Kittie Bruneau : Lever le voile sur l’artiste

Plus d’une quarantaine de personnes ont envahi le Victoria Halll à Cookshire-Eaton pour rencontrer, échanger avec les artisans du documentaire Farouchement Kittie afin d’en savoir davantage sur cette peintre-graveuse de 90 ans. Le réalisateur Alain Goudreau ainsi que Céline Goudreau et Pascale Robitaille souhaitent faire découvrir et apprécier l’artiste qui est installée sur l’île Bonaventure à Pointe St-Pierre en Gaspésie. C’est à travers d’autres artistes qui l’ont côtoyé, des directeurs de galeries d’art et amis qu’ils racontent pendant 52 minutes qui est Kittie Bruneau et ce qui l’anime. L’artiste elle-même relate son cheminement à travers ses nombreux voyages jusqu’au moment de s’installer sur l’île. La projection était présentée par la Galerie d’art Cookshire-Eaton. Gilles Denis était particulièrement fier que le Victoria Hall soit l’endroit privilégié pour présenter le documentaire. « Autrefois, la vocation était de salle de cinéma. Ça fait près de 40 ans qu’il n’y a pas eu de projection », exprime-t-il avec une fierté évidente. M. Denis aimerait que l’endroit serve de galerie d’art pouvant accueillir des oeuvres de grand format que ce soit des sculptures et peintures.

Le Centre culturel East Angus redonne à la communauté

Les élèves ont pu assister à un spectacle au Centre culturel East Angus. De gauche à droite, Suzanne Bussière, membre du comité des spectacles du Centre culturel, Yves Lambert, artiste, Stéphanie Lecours, étudiante dans le programme d’intégration sociale, Meagan Reid, membre du comité, Roxane Perron, enseignante dans la classe d’intégration sociale, Dave Proulx, accompagnateur, André Mathieu, étudiant dans le programme d’intégration sociale et Nicole Bernier, membre du comité.

Les élèves de la formation à l’intégration sociale (FIS) de la polyvalente Louis-Saint-Laurent auront accès à quelques spectacles par année grâce à la générosité du Centre culturel East Angus. Le but est de rendre accessible la culture aux gens présentant un handicap, explique Meagan Reid, conseillère municipale.

Depuis l’an passé, le centre culturel a recommencé à offrir des spectacles à raison de quatre annuellement. Le comité de l’établissement a pris la décision, cette année, de redonner à la communauté. « On a choisi de redonner en donnant des billets à des élèves adultes de la classe FIS », explique Mme Reid. L’objectif est de sortir ces gens de leur quotidien et de leur isolement. À travers ce projet, elle veut rendre la culture disponible à ce type de clientèle et ainsi défaire la barrière que les gens ont face aux handicaps.

Pour certains de ces élèves, l’occasion de sortir au cinéma ou d’aller voir un spectacle se fait rare. Meagan Reid a pris conscience de cette réalité quand elle leur a posé la question pour savoir à quand remonte leur dernière sortie. « Il y en a qui ont dit : Julie Masse, quand elle avait 25 ans. Ça fait donc 35 ans de ça. C’est du monde qui sont dûs pour aller voir un spectacle. » Selon elle, les prestations musicales sont parfaites pour ces gens, « c’est une clientèle qui adore la musique, chanter et danser. »

Ce sont deux paires de billets qui seront distribués chaque soirée, soit deux élèves et leurs accompagnateurs. Les noms seront tirés au hasard afin de permettre à tous d’avoir sa chance. Après la représentation, les élèves auront également l’occasion de rencontrer l’artiste.

Mme Reid aimerait que d’autres municipalités entament le pas pour permettre à ces personnes handicapées d’avoir accès aux activités culturelles. « Des fois, on ne les vend pas tous nos billets, on en donne à des organismes ou à des entreprises qui vont être actifs dans la municipalité », explique-t-elle en les invitant à la contacter s’ils veulent plus d’informations.

Le comité est également à la recherche de bénévoles possédant un véhicule et ayant un intérêt pour les personnes handicapées afin d’accompagner les élèves aux spectacles. Le billet pour la soirée sera offert aux personnes volontaires. Les intéressés peuvent contacter Meagan Reid au 819 342-5905.

Noël au château Pope : Concert-bénéfice à votre santé

Noël approche à grands pas. Cette période de réjouissance est propice à la générosité qui peut s’appliquer sous différentes formes. Une d’entre elles est de participer au traditionnel concert-bénéfice Noël à votre santé, qui se déroulera à l’église Trinity United de Cookshire-Eaton, le 14 décembre.

Précédemment, les personnes désireuses de pousser l’élan de générosité plus loin auront l’opportunité de participer à la soirée VIP qui se déroulera au château Pope. Les profits de l’activité serviront au financement du projet de clinique sans rendez-vous pour tous au Centre de santé Cookshire.

La démarche entamée depuis quelques années est en voie d’atteindre l’objectif de 250 000 $. L’implication financière de neuf municipalités en proportion du pourcentage de la population sur une période de cinq ans avec les autres activités de financement comme le 4 à 7 Noël au château et le concert permettent aux responsables de dire que la cible est atteinte. Les municipalités participantes sont Cookshire-Eaton, East Angus, Newport, La Patrie, Lingwick, Chartierville, Saint-Isidore-de-Clifton, Bury et Westbury.

Activités
Le cocktail dinatoire se déroulera dans le cadre d’un 4 à 7. Les participants auront l’occasion d’échanger avec le personnel de la clinique de santé en plus de visiter les installations. Un encan-bénéfice est également prévu. Le coût du billet pour la soirée VIP réservée aux adultes et comprenant le spectacle est de 120 $. Toutefois, les personnes désireuses d’assister uniquement au spectacle peuvent le faire en se procurant un billet au coût de 25 $ et gratuit pour les enfants de 12 ans et moins.

Concert
Encore cette année, les amants de musique classique seront servis à souhait avec trois artistes chevronnés. Catherine St-Arnaud, soprano, Julien LeBlanc, piano et Myriam Genest-Denis, flûte traversière, uniront leur talent pour faire vivre un moment exceptionnel. La sonorité de l’église Trinity United permet de savourer à sa juste valeur les prestations musicales. Mentionnons que le spectacle est rendu possible grâce à la contribution de généreux commanditaires. Les personnes désireuses de se procurer des billets pour la soirée VIP doivent le faire avant le 30 novembre en composant le 819 875-5335 poste 106.

Le poète Alain Coulombe dévoile son recueil : À Femme et d’Amour

Finalement, Alain Coulombe s’est laissé convaincre par son proche entourage d’offrir aux gens ses poèmes qu’il présente bien humblement.

L’artiste photographe Alain Coulombe est bien connu par ses clichés. Cette fois, il surprend en présentant une autre facette de sa personnalité par l’entremise de son premier recueil de poèmes À Femme et d’Amour.

D’emblée, il admet « j’ai toujours été poète. J’ai plus de facilité à écrire que de parler. » Son recueil renferme plus d’une centaine de poèmes. « J’ai commencé très jeune à écrire. J’avais 10 ou 12 ans. J’ai écrit mon journal jusqu’à 35 ans ». Après l’avoir délaissé, le poète s’est mis à écrire sur des bouts de papier. « À un moment donné, j’ai ramassé mes bouts de papier pour les amalgamer et faire un texte. »

L’auteur a retenu ses œuvres pendant plusieurs années avant de les partager. Une certaine pudeur l’habitait, exprime-t-il. Ce n’est qu’après avoir partagé quelques poèmes avec des proches et suite à leurs encouragements qu’il a convenu de les offrir à un public plus large. « Petit à petit, avec les commentaires reçus, un à un, j’ai laissé aller ma réserve.

Aujourd’hui, je choisis de me montrer aux yeux de tous. Ce recueil de poèmes sans prétention est une mise à nu de mon être à travers le temps. Un voyage secoué par les élans de la vie, avec seul compagnon la quête du bonheur à travers le sentiment d’amour pour les femmes », explique-t-il.
Le recueil contient plus d’une centaine de poèmes accompagnés de quelques dessins de l’artiste. La première partie englobe des textes plus sombres à l’époque de son adolescence. Certains plus récents ont été ajoutés, mais dans le même esprit. « Ils s’annoncent comme des points de suspension. Ou des points de suture sur cet épisode de ma jeunesse noire. Pour moi, les points de suspension ont toujours été une forme de liberté. À chacun d’y ajouter une image de son choix. »

Le chapitre deux entre dans le vif du sujet directement relié au titre À Femme et d’Amour. « Chez la femme, je trouve l’effervescence de vivre. Ses mots sont vrais. La femme m’attire à la lumière. L’amour qu’une femme me procure a toujours été une porte sur mon âme. »

M. Coulombe présente son œuvre bien humblement. Son recueil, explique-t-il, ne contient pas vraiment de message. Chacun l’interprète à sa façon. Ces poèmes, précise-t-il, sont muables dans le temps. « Chaque fois que je les lis, j’y ajouterais une ligne ou y changerais un mot. J’aime les sentir vivants. Au profond de mon âme, je les ressens toujours au présent. Je n’ai pas la prétention d’être un poète. J’ai plus le costume d’un homme qui exprime avec des mots ses sentiments », de compléter l’artiste.

Farouchement Kittie

La galerie d’art Cookshire-Eaton présentera le 8 décembre à compter de 13 h, au Victoria Hall, le documentaire «Farouchement Kittie». Le réalisateur Alain Goudreau lève le voile sur l’œuvre de Kittie Bruneau, peintre-graveuse. Les spectateurs découvriront l’univers coloré et éclaté de cette artiste née à Montréal. Le travail de Mme Bruneau a été reconnu à plusieurs reprises par l’obtention de nombreuses bourses, dont celle du Conseil des arts du Canada, en 1968. Cette femme a su prendre sa place, malgré les obstacles, dans cet univers très masculin, entouré de Pelland, Borduas, Gauvreau. À l’intérieur du documentaire, on retrouvera plusieurs témoignages. L’initiative se veut une fenêtre ouverte sur la femme et l’artiste qu’elle est. Colorée sans filtre, elle se livrera à vous.

Marché de Noël à Newport

Malgré les pannes d’électricité qui touchaient le secteur, le marché de Noël de Newport a accueilli pas moins de 120 personnes pour sa 5e édition. Profitant d’une génératrice, neuf artisans ont pris place à la salle communautaire afin de fièrement présenter leurs œuvres. Couture, tricot, tissage, bijoux, décorations et produits du terroir, les visiteurs ont pu découvrir du talent plein les tables et commencer leur magasinage des fêtes. Lyne Maisonneuve et Anne Marie Yeates-Dubeau, organisatrices de l’événement, ainsi que les artisans, se disent satisfaits de l’événement. Les artisans présentaient fièrement leurs œuvres à l’occasion du marché de Noël.

La Route des églises dévoile ses secrets

L’intérieur de l’église Trinity United de Cookshire est recouvert de bois de frêne brun «à rainures et languettes», assemblé selon des motifs géométriques complexes.

La Route des églises proposait des églises et des activités aussi variées que le temps du jour, avec ses averses éphémères, ses nuages époustouflants et son soleil somptueux. Au total, 11 églises ont participé et ont reçu des visiteurs toute la journée du 14 juillet.

Il y avait deux églises catholiques romaines : Saint-Raphaël de Bury, et Saint-Camille de Cookshire, qui a organisé un service œcuménique à 16 h en présence de plus de 40 personnes, présidé par le père Roger Roy, la révérende Tami Spires, le diacre Gabriel Kwenga et Mme Monique Lemelin.
Il y a eu quatre églises anglicanes : Christchurch Canterbury, l’anglicane Saint-John près de Brookbury, Saint-Paul de Bury et Saint-Peter de Cookshire. Et il y avait quatre églises Unies : East Clifton United à Saint-Isidore, Grace United à Brookbury, le Centre Culturel Uni de Bury et le presbytère Sawyerville United à Sawyerville.

Chacune avait son histoire  : Le clocher de Saint-Camille s’est effondré en 1933. L’église de Sawyerville United a été incendiée en 2006; sa cloche a été volée en 2016, puis récupérée. L’arrière du Centre Uni de Bury est composé de la chapelle presbytérienne de Gould Station, déménagée à Bury en 1958. Le choeur de l’église Saint-Raphaël est fait de sa chapelle d’origine érigée pour la première fois en 1872.

Le circuit a offert aux visiteurs protestants l’occasion d’explorer les nombreux symboles qui ornent les églises catholiques romaines. Et les catholiques ont pu dissiper quelques mystères derrière les «portes secrètes» des églises protestantes. À la Trinity United, la révérende Tami Spires a mentionné qu’un visiteur lui avait dit : « Je me suis toujours demandé ce que signifiaient ces chiffres sur la paroi avant. » (Réponse : Ce sont les numéros de page des hymnes pour chaque service.)

Pour l’organisateur de la Route, Ed Pederson, un événement marquant de la journée aura été une cérémonie célébrant les vitraux récemment rénovés du Christ Church de Canterbury. Le cornemuseur Matthew Fowler a dirigé une procession dans l’église. La présidente de la Société d’Histoire et du Patrimoine de Bury, Praxède Lévesque-Lapointe, a fait une présentation en l’honneur des maîtres artisans Hugo Baillargeon, qui a restauré le verre, et Steven Aulis, qui a encadré et installé les fenêtres.

M. Baillargeon, de Montréal, a déclaré que les fenêtres « très importantes » avaient été créées par M.T. Lyons, un artisan de premier plan de Toronto, émigré d’Écosse en 1846. Les fenêtres ont été installées en 1922, l’année même où Irwin Watson, un résident de Bury, a été baptisé à l’église, a fait remarquer lui-même M. Watson, lors de la cérémonie.

Environ 40 personnes ont assisté à la cérémonie et au cours de la journée, 75 personnes ont signé le livre d’or de Christchurch Canterbury. Ce centre culturel a récemment été transféré sur une nouvelle fondation adjacente à la précédente, qui était en train de s’effondrer.

M. Pederson a résumé la visite en citant un jeune visiteur : « C’est merveilleux de pouvoir assister à un événement culturel dans notre propre communauté ! »

Journées de la culture à East Angus : Exposition de photos

On aperçoit sur la première rangée, Lyne Boulanger, mairesse de East Angus, et Nathalie Laplante. Sur la deuxième rangée, Bianca Moore, Hélène Bissonnette et Pierre Bellavance.

Présentée dans le cadre des journées de la culture, la 3e édition de l’Exposition de photographies qui se déroulait à la Vieille gare de papier d’East Angus ne manquait pas de talent. Pas moins de six photographes ont fièrement exposé leurs œuvres pour le bonheur visuel du public.
Photographies animalières, de paysages, de portraits et montages photo étaient présentés sur divers supports choisis par les artistes, soit Hélène Bissonnette, Pierre Bellavance, Alex BG, Bianca Moore, Alain Coulombe et Nathalie Laplante. Cette dernière en est également l’organisatrice.
En présentant leurs œuvres, les photographes participaient également à un concours. Deux gagnants étaient sélectionnés, un par le jury et l’autre par le public qui était invité à voter dès l’arrivée. La gagnante du prix du jury est Bianca Moore et celui du prix du public est Pierre Bellavance. Mme Laplante mentionne que l’an prochain, elle prévoit faire plusieurs catégories pour le concours afin de différencier les styles.
L’événement a été moins achalandé que les dernières années, mais Nathalie Laplante, l’organisatrice, se dit tout de même satisfaite.

Circuit artistique à la Généreuse : RURART, l’art et la nature

Le domaine La Généreuse a récemment été l’hôte de l’événement artistique RURART pour sa 12e édition. Le beau temps était au rendez-vous et près de 100 personnes ont assisté aux diverses représentations des 6 artistes de différentes disciplines à travers un circuit en nature.

Amélie Lemay-Choquette, instigatrice de l’événement, l’organise dans le but de valoriser l’art en milieu rural. Les artistes choisis font résidence commune pendant six jours afin de travailler et perfectionner leur œuvre en nature avant de le présenter au public. L’objectif de ce programme est de sortir l’art contemporain des milieux urbains et traditionnels.

Les artistes pour cette édition d’automne sont Geneviève Kiliko, Annabelle Guimond-Simard, le duo Marie-Chantale Béland et Audrée Foucher, Camille Lacelle-Wilsey et Maxime Dugas. Les visiteurs ont profité des prestations d’art visuel, de chant, de rétroprojection, de danse contemporaine et de théâtre.

Mme Lemay-Choquette se dit très satisfaite de cette édition.

Installation performance : La solitude à travers plusieurs médiums

À travers son installation performance, l’artiste Grégoire Ferland a été en mesure de faire vivre, voir, ressentir et entendre ce que représente l’état d’âme de la solitude.

La solitude, il y en a diverses sortes. L’artiste, Grégoire Ferland, a réussi avec une poignée de collaborateurs, à faire vivre, voir, ressentir et entendre ce que représente cet état d’âme à travers une installation performance qu’il a récemment présentée à son atelier d’East Angus. Une trentaine de personnes ont eu le privilège de vivre l’expérience hors de l’ordinaire.

L’artiste a expérimenté la solitude bien malgré lui. « Il y a la solitude imposée, le moment où une personne proche décède. Le vide arrive. Il n’y a plus personne dans la maison, plus personne dans la cuisine. Là, tu manges tout seul, c’est le silence, le vide. Moi, je n’avais jamais vécu ça. Après ça, dans le temps, il y a la solitude acceptée. Après des années et des années, je me dis, je suis capable de vivre tout seul. J’apprivoise mes secteurs et après, la solitude normale que tu vis. C’est un peu ça qu’on a développé. On a réuni cinq ou six personnes pour écrire des textes. Je voulais d’autres personnes qui ont vécu la solitude. Je voulais avoir d’autres idées. » Il n’y a pas d’âge pour la solitude, explique l’artiste. « La solitude, on la vit tous que ce soit en couple, l’ado dans la cave. C’est tout le monde et c’est normal. Pour certains, la solitude avait une dimension différente. J’ai regroupé tout ça. »

Le sculpteur, peintre et poète, a mis à contribution son installation artistique composée de cordes pour illustrer, visualiser dans un espace concret le thème Solus. « J’avais une installation de cordes que je m’étais servie. Dans ces cordes-là, ça fait des chambres, des murs, des boîtes. Je me suis dit : on va installer des danseurs qui vont interpréter les textes, qui vont être lus par des personnes », en occurrence Francine Lemay et Gérald Marquis. Les danseurs Amélie Lemay Choquette et Simon Durocher Gosselin ont transmis à travers les mouvements l’intensité et l’intemporel de la solitude. À cette grande fresque de performance, M. Ferland y a ajouté un autre médium, soit la peinture. Avec la participation du cinéaste, Sébastien Croteau, de L’Inconnu dans le noir, l’artiste hôte a projeté ses oeuvres sur les cordes offrant simultanément une autre dimension s’ouvrant sur un vaste éventail de significations. En guise d’introduction étaient projetés sur un mur divers extraits de reportages, bulletins de nouvelles et chansons mettant bien en contexte le thème de la solitude.
L’installation performance est le fruit de six mois de travail impliquant plusieurs personnes dont quelques collaborateurs pour la rédaction de textes. « C’était assez nouveau pour moi parce que je faisais toujours des expositions où tu es seul. Là, tu es avec un groupe, c’est différent. » Dévoué envers son art, l’artiste avait invité par le biais des médias sociaux les gens à assister gratuitement à la prestation. Supportant entièrement les coûts de cette production, l’artiste laisse tomber « je le fais par amour et passion. »

Vernissage à la Maison de la culture : L’œuvre de Kittie Bruneau

Éric Devlin, galeriste, présente l’artiste Kittie Bruneau et ses œuvres.

La Galerie d’art Cookshire-Eaton de la Maison de la culture John-Henry-Pope a le plaisir d’accueillir jusqu’au 29 décembre, les œuvres de Kittie Bruneau. Près de 50 personnes étaient présentes pour le vernissage.

C’est à la suite d’une conversation entre Gilles Denis et Éric Devlin, galeriste, que l’événement a été possible. Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton, se dit très fière d’avoir une telle exposition accessible à la communauté. L’artiste n’a malheureusement pas pu être présente pour l’événement, mais M. Devlin a pris la parole pour décrire et expliquer l’œuvre de Mme Bruneau, son cheminement et ses inspirations.

L’artiste est née à Montréal en 1929. Ses œuvres, souvent associées au post-automatisme et à l’art naïf, sont inspirées de la Gaspésie et de ses nombreux voyages, dont ses 10 années passées à Shanghai. Le couple et les masques de formes carrées sont des thèmes récurrents dans ses toiles. Le public aura l’occasion de la découvrir tous les dimanches de 10 h à 16 h jusqu’au 29 décembre.

Prestation automnale de RURART

Pour sa 12e édition, RURART, art contemporain en milieu rural, accueillera sur la Ferme La Généreuse six artistes de différentes disciplines afin de leur permettre d’explorer et créer au contact de la nature. Immergés dans le paysage automnal pendant huit jours, les artistes présenteront leurs œuvres au public, les 12 et 13 octobre à compter de 16 h. En parcourant un sentier, les visiteurs découvriront leurs lieux de création. Nous retrouverons les artistes, Marie-Chantale Béland et Audrée Faucher (danse contemporaine, Québec), Maxime Dugas (théâtre, Montréal), Geneviève Kiliko (art visuel et voix, Sherbrooke), Camille Lacelle-Wilsey (danse contemporaine, Montréal) et Annabelle Guimond-Simard (art visuel et rétroprojecteur, Québec). Outre la présentation artistique, les visiteurs auront l’occasion de savourer du jus de pommes de la ferme ainsi qu’une soupe maison autour d’un feu de joie. Mentionnons que l’événement se déroulera, peu importe la température. Il est possible de se procurer des billets en ligne au https://app.billetsenvrac.ca/fr/organizations/1091

La Nuit du pont couvert : Un événement chaleureux et propre

Les participants regroupés à l’intérieur du pont couvert tout près des artistes font en sorte de créer une atmosphère particulière qu’on ne retrouve dans aucune salle de spectacle.

Même s’il y a eu légèrement moins d’achalandage lors de la récente édition de la Nuit du pont couvert, probablement en raison de la température fraîche, l’ambiance, la bonne humeur, la qualité des spectacles avaient de quoi réchauffer le cœur des festivaliers. « Je suis très content de l’ambiance. Je suis satisfait de ce que ç’a donné », d’exprimer Jonatan Audet, un des organisateurs de l’événement.


Le volet spectacle se déroulant à l’intérieur du pont était tout simplement « malade » selon M. Audet. Faut dire que le coup d’envoi a frappé fort avec la prestation de la reine du ragtime, Mimi Blais. « C’était extraordinaire. Entre les chansons, elle parlait du ragtime, de l’histoire des compositeurs de rag. Ç’a duré pendant 1 h 30 », ajoute-t-il avec émotion. Parmi les artistes et groupes se succédant au cours de la soirée, on retrouvait Danty Tchernish Carcajou Nicolas et les groupes Coyote Bill, We are Wolves, The Sainte Catherines et Hugo Mudie & The White Goldens. S’est ajoutée à la programmation une belle surprise Benoit Paradis de Trio. « Les nouveaux n’en reviennent pas de la “crowd”; ils disent tous, c’est malade. Le pont est étroit, ça crée une énergie particulière », d’expliquer M. Audet.


La Nuit du pont couvert, ce n’est pas que des spectacles, c’est aussi de l’art littéraire avec la lutte des mots, inspiré du premier livre du pont de l’an dernier. Cette année, on a poursuivi l’œuvre avec un deuxième livre orchestré sous la direction de Michel Vézina. Animation, peinture sur roche pour les plus jeunes, peinture sur pots à fleurs, le BarbArt et la mosaïque à gogo avaient de quoi occuper les festivaliers. Quatre artistes peintres ont également réalisé autant d’œuvres au cours de la journée.


L’œuvre de la mosaïque à gogo marquera le temps puisqu’elle sera installée sur une structure de banc à l’extérieur du pont couvert. Cette réalisation se fait conjointement avec la municipalité de Lingwick, de préciser M. Audet.
La Nuit du pont couvert attire les amateurs d’un peu partout. Selon la vente de billets en ligne, 50 % proviendraient de la région montréalaise, 30 % de la région sherbrookoise et 20 % du grand Québec. Le camping gratuit pour tous est fort populaire. Encore cette année, ils étaient près de 200 campeurs. M. Audet souligne la participation de la Brasserie rurale 11 comtés qui était sur place avec ses produits. Le lendemain matin au réveil, les participants avaient la possibilité de déguster un petit déjeuner du Cuisinier déchaîné.

Événement vert
Soucieux de protéger l’environnement, les organisateurs font en sorte que l’événement produise le moins de déchets possible destinés à l’enfouissement. « Les gens sont disciplinés et on les aide en ne donnant rien qui peut aller aux poubelles. On demande aux gens de rapporter leurs déchets. » Les concessionnaires sont invités à être écoresponsables dans leur façon de faire. L’année dernière, on a récolté pour 1 kilogramme de déchets, d’exprimer M. Audet. « Je pense que cette année, ça sera moindre. » Les efforts déployés par l’organisation lui ont valu la mention des jurés en gestion des matières résiduelles remise lors des Vivats 2018. Cet événement provincial est une réalisation du Conseil québécois des événements écoresponsables. La Nuit du pont couvert est associée depuis 2016 à l’organisme Festivals et Événements Verts de l’Estrie (FEVE).

Un dernier concert pique-nique en douceur

Sur la photo, nous apercevons les artistes de gauche à droite, Lydia Gasse et Isabelle Longpré au violon, Julie Garriss, alto et Marie-Ève Beaulé, violoncelle.

Une trentaine de personnes se sont régalées en assistant à la troisième et dernière représentation de la saison des concerts pique-nique qui se déroulaient récemment à l’intérieur du Victoria Hall à Cookshire-Eaton. Le quatuor à corde Estrielle, composé de deux violons, un violon alto et violoncelle, a interprété des œuvres de Bach, Mozart et autres au grand plaisir de l’auditoire. Lydia Gasse introduisait les pièces en expliquant leur petite histoire, ce que voulait rendre l’auteur de façon à bien placer l’auditoire dans le contexte. Manon Élisabeth Carrier, présidente du comité culturel à Cookshire-Eaton, était fort satisfaite de la participation du public à une ou l’autre des diverses activités présentées au cours de l’été. « Cette année, on a plus de 1 600 personnes qui ont participé soit au concert, à la visite de la galerie d’art, au théâtre, à la projection d’images sur le mur ou au bureau d’information touristique. On est très contents. Nous sommes une petite équipe, on a beaucoup de plaisir à travailler ensemble. Nous sommes une équipe de feu », lance-t-elle en riant.

Musique aux Sommets : Participation satisfaisante malgré la pluie

Accompagné de l’Orchestre symphonique de Sherbrooke (l’OSS), sous la direction de Stéphane Laforest, le Boogie Wonder Band a fait bouger l’assistance au rythme du disco.

Pour une deuxième année consécutive, Dame Nature a fait des siennes au cours de la fin de semaine marquant le festival Musique aux Sommets à Chartierville. Évidemment, cela a eu un impact sur l’achalandage, mais compte tenu des circonstances, les organisateurs sont satisfaits de la dernière édition


« On est en train de faire le décompte, mais l’achalandage est à peu près comme l’an dernier », de mentionner Jean Bellehumeur, membre du comité organisateur. Satisfait de l’implication et de la participation locales, l’intervenant rappelle « le but de l’exercice, c’est pas de faire un party pour les gens de Chartierville et La Patrie. Le but de l’exercice, c’est pour faire venir les gens de l’extérieur à découvrir notre région. » Ce dernier rappelle que les chances d’amener de nouveaux résidents en attirant les entreprises à Chartierville sont limitées. Par contre, elles sont plus élevées en misant sur le sport extérieur, le récréotouristique et la nature. C’est ce que le festival permet de faire découvrir aux visiteurs. D’ailleurs, il souligne que le développement du complexe Lauz Altitude fait partie des retombées anticipées pour la municipalité.


Malgré Dame Nature, les activités se sont déroulées comme prévu que ce soit les spectacles, le défilé du samedi en après-midi, le village Allemand avec ses 27 artisans et autres. Le point fort de la fin de semaine était le spectacle du samedi soir du Boogie Wonder Band avec l’Orchestre symphonique de Sherbrooke (l’OSS). « On est bien content du spectacle. Même si la température en a découragé quelques-uns, il y a eu beaucoup de gens de l’extérieur; on est bien content. » D’ailleurs, Paul Lacroix, de Saint-Joseph-de-Beauce, a fait le trajet exprès pour voir le groupe. « Ça faisait longtemps que je voulais les voir. Je voulais pas manquer ça. J’ai bien aimé, ça valait la peine », dit-il sous le regard approbateur de sa conjointe.


Selon M. Bellehumeur, le spectacle du vendredi soir attire davantage les gens en périphérie de Chartierville. « Les gens de l’extérieur, Magog, Drummondville et ailleurs arrivent le samedi tôt et ils s’installent. »
Les chances que le festival revienne l’an prochain semblent excellentes estime M. Bellehumeur, d’autant plus que la municipalité célèbrera le 150e anniversaire de sa fondation. La ferveur des gens à organiser la fête est encore là, précise-t-il. Le membre du comité organisateur estime que près de 80 bénévoles s’impliquent sous une forme ou une autre, représentant près de 2 000 heures de bénévolat. Musique aux Sommets semble bien implanté au sein de la communauté.

Voyager et apprendre au son de la musique

Le duo TNT – Trompette ‘N’ Tuba a su captiver l’attention des jeunes tout en leur inculquant quelques notions musicales.

Les enfants des camps de jour d’Ascot Corner, Cookshire-Eaton, Dudswell, East Angus, Saint-Isidore-de-Clifton et Weedon ont eu la chance de se divertir et en apprendre un peu plus sur la musique au cours de l’été en participant à la représentation du duo TNT – Trompette ‘N’ Tuba, composé de Frédéric Demers et Samuel Lalande-Markon.


Le duo de musiciens se présente en gare et rate leur train, ce qui procure le prétexte à divers numéros initiant les jeunes à plusieurs styles de musique baroque, classique, romantique, jazz et autres. On présente de grands auteurs, explique la nature des instruments comme la trompette et le tuba, tout ça à travers des histoires et une mise en scène amusante. Les jeunes sont également invités à monter sur scène pour mettre leur grain de sel.
L’activité organisée par le Centre culturel de Weedon avec la collaboration des municipalités en était à sa septième édition. Chaque été, un spectacle à caractère culturel est offert aux jeunes des municipalités participantes.

Chacune d’entre elles contribue financièrement à la hauteur de 500 $. Le Conseil Sport Loisir de l’Estrie soutient l’activité en accordant une aide financière de 2 200 $. Le responsable pour le Haut-Saint-François et directeur du Centre culturel de Weedon, Robert Scalabrini, dit craindre que l’édition 2019 soit la dernière en raison de la fin de l’aide financière provenant de l’organisme. Il profite de l’occasion pour lancer un appel au milieu de s’impliquer, afin de poursuivre l’initiative au grand plaisir des jeunes.

Sentier artistique : Une participation décevante

Nous apercevons Charlene Audrey Chouinard en train de peindre une œuvre.

La récente édition du Sentier artistique des Hauts-Boisés a connu un de ses plus faibles achalandages depuis sa création, il y a 8 ans. Membre de l’organisation depuis le tout début, l’artiste Denis Palmer n’arrivait pas, un mois plus tard, à mettre le doigt sur les raisons expliquant cette faible participation.


« C’est pas un succès. Moi, j’ai eu moins que la moitié de visiteurs que d’habitude et presque la même chose pour les autres participants ! C’est très décourageant pour tout le monde. Surtout pour les personnes qui sont nouvelles ». M. Palmer mentionne avoir reçu 24 personnes tout au long de la fin de semaine. Habituellement, c’est le nombre qu’il recevait pour la journée du dimanche. « Pour moi et Normand Gladu, (autre artiste participant depuis le tout début), nous sommes à la retraite.

Économiquement, c’est pas si important pour nous d’avoir un succès. Nous sommes juste contents d’ouvrir notre atelier et de rencontrer le public. Mais pour les autres personnes plus jeunes avec des familles, c’est peut-être plus important. »


Est-ce la température, le nombre élevé d’activités à faire au cours de la fin de semaine, la dispersion des artistes sur le territoire, une organisation un peu déficiente ou autres ? M. Palmer laisse entendre que c’est un peu tout ça. « Ça demande un peu plus de curiosité des visiteurs. »


Évidemment déçu de l’édition 2019, M. Palmer ne parle pas de dernière pour autant. Il relève l’importance pour les jeunes artistes de se faire connaître et découvrir. Cette année, ils étaient neuf artistes. Pendant trois jours, les amateurs d’art et autres avaient l’occasion de les rencontrer, visiter leur atelier, pour certains et discuter de leur art, leur façon de faire, leur inspiration et bien d’autres sujets. Parmi les artistes désireux de partager leur passion, on retrouvait Gwendolyn Rivera d’Artemysia Mystica, herboriste spécialisée dans les produits naturels, de santé et beauté; Bout du Chemin/Tammy et Gilles, artisans ébénistes; Charlene Audrey Chouinard, peintre, illustratrice, design textile; Ginette Bertrand (Djinn) peinture, sculpture, musique; Louise Bélisle, Bijoux en plumes, dessin, sculpture et moulage; Wendy Main, vitrail, photographie, mosaïque en verre; Meaghan Cuggy, peinture; Denis Palmer, dessin et aquarelle ainsi que Normand Gladu, techniques mixtes, sculptures environnementales et contemporaines.

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Sentier artistique : A Disappointing Turnout

The recent edition of the Sentier artistique des Hauts-Boisés saw one of its lowest number of visitors since its inception 8 years ago. Member of the group since the very beginning, the artist Denis Palmer was not able, a month later, to pinpoint the reasons for this low participation.


“It was not a success. Myself, I had fewer than half the visitors as usual, and it was almost the same for the other participants! It’s very discouraging for everyone. Especially for the people who are new.” Mr. Palmer said he received 24 people throughout the weekend. Usually, that’s the number he would receive on Sunday alone. “For me and Normand Gladu, (another artist involved since the very beginning), we are retired. Economically, it’s not so important for us to be successful. We are just happy to open our workshop and meet the public. But for other, younger people with families, it may be more important.”


Is it the weather, the high number of activities offered during the weekend, the dispersion of artists over the region, a somewhat deficient organization. or other reasons? Mr. Palmer suggests that it could be a little of all that. “It requires a little more curiosity from visitors.”


Obviously disappointed with the 2019 edition, Mr. Palmer is far from speaking of the last one. He notes the importance for young artists to make themselves known and discover others. This year, the group was nine artists. For three days, art lovers and others had the opportunity to meet them, visit their workshop and, for some, discuss their art, their way of doing things, their inspiration and many other subjects. Artists interested in sharing their passion included Gwendolyn Rivera from Artemysia Mystica, a herbalist specializing in natural, health and beauty products; Bout du Chemin / Tammy and Gilles, cabinetmakers; Charlene Audrey Chouinard, painter, illustrator, textile designer; Ginette Bertrand (Djinn), painting, sculpture, music; Louise Bélisle, feather jewelry, drawing, sculpture and molding; Wendy Main, stained glass, photography, glass mosaic; Meaghan Cuggy, painting; Denis Palmer, drawing and watercolor; and Normand Gladu, mixed techniques, environmental and contemporary sculptures.

Tuba et mimosa

Le deuxième Concert pique-nique a réuni une centaine de personnes au parc des Braves de Cookshire-Eaton par un beau dimanche avant-midi. L’événement mettait en vedette un quintette de cuivres dirigé par le trompettiste natif de East Angus, Robin Doyon. Les cinq musiciens, ayant reçu une formation classique, ont su sortir de leur style principal pour interpréter une demi-douzaine de pièces autant jazz que populaires en passant par le flamenco et le dixie. Se sont ainsi succédé Eleonor Rigby des Beatles et le thème de Superman, dans un style symphonique. Une vente de livres au profit de la Maison de la culture John-Henry-Pope se tenait simultanément au Victoria Hall. Le troisième et dernier Concert pique-nique aura lieu ce dimanche 8 septembre à 11 h 30, toujours au parc des Braves, et mettra en scène un quatuor à cordes.

Le Rock’n’Blues en met plein les oreilles

L’organisateur du festival, Charles Gaudreau, se montre satisfait de cette sixième année : « C’est notre meilleure édition jusqu’à venir. » L’événement a attiré 700 spectateurs, à l’Abri-bois de La Patrie, comparativement à 500 en 2018. Rock’n’Blues faisait tirer une guitare Norman B18 le samedi soir, avant le spectacle Leboeuf Deschamps. Le député François Jacques a eu le plaisir de remettre le prix. Le concours de bands a vu la formation Sortilege Blues Band couronnée championne. Les membres du groupe auront ainsi l’honneur de prendre part à l’édition de l’an prochain. « On a eu beaucoup de commentaires pour l’hommage à Pink Floyd le vendredi soir. Côté technique et effets spéciaux de lumière, c’était fantastique ! », rapporte M. Gaudreau. Il tient à remercier la trentaine de bénévoles sans qui la tenue d’un tel événement serait impossible.

Le Centre culturel de Weedon dévoile sa programmation

Le Centre culturel de Weedon dévoilait récemment sa programmation 2019-2020. Si la musique tient le haut du pavé, avec des représentations prévues de Brigitte Boisjoli et de Yoan, l’humour, le théâtre et les voyages viennent compléter l’offre qui s’étirera jusqu’au printemps prochain.


La formule des séries d’abonnements demeure la même après s’être bonifiée au fil des années. Les spectateurs ont donc l’opportunité d’assister à une sélection d’événements parmi les séries Trad, Découverte, Étoilée et Aventure. Ils peuvent même concocter leur propre bloc de spectacles avec la série Variété. Les résidents de Weedon ont d’ailleurs droit à un rabais frôlant les 50 % dans le cadre de ces abonnements.


Les têtes d’affiche comprennent Brigitte Boisjoli, interprétant l’œuvre de Luc Plamondon, Yoan, gagnant de la seconde saison de La Voix, et Tire le Coyote. En humour, Maxim Martin revient avec un cinquième one-man-show, alors qu’Yves P. Pelletier (ex-RBO) offrira son premier.

Sortir des sentiers battus
Le directeur artistique et général du centre culturel, Robert Scalabrini, se dit fier de cette programmation qui comprend autant des valeurs sûres que des artistes émergents. « Les grands noms, on les connait. Ça fait qu’on s’attend à quelque chose. La série Découverte, c’est vraiment pour ceux qui sont aventuriers et qui veulent connaitre toutes sortes de musiques ou de genres de spectacles. »


Dans le cadre de cette série, on retrouve Pascal Allard, alias « le cowboy en running ». Celui-ci s’est fait connaitre et entendre avec une chanson dans laquelle il déclare : « Je voulais marier Renée Martel » !


Thomas Hellman, « un des grands auteurs-compositeurs-interprètes » aux yeux de M. Scalabrini, livrera des interprétations bilingues de chansons blues, folk et gospel. Ce spectacle est inspiré d’une série de chroniques que Hellman a faite entre 2012 et 2014 pour l’émission La Tête ailleurs à la radio de Radio-Canada.


Comme le nom de la formation l’indique, Klezstory fait de la musique klezmer, un genre traditionnel instrumental juif, gypsy et festif. Il s’agit de l’un des groupes fétiches de M. Scalabrini.


Les Hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus est un roman à succès paru en 1992. Depuis 20 ans, un spectacle inspiré de l’œuvre tourne en France. La version québécoise est interprétée par le comédien Jamin Chtouki.


Aux dires de Robert Scalabrini, la formation Diable à 5 est « la future Bottine souriante. Leur dynamique de scène est exceptionnelle. »

Cultiver la communauté
Contrairement aux Grands explorateurs, dont le point de vue est plus souvent européen, Les Aventuriers voyageurs sont des produits 100 % québécois. L’approche de ces longs métrages est davantage axée sur le local que le touristique. Cinq destinations seront explorées dans autant de représentations hautes en couleur : les Îles de la Madeleine, la Polynésie française, Barcelone, le Laos/Cambodge et l’Inde du nord.


Des artistes de la région font également partie de la programmation du centre culturel. On retrouve parmi le lot la native de Weedon Rébecka Lussier, participante à La Voix 6. De son côté, Josée Béliveau vit dans la municipalité où elle se produira avec ses musiciens en mars prochain. Elle présentera un spectacle jazzé en compagnie d’autres musiciens.

Finalement, la troupe de théâtre locale Oh-la-la conclura la saison artistique avec leur production annuelle.


Tout au long de l’année, la galerie Le Harfang, à même la Maison Laplante abritant le centre culturel, présentera mensuellement une succession d’artistes peintres, aquarellistes et photographes. On pourra, entre autres, admirer les portraits réalisés par Denis Jacques et Danny Ferland.


Il est à mentionner que le Centre culturel de Weedon fait partie d’un trio de diffuseurs qui offrira cette année un spectacle scolaire à chaque élève de la Commission scolaire des Hauts-Cantons. Les représentations dans le Haut-Saint-François se tiendront au Centre culturel de East Angus pendant les heures de classe et il en sera de même au Pavillon des arts et de la culture de Coaticook et à Lac-Mégantic.


Les élèves du primaire auront la chance de visiter la quincaillerie musicale de la fabricoleuse Ariane DesLions, tandis que les ados du secondaire assisteront à une performance physique du quintette de cuivres Buzz. Robert Scalabrini estime qu’il s’agit là « d’un apport intéressant à la communauté » qui cadre avec l’importance d’initier les enfants à la culture.

©2020 Journal Le Haut-Saint-François