Centre culturel Weedon

Au Centre Culturel de Weedon : Une programmation 2023-2024 pour tous les goûts !

Rébecka Lussier, la présidente du C. A. du Centre Culturel de Weedon et la gestionnaire de programmation, a concocté une programmation très intéressante pour cette saison 2023-2024, qui débute le 23 septembre prochain.

Un virage important a été effectué à la Municipalité de Weedon, ces dernières années, pour favoriser une programmation culturelle digne de ce nom pour son Centre culturel. L’édition 2023-2024 en mettra plein la vue et pour tous les goûts, c’est peu dire ! Voilà un élément non négligeable pour améliorer la qualité de vie des Weedonnais et Weedonnaises.
La présidente du conseil d’administration et gestionnaire de programmation de l’organisme municipal, Rébecka Lussier, a concocté avec un enthousiasme contagieux, cette programmation très intéressante débutant le 23 septembre prochain, avec le spectacle très attendu de France D’Amour.
« Au cours de cette nouvelle saison 2023-2024, nous aurons des spectacles très variés dans à peu près tous les domaines, la chanson, le blues, le rock, le folk, le traditionnel, de tous les genres, même les hommages à des groupes musicaux importants, l’humour, même la magie, du théâtre, des spectacles pour toutes les catégories d’âges, comme pour le spectacle spécial de l’Halloween avec les Jukebox Heroes, pour les jeunes, le samedi 28 octobre prochain », énumère Mme Lussier, une passionnée du domaine culturel.
« J’attire aussi votre attention sur les Shirley, un groupe de trois femmes qui chante du rock, qui a fait dernièrement la première partie du spectacle des Foo Fighters, qui vont livrer leurs propres compositions, le samedi 24 février 2024. On aura donc une saison très variée dans tous les domaines. Autre exemple, on ramène Jean-Claude Gélinas, le samedi 23 mars, qui viendra accompagné de son personnage bien connu en la personne de Réjean de Terrebonne ! », ajoute-t-elle.
Contentons-nous de donner quelques autres suggestions au fil des mois à venir, simplement pour attirer l’attention des fans des arts et de la culture, qui aiment bien les divertissements qui font partie de leurs centres d’intérêt. Ceci en espérant qu’aucune autre pandémie ne vienne bouleverser la vie de tous, comme ce fut le cas, malheureusement, dans un passé récent…
L’humoriste Stéphane Fallu suivra l’ouverture de la saison, le samedi 30 septembre avec son nouveau spectacle truffé de nouvelles blagues, dans son style simple, direct et décousu. Guylaine Tanguay, pour sa part, s’amènera à Weedon les vendredi et samedi 10 et 11 novembre, avec ses coups de cœur personnels tirés des répertoires de Ginette Reno et Céline Dion, entre autres.
Le magicien Michel Huot remplira les agendas, le samedi 2 décembre prochain, idem pour Yves Lambert, le vendredi 8 décembre, Maxim Martin le 20 janvier 2024, le multi-instrumentiste Geoffroy le samedi 6 avril, et François Léveillée pour les nostalgiques, le samedi 20 avril. En mai 2024, se suivront Alexandre Barrette et Kaïn, respectivement le samedi 11 et vendredi 17.
Côté théâtre, la troupe Oh La La, de Weedon, présentera la pièce La ménagère apprivoisée, du prolifique auteur québécois Yvon Brochu, pièce qui a fait les belles heures du théâtre d’été un peu partout au Québec, dans le passé. À l’agenda les 25 mai, 8 juin, 6 juillet, 3 août 2024, 20 h.
Tous les spectacles sont à l’horaire à 20 h aux dates indiquées, sauf les deux films-conférences des Aventuriers voyageurs, sur le Portugal le dimanche 31 mars 2024, et sur l’Italie/Toscane, le dimanche 28 avril, tous deux à 14 h, pour les intéressés.

Luc Breton

Premier roman d’un septuagénaire de Marbleton : Luc Breton a publié Le cimetière des aveux

Luc Breton a été tour à tour enseignant, vulgarisateur, formateur et chroniqueur pour la télé et la radio. Il devient maintenant romancier avec Le cimetière des aveux, son premier roman.

Luc Breton est né à Marbleton, il y a plus de 70 ans. Il a vécu plusieurs décennies à Montréal et s’est finalement installé à Eastman, en 2002. Il vient de publier à compte d’auteur son premier roman, Le cimetière des aveux, qu’il qualifie d’autofiction. À partir d’un fait qu’il a vécu jadis dans son village natal, son roman raconte son histoire, mais d’une façon romancée et arrangée.
« À mon âge, j’avais peur que mon roman devienne une œuvre posthume si je passais par un éditeur traditionnel. J’avais déjà essayé cette voie, pour commencer, mais ce n’était pas facile ni rapide ! Alors c’est ce qui m’a fait choisir l’autoédition. Je voulais aussi rentrer dans mes frais rapidement et donner 2 $ par livre vendu à une cause qui me tient à cœur », révèle M. Breton, en entrevue téléphonique.
Le journal de rue de l’Estrie reçoit ce don de sa part. Ancien alcoolique toxicomane, sobre depuis 38 ans, il croit qu’aujourd’hui encore, les tabous dans la société sont très tenaces.
« J’évalue que mon roman se déroule, au début, il y a 60 ans. J’ai beaucoup travaillé et retravaillé les premiers chapitres, avec un style haletant, pour agripper le lecteur dès les premières lignes. Je traite d’un thème universel, mais je fais un parallèle avec la société d’aujourd’hui, soit l’intimidation, le harcèlement et l’humiliation, qui sont maintenant monnaie courante, comme dans les cours d’école et les arénas, ce que plusieurs d’entre nous ont pu vivre durant son enfance. Dans mon histoire, ces réalités refont violemment surface pour un homme qui revient dans son village natal », raconte Luc Breton.
« Mon personnage principal, Geoffroy Gamache, va combattre les souvenirs des années où il a subi lui-même du harcèlement et de l’humiliation. J’ai tenu à ce qu’il y ait une solution, apportée à la fin du livre, quand Gamache va organiser un rituel d’apaisement, dans le cimetière de son village. Il va mettre en terre ses rêves brisés, ses espoirs déçus, et ainsi aider d’autres âmes blessées comme lui. Voilà pourquoi les pierres tombales sont si lourdes, elles bloquent l’accès aux secrets », clame-t-il.
Le récit se déroule effectivement à un rythme effréné, dans un style rapide et nerveux.
« J’ai commencé à recevoir des témoignages de lecteurs qui se reconnaissent dans mon roman, je suis surpris. Je vois l’importance que mon livre les aide à assouplir leur situation et à mettre dans leur tête un peu d’air. Les menaces sont plus pernicieuses de nos jours avec les réseaux sociaux », dit-il.
« Il y a aussi des événements clés dans mon livre, soit le 30e anniversaire de la reconstruction du charnier par la Municipalité. Les gens sont invités à enterrer des objets symboliques, pour se libérer de deuils mal vécus, entre autres. Ils en viennent à faire chacun un cimetière individuel dans leurs jardins. Il y en a qui enterrent leurs livres de recettes, parce qu’ils sont désabusés, d’autres des drapeaux du Québec parce qu’ils savent très bien que l’indépendance ne se réalisera jamais, et d’autres se détachent de drames vécus dans leur village, comme de la violence conjugale que personne ne connaît, c’est l’Omerta du village… C’est traité avec humour, parfois sombre. Mais on n’aide personne en arrêtant de parler de l’intimidation et du harcèlement », conclut-il.
Les intéressés peuvent se procurer son livre Le cimetière des aveux par courriel, à l’adresse lucb@lucbreton.com

galerie d'art

Trois sommités en gravure : Rencontre d’un trio exceptionnel à la Galerie d’art Cookshire-Eaton

Éric Devlin, propriétaire de la galerie qui porte son nom à Montréal, est à l’origine de l’exposition en hommage aux trois maîtres graveurs Marange, Bougie et Müller-Reinhart, tout à fait incontournable et présentée jusqu’au 20 août 2023 à la Galerie d’art Cookshire-Eaton, au Victoria Hall.

Depuis quelques semaines, un événement historique, que dire planétaire, se déroule à la Galerie d’art Cookshire-Eaton, soit l’exposition Maîtres graveurs – trois virtuoses et amis de la gravure. Une exposition incontournable, mettant sous les projecteurs trois sommités faisant partie des plus grands artistes du XXe siècle : François-Xavier Marange (1948-2012), Louis-Pierre Bougie (1946-2021) et Martin Müller-Reinhart ( 1954-2009).
Cet événement spécial est présenté en collaboration avec la réputée Galerie Éric Devlin de Montréal, jusqu’au 20 août prochain. Les trois maîtres graveurs ont d’abord été réunis, dans une certaine mesure, à l’Atelier Lacourière et Frélaut, à Paris, puis à l’Atelier Circulaire, de Montréal. Au-delà de leur technique de gravure, ils professaient un style très engagé, très personnel et porteur de sens.
Marange est arrivé au Québec à la fin des années 1980, invité par Bougie. Il a rencontré une Québécoise qu’il a mariée. Müller-Reinhart, pour sa part, est venu à Montréal au début des années 1990, pour un stage à l’Atelier Circulaire.
Éric Devlin les a représentés tous les trois. « L’exposition actuelle, c’est pour leur rendre hommage. Louis-Pierre Bougie a grandi à Laval, tout comme Gilles Denis, ce sont deux amis d’enfance. C’est leur amitié qui est à l’origine de la passion de Gilles pour les arts et les artistes », révèle Éric Devlin.
« La gravure est un art très ancien. Avec les nouvelles technologies actuelles, cet art se perd. L’exposition transpire le savoir-faire des trois maîtres graveurs et démontre la complexité de ce moyen d’expression, qui consiste parfois à graver des milliers de traits dans une plaque de cuivre. Cela demande de la force dans les doigts, de la précision et de la dextérité. D’aucunes de ces œuvres ont été imprimées à Paris, à l’Atelier Lacourière et Frélaut, le meilleur atelier au monde, qui a existé pendant 85 ans! », s’exclame M. Devlin.
L’homme démontre aussi de l’admiration pour Louis-Pierre Bougie. « Il est l’un des cinq meilleurs graveurs au Québec. Les trois graveurs de l’exposition présentent trois genres différents, trois esthétiques différentes. Bougie s’est concentré beaucoup sur le corps humain, ce qui était exceptionnel au Québec, à cause de la censure opérée à l’époque par le clergé. Par ailleurs, Marange a adopté un état d’esprit japonais, où un simple trait peut évoquer un fruit, un paysage. Müller-Reinhart, quant à lui, a travaillé la structure de l’espace », conclut-il.

Harpe et musique

Série de concerts de harpe et hamac sous les étoiles à l’étang Cloutier : Une expérience unique à vivre et savourer

La harpiste, Annabelle Renzo, amène son public bien installé dans un hamac à vivre une expérience unique.

Installé dans un hamac à contempler les étoiles, se bercer au son mélodieux et apaisant de la harpe dans un décor magnifique de l’étang Cloutier à Cookshire-Eaton. Voici ce qui pourrait être une brève description du bonheur. Pendant 60 minutes, le temps s’arrête, l’esprit vagabonde entre la réalité et l’imaginaire, le temporel et l’intemporel s’entrechoquent au rythme des différentes pièces les plus envoûtantes les unes que les autres. Cette expérience unique, les gens ont l’opportunité de la vivre tous les vendredis soir de 20 h 30 à 22 h, à l’étang Cloutier, à Cookshire-Eaton.
Annabelle Renzo, harpiste professionnelle depuis une vingtaine d’années, ayant joué dans divers orchestres symphoniques, partage son talent et fait vivre aux participants une expérience unique à travers le concert Sérénité sous les étoiles. « À travers tous les événements de concert que j’ai fait, je trouvais toujours plus de plaisir et de profondeur à des événements à plus petit nombre. Pour moi, avoir 15 à 20 personnes, il y a quelque chose, de la magie qui opère dans un petit groupe. Contrairement à de grandes salles de 300 personnes, on a un contact privilégié. Je trouve que c’est beaucoup plus riche humainement. On sait pour qui l’on joue. »
Mme Renzo admet que la pandémie a joué un rôle dans le développement du concept. « Elle a permis de sortir de nos salles de concert, de se connecter au bienfait de la nature, de la musique. » La harpe, précise-t-elle, a des fréquences très semblables à celles de la nature. « Il y a quelque chose qui s’entremêle très bien, entre le son de la harpe, le son de la brise, le bruit des feuilles dans les arbres, les wawarons autour, les oiseaux. »
Le concept de concert sous les étoiles remonte à 2020 lors d’une collaboration avec le SPA Eastman. C’est poursuivi des spectacles dans des vergers à l’automne, dans des serres intérieures. « Là, Gilles (Denis) et Myriam (Genest-Denis) m’ont offert cette série et le fait que vous soyez dans la réserve de ciel étoilé, c’est extraordinaire. Ça fait en sorte que l’on regarde les étoiles et ça permet aux gens de rêver. On vient d’avoir un deux ans où l’on était à côté de nos rêves, je pense qu’on mérite beaucoup de douceur et de se connecter à ces moments de magie et de rêve. Il n’y a rien de mieux que la nature et la musique pour y arriver. »
Pendant 60 minutes, l’artiste puise ses pièces dans un répertoire d’inspiration celtique avec quelques arrangements de musique française et certains airs plus connus. Il y a quelques échanges avec le public, mais de son aveu, l’artiste préfère laisser parler la musique.
Mentionnons que la série de spectacles est présentée par l’Espace culturel de Cookshire-Eaton en collaboration avec Annabelle Renzo. Il reste encore cinq spectacles le 4 août et exceptionnellement deux soirées consécutives les 11 et 12 août pendant la période des perséides, le 18 août et le 1er septembre de 20 h 30 à 22 h. L’événement peut accueillir 15 personnes. Il est possible de réserver au https://www.galeriedartcookshireeaton.com/events/exposition-pensee-irisee-iridescent-tought.

concert Cookshire

Les concerts estivaux reviennent à Cookshire-Eaton

Uliana Drugova (violon) et Michel-Alexandre Broekaert (piano) vous feront visiter l’univers de Lili Boulanger.

L’été promet d’être chargé en activités culturelles, particulièrement au Cœur villageois, au secteur Cookshire-Eaton. Outre les expositions, les populaires concerts reviennent et le premier à l’affiche sera ce samedi 27 mai dès 19 h 30, à l’église Trinity United.
Le spectacle, premier d’une série de quatre avec trois concerts apéro, marquera le début de la saison musicale. Les amateurs auront la chance d’entendre quelques œuvres de Lili Boulanger. Les musiciens, Uliana Drugova, au violon, et Michel-Alexandre Broekaert, au piano, explorent l’univers de la compositrice française et les compositeurs, compositrices ayant gravité dans son univers. Pour ce spectacle, on demande une contribution volontaire.
Dès le 2 juillet s’entame la série des concerts apéro avec Le maître et l’élève. Le spectacle présenté à 17 h au parc des Braves mettra en vedette Marilène Provencher-Leduc et Alexis Dubois, tous deux à la flûte traversière. Les spectateurs auront la chance d’observer la dynamique d’une enseignante et son étudiant. Les spectacles se poursuivront le 23 juillet avec Le Quintette DeVito avec nul autre qu’un petit gars de la place, Robin Doyon et Frédéric Gagnon, trompettes, Gabriel Gauthier-Beaudoin, cor, Martin Ringuette, trombone, et Jean-Philippe Dutil, tuba. Le quintette fera vivre différentes émotions allant du baroque, au jazz, en passant par la musique de film. Le dernier spectacle se déroulera le 27 août avec le Quatuor SaxoLogie. Ce groupe est composé de Louis-Philippe Bonin, saxophone soprano, Stéphane Jacskon, saxophone alto, Clio Theodoridis, saxophone ténor, et Jean-Philippe Godard, saxophone baryton. L’ensemble vous invite à la découverte de la grande famille des saxophones à travers un répertoire allant du baroque à la musique moderne. Aucune contribution n’est demandée pour les spectacles apéro, le tout est offert gratuitement.

Alain Choquette

Gala de magie avec Alain Choquette : Un partenariat qui traverse le temps

Fidèle à son habitude, Alain Choquette aime faire participer les gens dans la salle.

Prévu en mars 2020, mais retardé en raison de la pandémie et aux problèmes de santé d’Alain Choquette, le gala de magie a finalement eu lieu plus tôt ce mois-ci au Centre culturel de Weedon. Plus de 4000 $ ont été amassés. Tous les bénéfices et dons de cette soirée seront remis aux personnes dans le besoin par le biais de la Fondation Pauline Beaudry.
Outre quelques numéros d’Alain Choquette, porte-parole de la Fondation, le gala a permis de découvrir deux autres magiciens et amis de ce dernier. Loran, magicien et illusionniste, nous a d’abord amenés dans son univers et nous en a mis plein la vue avec des numéros éblouissants où l’homme jouait avec le feu et les illusions avec une aisance toute naturelle. La soirée se terminait avec la prestation d’un magicien et communicateur hors pair, Michel Huot, qui lui aussi livra une performance haute en couleur. Lors de ces numéros, la foule était plus souvent qu’autrement, amenée à participer directement au spectacle, ce qui fut apprécié de tous.
Alain Choquette, quant à lui, est présentement en tournée avec son dixième spectacle, La mémoire du temps. Ce sera son dernier tour de piste sur scène, après plus de 35 ans de carrière. Même avec un train de vie effréné, M. Choquette prend toujours le temps de venir encourager la Fondation Pauline Beaudry. « Avec Pauline, c’est un contrat à vie », d’exprimer ce dernier.
Au fil du temps, une belle relation s’est formée entre le magicien et la municipalité de Weedon. Avec les années, c’est devenu comme une 2e maison. « Loran et Michel avaient une bonne heure de préparation et d’installation à faire avant le spectacle alors que moi, je n’en avais pas autant, j’ai donc prévu faire mon épicerie à Weedon. Les propriétaires étaient là, on a discuté avec eux. On a aussi soupé au Restaurant des Cantons où on a été vraiment bien reçus. On commence vraiment à connaître les gens et vice-versa. C’est quelque chose de sympathique qui me plait bien ici, à Weedon. C’est devenu comme une petite visite à la maison », d’exprimer Alain Choquette.
Certains de ses billets étaient vendus depuis 2020 et Pauline Beaudry a tenu à remercier la fidélité des personnes présentes, presque 3 ans plus tard. « J’aimerais remercier tous les gens présents ce soir. Il y a pas mal de gens dans la salle qui ont leurs billets depuis 2020 et je n’ai pas eu beaucoup de demandes de remboursement qui ont été faites. Vous êtes vraiment des gens fidèles et sincèrement, cela me touche droit au cœur. Je me sens privilégiée de vous côtoyer dans le quotidien », d’exprimer cette dernière.
Un prochain spectacle au bénéfice de la Fondation devrait avoir lieu au mois de juin, dans la salle communautaire rénovée de la municipalité. « Tant que Pauline voudra de moi, je répondrai à l’appel. D’ici juin, on va préparer le prochain spectacle. On va inaugurer cette nouvelle salle communautaire. Cette année, je vais essayer de faire venir un humoriste », de dire le magicien connu internationalement.
La mission première de la Fondation Pauline Beaudry est de soulager la pauvreté en subvenant principalement aux besoins alimentaires des personnes démunies de la MRC du Haut Saint-François. À l’occasion, elle peut aussi subvenir à d’autres besoins essentiels de ces personnes (ex. vêtements, meubles, paiements de facture d’électricité, de chauffage, entrée scolaire, etc.).

Orgue

Centenaire de l’église Saint-Louis-de-France : Une première activité réussie !

Les festivités soulignant le centenaire de la construction de l’église Saint-Louis-de-France à East Angus ont pris leur envol avec le spectacle de l’organiste Pierre Grandmaison. L’artiste a joué plusieurs œuvres en utilisant le majestueux orgue Casavant. Près d’une centaine de personnes ont pris place dans l’église pour écouter et sentir toute l’émotion qui se dégageait de l’instrument de musique. Le prochain spectacle, qui se déroulera le 23 avril, mettra en vedette l’organiste Raphaël Ashby, originaire d’East Angus.

Les Hivers

Deux soirées de première : Conte d’hiver numérique audiovisuel extérieur

L’histoire d’un petit garçon dans un petit village aux pieds d’une majestueuse montagne.

Le Cœur villageois de Cookshire-Eaton, la Maison de la culture John-Henry-Pope et la Galerie d’Art Cookshire-Eaton avec le soutien du ministère de la Culture et des Communications, sont heureux de présenter sur deux soirées, la première du conte numérique audiovisuel extérieur Les hivers qu’ils nous restent à compter, une création de L’inconnu dans le noir. Le conte numérique sera présenté les 3 et 4 mars (vendredi et samedi), de 18 h 30 à 20 h 30, au parc des Braves de Cookshire-Eaton, 85, rue Principale Ouest (route 108 – cœur du village), un spectacle d’un genre nouveau en Estrie et diffusé pour la première fois devant public.
Un spectacle innovant, intimiste et immersif pour repenser notre rapport à l’environnement. À partir du procédé cinématographique de rotoscopie consistant à créer une animation numérique audiovisuelle à partir d’images et de dessins, Sébastien Croteau (cinéaste-réalisateur de L’inconnu dans le noir) nous offre un spectacle d’un nouveau genre.
Après Les Murmures du Canton, diffusé chaque été depuis 2021 sur les murs extérieurs des trois bâtisses patrimoniales entourant le parc des Braves, Sébastien Croteau nous explique son cheminement : « En tant que cinéaste, j’avais le goût de poursuivre ce type de création, mais en racontant une histoire sous forme de conte afin de nous amener à réfléchir à notre impact sur la Nature. Je voulais m’adresser autant aux adultes qu’aux enfants dans un espace de diffusion sortant de l’ordinaire à la fois intimiste et immersif. (…) Les hivers qu’ils nous restent à compter, c’est un véritable conte (narration audio) accompagné de musique et d’animations numériques projetées sur une reconstitution de village en impression 3D d’environ 30 pi3, entourée d’un écran de 15 pi2. Il y a autant d’animations sur la reconstitution du village que sur l’écran, c’est ce qui rend le tout unique comme expérience ».
Les hivers qu’ils nous restent à compter, c’est l’histoire d’un petit garçon vivant dans un petit village aux pieds d’une majestueuse montagne. Ce petit garçon entretient une relation d’amitié profonde avec un bonhomme de neige, mais, chaque année, le réchauffement climatique fait toujours un peu plus fondre cette relation. Le petit garçon prend alors une décision qui inquiète tous les habitants du village. La règle des trois 10 pour un spectacle gratuit sur réservation, ou non. Une dizaine de personnes pourront assister à chaque représentation et il y aura une dizaine de représentations de 10 minutes par soirée. On peut réserver sa/ses places au plus tard le 2 mars à info@linconnudanslenoir.com en mentionnant l’heure qui convient le mieux; un message retour confirmera les disponibilités.
On peut aussi ne pas réserver, ça sera alors au premier arrivé premier servi. Des chocolats chauds, un foyer extérieur et le sous-sol du Victoria Hall seront proposés dans l’attente de la prochaine représentation. « Ça peut faire une belle ambiance conviviale et chaleureuse ! », mentionne Manon Elisabeth Carrier, présidente de la Maison de la culture John-Henry-Pope.
Les soirées seront reportées à une date ultérieure s’il pleut, si la température descend sous les -15 degrés Celsius, s’il vente ou neige trop.

Concert de Noel

Cookshire-Eaton : Le traditionnel concert de Noël pour réchauffer les cœurs

Catherine St-Arnaud, Pierre Heault, Marilène Provencher-Leduc et Julien LeBlanc.

La Galerie d’art Cookshire-Eaton, avec la collaboration de la Municipalité de Cookshire-Eaton, du Cœur villageois et la Maison de la culture John-Henry-Pope, présentera le traditionnel concert classique de Noël, à l’église Saint-Camille de la municipalité le 10 décembre à compter de 19 h 30.
Le spectacle annuel sert pour une bonne cause. Les recettes serviront à défrayer une partie des activités culturelles des écoles du territoire. Les amateurs de musique classique et ceux désireux de découvrir cette facette seront servis à souhait avec quatre artistes de haut niveau soit Marilène Provencher-Leduc à la flûte traversière, Julien LeBlanc au piano ainsi que les chanteurs Catherine St-Arnaud (soprano) et Pierre Heault (ténor).
Mme Provencher-Leduc est titulaire d’un doctorat en interprétation de l’Université de Montréal et est également diplômée du Conservatoire de musique de Montréal en plus d’être lauréate de plusieurs concours canadiens. Elle est actuellement professeure de flûte à l’Université de Sherbrooke. Élève à la Royal Academy of Music de Londres, à la Glenn Gould School de Toronto et à l’Université de Montréal, Julien LeBlanc est lauréat de plusieurs concours canadiens. Il s’est démarqué sur diverses scènes au Canada. La soprano Catherine St-Arnaud a remporté plusieurs prix internationaux et nationaux, tels que le Premier prix du célèbre Prix d’Europe dans la catégorie chant en plus d’être lauréate du concours de l’Orchestre symphonique de Montréal Manuvie et du Concours du Festival international de Lamèque. Elle a également été finaliste du prestigieux Metropolitan Opera New England National Council Auditions, en plus d’être nommée Jeune Ambassadeur Lyrique par le Théâtre Lyrichorégra L20 où elle a remporté plusieurs prix. Diplômé du premier cycle en chant au Conservatoire de musique de Montréal auprès de la soprano Aline Kutan, Pierre Heault poursuit son apprentissage en étant inscrit à la maîtrise en chant à l’Université de Montréal pour y étudier auprès du ténor Richard Margison. Il compte déjà plusieurs rôles à son actif.
Programmation
Les amateurs de musique classique auront droit à un répertoire varié. Le programme de la soirée comprend 17 pièces. Il débutera avec Adeste Fideles – arrangements Frédéric Chiasson et se terminera avec le traditionnel Minuit, Chrétiens – Adolphe Adam. Même si la contribution est volontaire pour assister au spectacle, les responsables comptent sur la générosité des gens.

actualite

Galerie d’art Cookshire-Eaton : Offrez l’art en cadeau

La Galerie d’art Cookshire-Eaton présentera à nouveau son Exposition des petits formats du 3 au 24 décembre. Plus d’une vingtaine d’artistes de la région et des invités présenteront leurs œuvres de styles aussi variés que leur nombre.
Les visiteurs et amateurs d’art pourront apprécier l’originalité des peintures, gravures, collages, sculptures et trouver un présent unique. De plus, les visiteurs auront l’occasion d’échanger avec les artistes qui seront présents à tour de rôle tout au long de l’exposition.
Parmi les autres activités à venir, le marché de Noël ce 27 novembre, de 10 h à 16 h à la Galerie d’art Cookshire-Eaton et le traditionnel concert de Noël le 10 décembre à 19 h 30 à l’église Saint-Camille. Les artistes invités sont Pierre Heault, ténor, Catherine St-Arnaud, soprano, Julien LeBlanc, piano, et Marilène Provencher-Leduc, flûte traversière.

Gallerie d'art

Profondeurs à la Galerie d’art de Cookshire-Eaton

Profondeurs jusqu’au 20 novembre à la Galerie d’art de Cookshire-Eaton.

Jusqu’au 20 novembre, Osh’n en collaboration avec L’inconnu dans le noir présente Profondeurs à la Galerie d’art de Cookshire-Eaton. Le collectif composé des artistes Claude-Andrée Rocheleau, Benoît Converset, Andy Bourgeois et Sébastien Croteau propose une installation d’art immersif faisant vivre un paysage naturel capté à la fois par l’image et le son, et ce, sur quatre saisons.
L’expérience, d’une durée approximative de 20 minutes, tourne en boucle, sans début ni fin, ce qui permet au spectateur de prendre part à l’expérimentation à n’importe quel moment. Par l’adaptation sonore ainsi qu’avec des compositeurs tout en nuance, où les sons de la nature croisent ceux créés par les artistes, les visiteurs pourront y entendre deux univers parallèles qui se chevauchent.
Le collectif sera présent le 20 novembre dès 14 h pour clôturer cette exposition immersive et envoutante par une performance où ils permettront aux spectateurs de s’immerger dans leur processus de création.

Rurart

Organisée par RURART : Une réussite pour l’activité À TABLE !

La grande tablée d’artistes et d’intervenants pour l’évènement À TABLE !

L’évènement À TABLE ! organisé par RURART a remporté un franc succès pour sa première édition. Plus d’une centaine de personnes ont foulé le site de la Ferme La Généreuse pour participer aux activités. Sous le thème de la cueillette, les artistes et intervenants se sont regroupés autour d’une grande tablée où figuraient au menu recherche, discussion et création.
Chacun des 11 protagonistes a eu le loisir de se présenter et de parler de son lien avec la cueillette et de son rapport avec celle-ci. À la suite de cette introduction fort intéressante où le public a pu apprendre à connaître chacun des artistes et intervenants invités, les visiteurs avaient le loisir de se promener sur le terrain de la ferme et d’y découvrir plusieurs ateliers de création. Il était possible, par exemple, de participer à un atelier, proposé par Paula Nevares Waisman et Gabrielle Gagné, prenant la forme d’un laboratoire où il était possible de s’initier aux teintures faites à base de champignons et à la fabrication de papier fait à base de plantes. Un peu plus loin était présent le Collectif Bonneau-Knight qui se consacre à une démarche commune, d’artistes marcheuses depuis 2016. Leur pratique s’articule principalement par le dessin dans sa forme la plus fondamentale, la ligne, à travers divers médias. S’inspirant des pratiques cartographiques et questionnant la fragmentation territoriale appliquée à un milieu vivant, Bonneau-Knight cherche à les détourner et à les réinterpréter, privilégiant des méthodes imprécises appuyées sur la lenteur et la répétition. L’artiste Frédéric Lavoie nous présentait sa dernière réalisation, FunFungi, un documentaire expérimental en continu dans la grange, d’une durée de 37 minutes qui nous amène dans l’univers macroscopique déroutant des champignons.
L’accès au goûter de saison était réservé aux 100 premières inscriptions, mais les Pains d’Aurélien offraient de la pizza, vendue à la pointe, pour tous ceux qui ne pouvaient avoir accès au souper. Des bières de la Brasserie 11 comtés étaient aussi disponibles tout au long de la journée. Les produits utilisés lors du repas saisonnier étaient presque tous locaux et achetés directement de fermes dans le Haut-Saint-François.
Après s’être bourrés la panse, les invités ont participé au sentier de performances artistiques. Plusieurs artistes stationnés tout au long du sentier offraient une performance unique de leur art respectif. Drew Barnett, installé près de la serre s’amusait à capturer et déconstruire le son. L’artiste explore le son comme matériau brut et s’inspire de son écho pour développer des éléments tactiles utilisés dans ses compositions. La vocaliste, performeuse, compositrice, autrice et productrice, Mykalle Bielinski y est allé d’une interprétation magique intitulée Bain de voix/Bain de forêt 1. Assisse par terre, elle s’est mise à chanter au son des fréquences de la forêt qu’elle avait captée la semaine précédant l’évènement. Au moment de se mettre en marche vers la prochaine performance, elle a invité le public à chanter avec elle. Un feu brûlait à l’intérieur d’un fourneau construit en argile, en paille et en crottin de cheval par l’artiste sherbrookois, Etienne Plante, près de l’étang sauvage. L’artiste est sorti de l’eau en rampant, a enfoncé son visage dans la paille pour en manger quelques morceaux et s’est dirigé vers un tas de charbon de bois qu’il a écrasé et étendu sur ses bras et son visage. Il a pris des morceaux d’aluminium qu’il a déposé dans un contenant, dans le feu, et s’est mis à actionner un soufflet incrusté dans le fourneau. Après une quinzaine de minutes, il en a ressorti le contenu qu’il a tenté de faire couler sur la grande roche. Il a ensuite récolté des braises et s’est mis en marche vers le hangar, où une pile de bois l’attendait pour y mettre le feu.
Le slameur Frank Poule s’est alors approché pour lire le manifeste À TABLE ! qu’il avait rédigé toute la journée, éclairé par le feu de joie. Pendant sa lecture, il a chanté, dansé et a entraîné tous les spectateurs à se joindre à lui pour crier À TABLE ! à pleins poumons.
L’énorme feu-discussion venait clore cette journée ensoleillée où la créativité, la discussion, l’écologie, l’art et l’agriculture se côtoyaient à merveille, dans un décor enchanteur. L’évènement À TABLE ! sera de retour chaque année, avec un nouveau thème et de nouveaux invités pour alimenter les discussions et la création.
Pour l’instigatrice et la directrice artistique de RURART, Amélie Lemay-Choquette, la première édition d’À TABLE ! se termine sous le signe d’un grand succès. « C’était la journée idéale pour se retrouver ici, sur le site de la Ferme La Généreuse. Les artistes et les intervenants étaient présents et bien disposés et le public a répondu à l’appel. C’est encourageant pour les années à venir et pour RURART ! »

La nuit du point couvert 2022

La Nuit du pont couvert

L’atmosphère était féerique au pont couvert McVetty-McKenzie.

La Nuit du pont couvert était de retour cette année. Il s’agissait de la première édition depuis la pandémie et l’engouement était palpable, puisque près de 250 festivaliers étaient présents sur le site.
De petits changements étaient à prévoir cette année. Côté musical, une soirée intime dans le pont couvert, en compagnie de l’Orchestre d’hommes-orchestres qui nous a fait découvrir ou redécouvrir l’univers de Tom Waits. Les campeurs se sont installés dès l’après-midi pour passer la nuit sur le site qui était offert gratuitement.
À la suite du spectacle principal, la DJ Julie Delorme prenait le contrôle des consoles de sons pour faire danser les festivaliers. Mme Delorme fait partie des Tekno Travelers, groupe qui a sillonné les routes de l’Europe.
La Ruée vers Gould a aussi participé à la fête en préparant le souper. Plusieurs choix s’offraient aux visiteurs et tous les plats avaient l’air aussi alléchants les uns que les autres. Le traditionnel plat écossais, le stovies (agneau et patates) était proposé ainsi qu’un plat de veau aux olives et un chili végan.
La Brasserie 11 comtés et la Distillerie Birster étaient présentes, à l’intérieur du pont, pour offrir bières locales et cocktails.
La Nuit du pont couvert est un microfestival écoresponsable proposant des rencontres culturelles, artistiques et sociales dans un environnement bucolique. L’événement se déroule à Gould, dans Lingwick, sur le site du splendide pont couvert McVetty-McKenzie, connu comme étant le plus long et le plus beau des Cantons-de-l’Est.
Les valeurs sur lesquelles repose l’organisation de cet événement sont la créativité, l’écoresponsabilité, l’authenticité, le plaisir, la famille, l’achat local, l’originalité et la solidarité.
Les efforts déployés par l’organisation lui ont valu la mention des jurés en gestion des matières résiduelles remise lors des Vivats 2018. Cet événement provincial est une réalisation du Conseil québécois des événements écoresponsables. La Nuit du pont couvert est associée depuis 2016 à l’organisme Festivals et Événements Verts de l’Estrie (FEVE).

actualite

Les Journées de la culture : Plusieurs activités sur le territoire

Différentes municipalités du Haut-Saint-François, East Angus, Chartierville, Saint-Isidore-de-Clifton et Dudswell organiseront des festivités, les 1er et 2 octobre, dans le cadre des Journées de la culture qui se tiendront du 30 septembre au 2 octobre prochains partout au Québec.
Du côté de Dudswell, la panoplie d’activités en lien avec les Journées de la culture se tiendra le samedi 1er octobre. Sept courts-métrages, pour une durée totale de 52 minutes, seront présentés en continu et gratuitement à l’église Saint-Clément, et ce, dès 13 h. Un atelier d’improvisation pour les 12 ans et plus sera proposé par l’école Corps Bruyants pour une durée de 90 minutes. Swing Sherbrooke offrira aussi un cours d’initiation au Lindy Hop. Il s’agit d’une danse afro-américaine née au milieu des années 1920 à Harlem, aux États-Unis. Plusieurs artistes et artisans seront sur place afin de faire des démonstrations de pratiques et rencontrer les citoyens. Un bar à livres sera aussi à la disposition des amateurs où cocktails et littérature se scindent parfaitement.
À Saint-Isidore-de-Clifton, les amateurs de culture pourront profiter d’un atelier, organisé par la Ferme Deça Deci, de création de chandelles faites avec de la cire d’abeille. Les plus petits pourront profiter de l’heure du conte Histoires Rigolotes et Bougeottes avec Estelle à la bibliothèque municipale dès 10 h 30. La rencontre avec un auteur jeunesse est aussi au programme pour la municipalité de Saint-Isidore.
À Chartierville, Claude Sévigny, artiste résident de la municipalité, organise l’activité Les balais de sorcières, le samedi 1er octobre. Dans un sentier en plein bois, aménagé sur un demi-kilomètre avec trottoirs de bois, les visiteurs auront la chance d’y voir des sculptures, des textes poétiques ainsi que des kiosques pour musiciens spontanés. Les visites seront commentées et les participants auront la possibilité de laisser aller leur élan créatif sur des pièces de bois ou sur un chevalet de peintre. Un temps dans la journée sera réservé aux enfants de 4 à 8 ans accompagnés d’adultes pour une course au trésor sous le thème de l’Halloween.
La Ville de East Angus propose sa 6e exposition de photos. Les artistes Alain Coulombe, Martin Mailhot, Thérèse Roy, Martin St-Laurent et Nathalie Laplante, provenant de Cookshire-Eaton et d’East Angus, exposeront leurs œuvres samedi et dimanche 1er et 2 octobre, de 10 h à 17 h, à la salle communautaire des Chevaliers.

Rock and Blues

Retour en force pour le festival Rock’n’Blues : Près de 800 visiteurs à La Patrie

Certains musiciens du groupe hommage à Supertramp : Tramp Of The Century.

Le festival Rock’n’Blues, La Patrie sous les étoiles a fait vibrer près de 800 personnes pour sa 7e édition. Les festivaliers provenant du Haut-Saint-François, de Sherbrooke, de Montréal et d’ailleurs ont profité des spectacles de rock et de blues pour danser ou pour se rappeler la belle époque des années rock’n’roll avec des groupes hommages qui ont marqué la vie de bien des gens.
Les organisateurs du Rock’n’Blues étaient très heureux de renouer avec le festival et de voir l’engouement que celui-ci a créé dans la région. « Je pense que les gens avaient besoin de sortir. Les gens semblaient heureux de se retrouver à l’Abri-bois, d’être à l’extérieur et d’assister à de superbes spectacles », s’est exprimé Charles Gaudreau, directeur général du festival.
Le début des festivités était prévu pour le vendredi et permettait d’assister à deux spectacles en hommage à des groupes très connus des festivaliers : CCR et les Beatles. Le groupe CCR Reborn était le premier à monter sur scène précédant le groupe Help ! qui a fait revivre pendant cette soirée, le fameux quatuor anglais.
Le festival se poursuivait le lendemain dès 14 h avec le concours de band. Cette année, trois groupes s’affrontaient dans ce duel en musique : Kritick Blues & Folk, O.G.R Band et Matt Gibb. Quatre juges jugeaient les performances des trois formations et votaient en compagnie des amateurs présents pour la meilleure prestation. Rappelons que le groupe gagnant fera partie de la programmation de la prochaine édition du festival Rock’n’Blues. Le grand gagnant du concours de cette année est Matt Gibb qui a charmé la foule au son de sa guitare électrique.
Sur le coup de 16 h débutait le spectacle du groupe Sortilège Blues Band et suivait la performance de Musikelles, celle de Mike Goudreau et le Boppin Blues Band. Dès 21 h, le site tremblait sous la musique Tramp Of The Century qui rend un parfait hommage au groupe anglais Supertramp. Le spectacle qui clôturait le festival était pris en charge par Kevin et sa meute avec un hommage à Éric Lapointe.
Les amateurs de musique en ont eu pour leur argent tant les spectacles étaient électrisants, et ce dans un décor plus qu’enchanteur. « C’est presque unanime, les artistes qui viennent ici sont à chaque fois émerveillés de voir le paysage et charmés par le site du festival, la qualité technique offerte ainsi que l’atmosphère générale de la foule et du festival » d’exprimer M. Gaudreau. Un heureux élu parmi les détenteurs de billets a remporté une guitare Godin. Un camping gratuit était aussi offert aux festivaliers qui désiraient rester sur le site pendant l’entièreté du week-end.
Tous les profits seront remis à l’école de musique Rock’n’Blues de la Patrie. « Non seulement, on passe un beau week-end tout en musique, mais en plus, ce festival permet de financer l’école de musique qui permet à de nombreux jeunes d’apprendre les rudiments de la guitare », de conclure le directeur général.

Concert de musique Cookshire

L’univers musical de Louis-Pierre Bougie

Myriam Genest-Denis et le Quatuor Molinari.

L’Espace culturel Cookshire-Eaton a tenu à souligner l’apport important au niveau culturel de Louis-Pierre Bougie en organisant un spectacle à sa saveur et en son honneur. Près de 80 personnes se sont présentées à l’église Saint-Camille de Cookshire-Eaton pour assister à la prestation du Quatuor Molinari, accompagné de Myriam Genest-Denis et du guitariste René Lussier.
M. Bougie étant un ami d’enfance de la famille Denis, il était tout indiqué que Myriam Genest-Denis prenne part à l’hommage. En plus de lire quelques textes aux résonances fortes, elle accompagnait à la flûte traversière le Quatuor Molinari. Selon Mme Genest-Denis, Louis-Pierre Bougie était un grand amateur du répertoire musical pour quatuor à cordes. Grande collaboratrice de la Maison de la culture John-Henry-Pope de Cookshire, elle travaille au développement artistique, musical et patrimonial des activités se déroulant à la Galerie d’art Cookshire-Eaton.
Qui de mieux que le Quatuor Molinari, dans ce cas-là, pour présenter un spectacle hommage à cet artiste québécois décédé l’an dernier. Ces musiciens se consacrent au riche répertoire pour quatuor à cordes du 20e et 21e siècle. Acclamés par le public et par la critique musicale internationale depuis sa fondation en 1997, ils sont qualifiés par la critique canadienne d’ensemble essentiel et prodigieux. Récipiendaires de plus de 21 Prix Opus décernés par le Conseil québécois de la musique (CQM) pour souligner l’excellence de la musique de concert. Vus comme l’un des meilleurs quatuors au Canada, les quatre musiciens sont présentement en résidence au Conservatoire de Montréal.
Le guitariste René Lussier a quant à lui offert une prestation innovatrice et expérimentale. Seul sur scène avec sa guitare, il a su mélanger certaines discussions qu’il a eues avec Louis-Pierre Bougie et sa musique éclectique. Cofondateur et membre du collectif Ambiances Magnétiques de 1986 à 2000, il a lui-même produit et réalisé la majorité de ses disques. Il a composé, seul ou en collaboration, près de 55 musiques de film. Son plus récent projet a été présenté en mai 2022 au Festival International Musique Actuelle Victoriaville (FIMAV), dont il fut d’ailleurs l’un des premiers invités en 1983. Sur la pochette du nouvel album de René Lussier, attendu pour septembre, une image représentera une peinture de son ami Louis-Pierre Bougie.
La Galerie d’Art Cookshire-Eaton accueille par ailleurs une exposition hommage à Louis-Pierre Bougie. L’artiste est certainement une figure emblématique de l’art québécois. Peintre, dessinateur et graveur de renom, il est aussi un pionnier de l’estampe contemporaine au Québec. Le terme « estampe », de l’italien « stampa » (presse), désigne toute impression réalisée à l’encre sur un support souple à partir d’une matrice qu’on grave ou sur laquelle on dessine. On distingue trois procédés : en relief (taille d’épargne), en creux (taille-douce) ou à plat (lithographie). L’artiste a à son actif plus d’une cinquantaine d’expositions individuelles au Canada et à l’étranger. Ses œuvres figurent d’ailleurs dans les plus importantes collections privées et publiques du Canada, de France et des États-Unis. Cette exposition, conçue par Geneviève Bougie en collaboration avec la Galerie d’art Cookshire-Eaton, est une invitation à une incursion dans l’univers de l’artiste. Intitulée Vert-de-gris, cette exposition posthume met de l’avant un ensemble d’œuvres développé entre 2008 et 2018. Regroupant une trentaine de créations, acryliques et sculptures, dont certaines présentées pour la première fois, l’exposition permet aussi d’admirer Le Bestiaire 1 & 2, véritables fresques mesurant en longueur 5 mètres chacune.

Rurart

RURART présente À TABLE !

La première édition de À TABLE ! organisée par RURART.

RURART célèbrera cet automne son 10e anniversaire d’existence et pour le souligner, l’organisme invite les citoyens à se joindre aux artistes et intervenants invités lors d’un évènement qui se tiendra à la Ferme La Généreuse. La communauté est conviée le 24 septembre, et ce gratuitement, entre 13 h et 21 h, pour une panoplie d’activités. Il faut cependant, préalablement, s’inscrire via le rurart.ca.
La fondatrice et directrice artistique de l’organisme, Amélie Lemay-Choquette, voyait grand, et ce, depuis le début du projet. « J’ai toujours vu gros pour RURART. J’ai toujours cru au projet. Dès le départ, j’ai voulu inclure le plus de gens possible. J’ai voulu que ce soit inclusif pour tous, que tous se sentent bien à travers leurs propres démarches artistiques. »
La première édition de À TABLE ! est au thème de la cueillette en tant que méthodologie de travail qui entremêle les milieux agricoles et artistiques. Les artistes et intervenants participants proviennent du milieu des arts visuels, de l’art sonore, des arts vivants, ainsi que de la biologie et de l’agronomie. Sous forme de discussion, ils partageront une variété d’approches artistiques et agricoles en lien avec la notion de cueillette écoresponsable. Sous la forme d’une grande tablée où discussion, création et recherche se côtoient, l’évènement se tiendra à l’extérieur, sur le terrain de la ferme et dans certaines de ses installations. Au partage d’idées lors de la tablée thématique s’ajouteront des ateliers de création, des interventions artistiques, un feu-discussion, ainsi qu’un repas mettant en vedette des produits agricoles locaux.
En partenariat avec le Conseil de la culture de l’Estrie, la série d’évènements À TABLE ! prend la forme de grandes tablées qui se déroulent en extérieur, dans les champs et les boisés du domaine La Généreuse.
La commissaire de RURART, Noémie Fortin, rassemble à chacune des éditions, des artistes, des chercheurs et des producteurs agricoles autour d’une table thématique qui invite à l’échange et à la réflexion collective.
Le projet de résidence en milieu rural a été initié en 2012 par l’artiste Amélie Lemay-Choquette, sur le domaine de La Généreuse, ferme pionnière en agriculture biologique située à Cookshire-Eaton. La formation bi disciplinaire d’Amélie en danse contemporaine et en peinture a insufflé dès le départ la dimension multidisciplinaire au projet. RURART a accueilli depuis ses débuts plus d’une centaine d’artistes venus du Québec, des États-Unis et de l’Europe dans ses programmes de résidences immersives.
Jusqu’au 30 septembre, l’artiste Frédéric Lavoie sera en résidence sur le terrain de la La Généreuse pour partager son expertise et sa passion pour les champignons et les insectes. RURART et M. Lavoie invitent les personnes intéressées à en savoir plus à venir discuter et aller à la rencontre de la nature avec ce dernier, à la quête de champignons ou d’insectes intéressants.
En 10 ans d’existence, RURART a su se démarquer auprès de la communauté artistique. Cette reconnaissance aura valu à Mme Lemay-Choquette le prix Relève en Estrie du Conseil de la culture de l’Estrie (CCE) en 2013, ainsi que le prix Artiste de la communauté 2019 du Conseil des arts et des lettres en partenariat avec Les Arts et la Ville. L’organisme s’est également retrouvé parmi les trois finalistes du prix Développement culturel du CCE en 2019.

Centre culturelle de Weedon

Programmation 2022-23 d’envergure pour le Centre culturel de Weedon

Le groupe Rotin and the Princes en prestation pour la soirée de lancement de la nouvelle saison au Centre culturel de Weedon.

Une toute nouvelle saison s’est amorcée en début de mois au Centre culturel de Weedon. La soirée de lancement de la saison s’amorçait avec la prestation du groupe Rotin and the Princes. Le quatuor s’est fait un plaisir de nous faire revisiter un répertoire rock teinté de rock-kitch, incluant des reprises de chansons connues des années 1980 à aujourd’hui.
La salle du Centre culturel était pleine pour la prestation du groupe. Rotin, c’est à la base le duo musical de Rebecka Lussier et Karine Lizée, toutes deux originaires de Fontainebleau. En 2021, elles unissent leurs forces à deux musiciens au bagage musical rock garage, Pierre-Marc Lavigne « Pierre-Premier » à la basse et Claude Lacroix « Claude-De-La-Beauharnoise » à la batterie. Ensemble, ils forment : Rotin and the Princes.
Le Centre culturel s’est associé en partenariat avec le Restaurant Da Rita et offre aux artistes se produisant à Weedon un souper gastronomique avant le spectacle.
Une collaboration avec la Société d’histoire de Weedon vient aussi améliorer l’offre du Centre culturel. « Il va y avoir une exposition permanente et aussi des thématiques, dont Doris Lussier, le Père Gédéon », de s’exprimer la présidente du conseil d’administration, Mme Manon Brousseau. L’artiste originaire de Fontainebleau verra son nom baptiser l’endroit. « On va renommer le Centre Doris Lussier », précise Eugène Gagné, maire de Weedon et administrateur du Centre culturel. L’organisation vise aussi, pendant l’été, l’ouverture d’un café situé à l’extérieur et derrière le bâtiment avec une terrasse, une scène extérieure, un coin pour feu de camp et de la musique d’ambiance. « On pourrait même voir naître des soirées de poésie ici, derrière le centre culturel », mentionne Mme Brousseau.
Le conseil administratif a consulté la population de la municipalité pour connaître ses besoins et ses envies en matière de spectacle. « On a choisi d’inviter de grands noms pour que la population s’approprie le centre culturel. On veut remplir la salle », continue M. Gagné.
Parmi les invités qui fouleront les planches du Centre culturel en 2022-2023, on peut compter sur la présence de Damien Robitaille, Vincent Vallières, Dominic et Martin, 2Frères, Mélanie Couture, Fabien Cloutier, Les Aventuriers voyageurs, Mario Jean, Ève Côté, Marie-Élaine Thibert, Simon Gouache, Habana Café, Guillaume Lafond, Émile Bilodeau, NEEV, Laurent Paquin, Matthieu Pepper, Louis-Jean Cormier, Laurence Jalbert, Bon Jovi Xperience, Étienne Coppée et Michel Pagliaro. Le Centre culturel présentera aussi à quelques reprises la pièce de théâtre Bonnie and Claud d’Yves Amiot, par la troupe Oh La La.
La présidente du conseil d’administration a tenu à remercier l’ancien directeur général. « Le 30 juin dernier, notre directeur général, Guillaume D’Aoust, nous quittait pour de nouveaux défis. C’est à Guillaume que nous devons la présente programmation pour les artistes que vous aurez la chance d’entendre. Nous le remercions et lui souhaitons bonne chance dans ses projets futurs », a précisé Mme Brousseau.

actualite

Arts et culture : La MRC appuie le milieu

La MRC du Haut-Saint-François donnera un coup de pouce aux artistes et organismes artistiques professionnels du territoire en contribuant à la hauteur de 5 000 $, à l’entente de partenariat territorial appelée communément entente régionale CALQ (Conseil des arts et des lettres du Québec) Estrie. Cette aide financière sera bonifiée d’un montant similaire provenant de l’enveloppe régionale pour un total de 10 000 $ et facilitera la réalisation de projets artistiques dans le Haut.
Les élus ont adopté, à l’unanimité, la résolution proposée par le préfet de la MRC, Robert G. Roy, lors de la dernière séance régulière des maires. La MRC était la seule de l’Estrie à être absente de l’entente régionale. Le préfet attribue ce retard au fait qu’il voulait s’assurer d’obtenir des retombées pour le Haut-Saint-François.
Pour M. Roy, « la MRC est rendue là, c’est important. C’est quelque chose que je voulais travailler parce que je trouvais important l’aide aux artistes parce qu’on en a plusieurs chez nous. » Ceux-ci n’avaient pas accès à cette forme d’aide régionale du fait que la MRC ne faisait pas partie de l’entente régionale.
La participation financière de la MRC sera valide pour les deux dernières années de l’entente d’une durée de trois ans. « Je pense qu’on est capable de faire notre part », de préciser, M. Roy. Il mentionne que la Table des maires de l’Estrie (TME) travaille à ajouter un montant financier à l’entente régionale CALQ Estrie dont pourront bénéficier les artistes des MRC participantes, incluant celle du Haut-Saint-François.
Quelques artistes du milieu étaient présents au conseil des maires pour accueillir la bonne nouvelle. Amélie Lemay-Choquette, artiste bien connue de Cookshire-Eaton, se réjouit de l’initiative. « Ça fait du bien de se sentir appuyé. L’artiste va travailler fort pour rester l’argent ici. »

Musique aux Sommets

Musique aux sommets de Chartierville : Une édition appréciée

Les artistes Marie Denise Pelletier, Joe Bocan et Marie Carmen ont littéralement charmé leur auditoire.

Bien qu’il y ait eu un peu moins d’achalandage dans la journée du samedi, la dernière édition du festival de Musique aux Sommets à Chartierville a rempli les attentes et les organisateurs tout comme la population étaient satisfaits de ce retour dans une formule plus traditionnelle.
Les spectacles, moment fort de la programmation, ont attiré leur lot de visiteurs habituels. La prestation de l’Orchestre du septième art, le vendredi soir, a su rapidement envoûter la foule. Celui du samedi intitulé Pour une histoire d’un soir mettant en vedette les artistes Joe Bocan, Marie Carmen et Marie Denise Pelletier a ravi l’assistance qui s’était massée en grand nombre sous le chapiteau.
Les autres activités de la fin de semaine comme le musée, mettant en vedette notamment des scies à chaîne, calèches et autres artéfacts, ont suscité la curiosité des visiteurs et des gens de la place. Le village allemand et tous les autres attraits comme la mine d’or, la côte magnétique ont capté l’intérêt des visiteurs.
La traditionnelle parade était de retour, toujours intéressante avec ces rutilantes automobiles neuves et antiques, chars allégoriques et cavaliers. Cependant, moins de visiteurs étaient massés de chaque côté de la rue pour admirer le défilé. Le président du comité organisateur, Jean Bellehumeur, a avoué sa surprise de constater la faible assistance, mais n’arrivait pas à l’expliquer. Une nouveauté, le petit train électrique qui transportait les visiteurs, a eu la cote tout au long de la journée du samedi.
Spectacles
Évidemment, les spectacles musicaux forment le cœur du festival et les gens s’y présentent en grand nombre. Pierrette Potvin, de Granby, est une habituée du festival. « Je suis venue tous les ans. » Elle et son conjoint s’installent avec leur roulotte. « J’arrive le vendredi soir et je fais la fin de semaine au complet. J’aime les spectacles, la parade, c’est super. » La festivalière était ravie de la prestation offerte par les trois artistes du samedi soir. « C’est fameux. » Mme Potvin mentionne avoir aimé toutes les éditions et prévoit revenir l’an prochain. M. Yvan Rodrigue, de Waterville, en était à sa troisième visite au festival. Un collègue de travail fait partie du comité organisateur, précise-t-il. M. Rodrigue assiste principalement aux spectacles qu’il apprécie au plus haut point. Parmi la foule se trouvait la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau. Elle mentionnait ne pas assister à titre officiel, mais pour son plaisir personnel.
M. Bellehumeur est fort satisfait de la fin de semaine. Sans avoir les chiffres officiels en main au moment de l’entrevue, il affirme que le festival de Musique aux Sommets est en excellente santé financière. Quant à savoir si l’événement reviendra dans sa forme habituelle l’an prochain, la question demeure entière. M. Bellehumeur parle d’une éventuelle rencontre avec les membres du comité. « On va voir si on garde la même formule ou si on regarde une formule différente avec des événements différents. Ça va-tu être une journée super ou sur quatre jours ? On ne sait pas. On veut comme groupe voir où est-ce qu’on se situe. Qu’est-ce qu’on pourrait faire de mieux, qu’est-ce qu’on pourrait faire de différent ? Et ainsi de suite. » Il rappelle que la raison d’être de Musique aux Sommets « est de faire connaître la région aux gens de Sherbrooke, Granby, Drummondville, Magog, pour qu’ils viennent ici découvrir la région. Ç’a été créé pour ça et c’est toujours sa vocation. On s’interroge sur comment remplir notre mission d’attirer des gens de l’extérieur ici dans notre région pour leur faire découvrir notre coin de pays. »

Lemay-Choquette

Intrigue à la galerie d’art Cookshire-Eaton : Louis-Pierre Bougie et Amélie Lemay-Choquette

Amélie Lemay-Choquette avec sa peinture, Annabelle, créée avec de la peinture à base de solvant résistant aux UV, sur verre 23 x 24 pouces.

Les deux expositions actuellement à la galerie d’art Cookshire-Eaton nous offre une étude de contrastes.
Dans l’espace au rez-de-chaussée de la galerie, l’œuvre de la jeune Amélie Lemay-Choquette porte l’étendard de la lumière et sa peinture dialogue avec la danse. À l’étage, le travail du chevronné Louis-Pierre Bougie sonde l’obscur et son art dialogue avec la poésie.
Tout d’abord, les toiles de Lemay-Choquette. Lors de ses études à l’Université Concordia il y a une dizaine d’années, l’artiste s’est spécialisée à la fois en danse contemporaine et en peinture. La spontanéité et l’évanescence imprègnent son art. J’imagine sa main danser devant le verre, répétant un mouvement puis appliquant la peinture au zénith du geste, l’incarnant.
Ainsi, chaque tableau capture « l’instant décisif » de l’action dont le célèbre photographe français Henri Cartier-Bresson disait qu’il visait à saisir.
L’exposition de Lemay-Choquette intitulée Interstice, à la fois en français et en anglais, décrit un espace ou un écart entre deux objets ou espaces. « Entre l’ombre et la lumière », dit-elle. « Entre les corps, pendant la pandémie. Entre la pièce et sa projection au mur. Et le travail sur les émotions pour arriver à une libération. »
« J’ai vécu cette expérience avec mon corps, par le mouvement », a-t-elle commenté. « Dans mon nouveau travail, j’ai découvert la matière différemment. J’ai utilisé de la peinture transparente. Dans la lumière, elle devient lumière, comme le reflet sur l’eau. »
En effet, son travail danse entre transparence et couleur. C’est intrigant et brillant, dans tous les sens du terme.
À l’étage, nous retrouvons un tout autre univers, celui de Louis-Pierre Bougie, décédé en janvier 2021 à l’âge de 74 ans. Il était graveur et peintre, considéré comme le plus important graveur québécois de sa génération.
La gravure est une discipline exigeante, et Bougie l’a étudiée 15 ans à Paris. Il a également travaillé et exposé à travers l’Europe et à New York. Son influence a favorisé la visibilité de l’estampe québécoise et il a laissé sa marque dans des livres, dans une myriade d’expositions et dans ses collaborations avec d’autres artistes, notamment à l’Atelier Circulaire de Montréal.
Le contraste entre les deux artistes exposant à Cookshire réside non seulement au niveau de l’âge, mais dans la forme, l’espace, la couleur et l’engagement avec la matière. Il est difficile d’imaginer une démarche plus énergique, néanmoins préméditée que la gravure, où l’on incise littéralement des traits en entaillant la surface. L’œuvre de Bougie s’appuie sur le travail de trois maîtres graveurs fascinants du 19e siècle dotés d’une imagination hors du commun : Félicien Rops, Goya et William Blake.
Plusieurs des œuvres de Bougie sélectionnées pour cette exposition, qui ont été créées entre 2008 et 2018, sont en fait peintes à l’acrylique sur toile, et d’autres sont des sculptures métalliques autoportantes à quatre pattes ressemblant à des totems. Les lignes et les formes robustes des sculptures et des peintures intègrent une végétation luxuriante, des animaux et des êtres imaginaires dans une sombre intrigue. L’imagination de Bougie est en fait peu commune.
L’exposition de Bougie, Vert-de-gris, se termine par trois esquisses au crayon qui dialoguent avec de courts poèmes de Martine Audet. Il les a créées pendant son séjour à l’hôpital et des photolithographies en ont été faites à titre posthume.
Les expositions de Louis-Pierre Bougie et d’Amélie Lemay-Choquette se poursuivent à la Galerie d’art Cookshire-Eaton jusqu’au 9 octobre prochain.

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