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Dany St-Laurent ira au Triathlon Zalaris Norseman Xtrem en Norvège

DanySt-Laurent-Triathlete

Dany St-Laurent, native de Cookshire, participera au Triathlon Zalaris Norseman Xtrem, le 3 août prochain, en Norvège. À 48 ans, c’est déjà un exploit de s’être simplement qualifiée pour cette épreuve d’élite où elle devra nager 3,8 km, parcourir 180 km à vélo et 42 km de course à pied.

Elle est née à Cookshire il y a 48 ans, son nom : Dany St-Laurent. Elle demeure maintenant à Sherbrooke, s’entraîne de 15 à 20 heures par semaine de façon intensive, en plus d’avoir deux emplois. Elle s’est qualifiée pour participer au Championnat du monde des triathlons Xtri, en Norvège, le 3 août prochain, intitulé le Zalaris Norseman Xtrem Triathlon. Il s’agit de trois sports pour cette discipline extrême où il faut exceller, la natation, le vélo et la course à pied.
À son âge, on pourrait s’arrêter là et ce serait déjà une réalisation tout à fait incroyable et digne de mention. Mais elle a contacté le journal en offrant « de raconter sa petite histoire et le défi grandiose qu’elle s’apprête à réaliser ! » Impossible de refuser un tel sujet de reportage.
« Même si je réside à Sherbrooke maintenant, j’ai grandi à Cookshire et j’ai été active dès mon jeune âge. La région du Haut-Saint-François (HSF) est un beau terrain de jeu pour ma préparation et mon cœur sera toujours là ! », garantit-elle d’emblée.
En plus d’être coiffeuse à son compte à son domicile, elle coordonne un programme de récupération en supermarché pour Moisson Estrie. Et que dire de la conciliation travail-famille, elle qui a un compagnon de vie qui demeure à Chartierville et un fils, qui a quand même 26 ans.
« Au début, j’étais coureuse à pied simplement pour le plaisir. J’ai aussi joué au hockey, dans des ligues de gars, puis à la balle-molle, au handball, j’ai toujours été sportive. Il s’est produit un déclic chez moi, quand j’ai participé à la première édition du triathlon Canada Man/Woman dans la région de Mégantic. J’ai vraiment eu la volonté de le faire… », raconte-t-elle.
« Puis est arrivé le décès de mon père, Gilles St-Laurent, d’un cancer. En me rendant à ses funérailles, j’ai eu un accident d’auto assez grave, en 2018, qui m’a obligée à de la réadaptation physique, à faire preuve d’une grande volonté, une détermination à m’entraîner et à me dépasser. Un an plus tard, en 2019, j’ai participé à un premier mini-marathon de 10 km. Puis en juillet 2020 devait avoir lieu le triathlon dans le Maine, qui a été remis deux ans de suite à cause de la pandémie. Ce n’est qu’en 2022 que j’ai enfin participé au triathlon Ironman 70.3 à Augusta, dans le Maine, aux États-Unis : 1,9 km de nage, 90 km de vélo et 21,1 de course à pied, où je me suis qualifiée pour le Championnat du monde, en arrivant 10e dans ma catégorie », décrit-elle avec fierté pour son exploit.
Ce championnat du monde avait lieu à St.George, en Utah, aux États-Unis, en octobre 2022, un Ironman 70.3 encore, où elle a terminé dans le deuxième tiers, une réalisation à son sommet, dont elle est très fière malgré tout d’avoir participé. Aux fêtes qui ont suivi, elle se fixait comme objectif ultime de participer au Triathlon extrême Canada Man/Woman, en juillet 2023, dans la région de Mégantic, avec sa finale au mont du même nom et son dénivelé total de 4200 m : à effectuer, 3,8 km de nage, 180 km de vélo et 42 km de course à pied, dans les côtes de la région, et une finale au mont Mégantic, près de l’Observatoire du sommet, où rivalisent les athlètes élites.
Grâce à cette compétition, elle a eu droit de participer au tirage au sort, tenu entre 5000 athlètes, où 250 seulement pouvaient ainsi être choisis. Dany a été favorisée par le sort, pour le Zalaris Norseman Xtreme Triathlon, en Norvège, un championnat du monde.
« En Norvège, les épreuves ne seront pas faciles, au contraire. Pour la nage, la température de l’eau du Fyord Eidfjord pourrait être entre moins 12 degrés Celsius et moins 16. Et pour la course à pied, la montagne pourrait même être fermée si la température ne le permet pas et nous aurions à emprunter un parcours alternatif ! Parce que là-bas, la sécurité prime », explique-t-elle, assez fébrile pour l’occasion.

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