coop st-isidore

Saint-Isidore-de-Clifton : La Coopérative reprend du service

Depuis le 16 décembre, la Coopérative a officiellement repris toutes ses activités.

Depuis le 16 décembre dernier, les habitants de Saint-Isidore-de-Clifton profitent à nouveau des services de la Coopérative.
La réouverture fait suite à l’achat par le groupe de gestionnaires responsable de racheter la Coopérative auprès de VIVACO groupe coopératif. Les deux parties en sont venues à une entente, dont les termes et le montant seront dévoilés lorsque la vente sera officialisée par les deux groupes.
Le comité chargé de négocier une entente pour l’achat de la Coopérative avec VIVACO groupe coopératif à Saint-Isidore-de-Clifton en est venu à une entente.
Rappelons qu’un comité de négociation a été créé, dès le mois de novembre, à la suite de la convocation de la municipalité concernant la sauvegarde de leur Coopérative. Ce comité, formé d’Yves Bond et de Dominic Godin, avait pour mandat d’opérer les négociations avec VIVACO groupe coopératif en lien avec le rachat du terrain, de l’équipement et des bâtiments de la Coopérative sur le chemin Auckland, à Saint-Isidore-de-Clifton.
Le groupe est entré en possession de la Coopérative en date du 12 décembre, mais utilisera le système de VIVACO jusqu’à l’obtention de tous les permis nécessaires (boissons, tabac, MAPAQ) au bon fonctionnement de l’établissement.
Certains employés qui avaient démontré le désir de continuer à travailler pour l’entreprise ont été rencontrés et recevront des offres salariales en vue de leurs réembauches dans la coopérative de solidarité.
De concert avec le CLD du Haut-Saint-François, de la SADC, du Pôle d’entrepreneuriat collectif de l’Estrie et du Conseil québécois des coopératives, le groupe de la Coopérative de solidarité était déjà en préparation, à la mi-décembre, d’un plan d’affaires et regardait pour du financement. Une demande de fonds a été placée à la MRC du Haut-Saint-François en lien avec un montant qui serait accessible pour le projet et la municipalité de Saint-Malo devrait aussi participer financièrement. Une page Facebook a été créée, afin de permettre aux citoyens de suivre d’éventuels changements ou pour connaître toutes les informations associées à leur Coopérative : Coop de solidarité St-Isidore de Clifton.
La Coopérative a été complètement fermée seulement quelques jours.

La PAsserelle

Commémoration en souvenir du drame de la Polytechnique : La Passerelle se souvient

Les participantes ont pris soin d’accrocher une boule identifiée du nom des victimes en guise de commémoration.

Quelques femmes ont répondu à l’invitation de La Passerelle du Haut-Saint-François et bravé la température maussade du 6 décembre dernier pour se regrouper et rendre hommage aux 14 victimes de la tuerie, survenue il y a 33 ans, en 1989, à l’École Polytechnique de Montréal.
Pour Andrée, membre du personnel de La Passerelle, il est important de prendre le temps de s’arrêter pour commémorer ce triste moment et dénoncer l’attentat et son caractère sexuel. L’activité clôturait les 12 jours d’action pour l’élimination des violences basées sur le genre qui se déroulaient du 25 novembre au 6 décembre.
« Il est important de dénoncer et crier notre indignation face à ces violences. Au centre, quotidiennement, nous recevons des confidences de femmes qui ont subi des violences. » Des violences peuvent prendre plusieurs formes et les participantes en ont cité à titre d’exemple la notion de consentement lors d’une relation sexuelle, la violence verbale, physique, psychologique, financière et autres. Plusieurs participantes ont pris la parole pour exprimer leur opinion sur le sujet.
Boules de Noël
En guise de commémoration, les participantes ont posé un geste symbolique en accrochant 14 boules de Noël sur lesquelles sont inscrits les prénom et nom de famille des victimes. Les intervenantes ont pris le temps au préalable de nommer ces femmes et préciser leur champ d’études.
Voulant terminer la cérémonie sur une note positive, les participantes ont également fait part de gains survenus au cours des dernières années que ce soit au niveau des lois, de la reconnaissance de la violence, du mouvement Me Too et de diverses initiatives pour dénoncer et lutter contre la violence faite aux femmes.

CIBC

Fermeture de la succursale CIBC à East Angus

La succursale d’East Angus fermera ses portes le 10 août 2023 à 15 h.

C’est officiel, la succursale de la Banque CIBC d’East Angus, située au 30 rue Angus Nord, fermera ses portes le 10 août prochain, à 15 h. Dès sa fermeture, le centre bancaire de la municipalité du Haut-Saint-François sera regroupé avec la succursale du Carrefour de l’Estrie, à Sherbrooke.
Claude Couture, client de la Banque CIBC d’East Angus depuis 1964, se dit choqué de cette annonce affichée dans la porte de l’institution bancaire. « J’ai 88 ans et descendre à Sherbrooke, traverser l’entièreté de la ville, pour faire mes petites affaires, ça ne m’intéresse pas, surtout en hiver. C’est réellement une perte pour la ville d’East Angus et pour les gens du 3e âge, c’est vraiment une mauvaise nouvelle. »
Cette fermeture enlève aussi la possibilité aux citoyens de choisir avec quelle institution bancaire ils ont envie de faire affaire. Il ne restera plus que la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François dans la municipalité. « Présentement, les choix qui me sont imposés sont soit de descendre à Sherbrooke, soit de faire affaire avec une autre institution bancaire. Je trouve ça déplorable », d’exprimer M. Couture.
Du côté de la Banque CIBC, Josh Burleton, consultant sénior des affaires publiques, mentionne par voie de communiqué qu’à l’heure actuelle, les clients de l’institution bancaire effectuent plus de 90 % de leurs opérations via les services bancaires en ligne, mobiles ou téléphoniques. De plus, il soutient que le centre bancaire d’East Angus connaît des volumes d’affaires inférieurs aux objectifs. Il assure toutefois que l’équipe en place aidera les usagers à en apprendre davantage sur les options pratiques concernant la façon d’opérer leurs opérations bancaires courantes.
Pour Lyne Boulanger, mairesse de la municipalité, cette décision de fermer l’établissement est inadmissible. « On a adressé une lettre au président de la CIBC. On a démontré que de nouvelles entreprises s’installent, qu’il y a une hausse de population. Il n’y a pas de raison que l’on perde ce service et son accessibilité. » Cette succursale de la Banque CIBC était la seule restante dans le Haut-Saint-François. Mme Boulanger souligne que ce n’est pas normal que la dernière institution bancaire CIBC ferme ses portes alors que dans une MRC voisine et ayant sensiblement les mêmes rapports démographiques conserve leurs deux succursales. « Dans le Val-Saint-François, ils ont une succursale à Richmond et une à Windsor. Pourquoi est-ce que dans l’entièreté du HSF, nous ne pourrions pas avoir ce service ? Cette institution bancaire est un monument dans la ville. Ça fait plus de 100 ans que la banque est à East Angus. Il y a des citoyens qui ont toujours fait affaire avec eux, et qui veulent continuer d’opérer de la même façon », conclut-elle.
Au moment d’écrire ces lignes, la municipalité n’avait reçu aucun retour de l’institution bancaire.

Englobe

Des égouts américains jusque dans nos champs agricoles : Du fumier humain utilisé comme fertilisant

Des centaines de tonnes de boues d’épuration municipales traversent la frontière chaque année.

À la suite du reportage de l’émission Enquête, il a été mis en lumière que plusieurs agriculteurs québécois s’étaient tournés vers les boues d’épuration municipales pour fertiliser leurs champs. Deux compagnies de valorisation de matière résiduelle fertilisante (MRF) s’occupent, dans la province, de faire le lien entre les centres d’épuration et les champs agricoles. Ici, près de chez nous, la compagnie Englobe, située sur le site de Valoris, à Bury, est l’un des principaux utilisateurs de ces biosolides américains.
Le coût des fertilisants ayant grimpé exponentiellement dû à l’inflation et à la guerre en Ukraine a poussé plusieurs agriculteurs du Québec à se tourner vers les boues d’épuration municipale. Offerts gratuitement, ces biosolides représentent une offre alléchante pour les agriculteurs, surtout ceux ayant de grandes superficies à couvrir. Des tonnes de déjections américaines sont importées au Canada et au Québec, dont celles du Maine, qui pourtant en interdit désormais l’épandage sur son propre territoire. Selon le reportage d’Enquête, la demande en boues d’épuration municipales dépasserait actuellement l’offre sur le marché.
Les eaux usées sont traitées dans l’une des 800 stations de la province qui les épurent le plus possible, avant de les rejeter dans les cours d’eau. Une fois le traitement à la station d’épuration des eaux usées complété, un déchet solide demeure toutefois : les boues d’épuration municipales. Pour s’en débarrasser, les trois principales options sont l’enfouissement, l’incinération ou l’épandage agricole.
Les biosolides possèdent plusieurs avantages fertilisants. Ils sont riches en azote, en phosphore et en matières organiques, ce qui favorise la croissance des plantes et améliore la qualité des sols. Toutefois, il est interdit d’en répandre dans les champs où les cultures sont destinées à la consommation humaine. Il est tout à fait honnête de se demander si l’épandage de fumier humain dans nos champs est sécuritaire.
« Au Québec, on a peu ou pas de données sur les tenants des biosolides, par rapport au contaminant émergeant de type médicaments, hormones, plastiques et les substances perfluoroalkylées (PFAS) » d’exprimer Sébastien Sauvé, chercheur en chimie environnementale à l’Université de Montréal, lors de l’entrevue faite par Enquête. Les PFAS sont des contaminants qui ont la particularité de s’accumuler plutôt que de se dégrader. Ils ont aussi été baptisés contaminants éternels. À ce jour, il n’y aurait aucun cadre, aucune norme réglementaire associée à ces contaminants d’intérêt émergeant.
En Ontario, des chercheurs de l’Université de Waterloo ont analysé les boues de neuf stations d’épuration. Elles contenaient toutes des PFAS. Cet exercice n’a jamais été fait au Québec.
Pour Sylvain Laroche, agronome indépendant en Estrie et spécialiste en agroenvironnement, la situation est très inquiétante. Un de ses clients a accepté de faire tester le fumier des vaches sur sa terre. « Une partie de la terre avait subi de l’épandage de biosolides et l’autre non. Une moitié de son troupeau avait mangé du foin qui pousse dans un champ fertilisé avec de la boue et l’autre moitié n’y avait pas été exposée », de raconter l’agronome. Les résultats sont assez frappants et devraient inquiéter son client. « Le fumier des vaches ayant été nourries sans l’apport des biosolides présentait un taux de 0,84 ppb (partie par milliard) de PFAS alors que le fumier de celles ayant été nourries avec du foin fertilisé de boues d’épuration dénombrait un total de 2,83 ppb. Ça représente donc une contamination trois fois plus grande au PFAS », conclut-il.
Pour les spécialistes impliqués dans le dossier, il y a clairement un transfert qui se fait. « S’il y a trace de PFAS dans le fumier, il y a nécessairement absorption par l’animal lors du processus de digestion », d’exprimer Sébastien Sauvé. À ce jour, au Québec, aucune étude n’a encore été faite concernant le lait et la viande animale ayant mangé dans un champ fertilisé de biosolides.
Du côté de Bury, le directeur général d’Englobe Canada, Louis Côté, assure que les boues américaines ne sont pas épandues dans les champs agricoles, mais qu’elles servent plutôt à la fabrication de compost. « Les biosolides sont une belle matière. Qu’ils proviennent du Canada ou des États-Unis, ça reste des biosolides, c’est la même chose. Ce qu’il faut s’assurer, ici chez Englobe, est que les boues d’épuration municipales contaminées au PFAS ne se retrouvent pas chez nous. » Il assure que la compagnie n’importe pas des États-Unis les boues qu’elle juge trop contaminées. Selon Sébastien Sauvé, cela représente un problème puisqu’au Canada, il n’existe aucune loi pour encadrer la présence de PFAS dans les biosolides. De plus, toujours selon M. Sauvé, il n’y aurait pas de seuil ou de critères préétablis pour définir ce qui est qualifié de propre dans le cas des PFAS.
Englobe a pour sa part décider de s’autoréglementer et a mandaté un laboratoire privé et externe pour tester les boues servant à fabriquer le compost et leurs teneurs en PFAS. Les standards de la compagnie sont calqués sur ceux qui étaient en vigueur dans l’état du Maine avant l’interdiction d’épandre. Selon M. Côté, le laboratoire vérifie consciencieusement les boues américaines et lorsqu’elles dépassent les normes établies par l’entreprise, elles ne sont pas importées.
Bernard Lapointe, président du Syndicat local de l’UPA du Haut-Saint-François (HSF), abonde dans le même sens que les autres spécialistes. Il est primordial de faire attention et d’appliquer le principe de précaution. Des changements seront à faire dans la réglementation puisque pour l’instant, tout se fait de façon légale. « La seule chose que nous puissions faire présentement est de sensibiliser les agriculteurs à se poser des questions sur leur technique d’épandage. Le reportage d’Enquête va très certainement faire changer les choses et apporter une nouvelle vision à l’utilisation des boues d’épuration municipales. Mais pour l’instant, nous ne pouvons que suggérer des pistes aux agriculteurs. Le gouvernement du Canada, le ministère de l’Environnement et l’Ordre des agronomes du Québec devront inévitablement se pencher sur le dossier et se poser de sérieuses questions. »

Budget East Angus

East Angus : Hausse de taxes moyenne de 3,06 %

La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, présente le budget pour l’année financière 2023.

Le conseil municipal d’East Angus a approuvé lors d’une séance spéciale, tenue en décembre dernier et à laquelle participaient quatre citoyens, le budget de fonctionnement pour 2023, qui atteint 7,10 M$ en hausse de 6,45 % en regard de l’année précédente. Pour les contribuables, cela se traduit par une hausse moyenne de 3,06 %. Pour les propriétaires d’une maison moyenne unifamiliale évaluée à 181 015 $, cela représente un montant additionnel de 66 $.
Le taux de taxe de base pour le secteur résidentiel et agricole passe de 0,86 $ à 0,88 $ du 100 $ d’évaluation. Celui-ci demeure stable pour les 6 logements et plus, les terrains vagues desservis, le non résidentiel et industriel. Parmi les augmentations s’ajoute un montant respectif de 15 $ pour le service d’égouts ainsi que les ordures, recyclage et matières organiques pour un total de 66 $ pour une résidence unifamiliale moyenne.
La mairesse, Lyne Boulanger, attribue la majoration du budget de fonctionnement à la forte inflation, au taux d’intérêt, au renouvellement de divers contrats à la hausse ainsi qu’à l’augmentation des quotes-parts.
Parmi les divers postes outre celui des frais de financement qui bondit de 15,89 %, celui des loisirs et culture grimpe de 11,18 %. Cette majoration touche principalement le camp de jour. Les élus ont pris la décision d’augmenter le coût d’inscription par enfant afin de combler un important manque à gagner. Le montant passera de 340 $ à 500 $ pour la saison, ce qui représente 12,65 $ quotidiennement par enfant. Mme Boulanger mentionne que le nombre d’inscriptions au camp de jour est passé de 150 à 225 en 2022 et les responsables prévoient une tendance similaire pour 2023 voire même une majoration de l’achalandage. La mairesse explique que les participants au camp de jour ont effectué deux sorties, l’année dernière, pour des activités à l’extérieur de la région. « Le coût en transport scolaire a doublé ce qui n’était pas prévu. C’est sûr qu’on a un gros déficit », précise-t-elle. Mme Boulanger se dit consciente de la forte majoration, mais ajoute ne pas avoir le choix pour maintenir la qualité du service. Elle ajoute que la Fondation Sports et Loisirs de East Angus pourrait venir en aide aux parents afin d’alléger la facture. D’ailleurs, elle les invite à faire appel à ce service et assure que le tout se fait en toute confidentialité.
Dette
Quant à la dette nette approximative au 31 décembre dernier, elle s’élevait à 5  232  900 $. Cependant, elle grimpera de 2 M$ additionnels au cours de 2023 en raison des règlements d’emprunt de 1 M$ pour le garage municipal et autant pour la fin des travaux à l’aréna Robert-Fournier (toiture, douches et entrée). Avec le remboursement qui sera effectué au cours de la présente année, la dette approximative devrait être de 7, 2 M$ au terme de 2023. Selon Bruno Poulin, greffier-trésorier, cela s’inscrirait légèrement au-dessus de la moyenne des municipalités de taille comparable. « Mais ça permit de régler de gros problèmes », d’ajouter Mme Boulanger.
Compteurs d’eau
Mentionnons que la municipalité procédera à l’installation de 200 compteurs d’eau répartis dans les commerces, industries, institutions, bâtiments municipaux ainsi que dans une soixantaine de résidences qui ont été sélectionnées au hasard. La démarche imposée par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) vise à recueillir des données dans le cadre de la Stratégie québécoise d’économie d’eau potable (SQEEP).
Projets
Les élus ont également fait part du programme triennal d’immobilisations pour les années 2023-24-25. Bien entendu, la réalisation demeure en partie conditionnelle à l’obtention de subventions. Cependant, on prévoit pour l’année en cours, des investissements de près de 3 M$ incluant du pavage, la mise à niveau de l’aréna Robert-Fournier, la finalisation de l’aire de jeux au parc de la Rive-Sud, l’implantation et le remplacement de compteurs d’eau, la réfection de la rue Grondin et Alexander-Bothwell, l’amélioration du système climatisation/chauffage à l’Hôtel de Ville ainsi que le traitement du phosphore à l’usine d’épuration des eaux usées.
Mme Boulanger a profité de l’occasion pour énumérer plusieurs réalisations au cours de la dernière année dont la finalisation du dépôt à neige, du garage municipal, l’acquisition du terrain avec le Centre de services scolaire pour l’implantation d’un nouveau CPE Fafouin de 98 places dont 20 poupons. Au chapitre des réalisations figure également le début des travaux de réfection de l’aréna Robert-Fournier, le prolongement de la rue Saint-Gérard, la construction d’une nouvelle patinoire au parc Nicol et autres.
La mairesse de East Angus est satisfaite du budget le qualifiant de raisonnable et réaliste. « On n’est pas allé au-delà de nos moyens, nous sommes tous des payeurs de taxes. » Elle ajoute que la municipalité est en plein essor, plusieurs développements domiciliaires sont en cours et que la population, en croissance constante, devrait franchir le cap de 4 000 habitants au cours de la présente année.

Decrochage scolaire

Le décrochage scolaire : L’affaire de tous !

Réunis en table ronde, Nathalie Couture, Vicky Couture, Isabelle Marchand, Charles Talon et Isabelle Poulin-Rioux, responsable du Mouvement employeurs engagés pour la réussite éducative au CJE, sont également d’avis que le décrochage est l’affaire de tous.

La rareté de main-d’œuvre, l’attrait du marché du travail et la possibilité de faire des sous peuvent sembler reluisants pour les jeunes qui décideront d’abandonner leurs études. Le décrochage scolaire est à la hausse depuis les dernières années et est en voie de gagner les plus jeunes. Tommy Poulin, directeur de la polyvalente Louis-Saint-Laurent à East Angus, s’inquiète de voir des jeunes de secondaire I et II abandonner l’école. Contrairement à la croyance populaire, ce phénomène n’est pas l’affaire exclusive du milieu scolaire: parents, amis, famille, employeurs, toutes les couches de la société devraient se sentir concernées.
C’est du moins le message que lancent les représentants scolaires, ceux des maisons des jeunes du territoire et du Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François. Le décrochage, de mentionner Judith Olson, coordonnatrice aux services d’intervention et intervenante au CJE, n’est pas que scolaire et n’est pas lié uniquement à l’emploi, il est multifactoriel.
M. Poulin souligne que le décrochage scolaire est à la hausse. Bien que les deux dernières années pandémiques viennent changer la donne, il n’en demeure pas moins que le nombre de décrocheurs pour l’année scolaire 2019-2020 est passé de 13 à 27 pour 2020-2021, alors qu’il se situait autour de 15 pour les années antérieures. Pour l’année en cours, bien qu’elle ne soit pas complétée, on dénombrait 20 décrocheurs dont 4 sont âgés de 14-15 ans tout secteur confondu, régulier et adaptation scolaire. M. Poulin ne cache pas son inquiétude envers ce qui semble ce nouveau phénomène qu’il qualifie de décrochage précoce, chez des élèves de 14-15 ans, soit début secondaire. Parmi les 20 élèves ayant décroché, 7 ont quitté pour le travail, d’expliquer M. Poulin. Il existe également une autre sorte de décrocheurs non comptabilisés, d’ajouter la directrice adjointe, Anne Lachance, qui sont les élèves présents en classe, mais non attentifs, entraînant pour conséquence des redoublements.
Sans pointer du doigt une seule cause expliquant le décrochage scolaire, on parle de multifacteurs des effets post pandémiques, de santé mentale, d’anxiété, d’attrait du marché du travail alors que certains employeurs sont disposés à embaucher des jeunes sans diplôme et formation scolaire.
Des mesures sont prises, explique M. Poulin. « J’ai un comité d’appoint. Moi aussi, j’ai des élèves qui arrivent en premier secondaire avec des difficultés. On les accueille, on a de l’adaptation scolaire qui existe. On réfléchit à comment notre organisation peut faire pour les amener encore plus vers la réussite. » Le directeur ajoute qu’il n’y a pas qu’un seul parcours qui existe pour la réussite. « On a chacun notre parcours et c’est ça qu’on essaie de trouver pour que les jeunes puissent avoir leur propre réussite. » La réussite, c’est multifactoriel, précise-t-il, c’est de mettre des structures. « Je pense que la Santé globale, c’est une structure qui favorise la réussite à cause de la motivation scolaire, savoir où nos jeunes s’en vont, ça fait partie des facteurs qui peuvent amener à la réussite. Avoir une réflexion que ces jeunes-là savent pourquoi ils viennent sur les bancs d’école, c’est un facteur de réussite. » La mise en place, il y a quelques années, du parcours employabilité consistant à développer des cartes de compétence particulièrement pour les élèves en adaptation scolaire est un autre facteur de réussite, estime le directeur. « Ce qu’on veut, c’est que ces jeunes-là réussissent à leur façon. » Des efforts sont également déployés pour aider les jeunes individuellement, que c’est par l’intervention de professionnels comme psychologue, travailleur social, éducateur spécialisé, conseiller en orientation, orthophoniste. D’autres initiatives s’ajoutent comme celle d’être une école hors piste permettant l’intégration d’un programme qui travaille en prévention et intervention pour l’anxiété entre autres. Un autre partenariat avec Probex vise à garder les élèves accrochés à l’école et de revenir avec une idée positive de l’école, d’expliquer Mme Lachance.
Le message
La réussite, ce n’est pas juste entre les 4 murs d’une école, d’insister M. Poulin. « C’est une affaire de société, faut que ce soit l’affaire du Haut-Saint-François, qu’on se mette ensemble et qu’on valorise l’école, qu’on valorise la réussite scolaire et qu’on pose de petits gestes au quotidien qui va faire un effet boule de neige, qui aura un effet global. » « Ça passe par le loisir, le culturel, le politique, tout le monde est concerné. Si on veut garder une population active et diminuer la précarité, on est tous concernés. C’est important de valoriser notre jeune. Si vous êtes témoin d’un jeune qui subit de l’intimidation, que sa santé psychologique va pas bien, appelez, prenez un temps avec lui pour jaser. Appelez à l’école, au CJE », d’exprimer Mme Olson.
Le personnel des maisons de jeunes sur le territoire et de la Maison Actimaje à East Angus est aux premières loges pour observer ce phénomène. Vicky Couture, coordonnatrice à la Maison des jeunes Actimaje, rappelle que le rôle de la ressource est de sensibiliser les jeunes à plusieurs valeurs comme le respect, la communication, les relations sociales entre jeunes. « On les aide à participer à des activités dans la communauté. Ils vont avoir un sentiment de fierté et de valorisation en faisant différentes tâches. Ce qu’on va leur inculquer, ça va avoir un impact dans leur relation avec les adultes. »
Pour Charles Talon, directeur général à Animation jeunesse du Haut-Saint-François, pour les points de service de Weedon, Dudswell, Scotstown et Saint-Isidore-de-Clifton, c’est d’offrir un milieu de vie où les jeunes ne se sentent pas jugés. « On favorise l’écoute, fait du repérage, de la prévention, de l’accompagnement. On évite que les jeunes aillent vers la consommation. » Ces intervenants prônent tous la même chose: prioriser l’écoute sans jugement, ce qui semble un bon point de départ pour mettre les jeunes en confiance et qu’ils prennent les bonnes décisions.

Budget MRC HSF

Budget 2023 de la MRC : Hausse des quotes-parts de 7,32%

Dominic Provost et le préfet, Robert G. Roy mentionnent avoir travaillé fort pour réduire au minimum l’impact du budget 2023 sur les quotes-parts des municipalités.

Le budget de fonctionnement de la MRC du Haut-Saint-François pour l’année 2023 grimpe de 12,2% passant de 6 675 293 $ à 7 490 728 $. Si une forte proportion du financement provient de divers programmes gouvernementaux, il n’en demeure pas moins que les municipalités contribuent financièrement via les quotes-parts qui grimpent de 7,32% passant de 2 754 950 $ à 2 956 745 $.
Cette majoration pour les municipalités est principalement attribuable à l’ajout de deux ressources au département de l’aménagement et l’ajustement salarial du personnel. Ces initiatives, expliquent Dominic Provost, directeur général de la MRC du Haut-Saint-François, ont fait l’objet de discussion au dernier lac-à-l’épaule et sont nécessaires. Elles concernent le Plan régional des milieux humides et hydriques ainsi que la mise à jour du Schéma d’aménagement et de développement. Ces deux aspects correspondent à 5% de la majoration de la quote-part tandis que 2% s’inscrivent dans les améliorations salariales nécessaires afin d’assurer la rétention et l’attraction du personnel en cette période de rareté de main-d’œuvre, de souligner M. Provost. Seulement 0,32% correspond au coût de fonctionnement. Le directeur général et le préfet de la MRC, Robert G. Roy, mentionnent que des efforts considérables de restriction ont été apportés à divers postes notamment en développement pour en arriver à ce résultat.
Plan d’action
Parmi les diverses actions prévues en cours d’année, plusieurs s’inscrivent en continuité comme le Plan régional des milieux humides et hydriques, la mise à jour du Schéma d’aménagement et de développement, la finalisation de mise à jour du Schéma de risque incendie et la réfection de la route 257. Plusieurs autres actions sont prévues comme dans le domaine géomatique concernant la mise à jour des photographies aériennes servant notamment à la matrice graphique et pour diverses analyses et cartographies. On retrouve également au secteur patrimonial l’inventaire patrimonial et appui aux municipalités en cette matière conformément à la Loi 49. Au chapitre de l’environnement, on poursuit les démarches pour trouver une solution à long terme pour la disposition des boues de fosses septiques, la poursuite de la mise à jour du plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) et la poursuite de la campagne du Mouvemente J’y participe. L’adoption des politiques et plans d’action MADA-famille, la relance de la stratégie de mobilisation vers les huit changements souhaités inclus dans la démarche Ose le HAUT, la mise en place d’une stratégie spécifique pour le développement d’un plan d’action pour l’attraction d’immigrants se retrouve dans le plan d’action. Le branchement Internet haute vitesse et la couverture cellulaire font également partie des préoccupations. La mise à jour du plan d’intervention sur le réseau routier et le développement d’une programmation en loisir nocturne ne sont que quelques items inscrits dans le volumineux plan d’action.
CLD
Le plan d’action local pour l’économie et l’emploi (PALÉE) en sera à la dernière année de sa période quinquennale. Donc, 2023 s’inscrit dans la continuité des initiatives amorcées. Au cours des prochains mois, les intervenants entameront une réflexion pour la préparation du projet cycle du PALÉE qui est normalement élaboré sur une période de cinq ans. L’ajout de sheds panoramiques, la possibilité de relance du dossier de piste cyclable inter-régional par la voie ferrée du Québec Central en feront certainement partie. D’autre part, une demande d’aide financière a été déposée pour l’aménagement d’un pavillon d’accueil dans le Marécage-des-Scots. Cette infrastructure servira au parc régional ainsi qu’au camping à Scotstown. La MRC prévoit également appuyer le projet Au sommet phase II d’aménagement du sommet du Mont-Mégantic pour devenir quatre saisons. « La SADC a pris l’initiative, pis on est partenaire de ça, une réflexion pour un plan d’action en tourisme. Pour nous, on va prendre ce résultat et on va le mettre dans la réflexion PALÉE quinquennale», de mentionner M. Provost. La participation à la relance de l’aéroport fait également partie des diverses actions qui seront posées, en matière de développement au cours de la présente année.
Faire avec
Oeuvrant dans le monde municipal depuis plusieurs années, le préfet Robert G. Roy admet sans ambage « c’est un des plus durs budgets que j’ai eu à faire. » Parmi les défis qui devaient être relevés, les responsables devaient composer avec l’augmentation du coût de la vie, l’ajustement salarial du personnel dans le but de maintenir et créer l’attraction du personnel, sans compter les nouvelles responsabilités transférées par le gouvernement du Québec et l’argent en moins. M. Roy mentionne que l’objectif était d’en réduire l’impact sur les quotes-parts des municipalités et par conséquent sur les citoyens. « Ça, j’ai trouvé ça dur, je n’ai pas peur de le dire. Ça fait vingt quelque années que je fais des budgets municipaux et c’est la première fois que je déteste faire un budget. » Sans dire être confortable avec le présent budget, le préfet admet que l’augmentation de la quote-part à 7,32% « c’est élevée, mais lorsque l’on tient compte du taux de l’inflation à 6,9 % ,je suis quand même proche. J’aurais aimé faire mieux. Je ne dirais pas que je suis satisfait, mais faut que je vive avec. Moi, ce qui est important, c’est que les maires le comprennent. Les maires ont compris, personne n’était contre le budget. On a bien expliqué le travail qu’on a fait.»

Marché NOel Weedon

Marché de Noël à Weedon : Une deuxième édition appréciée

Pour une deuxième année consécutive se tenait un marché de Noël au Centre communautaire de Weedon. Tanya Dubois, organisatrice de l’événement, explique la deuxième édition au fait que « les gens ont le goût de revenir voir nos artisans. » L’achalandage des visiteurs témoigne également de l’intérêt du public pour l’activité. Les exposants provenaient entre autres de Disraeli, Thetford, Victoriaville, Weedon et de la région. « On en a d’un peu partout. On est une communauté ouverte », lance en riant, Mme Dubois. Parmi l’offre de produits, on retrouvait notamment de l’artisanat sur bois, des chandelles, des huiles essentielles, des baumes de bain, du chocolat chaud, des bijoux, des produits d’Afrique, des sacs magiques, du miel, des produits de la Ferme Renaissance, la participation d’un producteur de viande de lapin et autres. Satisfaite de l’achalandage, Mme Dubois est confiante de participer à la mise en place d’une tradition. L’objectif d’un tel événement, pour l’organisatrice, « est de faire vivre notre Weedon, que les gens soient heureux de se rassembler à Weedon pendant le temps des Fêtes et aider les aînés à sortir, briser l’isolement. »

Fete Noel Weedon

Une soirée de Noël enchantée à Weedon

Plusieurs familles ont participé à la soirée de Noël organisée par Sports Loisirs Weedon avec la collaboration de la Maison des jeunes Vagabond. La neige était au rendez-vous créant une atmosphère tout à fait féérique pour les activités extérieures. La marche avec les lutins et le sentier illuminé agrémenté du feu de camp, guimauves et chocolat chaud créaient une ambiance des fêtes unique. Les enfants ont également eu l’occasion de patiner à l’intérieur de l’aréna avec les lutins et le père Noël. D’autres ont assisté à la projection d’un film de Noël à la Maison des jeunes. L’activité en était à sa 3e édition et fort à parier qu’elle reviendra l’an prochain.


Père Noel Lingwick

Le père Noël s’arrête à Lingwick

C’était le branle-bas de combat le 10 décembre dernier à Lingwick. La nouvelle s’était répandue comme une traînée de poudre que le père Noël allait faire un arrêt à la place centrale. De fait, la rumeur s’est confirmée et le vieux bonhomme à la barbe blanche s’est arrêté pour rencontrer les enfants et leur remettre par la même occasion un présent. Ils étaient plusieurs enfants, parents et grands-parents à attendre le visiteur et tous étaient heureux de son passage. L’activité ainsi que les présents étaient offerts par l’organisation du Village de Noël avec la collaboration de l’équipe du Bike Stop. D’ailleurs, les sous amassés lors de l’activité Bike Stop servent entre autres à défrayer diverses activités saisonnières comme celle de l’Halloween, la fête d’automne et l’activité de Noël, d’expliquer Manon Rousseau, membre du comité Village de Noël.

Concert classique

Concert classique de Noël : Les amateurs fidèles au rendez-vous

Plus de 80 personnes ont assisté au traditionnel concert classique de Noël présenté en l’église Saint-Camille de Cookshire-Eaton. Les artistes Marilène Provencher-Leduc à la flûte traversière, Julien LeBlanc au piano, Catherine St-Arnaud, soprano et le ténor lyrico-spinto Emmanuel Hasler ont plongé l’audience dans l’atmosphère de Noël.
Pas moins d’une vingtaine de pièces ont été interprétées au cours de la soirée mettant en évidence le talent de chaque artiste. Ces derniers, à tour de rôle, ont pris le temps de présenter chacune des pièces afin de permettre à l’auditoire de bien s’en imprégner. En guise d’introduction, Manon-Élisabeth Carrier et Irène Rouleau, membres du Cœur villageois et de la Galerie d’art Cookshire-Eaton, ont souligné l’importance de l’art, particulièrement en milieu rural. Ces représentantes ont réitéré l’importance d’offrir l’opportunité au plus grand public possible, notamment les enfants, de découvrir cet aspect enrichissant pour l’âme. Dans cet esprit, on a fait circuler le « panier du bonheur » où les participants étaient invités à effectuer un don. L’argent recueilli permet d’offrir aux jeunes des écoles primaires de la municipalité de découvrir l’art sous ses différentes formes.

Caserne de pompier

Cookshire-Eaton Agglomeration Fire Department : Firehouse No. 2 in Sawyerville is Inaugurated

The Cookshire-Eaton Agglomeration Fire Protection Service (SPCI) has inaugurated Fire Station No. 2, located in Sawyerville. The department now has three more spacious and functional fire stations: Cookshire-Eaton, Sawyerville and Johnville.
The original Sawyerville station was built in 1954, and quickly became outdated for several reasons, including the size of the building. The old municipal garage also served as a temporary station for a period of almost 10 years, but it too was too small, so it was very difficult to store equipment and maintain the vehicles. As early as 2011, the city council began to discuss the construction of a building. The work began in the fall of 2021 and required an investment of $1.25 million.
This 11-year project took almost two years to complete. This can be attributed to various factors linked to the pandemic, such as the scarcity and cost of building materials, for example, said Éric Cloutier, director of the Fire Protection Service. The mayor of Cookshire-Eaton, Mario Gendron, is very happy with the finished work. “I am particularly happy and proud to see all the work that has been done to upgrade the fire stations on our territory. Today we officially begin operations at Firehouse No. 2 in Sawyerville. For the citizens of Cookshire-Eaton and Newport, today we have proof that there is strength in unity,” concluded Gendron.
The Cookshire-Eaton agglomeration includes the municipality of the same name as well as that of Newport. Nearly fifty officers and firefighters are responsible for covering an area of approximately 567 km2 with 6,042 resident citizens. That’s nearly 11 people per square kilometer. About 400 operations take place per year, said Marcel Charpentier, chief of operations for the three stations. In addition to putting out fires, the SPCI personnel also act as first responders for road accidents and rescues in zones that are more difficult to access. “Really, everything that falls into the category of emergency calls. There is more than one a day,” he concluded.
Of the 50 firefighters, 17 are stationed in Cookshire-Eaton, 18 in Johnville and 13 in Sawyerville. The various vehicles of the Cookshire-Eaton SPCI are distributed across the three stations and include two tank-trucks, three fire pumps, three emergency-unit trucks, one rescue boat and one all-terrain vehicle for “off-road” cases. The municipality of Cookshire-Eaton also has a training center very close to the Sherbrooke airport, which is used by many municipalities in the Estrie region, but also by the Canadian army, the RCMP and the Sûreté du Québec, explained Cloutier, director of the SPCI.
According to Cloutier, the construction of a fire hall with four doors had become necessary. With the growth in numbers, the purchase of new equipment, and the large area to be covered, upgrading the station in the Cookshire-Eaton agglomeration was self-evident. The brand new fire hall also has a training room.

Martial Gaudreau

Centre de formation professionnelle aux adultes HSF : Fermeture des programmes Secrétariat et Comptabilité

Martial Gaudreau, directeur du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons, mentionne que la diminution des inscriptions à la formation professionnelle est malheureusement un phénomène généralisé à l’ensemble du Québec.

Le centre de formation professionnelle aux adultes, pour le point de service du Haut-Saint-François à East Angus, mettra un terme à deux programmes de formations pour l’obtention du diplôme d’études professionnelles (DEP) soit en secrétariat et comptabilité, le 30 juin prochain. La nouvelle a pris les étudiants par surprise et certains ont fait part de leur frustration de cette annonce survenue en décembre dernier.
Martial Gaudreau, directeur général du Centre de services scolaire (CSS) des Hauts-Cantons, mentionne ne pas avoir le choix en raison du faible volume de participants inscrits. La norme, explique-t-il, selon le ministère, est de 20 élèves par programme, soit 40 au total. Présentement, on compte que 16 élèves pour les deux programmes réunis à entrée et sortie continue. M. Gaudreau mentionnait au moment de l’entrevue, en décembre dernier, avoir reçu seulement cinq inscriptions pour le Haut-Saint-François depuis septembre. Il ajoute qu’en juin, il restera six élèves du programme qui n’auront pas complété, soit quatre en secrétariat et deux en comptabilité.
M. Gaudreau mentionne que le Centre de services scolaire mettra tout en œuvre afin de permettre à la clientèle de compléter le programme. Pour y arriver, on propose trois alternatives. La première est d’accélérer la période d’apprentissage en ajoutant des heures qui permettraient de passer d’une base de temps partiel à temps plein. La seconde alternative est que les six élèves concernés, dont un est de Sherbrooke, se déplace soit au Granit ou à Coaticook. Pour les personnes du Haut-Saint-François, un service de transport avec Transport HSF est déjà disponible pour faire la navette vers le Centre de formation professionnelle de Coaticook. La troisième, considérée comme l’avenue privilégiée, est de suivre à distance la formation. « Pour les six, parce qu’on avait un engagement de compléter la formation, on va leur prêter tout le matériel informatique dont ils auraient besoin pour bien finir leur formation. » Les trois modèles sont disponibles, d’insister M. Gaudreau. Il ajoutait que des rencontres avec les élèves concernés avaient eu lieu pour déterminer quel modèle leur convient.
Annonce
Quant aux reproches adressés par certaines étudiantes à l’effet que l’annonce soit faite tardivement, M. Gaudreau mentionne qu’il aurait été difficile de le faire avant. Ce dernier explique qu’une mise à jour est effectuée en novembre et que généralement, « avant le COVID, on avait toujours un lot d’entrée en novembre. On espérait avoir un lot d’entrées pour ne pas à prendre ce genre de décision-là. Au moment où on a vu qu’on n’avait pas le nombre d’inscriptions et on était à perte, on n’avait pas le choix. Par le passé, on était un peu déficitaire, ça fait partie de notre mission d’offrir de la formation et on se rattrapait ailleurs dans l’organisation. Mais là ce n’était plus de la saine gestion », de préciser M. Gaudreau.
Démarche
M. Gaudreau mentionne que dans le contexte de rareté de main-d’œuvre, ce sont tous les programmes de formation professionnelle qui sont affectés. En raison du manque de personnel, les employeurs ont tendance à embaucher des personnes non qualifiées. « Présentement, avec le plein emploi, les employeurs embauchent des travailleurs non qualifiés parce qu’ils manquent de monde. Il faut savoir que cela n’est pas un incitatif à suivre des cours. Présentement, le monde qui s’inscrit en formation professionnelle, on a une bonne diminution. C’est vrai pour secrétariat et comptabilité, c’est vrai pour d’autres programmes. Je regarde dans le Granit, Taille de pierre, je suis le seul au Québec à offrir le cours; on le ferme, en décembre parce qu’il ne restait plus d’inscription. Un cours d’Abattage que j’aurais dû partir au mois d’août, il y avait seulement 4 personnes intéressées; on n’a pas pu partir le cours. Dans le Granit, on part un cours à perte pour offrir un service. Le volume d’étudiants est à la baisse de façon importante. L’autre carte pour le Haut-Saint-François, celui d’Opérateur en équipement de production, on paye pour la formation. Quelqu’un qui vient suivre la formation, on le paye 15 $ de l’heure pour venir sur les bancs d’école et même à ça, je ne suis pas capable de débuter le cours ,je n’ai pas d’inscription. En formation professionnelle, la clientèle n’est pas au rendez-vous. Ce phénomène est vrai pour le Québec au complet », d’exprimer M. Gaudreau.
Des incitatifs ont été faits pour tous les programmes, d’assurer le directeur général. « Un paquet d’initiatives se sont faites à l’automne, on approche les gens, les commerces en disant : si vous avez du monde à faire former, envoyez-les. On offre du temps partiel, on a même embauché une ressource qui travaille spécifiquement à la promotion en formation professionnelle. On a de nouvelles pages Facebook, on a un nouveau site Web pour la formation professionnelle, on siège sur des comités régionaux pour la valorisation de la FP, on travaille en concertation avec les autres centres en Estrie », insiste M. Gaudreau.
Avec la fermeture des programmes Secrétariat et Comptabilité, il restera celui d’Opération équipement de production ainsi que le Transport et Charpenterie/menuiserie en raison d’entente avec d’autres institutions scolaires.
M. Gaudreau mentionne que les programmes seront toujours offerts à distance. Si jamais le nombre le justifiait, il serait possible de l’offrir à nouveau. Présentement, on peut offrir le cours, mais à distance. Pour les six, il sera possible de passer les examens finaux au Centre de formation professionnelle du HSF.

Marché Noel Bury

Adultes et enfants s’amusent à Bury

C’était la fête au marché de Noël de Bury. L’activité organisée par la municipalité avec la collaboration de plusieurs organismes comme le journal local L’Image de Bury, le Centre culturel Uni, l’Association athlétique et les pompiers, se sont donné la main pour organiser une fête familiale inoubliable. Il y en avait pour tous les goûts; adultes comme enfants ont eu l’occasion de faire de belles trouvailles au Manège militaire où 19 exposants présentaient leur savoir-faire. Parmi ceux-ci, on retrouvait un groupe de jeunes qui offrait des vitraux et mosaïques de verre fabriqués dans le cadre d’un atelier de mosaïque mis en place par la municipalité. Au cours de la journée, les enfants ont eu la chance de bricoler à l’atelier des lutins. Ces personnages hauts en couleur ont accompagné leur jeune clientèle en leur distribuant également du chocolat chaud. Le bon vieux père Noël était sur place pour accueillir les demandes des petits. Les enfants avaient l’occasion de brûler des calories dans les jeux gonflables, mais non pas avant d’avoir savouré une queue de castor. Des tours de calèche étaient offerts gratuitement aux visiteurs. Sabrina Patry, lutin et membre du comité organisateur, était satisfaite de la participation et promettait une autre édition l’an prochain.

Suivi Dudswell

Consultation publique de Dudswell : Deux projets se démarquent

Une année remplie de projets à Dudswell.

Les résultats de la consultation publique organisée par la municipalité de Dudswell, au mois d’octobre, sont enfin dévoilés et révèlent que ce sont 150 citoyens qui se sont prononcés concernant les six projets de développement à venir pour les prochaines années. Des six projets potentiels, deux sont sortis du lot plus que les autres, soit l’aménagement de jeux d’eau au parc Gordon-MacAuley et la construction d’un bâtiment hébergeant un centre de location plus vaste à la plage P.E. Perreault.
Outre ces deux projets ayant dominé le sondage effectué par la municipalité, l’aménagement d’un espace pour véhicule récréatif (VR) sur le site de la plage P.E. Perreault et la construction d’un toit pour la patinoire du parc Jocelyn-Gouin ont aussi fait écho auprès des citoyens. Les deux projets ayant récolté le moins de points sont l’installation d’un panneau électronique qui servirait à afficher les évènements municipaux ainsi que des travaux de réfection de l’Église anglicane, notamment la construction d’une fondation et le redressement du bâtiment.
Cette consultation publique aura aussi permis au conseil municipal d’informer les citoyens des projets qui ont été adoptés et qui devraient se réaliser au courant de l’année. Parmi ceux-ci, la rénovation du centre communautaire (secteur Marbleton) au coût de 513 000 $ et subventionnée à 60 %, l’aménagement d’une piste asphaltée, 120 000 $ et subventionnée à 70 % et la rénovation du bâtiment de service du parc Gordon-MacAuley, 52 000 $ pour une subvention de 80 %. Une piste de vélo de montagne de plusieurs kilomètres sera aménagée au sentier du Ravage, subventionnée à 75 % et coûtant au total, 95 500 $. De plus, pour 45 000 $ et subventionnée à 75 %, une bonification des sentiers pédestres et multifonctionnels de la municipalité sera faite en 2023. En septembre 2022, Dudswell a fait l’achat de nouveaux équipements pour son marché public. Ce projet ayant un coût total de 13 766 $ a été subventionné à 75 %.
Pour la municipalité, il est important de faire preuve de transparence et de consulter sa population. « Faire des consultations publiques, c’est intéressant. Ça nous aide à nous orienter, être sûrs que nous sommes dans la bonne direction », d’exprimer Marianne Paré, mairesse de Dudswell. Selon un sondage effectué auprès des citoyens qui ont participé à ce vote, en présence ou en ligne, 88 % des répondants disent avoir apprécié la tenue d’un tel évènement. La mairesse Marianne Paré s’est dite très satisfaite de l’exercice. « Cette manière de faire, façon speed dating, c’était la première fois et mis à part une plus grande logistique et la participation de plus d’élus municipaux, ce fut une belle expérience. Je tiens à remercier tous les citoyens qui y ont participé. » Par contre, c’est seulement 58,8 % des citoyens qui se sont dits satisfaits par les projets présentés.

Les épatants

Les éPATants toujours actifs

L’équipe Les éPATants relais pour la vie le Cœur des Cantons poursuit son implication pour la cause du cancer. Tout au long de l’année, ces bénévoles dévoués amassent des fonds par diverses activités de financement. La dernière découlant des ventes de leur kiosque au marché de Noël de Dudswell leur a permis d’amasser 1 308 $. Les montants recueillis seront remis à la Société canadienne du cancer Estrie.

Marché Noel La Patrie

Marché de Noël à La Patrie : Toujours aussi populaire

À sa quatrième édition, la popularité du marché de Noël à La Patrie ne fait aucun doute. Encore cette année, ils ont été plusieurs centaines de visiteurs à faire de belles découvertes en visitant les 25 exposants participants. Parmi les produits offerts, on retrouvait des tableaux, des savons, du tricot, du crochet, des bijoux, articles en bois, des produits d’érable, des sacs recyclés, des capteurs de rêve et bien d’autres. Si l’activité semblait faire le bonheur des adultes, les enfants se sont également amusés. La Ferme Deça Deci a participé à l’activité en apportant sur place notamment des alpagas. La participation des pompiers, une maquilleuse pour les enfants et des promenades de chariot tiré par des chevaux ont fait le bonheur des petits comme des plus grands. Les jeunes pouvaient également se réchauffer près d’un feu tout en savourant un chocolat chaud. Annie Croteau, responsable de l’activité avec son équipe, est satisfaite du marché de Noël. « L’an prochain, ça va être notre 5e, on va mettre le paquet. Il va y avoir des jeux gonflables, on va essayer de faire de quoi de spécial. »

Marché de Noël de Johnville : Une première intéressante

La première édition du marché de Noël se tenant à la salle communautaire de Johnville, à Cookshire-Eaton, s’est révélée fort prometteuse pour l’avenir. Pas moins de 23 exposants provenant d’un peu partout en région ont participé à l’événement offrant des produits de toutes sortes. Tuques, mitaines, produits artisanaux pour bébés, cartes de Noël, jouets et autres en bois, meubles, accessoires décoratifs en tissu, bijoux, produits de l’érable, cosmétiques écologiques, toiles sans oublier les gâteaux aux fruits vendus par le Club Lions local faisaient partie de l’éventail des produits offerts. Plusieurs exposants semblaient satisfaits de leur vente. La population était également au rendez-vous. Jean Tremblay, organisateur de l’activité, est satisfait de cette première édition et songe déjà à une seconde. L’activité était organisée par le Club Lions de Cookshire-Eaton et les profits seront versés pour les bibliothèques de l’école Notre-Dame-de-la-Paix et la garderie Il était une fois pour l’achat de livres. D’autre part, l’école primaire située à Johnville, a également participé à l’activité en mettant en vente des pâtisseries et divers bricolages. Les recettes seront remises à la fondation de l’école et serviront à défrayer des activités et l’achat de matériel, d’expliquer Catherine Cliche, responsable du service de garde. En fait, tous les élèves de la maternelle à la 6e année du service de garde et des dîneurs ont bricolé pour la cause.

Reserve ciel étoilé

Deux prix d’excellence remportés par la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic

Sébastien Giguère, porte-parole et responsable de l’éducation, Éric Olivier, secrétaire de la Fondation, Dany Gareau, administrateur, Rémi Boucher, coordonnateur scientifique et porte-parole, Séverine Clause, agente de protection du ciel étoilé, Mélina Dubois-Verret, coordonnatrice à la conservation et aux partenariats, Bernard Malenfant, président de l’ASTROLab.

La Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic s’est vu décerner deux prix d’excellence pour son travail de rayonnement et sa façon de concilier les besoins en éclairage nocturne et la préservation du ciel étoilé. De la Fondation estrienne en environnement, la Réserve a reçu le Prix Distinction et du Conseil canadien des parcs, elle a obtenu le Prix Excellence annuel.
Le Prix Distinction récompense les efforts mis de concert par la Fédération québécoise des municipalités, les différents partenaires municipaux et l’équipe de la Réserve de ciel étoilé, pour le remplacement des luminaires routiers vers des produits moins énergivores et émettant moins de pollution lumineuse.
Le Conseil canadien des parcs a octroyé, quant à lui, le Prix Excellence annuel au réseau de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) pour le projet Sépaq étoilé, dont la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic est partenaire. L’objectif derrière cette initiative panquébécoise est de réduire au maximum la pollution lumineuse partout sur le territoire et faire valoir le ciel étoilé dans toute sa grandeur à travers tous les établissements du réseau.
Cet enjeu est maintenant pris en considération à travers tous les parcs nationaux du Québec. Sépaq étoilé a aussi permis d’identifier les luminaires extérieurs problématiques sur chacun des territoires et de recommander des solutions ayant moins d’impact environnemental, grâce à un nouveau guide de l’éclairage produit par la Réserve et destiné à toutes les aires protégées. « La présence ou l’absence d’éclairage est un élément hyper important pour la biodiversité de notre territoire. C’est important de combattre la pollution lumineuse pour non seulement voir les étoiles, mais aussi pour conserver les écosystèmes », d’exprimer René Charest, spécialiste en conservation à la Sépaq, au quotidien La Presse.
La Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic est la 1re réserve certifiée par l’International Dark-Sky Association (IDA) et est aussi certifiée par la Société royale d’astronomie du Canada.

Moulinage 3A

Moulinage 3A : Des travailleurs étrangers à la rescousse

Malgré le fait d’être éloignés de leur famille, les travailleurs étrangers Abderrahne Ouahmane, Zouhair Alipane, Samir Okba, en compagnie de leur superviseur Gino Chouinard, sont heureux de travailler au Québec.

La pénurie de main-d’œuvre se fait sentir dans tous les domaines économiques au Québec et l’entreprise de Cookshire-Eaton, Moulinage 3A, ne fait pas exception. Ayant de la difficulté à recruter dans la province pour ses quarts de soir et de nuit, l’entreprise basée sur la rue Principale Est s’est tournée vers l’Afrique du Nord, plus précisément au Maroc, pour combler les postes vacants.
Cette problématique ne date pas d’hier puisque la compagnie avait aussi fait appel à six travailleurs marocains, il y a quelques années. « C’est très difficile de trouver des travailleurs d’ici, qui veulent venir faire les quarts de soirs et de nuits. À l’étranger, cette main-d’œuvre est disponible et disposée à travailler pour nous », d’exprimer Isabelle Primeau, responsable des ressources humaines et de la STT (Syndicat des travailleurs en télécommunications) chez Moulinage 3A.
Prochainement, l’entreprise prévoit accueillir encore huit travailleurs étrangers qui viendront renforcer leur équipe et permettre une production continue. Deux arriveront dès ce mois-ci alors que les six autres viendront en 2023. Moulinage 3A prend en charge les nouveaux arrivants et les aident dès leur arrivée au pays. « On les aide pour l’intégration. On les a aidés à se loger, on les a aidés avec tout le processus de création d’un compte bancaire et on les a accompagnés pour aller se chercher des vêtements plus adaptés aux hivers québécois », d’exprimer Mme Primeau.
Question logement, l’entreprise avait à cœur d’aider les nouveaux travailleurs, mais elle n’a pas été en mesure de dénicher des logements adéquats et abordables. Elle a donc dû trouver une autre alternative. « On a tout simplement aménagé un logement directement dans l’usine. Tous les travailleurs vivant à cet endroit sont logés gratuitement », de dire Isabelle Primeau.
Côté rentabilité, il serait tout à fait normal de penser qu’il est moins rentable pour une entreprise d’engager outre-mer plutôt que de faire travailler des gens localement. Mais ce n’est pas le cas selon la responsable des ressources humaines. « Oui, effectivement, ça peut sembler plus cher de prime abord, mais finalement, c’est plus rentable pour la compagnie de faire venir des travailleurs étrangers parce que si on se fiait uniquement à la main-d’œuvre québécoise, plusieurs de nos quarts de travail ne seraient pas comblés et ça représenterait une perte en bénéfice plus grand que le coût attaché à tout ça. » En plus, les travailleurs étrangers signent des contrats de travail qui les lient à l’entreprise pour une période déterminée. « Finalement, notre main-d’œuvre est plus stable de cette façon et ce sont d’excellents travailleurs », de conclure Isabelle Primeau.
Les six premiers travailleurs sont présentement en pleines démarches pour obtenir la résidence canadienne permanente et selon Moulinage 3A, les huit prochains arrivants aimeraient aussi obtenir la résidence et peut-être un jour, la citoyenneté.
Le journal a rencontré trois des six travailleurs œuvrant au sein de l’entreprise de Cookshire-Eaton, établis au Québec depuis 2020. Le choix de la province francophone s’est imposé de lui-même puisqu’au Maroc, le français est une des langues les plus répandues. L’accès au travail est plus facile ici que dans leur pays d’origine. « Le Québec était un choix intéressant puisque la première langue est le français et trouver un travail est plus facile ici qu’au Maroc », de nous dire Abderrahne Ouahmane. Depuis leur arrivée, beaucoup de choses ont évolué. Ils ne vivent plus dans l’appartement mis à leur disposition par Moulinage 3A et sont maintenant locataires à part entière. « Notre adaptation s’est très bien passée, la compagnie nous a vraiment aidés au niveau de l’intégration, autant travail que dans les autres sphères de la vie », d’exprimer Samir Okba. « L’accueil a été vraiment bien. L’entreprise a été là pour nous, ainsi que les employés avec lesquels nous travaillons. La partie la moins évidente, c’est d’être loin de nos amis et familles. Mais en arrivant ici, on s’est découvert une autre forme de famille », d’expliquer Zouhair Alipane. La seule chose qu’ils déplorent est la lourdeur et le prix exorbitant pour l’obtention de la résidence permanente canadienne.

actualite

Nouveau montant ponctuel pour le coût de la vie : Revenu Québec amorcera sous peu les premiers versements

Revenu Québec amorcera d’ici le début du mois de décembre la distribution des montants ponctuels versés par le gouvernement provincial pour aider les Québécois et Québécoises à faire face à un taux d’inflation plus élevé que prévu. Il finalise actuellement les derniers préparatifs visant à verser les sommes prévues. Tel qu’annoncé précédemment, Revenu Québec débutera les versements de l’aide financière à plus de 6,5 millions de contribuables, et ce dès décembre. Les personnes qui ont un revenu net de 50 000 $ ou moins recevront une aide ponctuelle de 600 $, tandis que celles dont le revenu net se situe entre 50 000 $ et 100 000 $ auront droit à un montant minimal de 400 $. Les personnes dont le revenu net varie entre 100 000 $ et 104 000 $ recevront un montant moindre, établi en fonction de leur revenu. Ce nouveau montant ponctuel non imposable sera basé selon le revenu de l’année 2021 et Revenu Québec le versera automatiquement par dépôt direct ou par chèque aux personnes qui auront transmis leur déclaration de revenus de 2021. Les citoyens et citoyennes n’ont pas à faire de démarche pour obtenir l’aide financière. Les contribuables qui n’ont pas encore produit leur déclaration de revenus de 2021 ont jusqu’au 30 juin 2023 pour le faire et ainsi profiter de cette nouvelle mesure. Les personnes qui bénéficiaient de l’aide financière de dernier recours au 31 décembre 2021 et qui bénéficient du versement automatique de la composante relative à la TVQ du crédit d’impôt pour solidarité n’ont pas à produire de déclaration de revenus pour être admissibles à cette mesure. Toutes les informations sont disponibles sur notre site Internet. Les personnes concernées peuvent aussi avoir accès à toutes leurs informations, par exemple la date de leur versement, dans leur espace personnalisé Mon Dossier.
Attention aux messages frauduleux !
Revenu Québec invite par ailleurs les citoyens et citoyennes à la prudence. Des textos et des courriels frauduleux circulent actuellement, faisant miroiter la possibilité d’obtenir un versement de 400 $ à 600 $. En aucun temps, Revenu Québec n’offre des remboursements ou des versements de cette façon. Ces messages constituent des tentatives de fraude, et Revenu Québec appelle à la vigilance, car la protection et la sécurité de l’information sont une priorité. Au cours des prochaines semaines, Revenu Québec procédera à une campagne de sensibilisation pour rappeler à la population qu’elle doit redoubler de vigilance face à ce genre de stratagème. Il est possible d’en apprendre plus sur nos façons de communiquer avec nos clientèles en consultant notre site Internet.

©2023 Journal Le Haut-Saint-François