Daniel Martel

Le sentiment du devoir accompli !

Daniel Martel

Au cours des quinze dernières années, j’ai eu le privilège et le bonheur de coordonner le programme Lancement d’une entreprise (LE) au sein de la communauté du Haut-Saint-François.

Après avoir côtoyé quelques 500 promoteurs souhaitant se lancer en affaires, je quitte cette fonction avec le sentiment du devoir accompli.
Au départ, j’étais loin de m’imaginer que cet emploi pourrait me captiver, me passionner et me motiver autant au cours de toutes ces années. Je tiens à remercier sincèrement mes partenaires institutionnels et les personnes qui œuvrent au sein de ces organisations (SADC, CLD, CJE, CC, CLE et le Journal du HSF).

Le succès que nous avons tous et toutes connu avec le programme Lancement d’une entreprise au cours de ces années est intimement lié aux collaborations avec les intervenants et opérateurs économiques du milieu et à leurs implications actives au sein du programme.

Derrière cette formation et ce succès, une quinzaine de formateurs qui se sont dévoués, qui ont transféré leurs connaissances et qui ont investi temps et énergie avec nos promoteurs. Sans eux et elles, nous n’aurions pu atteindre nos objectifs.

Ensemble, nous avons permis de créer plusieurs emplois de qualités, à faire croître des entrepreneurs et à mettre au monde plusieurs belles entreprises dans notre milieu.

Parmi toutes les personnes qui ont contribué à ces succès, je tiens à souligner l’apport exceptionnel de : Luc Mc Clish, coordonnateur de Lancement à Coaticook et collaborateur au quotidien, pour ton support, tes connaissances, ton écoute et ton amitié indéfectible durant toutes ces années.

Merci à Pascal Lafond, président d’Ascenseur de l’Estrie inc., pour les dizaines d’inscriptions que tu m’as envoyées au cours des années et pour la promotion constante de la formation dans ton réseau d’affaires et pour tes nombreux conseils dans ma pratique.

Merci à Marc Reid, conseiller à Emploi Québec, un acteur incontournable, dynamique qui a su m’orienter et m’appuyer de façon constante dans mes différentes orientations, démarches dans le milieu et à titre de formateur en Lancement.

Également, un merci, à M. Gilles Denis, homme d’affaires accompli, mécène, grand visionnaire et d’une générosité légendaire. Gilles, tu es un humain exceptionnel. Tu as toujours su encourager mes promoteurs de multiples façons. Partage de tes connaissances, de ton réseau d’affaires, aide à la commercialisation dans ton entreprise, cela en plus de supporter de nombreux promoteurs du domaine culturel. Je souhaite à chacune de nos régions du Québec d’avoir un homme extraordinaire comme toi dans leur milieu.

Un grand merci à vous tous et toutes qui avez participé au succès du programme et au soutien des entrepreneurs, soyez personnellement remerciés.

Finalement, un grand MERCI, à tous mes étudiants promoteurs et promotrices qui m’ont fait confiance et qui ont partagé avec moi leur histoire de vie. Je tiens à vous dire que vous avez tous et toutes chacun et chacune d’entre vous enrichit ma vie. Vous avez été mon carburant pour parfaire ma mission et une très grande source d’inspiration dans ma vie actuelle et pour les années à venir.

Ce n’est qu’un au revoir, car le monde de l’Entrepreunariat est un processus sans fin qui se poursuit bien au-delà d’une retraite.
Daniel Martel. Coach/formateur

Opinion du lecteur

Annulation des bals de finissants : Des étudiants déçus

Depuis le début de l’année, nous nous devons de respecter toutes les mesures sanitaires et les nombreuses restrictions qui nous sont imposées. Commençant par la distanciation, le port du masque et la désinfection, pour ensuite nous faire passer des semaines de cours en ligne qui ont eu des répercutions sur nos notes et maintenant la vaccination. Monsieur Legault nous donne espoir depuis quelques semaines déjà avec son plan de déconfinement, consistant à enlever le couvre-feu, à ouvrir les terrasses et les restaurants et en nous annonçant la réouverture des gyms. On est rendu habitué aux changements, mais cette nouvelle était de trop, notre crainte s’est confirmée. PAS de BAL pour les cinquièmes secondaire. La formule de notre établissement scolaire, qui allait se concrétiser le 12 juin, était pourtant sans danger et suivait à la lettre les recommandations de la Santé publique. Séparés par bulle classe, avec nos masques et la distanciation sociale de 2 mètres. Les ensembles et les robes achetés seront pour certains, argent perdu. Parlons également des rendez-vous pris chez la coiffeuse ou l’esthéticienne qui devront aussi être annulés. Avoir un semblant de bal était ce qu’on attendait le plus. Le moment où on pourrait enfin relaxer et s’amuser entourés de nos amis sans le stress des cours que chaque étudiant vit. Une belle expérience qui tombe à l’eau… Notre année a vécu une fin de secondaire immonde. Sans fin de secondaire 4 ni de secondaire 5 stable, la moindre des choses, d’après moi, serait d’avoir un bal. Ceux-ci sont annulés, mais plusieurs festivals dévoilent déjà leur programmation. Pouvons-nous comprendre cette logique ? Depuis le 28 mai, les grandes salles et les stades extérieurs peuvent accueillir jusqu’à 250 personnes par section et 2500 personnes au total. On passe nos semaines dans la même classe, dans la même école, on voit nos camarades de classe plus que notre propre famille, mais un bal ne peut avoir lieu. Or, un événement autre peut accueillir des centaines, voire des milliers d’inconnus sans problème… C’est difficile, très difficile pour nous tous, 5e secondaire, depuis le début de la pandémie. Nous souffrons en silence. Ça vous semble peut-être rien, mais pour nous tous, les finissants, le bal représente une étape importante de notre vie et je crois qu’il est indispensable de la souligner comme il se doit. Depuis le début de la pandémie, nous faisons de notre mieux pour éviter tout contact avec le virus dans le respect des mesures. De plus, le taux de vaccination de la première dose est situé à plus de 60 %. Honnêtement, je ne comprends pas la décision du gouvernement québécois à interdire cet événement. Nous sommes tannés de ces revirements de situation à la dernière minute et j’espère que ce message pourra se rendre loin sur les plateformes numériques. Pour terminer, je tiens à dire que je trouve totalement injuste cette décision illogique.

Je parle en tant que finissante faisant partie du comité organisateur du bal, ainsi qu’en tant que présidente du conseil étudiant de la Polyvalente Louis-Saint-Laurent au nom de tous les finissants de ma cohorte.
Meave Lapointe, finissante et présidente du Conseil étudiant de la Cité-école Louis-Saint-Laurent.

Opinion du lecteur

Pour le meilleur et pour le pire

Dans la pire situation que nous n’avons jamais vécue mon mari et moi, mon mari était atteint de la maladie neurocognitive Corps de Lewy et moi perdant mon statut d’épouse pour devenir sa proche aidante. Nous n’avons été entourés que par le meilleur surtout grâce à la présence assidue et constante du CLSC du Haut-Saint-François.

Je songe à notre premier répondant, l’ergothérapeute, qui s’est toujours démarqué par son écoute attentive. Notre gestionnaire de cas s’est révélée une authentique fée tombée du ciel. Elle a su prévoir et répondre à nos besoins tout autant à mon mari qu’à moi. Quant aux infirmières et infirmier, je peux témoigner, sans réserve, avoir vu de véritables soignants dans l’âme. Les accompagnatrices pour les soins d’hygiène et/ou de répit veillaient à bien prendre soin de nous. Je pense aussi au transporteur des équipements du CLSC qui, par sa compassion, nous a aidés à porter un regard libérateur sur la souffrance en insistant sur le meilleur et le beau que mon mari nous laisse. Certes, le personnel-cadre, que nous n’avons jamais vu, est sûrement là pour autoriser, favoriser et faciliter un tel accompagnement qui rend possible concrètement le maintien à domicile.
Je tiens également à souligner la chance exceptionnelle que nous avons eue d’être soutenus par les voisins, amis et famille… qui se sont mobilisés, bien avant la pandémie, venant ainsi tisser de façon plus serrée notre filet de sécurité. En plus, un bénévole des plus présents s’est ajouté. Il s’est adapté, semaine après semaine, à la situation de mon mari.

À toutes ces personnes, recevez toute notre reconnaissance !
Violette Longpré, Weedon
Au nom de la famille Daniel Rivard

Opinion du lecteur

Montée de lait, patience et longueur de temps

Avez-vous déjà essayé de joindre au téléphone, le secrétaire général des Nations-Unies, Sa Majesté Élizabeth II, le Dalaï-Lama ou Sa Sainteté le pape François ?

Si ça vous tente d’essayer, je vous suggère de vous pratiquer d’abord. Vous économiserez ainsi plusieurs frais d’interurbains.
Pour ce faire, essayez simplement de joindre au téléphone un médecin du Centre local de services communautaires (CLSC) à Weedon.
Après avoir signalé, resignalé et re-re-resignalé le(s) même(s) numéro(s) pour vous faire dire par une «machine à répondre» de «rappeler plus tard», l’organisation du travail en place fera en sorte que vous finirez sans doute par réussir à parler à quelqu’un, mais pas au médecin, bien entendu. Malgré la douleur, malgré la requête d’un spécialiste qui vous a suggéré de parler à votre médecin de famille le plus tôt possible, peine perdue ! Vous réussirez sans doute tout au plus à obtenir un rendez-vous dans quelques jours, si vous êtes chanceux, plus probablement dans une semaine ou plus tard… malgré l’urgence et la requête du spécialiste.

Paradoxalement, à peu près à la même période et pendant un temps relativement court d’environ quatre semaines, un simple commun des mortels que je connais bien a senti récemment le besoin de parler au téléphone à trois spécialistes et à deux infirmières-pivots du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS). Tous les cinq lui ont retourné ses appels dans un délai variant de quelques heures à moins de quarante-huit (48) heures…

Trouvez l’erreur !
Claude-Gilles Gagné, Weedon

Opinion du lecteur

L’intersection 253 et 108 très problématique

Le ministère des Transports et la municipalité de Cookshire-Eaton ne font rien pour corriger la situation.

Il y a des accidents et accrochages continuellement. Les automobilistes ne comprennent pas le fonctionnement de la signalisation et les lois de cette artère.

Au Dépanneur Voisin, les autos sortent de partout et se sentent prioritaires, un banc de neige cache la vision de celui qui arrive de Sawyerville.
À la pharmacie, les camions de livraison stationnent dans la voie de circulation, ce qui cache la vision de ceux qui arrivent de Sawyerville.
Ceux qui descendent la côte virent à pleine allure direction East Angus, ne respectent aucune loi (piéton et autres) souvent sans clignoter.
Combien ça prend de temps pour un piéton qui sort de la pharmacie, traverse la 108, ensuite traverser la 253 quand personne ne respecte les lois ? Trop long et dangereux. Combien ça prend de temps pour traverser la 108 à 10 h le matin, à midi, à 4 h, à 5 h ?

Solutions minimum : 1. Meilleure signalisation pour piétons et véhicules. Ce n’est pas vrai qu’un camion qui monte cette légère pente ne peut se conformer à la loi. Ceux qui descendent ne savent pas qu’il y a intersection (circulent trop vite). 2. Interdire le stationnement face à la pharmacie, mettre terre-plein. 3. Au Dépanneur Voisin, mettre terre-plein près du coin 108 et 253, interdire de circuler en 45º.

P.S. Regardez le bureau de poste; il n’y a pas d’entrée ni de sortie au bord de l’intersection.

Ça prend des flashs de circulation pour piétons à cette intersection. Ça prend 2 minutes pour traverser le 253 et 20 minutes pour traverser la 108.
Jean-Guy Prévost
Cookshire-Eaton

Opinion du lecteur

Bourses reconnaissance : Un geste apprécié

En septembre 2009, débutaient les soirées des bourses reconnaissance dans chacune des municipalités (13) de notre MRC. Cette initiative, de la Cité-école et de deux institutions, voulait inciter à la persévérance scolaire et réduire le taux d’abandon sur notre territoire. Nous avions éminemment besoin du support de chacune des treize communautés et de celui des Caisses Desjardins. Étant la seule école secondaire publique sur le territoire, il nous semblait essentiel de proposer un projet visionnaire pour l’avenir de notre école publique. Ensemble, associés dans un projet commun et unificateur, municipalités et caisses de la MRC, membres du personnel de la Cité-école et organismes sociaux anticipons la persévérance, l’excellence et la diplomation de nos jeunes. Grâce à nos engagements respectifs du côté scolaire et communautaire émergeront des citoyens fiers de leur appartenance, de leur école publique et reconnaissants envers les institutions qui les ont soutenus.

Nous sommes passés, en l’espace d’une douzaine d’années, d’un taux d’abandon dans notre école publique de 40 % (en 2005) à 9,1 % (en 2018-19). Nous sommes convaincus que ces bourses reconnaissance sont un point d’ancrage solide à notre projet de réussite et d’excellence scolaires. Dans le même temps, nos deux institutions ont attribué en bourses reconnaissance, pour toutes les municipalités réunies, une somme de plus de 300 000 $. Chacune des 143 soirées avait lieu dans chacun des villages en compagnie des instances municipales, des Caisses, d’enseignants, de la direction, des parents et des jeunes diplômés et qualifiés.

Toute l’équipe de la Cité-école Louis-Saint-Laurent, les parents, les jeunes diplômés (950 depuis 11 ans) tiennent à vous remercier sincèrement, municipalités et Caisses Desjardins. Ce soutien fidèle et récurrent nous permet d’espérer, ensemble, une école publique de qualité et garante d’un avenir prometteur pour nos jeunes et futurs citoyens.
Renée-Claude Leroux, organisatrice communautaire et Charles Labrie, enseignant, au nom de tous les membres de l’équipe-école de Louis-Saint-Laurent.

opinion

Un caillou de moins dans le soulier du ministre

La CAQ a décidé de se débarrasser de nous en adoptant le PL40 sous bâillon. On nous a appliqué la même médecine du maître qui se débarrasse de son chien parce qu’il prétend qu’il a la rage.

Monsieur Roberge n’a jamais été sincère dans ses discussions avec nous ; en plus certains députés de la CAQ ont été méprisants envers nous tels que monsieur Éric Caire. Ce ministre et son gouvernement passeront à l’histoire pour avoir détruit une institution démocratique deux fois centenaire.

Depuis son entrée en fonction, nous avons collaboré avec lui pour la mise en place de plusieurs dossiers. Je suis fier de ma fédération, de son président et sa vice-présidente et de mes collègues présidents et présidentes qui ont défendu bec et ongles notre rôle et notre travail auprès de nos populations. 

Je suis fier de mes collègues commissaires de la Commission scolaire des Hauts-Cantons qui ont investi temps et énergie pour prendre les bonnes décisions pour la réussite de nos jeunes. Vous pouvez garder la tête haute et être fiers du travail accompli et des résultats atteints à la CSHC qui d’ailleurs ne cessent de s’améliorer. 

Tous ensemble avons permis à notre commission scolaire de grandir. Un grand merci à nos équipes-écoles et nos partenaires pour votre collaboration. Je veux remercier ceux et celles qui nous ont appuyés depuis plusieurs mois dans notre démarche afin d’éviter ce qui nous arrive aujourd’hui. Il me fait plaisir de reconnaître le souci de nos hebdos régionaux d’avoir relayé nos réussites, nos préoccupations et le souci de nos commissaires de faire rayonner notre excellente commission scolaire dans nos communautés. 

Je veux remercier notre directeur général monsieur Martial Gaudreau et son équipe administrative pour leur professionnalisme.  

Ce n’est qu’un au revoir !
 Yves Gilbert, ex-président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons

Opinion du lecteur

Félicitations !

Bravo à la Ville de East Angus pour ce merveilleux calendrier que vous nous avez encore fait parvenir pour l’année 2020 !

Les informations contenues sont très utiles et les photos très belles.
Sur une note un peu plus légère, un seul bémol : au mois de mai, vous suggérez de se départir

de ses «vieux encombrants». À 83 ans, je me suis senti visé. Aurais-je dû ?

Germain Beaudry
East Angus

Opinion du lecteur

Niveler par le bas

Monsieur le Premier Ministre,
Je n’apprendrai rien au dirigeant d’entreprise que vous avez été que des incompétents réussissent parfois à se glisser dans la hiérarchie jusqu’à des postes en autorité où ils ont peu de savoir-faire. Enseignant, maintenant à la retraite, j’ai vécu au cours de ma carrière au moins deux épisodes navrants où mon directeur d’école était qualifié par certains de «simple d’esprit», de «parfaite poire» ou de «pire tarte» que le système d’éducation ait jamais connu. Je ne peux pas croire que votre ministre de l’Éducation, également un ancien enseignant, n’a jamais connu cette situation lamentable et veuille en multiplier les exemples.

Les deux directeurs d’école dont je parle n’avaient reçu aucune formation psychopédagogique, ou si peu, au profit d’une bonne formation administrative. Résultat, seuls les budgets comptaient pour eux les amenant à gérer leurs écoles comme des «McDo». Les enseignants n’avaient pas trop de problèmes à obtenir les sommes nécessaires pour, par exemple, du nouveau matériel, académique ou de bureau, des activités académiques et para-académiques, etc.

Par contre, leurs subalternes du corps professoral ne pouvaient absolument pas compter sur le support de leur directeur dans des dossiers autres qu’administratifs. Même chose pour les élèves et leurs parents. Ces deux directeurs d’école affichaient, au chapitre des relations professionnelles autres qu’administratives, une incapacité crasse. Problème avec un enseignant, problème avec un élève, problème avec un parent ? Aucun secours, aucune réaction de la part du directeur si ça ne touchait pas le budget.

Heureusement, nous pouvions compter sur le support et les services de la commission scolaire avec laquelle nous devions alors communiquer, passant par-dessus la tête de celui qui aurait dû nous épauler en première ligne. De plus, j’enseignais alors en milieu défavorisé avec les problèmes exacerbés que l’on connaît, là où toutes les ressources doivent travailler de concert pour assurer un meilleur avenir à cette clientèle.

En remplaçant les commissions scolaires par des centres de services sans pouvoir, votre ministre de l’Éducation dit vouloir donner plus de responsabilités aux directions d’école, même celles occupées par de tels incompétents. Vous et votre gouvernement vous rendez ainsi, Monsieur le Premier Ministre, coupables de vouloir niveler par le bas des services essentiels offerts à la clientèle scolaire la plus vulnérable.

C’est un non-sens plus qu’inquiétant pour l’avenir de nos jeunes !
Il y a certes un ménage à faire dans l’organisation et la démocratie scolaires, mais, de grâce, ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain.
Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de mes sentiments les meilleurs,

Claude-Gilles Gagné, Weedon

Opinion du lecteur

L’avenir de notre journal régional

Actuellement, on parle de la survie des médias nationaux…, mais la survie de notre journal régional est aussi menacée quant à moi.
La nouvelle locale n’est pas couverte par les nationaux à moins d’un scandale. Alors, il nous reste le journal régional et les journaux communautaires.


Malheureusement, c’est avec des budgets de misère qu’ils survivent et encore. Oui, la participation des entreprises privées, des entreprises gouvernementales et des annonces municipales, mais la quote-part par citoyen est-elle suffisante à 1,20 $ par année ?


La situation actuelle fait en sorte que notre journal ne fait que survivre et peine à assurer son développement.
À cause de ses limites financières, notre journal ne peut suivre le rythme de la nouvelle et il faudrait investir davantage.
Citoyens, sommes-nous prêts à envoyer un signal à nos élus pour augmenter la quote-part ?

Gilles Denis
Cookshire-Eaton

opinion

Merci M. Sévigny !

En 2005, le taux de décrochage scolaire au secondaire de Weedon-Lingwick atteint un sommet : 52 % des gars et 48 % des filles ne terminent pas leurs études secondaires.

Afin de contrer cet exode, le projet Cité-école met alors en marche un projet pilote de remise des bulletins à Weedon pour une période de cinq ans. Les jeunes de Weedon-Lingwick seront suivis tant dans leur communauté qu’à l’école. C’est ainsi que le 16 novembre 2007, les enseignants de 1re secondaire se rendent à l’école Notre-Dame-du-Sacré-Cœur pour une première fois. À cette période de 5 ans, s’ajoutera une période supplémentaire de 2 ans pour un suivi rigoureux afin de favoriser une diplomation après 7 ans. Ce fut un immense succès. Deux élèves seulement ont abandonné l’école, dont un décès, au cours de cette période.

Quelques jours plus tard, Bruno Sévigny et sa conjointe, Johanne Pinette, vont perdre leur fils Michaël, lors d’un tragique accident de travail. Dans l’année qui suit, témoin de l’implication du personnel de la Cité-école dans le milieu de Weedon-Lingwick, la famille Sévigny propose à la Cité-école une activité de soutien financier face aux besoins criants de notre institution. Bruno Sévigny initie alors le projet de gravir la montagne du Kilimandjaro, en Afrique, afin de cueillir des fonds pour la Cité-école. Ses 4 amis, Marc Lavertu, André Tardif, Bruno Lagassé et Bruno (tous de Weedon) et Martin Rousseau (de Lingwick) vont nous faire vivre avec eux, en direct, cette expérience au cours de l’hiver 2009-2010. Au total, ils auront amassé tout près de 40 000 $, montant distribué de la façon suivante : 10 000 $ pour la Bourse Michaël Sévigny; 2 bourses annuelles de 500 $ pour des jeunes qui s’orientent vers des études professionnelles de niveau secondaire. La 1re bourse est donnée en juin 2010 et la dernière, de cette catégorie, est celle de juin 2019.

Un montant de 15 000 $ est attribué au Conseil Persévérance Réussite et Excellence. Chaque année, 8 bourses de 75 $ sont allouées comme Bourses de la Persévérance aux élèves méritants. Une autre somme de 10 000 $ a été octroyée à la Fondation Louis-St-Laurent afin de répondre à de nombreux autres besoins : frais scolaires, activités sportives, repas chauds… C’est grâce à ces dons que chaque année, lors du Gala des mérites scolaires, des bourses sont au rendez-vous pour plusieurs jeunes. De plus, un montant substantiel a été remis à l’école primaire de Weedon afin de mettre sur pied la bibliothèque Michaël Sévigny.

Merci à la famille Sévigny de Weedon qui, par ses dons, a su changer la vie de nombreux jeunes de notre Cité-école et ainsi a contribué à maintenir un taux d’abandon scolaire le plus bas en Estrie, en 2017-2018, pour l’ensemble des écoles secondaires publiques.

Charles Labrie, enseignant à la Cité-école Louis-Saint-Laurent

opinion

Un cri du cœur

Le gouvernement demande aux municipalités de faire des efforts pour aider à contrer les gaz à effet de serre. Diverses idées sont soumises et le plus souvent elles concernent les transports. On encourage les gens à faire du covoiturage, à utiliser les transports en commun quand c’est possible, à se procurer des automobiles électriques ou hybrides, enfin, les solutions sont surtout en rapport avec la diminution d’utilisation de pétrole. Toutes ces suggestions sont bonnes et je pense que la majorité des citoyens s’accorde pour aller dans ce sens.

Mais ?
Le 8 juin se tiendra à Cookshire-Eaton une «tire de tracteurs» publicisée sous le nom de «Truck show N shine tractor pull». Je ne comprends pas cette incohérence… pour ne pas dire hypocrisie. Qu’est-ce qu’on va invoquer pour justifier l’accueil d’un tel évènement dans Cookshire-Eaton ? Les retombées économiques ? Est-ce qu’on est prêt à troquer «la vie» au détriment de quelques dollars ? On l’entend tous les jours pourtant… il y aura un prix à payer pour sauver la terre ! Si nos gouvernements et nos municipalités ne sont pas capables de changer leurs paradigmes et d’accepter de payer ce prix, et bien, on devrait cesser de perdre du temps et ces fameux dollars à tenter de mobiliser la population pour améliorer la situation planétaire. Et Cookshire-Eaton n’est pas la seule incohérente dans cette situation… la ville de Montréal est toute fière de ses nouvelles infrastructures pour accueillir la prochaine course de formule 1 qui est ce fameux Grand prix de Montréal ! Et on dit de madame Plante, mairesse de Montréal, qu’elle est chef de file dans ses plans et projets pour contrer les GES.

Je ne vois pas la volonté de nos instances gouvernementales à agir positivement et efficacement. C’est donc à nous, chaque individu, de prendre le taureau par les cornes et de boycotter tout évènement qui cause des GES.
Louise Corbeil, Dudswell

opinion

Merci, merci beaucoup…

Quelques mots pour remercier tous les membres du comité organisateur de la 38e Édition du Tournoi Provincial de Hockey Atome & Pee-Wee du Haut St-François pour le bel hommage rendu à mon endroit lors de la soirée d’ouverture officielle.

Merci également à tous ceux et celles qui de près ou de loin ont contribué à cet hommage et un merci particulier à Christine Tétreault qui en fut à l’origine en me demandant d’être le président d’honneur de cette 38e Édition. Merci aussi pour les cadeaux qui nous furent remis à moi et ma conjointe.

Plusieurs beaux moments survenus durant toutes mes années d’implication furent relatés durant cet hommage. D’autres très beaux moments me vinrent également à l’esprit, notamment lors de la 20e Édition (2001) où quelque 150 convives s’étaient réunis à un souper-conférence avec Dany Dubé, ou encore lors de la 25e Édition (2006) où une soirée retrouvailles, réunissant d’anciens membres organisateurs du tournoi, avait fait salle comble au Resto de l’aéroport.

Que de beaux souvenirs vous avez permis de me remémorer.
Durant toutes ces années d’implication, j’étais entouré d’un grand nombre de bénévoles, dont avec certains d’entre eux s’était développée une grande complicité et encore aujourd’hui des amitiés qui perdurent. Sans tous ces bénévoles, rien n’aurait été possible.

Aussi, j’éprouve une certaine fierté, d’avoir inculqué ne serait-ce un peu soit-il, le goût de l’implication à des jeunes hommes et jeunes femmes qui étaient nos joueurs Atome ou Pee-Wee et qui sont aujourd’hui membres du comité des organisateurs ou bénévoles.

Au moment de me demander d’être président d’honneur de cette 38e Édition, vous ne pouviez vous imaginer comment cette rétrospection pouvait être significative pour moi.
Merci, merci, merci beaucoup…

Et encore longue vie au Tournoi Provincial de Hockey Atome & Pee-Wee du Haut St-François !
Claude Ménard
Président d’honneur

Opinion du lecteur

Recyclage et presse écrite : le point de rupture

Les Québécois le savent, la presse écrite traverse depuis un bon moment une importante zone de turbulences. Selon les chiffres mêmes du ministère de la Culture, un hebdomadaire sur quatre a cessé d’être publié depuis 2010… Or, cette situation va s’aggraver sérieusement, à moins que la Loi sur la qualité de l’environnement ne soit amendée dès cette année et que le gouvernement n’accorde aux journaux la même protection culturelle que celle accordée aux livres.

Il y a urgence d’agir parce que les quotidiens et les hebdomadaires sont coincés dans un cercle vicieux en raison des obligations qui leur sont imposées en matière de financement du recyclage du papier journal :
• le nombre de médias d’information sur papier diminue chaque année;
• le tonnage de papier journal produit par ces derniers diminue également;
• de leur côté, les coûts annuels de recyclage augmentent dramatiquement;
• conclusion : la facture de recyclage imposée à ceux qui restent explose.
Les chiffres sont éloquents. Il y a eu une réduction de 92 000 tonnes de papier journal produites entre 2010 et 2019 (- 68 %). Mais la contribution au recyclage demandée aux médias a de son côté grimpé de 9 M$ pendant la même période (+ 340 % ). Ainsi, le coût de traitement par tonne qui était de 23,03 $ en 2010 passe cette année à 241,92 $
Il est vrai que le ministère des Finances a proposé un début de solution il y a deux ans. Or, si cette aide réduit légèrement le fardeau financier des médias imprimés, elle ne corrige en rien l’aberration du système actuel et ses effets pervers. De plus, il s’agit d’une aide temporaire face à un problème structurel qui s’amplifie d’année en année.
Dès le départ, il était inconcevable qu’on traite les vecteurs de démocratie et d’expression culturelle que sont les journaux de la même façon qu’une boîte de conserve ou une bouteille de plastique.
Les médias d’information contribuent directement à la vie démocratique et sociale de nos communautés et à leur vitalité. En conséquence, ils doivent bénéficier d’une protection culturelle analogue à celle du livre, car le système compensatoire auquel les journaux sont assujettis est en effet en voie de porter le coup de grâce à d’autres entreprises de presse.
Dès son arrivée en poste, le gouvernement du premier ministre François Legault a démontré une grande sensibilité à l’égard de la situation difficile à laquelle sont confrontés les médias à la suite de la baisse dramatique des revenus publicitaires qui étaient à la base de leur modèle d’affaires.
Il doit aujourd’hui convenir avec nous que le premier geste à poser est de sortir les journaux d’un système qui a des effets pervers contribuant à asphyxier financièrement la presse écrite. Et cette intervention doit être faite dès le prochain budget sinon d’autres communautés perdront leur média écrit.

Denis Tétreault, directeur général
RecycleMédias *

* RecycleMédias est un organisme privé sans but lucratif qui a été créé en décembre 2000 dans le but de représenter les journaux visés par l’obligation de contribuer aux efforts de récupération et de valorisation des matières résiduelles au Québec. L’organisme comporte 149 membres issus des organisations suivantes : Québecor Média, Groupe Capitale Médias, Le Devoir, The Gazette, Hebdos Québec, Quebec Community Newspapers Association (QCNA), l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) et plusieurs autres petits regroupements ou journaux indépendants.

opinion

Avez-vous oublié ?

À l’Assemblée nationale, jeudi 9 juin 2016, les partis politiques ont voté pour un registre des armes à feu incluant les armes de chasse.
Des poltrons ne se sont pas présentés pour le vote sur le registre et 8 caquistes votent contre. Mais voilà, le chef M. Legault vote pour.
Une belle bourde pour le Parti au pouvoir présentement la CAQ.
Pourquoi ?
La CAQ croyait faire son nid à Montréal, cupidité politique, elle a oublié les racines de son fondement. La ruralité.

En campagne électorale, l’organisme PolySeSouvient, qui milite pour le registre des armes, a néanmoins reçu de la Coalition avenir Québec une réponse écrite selon laquelle l’État a le devoir de faire respecter la loi.
« On ne perd pas espoir », indique la coordonnatrice PolySeSouvient, Heidi Rathjen, à la condition que « le gouvernement se tienne debout. »

Récemment, madame Rathjen a eu le culot de soutenir qu’il y avait « pression politique » de la part des chasseurs à l’approche de la date butoir pour l’enregistrement des armes.
Trop souvent les écrits publiés par les revendiquant pour un registre sont biaisés par des informations incomplètes comme « les armes. » Préciser les genres d’armes ne peut pas soutenir entièrement les tenants d’un registre.

Selon moi, cela est un oubli volontaire et vicieux, car il laisse croire que toutes les armes longues sont impliquées dans des attaques.
Les perturbés mentaux utilisent en toute liberté des armes. Pire, des armes qui ont un haut débit d’action. Des innocentes et des innocents en sont les martyrs.
Les armes utilisées sont restreintes ou pas, des semi-automatiques et des armes de poing. Des armes légalement achetées, enregistrées, Lépine 1. Fabrikant 1 + 2, Gill 3, Bain 22 armes. De plus, Lépine, Fabrikant, Gill (Dawson), Bain, Bissonnette étaient-ils stables mentalement ? Alors pourquoi un registre pour un fusil ou une carabine à chargement mécanique par action manuelle utilisée par les vrais chasseurs ?

Je soulève les questions suivantes :
Comment, madame Rathjen, qualifie-t-elle son action depuis 30 ans ?  Pression politique ?
Pourquoi ceux qui revendiquent un registre répandent-ils des faussetés par des demi-vérités ?
Pourquoi la CAQ persisterait dans le maintien d’une loi : politique ?
Pourquoi criminaliser d’honnêtes et responsables chasseurs qui ont acheté avec permis de possession d’acquisition ?

Mes attentes en tant qu’ancien propriétaire d’armes à feu, nemrod et par solidarité rurale et respect des amateurs de chasse : que les députés élus représentent leur circonscription d’acquisition adéquatement. C’est leur devoir. Que la loi (du Parti libéral) soit revisée et vise vraiment les problèmes.
Par conséquent, que la CAQ ne se lave pas les mains et intervienne intelligemment avec ses pouvoirs.

Jacques Beauchemin, Hampden.

Opinion du lecteur

Bravo Nancy Reid !

Ce n’est pas tous les jours qu’East Angus produit une romancière.

Pour réaliser cet exploit, Nancy a démontré un talent exceptionnel, mais aussi beaucoup d’imagination, de la ténacité, du courage et surtout elle a prouvé qu’elle était dotée d’un petit quelque chose que la majorité des gens ne possède pas.
Chère Nancy, mon entourage et moi avons lu avec beaucoup d’intérêt les deux tomes de L’île Mackensie que nous avons d’ailleurs beaucoup appréciés. Je dois admettre que je m’y suis reconnu jusqu’à un certain point à cause de mes racines écossaises du côté de ma mère. Lorsque quelqu’un me disait que j’avais un caractère un peu ″spécial″, je répondais toujours : ″Ça me vient du côté des Reid″.

J’ai toujours voulu écrire un roman, mais en te lisant, je dois admettre qu’il me manque ce petit quelque chose que tu possèdes. Je vais donc me contenter d’écrire mes souvenirs pour mes enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants.

Ton grand-cousin
Germain Beaudry (fils de Rose Alba Reid)

Opinion du lecteur

Hommage à un homme, une histoire, une mémoire ! – Une histoire…

Claude D. Giguère «débarque» à la poly en 2004. « J’y suis pour cinq ans ! », dit-il. Il y demeure dix ans. Dieu merci ! Un développeur oui. Un grand et en grand ! Dans l’esprit d’une école moderne et citoyenne faite par et pour ceux qui la vivent. Sitôt au gouvernail, les enseignants du conseil d’école lui proposent une idée originale : le projet d’une Cité-école. Dans l’équipe, il accompagne, il inspire, il donne tout ce qu’il peut afin de bien concrétiser le projet qui vise à contrer le décrochage scolaire. Il vient du primaire, mais il écoute, joint des équipes de travail et elles sont nombreuses à joindre les rangs. Tout est à inventer : un conseil persévérance et réussite, des projets pilotes dans 5 municipalités pour la remise des bulletins, des bourses reconnaissance pour chaque diplômé, dans chacune des communautés, des parents et jeunes associés, des projets de bénévolat dans divers milieux, l’intégration des divers groupes sociaux et communautaires, les conseils municipaux, les caisses populaires, le parlement au secondaire, des murales pensées et dessinées par les jeunes à l’effigie de chaque communauté. Tout cela requiert du temps, de l’argent. En collaboration, il produit un document étoffé destiné au ministère des Affaires municipales pour une demande de financement. Il obtient la subvention qui nous permet d’embaucher pour cinq ans une organisatrice communautaire et des chercheurs universitaires dans le cadre d’un projet de laboratoire rural, dont la valeur et l’efficacité sont reconnues par le gouvernement du Québec en 2013, en accordant au projet de Cité-école, le grand Prix de la ruralité.

Une mémoire…
Claude, tu as su nous donner les outils pour travailler dans le respect des forces de chacune et chacun. Les enseignants, les divers personnels, les parents et les jeunes sont mobilisés. Tel que priorisé en 2005, dix ans plus tard, notre taux de décrochage scolaire passe de 40 % à 11 %. Tu as été pour nous, tous des diverses communautés scolaires et civiles, le ciment qui nous a permis de construire l’édifice et de pérenniser certains des volets du projet. Parce que tu étais là nous y sommes toujours et nous savons maintenant que tu as été pour nous tous une réelle source d’inspiration, toi, le développeur, aussi pédagogue dans l’âme. Ta présence est toujours là, encore, dans notre tête et notre cœur. Comme tu disais un jour à Angèle Desgagnés, ton adjointe : « Je suis certain que certains aspects du projet demeureront dans les années à venir parce qu’il en va du bonheur et de la diplomation de nos jeunes. » Et nous continuons sur ta lancée !
Merci pour ta solidarité indéfectible, ton accompagnement sur le terrain, ta présence humaine active dans l’école et les communautés. Au nom des jeunes que tu as conduits avec nous à persévérer et à diplômer, au nom des parents que tu nous as permis de mobiliser, au nom de tous les personnels dont tu as soutenu l’engagement en toute liberté, toi, le soutien de toujours, merci d’avoir été là au bon moment, pour l’écriture de ce chapitre de nos histoires communes.
Charles Labrie, enseignant à la Cité-école.

opinion

Plainte – CLSC – La réponse…

Madame,
Le 25 septembre dernier, j’ai déposé une plainte déposée auprès du commissaire aux plaintes du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Estrie concernant la mécanique de prise de rendez-vous avec les médecins au Centre local de services communautaires (CLSC) de Weedon.
Avant de publier mon texte, j’ai vérifié le contenu avec les préposées au secrétariat médical du CLSC. Je me suis rendu compte que la principale défaillance de ce système de prise de rendez-vous repose sur le fait que la population ignore tout de cette mécanique. Les secrétaires ont beau «s’époumoner» à le répéter aux patients, elles ne peuvent pas rejoindre tout le monde, elles peuvent oublier certains éléments à répéter à chacun et le «peuple» dans son ensemble continue d’ignorer précisément quoi et comment faire, auprès de qui et où le faire, sans compter le pourquoi. Il me semble que la responsabilité d’informer le public ne devrait pas reposer sur les épaules du personnel de soutien, en première ligne dans ce cas-ci, encore moins aux citoyens ordinaires. Le réseau ne peut-il pas compter sur un service d’information, un service de publicité, un service de relations publiques, des attachés de presse ou quelque chose du genre ?

« Dans votre signalement, vous nommez des exemples où vous avez été témoin d’usagers nécessitant un rendez-vous médical et dont il fut impossible d’en obtenir un. Entre autres, un usager suivant la procédure de prise de rendez-vous actuelle au CLSC Weedon, soit l’Accès adapté, aurait tenté à plusieurs reprises, par téléphone ou en personne, d’obtenir un rendez-vous médical, mais se serait fait dire que la période de deux semaines était complète. Vous souhaitez une amélioration de ce service afin que la population de Weedon ait plus facilement accès à un rendez-vous médical.
L’Accès adapté est la nouvelle façon de pratiquer pour les omnipraticiens en Estrie. Au Québec, plus de 40 % d’entre eux usent de cette pratique. Ils mentionnent que l’Accès adapté permet de libérer des plages horaires pour recevoir leurs patients rapidement. C’est un système de prise de rendez-vous qui permet aux patients d’avoir accès à leur médecin de famille au moment où ils en ont vraiment besoin, à l’intérieur de deux semaines. Les horaires des médecins sont disponibles deux semaines à l’avance. Si vous avez besoin d’un rendez-vous avec le médecin, celui-ci sera offert en fonction du degré d’urgence, c’est-à-dire qu’une personne avec un problème urgent sera vue le plus rapidement possible, et qu’une personne avec un problème qui n’est pas urgent se verra offrir un rendez-vous dans un délai de deux semaines. Il est de la responsabilité de l’usager d’appeler ou de se présenter à la clinique pour prendre rendez-vous. La secrétaire médicale questionnera l’usager afin de mieux le diriger.
Dans votre signalement, vous mentionnez que des usagers n’ont pu obtenir de rendez-vous après plusieurs tentatives. Le chef de service de l’accueil-réception du RLS Haut-Saint-François s’est engagé à donner la consigne aux secrétaires médicales que dans de telles circonstances, celles-ci devront interpeller le médecin concerné afin de lui expliquer la situation. Il décidera d’ajouter ou non une plage de rendez-vous pour son patient, qu’il connaît et sait la façon de s’en occuper. Au besoin, il le dirigera vers une autre ressource. » (…)
Chantal Lessard
Commissaire adjointe aux plaintes et à la qualité des services

Bref, si je comprends bien, l’horaire de chaque médecin pratiquant au CLSC s’ouvre le vendredi matin pour les deux semaines qui suivent. En fait, l’agenda des médecins s’ouvre à ce moment pour la seule deuxième semaine puisqu’on a déjà ouvert la première semaine le vendredi précédent et qu’elle est déjà probablement remplie. Le vendredi, c’est donc le meilleur moment, de préférence dès 8 h 30, où communiquer avec le secrétariat médical pour obtenir un rendez-vous. Après cela, s’il reste des trous dans l’horaire, il est toujours possible de s’y inscrire sans devoir attendre au vendredi suivant. Il faut ou il suffit de demander. Croyez-moi, ça peut fonctionner, je l’ai essayé.
La grande nouveauté recommandée par la commissaire adjointe aux plaintes réside dans l’obligation, pour le secrétariat médical, d’aviser le médecin auprès de qui un(e) patient(e) n’a pas pu obtenir de rendez-vous après quelques essais infructueux. Le professionnel de la santé devra alors libérer une plage horaire pour ce(cette) patient(e) ou le(la) référer ailleurs.
Morale de toute cette histoire : si, malgré l’«Accès adapté», vous n’avez pas réussi, après quelques tentatives, à obtenir un rendez-vous avec votre médecin, inutile d’invectiver le personnel de soutien, il n’y est pour rien… Demandez au secrétariat médical d’aviser votre médecin de votre problème pour obtenir un rendez-vous afin qu’il puisse réagir.
Claude-Gilles Gagné, Weedon

opinion

Que se passe-t-il ?

Le conseil municipal a pris la résolution de fermer le poste de Mario Readman qui était le coordonnateur pour les sports, les loisirs, la culture et la vie communautaire de Dudswell. Quelle mauvaise surprise ! De plus, cela a été accompli de façon tellement inattendue… du jour au lendemain ! C’est comme si on venait de le faire disparaître de notre entourage. Mais pourquoi donc ?

Lors de cette annonce à la séance du conseil municipal du 7 mai dernier, on a donné comme raison que ce poste n’était pas justifié. Comment cela se fait-il puisqu’à la même séance, on annonce un contrat de 450 heures à une autre personne qui accomplira le même travail ? Pourtant, celle-ci ne coûtera pas moins cher aux contribuables que monsieur Readman. Et que penser aussi de la subvention accordée à l’ATCD en décembre 2017 ? Pourtant, celle-ci a bel et bien annoncé officiellement sa dissolution, en octobre dernier, lors d’une AGE. Au moment du versement de cette subvention, elle en était à la 3e étape de ce processus. Les comptes étaient tous réglés et l’AGE avait eu lieu selon les normes. Il restait à remettre tous les avoirs à la municipalité, tel que stipulé dans ses règlements, et selon les lois gouvernementales des OBNL. Il est connu que les Loisirs de Dudswell sont eux aussi en attente de dissolution. Que va-t-il rester ?

Monsieur Readman a pourtant achevé un travail inouï en 2017 au sein de notre communauté. Sans appui, aide, ni collaboration autre que les bénévoles qu’il a pu rassembler, il a assumé la relève de l’ATCD. Celle-ci n’avait pas eu d’activité ni d’évènement depuis décembre 2016 (excluant l’AGA d’avril 2017). Il a aussi assumé le rôle de directeur du comité des loisirs. En faisant un retour en arrière, on se souvient bien du vernissage et de l’exposition collective qui ont eu lieu à la Maison de la Culture. Le Bureau d’accueil touristique a très bien fonctionné avec l’embauche des étudiants qui ont reçu la formation adéquate pour bien répondre au public. Les musées accueillaient les visiteurs, la plage municipale était ouverte et bien gérée. Le camp de jour (SAE) a su intéresser bien des jeunes encore cette année. Les P’tites vues de la chaise pliante ont comblé un grand nombre de cinéphiles. Il y a eu la Journée de la culture qui s’est terminée avec un spectacle; c’est plus que ce qu’on avait l’habitude d’avoir ! Suite à cela, malgré l’hospitalisation et la convalescence de Mario, d’autres évènements ont eu lieu avec grand succès. Au bon plaisir des spectateurs, des artistes talentueux se sont exécutés sur nos scènes. Il y a eu des activités pour adultes, pour les familles et pour les jeunes.

Il est bien connu que ce qui rend un peuple heureux, ce sont les loisirs, les arts, la culture et bien évidemment, les sports. Est-ce que notre conseil municipal, à l’instar de l’ex-premier ministre Harper, est en train de mettre la hache dans ce bouquet de bonheur ? Souvenons-nous de la grande tristesse, voire de la dépression qu’avait causée l’annonce de ces coupures au sein du gouvernement fédéral ! Nous avons des «perles» autour de nous qui accomplissent une grosse part du boulot et ce sont les bénévoles. Mais s’il faut qu’ils assument toute la tâche, on va les essouffler au point de les perdre nos bénévoles !

Avant de terminer, je tiens à remercier monsieur Mario Readman pour le travail colossal qu’il a accompli. Mario avait l’expérience et le pouvoir pour nous faire vivre des moments inoubliables. Il est un accomplisseur de grande envergure. Le meilleur était à venir, mais…
Que s’est-il passé ?

Louise Corbeil, Dudswell

opinion

L’Abattoir Rousseau, un deuil régional

Je suis dans la région depuis plus de 20 ans et j’ai toujours eu dans mon congélateur de la viande de l’Abattoir Rousseau: agneau, porc, veau, bœuf… étiquetage parfait, belles coupes, propreté impeccable. La viande provenait de Chartierville, Notre-Dame-des-Bois jusqu’à l’autre bout de notre monde régional.

L’expertise Rousseau ne doit pas sombrer dans l’oubli.
Il faut que ça reparte, sous quelque forme que ce soit, pour le mieux-être de tous, propriétaires, employés, producteurs et consommateurs.
Jacques Gauthier, La Patrie

©2021 Journal Le Haut-Saint-François