Une fête magique à Saint-Isidore-de-Clifton pour les enfants

Une vingtaine d’enfants de Saint-Isidore-de-Clifton ont vécu un après-midi de rêve, le 2 décembre dernier, en participant à la fête de Noël, qui se déroulait au sous-sol de l’église. Les petits se sont amusés à faire du bricolage en après-midi juste avant d’entendre les contes du compère Renard, Donald Dubuc. Le conteur a captivé l’attention de son jeune auditoire pendant plus de 30 minutes avec une des histoires de Ti-Jean. L’invité ne s’est pas limité à raconter, il a fait bouger les enfants et parents en leur montrant une danse qu’ils ont brillamment exécutée. Cadeau suprême, en fin de journée, la visite du père Noël. Le bon vieux bonhomme n’était pas seul, accompagné d’un lutin et de la fée des glaces. Il va sans dire que le vieillard a fait le bonheur des enfants en distribuant des cadeaux pour tous. Nadja Guay, agente de développement à la municipalité, était heureuse de la réponse des jeunes familles. « C’est notre deuxième année. L’an passé, il y avait une dizaine d’enfants, cette année, il y en a une vingtaine, soit le double », précise-t-elle avec un sourire de satisfaction. Mentionnons que l’activité était précédée du dîner de Noël de la fabrique, suivie d’une danse avec le duo Francine Bilodeau et Michel Hamel.

Le père Noël s’arrête à Weedon

Plus de 70 enfants du grand Weedon ont été gâtés lors de la fête de Noël qui se déroulait le 1er décembre, au Centre culturel de la municipalité. L’après-midi s’est amorcé par le spectacle du magicien Fredo. Par ses tours les plus éblouissants les uns que les autres, le magicien a su mystifier enfants et parents pendant près d’une heure. À peine remis de leurs émotions, les jeunes ont eu droit à la visite du père Noël. Comme le veut la tradition, le vieux bonhomme ne s’est pas présenté les mains vides. Chaque enfant a eu droit à un cadeau, soit un jeu de société produit au Québec. Mentionnons que la fête a été rendue possible grâce à la participation de la municipalité, du Club Lions, des Chevaliers de Colomb, de la Pharmacie Brunet, de pompiers et du Centre culturel. Nous retrouvons debout à côté du père Noël, Nico et dans les bras de la maman Sarah Boucher, le petit Sacha Radenne-Boucher.

Un marché raffiné et tout en détail à Johnville

Le premier marché de Noël du Haut-Saint-François s’est tenu au Centre communautaire de Johnville, à Cookshire-Eaton. L’événement d’une journée a réuni une vingtaine d’exposants et était organisé par Sonia Zalesack, la femme derrière les bijoux Mousseline, à Bulwer. « Je voulais offrir une offre différente pour les cadeaux de Noël, ceux qu’on se fait à soi et aux autres », explique-t-elle. L’organisatrice a voulu rassembler une offre de produits professionnels et dont les créateurs avaient déjà des points de distribution physiques ou en ligne. La majorité des artisans provenaient de la région du Haut-Saint-François, alors que certains arrivaient de l’extérieur, comme So Meow de Laval, qui produit des collages numériques mettant en scène des chats anthropomorphes.

Shakti

Shall I write about the cat from outer space that landed on earth right in our front yard? That’s a good news story.
As it happened, a hungry, howling kitten looking to be about two weeks old suddenly appeared in the grass, just inches in front of the roaring lawn tractor. Quick stop! Her dark fur stuck out all over, her stubby tail stuck straight back, and she was crying and crawling frantically. But going nowhere. She was still blind.
Where she came from was a complete mystery. She was clearly too far from the road to have been dropped off. We could find no sign of siblings or mother. A quick trip to the Fromagerie Caitya for some goat milk, then endless hours suckling the kitten with an eyedropper and wiping her behind.
Early on, she showed a propensity for swallowing the eyedropper whole. Other oddities: If we tried to pick her up by the nape of the neck, she would not curl up for the trip like kittens are wont to do; she’d writhe and scream in pain.

Today, as an adult, her black fur has resolves itself into striking stripes known as a black tabby pattern, the same that European wildcats have. Does she have some wildness in her? She distains the call to the supper dish. She bites and licks us affectionately, but barely tolerates being petted unless she’s in a very special mood curled up in the middle of the bed. Then and only then does she purr.
Going outside with us, she accompanies us like a dog, running back and forth and all around. She often chases invisible creatures and stares at things we cannot see. She chases her long black tail only when she’s in a window frame about eight feet above the ground. Fearlessly. She seems to be full of some mysterious and boundless energy.

Then by chance we heard an interview with Brad Steiger from April 26, 1983, on CBC’s As It Happens, and all became clear.
Steiger advanced the theory that alien life forms have been visiting our planet for generations, and can be «absorbed into other life forms that already exist on this planet, and that can even extend to our household pets.» How can you tell? You can see, he said, «a different kind of awareness,» especially in small, very active animals. In short, he says a bodiless, multidimensional intelligence can take over a cat.
I looked at Shakti (for that had become her name – Shakti, meaning a mysterious psychospiritual force in Hinduism, the active feminine energy of Shiva). She was staring at me intently.
Suddenly, the scales fell from my eyes! That explains all her strangeness! It goes far beyond her distainful glare that says she will never forgive us for no longer worshiping cats the way they used to in Ancient Egypt. It’s that she is an alien life form!

Shakti of the many stripes, how many laughs you have given us, how much life. Speculating where you came from could fill a book, or maybe 170 books, which is how many Brad Steiger wrote before he died last May. One of them was entitled Cat Miracles. I haven’t read it, but I suspect it’s about Shakti.
But Steiger warns us that the alien life forms visiting us could leave at any time. Nothing is forever. We can only enjoy where we are and who we are with, while we can. Especially this holiday season! Give your cat a choice bit of turkey or ham, bow down before her and purr.
May you have a really happy holiday season!

COLOUR CAFÉ IN BURY, Dec. 14
Colour Café: Friday, December 14, at 11 a.m. to 1 p.m., at the Eaton Valley Community Learning Centre, 523 Stokes, Bury. Info: Townshippers’ Association at 819-566-5717 or ml@townshippers.org.

STAMMTISCH IN ST-ISIDORE, Dec. 15
A Stammtisch soirée and supper is planned at the Auckland Atelier on Saturday, December 15. The invited artists are Adèle Blais, creator of striking mixed media portraits of equally striking women, and Nathalie Plaat, author of La Pliure de l’être. By reservation only. Info: https://atelierauckland.com/stammtisch-du-15-decembre/

CHURCH SERVICES
Anglican. On December 16, services are at 9:30 a.m. at St. Paul’s in Bury, and 11 a.m. in Cookshire. No services on December 23 except in North Hatley at 9 a.m. On December 24 is a Christmas Eve Service at St. Paul’s in Bury at 2 p.m. and St. Peter’s in Cookshire at 4 p.m. On December 30, no services except in North Hatley at 9 a.m. On January 6, services are at 9:30 a.m. in Bury, and 11 a.m. in Cookshire in the theatre in the Manoir de l’Eau Vive. Info: 819-887-6802.
United. On December 16 at 9:30 a.m. at Trinity Cookshire, and 11 a.m. at Sawyerville, is the Sunday of Joy. On Wednesday, December 19, at 7 p.m. at Trinity Cookshire is a Blue Christmas Service. December 23: No Service. On Monday, December 24 at 2 p.m. at Trinity Cookshire is a Christmas Eve Service with Holy Communion. On December 30 at 10:30 a.m. is a service in Sawyerville. On January 6 at 9:30 a.m. at Trinity Cookshire and at 11 a.m. in Sawyerville is an Epiphany service. Info: 819-889-2838 (listen to message) or Rev. Tami Spires 819-452-3685.
Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. On Sunday, December 23, at 10:30 a.m. is a Christmas service with music and testimonies followed by a potluck meal. All are welcome. On December 24 at 7 p.m. is a Christmas Eve service. Info: 819-239-8818.
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email rawrites@yahoo.com by December 17 for publication January 9.

Père Noël, fidèle membre de la Coop La Patrie

Le père Noël était de passage à la quincaillerie La Coop de La Patrie, samedi dernier. Il accueillait les enfants avant de les laisser choisir un cadeau de leur choix dans l’arbre-présentoir, une nouveauté de cette année. Avant de recevoir leur présent, les petits énuméraient leur liste de souhaits au chef des lutins, après avoir confirmé avoir été sages dans la dernière année. C’est ainsi que Robin, 5 ans, accompagné de sa petite sœur Lexie, a dit avoir commandé un robot téléguidé pour Noël. Des photos étaient prises de la rencontre puis envoyées par courriel aux parents.

Les enfants de East Angus s’amusent avec le père Noël

Les enfants d’East Angus n’ont pas raté le rendez-vous avec le père Noël qui a effectué un arrêt à la Vieille gare à East Angus. La municipalité, avec la collaboration du club Lions et du magasin Korvette de l’endroit, avait concocté une fête inoubliable pour les enfants. Jeux gonflables, chocolat chaud, maïs soufflé, séance de maquillage avec Mimi papillon et la présence de gentils trolls sur place ont contribué à faire le bonheur des enfants. Bien entendu, la distribution de cadeaux du père Noël accompagné de la fée des glaces pour l’occasion faisait de l’activité une soirée tout à fait magique. Les petits ont eu droit à une magnifique couverture gracieuseté du club Lions et d’un magnifique cadeau provenant de la municipalité. Ayant manqué de présents l’année dernière, en raison de la popularité de l’activité, les organisateurs n’ont pris aucune chance en augmentant le nombre de 150 à 200 cadeaux. Vincent Héraud, directeur des loisirs, et l’équipe de bénévoles étaient très satisfaits de la participation des parents et enfants. Nous apercevons ce bon vieux père Noël en compagnie de la fée des glaces, remettant un cadeau à un tout-petit très heureux.

Célébrez Noël sous les étoiles !

Réveillonner à la belle étoile cette année, ça vous dirait ? Alors, sortez votre manteau, vos bottes, votre tuque, votre foulard et vos mitaines et festoyez en plein air !
En organisant une réception à l’extérieur, vous vivrez sans aucun doute une soirée inoubliable ! Vos invités et vous respirerez l’air frais en plus de profiter pleinement des joies de l’hiver. Par exemple, vous pourrez aider les enfants à façonner un bonhomme de neige, patiner sur un étang gelé, observer les étoiles, vous détendre près d’un feu, etc.

Célébrer Noël dans la nature comporte plusieurs autres avantages. D’abord, cela vous donne l’occasion de créer un décor féérique qui met en valeur votre maison, votre terrain, votre aménagement paysager, etc. Pour ce faire, il vous suffit d’installer des lumières autour de votre balcon, dans vos arbres, le long de vos allées, etc.

Il existe aussi 1001 façons de « réinventer » Noël : déposer les cadeaux sous un vrai sapin (couvrez-les bien pour empêcher la pluie ou la neige de les abîmer), servir l’apéritif derrière un bar de glace que vous aurez moulé et sculpté vous-même, griller vos pommes de terre sur la braise d’un feu plutôt qu’au four, etc.

Bref, toutes les raisons sont bonnes pour réveillonner sous les étoiles ! oserez-vous ?

 

Pensez-y !
Pour assurer le succès de votre réveillon sous les étoiles, mettez des couvertures et des vêtements chauds à la dis­position de vos invités. Ainsi, si l’un d’eux oublie sa tuque ou si un enfant égare une mitaine, vous aurez tout ce qu’il faut pour assurer son confort !

Village allemand et présents réconfortants à Chartierville

Le premier village allemand d’hiver à se tenir à l’Abri-bois de Chartierville a réuni une dizaine d’artisans de la région qui ont dû s’emmitoufler chaudement pour résister aux basses températures ressenties, samedi dernier. Malgré le froid, plusieurs résidants étaient au rendez-vous de ce marché de Noël extérieur. À quelques pas de là, l’édifice municipal accueillait en après-midi les tout-petits pour la remise de cadeaux en compagnie du père Noël, tradition qui perdure depuis les années 1960. Avant ces moments de réjouissance, les enfants avaient décoré cupcakes et maisons en pain d’épice, au plus grand plaisir de leurs papilles, lors d’un atelier supervisé par parents et bénévoles. Les plus braves pouvaient partir en balade de poney ou de carriole pour faire un tour apprécié du village. Les plus vieux n’étaient pas en reste alors que le souper du Club de l’âge d’or clôturait cette journée bien remplie.

Préparatifs des fêtes : impliquez les enfants !

Décorer le sapin, emballer les cadeaux, faire le grand ménage de la maison… ce ne sont pas les tâches qui manquent dans le temps des fêtes ! Cette année, profitez de vos préparatifs pour passer de bons moments en famille : faites participer vos enfants ! En effet, ceux-ci peuvent s’impliquer de plusieurs façons dans l’organisation du réveillon.

Décoration
Plusieurs semaines avant Noël, confiez-leur la décoration de la maison. En plus d’accrocher les boules dans le sapin, vos rejetons peuvent confectionner des guirlandes et bricoler toutes sortes d’ornements qui enjoliveront votre demeure.

Cuisine
Vos enfants prendront plaisir à vous aider en cuisine ! Concoctez ensemble de délicieux desserts, laissez-les choisir une recette pour le réveillon et donnez-leur une liste d’ingrédients à dénicher à l’épicerie. Le jour J, invitez-les à dresser la table, à placer les amuse-gueules sur les plateaux de présentation, à servir le pain, etc.

Cadeaux
Vos enfants sont assez habiles pour manipuler des ciseaux ? Alors, confiez-leur l’emballage des cadeaux qui ne leur sont pas destinés ! Sinon, laissez-les envelopper les présents dans des sacs et demandez-leur de les disposer joliment sous le sapin.

Vous pouvez également leur confier la mission de confectionner de petits cadeaux pour vos invités. Par exemple, offrez à vos convives un mélange pour préparer des biscuits. Vos enfants n’auront qu’à déposer les ingrédients dans un pot Mason et à le décorer.

Enfin, le soir du réveillon, demandez-leur d’accueillir les invités et de ranger leurs manteaux. Ils seront probablement très fiers de participer au succès de la soirée !

Intro-Travail s’est fait une beauté !

À l’ère du numérique et des communications instantanées, Intro-Travail a choisi de donner un nouveau style à son site web : introcje.ca ! Un peu de « make up et de gloss » jumelés à des descriptions justes et claires de tous les services font toute la différence !

L’objectif en modernisant l’image de l’organisme par ses outils promotionnels ainsi que son site web était également d’offrir de l’information claire et détaillée quant aux services offerts à la population de la MRC du Haut-Saint-François. Les personnes qui débutent leur carrière, autant que celles qui ont besoin de faire le point sur la leur, sont à même de trouver ce qui correspond à leur besoin.
Un volet employeur a également été conçu pour répondre aux besoins des entreprises en leur permettant d’afficher leurs offres d’emploi sur notre babillard virtuel.

« Nous souhaitons que les individus soient en mesure de trouver un service qui leur correspond et aussi qu’ils se reconnaissent dans l’image de l’organisme. Nous sommes là pour eux, pour répondre et s’adapter à leur besoin, c’est ce que nous voulions transmettre par cette nouvelle image », mentionne la directrice générale de l’organisme, Mme Nathalie Gervais.

La nouvelle plate-forme est bien adaptée à tous les types d’appareils, téléphones intelligents, tablettes et ordinateurs ce qui rend la navigation encore plus agréable. Vous êtes tous cordialement invités à le visiter et à leur donner vos impressions !

Le CPA East Angus accueille les patineuses

La compétition locale Invitation Suzanne Cathcart s’est tenue à la mi-novembre à l’aréna Robert-Fournier d’East Angus. L’événement annuel a réuni plus d’une centaine de patineuses en provenance de l’Estrie et d’ailleurs. Une quinzaine de représentantes du CPA East Angus ont pris part aux épreuves dans différentes catégories.

Les municipalités représentées à la compétition étaient variées : Sherbrooke, Lac-Mégantic, Windsor, Coaticook, Victoriaville, Asbestos et Thetford Mines.
Petites-cousines dans la vie, Éloïse Perron et Victoria Lamontagne s’affrontaient dans la catégorie Star 4 moins de 13 ans. Elles ont toutes deux commencé le patinage artistique à l’âge de trois ans. Éloïse en était à sa deuxième compétition dans cette catégorie où le système d’évaluation est différent. « Ça ne s’est pas passé comme je voulais. En partant, j’étais vraiment stressée parce que je savais que j’étais dans mon aréna », confiait-elle.

Victoria, de son côté, présentait un numéro solo qu’elle préparait depuis deux ans. Elle effectuait un retour à la compétition après une pause obligée d’une année suite à une blessure. « C’était pas mon plus beau solo à vie, mais j’ai quand même réussi à me qualifier sur le podium. » Elle s’est mérité la médaille de bronze.
D’autres représentantes du Club de patinage artistique d’East Angus se sont illustrées. Mollen Nadeau a raflé la médaille d’argent dans la catégorie Star 4 plus de 13 ans et Maude Robert s’est également emparée de la seconde marche du podium dans les Star 5 13 ans et plus.

Le CPA East Angus, qui regroupe au total 53 patineuses, organise depuis plusieurs années la compétition Invitation Suzanne Cathcart dans le but de mesurer la progression de ses athlètes et de les préparer aux compétitions de plus grande envergure. L’événement est rendu possible grâce au travail de nombreux bénévoles.

actualite

Un OBNL pourrait relancer les opérations de l’ancienne Résidence Sawyerville

Fermée depuis le 12 décembre à la suite du retrait de son accréditation par le CIUSSS de l’Estrie – CHUS, la Résidence Sawyerville pourrait relancer ses opérations. Une rencontre organisée par la FADOQ est prévue mardi prochain à 13 h, au Centre communautaire de l’endroit. L’objectif est de former un OBNL susceptible de relancer la résidence.
Le propriétaire, Alain Parenteau, qui est disposé à laisser les guides à l’OBNL, nourrit l’espoir que la démarche puisse se concrétiser. « J’avais déjà prévu une rencontre avec les gens du village, un, pour répondre à des questions du mieux que je peux et je suis toujours dans l’ignorance à savoir pourquoi ç’a été fermé. C’est normal que des gens aient des interrogations. »

M. Parenteau mentionne avoir été convoqué par la FADOQ régionale qui lui a offert de l’aider. « Je leur ai demandé de travailler au corps la ministre Blais (Margueritte Blais, ministre des Aînés et des Proches aidants) pour qu’elle facilite la relance de cette résidence-là. » Il ajoute que la FADOQ locale voulait également s’impliquer. Il précise avoir demandé d’organiser une rencontre avec la population. M. Parenteau entend répondre aux questions et souhaite que la démarche permette de créer un conseil d’administration susceptible de relancer la résidence. « Je vois dans cet OBNL-là une réponse de la population suite aux actions prises par le CIUSSS dans le sens que c’est la population qui se prend en main pour faire contrepoids au monopole de l’état dans les décisions concernant les aînés. »

M. Parenteau ajoute qu’une personne, infirmière œuvrant dans le secteur public, ainsi que pour une résidence privée pour aînés, s’est portée volontaire pour diriger les futures opérations. « Elle sera présente à la rencontre », ajoute-t-il. « On va repartir à zéro. Moi, j’ai déjà commencé à demander aux gens du CIUSSS d’accorder toute l’importance qu’il se doit à la demande d’une future demande d’accréditation dans ce cadre-là, en souhaitant que ça puisse se réaliser rapidement, à tout le moins avoir une accréditation temporaire. »

Le propriétaire prétend avoir d’autres options sur la table. Des personnes lui auraient démontré un intérêt. Toutefois, il affirme que le projet « d’OBNL serait une vraie réponse de la population. »

Fermeture de la Résidence Sawyerville

À moins d’un rebondissement de dernière minute, lorsque vous lirez ces lignes (ce mercredi), la résidence privée pour aînés, Résidence Sawyerville, où demeuraient 23 aînés, devrait être vidée de ses occupants et sur le point de fermer ses portes, si ce n’est déjà fait.

Cette fermeture qui apparaît soudaine fait suite à la décision, annoncée la semaine dernière, par les dirigeants du CIUSSS de l’Estrie – CHUS de révoquer la certification de cette résidence privée pour aînés. Les résidents disposaient de 9 jours pour trouver un nouvel endroit. La fermeture était prévue pour ce mercredi à midi. La raison évoquée est que des critères sociosanitaires en lien avec la sécurité des résidents sont jugés non conformes. « Notre établissement a une responsabilité envers les résidents des RPA de son territoire ; celle d’assurer un processus de certification rigoureux et transparent afin que les lieux physiques de leur chez-soi et les services qu’ils y reçoivent soient conformes et sécuritaires », de mentionner dans un communiqué de presse, Joanne Roberts, directrice de la qualité, de l’éthique, de la performance et du partenariat (DQEPP). Lors d’une conversation téléphonique, tenue vendredi dernier, Mme Roberts précisait : « Je vous assure que la décision n’a pas été prise à la légère. Cette décision a été prise en pensant au bien-être de nos résidents. Nous, on a l’obligation de vérifier que chacune des résidences de personnes âgées rencontre les règlements et les critères de la loi. On avait noté à quelques reprises lors des inspections qu’il y avait des non-conformités avec des articles dans la loi. On prend très au sérieux la sécurité de nos usagers. » Sans entrer dans les détails, Mme Roberts soulève quelques-uns des articles comme la déclaration d’incident ou accident, l’administration des médicaments et le suivi de santé des résidents. Mme Roberts estime que les intervenants ont apporté tout l’appui nécessaire avec quatre visites depuis juillet dernier et une cinquantaine de communications au téléphone et par courriel.

Délai
La directrice mentionne qu’il est très rare d’enlever une accréditation. La Résidence Sawyerville serait la deuxième à se voir enlever son accréditation depuis 2016. Quant au délai de 9 jours, l’intervenante précise qu’étant donné la rareté de ce geste, il n’y a pas de standard défini. « Nous, on pensait aux usagers et on avait des craintes. » Mme Roberts admet que les intervenants ont exploré d’autres options au cours de la semaine dernière, mais avoir convenu de maintenir la décision. Le journal a appris qu’une personne, Fernand Jalbert, un ancien employé du réseau de la santé aurait effectué une tentative auprès d’autres instances du CIUSSS de l’Estrie – CHUS pour proposer de prendre la gestion en main. Il appert également que Sylvie Lapointe, directrice générale du Manoir de l’Eau-Vive, aurait demandé un délai permettant la réouverture de la Résidence Camélia pour personnes âgées située à Cookshire. Mme Roberts dit avoir entendu parlé de certaines choses, mais qu’aucune demande officielle n’avait été déposée.

Propriétaires
Rencontré la semaine dernière, l’un des trois propriétaires, Alain Parenteau, n’en revenait tout simplement pas et disait ne pas comprendre. Faisant référence au délai de 9 jours, il précisait « c’est un cas de maltraitance envers les résidents. On ne fait pas ça. C’est les gens qui sont supposés de protéger les aînés contre la maltraitance qui font ça, ça ne marche pas. » Ce dernier mentionnait avoir reçu un préavis de révocation de la résidence avec un rapport d’évaluation sur la non-conformité. « On a rempli tout ce qu’on croyait, on a rempli le document. On a demandé si ça éliminait la non-conformité et on n’a pas eu de réponse. » M. Parenteau estime que les points de non-conformité n’étaient pas clairs. Il ajoute que ce qui lui est reproché pourrait facilement être corrigé, que ça ne justifie pas le retrait de la certification. Le copropriétaire admet qu’il y avait une non-conformité pour les baux. « On les a refaits et fait signer à tout le monde pour le reste de l’année en présence d’un représentant de la famille, du travailleur social. » Quant au volet incident ou accident, M. Parenteau mentionne que cet aspect peut laisser place à de l’interprétation dans certains cas. « Un moment donné dans un cas, on a mis une note au dossier et on nous a dit que cela était un incident-accident. On aurait dû faire un rapport et selon l’intervenante, ça mettait en danger la santé-sécurité de la personne. » Quant au volet évoquant des conditions sociosanitaires, M. Parenteau admet « on ne sait pas ce que c’est. » Un autre aspect touche également les gestions des petites caisses des résidents. Pour M. Parenteau, les reproches se limitent à plusieurs petites choses qui pourraient se régler et ne méritent pas une fermeture.

Faible espoir
M. Parenteau nourrissait vendredi passé un espoir pour garder la résidence ouverte. Cette option consistait à confier à un organisme indépendant le mandat de donner les soins de santé aux résidents. De cette façon, la Résidence Sawyerville offrirait le gite et le couvert, explique-t-il. Des discussions à cet effet étaient en cours au moment d’écrire ces lignes. Évidemment déçu de la situation, M. Parenteau n’a pas l’intention de baisser les bras et assure qu’il se battra jusqu’à la dernière minute. Le gestionnaire de la résidence dit avoir un bon appui de sympathie de ses collègues propriétaires de résidences privées en région et de la population. La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, déplore la situation, mais avoue que la municipalité a les mains liées dans ce genre de dossier et ne peut rien faire. Elle mentionne avoir avisé le député de Mégantic, François Jacques.

Accompagnement
Évidemment, l’annonce de la nouvelle a soulevé une onde de choc auprès des résidents et des cinq employés de la résidence. Angoisse, peur et pleurs ont envahi certains résidents. Mme Sylvie Quenneville, directrice adjointe au programme d’autonomie des personnes aînées, mentionne que l’intervention auprès des résidents visait à jouer un rôle clinique pour assurer la coordination de ce qui se passe. « C’est vraiment de l’accompagnement, voir s’il y a des particularités à tenir en lien avec la santé. On est vraiment dans le clinique, on est là pour s’assurer que ça se passe bien. On s’assure s’ils ont un besoin psychosocial, on va pouvoir leur offrir. On a mobilisé dans les derniers jours des gestionnaires, des chefs de service impliqués dans la démarche. On a eu aussi des intervenants sociaux qui se sont impliqués pour s’assurer que ça se passe bien. » Mme Quenneville précise : « les résidents qui avaient une famille, on laisse la place à la famille, mais on va les orienter pour dire tel endroit pourrait répondre à vos besoins. Les personnes démunies, on va les prendre en charge, mais avec leur accord. On ne peut pas décider où est-ce que les gens vont se relocaliser. On les accompagne, on fait quand même un inventaire des places disponibles, les plus rapprochées. On comprend que dans le Haut-Saint-François, on était limité dans le nombre de places disponibles, mais il y a eu un effort de fait à ce niveau-là. » Cinq personnes auraient été relocalisées sur le territoire soit à l’intérieur de résidences pour personnes âgées ou dans leur famille. Pour les autres, une forte proportion se retrouverait dans Sherbrooke, laisse-t-on entendre.

Un départ inquiétant et déchirant

Même s’ils ont trouvé une résidence à Sherbrooke pour les accueillir, Denis Bastonnais et sa conjointe France Loiselle quitteront la Résidence Sawyerville, ce mardi, l’âme en peine.
Profondément bouleversés à l’annonce de la fermeture de la résidence, ils semblaient se remettre lentement de leurs émotions. « Ça va un ti peu mieux, on a une résidence », d’exprimer M. Bastonnais. « On a été visiter l’endroit, avec une de mes sœurs, c’est très beau, on va être bien », de préciser le couple tout en admettant que ça ne remplace pas l’endroit qu’ils quittent. « Ça fait cinq ans qu’on est ici, on est bien installé toute. On connaît tout le monde. » M. Bastonnais mentionne que la travailleuse sociale leur avait proposé deux endroits à Sherbrooke. Malgré le fait que les choses semblent se placer, le couple ne cache pas leurs craintes. « Je suis inquiet et moi nerveuse du déménagement, expriment-ils. » Coincés à travers leurs boîtes, ils mentionnaient que le déménagement était pour ce mardi. Ces derniers manifestent une rancœur envers les représentants du CIUSSS de l’Estrie – CHUS. « Les deux grandes femmes, si elles s’étaient mêlées de leurs affaires, on serait encore ici, c’est eux autres qui sont venus voir Alain. Je leur en veux pas mal, moi c’est pareil », de renforcer Mme Loiselle aux propos de son conjoint. Préférant garder l’anonymat, les deux sœurs de M. Bastonnais étaient sur place, samedi matin, à faire des boîtes. « C’est pas évident pour nous autres et pour eux. Y a pas personne qui mérite ça. J’ai dit merci mon Dieu, nous, on a notre chez nous », d’exprimer une des sœurs, la voix étouffée par les sanglots.

Un autre résident, Richard Gosselin, ne savait pas encore samedi matin où il serait relocalisé. « Je vais aller visiter un endroit lundi matin. Ça m’inquiète d’être dompé quelque part, pas savoir où je vais aller. Ici, j’étais habitué, j’étais bien. » M. Gosselin était à la Résidence Sawyerville depuis trois mois. Il subira donc un deuxième déménagement au cours de cette courte période et souhaitait être relocalisé à Sherbrooke.

Souper d’adieu
Le gestionnaire et copropriétaire de la Résidence Sawyerville, Alain Parenteau et sa conjointe organisaient un genre de souper d’adieu samedi soir. Le couple comptait réunir dans la grande salle les résidents à trinquer, s’ils le désirent, avec les membres de leur famille. « On va trinquer tout le monde ensemble. On a invité notre famille, les enfants et petits-enfants. On veut faire quelque chose de spécial », d’exprimer le couple. Au fait de la petite soirée, M. Bastonnais et sa conjointe disaient avoir hâte au souper. « Ça fait longtemps qu’on les a pas vus. C’est un peu comme notre famille. »

Un colloque chamboulé par Dame Nature

La première tempête de neige de la saison est venue contrecarrer les plans du colloque Ruralité et diversité culturelle, qui avait lieu au Centre culturel de Weedon. Moitié moins de monde et les trois quarts des conférences étant annulées, l’organisation a su retomber sur ses pattes et offrir une journée enrichissante à la trentaine de participants.

France Lebrun, présidente de la Corporation de développement communautaire (CDC), a rebaptisé l’événement avec humour : le «chaos-lloque». Le chaos était, pour Jinny Mailhot, la directrice générale de la CDC, qui chapeautait le colloque, la réorganisation découlant des changements de plan qui s’accumulaient plus la journée avançait.

Intelligence collective
Le centre culturel a tout de même accueilli une trentaine de personnes sur les 75 prévues au départ. Outre les intervenantes locales, on retrouvait des gens de la MRC de Coaticook et même des représentants d’Impact Emploi, qui s’étaient déplacés depuis Plessisville. L’occasion était tout de même exceptionnelle : on allait traiter d’enjeux qui ne sont jamais abordés dans le Haut-Saint-François, et ce, avec des gens de l’extérieur.

Mme Mailhot a qualifié l’ambiance de magique. « On a eu une petite bulle d’échanges vraiment intéressante. Les gens ont beaucoup discuté entre eux. Il y a beaucoup de liens qui se sont faits. » La programmation initiale n’étant plus respectée, l’improvisation s’est immiscée et a soudé les gens présents. « On a utilisé nos expertises sur le contenu des autres pour développer puis apprendre ensemble », complète la DG.

Des participants issus de la diversité
S’il en est un qui n’avait pas besoin d’être convaincu de s’ouvrir sur l’autre, c’est bien Boubacar Cissé. Il est le directeur de la Fédération des communautés culturelles de l’Estrie (FCCE) qui, par le biais du projet Espace de la diversité, initiait l’événement.

« Ce colloque est important dans la mesure où ça permet aux intervenants du milieu de mieux connaitre les enjeux de l’immigration. Ainsi, ils seront mieux outillés pour mobiliser la communauté à l’accueil, à l’ouverture et à l’intégration des immigrants de même qu’à leur rétention dans la collectivité. » Pour M. Cissé, la question ultime demeure : « Que devons-nous faire pour que les immigrants vivent avec nous et non parmi nous ? »

La formation d’un comité à la fin de la journée avait de quoi réjouir M. Cissé. L’initiative pave la voie à un plan d’action comprenant des mesures concrètes en vue d’une meilleure ouverture du milieu. Par le passé, le directeur de la FCCE a contribué à l’adoption par la Ville de Sherbrooke d’une politique d’accueil et d’intégration des immigrants.

Weedon, municipalité multiculturelle
La tenue de l’événement à Weedon n’était pas le fruit du hasard. Le maire Richard Tanguay avait proposé la municipalité lorsqu’il a eu vent qu’un nouveau colloque se préparait. « J’avais le gout qu’on le fasse ici pour sensibiliser notre monde puis préparer le dossier MYM. Si on veut combler les emplois, on risque d’avoir un peu toutes sortes de monde qu’on va aller chercher. On n’aura pas le choix. »

M. Tanguay est d’autant plus sensibilisé à la cause qu’il a déjà été un nouvel arrivant au sein de sa communauté. Il y a une quinzaine d’années, lors de son emménagement à Weedon, il se rappelle s’être fait ouvrir les bras par le comité d’accueil de la municipalité.

Des sapins du Haut au pays de l’oncle Sam

L’automne pluvieux et l’arrivée hâtive de la neige ont des avantages pour certains. Une quarantaine de producteurs d’arbres de Noël du Haut-Saint-François en sont à terminer la récolte et l’expédition de leurs sapins. Si la quantité s’annonçait déjà pour être au rendez-vous, la qualité sera exceptionnelle en 2018.

« Tu peux pas avoir une meilleure année pour les arbres de Noël », se réjouit Éric Mailhot des Plantations Pierre Mailhot et Fils, à Bury. « Quand c’est horrible pour les humains, c’est super pour les arbres ! Cette année, la qualité va être exceptionnelle. »

L’arbre est dans ses feuilles
Le Québec affiche une croissance soutenue de ses exportations depuis les quatre dernières années. La province est passée de 819 000 arbres exportés en 2013 à 1 667 000 en 2017. Du lot, l’Estrie compte 45 % des entreprises productrices, soit 122 sur 270 selon le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). Les MRC de Coaticook et du Haut-Saint-François se répartissent à leur tour la plus grande proportion de ces producteurs avec respectivement 52 et 43.

Les sapinières n’étant pas tenues de dévoiler leurs ventes et leurs nombres d’arbres, l’Association des producteurs d’arbres de Noël du Québec n’a pas de données spécifiques par région. L’industrie provinciale se chiffrait toutefois à 50 M$ en 2017 pour un produit dont le cout moyen est autour de 20 $.

Les sapins Mailhot
Éric Mailhot a repris les rênes des Plantations Mailhot et Fils suite au décès de son père Pierre, le 1er décembre 2017. Le site de production de 55 acres contient environ 100 000 arbres, ce qui en fait un joueur de taille intermédiaire. En prenant la tête de l’entreprise, le fils Mailhot s’est mis à l’anglais comme 90 % de sa production se destine aux États-Unis.

À l’image de l’industrie québécoise, la demande est forte du côté de l’entreprise de Bury. M. Mailhot dit même avoir refusé des ventes cette année. Les choses vont bien pour le secteur depuis le retour du balancier en faveur de l’arbre naturel. Dans la première partie des années 2000, l’opinion générale voulait que le sapin artificiel était meilleur au point de vue environnemental.

Au moment de l’entrevue, Éric Mailhot terminait la période intensive de coupe et d’emballage qui s’échelonne sur cinq semaines. Neuf camions contenant chacun environ 900 arbres ont donc quitté ses terres à ce moment pour acheminer la marchandise. Ces 8000 sapins seront remplacés au printemps par autant de plants mis en terre manuellement.

Des classiques de Noël
Plantations Pierre Mailhot et Fils cultivent des sapins Baumier et Fraser. Le premier demeure le plus populaire grâce à ses effluves qui «embaument» l’intérieur. Quelques entreprises cultivent aussi la variété Cook, qui affiche une teinte plus bleutée que ses cousins traditionnels. C’est le cas de Bôsapin, dont les terres sont situées à La Patrie et les bureaux à Coaticook.

Dans tous les cas, la clientèle opte pour un arbre fourni à la forme triangulaire. « Le marché s’en va de plus en plus vers la qualité », dénote Éric Mailhot qui œuvre à la sapinière depuis 1992. « Et je suis pas gêné de notre qualité. » À son avis, le Haut-Saint-François et, plus largement, l’Estrie offre les conditions optimales à la culture du sapin avec son type de sol, le drainage de la terre et le climat.

Leah Carrier avec les grands

La jeune patineuse de 11 ans, Leah Carrier, de Cookshire-Eaton, a vécu un rêve en participant aux Internationaux de patinage artistique, qui se déroulaient au Centre Bell à Montréal, en octobre dernier. La jeune fille ne faisait pas partie de l’élite mondiale participant à la compétition. Toutefois, elle était sur la glace avec les grands à titre de «ramasseurs de fleurs et de toutous». À la demande de Patinage Canada, l’Association de patinage artistique (Patinage Estrie) devait déléguer une patineuse selon des critères spécifiques. Le choix s’est arrêté sur Leah. La jeune athlète a tout de même dû passer une audition auprès de Patinage Canada pour gagner son droit d’être sur la patinoire avec 10 autres consœurs. « Ça n’a pas été difficile. J’étais pas vraiment nerveuse », mentionne-t-elle. Leah dit avoir apprécié l’expérience. « J’ai aimé ça. C’est impressionnant de les voir sur la glace. J’aimerais le refaire. » La jeune athlète qui fréquente l’école Saint-Camille, à Cookshire-Eaton, pratique son sport depuis deux ans. Elle projette, l’an prochain, de s’inscrire au volet sport-études du Triolet. Nous apercevons à l’avant de gauche à droite, assise à la troisième place, Leah Carrier avec le groupe de patineuses chargé de recueillir les fleurs et toutous.

La Boite à cadeaux de Dudswell s’emballe !

La Boite à cadeaux de Dudswell s’est déployée autant à l’intérieur qu’à l’extérieur cette année. On retrouvait des kiosques et de l’animation dans l’aire de stationnement entre l’église St-Adolphe et le Centre communautaire. De plus, le marché de Noël s’était donné des visées écoresponsables. Les exposants étaient invités à éviter le suremballage. Plusieurs d’entre eux offraient des produits verts comme les disques vinyles recyclés des Souvenirs vintage de Thalie, les gâteries pour chiens Choupette la Croquette, faites à partir des résidus de fruits et légumes ou, encore, les sacs à nourriture réutilisables de Sabrina Denault Lapointe. Une programmation touffue offrait aux visiteurs tours de calèche, ateliers de fabrication de baume à lèvres et de papier recyclé ainsi que des représentations d’une chorale et du groupe Boussac. Plus d’une quarantaine d’exposants étaient sur place auxquels s’est jointe la population en grand nombre.

Une saveur toute locale au Salon des ARTisans de Ascot Corner

La Corporation des loisirs d’Ascot Corner tenait son traditionnel Salon des ARTisans au Centre multifonctionnel de la municipalité. Une quarantaine d’exposants étaient répartis sur les deux étages de la bâtisse parmi lesquels circulaient les visiteurs. Pierrette Hardy, codirectrice de la Corporation et organisatrice du Salon, se disait fière d’avoir une activité qui agit à la fois comme activité culturelle pour les citoyens et lieu de retrouvailles. « L’objectif, c’est un peu aussi que les gens reviennent dans leur patelin. » Un bistro était tenu par des bénévoles qui servaient salade, potage et sandwichs maison élaborés par l’équipe. Les profits amassés lors de la journée étaient en totalité destinés aux enfants d’Ascot Corner dans le but de financer des activités et l’achat de matériel.

Création de 98 ilots et un potentiel de 180 résidences

À moins d’un imprévu, le conseil des maires de la MRC du Haut-Saint-François devrait adopter, ce soir (mercredi) le projet de règlement modifiant le schéma d’aménagement et de développement de la MRC. L’exercice touchant l’article 59, concernant la construction résidentielle en zone agricole permettra l’ajout de 98 ilots dont 70 avec morcellement et 28 sans morcellement, pour un potentiel de 180 nouvelles constructions.

La MRC du Haut-Saint-François a été une des premières à adopter ce genre de réglementation en 2005 et avait besoin « d’être mise au goût du jour », d’exprimer le préfet, Robert Roy. D’ailleurs, les ajustements, explique Jérôme Simard, aménagiste à la MRC, ont pour effet d’ajouter de nouveaux ilots déstructurés. Une rencontre publique d’information à laquelle s’est présenté un seul citoyen, la semaine dernière, visait à expliquer la portée de la modification du schéma d’aménagement de la MRC pour intégrer les nouveaux paramètres de l’article 59 qui a été négocié avec la Commission de protection du territoire agricole du Québec et l’UPA.

5 éléments
M. Simard explique les cinq principaux éléments qui sont intégrés à l’intérieur de la nouvelle réglementation. Un des premiers, précise-t-il, était d’ajuster les limites de certains ilots de 2005 en fonction du nouveau cadastre pour éviter des discordances ou des incohérences. Cette mise à jour, pour ainsi dire, touche 14 ilots, de 2005, qui ont été réajustés en fonction des nouvelles limites du cadastre. Le deuxième élément, constituant le cœur des modifications est d’intégrer 98 nouveaux ilots déstructurés à l’intérieur du schéma d’aménagement. De ce nombre, 70 ilots sont avec morcellement permettant la construction potentielle de 135 résidences et 28 sans morcellement offrant une possibilité de 45 nouvelles résidences. D’autres éléments ont été intégrés, précise M. Simard et ça concerne la possibilité de déposer de nouvelles demandes à la commission (CPTAQ) pour déplacer par exemple la résidence sur le même lot, ce qui était impossible avant. On ajoute également la possibilité de permettre la conversion en usage résidentiel d’un terrain qui est utilisé à des fins commerciale, industrielle ou institutionnelle. À titre d’exemple, M. Simard mentionne que le propriétaire d’un commerce de débosselage sur un terrain pourrait le transformer en résidence. Il devra déposer une demande à la CPTAQ qui en jugera la pertinence. Autre élément qui s’ajoute pour certains ilots déstructurés avec morcellement afin de permettre l’accès au chemin d’une propriété de grande superficie. Il s’agit de conserver un accès au chemin d’une largeur de 15 mètres des propriétés qui ont plus de 60 mètres de profondeur et plus de 4 hectares de superficie. Cette nouvelle mesure qui a pour effet d’éviter l’enclavement de la partie arrière de l’ilot va s’appliquer aux nouveaux ilots et ceux de 2005. Dernier élément est d’intégrer une disposition particulière au schéma pour venir spécifier que les ilots déstructurés avec et sans morcellement ne créeront pas de contraintes supplémentaires pour l’agriculture au niveau du respect des distances séparatrices.

Adoption
Outre l’adoption de la nouvelle réglementation, les élus adopteront parallèlement un règlement de contrôle intérimaire comprenant les mêmes dispositions pour mettre en application immédiatement ces nouvelles normes afin que les municipalités puissent les appliquer du moment où ils vont entrer en vigueur. Le tout sera acheminé au MAMOT qui disposera de 60 jours pour se prononcer sur les deux règlements. Une fois qu’il aura donné le feu vert, les municipalités pourront commencer à appliquer la nouvelle réglementation et délivrer des permis de construction en conséquence sur leur territoire respectif. Si tout va bien, cela pourrait être fonctionnel vers la fin de février 2019.

La promotion des ilots disponibles sera l’affaire de chacune des municipalités du territoire et bien entendu des propriétaires d’ilots. À Weedon par exemple, le maire Richard Tanguay mentionne « avec les lots, on va les rendre accessibles. On va informer le monde. En partant avec notre inspecteur, quelqu’un qui cherche un terrain, ça sera de l’informer que tel lot est classé déstructuré et qui a un potentiel de développement en ajoutant une maison, c’est déjà un élément. Ensuite, d’informer les propriétaires eux-mêmes pour être sûr qu’ils ont bien compris que s’ils veulent se départir de leur lot, c’est un attrait pour eux. Ils savent que leur lot, il peut avoir une maison dessus donc c’est bien plus alléchant à vendre le terrain que d’être pris avec un terrain que tu ne peux rien faire ». À Weedon, on dénombre 6 ilots avec morcellement pour un potentiel de 8 constructions et deux ilots sans morcellement pour un potentiel de 3 constructions. M. Tanguay ajoute que la disponibilité des ilots avec des constructions potentielles pourrait également s’inscrire à l’intérieur de la démarche globale et intégrée du Haut-Saint-François.

Mentionnons que la mise en vigueur de l’article 59 en 2005 avait permis la création de 21 ilots avec morcellement sur l’ensemble du territoire. Depuis, on dénombre 54 constructions résidentielles incluant les grandes superficies dont 23 résidences se retrouvent à l’intérieur d’ilots déstructurés. Il reste donc encore un potentiel de 157 résidences. En ajoutant ce nombre aux 180 constructions potentielles, on se retrouve avec une possibilité de 337 nouvelles constructions sur le territoire.

Journées d’action contre la violence faite aux femmes

Le Centre des femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle, en collaboration avec La Méridienne, maison d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants, invite celles-ci à participer à deux activités qui se dérouleront les 4 et le 6 décembre dans le cadre des 12 Journées d’action contre la violence faite aux femmes prenant fin le 6 décembre, moment de la commémoration de la tuerie de la Polytechnique.

Les femmes sont invitées le 4 décembre prochain à une activité sous le thème Vos violences, nos répliques qui se déroulera à compter de 18 h au Centre des femmes du Haut-Saint-François, situé au 275, rue Principale Est, à Cookshire-Eaton. Les participantes feront une réflexion collective à partir de la brochure Votre antiféminisme, nos répliques ! Le document, explique Andrée Larrivée du Centre des femmes du Haut-Saint-François, traite des gestes, des paroles, des commentaires, des comportements faits envers les femmes. Elle ajoute que certains hommes rendent les femmes responsables de tous les problèmes au sein de la famille. « Ces commentaires peuvent se faire dans des soupers de famille, des groupes d’amis et on ne sait pas comment réagir. L’activité du 4 décembre va nous permettre de réfléchir collectivement à comment recevoir ces commentaires, comprendre pourquoi c’est difficile de réagir et comment on aimerait réagir. Donc, on va se pratiquer à réagir. La réflexion, explique-t-elle, va se faire à partir de la brochure, mais surtout à partir du vécu des femmes. On veut que ce soit quelque chose qui les rejoint dans leur quotidien », d’insister, Mme Larrivée.

Une seconde activité prévue le 6 décembre, au Centre des femmes et à la même heure marquera la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes en mémoire des 14 étudiantes de Polytechnique à Montréal. Elles ont été abattues pour la simple raison qu’elles aspiraient à des métiers traditionnellement masculins. À cette occasion, les femmes seront invitées à allumer simultanément une bougie. Mme Larrivée mentionne que ce geste va plus loin que le souvenir des victimes de la polytechnique, c’est un geste de solidarité envers toutes les femmes qui ont subi et subissent des violences. Les participantes seront invitées, si elle le désire, à faire des témoignages. Le tout se déroulera dans une ambiance intime et en toute confidentialité. Mme Larrivée invite les femmes qui ne pourront se joindre à la rencontre de participer au mouvement en allumant une bougie chez elle que ce soit seul, entre amies ou en famille. Mentionnons que ces activités sont gratuites et que toutes les femmes sont bienvenues.

La maison d’hébergement La Méridienne participe également au mouvement et fera la distribution, sur l’ensemble du territoire, de napperons portant sur la violence conjugale. Les personnes désireuses de joindre La Méridienne pour de l’information ou autre peuvent le faire en composant sans frais 1 888 699-3050 ou 819 877-3050. Par ailleurs, des rubans blancs sont toujours disponibles dans le cadre de la présente campagne de sensibilisation. Pour s’en procurer, il suffit de se présenter au Centre des femmes à Cookshire-Eaton ou composer le 873 825-7060.

©2018 Journal Le Haut-Saint-François