editorial

La démocratie a-t-elle un prix ?

La démocratie a-t-elle un prix, a-t-elle une limite ? La récente comparution de la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, devant la Commission municipale du Québec, pour répondre à 21 manquements en déontologie mérite-t-elle les milliers de dollars en frais judiciaires payés par les contribuables ?
La facture finale n’est pas complétée, mais la mairesse en avait déjà pour quelque 6 000 $ à elle seule et le compteur tourne toujours. Selon des discussions avec d’autres élus du monde municipal, il serait raisonnable d’ imaginer une facture qui s’élèvera à plus de 20 000 $ aux frais des contribuables.
Certains diront que c’est le prix de la démocratie tandis que d’autres y verront un règlement de compte envers la mairesse. L’exercice aura certes permis de faire un rappel à l’ordre. Certains manquements peuvent, à première vue, sembler anodins, mais n’en reste pas moins qu’ils représentent tout de même une entorse à la déontologie et méritent une sanction si le juge le considère ainsi.
Mais tout cela était-il le meilleur moyen et le plus économique pour indiquer le droit chemin ? Pas certain. Une formation pour les élus aurait certes été moins dispendieuse. Une ou des rencontres avec les personnes concernées auraient-elles pu donner des résultats probants sans avoir recours à la justice ? Lorsqu’on fait appel à la justice, le résultat n’est pas toujours celui escompté. Toutefois, il existe une certitude, c’est qu’il en coûtera quelque chose. Cette dénonciation cacherait-elle d’autres motifs que la déontologie ? Sans vouloir faire de procès d’intention, il faut dire que le moment de la dénonciation en pleine année électorale arrive à point pour quiconque voudrait faire déraper une campagne.

Pierre Hébert

Élections municipales : Le moment de faire un choix éclairé

Le dimanche 7 novembre prochain sera le moment privilégié où les contribuables auront la chance de se prononcer sur le choix de leurs dirigeants. Le déplacement en vaut la chandelle puisque ce sont les personnes que vous aurez, choisies ou non, qui veilleront à la destinée de votre communauté et de votre portefeuille au cours des quatre prochaines années.
Les citoyens de 11 municipalités du territoire devront trancher qui des 63 candidats (hommes et femmes) dont 12, pour des postes de maires dans six municipalités et 51 pour combler les 24 sièges de conseillers, auront le privilège de gérer leur avenir municipal. Ce choix

n’est pas à prendre à la légère, il mérite réflexion. Qui parmi ces personnes est la plus apte à gérer au mieux votre argent et le rendre le plus productif possible tout en vous assurant une qualité de vie intéressante ?
L’importance du maire est indéniable, comme leader, mais il ne faut surtout pas négliger le travail des conseillers, car ce sont eux en bout de course qui prennent les décisions. Elle est loin l’époque où les conseillers n’avaient qu’à s’asseoir une fois par mois pour trancher divers dossiers. Les responsabilités des municipalités sont de plus en plus lourdes. Ce n’est un secret pour personne que le gouvernement provincial ne se gêne pas à délester certaines responsabilités aux municipalités sans pour autant transférer les sommes nécessaires. Il est important d’avoir en poste des personnes qui anticipent les impacts et qui sont capables de faire beaucoup avec des moyens limités. Le choix de conseillers municipaux n’est certainement pas un concours de popularité. Le poste demande des qualités indéniables : ingéniosité, discernement, disponibilité font partie de celles-ci. C’est à vous, électeurs, de les reconnaître chez vos candidats et de considérer qui est le plus apte à cumuler ces fonctions.
Le palier politique municipal est celui sur lequel les citoyens ont le plus d’emprise comparativement au niveau provincial et fédéral. Le vote impliquant le choix de vos dirigeants est à prendre au sérieux et avec discernement. Il vaut mieux voter et contribuer à quelque chose que de ne pas le faire et dire j’aurais dont dû pendant quatre ans.
Préfecture
L’élection du 7 novembre ne sert pas exclusivement à élire les membres du conseil municipal, mais également le préfet de la MRC. Deux candidats se font la lutte, le préfet sortant Robert G. Roy et Marc Turcotte. La structure régionale que représente la MRC peut avoir un impact considérable sur les municipalités. Il ne faut pas la négliger. Le préfet est le capitaine du bateau, son rôle de rassembleur et de leader est fort important. À l’instar des maires, un préfet ne peut rien faire seul; il a besoin de l’appui des maires pour aller de l’avant tout comme celui des conseillers pour les municipalités. Le choix du prochain préfet est donc important. Tous les citoyens, même ceux des municipalités qui n’ont aucun candidat en élection, doivent se rendre à leur bureau de vote respectif pour choisir celui qui représentera l’ensemble du Haut-Saint-François.

editorial

Aller voter !

On n’en voulait pas, la majorité des Canadiens ne voulait pas d’élections en cette période de l’année, c’était clair. Cependant, le chef du Parti libéral du Canada et premier ministre, Justin Trudeau, en a décidé autrement. Que l’on soit d’accord ou non avec cette décision maintenant, il faut exercer notre devoir de citoyen et aller voter.

Que ce soit par anticipation, par la poste ou le jour du scrutin général du 20 septembre, chacun d’entre nous doit exercer son pouvoir démocratique. Des milliers de personnes ont fait don de leur vie pour préserver ce droit fondamental. C’est la moindre des choses de l’exercer. Les électeurs ont l’embarras du choix puisque huit candidats se font la lutte dans le comté de Compton-Stanstead.

Il s’agit de Geneva Allen pour le Nouveau Parti démocratique (NPD), Marie-Claude Bibeau pour le Parti libéral du Canada (PLC), Yves Bourassa pour le Parti populaire du Canada (PPC), Nathalie Bresse pour le Bloc Québécois (BQ), Sylvain Dodier pour le Parti vert du Canada (PVC), Déitane Gendron du Parti libre du Canada, Sylvain Longpré indépendant et Pierre Tremblay pour le Parti conservateur du Canada (PCC). La pandémie ne doit pas être un frein à s’exprimer démocratiquement. Il existe des façons efficaces de voter, même en présentiel, à vous de voir laquelle vous convient. Ne laissez pas les autres choisir à votre place.

Il ne reste plus que quelques jours à la campagne, prenez le temps de vous informer sur ce que vous proposent les divers candidats et leur formation politique respective afin de faire un choix éclairé. Votre vote est important et peut peser lourd sur le choix du prochain gouvernement.

Pierre Hébert directeur du Journal HSF

Une chance qu’on s’a

Voilà maintenant un an que nous sommes embourbés dans la crise sanitaire causée par la COVID-19. Au cours de cette période, nous avons vécu de multiples rebondissements, des situations stressantes, angoissantes et ce à multiples égards que ce soit d’ordre économique, personnel, professionnel, psychologique, familial et bien d’autres. Certains ont vécu la perte d’un être cher. Bref, 12 mois pour le moins éprouvants. Toutefois, il y a de l’espoir, une lumière apparaît au bout du tunnel. L’assouplissement des règles sanitaires en passant de zone rouge à orange en Estrie dont le Haut-Saint-François permet d’envisager des jours meilleurs.

Ayant passé presque quatre mois en zone rouge, déclarée le 12 novembre 2020, l’ouverture des restaurants avec des restrictions, de même que les gyms, les sports à deux et les salles de spectacle apporteront certainement un peu d’oxygène. Le prolongement du couvre-feu à 21 h 30 est également bienvenu. Bien que rien ne soit encore gagné, que le risque des variants soit toujours présent, l’entrée en vigueur d’une vaccination massive s’annonce encourageante.

Malgré tout ça, on peut dire qu’on ne la pas eu facile. Il y a une expression qui dit « ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts. » Or, le Haut-Saint-François par les ressources humaines qu’il dispose à travers ses organismes de développement économique, communautaire et autres ont joué un rôle déterminant dans cette crise. Tous les intervenants ont saisi la balle au bond, s’empressant d’appliquer les divers programmes qui pleuvaient des paliers de gouvernement fédéral et provincial à l’ensemble de la communauté. Avec des ressources limitées, ils ont été et sont toujours en mesure d’offrir les services adéquats.

L’apport des organismes de développement comme le CLD et la SADC à rendre les programmes d’ordre économique disponibles notamment pour les gens d’affaires s’est avéré approprié. À travers cette crise, on remarque sans contredit la résurgence du monde communautaire et de ses organismes. Plus que jamais, ils ont démontré qu’ils constituaient des maillons importants du filet social. C’est à travers les épreuves que l’on reconnaît les vrais. Or, la crise a permis à ces organismes de se faire découvrir et reconnaître de la population et du milieu politique régional qui pour certains ignoraient même leur existence ou leur mission. Que ce soit Moisson HSF, le Centre d’action bénévole (CAB), La Passerelle, La Relève, Transport de personnes HSF, la Corporation de développement communautaire (CDC), bien d’autres sans oublier les nombreux bénévoles disposés à donner un coup de main nous ont permis de passer au travers et de pouvoir espérer des jours meilleurs.

Cette épreuve, bien qu’elle ne soit pas terminée, nous sort grandis en tant que collectivité et c’est à nous de nous rappeler l’importance de nos organismes et de les soutenir. Comme le mentionne l’auteur-compositeur-interprète Jean-Pierre Ferland dans l’une de ses chansons Une chance qu’on s’a.

Pierre Hébert

Doit-on voter quand même ?

La présente campagne électorale ne fait pas exception des autres. Tour à tour, les chefs des différentes formations politiques y vont de promesses susceptibles de satisfaire à peu près tout le monde. Par surcroit, ce qui semblait inexistant il y a à peine quelques mois, l’argent, tombe du ciel sous forme de pluie diluvienne. La semaine dernière, les quatre partis confondus en étaient à plus de 45 G$ de promesses électorales. Je veux bien croire qu’avec le réchauffement de la planète nous subissons des changements climatiques extrêmes, mais à ce point, permettez-moi d’en douter.
L’expérience des campagnes passées devrait démontrer que nous ne sommes pas dupes. Si le quart des promesses, et je suis optimiste, devait se réaliser au cours des quatre prochaines années, déjà cela serait exceptionnel. Certains percevront dans mes propos un brin de cynisme, moi je dis réaliste.

Pourquoi, subitement, nos élus trouveraient-ils l’argent qui semblait inexistant ou non disponible, que ce soit pour répondre aux besoins des aînés en CHSLD ne serait-ce que pour les bains, l’aide à domicile, l’éducation, la desserte internet, l’agriculture, les garderies, l’environnement et bien d’autres ?

Malgré tout, il est réconfortant de constater que tout le monde a des solutions à proposer. Cela démontre que les prétendants au pouvoir sont en mode solution. Parmi le lot, il y a des propositions intéressantes émanant de toutes les formations politiques et qui méritent notre attention. Mais encore faut-il que les élus aient le courage de se donner les moyens de leurs ambitions.
Bien que les chefs occupent à peu près tout l’espace médiatique, dans leur ombrage se trouvent les candidats. Les médias régionaux comme le journal, Le Haut-Saint-François, tente de diriger les réflecteurs vers eux. Ces personnes qui sillonnent le comté depuis plusieurs semaines déjà ont des choses à dire et à faire valoir. Il est triste de constater qu’ils auront peu d’influence quand viendra le jour du vote. Les études tendent à démontrer que plus de 90 % des électeurs votent pour le chef ou le parti. Bien peu tiennent compte du candidat dans leur choix. Pourtant, le député a un rôle important à jouer. Dépendamment de son dynamisme, sa débrouillardise, de sa volonté à faire une différence, il peut apporter une contribution significative que son parti soit ou non au pouvoir.
Cette donnée mérite d’être prise en considération lorsque vous serez dans l’isoloir le 1er octobre prochain. Que l’on soit satisfait ou non du travail de nos élus, il importe d’aller voter. C’est un moment privilégié où le poids démocratique de la population prend tout son sens et demeure sans appel pour les quatre prochaines années. Alors, faites un choix judicieux.

opinion

CLSC et CHSLD de Weedon

Réponse au député Ghislain Bolduc

Ronald Martel, dans La Tribune du samedi 17 mars dernier, signe un article intitulé Le député Ghislain Bolduc quitte à son tour. Comme membre du défunt Comité de citoyens pour la survie du CLSC et du CHSLD de Weedon, je suis resté sidéré, pétrifié au point où j’ai senti le besoin de vérifier auprès du journaliste si vous aviez vraiment dit une telle énormité : « Il [Ghislain Bolduc] a identifié certains dossiers dont il est particulièrement fier, soit le CHSLD d’East Angus, (…), le CLSC-CHSLD de Weedon et le CHSLD de Lac-Mégantic (…) ».

Le CHSLD d’East Angus semble afficher effectivement une réussite. Quant à celui de Lac-Mégantic, je ne peux pas en juger. Dans les deux cas, j’ignore quelle a été votre contribution.

Il semble bien cependant que votre mémoire sélective ait oublié la rencontre où des membres du Comité de citoyens pour la survie du CLSC et du CHSLD de Weedon vous ont remis une lettre dans laquelle nous nous plaignions de votre volte-face dans ce dossier. En effet, après votre promesse électorale de régler ce litige en faveur de la population, vous nous avez tourné le dos à peine les élections passées et appuyé ce projet invraisemblable et inconcevable du directeur général du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de l’époque. Ai-je besoin de vous rappeler que ce dernier a été écarté du dossier et que ses plans ont finalement été rejetés au profit d’un projet davantage pensé par les citoyens de la région ? Ainsi, le Centre local de santé et de services communautaires (CLSC) a été rénové tout comme le Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) qui a ainsi pu conserver les nombreuses chambres que vous et la clique des seuls administrateurs que vous écoutiez à ce moment-là vous apprêtiez à fermer. Quelques mois plus tard, vous avez sollicité une rencontre avec nous pour vous mettre au parfum du dossier. Par la suite, nous n’avons plus entendu parler de vous. Une seule exception, vous avez assisté à l’assemblée publique d’information organisée pour présenter à la population le nouveau projet finalement accepté par les autorités du CIUSSS-Estrie.

Pire, pendant toutes ces années, vous avez adopté différentes positions au gré du vent qui soufflait en provenance du bureau du premier ministre et/ou du bureau de son ami et collègue médecin ministre de la Santé, en provenance des citoyens qui se dressaient devant vous, en provenance des administrateurs du CSSS Haut-Saint-François de l’époque, en provenance des gestionnaires du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Estrie, etc. Telle une plante verte qui cherche le soleil, vous avez adopté des positions contradictoires en fonction du moment et des personnes qui se retrouvaient devant vous.

J’ai vraiment sursauté encore une fois en lisant cet extrait de l’article de Pierre Hébert, dans le Journal régional Le Haut-Saint-François du mercredi 21 mars dernier : « De son passage en politique, le député de Mégantic souhaite que les gens se souviennent de lui comme une personne ayant été à l’écoute et pouvant avoir contribué à améliorer la qualité de vie des gens. ».

Effectivement, on peut dire que, dans le dossier du CLSC et du CHSLD de Weedon, vous avez beaucoup écouté, mais, à chaque fois que vous écoutiez, vous changiez d’avis. Vous vous êtes donc toujours contenté d’écouter sans jamais passer à l’action pour le mieux-être de la population. Bien au contraire. Je ne comprends pas que vous puissiez affirmer avoir voulu contribuer à « améliorer la qualité de la vie des gens » en donnant votre appui, à l’époque, à la fermeture de 17 lits au CHSLD de Weedon et au déménagement dans des locaux restreints et enclavés du CLSC. Heureusement, ce projet a été contrecarré.

Sachez, Monsieur, que je considère que vous n’avez absolument pas contribué à la victoire que nous avons remportée dans ce dossier. Seuls les citoyens de Weedon et de la région peuvent en être fiers. Personne d’autre ne peut afficher quelque fierté que ce soit, sauf peut-être l’oreille attentive et sensible à la problématique que nous avions mise sur la table des administrateurs de l’époque au CIUSSS de l’Estrie. Ce sont eux qui ont finalement convaincu le ministre de donner son aval à nos revendications.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs,
Claude-Gilles Gagné, du défunt Comité de citoyens pour la survie du CLSC et du CHSLD de Weedon
Jacinthe Audet-Bolduc, Ginette Bélanger, Éric Decubber, Lucienne Gravel, Jean-Pierre Patry, Denis Rondeau, Jean-Denis Roy

Pierre Hébert

Une participation correcte sans plus

L’élection municipale du 5 novembre dernier change le visage politique pour certaines municipalités avec de nouveaux conseillers. Toutefois, six municipalités sur 14, Cookshire-Eaton, Dudswell, Canton de Lingwick, La Patrie, Scotstown et Canton de Westbury, se retrouvent avec un nouveau maire ce qui pourrait changer la dynamique autour de la table des maires à la MRC du Haut-Saint-François.

Cependant, plusieurs nouveaux maires ne sont pas dépourvus d’expérience puisqu’ils siégeaient déjà à titre de conseillers. Il s’agit de Sylvie Lapointe à Cookshire-Eaton, Mariane Paré à Dudswell, Johanne Delage à La Patrie, Céline Gagné, ancienne mairesse du Canton de Lingwick qui effectue un retour et Gray Forster pour Westbury. Seul le maire de Scotstown, Dominique Boisvert est dépourvu d’expérience en politique municipale. Pour les deux autres municipalités dont le siège de maire était en élection, Lyne Boulanger à East Angus et Richard Tanguay à Weedon se sont vus renouveler la confiance de leurs électeurs. Outre les sièges de maires dans huit municipalités, trois autres notamment Ascot Corner, Bury et Scotstown avaient des élections pour le poste de conseiller.

De ce lot, la municipalité de Dudswell retient l’attention. La mairesse, Mariane Paré, devra composer avec un nouveau conseil, démuni d’expérience dans le domaine. Les quatre conseillers sortants se sont tous fait battre. D’autres municipalités auront une période d’adaptation avec un conseil comptant de deux à quatre nouveaux élus.

Par ailleurs, il semble que la chose politique ait suscité un intérêt relatif particulièrement pour celles qui avaient des luttes au siège de maire. La Patrie, par exemple, arrive en tête de liste avec un pourcentage de participation de 65,9 % suivi de Chartierville avec 63,7 % alors que les plus populeuses Cookshire-Eaton et East Angus ferment la marche avec 45,8 % et 46,6 %. Comment interpréter cet écart ? Les citoyens des plus petites municipalités, en termes de population, sont-ils plus soucieux du choix de leurs dirigeants que les plus grandes ? La municipalité de Dudswell où tous les postes étaient en élection a récolté un taux de participation de 55,1 %. La moyenne de participation pour les municipalités ayant eu des courses à la mairie s’élève à 53 %. C’est correct pour certaines, mais inacceptable pour d’autres surtout lorsque l’on tient compte que le palier municipal est celui le plus près du citoyen et celui qui a la plus grande influence sur le payeur de taxes. Mentionnons que le maire de Newport, Lionel Roy, est celui qui a obtenu le plus fort pourcentage de votes avec 85,76 %.

Femmes élues
Par ailleurs, près de la moitié des 14 municipalités formant le conseil des maires à la MRC du Haut-Saint-François sont occupées par des femmes, soit 6 municipalités représentant 43 %.

Enfin, bravo aux électeurs qui se sont prévalus de leur droit de vote. Ils ont influencé d’une façon ou d’une autre la sélection de leurs dirigeants. Électeurs, vous avez modelé le visage de votre conseil municipal. Maintenant, le temps démontrera si les choix se sont avérés judicieux. Si vous avez des corrections à faire, vous pourrez à nouveau le faire dans quatre ans ou participer aux séances du conseil municipal, c’est ça la démocratie.

Pierre Hébert

Votez ou taisez-vous !

Le dimanche 5 novembre prochain sera le moment privilégié où les contribuables auront la chance de se prononcer sur le choix de leurs dirigeants. Se déplacer une fois toutes les quatre années n’est pas exagéré. Trop souvent, les élus disent parler et poser des gestes au nom des citoyens. Ne laissez pas aux autres interpréter ou supposer ce que vous pensez. Manifestez votre volonté en utilisant votre droit de vote.

Utiliser votre droit de vote vous permet en toute légitimité de critiquer les élus et leurs prises de décisions. Si pour vous ça ne vaut pas la peine de faire cet exercice, alors abstenez-vous de critiquer pendant les quatre prochaines années.

Que l’on soit d’accord ou non avec les idées avancées par les candidats, ils méritent notre respect. Ces personnes souhaitent être des agents de changements œuvrant à l’amélioration de la qualité de vie de leur communauté. Le travail d’élus que ce soit conseiller ou de maire est tout sauf une sinécure. Nombreuses sont les responsabilités qui leur incombent, nombreuses sont les réunions, nombreuses sont les heures de travail, nombreuses sont les critiques et rarement les félicitations. Ces candidats sont tous animés d’une volonté commune, et ce n’est pas la paye, mais plutôt celle de contribuer au développement de leur communauté.

Ceci dit, les contribuables ont le droit de poser des questions, de remettre en doute des décisions, d’animer, en fin de compte, la vie démocratique d’un milieu et cela est sain. D’ailleurs, plusieurs citoyens se plaignent du déroulement des séances de conseil municipal considérées plutôt exécutives quant à la durée. Ce n’est qu’une suite de lectures de résolutions déjà travaillées, discutées et prédigérées qui est offerte au public. Certes, les réunions de travail ont leur utilité, mais y aurait-il moyen d’informer davantage les citoyens sur les raisons motivant l’adoption des résolutions ? Des gens informés sont des citoyens allumés.

L’appareil politique municipal est celui sur lequel les citoyens ont le plus d’emprise en comparaison avec le palier provincial ou fédéral. Les citoyens côtoient régulièrement leurs élus que ce soit à l’épicerie, chez le coiffeur, au garage, etc. Le vote n’est pas une discussion de dépanneur, d’épicerie ou autres. C’est un exercice sérieux, déterminant pour l’avenir de la communauté. Il doit être pris au sérieux et exercé avec discernement. Vaut mieux voter et contribuer à quelque chose que de ne pas voter et dire j’aurais dont dû pendant quatre ans; ça peut être long.

Pierre Hébert

Le Haut-Saint-François en mutation ?

Le visage des conseils municipaux du Haut-Saint-François pourrait se modifier considérablement lors des élections municipales du 5 novembre prochain. Pas moins de 71 candidats se font la lutte pour obtenir un des 32 sièges disponibles, maires et conseillers confondus, dans une douzaine de municipalités.

Cela représente 38 % de sièges disponibles pour l’ensemble des municipalités en élection. Bien que le nombre de 71 candidats soit légèrement inférieur à 2013 où l’on en comptait 83, il n’en demeure pas moins significatif.

Première constatation que l’on peut tirer de cette participation est d’avancer l’hypothèse que la démocratie est en santé. Le nombre de candidats témoigne hors de tout doute une volonté des gens à s’impliquer pour leur municipalité, ce qui est remarquable.

Outre ce noble aspect, les motivations peuvent être différentes d’une personne à l’autre. S’agit-il d’une implication teintée d’un désir de contestation, de remplacement, de vengeance ou tout simplement de vouloir participer à faire une différence ou contribuer au développement de sa municipalité ? Difficile à dire ce qui motive chacun, mais le désir de faire évoluer sa municipalité dans une harmonie semble toujours préférable.

Comment peut-on interpréter des participations massives dans une municipalité comparativement à une autre dont les postes sont comblés par acclamation ? Les raisons peuvent être multiples. Les citoyens des municipalités concernées sont les mieux placés pour apporter des éléments de réponse. Quoiqu’il en soit, la population entre autres des municipalités de Dudswell, Cookshire-Eaton, East Angus et Weedon sera massivement appelée aux urnes.

À Dudswell, la situation est particulière dans le sens où ce sont tous les postes, celui de maire et des conseillers, qui font l’objet d’élection. Cinq candidats au siège de maire ce n’est pas banal, sans compter tous les autres de conseillers. Cette participation des citoyens est-elle symptomatique de quelque chose ou animée par un vif intérêt collectif envers l’appareil municipal ? La même interrogation se pose du côté de Cookshire-Eaton alors qu’une course à trois se dessine à la mairie et des luttes pour quatre sièges de conseillers. De ce côté, on peut noter une certaine insatisfaction des gens. À East Angus, règle générale, les citoyens ne semblent pas manifester un grand mécontentement. Toutefois, cela n’empêche pas de voir des candidatures sur cinq des sept sièges. Outre celui de maire où l’on remarque une lutte à deux, quatre sièges de conseillers font l’objet d’opposition. Weedon, qui semble avoir le vent dans les voiles, depuis l’annonce de production de cannabis médicinal et le projet d’aménagement d’un quartier vert, ne sera pas épargnée pour autant du choix démocratique de la population. Trois personnes convoitent le siège de maire alors que trois postes de conseillers sont en élection. Mentionnons que des luttes aux sièges de conseillers et de maires se déroulent dans d’autres municipalités du territoire.

Quelles que soient les motivations des candidats, la décision finale revient à la population concernée. C’est important de se prévaloir de son droit de vote et de s’informer sur les intentions de chacun. Une occasion comme celle-là, où la population peut imposer sa volonté quant au choix de ses dirigeants, se présente une fois tous les quatre ans. Il ne faut pas la rater, quatre années à se dire j’aurais dont dû, ça peut paraître long.

©2022 Journal Le Haut-Saint-François