Art et culture pour une identité distincte

Le Conseil de la culture de l’Estrie, aidé par la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François, tenait une Rencontre des arts et de la culture au nouvellement accessible Town Hall de Gould.

Une vingtaine de personnes assistaient à la rencontre visant la mise sur pied d’un projet collectif artistique ou culturel pour la région. Par le biais de la Démarche globale intégrée adoptée en 2014, on souhaite améliorer la qualité de vie du territoire, tout en augmentant son attractivité. Pour Jerry Espada, qui est animateur d’entrepreneurship territorial de la MRC, « c’est pas un appel absolument à des projets, mais plus une façon de vivre le Haut-Saint-François » pouvant mener à une identité distincte.

L’initiative Ose le Haut se fera d’ailleurs plus visible dès le mois de septembre, toujours dans cette vision de « développer une culture d’égalité, de solidarité et d’audace. »

Des représentations théâtrales gratuites tout l’été

Trois représentations se dérouleront à Cookshire-Eaton. Nous apercevons les trois acteurs de la pièce, Alexandre Leclerc, Rosie-Anne Bérubé-Bernier et Sophie Toutant-Paradis.

Le Chemin des Cantons s’animera tout l’été avec une animation théâtrale interactive, qui sera présentée gratuitement tout l’été à divers endroits du chemin, dont à trois reprises à Cookshire-Eaton.

La pièce Réguines et fantômes : enquête sur le Chemin des Cantons sera présentée les samedis et dimanches du 6 juillet au 25 août à Cookshire-Eaton, Sherbrooke, Richmond, Bromont et Cowansville. La première se tiendra au parc des Braves à Cookshire-Eaton ce samedi, à compter de 14 h, suivi d’un point de presse. L’animation théâtrale sera présentée de nouveau, au même endroit, les dimanches 21 juillet et 4 août à compter de 11 h. Notez que les représentations sont extérieures (sauf en cas de pluie). Apportez vos chaises.

Cette nouveauté initiée par le Chemin des Cantons en collaboration avec les Productions Traces et Souvenances fera découvrir les richesses du chemin. Lors des représentations, les gens découvriront que depuis quelques semaines, les choses ne tournent pas rond sur le Chemin des Cantons. Des objets disparaissent ou sont déplacés d’un site à l’autre, quelqu’un ou quelque chose s’amuse avec les installations au grand dam d’Olivia, l’employée chargée d’assister les visiteurs. On en vient à faire appel au service de Glenn Stevens, chasseur de fantômes.

Grâce à ses réguines de surveillance, Glenn découvrira que les dérangements sont causés par un esprit. Mais pas n’importe lequel : c’est le fantôme de Queen Lil, une tenancière à la recherche d’un anneau qui lui est cher. Olivia et Glenn comprendront bien vite que la seule façon de se débarrasser de cette visiteuse malcommode, c’est de l’aider à trouver ce qu’elle cherche.

Depuis 2007, le Chemin des Cantons met en valeur le patrimoine américain et britannique des Cantons-de-l’Est à travers une route signalisée. Les visiteurs sont invités à découvrir de charmants cœurs villageois, des ponts couverts, des granges rondes, des centres d’interprétation uniques et bien plus encore. Pour les accompagner le long de la route, les visiteurs peuvent se procurer la carte routière gratuite, le guide de voyage et le coffret de CD dans les bureaux touristiques ou télécharger le tout depuis le site Internet.

Festival du thé
Le Chemin des Cantons présentera également les 29 et 30 juin le Festival du thé des Cantons. Cet événement est une initiative de quatre lieux patrimoniaux offrant le thé à l’anglaise. Chaque établissement aura sa propre programmation d’activités.

Dans le Haut-Saint-François, le Salon de thé Scott à Scotstown, plus précisément au premier étage du B & B Le Bonheur, offre le thé tous les jours entre 13 h et 17 h sur réservation seulement.

Des commémorations presque aussi longues que la cavale pour le 125e de Donald Morrison

Calum Martin et sa fille Isobel-Ann ont livré quelques chansons en gaélique à la salle Oscar-Dhu à Gould lors de la soirée de lancement des festivités entourant le 125e anniversaire du décès de Donald Morrison.

Les commémorations entourant le 125e anniversaire du décès de Donald Morrison ont été lancées récemment à Lingwick par le Sentier des Écossais. La soirée débutait à l’église Chalmer’s avant de se déplacer à la salle Oscar-Dhu de l’Auberge La Ruée vers Gould. En tout, une dizaine d’événements sont prévus d’ici le mois de novembre prochain pour célébrer la mémoire du célèbre hors-la-loi.

Juin 1894
Les célébrations du 125e se dérouleront dans les municipalités de Lingwick, Scotstown, Hampden, Milan et Stornoway. C’est dans ces villages que celui qui fut un temps l’homme le plus recherché au pays se cacha pendant ses dix mois de cavale.

La cérémonie presbytérienne à l’église Chalmer’s fut célébrée en anglais par le pasteur Robert Black et accompagnée de psaumes chantés en gaélique. Isabelle Mandalian a offert une présentation du parcours de Morrison en français.

La soirée s’est poursuivie dans l’immeuble voisin de l’Auberge La Ruée vers Gould. Un buffet écossais fut servi à la quarantaine de convives. Après coup, la salle à l’étage les réunit le temps de quelques chansons interprétées par Calum Martin et sa fille Isobel-Ann, descendus tout droit de l’ile de Lewis en Écosse. Le lendemain, le père et la fille, originaires de Stornoway, Écosse, ont offert une prestation à Stornoway, Québec, en compagnie des Lewis Outlaws. Leur plus récent album traite d’immigration et comprend une collaboration avec le Yves Lambert Trio.

À venir
Suite à l’annulation du Ceilidh de Scotstown prévu à la fin juillet, les prochains événements de la série du 125e iront au 2 aout dans le cadre du Marché de la petite école à Lingwick. On y fera la démonstration du foulage de laine entre 18 et 19 h avant qu’une soirée musicale se poursuive au Town Hall dès 20 h.

Le lendemain, samedi 3, la journée débute à 11 h avec une visite historique de Gould offerte par Daniel Audet. On y visitera l’église Chalmer’s, le Town Hall, les cimetières environnants ainsi que le pont couvert. L’après-midi verra deux conférences et des ateliers sur la fabrication de scones et d’autres secrets de la cuisine des Highlands. Quatre sites offriront le souper, soit le Town Hall, La Ruée vers Gould, Le Pionnier de Ste-Marguerite et le Domaine Sévigny. La conclusion s’effectuera sous le son des chansons traditionnelles de Margaret Bennett, Skip Gorman et Norman Kennedy à l’église de Gould.

La Route des Églises

Le patrimoine du Haut-Saint-François compte plusieurs églises dispersées sur l’ensemble du territoire. La Société d’histoire et du patrimoine de Bury tient à souligner la contribution de ces communautés religieuses au développement de notre collectivité. Onze églises du Haut-Saint-François seront ouvertes au grand public, le dimanche 14 juillet 2019, de 10 h à 15 h. Des activités seront organisées dans quelques églises. Vous aurez la possibilité de visiter l’intérieur des certaines et de participer à différentes activités. Des églises sonneront leurs cloches pendant une minute trois fois durant la journée. La Maison de la culture John-Henry-Pope à Cookshire vous invite au mini-concert et pique-nique au parc des Braves à 11 h 30, Rosengarten, le portrait, un art oublié à la Galerie d’art, aussi l’exposition John Henry Pope à la salle paroissiale de l’église St-Peter’s. Une célébration œcuménique bilingue à 16 h sera présentée dans l’église de St-Camille à Cookshire, avec plusieurs confessions chrétiennes. Brochures disponibles dans les églises participantes et à plusieurs endroits dans le Haut-Saint-François. Appelez Edward Pedersen au 819 872-3400 pour des renseignements.

Exposition de ses dessins et sculptures Rosengarten à Cookshire-Eaton

Le vernissage de l’exposition Morton Rosengarten : le portrait, un art oublié s’est fait en compagnie de l’artiste et de 90 personnes à la Galerie d’art de Cookshire-Eaton. Sur les deux étages de la galerie, on découvre dessins et sculptures de l’artiste résident de Way’s Mills, un hameau de la municipalité de Barnston-Ouest. Parmi le lot de portraits, on retrouve celui du regretté Leonard Cohen, de qui Rosengarten est l’ami d’enfance. L’exposition sera présentée jusqu’au 2 septembre et est accessible sept jours par semaine entre 9 et 17 h.

Jacques Boutin sort des sentiers battus avec un premier long métrage

La grande première du film Vol-Age sera projetée le 7 juillet au Centre Multi Loisirs de Sherbrooke.

Habitué à produire des films animaliers, Jacques Boutin sort des sentiers battus et produit son premier long métrage, une comédie intitulée Vol-Age.

« Ça trottait depuis longtemps dans la tête. Je suis habitué à faire des films animaliers et je me disais ça serait le fun faire de quoi avec des personnages. » M. Boutin a soumis son idée de vol de banque à l’écrivain Christian Martin, de Newport. Ce dernier lui a suggéré de faire commettre le délit par des personnes âgées. De là s’est amorcée toute l’intrigue rédigée en grande partie par M. Martin.

Le film met en vedette neuf comédiennes entourées de plusieurs figurants tous pour la plupart des personnes âgées. Ce groupe de bénévoles a joué les rôles que leur a attribués le producteur. Lassées de jouer aux cartes jour après jour à la résidence pour personnes autonomes, un groupe de femmes déterminées décident de mettre un peu de piquant dans leur vie monotone en voulant dévaliser une banque ! Comme plusieurs se déplacent en marchette, le projet risque d’être plutôt ardu et compliqué ! Mais elles peuvent compter sur leur imagination et leur amitié serrée pour mener à bien leur plan de cambriolage.

Le tout sera prétexte à des situations loufoques et rocambolesques. Plusieurs scènes ont été filmées dans le Haut-Saint-François que ce soit au Manoir de l’EAU VIVE à Cookshire, au dépanneur Sawyerville, au Centre culturel à East Angus et d’autres endroits en région. Outre le noyau de 9 comédiennes, de nombreux figurants, musiciens, scénaristes font en sorte que plus de 75 personnes ont contribué au projet qui aura nécessité plus de deux ans de travail.

Appuyé de Liette Vaillancourt, Jacques Boutin s’est tapé la grosse part du lion en effectuant le tournage, le montage, la direction et bien d’autres. Il tient à souligner la belle contribution des divers organismes comme la FADOQ, Transport de personnes HSF qui ont généreusement apporté leur soutien à la production.

Fier de son produit, M. Boutin admet que ça n’a pas été de tout repos. Le plus difficile, selon lui, a été de gérer les gens et établir la ligne directrice. Une fois tout ça mis en place, il avoue avoir eu un grand plaisir à faire le film. Même qu’il songe déjà à une deuxième production.

La grande première sera projetée le dimanche 7 juillet, à 14 h au Centre Multi Loisirs de Sherbrooke. Les billets sont en vente au coût de 10 $. Pour s’en procurer ou information, il suffit de composer le 819 239-0819.

Concert classique et projection extérieure

La flutiste Myriam Genest-Denis, à gauche, avait invité la pianiste Mariane Patenaude et le clarinettiste Antonin Cuerrier pour cette représentation estivale du Concert classique.

Le traditionnel Concert classique biannuel au profit de la Fondation des CLSC et CHSLD du Haut-Saint-François a récemment réuni 115 spectateurs à l’église Trinity United, à Cookshire-Eaton. Le programme de la soirée fut quelque peu raccourci pour laisser place à la première projection qui décorera le mur extérieur du Victoria Hall, juste en face, les soirs d’été.

La flutiste et organisatrice du concert, Myriam Genest-Denis, était cette fois accompagnée du clarinettiste Antonin Cuerrier et de la pianiste Mariane Patenaude. Le trio a interprété des sonates de Francis Poulenc et Florent Schmitt en plus d’un opus de Camille Saint-Saëns.

Les fonds recueillis lors de la soirée étaient destinés à la Fondation des CLSC et CHSLD du Haut-Saint-François. Ils serviront à l’achat d’équipement spécialisé et la réalisation de projets spécifiques. Le quart de million amassé au cours des 14 dernières années a entre autres servi à aménager des salons de famille aux CHSLD de Weedon et d’East Angus. Ailleurs sur le territoire, on retrouve aussi les CLSC de Cookshire-Eaton et de La Patrie, sans oublier le centre multiservices à East Angus.

La représentation musicale a laissé place à une projection audiovisuelle sur le mur latéral extérieur du Victoria Hall. Réalisé par Les Productions de l’Inconnu dans le noir, le métrage d’une dizaine de minutes met en vedette Gilles Guimond qui se promène sur la paroi du bâtiment ancestral. Sans paroles, la présentation comporte des effets sonores qui viennent agrémenter la nuit au parc des Braves.

La projection jouera en boucle les vendredis et samedis d’été, approximativement entre 21 et 23 h, selon l’heure de coucher du soleil. Sinon, de jour, la première des trois représentations mensuelles des pique-niques classiques se fera un peu plus tard au courant du mois.

Sur les traces de Joe Beaulieu

La projection du documentaire Sur les traces de Joe Beaulieu est venue célébrer le parcours de l’artiste peintre établi à East Angus. À même la salle communautaire des Chevaliers, il était possible d’admirer une vingtaine de ses toiles.

Il aura fallu attendre cinq ans avant que ne soit présenté le documentaire portant sur le peintre Joe Beaulieu. La projection se faisait de concert avec le vernissage d’une trentaine de toiles de l’artiste établi à East Angus. Une centaine de personnes ont défilé pendant un après-midi ensoleillé de mai, à la salle communautaire des Chevaliers de la ville.

Tirer le «vert» du nez
Martin Mailhot s’est fait approcher en 2014 par le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François. L’organisation avait été contactée par la Ville de East Angus qui avait reçu la visite d’Anne Pouliot, la conjointe de Joe Beaulieu. « Comme le temps fait son œuvre, il m’était apparu nécessaire que soit réalisé un documentaire sur sa vie et ses œuvres exceptionnelles », relate Mme Pouliot.

De son côté, Martin Mailhot s’adjoint les services de son comparse Francis Charpentier. Ils vont une première fois à la rencontre de M. Beaulieu. « Joe, c’est un sujet en soi », concède M. Mailhot. Rapidement, lui et son collègue se mettent d’accord pour tourner un documentaire qui présentera Joe Beaulieu et son art. Sans scénario ou plan précis, ils laissent le peintre d’East Angus s’exprimer librement devant la caméra.
« On essayait de faire dire à Joe c’était quoi ses techniques de création. Souvent, il partait sur des histoires de ses personnages à la place », se souvient Martin Mailhot, qui a agi à titre d’aide à la réalisation dans le cadre du projet. Ne sachant plus quel angle emprunter pour le projet, les Frères Panache, nom que s’est donné le duo de vidéastes, sautent à pieds joints dans l’univers Beaulieu. « Notre film, ça va être sur un personnage, puis notre personnage, ça va être Joe. »

Un parcours du Bas à l’est
Sur les traces de Joe Beaulieu consiste en un documentaire intime et artistique d’une quinzaine de minutes. Au fil des entrevues, on remonte le fil de la vie de l’homme né à Notre-Dame-sur-le-Lac, aujourd’hui devenu Témiscouata-sur-le-Lac, dans le Bas-Saint-Laurent. Sa galerie-atelier Le Témiscoutin se veut d’ailleurs un rappel de ce coin de pays.

À 14 ans, il quitte son village natal pour aller vivre dans la ville de Québec de manière itinérante. Il commence à peindre sur des bardeaux de cèdre à une époque où les métiers à vocation artistique demeuraient tabous. L’ensemble de son œuvre porte un message; celui d’honorer la mémoire de ceux qui ont bâti notre pays. Et il inclut dans le lot autant les personnages humains que les chevaux qu’il a beaucoup observés sur les chantiers. Ses toiles mettent en scène un quotidien rural entremêlé de paysages bucoliques.

Souffrant aujourd’hui de polyarthrite rhumatoïde chronique, Joe Beaulieu affirme que « c’est la peinture qui m’a sauvé. Si je peux partir un pinceau dans les mains, je vais avoir réussi quelque chose d’extraordinaire dans ma vie. »

Fier Angussien
Le documentaire n’a pas manqué d’émouvoir nombre de gens présents à la projection. La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, faisait partie du lot. Elle s’est souvenue de sa rencontre avec le peintre du temps qu’elle était conseillère municipale. « Je suis tombée en amour avec cet artiste qui est si sensible à son entourage. » Peu après la construction du nouvel hôtel de ville en 2005, Mme Boulanger a d’ailleurs proposé que soit acquise et exposée une œuvre de M. Beaulieu à l’entrée du bâtiment.

Joe Beaulieu est demeuré succinct lors de son allocution. En toute simplicité, il a tenu à remercier l’assistance, de même que tous ceux qui ont pu croiser son parcours au fil des années et qui l’ont aidé à vivre de son art. Il s’est entre autres rappelé de son regretté ami Tex Lecor, qui portait un intérêt aussi grand que le sien à la peinture.

Les Frères Panache songent possiblement à rendre public leur métrage.

Le mouvement RURART les a unis

La 11e édition de RURART s’est tenue sur deux jours le mois dernier à la ferme La Généreuse de Cookshire-Eaton. L’événement a profité de la Journée internationale de la danse pour mettre de l’avant les disciplines axées sur le mouvement. Si la pluie s’est invitée lors de la première journée, la présentation du samedi a réuni une soixantaine de personnes autour des huit artistes participants. Marysole Gagnière d’Eastman, Amandine Garrido de North Hatley, Nancy Letendre de Sherbrooke (notre photo) et l’instigatrice de RURART, Amélie Lemay-Choquette, faisaient partie de ce groupe ayant passé huit jours ensemble pour créer une dizaine d’arrêts le long du parcours artistique extérieur. Plusieurs partenaires se sont impliqués dans cette édition, dont IGA Cookshire, la Maison de la culture John-Henry-Pope, la Fromagerie Caitya et la Brasserie 11 comtés. « Je sens vraiment que la communauté se rassemble autour de ce projet-là et ça fait tellement du bien ! », s’est enthousiasmée Mme Lemay-Choquette. Le prochain RURART s’amènera les 9 et 10 aout, toujours sur le chemin Labonté à Cookshire-Eaton.

Deux concerts et autant de premières pour l’Ensemble à vents du Haut-Saint-François

L’Ensemble à vents du Haut-Saint-François se prépare à ses deux représentations du 31 mai et 1er juin dans ses espaces de pratique de la Polyvalente Louis-Saint-Laurent d’East Angus.

L’Ensemble à vents du Haut-Saint-François (EVHSF) interprétera en première mondiale l’album Calling All Dawns de Christopher Tin en version pour harmonies. Les représentations se feront en compagnie d’un chœur au Centre Québecor de Sherbrooke, les 31 mai et 1er juin. En tout, 65 musiciens se retrouveront sur scène simultanément.

Un rayonnement international
L’œuvre de Christopher Tin a déjà été interprétée par des orchestres symphoniques, qui incluaient des cordes. Cette fois, le directeur musical de l’EVHSF, Martin Ducharme, a réarrangé les pièces pour une harmonie comme la sienne avec bois, cuivres, percussions en plus d’une section voix. « Dans le fond, j’ai fait une job de traduction. J’ai traduit pour un autre type d’ensemble. »

Son travail d’orchestrateur résonnera à l’international puisque le compositeur original a demandé des enregistrements sonores des prestations à venir. De même, les partitions arrangées par M. Ducharme seront éventuellement mises en vente et distribuées par la maison d’édition qui gère l’œuvre de M. Tin.

Le compositeur américain Christopher Tin s’est fait connaitre internationalement avec sa pièce Baba Yetu, créée pour le jeu vidéo Civilization IV. L’œuvre s’est mérité un Grammy Award, une première dans l’industrie vidéoludique. Elle fut par la suite intégrée à un album complet, Calling All Dawns, lui aussi récipiendaire d’un Grammy avec ses 12 pièces interprétées en 12 langues. Le message d’unité de l’œuvre transcende les races, les cultures et les croyances religieuses pour célébrer l’expérience humaine.

Des musiciens d’ici
L’Ensemble à vents du Haut-Saint-François a été fondé en 2002 par Serge Poirier, ancien enseignant de musique à la Polyvalente Louis-Saint-Laurent. Son but était alors de permettre aux anciens étudiants de continuer à jouer de la musique. D’abord très local, l’ensemble a pris, au fil des années, de plus en plus d’envergure pour aujourd’hui regrouper des musiciens amateurs de 15 à 65 ans.

L’EVHSF est d’ailleurs présent aux célébrations d’Halloween de la Forêt hantée de Freddy Angus en offrant aux visiteurs un répertoire d’ambiance année après année. L’harmonie est une habituée des spectacles à grand déploiement pour avoir monté deux comédies musicales ainsi que d’autres spectacles incluant un chœur. Cette fois-ci, la chorale qui s’annexera sur scène à la quarantaine de musiciens de l’EVHSF est composée d’une vingtaine de chanteurs.

En première partie des représentations du 31 mai et 1er juin, l’harmonie interprétera L’Apprenti sorcier de Paul Dukas et l’Hymn to New England de John Williams. Ce sont d’ailleurs les pièces que l’ensemble a présentées lors du plus récent Festival des harmonies et orchestres symphoniques de Sherbrooke et pour lesquelles il s’est mérité une note de 82 % dans la catégorie ouverte, il y a deux fins de semaine.

Les spectacles débuteront à 20 h au Centre Québecor de Sherbrooke. Il est possible de se procurer des billets d’avance à l’Hôtel de Ville de East Angus ainsi que chez Solutek Informatique.

Encore six expériences intimistes à venir pour l’Atelier Auckland

Sylvain Dodier et Luc Pallegoix ouvrent grandes les portes de l’Atelier Auckland, à Saint-Isidore-de-Clifton, cet été. Le lieu, consacré à la création artistique et poétique, permettra au grand public de partager une conversation avec des artistes reconnus.

La scène culturelle et artistique de Saint-Isidore-de-Clifton n’a rien à envier à d’autres municipalités du Haut-Saint-François qui possèdent un centre culturel et une programmation en bonne et due forme. L’Atelier Auckland, situé à l’entrée est du village, propose une carte estivale relevée d’ici la mi-aout. Y seront, entre autres, de passage les chanteuses Sylvie Tremblay et Monique Fauteux, anciennement de Harmonium, de même que le poète Jean-Paul Daoust.
L’Atelier Auckland est l’unité de production de Sylvain Dodier et Luc Pallegoix. Pour la belle saison 2019, on y propose près d’une dizaine de rendez-vous « où se tissent art, art de table et art de vivre ».

Le prochain rendez-vous est prévu le dimanche 9 juin en compagnie de Monique Fauteux et Sylvie Tremblay. Durant cet après-midi, les deux femmes présenteront des extraits de leur spectacle Viens, on va se faciliter la vie, qui rend hommage aux textes d’Hélène Pedneault. On prévoit une rencontre à mi-chemin entre le théâtre et la chanson incluant des entretiens de la part de ces grandes voix de la chanson à texte du Québec.

La fin de semaine suivante se tiendra le second Stammtisch d’une série de quatre. La soirée du samedi 15 juin propose des plats cuisinés par Luc Pallegoix telles les quenelles de truite sauce hollandaise. Le menu final est appelé à changer, car il est déterminé par la fraicheur des produits de saison des artisans locaux et l’inspiration des deux artistes invités, dont on connaitra l’identité sous peu. Le Stammtisch à la française se tiendra, comme de fait, le dimanche 14 juillet sur l’heure du midi. Celui du 10 aout au soir mettra en vedette le pâté en croute.

Mauvais garçons 2.0 est un événement poétique d’auteurs de genre masculin pour un public de tous genres. L’après-midi du samedi 20 juillet débutera avec des ateliers d’écriture, des performances, des conférences et des entrevues. En soirée sera dévoilée la création collective concoctée la veille par les huit poètes en résidence le temps de l’événement. On retrouvera au menu Jean-Paul Daoust, Guy Ménard, Sylvain Dodier, Luc Pallegoix, Dodz Daye, Sébastien Francoeur, Nicholas Giguère et Alexandre Rainville.

Les Entretiens d’Auckland sont des 5 à 7 thématiques où les invités conversent ensemble dans l’esprit des salons philosophiques. La soirée du samedi 3 aout portera sur la création. Pour chaque événement, il est obligatoire de réserver sa place au www.atelierauckland.com ou sur la page Facebook de l’événement.

actualite

Le concert classique pour une bonne cause

Les mélomanes et les personnes désireuses de découvrir la beauté et la subtilité de la musique classique pourront le faire à l’occasion du concert qui sera présenté le 8 juin, à l’église Trinity United de Cookshire-Eaton. En plus de se remplir les oreilles, les participants auront l’occasion de remplir les coffres de la Fondation des CLSC et CHSLD du Haut-Saint-François puisque les profits seront versés à cet organisme.

Trois artistes chevronnés feront vibrer les boiseries de l’église pour l’occasion. Myriam Genest-Denis, flûtiste et responsable de l’activité, comptera sur l’appui d’une habituée, la pianiste Mariane Patenaude. Fidèle à sa volonté d’amener des instrumentistes et instruments différents chaque année, Mme Genest-Denis fera appel au clarinettiste Antonin Cuerrier. Diplômé du Conservatoire de musique de Montréal et tout récemment désigné clarinette solo de l’Orchestre symphonique de Drummondville, l’artiste s’est démarqué sur la scène montréalaise et québécoise en jouant à plusieurs reprises dans les rangs des orchestres symphoniques de Laval, Trois-Rivières et Sherbrooke ainsi qu’avec l’orchestre des Grands Ballets Canadiens. Les concerts classiques estivaux diffèrent avec ceux de Noël puisqu’ils sont essentiellement instrumentaux.

Fondation
L’argent recueilli, plus de 256 000 $ en 14 ans, notamment grâce au concert classique estival et de Noël, a permis à la fondation d’améliorer la qualité de vie des usagers que ce soit par l’acquisition d’équipements, l’aménagement de salons de la famille, de parcs et autres. Rappelons que le spectacle sera présenté le 8 juin à compter de 19 h 30 au coût de 20 $. Les personnes désireuses d’obtenir de plus amples informations et réserver peuvent le faire en composant le 819 875-5697 ou le 819 821-4000 poste 38506.

RURART : Édition printemps

La 11e édition de RURART, la célébration du printemps et du mouvement en partenariat avec ICI Danse, se déroulera à la Ferme La Généreuse à Cookshire-Eaton, les 3 et 4 mai prochains.

Ce printemps, cet événement saisonnier qui met en vedette les arts en milieu rural célébrera la Journée internationale de la danse. Huit artistes provenant de disciplines axées sur le mouvement se regrouperont à la ferme et créeront en plein air sous la thématique Ce qui nous unit… Leurs œuvres seront présentées au public à 17 h dans l’environnement même qui les aura nourries.

L’événement rassemblera les artistes Marie-Pier Laforge-Bourret (danse et performance, Montréal), Deborah Davis (arts visuels, Sherbrooke), Claude-Andrée Rocheleau (composition sonore et chorégraphie, Cookshire-Eaton), Aurélien Marsan (performance, Cookshire-Eaton), Marysole Gagnière (danse, ICI Danse, Eastmant), Amandine Garrido (danse, ICI Danse, North Hatley), Nancy Letendre (danse, ICI Danse, Sherbrooke) et l’instigatrice de RURART Amélie Lemay-Choquette (danse et peinture sur verre, ICI Danse, Cookshire-Eaton).
Rappelons que RURART est une résidence artistique qui sort l’art des milieux urbains et traditionnels (galerie, musée, salle de spectacle, etc.) pour gagner les milieux ruraux. L’événement propose aux spectateurs une formule de présentation originale qui s’harmonise avec le processus de résidence vécu par les artistes. Le public est invité à suivre un parcours artistique qui traverse les différents espaces de la ferme. Les personnes intéressées à en savoir davantage peuvent communiquer avec Amélie Lemay-Choquette en composant le 819 342-9348.

Après 20 ans d’inactivité, le Centre culturel de East Angus de retour avec une programmation régulière

Après presque 20 années sans programmation régulière, le Centre culturel de East Angus a repris du service en 2018-2019 en proposant une minisérie de cinq spectacles. Cette première saison culturelle depuis des lustres se terminera le 4 mai prochain avec une prestation intimiste de Kevin Parent.

Une longue absence
La salle d’East Angus a perdu son titre officiel de diffuseur culturel donnant droit à des subventions gouvernementales il y a près de deux décennies. « Lorsqu’il y a eu la fin du financement, le comité a cessé ses activités de production de spectacles », relate David Fournier, le directeur général de la ville, selon les informations qu’il a obtenues. Sans l’aide provinciale, certains des spectacles présentés dans la salle d’une capacité d’une centaine de personnes seulement devenaient déficitaires. Selon les nouveaux critères, seul un centre de diffusion par région pouvait être reconnu et c’est le Centre culturel de Weedon qui avait alors hérité du titre.

Certaines représentations ponctuelles ont tout de même été organisées à la salle d’East Angus au fil du temps. Les dernières en lice furent celles de Michaël Rancourt et du groupe Les Bellifontains. Puis, quelques événements simultanés sont venus raviver la flamme culturelle dans la ville.

La convergence des efforts
Il y a tout d’abord eu les rénovations de la salle Richard-Martel à l’automne 2017, qui ont dégagé la totalité du deuxième étage en enlevant le foyer central. Ensuite, une volonté politique a alloué un budget dédié à une offre de spectacles l’année dernière. Au même moment, rien n’était certain du côté de Loisirs Cookshire qui n’avait rien présenté depuis l’automne 2017.
Tranquillement, une petite équipe s’est mise en place. Caroline Paré, Suzanne Bussière, l’ancienne bookeuse du comité original, ainsi qu’Andrée Lehoux et Carole Paillé, du comité du centre culturel, ont formé un premier petit noyau citoyen. S’est joint à elles Jocelyn Phaneuf, membre du groupe Jaune et résident de la ville. Avec ses contacts dans le monde musical, il a contribué au passage de Steve Veilleux, chanteur de Kaïn, dans la petite salle le 16 février dernier.

Entretemps, le logo du Centre culturel s’est refait une beauté et sa salle de spectacles s’est dotée d’un nouveau système de son. La polyvalente Louis-Saint-Laurent prête également du matériel de scène. Fort d’une équipe et de l’appui de la ville, « tout était en place pour qu’on reparte les spectacles », se réjouit le directeur des loisirs, Vincent Héraud.
La première tête d’affiche de la saison 2018-2019 fut France D’Amour. En décembre, le spectacle de rodage de l’humoriste Alexandre Barrette afficha complet. Plus récemment, celui de Dan Bigras vit la totalité de ses billets s’envoler. On s’attend à ce que le spectacle de clôture de la saison du chanteur Kevin Parent connaisse le même sort.

Une offre en continu
Autant les citoyens que les responsables de la salle se montrent satisfaits. Le Centre culturel de East Angus a ceci de différent qu’il offre aux spectateurs la possibilité d’être tout près de l’artiste, et ce, à des prix comparables aux grandes salles moins chaleureuses qu’on retrouve par exemple à Sherbrooke.
En plus de la petite équipe citoyenne, le directeur des loisirs de East Angus est entouré de trois conseillers municipaux qui s’impliquent dans le succès de la salle Richard-Martel. Les efforts déployés par les élus Meagan Reid, Antoni Dumont et Nicole Bernier vont tous dans le même sens. « C’est toujours d’essayer d’attirer les jeunes familles », résume Vincent Héraud. « On vise à rendre la Ville de East Angus la plus dynamique possible. »

La programmation 2019-2020 du Centre culturel devrait être annoncée lors du premier rendez-vous de la saison des Concerts de la gare, le 27 juin prochain. Se voulant le plus inclusif possible, l’établissement accueille toujours les candidatures de ceux et celles intéressés à se joindre à son comité.

L’offre prévue pour la prochaine saison se veut encore une fois volontairement réduite, vu la présence d’autres diffuseurs déjà actifs sur le territoire et qui sont souvent des organismes municipaux, comme au Centre culturel. « On veut pas être en compétition, mais plus en complémentarité avec eux », termine le directeur général David Fournier.

Un 12e Symposium tout en continuum

La paroisse Saint-François-de-Laval présentait récemment son 12e Symposium des arts à l’église Saint-Louis-de-France. En tout, ce sont 200 visiteurs qui ont circulé dans la nef centenaire au milieu de 22 exposants pendant deux jours.

Si la majorité des kiosques recelait de toiles de peinture, on retrouvait aussi parmi le lot des articles en bois, des vitraux et diverses pièces de tissus. Les exposants provenaient principalement des alentours d’East Angus, alors que certains arrivaient directement de Sherbrooke et Coaticook.

Paul-André Rivard avait quelques articles inusités qu’il souhaitait mettre de l’avant pour l’année à venir. Il dit être l’un des seuls au Québec à confectionner des sacs de transport pour gâteaux et tartes. Il joint à son offre d’autres sacs complémentaires, faits des mêmes tissus de Dijon, pour amener avec soi des baguettes de pain et des bouteilles de vin. Il laisse aussi aller sa créativité en élaborant des tabliers de cuisine, arborant des lutins de toutes les couleurs.

Lucille Duhaime fait de l’art naïf, inspiré par ses années passées à aider son père dans les travaux manuels sur la ferme. Les couleurs de ses toiles sont vives et les proportions, volontairement pas toujours à l’échelle. Ses œuvres mettent souvent en vedette ce qu’on appelle des maisons noires, à cause de leurs planches de bois qui s’assombrissaient une fois mouillées par la pluie. Mme Duhaime a créé plus de 600 toiles en 23 ans. Certaines d’elles se vendent à des prix pouvant atteindre 500 $, grâce à de bonnes évaluations faites par les galeries d’art.

Gilles Pomerleau, des Créations Mamylou et Papylou, ne compte pas son temps lorsqu’ils confectionnent ses articles en bois. Il s’agit pour lui d’une passion. Certaines de ses pièces se retrouvent aujourd’hui en France et aux Pays-Bas, après être devenues des coups de cœur pour certains. M. Pomerleau a recours à la scie à chantourner pour découper les fins détails de ses œuvres. Il est aidé par sa conjointe qui peint et décore les nombreux items qu’il crée au fil de ses idées.

Deux exposants du symposium ont donné une de leurs œuvres à la paroisse afin qu’elles soient tirées parmi les visiteurs. Donald Prévost, de La Patrie, a remporté une toile de Paul-Émile Durand, alors que Jacqueline Couture, d’East Angus, s’est mérité un panier de Pâques confectionné par le comité des résidents des Résidences du Haut-Saint-François.

Pilgarlic la pièce de théâtre ovationnée

Deux petites pierres tombales sont posées sur le devant de la scène plongée dans le noir. La voix rassurante d’une narratrice raconte : « Dans le silence précédant l’aube, le brouillard grandit comme l’herbe le long de la rivière, argent, doux, silencieux. » Au même moment entre un personnage vêtu d’un costume noir, barbu, par l’allée centrale, traînant un grand cercueil noir sur son dos.

Ainsi le vieux Hell Fire, un prêcheur itinérant joué par Dany Lachance, fit son entrée en scène au Centre communautaire de Sawyerville le samedi 23 février. L’occasion était deux représentations de Pilgarlic, une pièce de Janice LaDuke basée sur des extraits d’un roman, Pilgarlic the Death, par Bernard Epps.
M. Epps est mieux connu pour ses récits historiques concernant les communautés de langues anglaise ou de gaélique dans le Haut-Saint-François, comme son livre au sujet de Donald Morrison, le hors-la-loi de Mégantic. Quoiqu’il s’agisse bien d’une fiction, l’histoire de Pilgarlic se situe aussi dans notre région, dans une ville fictive appelée «Stormaway».

L’histoire est en effet orageuse, dépeignant en quelque sorte un côté sordide de la vie rurale autour des années 1961. Avec humour et caricatures bienveillantes, les villageois sont représentés dans leur travail, leurs relations interpersonnelles, vivant vigoureusement et confrontant les difficultés de la vie et inévitablement la mort. Et au travers de tout cela brille l’amour pour notre magnifique coin de pays.

Le personnage principal est l’enseignant du village, Dougal the School, interprété par Mead Baldwin, qui noie ses déboires conjugaux dans l’alcool, rumine sur la vie et la mort, et parcourt ses chers coteaux qu’il aime tant. L’ombre de la mort est toujours présente, spécialement quand elle frappe le coquin d’Old Hugh, joué par John Mackley, un personnage dont les exploits font l’objet de discussions de village.

Le public a rempli la salle pour les deux représentations, et l’a aussi remplie avec le son de l’appréciation pour la directrice et narratrice, Janice LaDuke, et sa troupe de 18 comédiens. Les autres comédiens étaient Don Atkinson, Caleb Campagna, Alex Dougherty, David Gillies, Marlene Lowry, Craig McBurney, Kaely Morrison, Kiana Morrison, Denis Palmer, Vanessa Salvatore, Tami Spires, et Scott Stevenson. Ils ont eu droit à une ovation debout lors de la dernière représentation.

Janis Graham jouait le piano électrique entre les scènes et les deux actes. Steve Coates a orchestré le son et l’éclairage, pour le plus bel effet. Linda Hoy et Elaine Lebourveau ont géré la billetterie et la publicité.

La scène du Centre communautaire est petite, mais la vision était large, pour les concepteurs du décor, Denis Palmer et Royce Rand. Ils ont bâti une rue Principale complète, avec une salle de danse, une station d’essence, une épicerie, le bar et l’hôtel, où Old Hugh venait s’assoir et se bercer. Sans oublier une église transformée en maison familiale.

La pièce se voulait une collecte de fonds au profit du Musée Eaton Corner, le cinquième événement de la sorte.
« Je pense que ça s’est très bien passé, particulièrement parce que c’était différent, parce que c’était totalement une fiction », racontait Sharon Moore, vice-présidente du Musée Eaton Corner. « J’ai beaucoup aimé de la pièce et j’ai entendu beaucoup de commentaires positifs. Je pense que Janice LaDuke a fait un travail merveilleux avec tout ça. Je pouvais entendre Bernie dans ces mots. Et je suis tellement reconnaissante envers les bénévoles qui ont donné si généreusement de leur temps et de leurs talents. »

Pilgarlic the Play Receives Accolades

Two small tombstones stand in front of a dark stage. A narrator’s soothing voice says “In the pre-dawn silence, mist grew like grass along the river, silver, soft, silent.” Then a black-garbed, bearded figure stomps up the centre aisle, lugging a large black coffin on his back.

Thus old Hell Fire, an itinerant preacher played by Dany Lachance, made his dramatic entrance on stage at the Sawyerville Community Centre on Saturday, February 23. The occasion was two performances of Pilgarlic, a play by Janice LaDuke based on selections from a novel, Pilgarlic the Death, by Bernard Epps.

Epps is better known for his historical stories about the English- or Gaelic-speaking communities in the Haut-Saint-François, such as the book about Donald Morrison, The Outlaw of Megantic. Although clearly fiction, the Pilgarlic story is also based in our region, in a fictional town called «Stormaway.»

The story is indeed stormy, sketching a somewhat seamy scene of rural life around 1961. With humour and goodnatured caricature, villagers are portrayed in their work and relationships, living lustily and confronting the heartaches of life and the inevitability of death. Through it all shines a love of our magnificent neck of the woods.

The main character is the village teacher, Dougal the School, played by Mead Baldwin, who drowns his marital sorrows in alcohol, ruminates on life and death, and roams his beloved hills. The shadow of death is ever-present, especially when it arrives for the rascally Old Hugh, played by John Mackley, a character whose exploits are the topic of village talk.

The audience filled the hall for both performances, and also filled it with the sound of appreciation for the director and narrator, Janice LaDuke, and her cast of 18. Other actors were Don Atkinson, Caleb Campagna, Alex Dougherty, David Gillies, Marlene Lowry, Craig McBurney, Kaely Morrison, Kiana Morrison, Denis Palmer, Vanessa Salvatore, Tami Spires, and Scott Stevenson. They received a standing ovation for the final performance.
Janis Graham played the keyboard between scenes and the two acts. Steve Coates masterminded the sound and lighting, to great effect. Linda Hoy and Elaine Lebourveau managed the tickets and publicity.
The community hall’s stage is small, but the vision was large for the set designers, Denis Palmer and Royce Rand. They built a complete Main Street, with a ballroom, gas station, grocery store, bar and hotel, where Old Hugh sat and rocked. Not to mention a church transformed into a family’s residence.

The play was a fundraiser for the Eaton Corner Museum, the fifth such annual event.
«I thought it went very well, especially because it was something different, because it was totally fiction,» said Sharon Moore, vice-president of the Eaton Corner Museum. «I thoroughly enjoyed the play and I heard lots of very positive comments. I think Janice LaDuke did a wonderful job with it. I could hear Bernie’s in the words. And I am so grateful to the volunteers who gave so generously of their time and talents.»

La galerie d’art Cookshire-Eaton se déplace à la Cité-école

Les élèves de la Cité-école Louis-Saint-Laurent ont eu la chance d’admirer pendant une semaine complète les œuvres de neuf artistes du Haut-Saint-François, grâce à la collaboration de l’Artothèque Genest-Denis. Plusieurs toiles et sculptures ont été prêtées par la famille de Gilles Denis et quelques œuvres par les artistes afin de garnir la salle d’exposition Jacqueline-Loiselle, située à l’intérieur du bâtiment scolaire.

L’activité qui se déroulait dans le cadre de Février mois de la culture à l’école est une initiative du comité de suivi Cité-école. Celui-ci regroupe des représentants de divers organismes de la MRC, comme le Carrefour jeunesse-emploi et la SADC qui participaient au vernissage de l’événement. « Chaque année, nous organisons des activités qui visent à faire connaître davantage le Haut-Saint-François, que ce soit pour les élèves ou pour les enseignants, ça favorise l’appartenance et la fierté » d’exprimer Isabelle Couture de la SADC. Pour Gilles Denis, cette première collaboration avec la Cité-école est très stimulante et s’inscrit dans la volonté de démocratiser l’art par le biais de l’Artothèque et la Galerie d’art Cookshire-Eaton. Véritable mécène dans le domaine, M. Denis souhaite inspirer les jeunes à développer leurs ambitions artistiques et montrer qu’il est possible de faire de sa passion une profession. L’enseignante, Johanne Marchand, a profité de cette semaine pour faire découvrir l’exposition à ses élèves.

Quand cinq femmes embellissent la maison John-Henry-Pope

La Galerie d’art Cookshire-Eaton dévoilait sa première exposition de l’année Ici, on étire le temps en compagnie des cinq artistes représentées. Une vingtaine de personnes ont pu admirer leurs œuvres réparties sur les deux étages de la Maison de la culture John-Henry-Pope lors du vernissage.

Les deux commissaires et artistes locaux, Robert Péloquin et Grégoire Ferland, se sont impliqués dans la préparation et le montage de cette exposition toute féminine. « Ils ont convié cinq plasticiennes qui ont en commun d’avoir choisi les Cantons-de-l’Est comme espace-temps pour y laisser émerger leurs créations », résumait Sylvain Dodier, l’animateur de l’événement.

Mélange des genres
En effet, les cinq femmes habitent toutes aujourd’hui la région de l’Estrie, bien que certaines soient originaires de l’extérieur. C’est le cas de Yong Sook Kim-Lambert qui est née en Corée du Sud dans une famille de dix enfants. On retrouve 17 de ses œuvres en parcourant Ici, on étire le temps.
Mme Kim-Lambert avait déjà exposé certaines de ses œuvres à la galerie en 2016. À ce moment, les autres artistes en vedette étaient Robert Péloquin et Luc Pallegoix de l’Atelier Auckland à Saint-Isidore-de-Clifton. Après s’être établie à Magog en 2017, l’artiste souhaite désormais être plus active et productive dans la vie artistique de la région. Dans ses toiles, elle dit tenter de jumeler deux traditions ensemble : les couleurs et compositions occidentales et l’émotivité orientale.

Du plastique dans le poisson
Outre le travail de Mme Kim-Lambert, il est possible d’admirer les œuvres de Céline Gendron, Françoise Euzénat, Marie-Claire Plante et Ida Rivard. Cette dernière a grandement impressionné la visiteuse Chantal Beaudoin. Étant sensible à l’art avec deux de ses filles qui peignent, Mme Beaudoin dit aimer la création au sens large.
Les toiles d’Ida Rivard intègrent des rebuts divers pour « donner une rédemption aux objets obsolètes ». C’est ainsi que des fragments de circuits électriques s’unissent pour former des êtres aquatiques sur certaines de ses pièces présentées à la Galerie. Chantal Beaudoin, qui a à cœur la valorisation et la récupération, a été rejointe par l’artiste qui s’intéresse à l’obsolescence programmée. « C’est vraiment beau. Je trouve ça le fun que, à Cookshire, il y ait des choses comme ça », se réjouit Mme Beaudoin.

Un doublé pour la santé

Pour une cinquième année, les deux concerts de Noël à l’église Trinity United de Cookshire-Eaton ont réjoui petits et grands. La représentation du samedi soir servait d’activité de financement au projet de clinique sans rendez-vous du Centre de santé Cookshire, alors que les familles étaient invitées à chanter en chœur avec les musiciens lors du dimanche après-midi.

Suivant le 4 à 7 Noël au Château, le premier concert-bénéfice mettait en vedette la flutiste locale Myriam Genest-Denis, le ténor Mathieu Abel ainsi que le pianiste Julien LeBlanc. Le trio a interprété des pièces de Noël classiques devant un parterre rempli. On reconnaissait quelques airs traditionnels au travers les œuvres de compositeurs tels que Chopin, Bach et Debussy. L’argent amassé par la vente de billets allait servir à l’achat de fournitures et d’équipement médicaux pour la mini-urgence.

La seconde représentation, plus informelle, était offerte gratuitement aux familles afin que les plus petits puissent chanter en compagnie de musiciens professionnels et rencontrer le père Noël ! La trentaine de membres de l’assistance ont ainsi pu pousser la note sur Vive le vent, Minuit, chrétiens et Mon Beau Sapin en suivant les paroles projetées sur une toile.

Jean-François Mercier et Paul Piché débarquent à Weedon

Fait assez inusité, deux spectacles s’ajoutent à la programmation déjà étoffée du Centre culturel de Weedon. Deux artistes dont l’humoriste, Jean-François Mercier «le gros cave» et le chanteur-compositeur-interprète, Paul Piché, débarqueront, en avril prochain, sur la scène au grand plaisir de leurs admirateurs.

Robert Scalabrini, directeur général du Centre culturel de Weedon, se frottait les mains de satisfaction lors de cette annonce. « C’est très rare qu’on ajoute deux spectacles. Il y a eu une opportunité et on l’a prise. C’est un très beau cadeau de Noël à faire », précise-t-il.
Paul Piché montera sur les planches en solo le 6 avril 2019. Cela représentera son 40e printemps de vie artistique. Pour sa part, Jean-François Mercier présentera son spectacle, en rodage, deux semaines plus tard, soit le 20 avril 2019. La vente de billets est déjà en cours auprès des membres et va très bien, précise M. Scalabrini, et ce, à un point tel qu’on songe à la possibilité d’ajouter des supplémentaires pour les deux spectacles. Pour Paul Piché, elle pourrait avoir lieu le 5 avril et le 19 pour Jean-François Mercier.

Les billets sont déjà en vente. Pour réservation, il suffit de composer le 819 560-8555, poste 4 ou par courriel culture@ccweedon.com.

©2019 Journal Le Haut-Saint-François