Le Magasin général Morin du canton de Lingwick rouvre ses portes après un mois de fermeture

Le Magasin général Morin de Lingwick a rouvert ses portes la semaine dernière après une pause d’un mois. Les propriétaires souhaitaient prendre un temps d’arrêt pour songer à l’avenir du commerce.
C’est le lundi 25 mars que Martin Morin, sa conjointe Véronique Ferland et sa sœur Marie-Soleil Morin sont revenus à l’ouvrage après quatre semaines de réflexion. Le trio avait préalablement tenté de vendre l’entreprise, en vain. Comme le commerce requiert des investissements et des rénovations, les administrateurs avaient préféré les retarder afin de garder le prix de vente bas.

Finalement, les Morin ont pris la décision de poursuivre l’aventure et de se charger de la modernisation de l’établissement centenaire. « On va réinvestir dans le magasin puis on va continuer », résume Mme Ferland. Celle-ci a servi des clients contents de retrouver leurs anciennes habitudes, le 25 mars dernier. « Les personnes qui sont venues étaient toutes heureuses qu’on soit rouvert », poursuit-elle.
Peu avant la fermeture temporaire, les propriétaires avaient pris soin d’avertir les personnes-ressources du Canton. Ceux-ci avaient également commencé à informer les clients réguliers lors de la dernière semaine d’exploitation, à la mi-février.

Céramique Vachon, finalement maitres chez eux

Céramique Vachon, située à Ascot Corner, s’est mérité le prix Construire pour l’entreprise de l’année dans la région de l’Estrie, lors du banquet Reconnaissance de l’Association de la construction du Québec (ACQ).

L’événement se tenait dans le cadre du congrès annuel de l’association, au Manoir Richelieu, dans la région de Charlevoix, le mois dernier. Animé par Véronique Cloutier et Louis Morissette, le banquet Reconnaissance remettait 22 prix Construire parmi les 500 participants.

C’est dans la catégorie régionale que s’est illustrée Céramique Vachon. L’entreprise s’est démarquée dans l’Estrie en plus de contribuer à son développement économique et social. Son président, Stéphane Vachon, est ravi de l’honneur. « C’est du monde de la construction qui a voté pour nous autres. Ils reconnaissent l’entreprise après 30 ans d’existence. »

En trois décennies, la compagnie fondée par les frères Yves et Luc Vachon s’est hissée parmi les trois plus importants joueurs du domaine de la céramique au Québec. Ayant entre autres les chaines de restaurants McDonald’s et St-Hubert comme clients, Stéphane Vachon mentionne que 80 % du chiffre d’affaires de l’entreprise se fait à l’extérieur de l’Estrie. En se voyant octroyer le prix régional Construire, il se disait ravi cette fois de se démarquer dans le domaine de la construction à la maison.

Plus de 216 000 $ répartis en 13 organismes

La députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, s’est arrêtée, la semaine dernière à l’église St-Pierre de La Patrie pour y annoncer la distribution de 216 000 $ à 13 organismes du comté, dans le cadre du programme Nouveaux Horizons pour les aînés. De ce montant, 138 822 $ sont répartis dans 7 organismes du Haut-Saint-François.
Mme Bibeau avait pris le temps de discuter avec divers représentants des organismes lors d’une table ronde précédent l’annonce. « C’est toujours important pour moi de rester connectée avec ma communauté. De pouvoir comprendre ce qui se passe réellement et ensuite de ça, de pouvoir bien vous représenter », mentionnait-elle lors de l’annonce. Mme Bibeau a profité de l’occasion pour faire un retour sur le budget déposé par le ministre des Finances en rappelant que le gouvernement versera 100 M$ additionnels sur une période de cinq ans « pour soutenir encore plus les projets comme les vôtres. » La députée-ministre rappelle que le programme Nouveaux Horizons pour les aînés favorise l’activité physique, la participation sociale et le transfert de connaissance.

Projets
Parmi les projets qui se réaliseront sur le Haut-Saint-François, la Fabrique de La Patrie recevra un montant de 50 000 $, ce qui lui permettra de rénover l’église et aménager un marché aux puces. Une somme de 25 000 $ est versée à la municipalité de Dudswell pour aménager un coin potager à Marbleton et un marché saisonnier ancestral à Bishopton pour les aînés, en collaboration avec les cuisines alternatives et les jeunes dans le but d’encourager l’autonomie alimentaire. Un montant identique est dévolu à la Coopérative d’habitation d’East Angus pour l’aménagement d’un pavillon extérieur devant offrir de nouvelles activités pour les aînés de la résidence. Une enveloppe de 19 755 $ est remise au Centre communautaire de Weedon pour la rénovation du plancher et l’installation d’éclairage extérieur. Le Club de l’âge d’or de Sainte-Marguerite de Lingwick bénéficie de 11 278 $ pour remplacer les chaises de la salle communautaire. La municipalité de East Angus disposera de 5 000 $ pour l’achat de tables, des chaises, des jeux de Mississippi et de tennis léger afin de maintenir les activités de jeux et rencontres sociales pour les aînés. Quant à la Coopérative de solidarité Monts et Vallée de La Patrie, elle pourra compter sur un montant de 2 721 $ pour l’aménagement des jardins communautaires afin de permettre aux aînés de participer à une activité de jardinage et de transmettre leurs connaissances aux autres membres de la communauté.

Mme Bibeau a rappelé que le récent budget prévoyait augmenter le revenu des aînés qui bénéficient du Supplément de revenu garanti, d’investir dans les soins à domicile, les soins palliatifs et la mise en œuvre de la première stratégie nationale sur la démence qui affecte plus de 400 000 Canadiens. « Mais au-delà de la sécurité financière et des soins de santé, ce qu’on souhaite, c’est de contribuer concrètement au maintien et à l’amélioration de la qualité de vie de nos aînés », complète-t-elle.

Les serres poussent moins vite que prévu chez MYM Weedon

La première phase de construction de serres de cannabis médicinal n’est toujours pas complétée sur le site de MYM Nutraceuticals, sur le 2e Rang à Weedon. Celle-ci était initialement prévue pour l’automne 2018. Certains échéanciers de production ont déjà été modifiés du côté de l’entreprise et la stratégie d’affaires du projet devrait être mise à jour sous peu.

La rigueur de l’hiver qu’on vient de connaitre a entrainé l’interruption du chantier pendant quelques semaines en mars, indique par courriel le relationniste de MYM Billy Casselman. Les mois de janvier et février, avec leurs froids et leurs chutes de neige inhabituels, n’ont également pas aidé à l’avancement des travaux. La main-d’œuvre et la machinerie ont eu de la difficulté à accéder au site, auquel on accède par une route de gravelle. L’équipe de MYM entendait se remettre à l’ouvrage dès l’arrivée du printemps.

La phase 1 du projet prévoyait la construction d’une première serre de 30 000 pi2 pour décembre 2018 et un début de la production en janvier. L’édification de la serre allait permettre l’envoi de la documentation auprès de Santé Canada préalable à l’obtention de la licence de production. Pour le moment, aucune de ces étapes n’a été complétée. Les dernières projections de MYM prévoient de récolter 3000 kg de cannabis en 2019, comparativement aux 55 000 kg initialement prévus.
À l’interne, MYM avait subi un changement de dirigeants, alors que Howard Steinberg a succédé à Rob Gietl en tant que chef de la direction.

actualite

La Paroisse St-Janvier de Weedon recherche un organiste

La paroisse St-Janvier de Weedon et la chorale traversent une période d’incertitude. L’organiste attitrée depuis une dizaine d’années, Gisèle Boivin, quittera la municipalité en mai prochain. Cette dame qui s’assure de faire vibrer l’orgue avec justesse à chaque célébration eucharistique fera sa dernière représentation, pour ainsi dire, à la St-Jean-Baptiste. Mme Boivin accompagne également la chorale. Toute personne intéressée à prendre le flambeau peut contacter Mme Boivin en composant le 819 877-3376 ou Robert Vallée, directeur de la chorale au 819 877-5888.

Un minicentre commercial s’en vient à Ascot Corner

L’une des portes d’entrée ouest du Haut-Saint-François par la route 112 s’apprête à changer radicalement de visage. D’importants travaux débuteront sous peu aux abords du chemin Galipeau, à Ascot Corner, alors qu’un minicentre commercial sera implanté à l’intersection achalandée. Derrière le projet, un quartier résidentiel d’une quarantaine d’unités sera développé, en plus de laisser place à des locaux industriels.

D’autres travaux au coin Galipeau
Excavation Steve Leblanc, qui exécute les travaux, affirme que ceux-ci se remettront en branle avec le printemps. On vise une ouverture des commerces cette année. La bannière confirmée pour le moment est celle d’Ultramar, qui y opérera un poste d’essence annexé à un dépanneur Marché Express. Un commerce de restauration rapide y aura également pignon sur rue, Ultramar partageant certains de ses sites avec Tim Hortons ou McDonald’s. Enfin, une succursale libre-service Pipeline commerciale pour camions lourds sera également en exploitation.

Le représentant commercial d’Ultramar pour la région, Jean-Michel Leclair, confirme que le projet prévoit le déménagement de la station diesel Pipeline, présentement située 6 km plus à l’est sur la route 112. Pour ce qui est de la station Ultramar déjà présente au cœur de la municipalité d’Ascot Corner, « on sait pas encore. On est en réflexion », avance-t-il.

Pour accéder au futur quartier résidentiel, le chemin Galipeau sera prolongé du côté sud de la route 112, là où se trouve actuellement un demi-tour. Après le terrain du site commercial se trouvera un carrefour giratoire qui donnera accès au reste du projet. Vers l’ouest, Excavation Steve Leblanc souhaite transformer ce qui est à l’heure actuelle une carrière à l’arrière de ses locaux en zone industrielle.

Il avait déjà été question d’implanter un hôtel dans l’espace commercial, mais l’approvisionnement en eau, entre autres pour les gicleurs du potentiel établissement, posait problème. Néanmoins, le président de la compagnie d’excavation, Steve Leblanc, se montre satisfait de la concrétisation prochaine du projet. « Ça va faire gros du développement parce que la porte d’entrée du Haut-Saint-François, c’est exactement où l’on est. »

Le nouveau côtoie l’ancien
Le site de 400 000 pi2 était anciennement celui du ferrailleur Georges Chicoine. Celui-ci habite d’ailleurs toujours la maison de briques brunes qui jouxte le projet. L’homme qui a célébré ses 100 ans le 1er mars dernier a conclu une entente avec Steve Leblanc, lui permettant de demeurer sur place, tant que sa santé le lui permettait.

Le centenaire, dont on a parlé dans notre édition, vit avec deux de ses fils, Alain et Robert, sur le lieu où il a passé toute sa vie. Lors de l’acquisition du terrain, Steve Leblanc en a fait le tour à pied en compagnie de ses enfants. Ils ont alors aperçu des remblais de roches dont se souvenait M. Chicoine pour y avoir fait divers travaux au fil des ans.

L’entente qui relie notre jeune retraité à l’entrepreneur lui permet de continuer à bucher du bois sur les terres, lui qui aime chauffer sa maison à l’ancienne. Le père de 15 enfants conclut en disant avoir son futur voisin en haute estime. « Pour moi, Steve Leblanc est un monsieur. »

De l’autre côté de la rue, le Dépanneur A+ Lucie Huard avait récemment fermé ses portes en début d’année.

La Journée Natalie Champigny, un catalyseur pour aider les jeunes élèves

À sa neuvième édition, qui s’est déroulée en mars dernier, la Journée Natalie Champigny ne cesse d’améliorer ses performances que ce soit en collecte de fonds avec un nouveau record de plus de 20 000 $, par la participation à la journée plein air, à l’implication bénévole sans oublier les nombreux commanditaires.

Michel Champigny, frère de la regrettée Natalie Champigny, décédée d’un cancer, n’en revient tout simplement pas de la générosité des gens et entreprises sous toutes ses formes. « Michel n’a jamais oublié la promesse faite à sa sœur et il en a pris soin », d’exprimer sa conjointe, Nancy Main. « Quand Natalie disait qu’elle avait peur qu’on l’oublie, ce n’était pas pour elle, c’était d’aider les jeunes comme elle le faisait », précise Michel, la voix nouée par l’émotion. Rappelons que les profits amassés joints avec la Fondation Christian Vachon servent à aider les jeunes élèves défavorisés fréquentant une dizaine d’écoles primaires du territoire que ce soit pour l’achat de matériel scolaire, de vêtements, de repas, d’activités et autres. Le tout se fait dans la plus stricte confidentialité.

La Journée Natalie Champigny est devenue associée au Haut-Saint-François, d’exprimer Michel. « Lorsqu’on parle du Haut-Saint-François, les gens disent : ah oui, la Journée Natalie Champigny. » Celui qui joue le rôle de chef d’orchestre attribue le succès de l’événement à la cause, celle d’aider les jeunes élèves. Les gens viennent s’y greffer spontanément. Au fil des années, l’activité n’a cessé de gagner en crédibilité et popularité. Les gens, commerçants et entreprises ne veulent pas que contribuer, plusieurs souhaitent mettre la main à la pâte d’une façon ou d’une autre. « Il y en a qui me disent, je te donne de l’argent, mais trouve-moi quelque chose à faire. »

Journée
La Journée Natalie Champigny débute par un rendez-vous plein air sur la terre de son frère Michel. Dégustation de poisson fumé, tire sur la neige, promenade en traîneau, en Fatbike ou tout simplement à pied dans les sentiers favorisent l’échange dans une atmosphère de franche camaraderie. Tout est offert gratuitement, les participants donnent ce qu’ils veulent pour la cause. Près de 150 personnes ont profité de cette belle journée y compris Dame Nature. Un nombre tout aussi impressionnant a participé au souper-bénéfice qui se déroulait à la salle Guy-Veilleux, suivie d’une soirée dansante.

Bénévolat
Le tout se passe sans prétention. Les maires, Sylvie Lapointe, de Cookshire-Eaton, Lyne Boulanger, de East Angus, le député de Mégantic, François Jacques, Jacqueline Belleau, représentante de la députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, ainsi que le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, participaient à la rencontre que ce soit en après-midi ou en soirée. Tout au long de la journée, il y a un effet d’effervescence qui est palpable. Au cours de la soirée, on dévoile le montant amassé et ce moment donne lieu à des élans de générosité incroyable. Le préfet et sa conjointe, Lisa Cormier, ont remis un chèque personnel de 2 000 $. N’étant pas en reste, le chansonnier, Guy Poirier, a offert gracieusement sa prestation. Les exemples de générosité sont multiples et prennent différentes formes comme le bénévolat.

Une telle organisation serait possible sans l’implication d’une quarantaine de personnes et de généreux commanditaires. Que ce soit pour préparer les sentiers, ouvrir la cour pour accueillir les visiteurs, offrir la tire, le poisson fumé, entretenir le feu, mettre des Fatbike à la disposition du public sans oublier le couple, François Grenier et Karoline Barlow, qui met leur paire de chevaux à contribution pour offrir des randonnées tout au long de la journée. À cela s’ajoutent les nombreux commanditaires qui offrent les produits pour préparer le souper que ce soit pour la sauce à spaghetti, les pâtes, les personnes qui préparent le repas, celles qui disposent la salle, qui font la recherche de commandites et bien d’autres qui jouent un rôle dans l’ombre contribuent au succès de la Journée Natalie Champigny.

Le noyau organisateur est formé de Michel Champigny, de son fils Shawn, qui est en voie de prendre la relève, Yves Vachon, Marco Désilets et Anick Boudjack. Chacun a sa force, d’expliquer M. Champigny. Son fils Shawn est déjà en voie de faire sa marque. Il a restructuré l’organisation faisant en sorte que l’activité s’autofinance. L’argent amassé est donc entièrement versé à la cause. Les intervenants songent déjà à la 10e édition l’an prochain. Mentionnons que d’autres activités comme la participation au Grand McDon et le tournoi de golf-bénéfice devraient permettre de franchir le cap du 40 000 $.

 

ACTU-Rachel

GRUNGE

It was a sunny day at Valoris, as I entered the office of Louis Longchamps, director of communications. I arrived with a shopping bag full of items to discard. Questionable items, ranging from pipecleaners to shopping bags. Which ones could be recycled, and which would end up in the landfill?
To his credit, Longchamps didn’t flinch once as I unloaded some pretty grungy stuff onto his table. Until I came to the pipecleaner. Then the rubber band, toothbrush, toothpaste, and little wooden brush with plastic bristles.

Not recyclable. Neither are candybar wrappers or the little plastic covers that seal peanut butter, yogurt, jam and such containers. Or those vaguely tinfoil-like Smartfood popcorn bags by FritoLay Canada. No recycle triangle visible means it’s not recyclable, Longchamps said. I can’t imagine how long they will lie in our landfill, undecayed.
Soiled paper towels or tissues belong in the compost. But the rest is, yes, recyclable, with some cautionary comments. To be continued in my next column!

VALORIS PRESENTATION
Curious about the information session of last March 16th, concerning the proposed enlargement of the engineered landfill at Valoris? The detailed presentation in PDF format is available in French (English to come) at this link: http://letvaloris.com/wp-content/uploads/2019/03/Projet-agrandissement-16-mars-2019VF.pdf.

WATER WORKSHOP, 6th
The next workshop at Valoris is about water quality, wildlife and wetlands in relation to the landfill enlargement project, and is on Saturday morning, April 6. It’s in French, but Louis Longchamps, the Valoris director of communications, is fluently bilingual and invites questions in English. Pre-registration is required at www.letvaloris.com/contact-us, info@valoris-estrie.com, or 819-560-8403.

ART OF LUC, 9th+
Artist and author Luc Pallegoix of St-Isidore-de-Clifton is exhibiting original artworks that illustrated the delightful children’s book, Un Arbre, in a group exhibit at the Galérie d’art du Centre Culturel de l’Université de Sherbrooke until April 28, as well as being exhibited in Montreal. The book was published in 2014, co-authored by Luc and Sylvain Dodier, and will soon be published in China, in the Mandarin language.
You can also se an installation of Pallegoix’s “hommes-cerfs” series at the same Centre Culturel on April 9, on the occasion of the famous Sacre du printemps (Rite of Spring) by Igor Stravinsky, performed by the ballet company Marie Choinard. Ticket information is at http://www.centrecultureludes.ca/. “I am also the author invited to write a text à chaud about the show (I came to Canada for the first time as producer of a Sacre du printemps in 2001)” wrote Pallegoix in an email. Info: https://lucpallegoix.com/.

HERBAL THERAPY, 11th
Plants and Care is the topic of a talk by Chantal Parent, herbal therapist, for the Sawyerville Community Garden on Monday, April 11, at 7 p.m., at the Sawyerville Ball Field building, on Randboro Road. It will be part of the Garden’s AGM. All are welcome. Info: 819-889-3196 or jcsawyerville@hotmail.com.

VOLUNTEERING IN SCHOOLS, 7th to 13th
Happy Volunteer Week, this April 7 to 13! The Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François is leading an activity in the English-speaking primary schools in Bury, Cookshire and Sawyerville, about how volunteering can be fun and rewarding. “An act of volunteering can leave them feeling good about themselves….This year’s theme is What if we dared to VOLUNTEER. We would like everyone to take the time to have fun, all while volunteering and making a difference,” wrote Diane Grenier, volunteer coordinator for the CAB du HSF. Info: Diane Grenier, coordo@cabhsf.org, 819-238-8541.

ON THE FARM, 14th
Every second Sunday of the month is Yoga on the Farm at La ferme La Généreuse, 540 Labonté Road, Cookshire-Eaton. The next session is April 14. A walk precedes the yoga session; a brunch follows it. Registration required. Info and fees: www.yogalaferme.com, or Aurélien at 873-888-9870.
Also every second Sunday are Biography and Kasàlà workshops, with the next one on April 14. Info: Gésaël, 819-588-8259.

BRUNCH IN BULWER, 14th
All homemade: Pancakes with maple syrup, scrambled eggs, ham, baked beans, potatoes, desserts, juice, tea/coffee. It’s a Palm Sunday Brunch to the benefit of the Eaton Corner Museum, on April 14, from 11 a.m. to 1:30 p.m., at the Bulwer Community Centre, 254 Jordan Hill Road. Price: $10 adults; $6 children. Info: Serena Wintle, 819-875-5210.

FLEA MARKET, 27th
The Bury Women’s Institute’s Flea Market/Craft Sale is April 27, from 9 a.m. to 2 p.m. at the Bury Armoury Community Center. To rent a table, contact Irma Chapman (819-873-3600) or Frances Goodwin (819-872-3318).

ART IN COOKSHIRE
The Ici on étire le temps (here we stretch out time) show by Townships artists Céline Gendron, Françoise Euzénat, Ida Rivard, Marie-Claire Plante, and Yong Sook Kim-Lambert is at the Cookshire-Eaton Art Gallery, 25 Principale East, Cookshire, until May 20. The Gallery is open Saturdays and Sundays, 10 a.m. to 4 p.m.

CHURCH SERVICES
Anglican. Sunday worship services are at 9:30 a.m. at the St. Paul’s Church in Bury, and at 11 a.m. in Cookshire. On April 7, the Cookshire service is in the theatre of the Manoir de l’Eau vive, 210 Principale East, and on April 14, in the Trinity United Church hall, 190 Principale West.
United. Sunday worship services are at Trinity United in Cookshire at 9:30 a.m. and at Sawyerville United at 11 a.m. Heads up for Easter week services: Maundy Thursday is April 18, at 5 p.m. in Sawyerville, with a potluck supper. Good Friday is April 19, at 10:30 a.m. at Trinity United in Cookshire. Easter Sunday Sunrise is April 21, at 5:51 a.m. (please arrive earlier) at the Gazebo on Route 210, Eaton Corner, followed by a potluck breakfast at Sawyerville United. Lastly, Easter Sunday service with Holy Communion is April 21, at 10:30 a.m., at Trinity United in Cookshire. Info: 819-889-2838 (listen to message).
Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email rawrites@yahoo.com by April 8 for publication April 17, and by April 22 for May 1st.

Saison terminée pour les Sharks du HSF

Aucune des cinq formations des Sharks du Haut-Saint-François de la ligue Orford/Saint-François participant aux championnats régionaux de l’Estrie, en fin de semaine dernière, dans la région de Victoriaville, n’a remporté la finale dans leur catégorie respective mettant ainsi fin à une magnifique saison.

Seulement la formation Bantam B s’est rendue jusqu’au bout pour s’incliner en finale par la marque de 5 à 3 contre Les Capitales de Plessisville. Les autres équipes ayant participé aux régionaux sont le Novice A, Novice C, Pee-Wee A, et Midget A. Rappelons que le Pee-Wee A, Bantam B et Midget A ont remporté le championnat de la ligue Orford/Saint-François tandis que le Novice A et C s’inclinaient en finale.

Ces magnifiques performances leur permettaient d’accéder aux finales régionales. Le président de l’Association du Hockey Mineur du Haut-St-François, Jocelyn Mercier, est particulièrement fier de la performance des équipes. « Je suis très satisfait, cinq de nos 10 équipes ont été aux régionaux. Il n’y en a pas beaucoup qui peuvent arriver avec des statistiques comme les nôtres. »

Les chasseurs débarquent à l’hôtel de ville de Cookshire-Eaton

Plus d’une trentaine de chasseurs ont débarqué à l’hôtel de ville de Cookshire-Eaton, lors de la dernière assemblée ordinaire, pour demander l’appui de la municipalité afin qu’elle adopte une résolution s’opposant à la loi sur l’immatriculation des armes à feu sans restriction au Québec.

Les chasseurs demandent à la municipalité de faire comme les 165 autres au Québec dont Ascot Corner, Chartierville et East Angus qui ont adopté une résolution en ce sens. « Nous, ce qu’on aimerait, c’est que notre ville nous appuie dans les démarches qui se font pour dire non au registre des armes à feu », d’exprimer la porte-parole du groupe Manon Élisabeth Carrier. L’intervenante prétend que le registre d’armes à feu ne sert à rien puisqu’il y a déjà des mesures de contrôles. Lorsqu’un consommateur achète une arme à feu, le vendeur doit enregistrer l’arme au nom de ce dernier et pour se faire, il doit enregistrer le PPA (permis de possession et d’acquisition) d’armes à feu de la personne. Le PPA est valide pour une période de cinq ans renouvelable.

« La chasse, c’est un moteur économique important dans notre région au même titre que les motoneigistes et les VTT en sentier. La chasse à l’automne, c’est bon pour tous les commerces, c’est un facteur économique important. Il faut pas écœurer notre monde avec ça. On le voit dans le milieu, quand c’est le temps de la chasse, les restaurants, les épiceries, les dépanneurs, les tanks à gaz, ça marche, c’est bon partout, partout, pis c’est du monde qui découvre notre milieu, qui vont peut-être revenir l’été, de mentionner Mme Carrier. »

Jean Tremblay, citoyen de Cookshire-Eaton et chasseur, dit investir 2 000 $ annuellement auprès des divers commerçants de la municipalité. « Actuellement, il y a un genre de campagne, je dirais pas du boycottage, mais d’encouragement pour les municipalités qui votent contre le registre. Il y a plein de gens qui m’ont mentionné, moi j’arrête gazer à East Angus, j’arrête pu à Cookshire; East Angus a voté contre. Nous autres, la dernière chose qu’on va probablement faire, c’est d’adhérer à ça. On va continuer à dépenser à Cookshire parce que c’est nos commerçants. Tout ce qu’on vous demande, c’est simplement de vous prononcer contre le registre.  »

Ville
« Les élus en ont discuté un peu. On s’est pas prononcé vraiment sur le sujet, on en a discuté à la réunion de travail, mais rien a été adopté sur ça. On a eu des discussions; chaque conseiller a émis son opinion sur ça, mais on s’est pas prononcé. On constate que vous êtes venus en grand nombre, on voit l’importance que ça a pour vous autres. On va mettre ça à l’ordre du jour de la prochaine réunion de travail et on vous reviendra avec ça », de conclure la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe. La prochaine réunion de travail est prévue le 26 mars prochain.

Un virus informatique se fait passer pour des organismes locaux

Un virus informatique a infecté une demi-douzaine d’organisations et de municipalités du Haut-Saint-François, dont le Centre d’action bénévole (CAB) et la municipalité de Weedon, ces quatre derniers mois. Certaines d’entre elles étaient des utilisatrices du réseau interne de la MRC, qui est intervenue dès le mois de novembre dernier afin de freiner la propagation.

Bien pensé
Le virus, répandu à l’échelle mondiale, employait la méthode du spoofing, ou d’usurpation d’identité, pour se propager. En se faisant passer pour un contact légitime, il envoyait des courriels contenant un document Word ou un lien cliquable présenté comme étant une facture à payer. Lorsque le destinataire consultait ce qui était en réalité un cheval de Troie, son poste informatique devenait infecté et pouvait à son tour transmettre le logiciel malveillant à ses contacts.

Antoni Dumont, de chez Solutek Informatique, avoue que le virus est très bien fait. Celui-ci a la capacité de s’autoreproduire. « On l’enlevait, puis il revenait. » Lui et son équipe sont entre autres intervenus auprès du CAB en novembre et décembre derniers.

Le CAB a un crabe
La directrice générale du Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François, France Lebrun, avait remarqué une baisse de performance des postes informatiques de l’organisme en novembre 2018. Elle a donc contacté Solutek pour obtenir de l’aide. « On débarque là et on se rend compte qu’elle est infectée jusqu’au cou », se rappelle Antoni Dumont. « C’était un vrai cauchemar. »
L’entreprise de soutien informatique a pris trois jours pour démêler et trouver l’origine du problème. France Lebrun se souvient que le système de messagerie courriel était particulièrement atteint. « Mettons qu’on pouvait envoyer 200 courriels à l’heure, mais dans les deux-trois premières minutes, notre quota était déjà atteint. Après ça, on ne pouvait plus rien envoyer, ni recevoir », détaille-t-elle.

Plus de peur que de mal
Le CAB a dû, au final, changer l’hébergeur de son site internet, faire la mise à jour de ses systèmes vers Windows 10 et passer à un autre logiciel d’envoi de courriels. Ailleurs dans la MRC, les dommages sont demeurés relativement mineurs.
L’adresse courriel de la secrétaire de direction de la municipalité de Weedon, Marie-Claude Cloutier, est en quelque sorte la porte d’entrée en ligne pour les citoyens. C’est elle qui reçoit et réachemine les diverses communications. « Ça m’a pris un nouvel ordinateur. Il a carrément planté ! » Il faut dire qu’il était déjà prévu que son poste de travail soit mis à jour puisqu’il était vieillissant. « Mais le virus a devancé le tout », résume-t-elle.

Elle se dit satisfaite du support qu’elle a reçu de la part de l’administrateur des réseaux informatiques de la MRC, Éric Charland. À distance, ce dernier a pu procéder à des traitements antivirus qui ont éventuellement porté fruit.

Aucun système n’est parfait
Le directeur général de la MRC, Dominic Provost, concède que ses antivirus ne sont pas parfaits, surtout lorsqu’un usager fait l’action d’ouvrir un logiciel malveillant. « On n’avertit pas le monde des virus. On les empêche de rentrer, puis s’il y en a un, on l’enlève. » Le réseau interne de la MRC relie 52 bâtiments municipaux et communautaires. Il fournit la protection et l’hébergement sur serveurs à 250 usagers du Haut-Saint-François.

Dans l’optique de fournir un service plus complet à ces clients institutionnels, la MRC a procédé à l’embauche d’un second technicien le mois dernier. Une somme de 1600 $ fut également allouée à ce moment pour une formation en sécurité informatique, tel qu’indiqué dans le Plan d’action 2019.

Il ne reste aujourd’hui plus que quelques traces dans la région du virus apparu à la fin de l’année dernière. Quelques municipalités et organismes continuent d’envoyer des courriels infectés, mais un bon travail de prévention et d’éducation a été fait depuis. C’est le cas de la municipalité d’Ascot Corner qui a averti ses citoyens par le biais des pages de son dernier journal communautaire paru au début du mois.

Outre Ascot Corner, Weedon et le CAB, la CDC, le CIUSSS de l’Estrie et Moisson Haut-Saint-François avaient également été touchés par le virus.

Une soirée parfaite telle quelle

Près de 150 personnes ont défilé au Manège militaire de Bury pour assister au vernissage de l’exposition de photos Parfaites telles quelles du Centre des femmes du Haut-Saint-François La Passerelle. Le projet présentait 19 clichés de femmes, accompagnés d’un texte rédigé par la modèle. La soirée se tenait dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes et a suscité son lot d’émotions, principalement chez celles qui avaient accepté de se prêter au jeu de la caméra.

Audace
D’entrée de jeu, la coordonnatrice de La Passerelle, Andrée Larrivée, a prévenu l’assistance. « Ces photos suscitent beaucoup de réactions, qu’elles soient positives ou négatives. » Trois sentinelles, ou gardiennes du respect, sillonnaient la salle pour démystifier les commentaires des spectateurs. Les photographies présentaient des corps féminins partiellement ou complètement nus.

Les thèmes représentés dans les clichés et abordés dans les textes d’accompagnement traitaient d’allaitement, de consentement et de standards de beauté. On y célébrait la diversité corporelle à travers la pilosité, les vergetures ou, encore, les traces laissées par un accouchement. Comme le résumait Valérie Cloutier-Morin : « Dans le fond, avec cette expo-là, ce qu’on montre, c’est que le plus important, c’est qu’on soit libres d’être qui on est. »

Facilement convaincues
Les 19 participantes du projet ont fait un travail préalable avant d’être prises en photo. Elles ont réfléchi en groupe à différents concepts lors d’ateliers qui encourageaient le cheminement et la réappropriation de son corps. La photographe de l’exposition, Kim Gaudreau, a été interpellée par le concept. « Ça faisait longtemps que j’avais envie de faire une exposition mettant en avant la femme, les sentiments. Bref, ça m’a vraiment beaucoup parlé. » À ses yeux, l’expérience a été inspirante. « L’œuvre est belle, mais la démarche derrière est encore plus grande. »

Julie Tremblay se trouvait dans l’assistance vu son intérêt pour la cause féministe. Elle s’implique activement auprès de La Passerelle en plus de la cellule locale de l’AFEAS à Cookshire-Eaton. « Ce que j’aime de l’exposition, c’est que ça permet à la femme d’arrêter d’avoir peur. »
Mme X, une intervenante de la Méridienne qui a requis l’anonymat, était l’une des trois gardiennes de respect de la soirée en plus d’avoir sa photo exposée. Dès la présentation du projet, elle a souhaité y participer, avant d’éprouver une certaine crainte. « Dans quoi je m’embarque ? J’avais un certain malaise de la nudité. Finalement, ça s’est bien passé. J’étais étonnamment très à l’aise devant la photographe. Personnellement, je pensais jamais faire des photos comme ça. Mais les messages revendicateurs qui viennent avec les photos, c’est ça qui est beau. »

Sa représentation et le texte qui l’accompagnait traitaient de consentement et de relation amoureuse malsaine. Pour elle, l’expérience a été libératrice. « Ça veut tellement dire quelque chose, ça a tellement une valeur ce projet-là. C’est un projet de diversité corporelle et de s’aimer comme on est puis d’arrêter de subir les pressions sociales. C’est très valorisant comme projet. Ça m’a permis d’être encore plus à l’aise avec mon corps qu’avant. »

L’AFEAS Dudswell reçoit la première femme ministre de l’Agriculture

Pour son deuxième événement soulignant la Journée internationale des droits des femmes, l’AFEAS de Dudswell avait convié la députée de Compton-Stanstead et nouvellement ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, à prendre la parole devant une trentaine de membres. La journée d’activités comprenait aussi une séance de métamorphose beauté pour cinq femmes qui se sont grandement impliquées dans la communauté au cours de la dernière année.

Le droit de se donner du temps
Le sous-sol de l’église Saint-Clément du secteur Bishopton était reconfiguré pour accueillir non seulement les membres AFEAS, mais aussi quatre stations de maquillage, coiffure, manucure et massage. Les cinq femmes choisies pour la métamorphose ont donc reçu les soins de Manon Champagne au maquillage, Domenica Guzzo à la coupe de cheveux, Chantal Fortier aux ongles et Brigitte Cloutier, de la Station Détente Spa. Marjolaine Larocque, secrétaire de la cellule locale de l’association féminine, leur a témoigné la reconnaissance du groupe. « Ça a été notre façon de leur dire merci en les choisissant cette année. Elles ont été suggérées par d’autres personnes. »

La mairesse de la municipalité de Dudswell, Mariane Paré, a pris la parole pour témoigner du chemin parcouru par les femmes. « Quand on parle du droit des femmes, je suis bien heureuse qu’il y ait des femmes qui ont ouvert des portes pour les autres. Dans le temps, le monde municipal, c’était un monde d’hommes. » Mme Paré a profité de l’occasion pour souligner le travail de Nicole Robert qui a été préfet de la MRC de 2008 à 2016 et qui était présente lors de la journée.
Reconnaitre le problème

En fonction depuis seulement huit jours au ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau était fière d’être la première femme du pays à occuper ce poste. Ses brèves recherches lui ont même indiqué qu’elle serait la première Québécoise depuis les années 1800 à diriger ce ministère. Avant tout, elle s’est adressée aux femmes de l’AFEAS pour traiter d’égalité hommes-femmes.

« Je savais pas que j’étais féministe il y a quatre ans. Dans ma vie personnelle, j’avais jamais eu à mener ce combat-là parce que, que ce soit dans ma famille ou à l’école, j’avais jamais senti que je n’avais pas les mêmes opportunités que mes collègues masculins. C’est quelque chose que j’ai découvert dans le volet international. » En effet, c’est lorsqu’elle débuta ses fonctions en tant que ministre du Développement international que la députée fut à même de constater les inégalités à l’étranger.

Jusqu’au bout
De retour au pays, elle put constater que les choses n’étaient guère mieux. « Le combat pour l’égalité entre les hommes et les femmes est pas fini au Canada. Il y a encore tellement de violence contre les femmes. »

Mme Bibeau voit toutefois des lueurs d’espoir alors que le système gouvernemental s’adapte tranquillement. Toutes les demandes de financement présentées au conseil des ministres doivent désormais être soumises à une analyse basée sur le genre. Cet examen évalue les différences d’impact entre les hommes et les femmes et si un projet aide à diminuer l’écart salarial. Par exemple, le budget de 2019 déposé hier est soumis à une telle analyse.

La présidente régionale de l’AFEAS Estrie, Émilienne Mampuya, a conclu la période de discussions en partageant son expérience personnelle, elle qui est originaire du Cameroun. Vivant maintenant au Canada, elle incite ses concitoyennes à poursuivre la bataille. « La lutte n’est pas finie. Levons-nous debout, prenons notre place partout où on est, quelle que soit l’âge qu’on a. Ensemble, on va apporter un changement à la fois. »

actualite

Investissements routiers en Estrie, 14 projets pour 9 municipalités du HSF

Le ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie, François Bonnardel, a dévoilé récemment les investissements routiers de quelque 190 M$ pour les années 2019-2021. De ce nombre, 14 projets sont prévus dans 9 municipalités du Haut-Saint-François.

« Ces projets visent à agir concrètement sur l’état des infrastructures. Contrairement aux années antérieures, le gouvernement du Québec opte pour la transparence en rendant public l’ensemble des projets. » Il est possible de les consulter sur le web, d’exprimer le ministre. « En investissant massivement comme nous le faisons aujourd’hui dans le réseau routier, notre gouvernement contribue à améliorer et à maintenir nos infrastructures. Contrairement à la pratique des anciens gouvernements, nous misons désormais sur la transparence dans les investissements routiers. Cela permettra aux citoyens de l’Estrie et de partout au Québec d’avoir un regard complet sur la totalité des projets pour lesquels des travaux sont prévus au cours des deux prochaines années et d’obtenir une reddition de comptes du ministère », d’exprimer M. Bonnardel.

De l’enveloppe de 189 808 000 $, une tranche de 78 061 000 $ sera investie dans la réalisation de projets routiers visant à assurer des chaussées en bon état. Une portion de 72 026 000 $ sera affectée à la réalisation de projets routiers visant à assurer un réseau efficace et sécuritaire, notamment en donnant suite à des recommandations du bureau du coroner. Un montant de 39 721 000 $ sera consacré dans la réalisation de projets routiers visant à assurer des structures en bon état.

Projets
Parmi les projets prévus dans le Haut-Saint-François, deux sont à Cookshire-Eaton soit l’asphaltage de la route 210, entre la 108 et 253 et la réfection du pont sur la route 251, au-dessus du ruisseau Haseltine. Deux projets devront se réaliser au Canton de Lingwick. Il s’agit de l’asphaltage de la 108, entre la route 257 et le chemin Fontainebleau/rue de l’Église et la réfection du pont sur la route 108, au-dessus de la rivière Rouge. Il en est de même à East Angus alors qu’on prévoit faire l’asphaltage de la 214, entre la route 112 et la limite municipale du Canton de Westbury et la réfection du pont Taschereau, sur la route 214, au-dessus de la rivière Saint-François. Deux projets sont également prévus à Newport. Il s’agit de l’asphaltage de la route 212, du chemin d’Island Brook sur 6 kilomètres vers La Patrie. La réfection du ponceau sur la 212, au-dessus du ruisseau Island, figure aussi au calendrier des investissements routiers. Weedon aura également ses projets notamment l’asphaltage de la route 161, entre la 112 à Weedon et le chemin Rozon à Stratford ainsi que la réfection du pont sur la 5e Avenue, au-dessus du ruisseau Weedon.

Un projet est prévu du côté de La Patrie soit l’asphaltage de la route 212, de 320 mètres à l’est de la 257 sur 4,5 kilomètres vers l’ouest, et de la route 257 à l’intersection de la 212. À Bury, on prévoit l’asphaltage de la route 214, entre la 108 et la rue McIver. Des travaux se réaliseront également dans le Canton de Westbury avec la réfection du pont sur le chemin Gosford Est, au-dessus du ruisseau Big Hollow. Chartierville figure également dans les cartons du ministère avec l’asphaltage de la route 257, entre le poste frontalier et la 210.

Mentionnons également, la dernière étape de la phase II du prolongement de l’autoroute 410 à Sherbrooke, soit la construction du nouveau tronçon entre l’échangeur de la route 108-143, contournant la concentration urbaine de Lennoxville par le sud pour se terminer à l’intersection de la route 108, soit à la porte du Haut-Saint-François.

Cent ans et en pleine forme

Les Chevaliers de Colomb d’Ascot Corner, conseil 11929 avec la municipalité ont rendu hommage au centenaire Georges Chicoine lors du récent brunch mensuel. M. Chicoine est membre de l’organisme depuis 42 ans.

En plus de recevoir un présent, le jubilé a vu son nom inscrit sur une plaque Hommage à nos centenaires de la municipalité. Cette distinction est bien en vue à l’intérieur du Centre multifonctionnel. « C’est toujours surprenant d’avoir tout ça. Je suis même surpris d’avoir 100 ans », d’exprimer M. Chicoine. Véritable force de la nature, l’homme s’adresse très clairement et d’une voix forte. « Mon seul problème, c’est avec mes yeux. Pour le reste, je suis en pleine forme. Je travaille à tous les jours. Je rentre mon bois de poêle, je pourrais même courir », lance-t-il en guise de défi. « J’ai eu un petit caillot qui se promenait. J’ai entré à l’hôpital avant Noël et j’ai ressorti après le Jour de l’An. On m’a dit qu’on me l’avait enlevé et que j’avais rajeuni de 10 ans. »

Né à Martinville, M. Chicoine est arrivé à l’âge d’un an à Ascot Corner. Le jeune homme s’est marié en 1947 avec Cécille Blanchette alors qu’elle venait tout juste d’avoir 18 ans. Le couple a fondé une famille de 15 enfants, 9 garçons et 6 filles. M. Chicoine demeure toujours dans sa résidence. Celui dont la médication se limite, dit-il, à deux petites pilules le matin et une autre pour les yeux, n’a pas de secret. « J’ai travaillé toute ma vie. Je prends ce qu’ils veulent me donner, c’est pas moi qui est boss de ça. »

Rachel Garber

WE’RE LAB RATS

“Humanity is conducting an unintended, uncontrolled, globally pervasive experiment whose ultimate consequences could be second only to a global nuclear war.”
The year was 1988. Those words began a statement by the World Meteorological Organization entitled The Changing Atmosphere: Implications for Global Security. Since then, the world has thrown a lot of talk and little action at the experiment, in which we are our own lab rats.

Flash forward to October 15, 2018. Few people noticed the emergency debate in the House of Commons about the urgent need to take real action on climate change. But now, five months later, it seems that a winter of extreme weather events worldwide has underlined the urgent need for action. Indications are that this is not a passing phenomenon. It is now apparent to most of us that we have already entered the maelstrom of climate change.

Last October, the occasion was yet another special report by the IPCC, the Intergovernmental Panel on Climate Change. It discussed the impacts of global warming of 1.5 ºC or more above pre-industrial levels: Very real impacts on health, livelihoods, food security, water supply, protection of life, and economic growth (www.ipcc.ch).

The burning question in the emergency debate was: How can we limit the climate changes to protect the lives of our children, “the grandchildren I tuck into bed at night”? said Elizabeth May in her cogent speach during the emergency debate (see YouTube).
Any good news? Here are a few examples, collected by rabble.ca:

The European Union voted to dedicate 25% of its budget for the next seven years to decarbonizing Europe, and transitioning to clean energy.
Certain women CEOs are turning their corporations green: GreenBiz lists 25 of them.

In the brouhaha about General Motors closing its Oshawa plant and others, we didn’t notice its announcement that it will be making only electric cars from now on.
Volkswagon has also announced plans to make 15 million electric vehicles in the next few years, and phase out gas-powered vehicles.
And finally, a footnote about Tesla: Elon Musk reminded everyone in January that he made all his electric vehicle patents “open source” four years ago. Any takers among us, inventive Townshippers?

VALORIS WORKSHOPS
Our very own Valoris, that brave repository of all our rubbish and recycling, is reaching out to the public on the eve of the planned expansion of its engineered landfill. (You were wondering what is happening to all our recycling now that China has refused to accept any more of it? And what was behind their refusal, anyway?)
Three workshops are planned on three different themes. Water quality/ Wildlife/ Wetlands on Saturday morning, April 6; Air quality (odors, greenhouse gases) and traffic (cleanliness, security) on Saturday morning, April 27; Integration into landscape, noise, dust on Sunday, May 26.
The dates and themes may be subject to change, said Louis Longchamps, the Valoris director of communications. Three ways to register for a workshop: Visit www.letvaloris.com/contact-us. Email info@valoris-estrie.com. Phone 819-560-8403.

TAX SEASON, NOW
Just a reminder that the income tax season is speeding by, and if your income is limited, it’s high time to avail yourself of a tax assistance program. In Sawyerville, the clinic sponsored by Loisirs Sawyerville is offered free of charge and in English. It is open on Wednesdays, March 20 and 27 from 1 to 4 p.m., and on March 20 from 6 to 8 p.m. and is at the Sawyerville Community Centre, 6 Church Street. Questions? Call Danielle at 819-889-2614.
And in Lennoxville, the clinic is open until April 30 on Mondays, Tuesdays, and Thursdays, from 1 to 4 p.m. It’s at the Literacy in Action office, 7 Conley St., Lennoxville. Questions? Call Evelina at 819-346-7009, option 2, or email incometax.lia@gmail.com.

COLOUR CAFÉ, 27th
A Colour Café is on Wednesday, March 27, at 2 to 4 p.m., at the John-Henry-Pope Cultural Centre, 25 Principale West, Cookshire. No registration needed; just show up for fun colouring and conversation, with snacks and hot beverages. Info: Townshippers’ Association at 819-566-5717 or ml@townshippers.org.

BU SINGERS, 29th
Hurry to get tickets for the spring show of the Bishop’s University Singers featuring Gospel-inspired favourites from such popular songwriters as James Taylor, Dolly Parton, Levon Helm and Joe Cocker. It is Friday, March 29, at 8 p.m. in the Centennial Theatre.
Tickets: Adults $25; seniors $23; students $15. (Note to members of BU’s Senior Academy for Lifelong Learning or SALL: Tickets, just $20; ask for the “Senior Academy Rate.”) Purchase from the Centennial Theatre box office, 1-4 p.m. weekdays, or call 819-822-9692. (Psst: Melanie Cutting asks ticket-buyers to mention her name; she’s in a ticket-sales contest. We heard it from her!)

RURART FOR ARTISTS
Dance and visual artist Amélie Lemay-Choquette announces a unique opportunity this summer for artists or artisans, whether young or professional. It is to participate in the RURART collective residency at La ferme La Généreuse. If interested in a $325 grant, find the info in French at: http://rurart.ca/residence-production/residence/dossier-dinscription/ Deadline: April 1st. For general information about RURART, visit www.rurart.ca.

RESERVE A TABLE
The Bury Women’s Institute is having a Flea Market/Craft Sale on April 27 from 9 a.m. to 5 p.m. in the Bury Armoury Community Center. To rent a table, contact Irma Chapman (819-873-3600) or Frances Goodwin (819-872-3318).

CHURCH SERVICES
United. Sunday worship services are at Trinity United in Cookshire at 9:30 a.m. and at the Sawyerville United at 11 a.m. Info: 819-889-2838 (listen to message).
Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.
Anglican. March 24: Sunday worship services are at 9:30 a.m. in Bury, and at 11 a.m. in Cookshire (Trinity United Church hall). March 31: 11 a.m. only, St. George’s Church, Lennoxville.
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email rawrites@yahoo.com by March 25 for publication April 3, and by April 8 for April 17.

Judo : Encore une belle performance

Les membres du Club de judo de Johnville ont fait belle figure lors de la récente compétition qui se déroulait en février dernier à Victoriaville. Un nouvel athlète senior, Jean-Philippe Doyon, a fait une entrée remarquée en combat en décrochant la médaille d’or. Les autres judokas participants n’ont pas été en reste puisqu’ils ont décroché leur lot de médailles avec une récolte de deux d’or, autant d’argent et une de bronze. Mentionnons également les beaux combats d’Antoine Compagna. Nous retrouvons à l’avant de gauche à droite, Alexis Poulin (U12 argent), Malik Perron (U10 argent), Sean Robidas (U12 bronze). Dans le même ordre à l’arrière, nous remarquons maître Robert Chaussé, Jake Thompson (U14 or) et Olivier Landry.

Valoris

Valoris modifie l’horaire des ateliers

Valoris modifie l’horaire des ateliers et activités spéciales de sa démarche d’acceptabilité sociale, et ce dans le cadre de la demande d’agrandissement de son Lieu d’enfouissement technique (LET), situé à Bury.

Cette décision survient à la suite des commentaires reçus de l’assemblée publique du 6 février dernier, indique-t-on dans un communiqué de presse. Les responsables estiment que le nouvel horaire permettra à un plus grand nombre de personnes de participer. Les activités et ateliers seront donc en majorité le samedi en avant-midi. Le choix du lieu et de l’heure se fera en fonction du nombre d’inscriptions. Les détails pour chaque activité ou atelier seront communiqués 7 jours à l’avance via le site web de l’agrandissement, la page Facebook de Valoris et les médias.

Les gens peuvent s’inscrire de trois façons, sur le site web dédié à l’agrandissement dans la section contact : www.letvaloris.com/contact-us/, par courriel au info@valoris-estrie.com ou par téléphone au 819 560-8403.

Activités
Parmi les activités sont prévus les ateliers thématiques, qualité de l’eau/faune et flore/milieux humides le 6 avril; qualité de l’air (odeurs, gaz à effet de serre) et circulation (propreté, sécurité) le 27 avril et intégration paysage/bruit/poussières, le 26 mai. L’activité spéciale volet économique, communications et contributions communautaires est prévue pour le 15 juin alors que la rencontre publique de validation/rétroaction sur la démarche devrait se dérouler les 27 et 28 juin. Les responsables invitent la population à visiter régulièrement le site web de l’agrandissement et la page Facebook puisque des informations seront ajoutées sur une base régulière susceptible de répondre à plusieurs questions en lien avec le projet d’agrandissement du LET.

Valoris arrive en ville

Après une première rencontre publique plutôt malaisante en février dévoilant son projet d’agrandissement, Valoris a fait ses devoirs et est entrée de plain-pied dans sa démarche d’acceptabilité sociale lors de son activité spéciale de samedi dernier. Beaucoup plus solides et préparés, ses représentants ont répondu aux inquiétudes de la quarantaine de personnes présentes. Parallèlement, le parc éco-industriel et deux de ses anciens dirigeants ont plaidé non coupables à deux infractions sur la Loi sur les pêches la semaine dernière à Sherbrooke.

Considérer le citoyen
Étonnamment absent de la rencontre du mois dernier, le président de Valoris et maire de Sherbrooke, Steve Lussier, était cette fois de la partie. Le public a d’ailleurs pu faire la connaissance de Denis Gélinas, directeur général par intérim, suite au départ de Jean-François Sornin.

Depuis le début des démarches entourant le projet d’agrandissement de son lieu d’enfouissement technique (LET), Valoris semble finalement avoir pris ses communications au public au sérieux, entre autres en mettant en ligne un second site web dédié au sujet et en étant plus active sur les réseaux sociaux.
L’activité de samedi dernier était séparée en trois thématiques : la démystification de la mission de Valoris, la raison d’être de l’actuel projet d’agrandissement et le cadre législatif strict entourant les LET.

Loin du dépotoir d’antan
Le directeur général par intérim, M. Gélinas, a, d’entrée de jeu, rappelé que Valoris est une organisation publique formée de deux partenaires que sont la MRC du Haut-Saint-François et la Ville de Sherbrooke. Cette dernière, avec une population de 165 000 personnes, représente grosso modo 80 % des matières entrant à l’écocentre. Avec un principe d’utilisateur payeur, il est faux de croire que le Haut-Saint-François se retrouve à payer pour l’enfouissement et la valorisation des matières provenant de la ville. Et advenant la génération de profits, ceux-ci seraient divisés à parts égales entre la MRC et la ville-centre de l’Estrie.
Denis Gélinas a souligné que, comme son nom l’indique, Valoris a comme mission première la valorisation des déchets au lieu de leur enfouissement. L’objectif ultime demeure de tendre vers le zéro déchet, chose qui ne pourra être atteinte qu’avec un changement de mentalité au sein de la population. Le taux de valorisation actuel au centre de tri est de 51 %, alors que la performance visée est de 70 %.

La présence d’un troisième bac, celui du compost, fait une grande différence dans la quantité de matières récoltées chez les citoyens. Alors que certaines municipalités du Haut-Saint-François tardent à introduire le bac brun, la moyenne de la MRC est de 343 kg de déchets par habitant par année. La Ville de Sherbrooke, qui pratique la collecte à trois voies, voit sa moyenne baisser à 186 kg/hab./an.

Suite des choses
Les citoyens présents à l’activité étaient bien moins fâchés que lors de la première rencontre publique de février. Bien que certains aient rappelé la présence d’odeurs en provenance du site de Bury, la majorité a semblé en partie rassurée par les réponses des représentants de Valoris. Ceux-ci ont, cette fois, reçu chiffres et données à leurs interrogations. Il sera possible d’aller encore plus en profondeur lors des trois prochains ateliers thématiques prévus en avril et mai. Il sera alors question de respect de la faune et de la flore, de qualité de l’air, de circulation et d’intégration au paysage.
C’est le 24 mai prochain que se poursuivront les procédures judiciaires entamées contre Valoris, son ancien directeur général Claude Brochu et son adjointe Odile Goulet. Ceux-ci sont accusés d’avoir rejeté des substances nocives dans l’environnement entre mars 2014 et octobre 2016.

Les Agricultrices de l’Estrie se réunissent à Bury

« Nous voulons, nous pouvons ! » Tel était le crédo qui a motivé les actions du regroupement Agricultrices de l’Estrie au cours de la dernière année. Une quinzaine de femmes ont bravé le mauvais temps, du jeudi 21 février dernier, pour participer à l’assemblée générale annuelle qui se tenait à Bury. Le président de l’UPA Estrie, François Bourassa, s’est joint au groupe.

Fondé il y a une trentaine d’années, l’organisme vise à valoriser toutes les femmes œuvrant en milieu agricole et forestier tout en soutenant le développement de leurs capacités entrepreneuriales individuelles et collectives en reconnaissant leur contribution économique, d’expliquer Yolande Lemire, présidente. « Faire partie des agricultrices, c’est de se regrouper et de discuter de nos priorités et de nos irritants. C’est de partager des pratiques communes, d’écouter et de s’améliorer dans nos modes de gestion, se reconnaître comme femme dans la réalité agricole. Les Agricultrices de l’Estrie, ce n’est pas seulement 40 femmes ou membres, c’est plus de 2 200 femmes qui travaillent au sein d’entreprises agricoles », précise Mme Lemire.

Les participantes ont approuvé le plan d’action de l’année en cours visant entre autres à augmenter le membership et d’accroitre les capacités entrepreneuriales et les aptitudes démocratiques des membres. Tout cela prend forme à l’intérieur d’un calendrier d’activités. La présidente ne cache pas qu’elle aimerait bien recruter de jeunes femmes. « La moyenne d’âge des membres est de 40 ans. J’aimerais avoir des jeunes femmes. Je souhaiterais avoir les deux générations pour qu’elles puissent apporter une à l’autre, sagesse et jeunesse. » Outre les grandes orientations, l’organisme souhaite sensibiliser les automobilistes à la sécurité routière en zone agricole notamment sur les grands axes routiers estriens, comme la route 108 dans le Haut-Saint-François et la 147 près de Compton.

La présidente rappelle que Agricultrices de l’Estrie qui sont membres d’Agricultrices du Québec ont contribué à faire avancer la cause des femmes en appuyant l’UPA que ce soit pour la reconnaissance des femmes comme travailleuse autonome, le congé de maternité pour travailleur autonome et la reconnaissance dans les années 80 de la femme à titre de copropriétaire. « Là, on travaille sur l’égalité et l’équité au niveau de la reconnaissance salariale comme productrice. Une femme sur cinq n’a pas de salaire », précise Mme Lemire. L’organisme tiendra ses conseils d’administration et activités dans les sept MRC de l’Estrie. L’objectif, d’exprimer la présidente, est de se rapprocher des productrices. Mme Lemire mentionne que des activités seront organisées par des administratrices et d’autres par des partenaires ou autres groupes affiliés. « Le but est de se rencontrer, d’échanger, apprendre, développer de nouvelles connaissances, réseauter, développer des partenariats et autres. »

Du courrier recommandé pour les jeunes de St-Isidore

Depuis un an et demi, le Courrier des jeunes permet à des élèves de l’école des Trois-Cantons de St-Isidore-de-Clifton de correspondre avec des adultes bénévoles. L’initiative provinciale est chapeautée dans le Haut-Saint-François par la coordonnatrice du Centre d’action bénévole (CAB), Nancy Blanchette. Elle travaille main dans la main avec l’enseignant Dany Marcotte qui s’occupe de la classe multiple de 5e-6e année.

Un courrier émancipateur
Mme Blanchette a à cœur l’initiative. « Ça sert de tribune pour s’exprimer. Il y a des enfants qui vivent des choses et qui sont pas capables d’en parler à personne. C’est à travers ce courrier-là qu’ils vont le faire. » De son côté, M. Marcotte a pu observer des changements positifs dans les résultats en français des élèves. « Ça fait des situations d’écriture qui deviennent des situations réelles. Ceux qui aiment pas l’écriture ont pas l’impression d’en faire. »

C’est une impression partagée par Raphaëlle, une élève de la classe : « C’est plus le fun d’écrire une lettre à quelqu’un qui va la lire que d’écrire pour écrire. » Sa collègue Charlie prend aussi plaisir à l’activité : « Tu peux avoir l’opinion de quelqu’un d’autre sur ce que tu penses. Tu peux te confier, puis elles vont te donner des conseils qui vont pouvoir t’aider. »

Sortir de la routine
Ces bénévoles sont cinq femmes de la région de Weedon qui se réunissent une fois par mois pour répondre aux missives des élèves. Une sixième bénévole artistique décore les enveloppes et ajoute quelques dessins ici et là. Toutes se disent touchées par la jeunesse et ce contact privilégié qu’elles en retirent. Certaines ont toutefois dû s’adapter à l’écriture en lettres détachées, la calligraphie cursive étant de plus en plus abandonnée.

Au total, ce sont neuf échanges mensuels qui se produiront entre les élèves et les bénévoles pendant une année scolaire. En cette ère de l’instantané, cette manière de procéder peut détonner. « Maintenant, on n’est plus habitué à faire quelque chose puis d’attendre une réponse un mois plus tard », remarque l’enseignant Dany Marcotte. Cela ne semble toutefois pas rebuter les participants. Aux dires de Nancy Blanchette, les bénévoles « trippent » et les enfants développent une écoute et une forme de politesse envers autrui.

Un échange bénéfique
Le jeune Antoine avoue aimer le processus « parce qu’on peut faire confiance [à notre correspondante] et écrire des affaires personnelles. » L’une des bénévoles adultes, qui doivent demeurer anonymes selon les termes du projet, affirme que le bénévolat est égoïste puisque le don de soi est tout autant nourrissant. Une seconde lance : « C’est vraiment un beau cadeau à se faire. Même s’il faut aller chercher les jeunes parce qu’ils ne nous posent pas beaucoup de questions parfois. »
Les sujets d’échange varient entre le hockey, la chasse, les promenades en quatre-roues et les animaux de compagnie. Le but du Courrier des jeunes est de les mettre au centre de l’attention. Par le fait même, l’enseignant Dany Marcotte en profite pour glisser quelques notions de français lorsque les élèves lui posent des questions, histoire de bien les préparer pour les examens finaux.

Le Centre d’action bénévole aimerait développer le projet afin d’inclure un plus grand nombre d’élèves et d’ainés dans le processus. Les bénévoles intéressés peuvent d’ailleurs contacter le CAB afin de participer au Courrier des jeunes.

 

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