Musique aux sommets

Musique aux Sommets à Chartierville : Un spectacle attendu

Le groupe Coco Country Band a fait vibrer la petite église de Chartierville au grand plaisir des spectateurs.

C’est une foule respectable qui a participé aux deux représentations du groupe Coco Country Band dans la petite église de Chartierville. La mini édition du festival de Musique aux Sommets a tout de même su plaire aux participants, dont plusieurs étaient des admirateurs de country.
Caroline Provencher, de Chartierville, a assisté à tous les spectacles des éditions précédentes et il n’était pas question qu’elle rate celui de 2021. Bien que le festival n’ait pas l’ampleur des années passées, en raison des mesures sanitaires, la citoyenne était heureuse qu’il y ait tout de même un spectacle. La mère de famille était accompagnée de ses trois enfants pour l’occasion. Originaires de Chartierville et résidantes à Sherbrooke et Drummondville, Nicole et Denise Dion, sœurs du maire Denis Dion, avouaient à la blague ne pas avoir trop le choix. Denise mentionne avoir participé à toutes les éditions tandis que sa sœur précisait ne pas avoir eu cette chance. Toutes deux, dont une, particulièrement amante de country, étaient heureuses qu’il y ait un spectacle. Originaires également de Chartierville et domiciliés à Ascot Corner, Martine et Marcel Roy ont participé à toutes les éditions. « On n’a pas participé à tous les spectacles, mais le country, disons qu’on est admirateurs pas mal », d’exprimer Mme Roy.
Spectacle
Les amateurs de country ont été servis à souhait. Le dynamisme du groupe s’est montré contagieux. À l’invitation des membres de la formation, plusieurs spectateurs ont dansé devant la scène et dans les allées de l’église.
Satisfaction mitigée
Jean Bellehumeur, membre du comité organisateur, est satisfait de l’appréciation des gens, mais un peu déçu de la participation de 110 personnes pour les deux représentations. Plusieurs raisons expliquent la situation selon lui, comme le peu de temps pour publiciser l’activité, l’obligation du passeport vaccinal qui pouvait être un frein pour les personnes non vaccinées et les craintes pour d’autres de faire partie d’un rassemblement. Selon les techniciens rencontrés, ajoute M. Bellehumeur, il semblerait que ce phénomène soit semblable ailleurs en région. « Avoir su, on aurait prévu une seule représentation », souligne-t-il.
Néanmoins, l’organisation ne regrette pas l’initiative. « Tous ceux qui ont participé, on a eu des félicitations de tout le monde. Les gens ont adoré ça. Ils en ont parlé partout à l’entour et ont dit aux autres, vous n’êtes pas venu, vous avez manqué quelque chose. Ça faisait du bien de voir les gens sourire », d’ajouter M. Bellehumeur. Bien que les organisateurs souhaitaient une participation plus forte, cela n’affectera pas la santé financière de Musique aux Sommets puisque l’activité ne devrait pas afficher de déficit, assure M. Bellehumeur.
Autres spectacles
D’autre part, l’organisation prévoit présenter un autre spectacle d’ici le 31 mars 2022 puisqu’il resterait des sous provenant de l’aide financière de Patrimoine Canada et une des conditions exige qu’ils doivent être dépensés avant la fin de l’année financière qui se termine le 31 mars 2022, d’expliquer M. Bellehumeur. « On ne sait pas encore quoi, mais il y aura quelque chose ». Par ailleurs, ce dernier laisse entendre que la formule de Musique aux Sommets devrait revenir l’an prochain dans sa forme habituelle, à moins que la situation sanitaire vienne brouiller les cartes encore une fois.

Concert à Cookshire

Concerts apéro et Galerie d’art : Un succès estival

Le dernier spectacle de la saison a été fort apprécié des quelque 80 personnes présentes.

Plus de 90 personnes ont profité des largesses de Dame nature pour assister à la dernière représentation des concerts apéro qui se déroulait au parc des Braves à Cookshire-Eaton et mettant en vedette le quatuor Despax. Simultanément s’amorçait la nouvelle exposition Le Haut en Tableaux.
L’exposition en cours à la Galerie d’art Cookshire-Eaton se déroule jusqu’au 7 novembre et met en vedette trois artistes du Haut-Saint-François. Ginette Djin Bertrand, Diane Dugal et John Ward y exposent plusieurs œuvres. La galerie est ouverte les samedis et dimanches de midi à 16 h jusqu’au 10 octobre et uniquement le dimanche à la même heure du 17 octobre au 7 novembre. Toutefois, il est possible de visiter l’exposition du lundi au samedi sur rendez-vous.

Saison estivale

La présidente de la Maison de la culture et membre du Cœur villageois, Manon Elisabeth Carrier, est satisfaite de la dernière saison estivale. « À chacun de nos spectacles apéro, on a eu plus de 80 personnes. Il y en a même un qu’on a eu 170 personnes. » Satisfaite de la réponse du public, l’organisation songe présenter à nouveau quatre spectacles apéro l’an prochain comparativement à trois, il y a deux ans. « Il y a de la demande, les gens sont contents. Plus ça va, plus on a du monde différent qui vient d’un peu partout. » Il n’y a pas que les spectacles qui sont appréciés, Mme Carrier mentionne que tous les artistes participant à l’exposition précédente ont vendu des œuvres, une douzaine au total. Quant à la projection Murmures du Canton, elle avait attiré plus de 800 personnes au moment d’écrire ces lignes et il restait encore quelques représentations à venir.

Fort du succès obtenu pour l’ensemble des activités, Mme Carrier assure qu’elles reviendront toutes pour la saison prochaine. Elle ajoute que les intervenants travaillent sur un balado-découverte avec l’aide du CLD du Haut-Saint-François et qu’il pourrait être disponible également pour l’été prochain. Les intervenants travaillent aussi le rafraîchissement des six panneaux d’interprétation répartis dans la municipalité. « On va changer les panneaux. On va les remettre au goût du jour. Il va y avoir moins de textes et plus de photos. Les gens qui voudront plus d’information pourront aller sur internet. Tout ça va se passer dans le secteur du Cœur villageois », précise Mme Carrier.

Chuchottements divins

Chuchotements divins : Un recueil qui fait du bien à l’âme

Anne Gilbert publie son premier livre, un recueil d’histoires vraies.

Rendre accessibles des faits vécus dans le but de faire du bien à l’âme de ceux qui les lisent. C’est avec cet état d’esprit qu’Anne Gilbert a entrepris l’écriture de son recueil de textes Chuchotements divins. En collaboration avec l’artiste Jacques Boutin pour les illustrations, l’auteure souhaite partager des histoires inspirantes et remplies d’espoir.

Ce livre, le premier de Mme Gilbert, se compose de 33 récits véridiques de personnes provenant d’un peu partout en Estrie. Des histoires inspirantes qui peuvent amener le lecteur à un éveil de conscience ou simplement semer la joie. « Le but de ce livre-là, c’est de faire du bien », exprime l’auteure. Celle-ci a eu l’idée d’un tel écrit en 2012, alors qu’elle réalisait l’importance de transmettre certains récits. « J’appelais ça au début, des petits miracles, ce qui arrivait, dont j’étais témoin et je me disais qu’il faut que je prenne ça en note parce que ça vaut la peine d’être raconté », exprime-t-elle. Certains de ces récits ont été vécus par l’auteure, dont un où elle raconte son rêve de devenir comédienne. Ce rêve, elle a fini par le réaliser en jouant dans un des films de M. Boutin. C’est pourquoi elle a immédiatement pensé à lui lors de l’écriture de son livre. « Au début, je voulais avoir environ cinq dessins ici et là, mais on est devenu tellement emballé l’un et l’autre que finalement il y a un dessin pour chaque histoire », dit-elle en riant. Chaque dessin de l’artiste représente l’essence même de l’histoire qu’il précède.

L’œuvre se veut un livre de croissance personnelle, de nature spirituelle qui amène le lecteur à développer son pouvoir créateur. « Je ne dis pas que c’est un livre religieux, ce n’est pas ça du tout. Même si à certains endroits, Dieu est évoqué, c’est que les gens ont choisi de le dire parce qu’ils se sont sentis accompagnés », explique-t-elle.

Anciennement secrétaire médicale et enseignante, maintenant retraitée, Mme Gilbert, originaire d’Ascot Corner, vit présentement à Sherbrooke. Son désir d’écrire est présent depuis longtemps et elle ne compte pas s’arrêter. L’idée d’un deuxième tome de Chuchotements divins commence à mijoter dans son esprit. Il est possible de se procurer le livre en écrivant à l’auteur au chuchotementsdivins@outlook.com ou en se rendant sur www.bouquinbec.ca.

Centre culturel de Weedon

Ouverture de la programmation 2021-2022 du Centre culturel de Weedon : La salle mise au goût du jour

Rebecka Lussier, artiste de Weedon, ouvrait la saison 2021-2022 du Centre culturel de Weedon en interprétant des classiques de la chanson.

C’est dans une salle remplie de spectateurs enthousiastes que se déroulait l’ouverture de la programmation 2021-2022 du Centre culturel de Weedon. Le conseil d’administration en a profité pour détailler les travaux d’aménagement qui ont été faits au cours des derniers mois et remercier les bénévoles qui ont mis la main à la pâte.

L’artiste locale et membre du conseil d’administration du Centre culturel de Weedon, Rebecka Lussier, a ouvert le bal en interprétant plusieurs classiques. En première partie était présentée une autre artiste de Weedon, Karine Lizée.

Au cours des derniers mois, plusieurs travaux d’amélioration ont été effectués afin de moderniser la salle de spectacle. Celle-ci a été entièrement repeinte, le bar qui longeait le mur a été retiré et réinstallé dans la salle d’exposition. « On a fait ça au début pour gagner des places parce qu’on n’avait déjà pas beaucoup de places, mais l’année dernière, avec la distanciation, ça devenait vraiment restreint, surtout qu’on avait une configuration qui était souvent avec des tables. On a gagné 25 places en faisant ça », explique Guillaume D’Aoust, directeur général du Centre culturel. La régie, qui était installée sur le côté, est dorénavant située au centre arrière.

Ce ne sont pas que des améliorations physiques qui ont été faites. Les membres du conseil d’administration se sont assurés de rendre l’organisation au goût du jour au niveau de la technologie. L’implantation d’une billetterie en ligne permet de faciliter l’accès aux personnes intéressées. Auparavant, celles-ci devaient se rendre sur place au Centre culturel pour se procurer des billets. « Donc maintenant, on peut les acheter de n’importe où, 24 heures par jour, 7 jours sur 7. Partout dans le monde, on peut s’acheter des billets pour Weedon », lance M. D’Aoust en riant. Cette nouveauté virtuelle qu’est le site Internet au goût du jour et la billetterie en ligne, le centre la doit principalement au travail bénévole de Sonia Rioux, explique le directeur.

Tout ce travail a été rendu possible grâce à la participation bénévole des membres du conseil d’administration et de plusieurs citoyens de la municipalité. Ceux-ci ont mis plus de 300 heures dans la modernisation de la salle. « C’est une belle contribution générale », exprime M. D’Aoust. Ce dernier tient également à remercier le maire de Weedon, Eugène Gagné, pour son implication en tant que bénévole, mais également comme donateur financier.

En mettant en place la programmation, le directeur s’est assuré de donner une orientation plus ouverte afin de rejoindre le plus de gens possible et de répondre à tous les goûts. Des artistes de renom tels que Linda Lemay, Cathy Gauthier, Andréanne A. Malette, Peter MacLeod ou Sally Folk fouleront les planches de la salle de Weedon. Le conseil a tout de même gardé quelques classiques appréciés du public. Ainsi les séries Aventure Les voyageurs aventuriers, Découverte, Étoilée et Trad sont de retour dans la programmation.

Pour prendre connaissance de la nouvelle programmation et se procurer des billets, les personnes intéressées peuvent se rendre sur le site www.ccweedon.com.

Concerts de la Gare de East Angus

East Angus : Retour des concerts de la gare

Après une année d’arrêt en raison de la pandémie, les concerts de la gare reprennent vie à East Angus. Au total, 9 spectacles seront présentés gratuitement tous les jeudis soir à compter de 19 h 30 sur la scène extérieure de la Vieille Gare du Papier au 212, rue Saint-Jean Ouest à East Angus. Le groupe Mectrio a lancé la 9e saison jeudi passé devant une foule appréciable. Suivront les groupes The Sloe Gin Fizz, Les Moins Cinq, Trio des Cantons, Rodéo Drive Country Band, Hommage aux Eagles Tribute, Stage 3-o-5, All Dressed alors que Aliceson Cooper clôturera la saison le jeudi 26 août. Les amateurs de rock que ce soit des années 50 à aujourd’hui, de country, de musique traditionnelle, populaire et québécoise y trouveront leur compte.

Les concerts Apero de Cookshire-Eaton HSF

Concerts apéro : Une première de la saison réussie

Une foule assistait à la première représentation des concerts apéro au parc des Braves à Cookshire-Eaton.

Près d’une centaine de personnes assistaient à la première représentation des concerts apéro de la saison. Se déroulant au parc des Braves de Cookshire-Eaton, les citoyens profitaient de la chaude soirée d’été avec de la musique classique et de la bière locale.
Duo Alliage, composé de la violoncelliste Marie-Philippe Lemay et de la flûtiste Johanna Silberman, performait devant une foule attentive. « Cette année, Myriam Genest-Denis et Emilie Fontaine, de la Brasserie 11 comtés, ont concocté une bière et apéro », explique Manon Elisabeth Carrier, l’une des organisatrices de l’événement. Grâce à ce nouveau partenariat, chaque soirée concert aura sa bière attitrée. Pour cette première, c’est À hauteur de femmes qui était choisie.
Les responsables de l’événement sont satisfaits de l’enthousiasme du public pour cette première. Les prochaines représentations seront les 18 juillet, 8 août et 12 septembre dès 17 h au parc des Braves de Cookshire-Eaton.

Victoria Hall, Cookshire-Eaton

Galerie d’art Cookshire-Eaton : Début de la saison estivale le 24 juin

Nous retrouvons Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton, Gilles Denis, président de la Galerie d’art Cookshire-Eaton, et Manon Elisabeth Carrier, présidente de la Maison de la culture John-Henry-Pope, qui œuvrent à faire du secteur une destination culturelle des plus intéressantes.

La Galerie d’art Cookshire-Eaton, avec la Maison de la culture John-Henry-Pope et la Ville de Cookshire-Eaton, procédera au lancement de la saison estivale le 24 juin avec l’exposition Hors Zone mettant en vedette les œuvres de trois artistes : André Philibert, Odette Gauvreau et Frédéric Lapointe. Les concerts apéro seront également de retour avec quatre spectacles s’étalant du 27 juin au 12 septembre.

La galerie sera ouverte du jeudi au dimanche, dès le 24 juin jusqu’au 5 septembre. Les visiteurs auront l’opportunité d’admirer les œuvres de 10 h à 17 h. Mentionnons qu’il sera possible de faire des visites de groupe sur réservation et de rencontrer l’artiste, d’exprimer le président de la galerie d’art, Gilles Denis.

Parmi les artistes, André Philibert de Chartierville est bien connu pour ses œuvres contemporaines, par la géométrie de ses formes unique et par sa maîtrise technique. Graphiste de formation, il a participé à de nombreuses expositions solos ou en groupe. Plusieurs de ses toiles se retrouvent en Europe, aux États-Unis ainsi qu’au Canada. L’artiste est décrit comme magicien, peintre de la pleine lune, des aurores ou des crépuscules.
Odette Gauvreau travaille à sa production personnelle et collabore à plusieurs expositions solos ou en groupe. Elle cumule conjointement un long parcours de peintre scénique, sculpture, mouleuse, sur des films, pièces de théâtre, publicités et séries télévisées.

Fort d’une formation en génie électrique, en littérature autant qu’en langues modernes qu’aux beaux-arts, Frédéric Lapointe, originaire de Bury, estime qu’un artiste doit faire feu de tout bois. Son imagination fleurit au contact de la nature. Ses paysages, quoique fortement inspirés de lieux réels, sont tous inventés.

Concerts apéro
Les amateurs de musique classique seront encore gâtés avec quatre spectacles qui seront présentés à 17 h dans le parc des Braves. La première prestation du 27 juin se déroulera sous le thème Place à la relève et mettra en vedette le Duo Alliage composé de Johanna Silberman à la flûte traversière et de Marie-Philippe Poulin au violoncelle. La présentation du 18 juillet sous le thème Airs d’été  se fera au son de la flûte traversière de Myriam Genest-Denis et de la harpe de Valérie Milot. Les cuivres à l’honneur mettra en vedette, le 8 août, cinq artistes soit les trompettistes Robin Doyon et Stéphane Beaulac ainsi que Gabriel Gauthier-Beaudoin au cor, Martin Ringuette au trombone et Jean-Philippe Dutil au tuba. La dernière présentation de la saison, le 12 septembre, se fera avec le Quatuor Despax. Les artistes, Cendrine, Jean, Maxime et Valérie Despax respectivement aux violons, alto et violoncelle en mettront plein les oreilles.
Les concerts sont fort appréciés du public puisque les responsables en sont à la 6e édition dont trois sous le vocable de concert pique-nique et maintenant sous l’appellation de concerts apéro. Bien que l’activité soit gratuite, les contributions volontaires seront acceptées. Soucieuse de rejoindre le plus de gens possible et de partager cette richesse avec les aînés, la Galerie d’art Cookshire-Eaton procédera à l’enregistrement vidéo des spectacles pour les présenter aux deux CHSLD de la MRC soit à Weedon et East Angus. L’initiative est rendue possible grâce à la participation de L’Inconnu dans le noir avec la contribution de généreux commanditaires. Pour M. Denis, il est important de soutenir les artistes particulièrement en période de pandémie. « Nous autres, c’est 12-15 artistes qu’on va pouvoir leur donner un certain montant. » Outre cet aspect, Gilles Denis rappelle que la culture « c’est la qualité de vie. » Pour Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton, le fait de pouvoir présenter une programmation culturelle relève de l’exploit. « Pour nous, c’est une belle représentation pour le Cœur villageois. Le culturel, faut qu’il soit dans le cœur du village. » De son côté, la présidente de la Maison de la culture John-Henry-Pope, Manon Elisabeth Carrier, estime « que les gens ont besoin d’entendre parler d’autre chose que du COVID. La musique, c’est bon pour tout le monde, c’est bon pour l’âme. On s’assoit dans le parc et les gens quand ils repartent, ils sont heureux. » Rappelons que l’ensemble des activités culturelles s’inscrivent dans le cadre du Cœur villageois de Cookshire-Eaton.

Sentier de sculptures à Chartierville : Quand l’art fait un avec la nature

Le sentier se veut un endroit calme, inspirant, baignant en pleine nature.

Les couleurs d’automne à elles seules constituent une magnifique œuvre d’art. Alors, imaginez l’expérience lorsque vous contemplez des sculptures et faites la lecture de textes en pleine nature. Voilà ce qu’offre gratuitement l’ébéniste et sculpteur, Claude Sévigny, par son sentier de sculptures et de textes littéraires.
Le parcours, de quelque 500 mètres, aménagé dans le boisé derrière sa résidence du 170, rue Verchères, à Chartierville, peut sembler relativement court, mais riche en émotions visuelles et sensorielles. Accessible aux familles, le sentier sera ouvert les 3, 4, 10, 11, 12 et 17 octobre prochains.
L’artiste mentionne avoir eu l’idée « à la suite d’une visite de gens de Tourisme Haut-Saint-François venus pour les sculptures que j’ai dans un petit espace chez moi. Pis je me suis rendu compte que ça serait beaucoup plus dynamique qu’elles soient dehors et que les gens participent. Je me suis dit que ça serait intéressant avoir quelque chose qui allie la marche, le côté touristique et d’avoir de quoi que les gens pourraient participer. » Les gens semblent réceptifs puisque plusieurs enfants ont profité du chevalet installé dans le sentier pour faire des dessins. « Les enfants comme les adultes participent déjà. Il n’y a pas encore une structure, c’est spontané. » Réfléchissant à voix haute, l’artiste ajoute que les gens pourraient éventuellement, à partir de ce qu’il y a sur place, compléter une sculpture.
À sa première édition, M. Sévigny admet humblement, « pour moi, c’est comme un essai cette année, sauf que c’est plus populaire que je croyais. » L’artiste y voit énormément de potentiel et n’a pas l’intention d’en faire sa chasse gardée au contraire, il tient à le partager. Le sentier, exprime-t-il, pourrait devenir quelque chose d’itinérant et se retrouver dans diverses municipalités mettant en vedette les artistes locaux. Un village pourrait prendre en main le sentier pendant deux à trois ans et par la suite un autre prend le relais de façon à faire participer toute la MRC. « Le concept pourrait devenir une référence culturelle identitaire pour les gens du Haut-Saint-François. Moi ce que je dis, c’est qu’il y a des possibilités sans fin. » Pour l’instant, le sentier de la rue Verchères offre diverses sculptures, des écrits et plus d’une vingtaine de balais de sorcière. M. Sévigny se fera un plaisir d’accueillir les visiteurs selon les dates prévues de 10 h 30 à 16 h. Mentionnons que l’initiative se déroule dans le cadre des Journées de la culture.

Monde des arts et de la culture : Les artisans souhaitent une reconnaissance régionale

Nous apercevons une quinzaine d’artistes professionnels, travailleurs et organismes culturels du territoire en pleine réflexion sur la stratégie à adopter pour obtenir une reconnaissance régionale.

Les artistes professionnels du territoire, les travailleurs et organismes culturels du Haut-Saint-François avec l’aide de la CDC du territoire et du Conseil de la culture de l’Estrie travaillent à mettre sur pied une Table de concertation en art et culture. L’objectif, entre autres, est de faire reconnaître par les élus de la MRC, les arts et la culture comme vecteur de développement social et économique.

Plus d’une quinzaine de personnes, artistes et intervenants, ont échangé sur la stratégie à développer pour faire reconnaître leur champ d’expertise à sa juste valeur. Après avoir débattu sur les divers enjeux favorisant le développement des arts et de la culture, les participants ont fait consensus sur la première action à poser, soit d’obtenir une reconnaissance auprès des élus. « L’interlocuteur administratif (MRC) n’est pas rendu où on est rendu professionnellement. Il nous faut des interlocuteurs régionaux pour intervenir directement », d’exprimer l’artiste Luc Pallageoix. « Il faut que ça passe par les élus. En terme d’investissement municipal, nous sommes en queue de peloton au Québec », d’ajouter Sylvain Dodier.

Un sous-comité formé d’artistes professionnels, de travailleurs et d’organismes culturels travaillera à développer, d’ici le printemps prochain, une stratégie et une argumentation afin de sensibiliser les élus à l’importance et l’apport de cette sphère d’activité. L’approche sera préalablement approuvée par les membres de la table de concertation. Une fois la reconnaissance obtenue, les intervenants se pencheront sur les enjeux que ce soit entre autres, le financement, la visibilité et le réseautage. « Tous ces gens qui vivent de leur art ici doivent obtenir une visibilité plus globale », soutient Dominique Leblanc-Bolduc, travailleuse culturelle.
Quelques rencontres regroupant les divers acteurs du monde des arts et de la culture se sont déroulées avant celle de janvier dernier, mais la préparation d’une stratégie de reconnaissance constitue le premier geste pour ainsi dire officiel de la Table de concertation en art et culture du Haut-Saint-François.

Exposition de la Société d’histoire de Weedon : Du vieux village au village d’aujourd’hui

Près de 75 personnes ont participé au vernissage de l’exposition annuelle de la Société d’histoire de Weedon.

Un peu plus de 75 personnes ont participé au vernissage de l’exposition annuelle de la Société d’histoire de Weedon, présentée au Centre culturel. Le thème Du vieux village au village d’aujourd’hui consiste en une série de photos datant de la fin du 19e siècle jusqu’à récemment. Celles-ci ont généré beaucoup de discussions chez les visiteurs.

« À la suite de l’exposition À la découverte de nos archives, on s’est dit qu’il faudrait peut-être montrer l’évolution. Qu’est-ce qui s’est passé entre 1863, l’année de la fondation, et aujourd’hui », explique Claude-Gilles Gagné, un des organisateurs de l’exposition. Les images démontrent l’évolution des infrastructures, soit les barrages, hôtels, églises, industries, ponts et commerces. « Là où on avait un problème, c’est avec les commerces, exprime M. Gagné. Beaucoup sont nés, ont prospéré et ont fermé. » Cette problématique a mené les organisateurs à créer un concours. Les visiteurs sont invités à deviner ce que sont devenus les immeubles qui hébergeaient les commerces. M. Gagné ajoute qu’il était important d’inclure des photos des trois secteurs que regroupe Weedon, soit Weedon centre, Fontainebleau et St-Gérard.

Lors du vernissage, une vidéo a été présentée sur écran géant. Préparée par Gaston Lacroix, la présentation expliquait les origines de Weedon ainsi qu’un discours du maire, Richard Tanguay. « C’est un rappel des tout débuts, avant même la construction du village de Weedon en 1863. Ensuite, ce que j’ai intitulé “retour vers le futur”. Donc, c’est le maire, Richard Tanguay, qui a été interviewé sur les dernières réalisations à Weedon et sur ce qui s’en vient pour le grand Weedon et je considère qu’il y a des éléments là-dedans qui risquent de faire l’histoire », exprime M. Lacroix. Le maire expliquait notamment les ajustements pour avoir une meilleure approche en développement durable et le renouvellement des équipements et installations municipaux.

Près d’une vingtaine de bénévoles ont participé à ce projet qui a pris plusieurs mois à mettre sur pied. Les organisateurs se disent très satisfaits de l’événement et ont l’impression d’avoir répondu à un intérêt chez les citoyens. L’exposition sera présentée au Centre culturel de Weedon jusqu’au 12 mars prochain.

actualite

Encan au profit de la clinique

Une omission s’est glissée au moment de faire part des généreux artistes ayant contribué par un don d’une oeuvre à l’encan lors de la soirée-bénéfice au château Pope, de décembre dernier. Le sculpteur de Cookshire-Eaton, Robert Péloquin, a fait don d’une oeuvre composée de marbre et d’acier intitulée Ascenfion. La sculpture semble avoir touché le coeur des participants puisqu’elle a obtenu la deuxième plus forte mise.

Vernissage de Libbey Griffith et Denis Palmer : Des oeuvres à découvrir

Libbey Griffith et Denis Palmer lors du vernissage de leurs oeuvres à la Maison de la culture.

La Maison de la culture John-Henry-Pope a accueilli près de 80 personnes le 26 janvier dernier dans le cadre du vernissage des artistes Libbey Griffith et Denis Palmer.

Habitant à Sherbrooke, Mme Griffith est passionnée de peinture depuis longtemps. Elle expose beaucoup dans les Cantons-de-l’Est. Pour elle, peindre est un plaisir et une expérience émotionnelle. Elle fait un travail figuratif, gestuel et son médium de prédilection est l’huile. Il y a trois ans, elle a commencé à peindre des portraits à partir de modèles vivants et ce sont ces tableaux qu’elle présente actuellement. M. Palmer dessine au crayon ou à l’encre et peint à l’aquarelle. L’artiste qui possède une galerie d’art à Newport aime travailler sur le terrain afin de capter l’ambiance du moment. Il s’inspire des scènes telles que la récolte du sirop d’érable, l’Exposition agricole de Cookshire-Eaton et les événements quotidiens démontrant la vie de famille. Toutes ses oeuvres arrivent à divers degrés de finition, mais c’est ce qui, selon lui, reflète son processus de travail.
Les organisateurs de l’événement se disent très satisfaits de la journée qui a attiré plus de monde que prévu.

L’exposition sera présentée tous les dimanches de 10 h à 16 h, jusqu’au 23 février 2020 à la Galerie d’art Cookshire-Eaton.

Kittie Bruneau : Lever le voile sur l’artiste

Plus d’une quarantaine de personnes ont envahi le Victoria Halll à Cookshire-Eaton pour rencontrer, échanger avec les artisans du documentaire Farouchement Kittie afin d’en savoir davantage sur cette peintre-graveuse de 90 ans. Le réalisateur Alain Goudreau ainsi que Céline Goudreau et Pascale Robitaille souhaitent faire découvrir et apprécier l’artiste qui est installée sur l’île Bonaventure à Pointe St-Pierre en Gaspésie. C’est à travers d’autres artistes qui l’ont côtoyé, des directeurs de galeries d’art et amis qu’ils racontent pendant 52 minutes qui est Kittie Bruneau et ce qui l’anime. L’artiste elle-même relate son cheminement à travers ses nombreux voyages jusqu’au moment de s’installer sur l’île. La projection était présentée par la Galerie d’art Cookshire-Eaton. Gilles Denis était particulièrement fier que le Victoria Hall soit l’endroit privilégié pour présenter le documentaire. « Autrefois, la vocation était de salle de cinéma. Ça fait près de 40 ans qu’il n’y a pas eu de projection », exprime-t-il avec une fierté évidente. M. Denis aimerait que l’endroit serve de galerie d’art pouvant accueillir des oeuvres de grand format que ce soit des sculptures et peintures.

Le Centre culturel East Angus redonne à la communauté

Les élèves ont pu assister à un spectacle au Centre culturel East Angus. De gauche à droite, Suzanne Bussière, membre du comité des spectacles du Centre culturel, Yves Lambert, artiste, Stéphanie Lecours, étudiante dans le programme d’intégration sociale, Meagan Reid, membre du comité, Roxane Perron, enseignante dans la classe d’intégration sociale, Dave Proulx, accompagnateur, André Mathieu, étudiant dans le programme d’intégration sociale et Nicole Bernier, membre du comité.

Les élèves de la formation à l’intégration sociale (FIS) de la polyvalente Louis-Saint-Laurent auront accès à quelques spectacles par année grâce à la générosité du Centre culturel East Angus. Le but est de rendre accessible la culture aux gens présentant un handicap, explique Meagan Reid, conseillère municipale.

Depuis l’an passé, le centre culturel a recommencé à offrir des spectacles à raison de quatre annuellement. Le comité de l’établissement a pris la décision, cette année, de redonner à la communauté. « On a choisi de redonner en donnant des billets à des élèves adultes de la classe FIS », explique Mme Reid. L’objectif est de sortir ces gens de leur quotidien et de leur isolement. À travers ce projet, elle veut rendre la culture disponible à ce type de clientèle et ainsi défaire la barrière que les gens ont face aux handicaps.

Pour certains de ces élèves, l’occasion de sortir au cinéma ou d’aller voir un spectacle se fait rare. Meagan Reid a pris conscience de cette réalité quand elle leur a posé la question pour savoir à quand remonte leur dernière sortie. « Il y en a qui ont dit : Julie Masse, quand elle avait 25 ans. Ça fait donc 35 ans de ça. C’est du monde qui sont dûs pour aller voir un spectacle. » Selon elle, les prestations musicales sont parfaites pour ces gens, « c’est une clientèle qui adore la musique, chanter et danser. »

Ce sont deux paires de billets qui seront distribués chaque soirée, soit deux élèves et leurs accompagnateurs. Les noms seront tirés au hasard afin de permettre à tous d’avoir sa chance. Après la représentation, les élèves auront également l’occasion de rencontrer l’artiste.

Mme Reid aimerait que d’autres municipalités entament le pas pour permettre à ces personnes handicapées d’avoir accès aux activités culturelles. « Des fois, on ne les vend pas tous nos billets, on en donne à des organismes ou à des entreprises qui vont être actifs dans la municipalité », explique-t-elle en les invitant à la contacter s’ils veulent plus d’informations.

Le comité est également à la recherche de bénévoles possédant un véhicule et ayant un intérêt pour les personnes handicapées afin d’accompagner les élèves aux spectacles. Le billet pour la soirée sera offert aux personnes volontaires. Les intéressés peuvent contacter Meagan Reid au 819 342-5905.

Noël au château Pope : Concert-bénéfice à votre santé

Noël approche à grands pas. Cette période de réjouissance est propice à la générosité qui peut s’appliquer sous différentes formes. Une d’entre elles est de participer au traditionnel concert-bénéfice Noël à votre santé, qui se déroulera à l’église Trinity United de Cookshire-Eaton, le 14 décembre.

Précédemment, les personnes désireuses de pousser l’élan de générosité plus loin auront l’opportunité de participer à la soirée VIP qui se déroulera au château Pope. Les profits de l’activité serviront au financement du projet de clinique sans rendez-vous pour tous au Centre de santé Cookshire.

La démarche entamée depuis quelques années est en voie d’atteindre l’objectif de 250 000 $. L’implication financière de neuf municipalités en proportion du pourcentage de la population sur une période de cinq ans avec les autres activités de financement comme le 4 à 7 Noël au château et le concert permettent aux responsables de dire que la cible est atteinte. Les municipalités participantes sont Cookshire-Eaton, East Angus, Newport, La Patrie, Lingwick, Chartierville, Saint-Isidore-de-Clifton, Bury et Westbury.

Activités
Le cocktail dinatoire se déroulera dans le cadre d’un 4 à 7. Les participants auront l’occasion d’échanger avec le personnel de la clinique de santé en plus de visiter les installations. Un encan-bénéfice est également prévu. Le coût du billet pour la soirée VIP réservée aux adultes et comprenant le spectacle est de 120 $. Toutefois, les personnes désireuses d’assister uniquement au spectacle peuvent le faire en se procurant un billet au coût de 25 $ et gratuit pour les enfants de 12 ans et moins.

Concert
Encore cette année, les amants de musique classique seront servis à souhait avec trois artistes chevronnés. Catherine St-Arnaud, soprano, Julien LeBlanc, piano et Myriam Genest-Denis, flûte traversière, uniront leur talent pour faire vivre un moment exceptionnel. La sonorité de l’église Trinity United permet de savourer à sa juste valeur les prestations musicales. Mentionnons que le spectacle est rendu possible grâce à la contribution de généreux commanditaires. Les personnes désireuses de se procurer des billets pour la soirée VIP doivent le faire avant le 30 novembre en composant le 819 875-5335 poste 106.

Le poète Alain Coulombe dévoile son recueil : À Femme et d’Amour

Finalement, Alain Coulombe s’est laissé convaincre par son proche entourage d’offrir aux gens ses poèmes qu’il présente bien humblement.

L’artiste photographe Alain Coulombe est bien connu par ses clichés. Cette fois, il surprend en présentant une autre facette de sa personnalité par l’entremise de son premier recueil de poèmes À Femme et d’Amour.

D’emblée, il admet « j’ai toujours été poète. J’ai plus de facilité à écrire que de parler. » Son recueil renferme plus d’une centaine de poèmes. « J’ai commencé très jeune à écrire. J’avais 10 ou 12 ans. J’ai écrit mon journal jusqu’à 35 ans ». Après l’avoir délaissé, le poète s’est mis à écrire sur des bouts de papier. « À un moment donné, j’ai ramassé mes bouts de papier pour les amalgamer et faire un texte. »

L’auteur a retenu ses œuvres pendant plusieurs années avant de les partager. Une certaine pudeur l’habitait, exprime-t-il. Ce n’est qu’après avoir partagé quelques poèmes avec des proches et suite à leurs encouragements qu’il a convenu de les offrir à un public plus large. « Petit à petit, avec les commentaires reçus, un à un, j’ai laissé aller ma réserve.

Aujourd’hui, je choisis de me montrer aux yeux de tous. Ce recueil de poèmes sans prétention est une mise à nu de mon être à travers le temps. Un voyage secoué par les élans de la vie, avec seul compagnon la quête du bonheur à travers le sentiment d’amour pour les femmes », explique-t-il.
Le recueil contient plus d’une centaine de poèmes accompagnés de quelques dessins de l’artiste. La première partie englobe des textes plus sombres à l’époque de son adolescence. Certains plus récents ont été ajoutés, mais dans le même esprit. « Ils s’annoncent comme des points de suspension. Ou des points de suture sur cet épisode de ma jeunesse noire. Pour moi, les points de suspension ont toujours été une forme de liberté. À chacun d’y ajouter une image de son choix. »

Le chapitre deux entre dans le vif du sujet directement relié au titre À Femme et d’Amour. « Chez la femme, je trouve l’effervescence de vivre. Ses mots sont vrais. La femme m’attire à la lumière. L’amour qu’une femme me procure a toujours été une porte sur mon âme. »

M. Coulombe présente son œuvre bien humblement. Son recueil, explique-t-il, ne contient pas vraiment de message. Chacun l’interprète à sa façon. Ces poèmes, précise-t-il, sont muables dans le temps. « Chaque fois que je les lis, j’y ajouterais une ligne ou y changerais un mot. J’aime les sentir vivants. Au profond de mon âme, je les ressens toujours au présent. Je n’ai pas la prétention d’être un poète. J’ai plus le costume d’un homme qui exprime avec des mots ses sentiments », de compléter l’artiste.

Farouchement Kittie

La galerie d’art Cookshire-Eaton présentera le 8 décembre à compter de 13 h, au Victoria Hall, le documentaire «Farouchement Kittie». Le réalisateur Alain Goudreau lève le voile sur l’œuvre de Kittie Bruneau, peintre-graveuse. Les spectateurs découvriront l’univers coloré et éclaté de cette artiste née à Montréal. Le travail de Mme Bruneau a été reconnu à plusieurs reprises par l’obtention de nombreuses bourses, dont celle du Conseil des arts du Canada, en 1968. Cette femme a su prendre sa place, malgré les obstacles, dans cet univers très masculin, entouré de Pelland, Borduas, Gauvreau. À l’intérieur du documentaire, on retrouvera plusieurs témoignages. L’initiative se veut une fenêtre ouverte sur la femme et l’artiste qu’elle est. Colorée sans filtre, elle se livrera à vous.

Marché de Noël à Newport

Malgré les pannes d’électricité qui touchaient le secteur, le marché de Noël de Newport a accueilli pas moins de 120 personnes pour sa 5e édition. Profitant d’une génératrice, neuf artisans ont pris place à la salle communautaire afin de fièrement présenter leurs œuvres. Couture, tricot, tissage, bijoux, décorations et produits du terroir, les visiteurs ont pu découvrir du talent plein les tables et commencer leur magasinage des fêtes. Lyne Maisonneuve et Anne Marie Yeates-Dubeau, organisatrices de l’événement, ainsi que les artisans, se disent satisfaits de l’événement. Les artisans présentaient fièrement leurs œuvres à l’occasion du marché de Noël.

La Route des églises dévoile ses secrets

L’intérieur de l’église Trinity United de Cookshire est recouvert de bois de frêne brun «à rainures et languettes», assemblé selon des motifs géométriques complexes.

La Route des églises proposait des églises et des activités aussi variées que le temps du jour, avec ses averses éphémères, ses nuages époustouflants et son soleil somptueux. Au total, 11 églises ont participé et ont reçu des visiteurs toute la journée du 14 juillet.

Il y avait deux églises catholiques romaines : Saint-Raphaël de Bury, et Saint-Camille de Cookshire, qui a organisé un service œcuménique à 16 h en présence de plus de 40 personnes, présidé par le père Roger Roy, la révérende Tami Spires, le diacre Gabriel Kwenga et Mme Monique Lemelin.
Il y a eu quatre églises anglicanes : Christchurch Canterbury, l’anglicane Saint-John près de Brookbury, Saint-Paul de Bury et Saint-Peter de Cookshire. Et il y avait quatre églises Unies : East Clifton United à Saint-Isidore, Grace United à Brookbury, le Centre Culturel Uni de Bury et le presbytère Sawyerville United à Sawyerville.

Chacune avait son histoire  : Le clocher de Saint-Camille s’est effondré en 1933. L’église de Sawyerville United a été incendiée en 2006; sa cloche a été volée en 2016, puis récupérée. L’arrière du Centre Uni de Bury est composé de la chapelle presbytérienne de Gould Station, déménagée à Bury en 1958. Le choeur de l’église Saint-Raphaël est fait de sa chapelle d’origine érigée pour la première fois en 1872.

Le circuit a offert aux visiteurs protestants l’occasion d’explorer les nombreux symboles qui ornent les églises catholiques romaines. Et les catholiques ont pu dissiper quelques mystères derrière les «portes secrètes» des églises protestantes. À la Trinity United, la révérende Tami Spires a mentionné qu’un visiteur lui avait dit : « Je me suis toujours demandé ce que signifiaient ces chiffres sur la paroi avant. » (Réponse : Ce sont les numéros de page des hymnes pour chaque service.)

Pour l’organisateur de la Route, Ed Pederson, un événement marquant de la journée aura été une cérémonie célébrant les vitraux récemment rénovés du Christ Church de Canterbury. Le cornemuseur Matthew Fowler a dirigé une procession dans l’église. La présidente de la Société d’Histoire et du Patrimoine de Bury, Praxède Lévesque-Lapointe, a fait une présentation en l’honneur des maîtres artisans Hugo Baillargeon, qui a restauré le verre, et Steven Aulis, qui a encadré et installé les fenêtres.

M. Baillargeon, de Montréal, a déclaré que les fenêtres « très importantes » avaient été créées par M.T. Lyons, un artisan de premier plan de Toronto, émigré d’Écosse en 1846. Les fenêtres ont été installées en 1922, l’année même où Irwin Watson, un résident de Bury, a été baptisé à l’église, a fait remarquer lui-même M. Watson, lors de la cérémonie.

Environ 40 personnes ont assisté à la cérémonie et au cours de la journée, 75 personnes ont signé le livre d’or de Christchurch Canterbury. Ce centre culturel a récemment été transféré sur une nouvelle fondation adjacente à la précédente, qui était en train de s’effondrer.

M. Pederson a résumé la visite en citant un jeune visiteur : « C’est merveilleux de pouvoir assister à un événement culturel dans notre propre communauté ! »

©2021 Journal Le Haut-Saint-François