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Premier spectacle de la saison culturelle 2024 : « En attendant l’éclipse », à la Galerie d’art Cookshire-Eaton

Myriam Genest-Denis, à droite, a agi comme maîtresse de cérémonie pour le cabaret-concert En attendant l’éclipse, au lancement de la saison culturelle 2024 à la Galerie d’art Cookshire-Eaton, par l’ensemble réputé en musique contemporaine, Paramirabo.

Sous le sceau de l’exploration et de la découverte, la saison culturelle de la Galerie d’art Cookshire-Eaton a été lancée avec beaucoup d’à-propos, en terme d’actualité, par un concert s’intitulant En attendant l’éclipse, l’avant-veille de cet événement astronomique d’envergure mondiale.
Le 6 avril dernier, l’ensemble Paramirabo s’amenait à Cookshire-Eaton pour faire découvrir aux mélomanes du Haut-Saint-François (HSF) trois pièces représentatives de la musique contemporaine, dans une formule cabaret-concert.
L’ensemble Paramirabo réunit six musiciens chevronnés, sous la direction artistique de Jeffrey Stonehouse, flûte traversière. Myriam Genest-Denis, professeure de musique et musicienne chevronnée elle-même, a agi comme maîtresse de cérémonie, présentant chaque fois les trois pièces inscrites au menu du concert. Des informations bien utiles aux spectateurs.
Un concert très spécial, digne de l’éclipse, qui demandait aux intéressés présents de faire preuve d’une ouverture d’esprit particulière, une réceptivité spécifique pour une forme de musique moderne inhabituelle. Plus proche de la musique techno, si on peut dire, la musique contemporaine permet de faire appel à tout instrument pouvant créer des sons, harmonieux, parfois même inusités ! Et ce afin de surprendre l’auditeur en créant des émotions particulières.
En effet, les compositeurs de ce genre de musique ne se gênent pas pour faire intervenir dans leurs œuvres des instruments non conventionnels, comme des plaques de métal qu’on peut frapper, une simple brosse qui s’exprime par frottements, une tape de la main sur la caisse du violoncelle, des gazouillis d’oiseaux créés par le glissement de l’archet du violon et même le sifflage humain dans la bouche d’un musicien… Ce ne sont que des exemples !
L’appréciation de la musique contemporaine n’est pas facile pour tout le monde. Elle est plus apparentée à l’abstraction, comme l’art abstrait l’est pour la peinture. Un art jugé plus pur et plus pointu, moins accessible à la majorité, comme la musique classique par rapport à la chanson populaire, si on permet ce genre de comparaison.
La première pièce, d’une durée de 8 min 45 sec, présentée lors de ce concert, s’intitulait Still Life with Avalanche, composée en 2008 par Missy Mazzoli, compositrice américaine. « Cette œuvre est essentiellement un tas de mélodies qui s’effondrent en une chute chaotique… créant un paysage sonore étrange et évocateur. C’est une œuvre à propos de la beauté à travers le chaos, et vice-versa », en écrivait Mme Mazzoli sur Internet.
La deuxième pièce du concert, s’intitulant Paramirabo, du compositeur québécois Claude Vivier, créée en 1978, a duré 15 min. Le groupe a pris le nom de cette pièce, en hommage à Claude Vivier, mort le mois avant ses 35 ans, assassiné à Paris en mars 1983. « Une situation calme et paisible des flûte, violon et violoncelle qui est vite troublée par une violente intervention du piano… » (Martine Rhéaume)
La troisième pièce, pour sa part, constituait un montage audiovisuel, une fusion entre la musique électro-acoustique du québécois Jimmie LeBlanc et les images artistiques-numériques de l’artiste Fareena Chanda, de Toronto, et le physicien Stephen Morris.
Dans une citation trouvée sur le site Internet de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ), qui a été fondée en 1966, la musique contemporaine est tour à tour qualifiée de musique moderne et de musique de création.
Ajoutons simplement en guise de conclusion que le thème musical de la série-culte Le trône de fer, composé par Ramin Djawadi, se trouve dans la catégorie musique contemporaine, qualifiée aussi de musique nouvelle. Une aventure par les compositeurs d’aujourd’hui qui amorcent une rupture dans le genre musical du siècle où ils vivent. Ce genre de musique sert souvent de musique d’ambiance, comme l’exemple donné ici.

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À l’Espace Culturel Cookshire-Eaton : Une programmation estivale exceptionnelle !

Un été haut en couleurs est promis en 2024 aux amoureux des arts visuels et aux amateurs de bonne musique, par la programmation estivale d’exception de l’Espace Culturel Cookshire-Eaton qui vient d’être dévoilée.
« L’objectif derrière notre programmation est de donner aux résidents et aux gens de passage dans notre région des raisons de prendre une pause culturelle chez nous. Que ce soit pour découvrir nos expositions à la Galerie d’art Cookshire-Eaton, ou encore pour profiter d’un apéro concert en plein air », a souligné Gilles Denis, président de l’Espace Culturel Cookshire-Eaton.
Les expositions constitueront de belles occasions de découvertes pour le public du Haut-Saint-François, à la Galerie d’art Cookshire-Eaton.
Depuis le 5 mai, les amoureux des arts visuels sont invités à la salle Louis-Pierre Bougie pour découvrir l’exposition de trois artistes, Pauline Boudreau, Chantal Julien et Stuart Main, qui peignent surtout des scènes de la nature.
Ensuite, le 6 juillet, l’exposition De la ligne au volume mettra en évidence les œuvres de Charles Daudelin, Francine Simonin et Lisa Tognon, dans la salle Louis-Pierre Bougie, une collaboration avec la Galerie Eric Devlin. L’artiste Sandra Tremblay, pour sa part, installera son exposition Phénoménologie des empreintes dans la salle Suzanne-Genest, au rez-de-chaussée.
Par la suite, à partir du 25 août, la salle Louis-Pierre Bougie sera investie par l’exposition multidimensionnelle Fusion Rurale, œuvre des artistes Georges Foster et Robert Péloquin. Dans la salle Suzanne-Genest sera présentée, en parallèle, l’exposition Relation entre deux mondes, de l’artiste Sylvie Cadorette.
Du côté de la musique, les amateurs ne seront pas en reste pour la saison estivale, puisque l’Espace Culturel Cookshire-Eaton présentera une série d’apéro concerts, dans le parc des Braves, à compter de 17 h, trois mois d’affilée, soit les 30 juin, 28 juillet et 18 août. « Les apéro concerts constituent une belle occasion pour les gens de profiter d’être dehors et de découvrir des musiciens qui les font sortir de leur zone de confort. Chaque été, nous avons toujours un peu plus de monde qui se joint à ces événements extérieurs. Nous espérons que 2024 ne fera pas exception », a souhaité Myriam Genest-Denis, directrice musicale de l’Espace Culturel Cookshire-Eaton.
Par ailleurs, deux autres concerts seront également présentés, en collaboration avec les stagiaires de l’Académie Orford dans le cadre d’Orford sur la route. Dans un premier temps, le 10 juillet, un concert sera présenté à l’église Trinity United Church. Puis le 4 août, la harpiste Valérie Milot offrira un spectacle musical pour enfants.
Enfin, le retour des Murmures du canton, par les Productions de l’Inconnu dans le noir, donnera vie aux édifices situés autour du parc des Braves, avec son animation retraçant l’histoire de Cookshire-Eaton. Ce voyage historique débutera avec le mois de juin, dès la tombée de la nuit les jeudis, vendredis et samedis, jusqu’au début septembre.
La programmation estivale est rendue possible grâce au soutien financier important reçu du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), dans le cadre du Programme de partenariat territorial de la MRC du HSF.

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De son surnom le Peintre de la nuit : André Philibert, toujours aussi impressionnant

Le peintre André Philibert dans son atelier, situé à l’arrière de sa maison. Sur son chevalet se trouve une toile qu’il avait commencée plusieurs années plus tôt et qu’il vient de sortir de sa dormance, dans sa section réservée à l’entreposage. Il se fie sur l’inspiration qui lui revient et son instinct, bien sûr, pour la terminer.

Le journaliste que je suis a eu le plaisir de rencontrer l’artiste peintre André Philibert au début de ma carrière pour un autre journal, vers la fin des années 1990. Une entrevue où cet artiste d’envergure s’était montré généreux, impressionnant, professionnel, fort intéressant. Ses toiles très spéciales lui avaient déjà valu le surnom de Peintre de la nuit. Et je dois ajouter qu’elles m’avaient grandement frappé par leur originalité, leur créativité, leur spécificité.
Le retrouver ce 4 février dernier à son atelier-galerie d’art de Saint-Mathias-de-Bonneterre, entre Chartierville et Sawyerville, c’était pour moi comme un retour aux sources. À mes sources !
Mon but ici n’est pas de résumer toute la carrière de cet artiste prolifique, de réputation internationale, qui ne peut se réduire à quelques paragraphes, et je n’ai pas l’espace dans le journal pour la multitude de paragraphes qu’il faudrait produire pour ce faire.
Sa première exposition comme peintre s’est tenue en 1968, à ses débuts. Et aujourd’hui, il a encore, comme octogénaire, un projet d’exposition qui lui tient à cœur, pour juillet prochain, à Lac-Mégantic, où il présenterait une rétrospective de ses œuvres du début, avec j’imagine certaines de celles qui ont suivi au cours de sa grande carrière.
Dans le monde, il a un certain nombre de galeries d’art qui vendent des toiles issues de son grand talent. La Galerie Liss, à Toronto, qui a pris la relève de la Galerie torontoise Christin. Il y a aussi la Galerie Archambeault, de Lavaltrie, où une salle a été peinte complètement en bleu, spécialement pour lui, avec un variateur d’intensité lumineuse, créant un effet très spécial pour ses toiles. Et à Québec, et à Paris, et… Je ne veux pas en faire toute une nomenclature, car il y a aussi une kyrielle de galeries où des expos occasionnelles ont été présentées.
Il y a même une couleur, un bleu très spécial qui porte le nom de Bleu Philibert. Pour moi, c’est un signe. Un signe qui ne trompe pas, d’universalité, de dominance, d’importance.
« Comme je peins à l’acrylique et que ça sèche très rapidement sur la toile, la couleur, au début, représentait pour moi un vrai défi, car le dégradé de mes cieux devenait très difficile à obtenir, à mon goût ! », se confie facilement l’homme sympathique.
Il se montre modeste, mais tellement cultivé, produisant des œuvres envoûtantes, qu’il qualifie lui-même de presque monochrome, le mot presque est de moi… Car j’y vois au contraire plein de couleurs qui sont bien cachées, qu’on découvre dans les détails, qu’on devine plutôt, à l’intérieur des maisons où les fenêtres portent une brillance presque magique.
Comme ses toiles, André Philibert est un homme sobre d’approche, à première vue, mais volubile et généreux tout à coup, se montrant différent, bleu sombre, toiles toutes pleines de pénombre, de crépuscule, aux multiples plans de profondeur, le premier plan souvent rempli de grands espaces, de lacs, de grands champs; de personnages variés, de couleur souvent rouge, au deuxième plan, des patineurs; de maisons ou de granges, d’édifices en rectangles au troisième plan; et la montagne, le ciel immense au loin, un horizon sombre comme fond lointain au quatrième plan, fermant la profondeur d’un insondable espace, ajoutant au mystère de l’ensemble, servant de contraste épique à la magie de la lumière vive dans plusieurs fenêtres des maisons… Un défi chaque fois renouvelé, intact, à recréer comme luminosité fluo, incandescente, toujours particulière.
Chacune de ses toiles, un enchantement, toujours présentées dans un équilibre étudié, intelligent.
Il vit dans un coin retiré, inspirant, chemin Verchères, en pleine forêt composée d’arbres qu’il a plantés lui-même autour de sa maison, touffue, protectrice. Il a agencé son atelier, sa galerie d’art à l’étage et son garage dans le même complexe à l’arrière de sa maison.
Merci, André Philibert, pour les grands espaces de vos toiles, calqués sur les montagnes de votre HSF, où vos chemins deviennent des montées vertigineuses, des côtes démesurées, des descentes dangereuses, merci pour le grand pays du
Québec que vous peignez.

TheatreOhLaLa

À Weedon : Du théâtre d’été au Centre culturel Doris-Lussier

Richard Rodrigue et Sylvie Grimard, président et vice-présidente de la troupe de théâtre Oh La La, qui offrira un divertissement aux amateurs de théâtre d’été.

La programmation 2024 du Centre culturel
Doris-Lussier de Weedon se poursuivra le samedi 25 mai prochain, à 20 h, avec une pièce devenue presque classique du genre comédie de théâtre d’été, La ménagère apprivoisée de l’écrivain québécois Yvon Brochu, interprétée par la troupe Oh La La, établie à Weedon.
Trois autres représentations sont prévues, une par mois, les samedis 8 juin, 6 juillet et 3 août 2024, toujours à 20 h, au même endroit. Pour en parler à l’avance, le journaliste rencontrait Richard Rodrigue, comédien et président de la troupe, accompagné par Sylvie Grimard, comédienne, metteuse en scène de la pièce et vice-présidente de la troupe Oh La La.
« Nous sommes deux passionnés des planches. J’ai commencé à jouer à l’âge de 60 ans », avoue M. Rodrigue. « Avant cet âge, j’étais dans l’organisation de la troupe des Cabotins, de Thetford Mines, comme bénévole accessoiriste, je ne jouais même pas dans les pièces, quand je demeurais dans cette ville. J’ai déménagé à Weedon et quand la troupe Oh La La a été fondée, incorporée à l’automne 2016, nous avons commencé à créer des petits sketches, du genre Cré Basile et Symphorien, des saynètes. Il y en avait huit dans un spectacle qui durait deux heures », raconte M. Rodrigue, tout souriant.
Le théâtre d’été date de 2022 au Centre culturel de Weedon, avec la pièce Bonnie and Claud, parodie de l’histoire bien connue des deux voleurs légendaires Bonnie and Clyde, et Y’a des empreintes partout en 2023, de Jean-Pierre Mourice, un auteur de France.
« Nous sommes chanceux d’être logés dans le Centre culturel de Weedon, qui nous offre un local pour nos répétitions, l’entreposage des décors et des costumes, etc. C’est un appui gagnant-gagnant, nous en sommes reconnaissants, et en retour nous assurons une activité culturelle dans la municipalité », assume Richard Rodrigue.
Le président termine en profitant de l’occasion pour lancer un appel à tous, afin de s’adjoindre des bénévoles. « Pour les comédiens amateurs qui aimeraient jouer au théâtre, nous avons besoin d’une relève. Les intéressés peuvent m’appeler au 873 339-3125 », indique-t-il.

SymposiumPeinture

Pour la bonne cause de l’église Saint-Louis-de-France : Le Symposium des arts, une réussite !

Les 24 exposants sont repartis satisfaits de la 14e édition du Symposium des arts annuel, au bénéfice de l’église Saint-Louis-de-France, d’East Angus, qui avait lieu les 13 et 14 avril derniers.
Il s’y trouvait des exposants mettant en vedette leurs produits d’artisanat, de bois travaillé, des délices de l’érable, assez variés dans l’ensemble. Mais tous visiblement engagés dans cette activité pour la très bonne cause, évidemment.
« Ça a très bien été. Nous avons eu plus de 200 visiteurs, ce qui est très bon dans les circonstances. Cela a satisfait tout le monde, car la température n’était pas de notre bord. Il fallait un effort pour sortir… Mais chacun est resté de bonne humeur. Nous avons reçu des anciens d’East Angus, qui sont maintenant ailleurs, et qui sont venus visiter le symposium et vivre en même temps des rassemblements de familles », a transmis, en guise de bilan de l’activité, la responsable Doris Martineau. Cette dernière s’en occupe depuis une dizaine d’années.
« Tout l’argent amassé va aux besoins de l’église, autant la location des kiosques, les billets vendus pour le tirage de la toile qui est un don de l’artiste-peintre Paul-Émile Durand, qui est aussi exposant du symposium. Le tirage a favorisé Mme Francine Lessard d’East Angus, qui est justement une bénévole à l’église. Elle s’est déclarée très heureuse d’avoir gagné la toile », ajoute Mme Martineau.
L’an dernier, l’activité avait amassé 1400 $. Après le décompte final, le montant des revenus du Symposium était de 1640 $.
Parmi les artistes-peintres, il était possible de rencontrer, entre autres, Lorraine Charron, dont les tableaux, de techniques mixtes, se composent d’objets de recyclage et d’époxy. Luc Charland, pastelliste, qui peaufine des portraits divers. « Je fais ça surtout pour mon plaisir. Pour participer, et aussi pour me faire connaître un peu. Pas tellement pour les ventes, mais ça arrive parfois ! », a-t-il déclaré.
Plus loin, Francine Gauthier et son mari Jean-Claude Breton, tous deux peintres à leurs heures, offraient des œuvres passablement différentes. Elle dans le registre de l’art naïf, lui dans la technique de l’aquarelle.
« Au début, je faisais du figuratif. Mais ça sortait pas mal naïf », avoue-t-elle en riant. Alors j’ai carrément essayé dans le naïf, et j’ai aimé ça ! C’est très coloré, mon affaire. Je m’amuse, ma vie, c’est ça ! Je ne me casse pas la tête. Tout se place sur la toile. Il m’arrive même de faire des taches, puis je me laisse aller. Chaque peinture est une histoire. J’en ai avec des fleurs, des papillons. Et comme je fais de la musique, cela se traduit aussi dans mes toiles », admet-elle.
Son mari, pour sa part, a raconté : « Toute ma vie, j’ai travaillé comme mécanicien à Sherbrooke, dans le domaine de l’automobile. J’ai commencé en 1992, aujourd’hui, je suis à ma retraite, j’ai plus de temps pour peindre. J’ai aussi du temps pour bricoler à la maison. » Dans ses toiles figurent d’ailleurs de beaux véhicules automobiles anciens.
Leur fille Sonia les accompagnait. Elle ne peint pas régulièrement, mais elle s’est essayée déjà avec de l’acrylique, peignant avec du réalisme.

Concert de Noel Cookshire

À l’église Trinity United de Cookshire-Eaton : Le concert de Noël émouvant pour finir l’année 2023

Le dernier concert 2023, du 17 décembre, offert par l’Espace culturel Cookshire-Eaton, c’était le Concert de Noël, à l’église Trinity United à Cookshire, d’une très grande qualité par de grands artistes professionnels : Jacqueline Woodley, soprano, Juliette Duguay Patenaude, et Ryan Shao. Les mélomanes ont été choyés, encore une fois. Et ceux qui avaient des souvenirs reliés aux belles chansons de Noël qui ont été interprétées à cette occasion, n’ont pas manqué d’être émus. Le Minuit Chrétiens, que leur père ou grand-père chantait à l’église de leur village d’antan, ou Noël c’est l’amour, une chanson qui les émouvait chaque fois, Noël Blanc tellement connue et tellement chantée, ou l’Ave Maria que l’on écoutait religieusement… La cinquantaine de personnes qui s’y trouvaient se révèlent aujourd’hui, sans aucun doute, unanimes : c’était le plus merveilleux concert de Noël qu’ils ont entendu depuis longtemps ! Et en conclusion : Ryan Shao a émis le commentaire « C’était pour partager la joie, l’amour, le chaud au cœur, avec le reste du monde. C’est le rôle de la musique, qui est universelle et éternelle. » Pour Juliette Duguay Patenaude, « C’est le fun de jouer avec un ami comme Ryan, que je côtoie depuis longtemps, et avec une personne de ma famille – Jacqueline Woodley est ma tante ! » Mme Woodley a exprimé : « Le violon, comme la musique, c’est un instrument intime et puissant à la fois, qui peut facilement transmettre la joie, les émotions, parfois tristes, parfois joyeuses, mais c’est touchant. La harpe, c’est le côté ciel ! » Tous étaient très heureux d’avoir droit à un rappel, à la fin du concert : « Have Yourself a Merry Little Christmas », pour terminer sur une bonne note !

St-Isidore

Tout un travail d’équipe parents-élèves-enseignants !

Il y en a que tout ce qu’ils touchent se transforme en or ! Ça semble être le cas du direc-teur de l’école des Trois Cantons, Francis Larochelle, à Saint-Isidore-de-Clifton, qui est aussi directeur de l’école Saint-Paul de Scotstown. « Ici à l’école des Trois Cantons, il y a une organisation participative des parents qui s’implique avec les enseignants, pour nos élèves. C’est un super beau travail d’équipe pour les décorations, le montage des tables, l’organisation, la planification, la musique, tout dans ce Marché de Noël. C’est pour ramasser des fonds pour les activités scolaires, éventuellement aussi pour un parc école, des jeux extérieurs pour la nouvelle clientèle de la maternelle quatre ans. Un ajout qui a amené toute une adaptation, avec des frais. Par exemple, les abreuvoirs étaient trop hauts, les balançoires aussi ! », a énuméré M. Larochelle. Le Marché de Noël a été complété par un conte autochtone, Le premier arbre de Noël , bien développé par le conteur Sylvain Dodier, qui a fait le bonheur des enfants. Tout comme le père Noël, vraiment populaire lui aussi.

Concert de Noel

Belles traditions des Fêtes : Le Concert de Noël, un incontournable pour plusieurs mélomanes !

Ce n’est pas nécessaire d’être musicien professionnel pour apprécier une des plus belles traditions que nous apporte le temps des fêtes ! Oui, le Concert de Noël revient encore cette année, heureusement, le dimanche 17 décembre à 15 h, à l’église Trinity United, sise sur la rue Principale Ouest, à Cookshire-Eaton.
Une présentation de l’Espace culturel Cookshire-Eaton, le Concert Chant, harpe et violon enchantera les privilégiés qui auront la chance de vivre cette ambiance chaleureuse, feutrée et festive qu’un tel événement apporte immanquablement, réchauffant le cœur en même temps que l’ambiance de ce moment magique.
Noël, c’est l’amour sera présenté par Jacqueline Woodley, soprano, Juliette Duguay Patenaude, harpe, et Ryan Shao, jeune prodige du violon, qui garantissent un concert rempli de duos et de trios intimes de Noël », prévoit Myriam Genest-Denis, conceptrice du concert.
« Vous y entendrez des incontournables de Noël, classiques et populaires, passant par des compositions et arrangements brillants : Stille Nacht, Greensleeves, Joy to the World, Gesu Bambino et Noël blanc vous feront célébrer le temps des fêtes en douceur et en joie », ajoute Mme Genest-Denis.
Comment peut-on espérer résumer les carrières des interprètes émérites de ce concert ?
Jacqueline Woodley est reconnue pour sa grande polyvalence, sa fluidité dans le changement de styles, sachant passer de la musique ancienne à la musique moderne, d’une mélodie jusqu’à l’opéra. Elle a chanté récemment la Messe en si et La Passion selon Saint-Jean, œuvres de Bach, le Messiah de Handel, Carmina Burana de Carl Orff. Elle est recherchée pour son talent exceptionnel d’interprète de musique contemporaine.
Juliette Duguay Patenaude a débuté, dès l’âge de six ans, l’étude de la harpe avec des sommités et a aussi étudié le violoncelle, en parallèle. Elle se joint régulièrement à divers ensembles, comme l’Orchestre de la Virée Classique dirigé par Kent Nagano, au groupe Angèle Dubeau et La Pietà, et elle enseigne la harpe et le chant choral à divers endroits.
Pour sa part, Ryan Shao, originaire de Montréal, a commencé ses études en violon à l’âge de quatre ans. Il a eu la chance de participer à plusieurs classes de maîtres, par des violonistes de renom. Récipiendaire de nombreux prix de musique, il a su se démarquer au Schleswig-Holstein Music Festival en Allemagne, et il a participé à des stages organisés à Orford Musique, pour ne nommer que ces activités prestigieuses, faute d’espace.
Les billets à prix populaire sont disponibles au www.lepointdevente.com et c’est gratuit pour les enfants ! Plusieurs regretteront d’avoir manqué ce concert inoubliable.

Boite a cadeaux

Marché de Noël à Dudswell : La Boîte à cadeaux toujours spécial

La Boîte à cadeaux, à Dudswell, est toujours aussi populaire.

Sans doute un des plus anciens Marchés de Noël dans le Haut-Saint-François (HSF), la Boîte à cadeaux de Dudswell, secteur Bishopton, a soufflé probablement sa 26e bougie, lorsque présentée les 2 et 3 décembre derniers. C’est ce que l’organisatrice de l’activité, cette année, Domenica Guzzo, d’origine italienne,mais au Québec depuis 32 ans, a soumis au journaliste. Conseillère municipale à Dudswell, Mme Guzzo a eu le mandat du comité loisirs et événements. « Nous visons faire rayonner Dudswell avec une activité qui veut être appréciée par toute la population. La Boîte à cadeaux, c’est encore une très grande réussite, dont je suis doublement fière. Les exposants et les bénévoles sont tous très contents. Je veux les remercier bien sincèrement, car ce sont eux, la Boîte à cadeaux. Sans eux, il n’y en aurait pas ! Je veux signaler aussi les noms de mon comité organisateur : Réjean Simard, Manon Goyette et Denis Vécrin », a-t-elle indiqué.

Urbain Desbois

Musicien avant tout : Urbain Desbois aime aussi la poésie et discourir avec les poètes

Urbain Desbois préfère la guitare à l’écriture de poésie, mais en amateur, un beau poème lui inspire à coup sûr une nouvelle musique, comme il a accompagné sur scène plusieurs poètes dans le passé. Il a cinq albums de chansons à son crédit.

Musicien depuis au moins 30 ans, il est arrivé à l’artiste Urbain Desbois, de Lingwick, de mettre de la musique sur les mots de certains poètes pour en faire des chansons. C’est sa motivation à le faire qui fut le point de départ de son projet de Balado s’intitulant Conversation téléphonique d’Urbain Desbois avec un poète, une poétesse.
Dix épisodes sont prévus au projet, à raison d’une diffusion par semaine, du 20 novembre 2023 au 22 janvier 2024.
« J’aime lire de la poésie, je me décris comme un amateur, mais j’aime pas tellement en écrire. Moi, c’est la chanson que je préfère. Depuis 30 ans, j’ai un parcours de musicien. J’aime faire la musique sur un poème que j’aime bien. Une chanson, c’est simple, il le faut, même si ce n’est pas si facile à créer… », témoigne Urbain Desbois.
À propos de son nom d’artiste, il se confie volontiers. « C’est un surnom que quelqu’un m’a donné à un moment donné. Oui, il y a comme un paradoxe, une contradiction : c’est ce que je suis, un urbain qui demeure dans les bois. Je travaille au centre-ville de Montréal et je reste à Lingwick », révèle-t-il en souriant.
Son emploi, c’est sur les plateaux de cinéma que ça se passe, depuis 15 ans. Il s’occupe des décors, des accessoires, un travail qu’il semble apprécier.
« J’ai conçu moi-même mon projet de balado, j’ai fait la recherche, j’ai créé le premier épisode. Mais j’ai une excellente partenaire, Isabelle Mandalian, du Centre culturel Oscar-Dhu, de Lingwick. Celle-ci agit à plusieurs titres : aide à la diffusion, co-réalisation, aide au design, synthèse et vue d’ensemble… Isabelle, c’est une pro de la littérature et de l’édition, elle est minutieuse, elle m’a même aidé à choisir les poètes. Moi, c’est plus mon instinct qui m’a servi », admet l’artiste.
« J’ai enregistré les conversations au téléphone. D’aucunes ont duré trois heures et plus, puis j’ai fait le tri dans ces enregistrements, pour que ça entre dans la structure du projet. Les conversations, ce n’est pas tellement sur le ton d’une entrevue, mais vraiment plutôt sur le ton de la conversation amicale. C’est le poète qui choisit ce qu’il veut aborder avec moi, ses techniques pour faire sa poésie, le travail de son éditeur, c’est comme si on entre dans son atelier, comment il aborde et fabrique son art. Certains c’est l’oralité qui les inspire, d’autres c’est l’écriture, ou encore la scène, d’autres n’ont jamais monté sur une scène. Chacun se présente comme il est », décrit-il.
Il donne comme exemple un des artistes, Patrice Desbiens, un franco-ontarien de 74 ans, qui n’aime pas parler de poésie. « Il m’a parlé des choses qui se retrouvent dans sa poésie, les thèmes, etc., c’est comme un effet miroir pour se dévoiler, j’ai trouvé ça intéressant ! La poésie, c’est un langage codé, c’est un objet mystérieux ou familier, une langue et une approche différente, selon l’interprétation de chacun », lance-t-il.
« J’aime l’aspect spontanéité, ce qui n’est pas «formaté». C’est la curiosité qui m’a emmené à faire ça. La conversation très personnelle avec ces poètes et poétesses me rapproche de leur quotidien, de leur atelier d’écriture. »
Son projet s’est étalé sur deux ans environ. Il parle ensuite de Michel Garneau, qui lui a fait plusieurs confidences en parlant de sa vie, de son travail à la radio, des poètes « grands frères » qui l’ont accompagné durant sa carrière, lui-même un poète très connu. Les deux épisodes de balado qui lui sont exceptionnellement consacrés seront diffusés à partir du 23 décembre.
Outre Garneau et Desbiens, les huit autres poètes et poétesses que ces épisodes balados feront découvrir : Jean-Philippe Bergeron, Carole David, Marie-Andrée Gill, Frank Martel, Marie-Hélène Montpetit, Emmanuelle Riendeau et Claudine Vachon. Pour écouter ces conversations exceptionnelles, consultez le site centrecultureloscardhu.com/balado
Le projet a bénéficié de la Cellule d’apprentissage expérientielle en balado, initiée par Sporobole/Hub numérique et du soutien du Conseil des arts du Canada.

Marche Noel-Cookshire

À Cookshire-Eaton : Le Marché de Noël toujours populaire !

Les visiteurs arrivaient en continu au marché de Noël de Cookshire-Eaton, dont les 34 exposants étaient répartis sur les deux étages du Victoria Hall, rue Principale Ouest.

Parmi les plus anciens marchés de Noël du Haut-Saint-François (HSF), celui de Cookshire-Eaton demeure l’un des plus courus. La circulation au ralenti à la hauteur du Victoria Hall, au 125 rue Principale Ouest, du matin jusqu’à la fin de l’après-midi du dimanche 26 novembre, est là pour en témoigner.
Un grand marché de Noël sur deux étages au vétuste édifice patrimonial, où 34 artisans locaux s’étaient donné rendez-vous pour émerveiller et surprendre les visiteurs.
« Ces exposants offraient de très beaux produits très variés. Nous avons eu passablement de visiteurs, qui se comptaient par centaines, je trouve ça bon. Car il y en avait d’autres marchés de Noël autour (NDLR : celui de l’aéroport et même d’autres marchés de Noël à Cookshire-Eaton), ce qui nous a peut-être nui un peu. Mais c’est surtout les grèves, la situation économique difficile qui l’ont fait davantage… Les exposants auraient aimé vendre plus, cela se comprend », avançait Manon Elisabeth Carrier, co-organisatrice avec Madeleine Masson-Labonté, lors du bilan effectué le lundi suivant.
Au préalable, elles ont dû répondre à de nombreuses demandes de la part d’exposants qui souhaitaient y participer, des habitués et des nouveaux. Elles ont eu facilement la possibilité de diversifier l’offre par les artisans présents.
Citons quelques exposants, pour en donner une idée : la Ferme La Généreuse, de Francine Lemay, de Cookshire-Eaton, le Domaine Ives Hill, de Compton, la Ferme Jardins des Bocages, de Madeleine et Daniel Labonté, de Sawyerville, l’Érablière Tradition d’antan et sa volière, de Cookshire-Eaton, Les Jardins d’etc, d’Émilie Turcotte-Côté, Fermière-Fleuriste de Bury, Delapointe de Bury et Valcourt, Filer Chou, de Maude Lemieux, l’auteure Guylaine Cliche et plusieurs autres.

Expo Petits Formats

Jusqu’au 3 janvier 2024 : L’expo des petits formats célèbre les œuvres de 19 artistes !

Les artistes Clôde Beaupré et Denis Palmer, sur la photo, exposent leurs œuvres petits formats lors de cette nouvelle exposition de la Galerie d’art Cookshire-Eaton, qui prend l’affiche jusqu’au 3 janvier 2024, afin d’offrir la possibilité de cadeaux de Noël artistiques pour les amateurs d’art, à des prix plus abordables que pour les œuvres de grandes dimensions.

Ce n’est pas du tout le dynamisme qui manque à la Galerie d’art Cookshire-Eaton, qui présente les œuvres petits formats de 19 artistes en arts visuels de la grande région du Haut-Saint-François (HSF) et des alentours.
Les intéressés pourront, les samedis et dimanches de midi à 16 h, jusqu’au 3 janvier 2024, découvrir des œuvres que ces artistes ont produites sur des toiles de dimensions plus modestes… sans que ce soit de grandes fresques !
La galerie offre d’ailleurs d’acquérir et même de donner l’Art en cadeau, dans sa publicité reliée à cette exposition particulière à ce temps des fêtes 2023. Voilà une occasion unique pour les fans des artistes-peintres d’acquérir une de leurs œuvres qu’ils reluquent depuis longtemps ou qu’ils découvriront lors de cette expo très spéciale en décembre.
Une visite sur rendez-vous est également possible, hors des heures d’ouverture annoncées.
Et pourquoi manquer de les nommer, ces artistes qui se dévoilent au public, grâce aux commandites de IGA Cookshire-Eaton, les Cœurs Villageois, la Ville de Cookshire-Eaton, la MRC du HSF et le Conseil des Arts et des Lettres du Québec (CALQ) : Grégoire Ferland, Ida Rivard, Laurence Janni, Lucie Levasseur, Sandra Tremblay, Louis-Pierre Bou-gie, Jean-François Dupuis, Clôde Beaupré, Viviane Madore, Denis Palmer, Françoise Euzénat, Frederic Lapointe, Philippe Rouleau, John Ward, Diane Dugal, Yong Souk Kim Lambert, Céline Gendron, Robert Péloquin et André Philibert.
Une invitation à ne pas manquer.

Marche Noel Angus

East Angus : Un marché de Noël qui fait du bien

Le marché de Noël d’East Angus de la Fondation Marc Rousseau a connu un bel achalandage. Les quelque 25 exposants provenant des quatre coins de la MRC du Haut-Saint-François et même de Sherbrooke ont réussi à faire de belles affaires. Les nombreux visiteurs avaient l’embarras du choix que ce soit des produits d’érable, des capteurs de rêve, des produits du tissage, du tricot, des sculptures de bois, bijoux, couronnes de Noël, etc. En fait, il y en avait pour tous les goûts. Les revenus provenant de la location de tables soit 800 $ sont versés à la Fondation Marc Rousseau. Cette somme servira entre autres à venir en aide comme derniers recours à des personnes dans le besoin.

Marche Noel-Aeroport

Première édition dans un lieu atypique : Le marché de Noël de l’aéroport très prometteur !

Exposants au premier marché de Noël de l’aéroport de Sherbrooke, Éric Tremblay et Carolyne Beaudoin se disaient très satisfaits et n’avaient que des bons mots pour l’organisatrice et le déroulement de cette première édition, qui promet déjà un retour aux Fêtes de 2024.

L’organisatrice du tout nouveau marché de Noël de l’aéroport de Sherbrooke, Isabelle Couture, est également exposante sous le nom de L’Armoire Nature. Elle se spécialise dans la création de pièces en résine d’époxy, comme des lampes – elle avoue aimer la lumière – auxquelles elle incorpore des pierres et des métaux.
« C’est le premier marché de Noël que j’organise ici. Cela s’est décidé à la fin septembre, début octobre. Au départ, on trouvait l’idée un peu farfelue, mais c’est très bien finalement, car l’aéroport est un lieu atypique », admet-elle.
Rencontrée sur l’heure du midi la deuxième journée du marché, le dimanche, elle jubilait : « Même les jeunes ont embarqué, par curiosité, je pense. Il vient des gens de Thetford, de Weedon, je suis agréablement surprise. La publicité a été efficace. Les marchands sont très différents les uns des autres et le beau temps est au rendez-vous. Tous mes exposants sont contents et heureux. C’est certain qu’on revient ici l’an prochain ! », exprime-t-elle déjà.
Question bilan effectué le lundi suivant, Mme Couture s’est dite très satisfaite. « Ça a vraiment roulé, nous n’avons pas eu de moments de bas achalandage. Samedi, nous avons eu environ 350 visiteurs, mais dimanche ce fut plus lent, avec environ 150 visiteurs. Nous avons convenu de 450 personnes environ pour les deux jours. Le défilé du père Noël de Sherbrooke nous a vraiment concurrencés, avec un détour des rues par la 410, il y avait trop de circulation, ce qui nous a nui », a-t-elle fait valoir.
Parmi les exposants, Carolyne Beaudoin et Éric Tremblay, dont c’est la première participation à un marché également, n’avaient que de bons commentaires. « C’est un beau marché, qui présente de très belles créations, une organisation numéro 1. Je suis très satisfaite. De plus, on n’entend que de très bons commentaires des autres exposants et des visiteurs », a indiqué Mme Beaudoin.

Nanofest

Le NanoFest de Bury : Un mini festival de musique genre Woodstock, en plein bois !

La place centrale du NanoFest de Bury, les 17, 18 et 19 août, où brûlait un feu et où le camping tout autour du site était à l’honneur, pour environ 200 jeunes participants à l’événement.

Présenté sur le principe d’un festival libre et ouvert, de type Woodstock des années 1960, un très petit festival de musique s’est tenu sur le territoire de Bury, dans une clairière entourée d’un bois dense et épais, dans un coin du quelque peu sauvage et plutôt étroit chemin Wyatt. C’était sur trois jours, du vendredi 18 au dimanche 20 août derniers. Tellement petit, son nom, NanoFest de Bury ! Oui, le préfixe nano divise par un milliard l’unité devant laquelle il est placé.
Il s’agissait de la 2e édition du NanoFest de Bury, avec un nano objectif de 200 à 300 personnes seulement, incluant même les artistes, les bénévoles, les festivaliers, les employés, réunissant à peu près tous des jeunes entre 20 et 28 ans.
« Nous avons plus de structures sur place cette année, dont deux nouvelles scènes, une dans un petit autobus, près d’un étang, et l’autre la scène principale, avec un grand auvent. Et nous avons aussi davantage d’espaces de camping, un enjeu important cette année, grâce à un voisin qui nous a permis de louer une partie de son terrain », révèle Florence Savoie, membre du comité organisateur, composé également de Gésaël Drouin-Vigneault et Robin Boucher. Ce dernier est incidemment le propriétaire du terrain où se tient l’événement.
« Au point de départ, tout a débuté par un gros party organisé par des amis, qui se sont dit à la fin, on devrait faire ça chaque année ! Et puis inviter des artistes, faire payer le monde, un rassemblement d’amis axé sur la communauté culturelle, avec des artistes émergents, pour leur aider, avec des amis d’amis, ce ne serait pas commun. Offrir un milieu de rassemblement d’amis pour faire connaître des artistes. Ça se déroule bien. Nous avons eu également beaucoup d’aide, une bonne réaction de plusieurs, ce qui a fait boule de neige », raconte Mme Savoie, accompagnée par son chien Lune, en laisse, la mascotte du NanoFest qui la suit partout sur tout le terrain.
Un organisme à but non lucratif (OBNL) a été créé, puis une activité de sociofinancement lancée qui a récolté 16 000 $, doublé jusqu’à 15 000 $ par le Fonds 1000 et un du Mouvement Desjardins pour la jeunesse.
La programmation officielle, diffusée surtout sur les réseaux sociaux, où se trouve également la clientèle cible de l’événement, comprend outre la musique et la chanson, du théâtre avec pyrotechnie, de la poésie, de la danse, un atelier de hula-hoop, atelier choral, du conte, une Art Battle impliquant deux équipes d’artistes visuels qui jouent à coups de peinture sur une grande toile, pendant plusieurs heures… ! Un duel amical.
L’artiste BLAMM, Blanche Moisan-Méthé, une chanteuse-compositrice-interprète a frappé l’imaginaire des gens présents, par la lucidité de ses chansons parlant des choses telles qu’elles sont, franches et vraies, avec beaucoup d’ironie.
Le spectacle du vendredi 18 août, à la scène principale, présentait l’auteur-compositeur-interprète Alphonse Bisaillon, qui s’accompagne lui-même au piano et commence à être connu dans le milieu de la chanson en Estrie, accompagné d’une choriste, Kelowna Chauvin, elle-même musicienne et chanteuse.
« J’étais super intense dans tout ce que je faisais. Mon père m’a fait découvrir la chanson, par les chansonniers français, Jacques Brel, Brassens, Gainsbourg, Ferré. Ce dernier le plus important à mon avis. Puis j’ai aussi découvert Brigitte Fontaine et Hubert Félix Thiéfaine. Je me sentais toujours seul, comme lui. J’avais peur d’être fou, je voulais la preuve que je n’étais pas seul, j’ai fait de la chanson parce que c’était la preuve que je n’étais pas seul », narre-t-il.
« J’aime m’amuser, j’ai fait de l’art afin d’avoir la chance d’avoir le temps, le droit de réfléchir, d’errer… c’est ça la liberté, de changer d’idée, d’aller ailleurs. Le droit d’essayer », complète-t-il, résumant un peu ainsi sa quête d’absolu, peut-on croire.
Ayant participé au Festival de la chanson de Petite-Vallée 2023, en Gaspésie, il a remporté quatre prix, dont celui du public, de la chanson audacieuse, de la chanson innovante, et le Prix Belle et Bum, où il ira d’ailleurs chanter bientôt.

Exposition

Amélie Lemay-Choquette : Son exposition Appar.être vibre, transparente et naturelle

Amélie Lemay-Choquette a fignolé son parcours d’artiste très articulée, où l’osmose qu’elle crée, qu’elle vit ou qu’elle sent avec la nature l’influence jusqu’à l’intérieur d’elle-même.

L’artiste en arts visuels et danse, Amélie Lemay-Choquette, expose ses œuvres grands formats, colorées, vibrantes jusqu’à en devenir spirituelles. Des œuvres splendides, impressionnantes, à la peinture spéciale sur le verre recyclé, transparentes et avec une opacité partielle qui parle de Nature, à grands cris. Son exposition s’appelle Appar.être, un jeu de mots sorti d’elle-même, comme ses œuvres spéciales, où la réalité, sa réalité «appar.est» par couches, par strates vivantes, presque.
« La Nature m’habite dans mon quotidien, la Nature m’inspire énormément, c’est un ressenti d’être bien dans mon environnement. Je vois comment l’œuvre se métamorphose sous mes yeux, c’est un travail de confiance dans mon intuition, quelque chose qui se manifeste un peu malgré moi, très liquide, ça bouge beaucoup. Je donne, le contact se fait entre le verre et les couleurs, même entre elles, ça travaille ensemble. J’interviens ou je laisse agir, il y a beaucoup d’observation de ma part, d’émerveillement, comme dans la nature même ! », affirme l’artiste.
Dans un autre registre, elle rend compte des témoignages que lui transmettent les visiteurs à la galerie d’art.
« Les gens me font des commentaires touchants. Il y en a qui m’ont dit : C’est comme lorsque je me promène dans des sentiers, je me sens comme en forêt. C’est un sentiment de bien-être, d’être détendu, d’être bien, c’est curieux… D’autres m’ont avoué : Je me sens comme dans la mer, avec des coraux autour de moi, la végétation marine… », raconte Amélie.
« J’ai trouvé que les gens passent plus de temps que d’habitude dans la galerie d’art, les gens sentent plusieurs niveaux de curiosité, ils vont en arrière des toiles de verre transparent, ils voient une autre perspective, comme un 3D immersif. Il y a les projections qui se répercutent sur le mur, sur le sol, avec la transparence de mes œuvres. Dans la spirale, ils découvrent les couches superposées, avec l’effet de transparence. Il y a des couches nouvelles à découvrir », juge-t-elle.
« La galerie Pierre-Bougie, ici, magnifie mon travail. L’espace est grandiose, et mes œuvres grands formats, dans un tel grand espace, je ne les avais jamais vues ainsi. C’est riche d’avoir pu les présenter ici, je peux juger de mon travail dans tout son potentiel. Et j’ai pu documenter cette expo, avec un vidéo qui amène l’autre discipline de ma démarche, la danse, et ma dimension performance, également importante », conclut-elle.
À la Galerie d’art Cookshire-Eaton, jusqu’au 20 novembre prochain, à voir à coup sûr par tous les amoureux des arts, au 125 rue Principale Ouest. www.galeriedartcookshireeaton.com

ActiviteScolaire-GalerieDartCookshire

La Galerie d’art Cookshire-Eaton accueille plusieurs classes de l’école Saint-Camille

L’artiste de Sawyerville, Denis Palmer, a été assailli par les élèves du primaire qui participaient à l’activité scolaire à la Galerie d’art Cookshire-Eaton. Il n’a pas manqué de répondre à leurs nombreuses questions pertinentes.

Une collaboration spéciale entre l’école Saint-Camille et la Galerie d’art Cookshire-Eaton a permis aux élèves de plusieurs classes de 3e, 4e et 5e années du primaire de s’imprégner de culture et d’arts visuels, en fréquentant même sur place quelques artistes, le 5 octobre dernier.
Ainsi, ce sont Louise Marois, dessins (Sherbrooke) et Denis Palmer, estampes (Sawyerville), qui exposaient à ce moment-là leurs œuvres à la grande galerie Louis-Pierre-Bougie, qui ont rencontré et discouru avec les jeunes. Diane Dugal, artiste-peintre en arts visuels, était également présente avec ses tableaux, à la petite galerie Suzanne-Genest.
L’artiste Louise Marois trouvait « réjouissant, même rassurant, cette passation du savoir. C’est émouvant la sensibilisation à l’art qui se fait ici », a-t-elle dit, à la suite du contact vécu avec des élèves qui avaient plusieurs questions à lui poser.
Quant à Denis Palmer, il trouvait que les jeunes aimaient surtout les sculptures de Georges Foster, sculptures en bronze (Way’s Mills), le troisième exposant qui était absent à l’occasion de l’activité scolaire, qui y exposait des insectes impressionnants.
« Ils préfèrent ces pièces qui sont des bibittes, car ils aiment toucher, c’est matériel, physique. Je ne suis pas découragé. Les œuvres qui garnissent les murs les attirent moins. Pour mes dessins, ce que je préfère, c’est les peindre sur place, quand j’ai un sujet, plutôt que d’attendre au retour chez moi, je n’ai pas toujours le goût de continuer ! », a affirmé M. Palmer en souriant.
Ses œuvres, réalisées au fusain et à l’aquarelle, ont la particularité de porter un texte qu’il écrit de sa main, directement sur ses toiles, formant un ensemble agréable à l’œil.
Par ailleurs, deux enseignantes ont émis quelques commentaires sur leur expérience avec les élèves qu’elles accompagnaient.
« Oui, il s’agit de faire un peu d’éducation artistique avec les élèves. Nous faisons un parallèle, à partir de nos cours d’arts plastiques, en classe, avec les œuvres observées ici à la galerie, afin de pouvoir développer avec les enfants leur goût des arts. Ce qui arrive souvent, c’est que les jeunes en parlent avec leurs parents et leur donnent le goût d’y revenir avec eux… », a fait observer Cathy, une enseignante de 3e année.
« Les élèves peuvent apprendre à apprécier les œuvres d’art, c’est une chance de voir une exposition et de pouvoir y rencontrer des artistes. À la suite de la visite, en classe, nous leur demandons de choisir, parmi les œuvres exposées, celle qui les a intéressés, de nous dire pourquoi et de faire des liens. C’est quoi qui les a accrochés dans l’œuvre choisie, qu’est-ce qu’ils ont apprécié ? Et de définir c’est quoi une œuvre pour eux. C’est un bel éveil du côté artistique, pour ces élèves, autre que le chant et la danse », a révélé Marie-Claude, enseignante de 4e et 5e années.

Ferme la genereuse

À la Ferme La Généreuse, RURART a présenté Territorialités : Le projet de partage sensoriel de Tania Solomonoff

Tania Solomonoff assise au sol dans le studio de la Ferme La Généreuse, où elle a présenté un tableau de son projet spécial Gestes pour la Terre, ou les formes possibles d’être ensemble, le clou d’une rencontre à la suite d’une résidence artistique d’un mois au Québec.

Tout a commencé avec la participation, au Québec pendant un mois, à une résidence artistique d’une grande artiste visuelle et performeuse, Tania Solomonoff, née en Argentine, mais résidante du Mexique. Après être passée brièvement à Montréal et au Saguenay, elle s’est arrêtée trois semaines à l’OBNL RURART, à la Ferme La Généreuse, à Cookshire-Eaton.
Elle y a participé à un microévénement festif, le 23 septembre dernier, sous le thème Territorialités, y présentant son projet artistique au titre très évocateur Gestes pour la Terre, ou les formes possibles d’être ensemble, le clou de l’événement.
Le programme de cette activité comprenait une dégustation d’un produit de la ferme, à l’arrivée, un jus de pommes fait maison avec les fruits du verger; une promenade s’intitulant Les pollinisateurs, guidée par l’artiste Jessica Renaud; Dérives sur le territoire, une visite libre des installations artistiques orchestrées par Tania Solomonoff; une cueillette de pommes avec un pique-nique sur place et en finale, le clou de la journée, l’intervention artistique de Mme Solomonoff, présentant son projet Gestes pour la terre ou les formes possibles d’être ensemble.
En collaboration avec des femmes tisserandes, productrices de broderies typiques et symboliques, et apicultrices du Yucatan, province mexicaine où elle demeure, ce projet de Tania Solomonoff, artiste au charisme débordant et à la personnalité attachante, est un produit qui, pour elle, fait du partage son credo absolu.
Elle a d’ailleurs fait grande impression auprès des propriétaires de la Ferme La Généreuse et de l’organisme RURART, Suzanne Lemay et Aurélie Lemay-Choquette.
Par ailleurs, RURART était entrée en relation avec l’organisme Actions interculturelles, dans l’esprit du projet de microévénement festif, pour rejoindre les travailleurs de sapin voisins de la ferme, qui soignent leurs liens avec le territoire par leurs activités de plantation, évidemment… et avec lesquels le partage donne lieu à des découvertes qui enchantent Tania Solomonoff, toujours ouvertes aux ramifications significatives données à son projet.
En soirée, le clou de cette journée consistait au projet spécial Gestes pour la Terre, ou les formes possibles d’être ensemble, de Tania Solomonoff, présenté en quatre tableaux, sous forme de quatre rituels axés sur le partage.
Le premier tableau se déroulait dans le verger de la ferme et consistait à choisir parmi les broderies fournies par les femmes du Yucatan, à son départ du Mexique, pour les classer selon les couleurs, textures et leurs sens, en lien avec le lieu, le territoire. Un petit exercice a été suggéré, une mise en corps groupal, dans le verger. Les participants ont bougé ensemble, yeux fermés, le corps dans l’espace créant une dynamique permettant de sentir l’importance et comment cela fait du bien d’être en contact avec les autres, par la simple idée du «ensemble». « Plonger à l’intérieur du «ensemble», c’était magnifique ! », s’est exclamée Amélie Lemay-Choquette.
Le deuxième tableau se passait dans la serre de la ferme, à même les légumes et les tournesols, où les participants ont décidé de placer la grande broderie au-dessus de leurs têtes.
« Nous nous sommes tous retrouvés en dessous de la broderie, et une chanson a débuté et monté : Besame Mucho (Embrasse-moi beaucoup), de la pianiste mexicaine Consuelo Velazquez en 1930. Moment de confort rendu possible, d’être proches les uns des autres, grâce à l’exercice du tableau précédent », ajoute Mme Lemay-Choquette.
Le troisième tableau, ou Installation d’archives, amenait les participants dans le studio de la ferme où le sol était couvert de feuilles de papier, réelle installation ou performance de Tania qui y avait placé photos, dessins, textes, cahiers, archivages de son travail sensible artistique, très intime, qui n’était pas une mince chose en elle-même, une vraie œuvre d’art. « Nous avions le loisir de regarder, consulter, toucher, même de bouger les documents, d’interagir avec ses archives, très simplement, poser des questions, en petit cocon, chacun avec l’autre, avec l’œuvre et soi-même… », a-t-elle ajouté.
Le quatrième tableau les invitait tous à se laisser imprégner d’un vidéo documentaire, dans la vieille grange centenaire. « Cette projection montrait les femmes du Yucatan, dans des images d’archives où on les voyait en action, au travail, sans narratif, pour nous inciter à plonger dans leur univers. Sur deux grandes tables, du papier nous attendait, où nous avons dessiné, des formes, des dessins selon notre inspiration. Ces feuilles ont été apportées par Tania qui est retournée au Mexique, et les brodeuses là-bas vont pouvoir les recréer en broderies, pour faire un pont maintenant entre le Québec et le Mexique », conclut Amélie.

Grégoire Ferland

Homme de démesure : Grégoire Ferland, un touche-à-tout artistique

Les peintures de Grégoire Ferland surprennent par leurs grandes dimensions, comme s’il lui fallait insister, s’exprimer fort et avec des couleurs vives dans la voix. À voir chez lui, à son atelier de la rue Saint-Jacques, à East Angus.

Vouloir décrire un artiste comme Grégoire Ferland, par où faut-il commencer ? Il n’y a pas de manuel d’instructions, car l’homme semble échapper à toute caractérisation, comme hors norme. L’idéal ne sera qu’un survol, sans que cela soit un concept ni un défi.
Il était possible d’en découvrir un peu plus sur les multiples facettes artistiques de l’artiste lors de la récente exposition et son lancement de livre présentés le samedi 23 septembre dernier à son atelier du 164 rue Saint-Jacques, à East Angus.
Premièrement, ses peintures se démarquent toutes par leurs tailles démesurées, par leurs couleurs plus qu’intenses et par l’usage exagéré des techniques mixtes des matériaux, soit les objets ajoutés presque systématiquement à toutes ses œuvres.
Deuxièmement, l’artiste semble sans limites, laissant l’expression de ses actions et performances prendre plusieurs canaux, la sculpture incidemment, la peinture, la performance, le langage, les livres de poésie, tout sent bon la vie et le dynamisme. Mais la meilleure façon de lui rendre justice, laissons-le s’exprimer le temps d’un paragraphe : « Besoin de produire aux regards une représentation, une conception née de l’esprit, de la manifester comme son œuvre propre ; de même que dans le langage. Communiquer ses pensées et les faire comprendre à ses semblables, la matière offre à l’artiste l’occasion, le prétexte, le lieu de l’exercice de la pensée, qui communique son élan à la main qui sculpte, dessine, écrit et donc laisse ses traces », cite l’affichette d’introduction à cette exposition et au lancement de livre, sur place.
Le lancement de son recueil de poésie à compte d’auteur, qui s’intitule Des secondes dans l’univers, interpelle et interroge, surprenant avec son montage réalisé par l’auteur, une réelle performance en elle-même avec ses nombreuses reproductions de toiles en couleurs en pages de gauche, et ses poèmes lucides et évocateurs en pages de droite, des suites vivantes à lire et relire.
« Ce sont des réflexions à propos de l’univers et le temps, et de notre appartenance à l’univers. Nous sur la terre, on en fait partie, comme humains on regarde par terre… L’univers et l’humain, c’est comme la vie et la mort », évoque-t-il.
Dans le passé, Grégoire Ferland a aussi publié deux recueils de poèmes aux éditions Alea Poetik, le premier s’intitulant L’âme ne dort pas, en 2017, et le deuxième Flamme allumée dans la neige, en 2018. L’entreprise Alea Poetik n’existe malheureusement plus.
Grégoire Ferland avait été décrit, en 2012, comme « un phénomène underground au Québec », termes bien choisis, par la revue Vie des Arts. Il semble ne jamais avoir bénéficié, comme sculpteur, d’une reconnaissance quelconque par les musées ni par la culture des galeries publiques de la province, malgré une production d’œuvres fortes au fil des ans.
Tôt dans sa carrière artistique, il a pourtant fourni des performances de sculpteur avec le percussionniste Guy Nadon, sur des plaques de métal, à Montréal, aux Foufounes électriques, en 1988, et à la Galerie Optica, en 1989. Par la suite, il s’est établi successivement en Colombie, en Amérique du Sud, où il a vécu près d’une dizaine d’années, puis au Mexique, à New York et au Canada, à nouveau à Montréal et enfin à East Angus. Un parcours de vie qui l’a façonné, donnant aussi comme résultat son exposition de sculptures de métal et de textiles noirs, Tegumentum, découverte en 2012 à East Angus, dans l’ancienne église qu’il avait trouvée pour établir son atelier.
« J’ai fait mes débuts à 18 ans, à Montréal, mon côté artistique s’est forgé en fréquentant des artistes connus dans les cafés, alors que je travaillais le soir à l’École des Beaux-Arts. J’aimais faire du métal ma matière principale, mais ça prenait des outils, un local. J’ai acheté une forge, d’un forgeron qui m’a montré son métier, soit souder des métaux au marteau. Mais ça prend du métal de qualité pour que deux morceaux de métal fusionnent. C’est la base. J’ai découvert que la Vie t’organise. À Montréal, j’étais coincé dans mon studio où j’avais un trop gros inventaire. J’ai été chanceux de trouver cette église à vendre, en 2006 à East Angus, qui correspondait exactement à tous mes besoins. Je pouvais en faire ma maison, mon atelier, ma salle d’exposition. C’était inespéré ! », s’exclame-t-il, encore ravi.
Grégoire Ferland, un artiste facile d’accueil, à découvrir chez lui, à son atelier, dans une exposition remplie de démesure et de surprenantes performances.

art Cookshire

Amélie Lemay-Choquette à la Galerie d’art Cookshire-Eaton : Une expo de peintures sur verre grand format

Une peinture sur verre grand format, œuvre d’Amélie Lemay-Choquette, comme celles en démonstration à la Galerie d’art Cookshire-Eaton.

À compter du 15 octobre jusqu’au 20 novembre 2023, l’artiste en arts visuels et danse, Amélie Lemay-Choquette, présentera à la Galerie d’art Cookshire-Eaton, au Victoria Hall, son exposition solo fort spéciale, constituée de peintures sur verre grand format, rien de banal, des éléments particuliers sûrement à voir !
« Réalisés avec de la peinture pour vitrail, mes grands formats se présentent en série de six tableaux mesurant 28 po x 73 po, certains verticaux, d’autres horizontaux », décrit la sympathique artiste, qui est aussi directrice de l’organisme RURART, dédié aux arts en région du Haut-Saint-François.
« Mon exposition a pour titre Appar.être et donne une idée de l’humain qui traverse différents états, différentes formes, à plusieurs niveaux. Ces idées découlent de différentes vibrations, énergies et couleurs. Ce sont des choses que nous pouvons expérimenter dans nos vies. J’y laisse apparaître la complexité de l’être et aussi sa richesse et sa beauté. C’est ce qui fait ce qu’on est, c’est ce qui nous fait devenir ce que nous sommes. C’est la grande histoire de l’être humain », développe Mme Lemay-Choquette.
Son exposition a déjà été présentée ailleurs, dans le passé, car c’est à la base une activité qui peut facilement devenir mobile, malgré ses éléments grand format !
« En plus des tableaux surdimensionnés, il y a aussi une installation, une grande spirale de 16 pieds de diamètre, sur une surface transparente, un acétate, qui mesure 8 pi de hauteur par 60 pieds de long ! C’est une expérience. Je trouve important de pouvoir marcher et comment on entre, pas à pas, pour pénétrer et prendre contact avec c’est quoi apparaître, dans le passage vers la spirale, jusqu’au cœur du apparaître, selon à chacun son expérience, car il y a plusieurs couches possibles dans cette expérience de la vie », conclut Amélie Lemay-Choquette.
L’exposition sera ouverte tous les dimanches, de 13 h à 16 h. Pour plus de détails sur l’artiste, le public est invité à consulter son site : www.choquettedp.com ou encore le site de la Galerie d’art Cookshire-Eaton au www.galeriedartcookshireeaton.com pour obtenir l’information sur le vernissage et les activités proposées durant l’exposition.

Journée de la culture

Journées de la culture 2023, aux quatre coins du HSF : Des activités très spéciales et très variées !

Le sculpteur Claude Sévigny, devant sa petite agora bâtie à un endroit stratégique de son sentier de sculptures, où il souhaiterait, dans le futur, en faire une place multidisciplinaire, qui pourrait accueillir, entre autres, une journée sculptures et littérature, doublée d’une émission de radio.

Il y en avait pour tous les goûts, sur le territoire du Haut-Saint-François (HSF), à l’occasion des Journées de la culture, cette année, des activités étalées sur trois jours, les 29, 30 septembre et 1er octobre. À l’image du monde culturel lui-même, vaste et significatif, les prestations avaient de quoi ne laisser personne indifférent.
Le samedi 30 septembre, à Chartierville, au 170 chemin Verchères, tout près de Saint-Mathias-de-Bonneterre, l’artiste multidisciplinaire et surtout sculpteur dans l’âme, Claude Sévigny, avait mis sur son 36 son sentier pédestre d’un demi-kilomètre, très impressionnant sous le thème Les balais de sorcières. C’est le nom donné aux excroissances de branchages qui naissent spontanément sous l’œuvre d’un champignon, aux faîtes des sapins, une maladie qui déguise ces arbres, souvent bien avant l’Halloween, en œuvres d’art de la nature !
« J’ai beaucoup de projets, ce serait bon que je m’adjoigne un animateur, peut-être à l’agora que j’ai librement aménagée sur mon sentier pédestre, où je tiendrais une journée sculptures et littérature, en même temps qu’une émission de radio diffusée sur place. Il s’agirait d’y amener l’électricité pour réaliser le tout, et même plus, de rendre l’exposition itinérante, pourquoi pas ? Je songe à un OBNL pour financer mes activités artistiques, pour qu’elles demeurent gratuites pour le public, ou en demandant simplement des contributions volontaires », envisage M. Sévigny, débordant de concepts, d’images et d’idées de sculptures à peaufiner, tout en même temps, sur le sentier qui est devenu un élément important de sa vie d’artiste !
Ébéniste, sculpteur, concepteur artistique, auteur, idéateur et penseur, Claude Sévigny voit dans tout élément trouvé sur son vaste terrain du chemin Verchères des animaux fabuleux, des éléments humoristiques ou sérieux, des parties de concepts, des débuts de pièces à jumeler à d’autres pour donner des résultats imprévus et indicibles au point de départ, mais assurément des trouvailles de tout acabit et de toute utilité !
Un sentier de sculptures inénarrables qui ont toutes leur raison d’exister et qui valent le déplacement, sentier surprenant de découvertes et de surprises assurées pour les visiteurs de tous les âges.
Exposition de photos et vêtements sacerdotaux
À l’église Saint-Louis-de-France, à East Angus, pour les Journées de la culture, dans le cadre du Centenaire de l’église, une exposition de photos réunissait des photographes notoires de la région, Alain Coulombe, Guy Saint-Onge, Martin St-Laurent, Nathalie Laplante et Jean-Guy Paré, présents lors du passage du journaliste.
Les photos exposées aux regards des visiteurs valaient à elles seules le déplacement, doublées des propos des photographes auxquels chacun pouvait s’adresser. Alain Coulombe, qui a été cinq à six ans professeur durant sa carrière de 55 ans, constituait le pilier du groupe, par sa longévité et son expérience. Guy Saint-Onge, pour sa part, un photographe animalier, présentait toute une collection de photos d’oiseaux de tous les genres, dont un pan de mur d’oiseaux de proie exceptionnels. Photographe animalier depuis 1982, il a admis faire la promotion de l’ornithologie.
« On fait des choses belles et intéressantes, et par cette exposition, on veut les faire découvrir aux autres, on expose pour que les gens voient de belles images sur papier », a-t-il mentionné.
Martin St-Laurent, quant à lui, s’est qualifié de photographe sportif, une discipline qui n’est pas facile, car les moments importants, dans les sports, ne préviennent pas avant de survenir. Jean-Guy Paré, finalement, fixe dans son appareil les beautés de la nature en région, les paysages, qu’il a accumulés, au nombre de 60 000 photos environ.
« C’est un mode d’expression, un hobby, un plaisir de faire de la photo et de partager le résultat avec le public. Cela nous encourage à continuer, c’est une expression de soi qui nous anime », a fait valoir M. Paré au nom du groupe de photographes.
Pour l’expo de vêtements religieux, l’organisation a indiqué que cela avait été demandé par le public, qui voulait se rendre compte de la richesse du patrimoine religieux, datant du début de l’église centenaire !
Trio des Cantons, à Dudswell
À Dudswell, secteur de Marbleton, le Trio des Cantons, groupe de musique folklorique, s’exécutait à la plage P.-E.-Perreault, dans le cadre des Journées de la culture. Une fête populaire y était organisée s’adressant à toute la population de Dudswell. La responsable de la bibliothèque municipale, Jasmine Marcotte, avait été mandatée par la municipalité pour orchestrer l’événement rassembleur.
« Nous voulions une fête rassembleuse pour tous, pour la famille, pour toutes les générations. L’équipe de la bibliothèque municipale chapeaute l’activité. Outre moi-même, elle se compose de Véronick Beaumont, Isabelle Bibeau et Marie-Pier Collin. Nous sommes toutes des bénévoles. Le budget qui nous a été alloué est en fonction que toutes les friandises qui sont offertes ici sont gratuites pour que tout le monde puisse y participer. Nous sommes très inclusifs », a indiqué Jasmine Marcotte.
La mairesse de Dudswell, Mariane Paré, également présente, opinait dans le même sens. « Nous avons voulu regrouper nos générations dans un milieu agréable et festif. La température est, en plus, de notre côté. Nous voulions une formule différente pour ces Journées de la culture. Notre bibliothèque a été fondée il y a déjà 16 ans. Avec l’agrandissement de l’école ici, nous avons pu y réinstaller notre bibliothèque avec plus d’espace, que l’on partage avec l’école. Nous sommes fiers d’investir dans la Culture, pour nos citoyens, en réalisant ce qu’ils veulent », a déclaré Mme Paré.
« Et je veux également dire que nous sommes très contents de la participation de nos citoyens », a ajouté Mme Marcotte, en conclusion.

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