de forêts publiques, soit 2 % de l’UA. Au sud de la municipalité, comprise entre la bifurcation du chemin Brise-Culotte, la limite de Notre-Dame-des-Bois et la frontière américaine, une aire de 240 hectares fera l’objet de coupes partielles (25 à 50 % du couvert forestier). Un chemin d’un kilomètre y sera implanté, alors qu’un second en partance de Notre-Dame-des-Bois sera amélioré. Une aire d’environ 10 ha subira une coupe de régénération (prélèvement de la majorité des arbres de diamètre commercial). Plus au nord, entre La Patrie et le 10e Rang, un secteur de 4 ha était en consultation pour un dégagement et une éclaircie commerciale (récolte de 25 à 50 % des arbres de diamètre commercial).

Canton de Hampden
Hampden arrive en seconde position avec 25 km2 de terres publiques, soit 6 % de l’unité d’aménagement. Une partie de ces forêts sont comprises dans le parc régional du Marécage des Scots. Plusieurs petits lots étaient en consultation. Un premier groupe de sept se situait entre les chemins Ditton et de Franceville. Ceux-ci couvrent une aire de 22 ha et un traitement de reboisement et de préparation de terrain y est prévu. Un second groupe de sept lots se trouve à l’est du chemin de Franceville et au sud de la route 214. Un reboisement et une préparation de terrain y seront effectués sur 19 ha. Au nord du chemin de Franceville, avant les limites de Val-Racine et de la MRC du Granit, le chantier Ruisseau Valley regroupe neuf lots totalisant 48 hectares en vue de coupes de régénération. Ce même secteur a environ 200 ha avec des coupes partielles prévues et 50 ha en coupes de régénération. Finalement, environ 7 km de chemins devront être implantés ou améliorés.

La Patrie
La Patrie possède la plus grande superficie de forêts publiques de la MRC avec 26 km2, soit plus de 6 % de l’UA. De cette superficie, une partie se trouve dans le parc national du Mont-Mégantic, tandis que 400 ha sont sous la gestion d’un arboretum et d’une forêt expérimentale. Des coupes partielles sur une superficie de 120 ha se feront au bout du chemin du Petit Canada Est et d’autres le seront de part et d’autre de la route 257 au sud du chemin de la Petite Angleterre sur une aire de 25 ha.

Lingwick
Lingwick comporte 11 km2 de terres publiques, comptant pour 3 % de l’UA. De ce total, quatre lots totalisant 10 ha étaient soumis à la consultation pour dégagement et éclaircie commerciale.

Les chantiers de la région ont peu soulevé d’inquiétudes et de questions de la part des gens présents, la majorité des travaux s’effectuant du côté de la MRC du Granit. Localement, l’exécution de l’aménagement est confiée à l’entrepreneur Exfor VM et au mandataire Vexco, deux entreprises de Plessisville.

Aménagement forestier coopératif des Appalaches

Voilà 44 ans que l’Aménagement forestier coopératif des Appalaches est implanté à La Patrie. Suite à un creux aux alentours de 2008, l’organisme vogue de sommet en sommet. L’année 2018 s’annonce tout aussi haute en couleur.

Aménagement forestier et agricole des Appalaches a été fondé en 1974. Il s’agissait à ce moment du premier organisme de gestion à voir le jour en Estrie. Implanté depuis ses débuts à La Patrie, le groupement forestier est devenu une coopérative en 2012. Il est désormais connu sous le nom d’Aménagement forestier coopératif des Appalaches (AFCA).

Les petits propriétaires forestiers constituent la clientèle-cible de l’AFCA. Ceux qui souhaitent devenir membre doivent posséder au moins quatre hectares forestiers d’un seul tenant. La coopérative offre une gamme complète de services forestiers pour répondre aux besoins de ces propriétaires de lots boisés. Son objectif premier consiste à aider à aménager sainement la forêt.
L’AFCA œuvre sur la majeure partie de la MRC du Granit et la portion est du Haut-Saint-François, constituée des municipalités de Lingwick (avec 3344 ha sous aménagement), Scotstown (168 ha), Hampden (2658 ha), La Patrie (8802 ha) et Chartierville (4333 ha). Dans cette partie du HSF, « près de 60 % des propriétaires forestiers sont membres ou font affaire avec la coopérative », relate son directeur général, Nicolas Meagher.

Des avantages et des retombées
Après l’aménagement des propriétés, la finalité d’un groupement forestier est de retourner en services et en valeur le fruit des opérations de la coopérative aux propriétaires et à la collectivité.

« C’est certain qu’il faut être rentable », poursuit M. Meagher. « Mais on vise pas à faire des profits. Lorsqu’on a un trop-perçu, on a une politique d’établie. C’est une forme de ristourne. L’année passée, c’était 84 000 $, puis avant ça, c’était 100 000 $ depuis 2014. » C’est ainsi que des investissements sont effectués chez les membres. « On a une devise qui est : “Une coop par et pour ses membres”. C’est un principe qui est très important pour le conseil d’administration. »

Les aménagements et investissements sont toujours faits dans une optique de développement durable. À cet effet, 75 % des membres de l’AFCA ont adhéré à la certification FSC, qui garantit des pratiques responsables et soucieuses de l’environnement. Comme de plus en plus d’usines recherchent du bois certifié pour leurs produits, cette approche positionne avantageusement ces membres. La coopérative récolte 85 000 m3 de bois par année.

« On essaie toujours d’améliorer nos techniques, nos façons de faire. On évalue donc nos pratiques au niveau du martelage, de nos sentiers de débardage, de la régénération naturelle, de la formation de nos travailleurs », complète Nicolas Meagher.
Être membre de l’AFCA implique aussi des avantages économiques. Les membres sont éligibles aux subventions du Programme d’aide à la forêt privée. Ce programme offre un support financier et technique aux propriétaires pour les aider à réaliser adéquatement leurs travaux sylvicoles. Également, les producteurs forestiers qui réalisent des travaux d’aménagement reconnus peuvent réclamer jusqu’à 85 % de leurs taxes foncières et ainsi bénéficier de crédits d’impôt avantageux.

Faire flèche de tout bois
Il y a un an, l’AFCA rendait disponibles des parts privilégiées à ses membres et employés afin d’établir une érablière acéricole à La Patrie. Une somme de 240 000 $ a ainsi été levée. En ajoutant la vocation acéricole, la coopérative est désormais un producteur agricole. « On a 16 000 entailles et on a bâti une cabane à sucre sur le rang Labonne. On a déjà commencé à récolter de l’eau. » Les parts privilégiées ont servi à payer une partie des infrastructures et installations telles qu’un évaporateur, la tubulure, les installations électriques, le chemin d’accès, la station de pompage et la cabane comme telle. Au total, il s’agit d’un projet d’environ 850 000 $.

La coopérative a pu se lancer dans une telle aventure maintenant qu’elle atteint ses cibles en suivant un plan stratégique. Nicolas Meagher se remémore la dernière période d’incertitude : « On a eu des gros creux avec la crise économique de 2008 et la crise forestière. Mais depuis ce temps-là, c’est tout replacé. Cette année, ça va être aux alentours de 6,5-7 M$ de chiffres d’affaires. »

Celui qui est seulement le quatrième directeur général en quatre décennies résume la raison d’être de l’AFCA : « On s’implique énormément. On voyait que la foresterie en Estrie, elle n’était pas assez vue, pas assez connue. Et nous, on n’est pas assez vus et connus non plus, ça fait qu’on tente de s’impliquer beaucoup. On veut se faire connaitre. On est des passionnés de la forêt puis de la foresterie. On croit en notre coopérative et dans les groupements forestiers. »

Jean-Paul Gendron

La TGIRT Estrie veille à une utilisation harmonieuse de la forêt publique

À l’instar des 36 autres Tables locales de gestion intégrée des ressources et du territoire (TGIRT) au Québec, celle de l’Estrie a pour but d’assurer la prise en compte, dans la planification forestière, des intérêts et des préoccupations des personnes et organismes touchés par les activités d’aménagement forestier, ce qui n’est pas toujours évident.

En Estrie, 91 % des forêts sont privées 730 000 ha, pour 9 200 propriétaires. Or, 9 % de la superficie forestière soit 80 000 ha appartient à l’état donc public. « Compte tenu de l’accessibilité relative des forêts privées, les territoires forestiers publics sont très sollicités », de mentionner Jean-Paul Gendron, président de TGIRT Estrie. L’organisme doit donc coordonner et gérer « dans le meilleur intérêt des utilisateurs du territoire public, et surtout dans une optique de durabilité écosystémique, les visées de tout un chacun groupes et entreprises manifestant des prétentions d’usage de cette forêt publique certes très petite en superficie, mais riche de potentiels », d’ajouter M. Gendron.

Au-delà de la stricte récolte de bois, l’ensemble des usages, selon la loi, doit être coordonné par une table régionale mettant à contribution les porte-paroles des principaux organismes et structures régionales ainsi que les représentants du MFFP interpelés par la vocation de ce territoire. La TGIRT Estrie est une table de concertation régionale à laquelle siègent plus d’une douzaine de personnes incluant également des représentants des MRC du Granit, des Sources et du Haut-Saint-François, dont une représentante des Premières Nations Abénakis.

La coordination au sein de l’organisme se fait entre autres à partir de valeurs bien établies comme l’approvisionnement en matière ligneuse, la cohabitation harmonieuse des usagers, la production acéricole, le patrimoine paysager, les retombées régionales de la mise en valeur du territoire public, l’accès routier aux territoires publics, la biodiversité des milieux naturels, l’acquisition et l’intégration des connaissances.

« La concertation s’impose et chaque usager doit apprendre à partager le territoire en fonction des valeurs adoptées par l’ensemble. Foresterie durable, faune, activités de plein air, biodiversité, régime hydrique, paysages, accessibilité, droits ancestraux des Premières Nations sont autant de valeurs qui doivent animer la Table en fonction de la durabilité de l’écosystème et de son apport significatif aux dimensions économiques, sociales, culturelles et environnementales de l’Estrie », d’insister M. Gendron. Cela amène donc la TGIRT à composer avec les entreprises forestières, acériculteurs, chasseurs, randonneurs, écologistes, municipalités et la Sépaq qui se partagent un territoire fragmenté inégalement réparti dans la partie est de la région.

Le territoire public est donc fragmenté entre la Sépaq (parc Orford, parc du Mont-Mégantic, parc Frontenac), deux réserves écologiques (Samuel-Brisson et Gosford), la Forêt habitée Gosford (géré par la municipalité de Woburn), la Zec Louise-Gosford, la Zec Saint-Romain, des acériculteurs en location (1 200 000 entailles) et les parcs régionaux du Mont-Ham (MRC des Sources) et du Marécage des Scots (MRC du Haut-Saint-François). Les superficies accessibles aux forestiers pour la récolte de produits ligneux est de 37 500 ha couvrant surtout la zone frontalière de la MRC du Granit et quelques étendues dans les MRC voisines. La partie Louise (Zec Louise-Gosford), la Zec Saint-Romain et les deux parcs régionaux sont sujets à la récolte de bois par les bénéficiaires de garanties d’approvisionnement (BGA).

Soulignons que la possibilité forestière, donc de récolte, de l’UA 051-51 est établie par le Forestier en chef du Québec. Pour la période (2014-2017), sur une possibilité moyenne annuelle de 60 400 m3s, la récolte effective oscille autour de 74 % de ce volume, soit quelque 1 200 camions-remorques.

Des cordons-bleus en devenir à Un lunch presque parfait

La quatrième édition du concours Un lunch presque parfait a récemment pris fin à la Cité-école Louis-Saint-Laurent, à East Angus, au cours d’une compétition réunissant une dizaine d’étudiantes. L’équipe des Bleues, formée d’Audrey Patry-Descôteaux, d’Alexandra et Bianca Groleau, a été couronnée championne. Deux épisodes témoignant de l’aventure restent à être diffusés à la télévision.

Depuis le mois de novembre dernier, les étudiantes participantes se sont fait enseigner les bases de la cuisine au cours d’ateliers donnés par Jean-Patrice Fournier, chef propriétaire du service de traiteur Le Poivron Rouge, et Mylène Bernard, propriétaire de Petits Cupcakes. Ces derniers ont montré les secrets derrière la fabrication du pain et la cuisson des viandes. À ce sujet, chef Fournier a un conseil judicieux pour juger de la fraicheur d’un poisson : « Si tu y mets le doigt dans l’œil, puis qu’il ferme, c’est qu’il est frais. » Autrement, les élèves ont cuisiné des tartes au citron avec Mme Bernard, glacé des cupcakes et créé leur propre crème pâtissière.

Pendant ces semaines d’initiation et de préparation, les apprenties cuisinières avaient à planifier le menu qu’elles auraient à élaborer le jour de la compétition. Au cours de la semaine du 16 février dernier, les équipes étaient accompagnées par un membre du personnel de la Cité-école pour aller faire l’achat de leurs ingrédients dans l’un des deux IGA d’East Angus et de Cookshire-Eaton. Celles-ci avaient une limite de 75 $ pour acheter la nourriture nécessaire à l’élaboration d’un menu complet incluant entrée, repas et dessert pour cinq personnes.

Allez les Bleues !
La compétition s’est tenue en avant-midi le 16 février et laissait deux heures aux participantes pour tout préparer. Comme si cela n’était pas assez, des contraintes supplémentaires ont été données la journée même. La première était que le plat principal ne devait pas être présenté dans une assiette. Les équipes ont eu le réflexe de monter leur plat principal sur des planches à découper en bois.

De plus, elles avaient à intégrer un ingrédient mystère à leurs recettes parmi un choix de céleri-rave, de betterave jaune et de pousses de pois mange-tout. L’équipe des Bleues a sélectionné le céleri-rave, qu’elle a incorporé à son entrée. Le plan initial consistait en un potage de carottes, ananas et gingembre accompagné d’un pain à la poêle. Malgré la contrainte, le gout est demeuré le même. « C’était bon. On s’en rendait même pas compte », témoigne Bianca Groleau.

Le deuxième service de l’équipe gagnante était composé d’un filet de porc, accompagné d’une purée de patates douces et de carottes glacées au miel. La sœur ainée des Groleau relate ce qui a mené à la préparation de ce plat. « Le chef aidait toutes les équipes, puis il nous a dit que ce qui allait bien avec le porc, c’était la patate douce. Déjà, ça nous a aidés. Puis pendant les cours qu’il nous donnait, on a appris à faire cuire des filets de porc, puis du poisson, donc on savait comment le faire. Sinon, le reste, c’est notre imagination. »

Le trio a complété son offre avec une mousse au chocolat noir avec coulis de framboises, émietté de biscuit Graham, ganache au chocolat et framboises fraiches. Le menu élaboré des Bleues leur a valu la première place ainsi que plusieurs prix : grandes planches à découper d’une valeur de 380 $, kit à pâtisserie, tôles à biscuits, moules à muffins, douilles et poches, petit mélangeur à smoothies, spatules, tasses à mesurer et mitaines de four.

Résultats et récidive
Suite à leur première expérience à Un lunch presque parfait, les trois membres des Bleues se montrent plus que satisfaites. Elles comptent toutes prendre de nouveau part à la compétition l’an prochain. Elles essaieront même de recruter une quatrième partenaire pour faire partie de l’équipe.

Les réseaux MAtv et AXIONtv ont commencé à diffuser la microsérie de trois épisodes depuis le 26 février. Le deuxième du 12 mars montrera la seconde partie des ateliers prodigués par le chef Fournier et enseignant les bases culinaires. La journée de compétition des élèves sera quant à elle diffusée dans le troisième et dernier épisode, qui sera en ondes dès le 26 mars.

actualite

Débrayage des centres de la petite enfance (CPE) fixé pour le 16 mars

Les parents dont leurs enfants fréquentent les CPE Le Ballon Rouge à La Patrie et Fafouin à East Angus devront prévoir un plan B puisque le Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de l’Estrie-CSN ont convenu d’une journée de grève, le 16 mars prochain.

C’est au terme de plusieurs journées de négociation, entre le syndicat et la partie patronale, que la rencontre du 21 février dernier s’est terminée « sur une bien mauvaise note ». La négociation tourne en rond, de mentionner Stéphanie Vachon, présidente du STTCPEE-CSN. « Nous avons tenté, tant bien que mal, de faire comprendre à l’APNCPE (Association patronale nationale des CPE), que la négociation traine en longueur et qu’il est inacceptable que des travailleuses soient sans contrat de travail depuis presque trois ans », s’indigne madame Vachon. « Nous croyons que nous avons épuisé notre capital de patience et nous sommes devant l’inévitable, c’est-à-dire l’exercice d’une journée de grève, laquelle est fixée au 16 mars prochain. Au risque de se répéter, nous sommes conscients des inconvénients qui incomberont aux parents, nous sommes cependant devant la rigidité de l’APNCPE et nous estimons que c’est le seul moyen d’être entendus et de négocier sur la base des conventions collectives existantes », ajoute la présidente du syndicat.

Parmi les 386 demandes, le syndicat prétend que l’APNCPE cherche à négocier à la baisse sur des sujets majeurs tels que les horaires de travail, la gestion participative, le choix de vacances, la gestion des pauses de travail, les choix que peuvent faire les équipes de travail locales, etc.

Le syndicat déplore aussi que l’APNCPE rejette l’entente de principe intervenue au national. Rappelons qu’en février 2016, l’APNCPE s’est retirée du processus de négociation nationale pour faire cavalier seul.

« Il est bien facile de comprendre l’exaspération du syndicat, considérant que les conventions qui sont échues depuis mars 2015 sont des conventions collectives négociées depuis de nombreuses années, nous ne sommes pas ici à la négociation d’une première convention collective », s’insurger Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie-CSN (CCSNE-CSN). « Dans le cadre du renouvellement d’une convention collective, on tente de pallier les problématiques vécues en cours de convention, il est ainsi difficile de croire qu’il y en a eu 386 en cours de convention. De plus, il est aussi inacceptable qu’il y ait une différence de traitement d’un CPE à l’autre dans la région de l’Estrie », de compléter M. Beaudin.

Mme Vachon croit qu’il « est possible, avec un peu de bonne volonté, d’arriver à une entente, nous y sommes parvenus dans les 2/3 des CPE de l’Estrie où nos membres sont présents. Deux rencontres sont prévues les 13 et 15 mars prochains, il sera loisible à l’employeur de démontrer sa volonté d’en arriver à une entente de principe », conclut-elle.
Si les résultats des prochaines négociations ne sont pas significatifs aux yeux du syndicat, les deux CPE du Haut-Saint-François concernés et 11 autres répartis sur le territoire estrien exerceront leur droit de grève, le 16 mars.

Un dîner intergénérationnel réussi à Saint-Isidore-de-Clifton

Forts du succès obtenu à sa première initiative, l’année dernière, les élèves de 5e et de 6e année de l’école primaire des Trois-Cantons de Saint-Isidore-de-Clifton ont concocté un dîner intergénérationnel auquel ont participé plus de 140 personnes réunies au sous-sol de l’église.

L’initiative a permis d’amasser des fonds qui serviront à défrayer les coûts d’un échange scolaire avec des élèves de la Colombie-Britannique au printemps prochain. Les élèves avec l’aide de parents et des cuisines collectives ont préparé un menu trois services comprenant soupe, repas principal ragout de pattes et dessert.

En fait, les élèves ont été victimes de leur succès. « On l’avait fait l’année dernière dans le cadre du concours québécois d’entrepreneuriat qui s’appelle maintenant Ose entreprendre. Ça avait bien fonctionné, on avait eu une quarantaine de personnes. Cette année, les personnes, les grands-parents, les aînés ont demandé qu’on le refasse. Là, les jeunes étaient très motivés pour le faire. Cette année, ça a pris plus d’ampleur que prévu, ils (élèves) ont eu chaud cette semaine », d’exprimer l’enseignant responsable Dany Marcotte. Initialement prévu à la salle Auckland pouvant accueillir 80 à 100 personnes, les responsables ont été contraints de déplacer le dîner dans une salle plus grande, soit le sous-sol de l’église.

Le dîner est le fruit d’un travail s’échelonnant sur deux mois et s’inscrit à l’intérieur du cheminement académique, d’expliquer M. Marcotte. Le processus comprend l’élaboration du menu, déterminer la quantité, l’achat des ingrédients, la façon de faire, etc. Pour le choix du menu, les parents ont été consultés, de mentionner M. Marcotte. Dans le processus s’effectue la répartition des tâches, « les jeunes ont roulé les boulettes, on a fait cuire, une autre équipe s’est occupée du potage, une autre a fait le dessert avec des parents. Aujourd’hui, on a une équipe responsable du service, une autre du dessert et de l’accueil », de mentionner avec fierté l’enseignant.

Grands-parents
Pierrette et Richard Duhaime de Bury sont des grands-parents qui ne ratent aucune activité de leurs trois petits-fils à l’école des Trois-Cantons, en occurrence Miguel pour l’occasion. « Quand il y a des activités, on participe. Quand ils font des spectacles, on est là. Les jeunes vieillissent assez vite, on aime mieux prendre le temps. C’est eux nos vedettes », d’exprimer avec une fierté évidente la grand-maman. « Maintenant que le grand-père est à la retraite depuis octobre, on est deux à participer aux activités », ajoute-t-elle.

La responsable du groupe d’élèves, Lilou Vallières, a pris la parole pour remercier les participants qui ont fait de cette initiative un succès. « Ça va nous aider pour l’échange étudiant avec la Colombie-Britannique en avril et juin prochains. On fait aussi de la décoration de sacs pour du financement », ajoute-t-elle. En entrevue avec un petit groupe d’élèves, ces derniers mentionnaient leur grande satisfaction. « C’est le fun; on avait des affaires à faire. On a un peu couru. » Bien qu’ils ont aimé leur expérience, ils confessent « le plus plate, c’est de placer la salle. » Mentionnons que les élèves ont obtenu de l’aide financière de la Caisse Desjardins des Verts-Sommets, des Hauts-Boisés et de la municipalité.

Rappelons que les élèves de l’école des Trois-Cantons recevront la visite d’étudiants de la Colombie-Britannique en avril prochain et qu’ils rendront l’appareil en juin. L’enseignant croit que le dîner permettra de dégager un surplus variant entre 500 $ et 1 000 $.

©2021 Journal Le Haut-Saint-François