Route 112

Sécuriser la route 112 entre Ascot Corner et Dudswell : François Jacques en fait un engagement

François Jacques s’engage à entamer les travaux pour sécuriser la route 112 entre Ascot Corner et Dudswell s’il est élu le 3 octobre.

Le député sortant de Mégantic et candidat de la Coalition Avenir Québec (CAQ), François Jacques, y va d’un premier engagement électoral en promettant d’entamer les travaux pour sécuriser la route 112 entre Ascot Corner et Dudswell au cours de son prochain mandat, s’il est élu.
Selon le candidat, la réalisation du projet nécessitera des travaux importants. On parle d’investissements majeurs, plus de 50 M$ qui visent des réaménagements, de possibles élargissements et d’autres mesures qui permettront, notamment le retour à une vitesse de plus de 70 km/h sur la plupart des sections de la route. Rappelons qu’en 2019, la vitesse a été réduite de façon urgente et temporaire sur le tronçon Ascot Corner et East Angus afin de réduire les risques d’accident. Cette mesure avait été prise peu de temps après un malheureux accident mortel survenu à l’angle du chemin Paul et de la route 112.
M. Jacques rappelle que plus de 17 000 véhicules circulent quotidiennement sur la route 112. « Les citoyens de la circonscription empruntent la 112 pratiquement quotidiennement et pour d’autres au moins une fois par semaine. Je prends l’engagement formel, si je suis élu le 3 octobre prochain, que des investissements majeurs seront effectués sur l’ensemble du tronçon entre Ascot Corner et Dudswell pour sécuriser la route et de pouvoir rétablir une vitesse supérieure à 70 km. Je garantis que ça va commencer avant la fin de mon mandat », d’assurer le candidat caquiste.
Pas moins de sept maires de la MRC du Haut-Saint-François participaient à la rencontre de presse aux abords de la route 112 devant l’Hôtel de Ville d’Ascot Corner. La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, s’est montrée particulièrement satisfaite de l’engagement de M. Jacques. Rappelons qu’elle s’était opposée à la réduction de la vitesse en 2019. « Moi, depuis le début, je demande qu’il faut remonter la vitesse. La population du Haut-Saint-François, on a été pénalisée là-dedans. Moi, j’ai des commerces qui voyagent ici tous les jours et me disaient les augmentations de coût que ça leur faisait en temps et autres. Je fais confiance à François Jacques et je suis sûre qu’on aura une belle 112 après la fin de son mandat. »

CJE HSF

Le CJE atteint ses objectifs

Le Carrefour jeunesse-emploi du Haut-Saint-François s’applique à intervenir auprès des jeunes du territoire.

Malgré les aléas de sa dernière année d’activité, le Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François a fait preuve d’imagination, d’originalité en plus d’utiliser les médias sociaux et diverses plateformes numériques pour atteindre tous ses objectifs et répondre aux besoins de sa clientèle.
Le directeur général de l’organisme sans but lucratif, Sylvain Lessard, et le président, Stephen P. Gauley, en étaient particulièrement fiers au moment de présenter le rapport d’activité pour l’exercice 2021-2022. Invité à commenter ce dont il était le plus fier, le directeur souligne les efforts et le courage de l’équipe. Il ajoute que « l’organisation a toujours prôné le travail-famille, mais cette année, c’était vraiment conciliation famille-travail. Tous nos objectifs ont été atteints, c’était un de nos gros défis. »
L’ensemble des interventions prévues et même les nouvelles initiatives ont été réalisées au cours de la dernière année. Le service d’aide à l’emploi avec 391 personnes rencontrées que ce soit en présentiel ou de façon numérique a bien fonctionné. Quant à la conciliation études-travail, elle s’est révélée une année charnière avec un plus grand risque du taux de décrochage et de démotivation à la suite de la pandémie. Les autres services que ce soit la persévérance scolaire, l’autonomie personnelle et sociale, le projet expérientiel et d’implication sociale, le bénévolat, le projet volontariat, l’entrepreneuriat ont obtenu une bonne participation des jeunes.
Place aux jeunes Haut-Saint-François continue à faire des petits. Le service a accompagné sept nouveaux résidents au cours de la dernière année en plus d’accueillir 10 participants dans le cadre des séjours exploratoires.
Le volet Place aux jeunes ados ainsi que le projet rassembleur avec l’initiative Chill dans le Haut et le projet Vlog ton Haut ont obtenu de belles participations. Au chapitre des expériences de travail, la Coopérative d’initiation à l’entrepreneuriat collectif (CIEC) a encore été en mesure d’offrir des services auprès de la communauté grâce à l’implication de huit jeunes adolescents. La collaboration d’employeurs du Haut-Saint-François a contribué à l’application du programme Desjardins jeunes au travail. Cette initiative a permis à cinq adolescents de 13 à 17 ans de vivre une première expérience de travail. Par ailleurs, le programme Apprenti-stage Desjardins a donné l’opportunité à une jeune de faire un stage de 80 heures au Service d’animation estivale (SAE) de Saint-Isidore-de-Clifton.
Le directeur général est satisfait de la dernière année d’activité soulignant au passage que le défi de faire de l’intervention sur les plateformes numériques et en présentiel en respectant les règles sanitaires n’était pas toujours évident. « Mais avec tous ces défis-là, on a quand même eu de belles réalisations. » L’année 2021-2022 marquait pour M. Lessard une fin de transition entre « le monde de pandémie et le monde normal. »
Rappelons que la mission du CJE du Haut-Saint-François est de soutenir et guider les jeunes adultes de 16 à 35 ans dans leurs démarches d’insertion socioprofessionnelle, en les accompagnant dans leur cheminement volontaire vers l’emploi, un retour aux études ou dans le projet démarrage d’une entreprise ou d’un projet.

Rurart

RURART présente À TABLE !

La première édition de À TABLE ! organisée par RURART.

RURART célèbrera cet automne son 10e anniversaire d’existence et pour le souligner, l’organisme invite les citoyens à se joindre aux artistes et intervenants invités lors d’un évènement qui se tiendra à la Ferme La Généreuse. La communauté est conviée le 24 septembre, et ce gratuitement, entre 13 h et 21 h, pour une panoplie d’activités. Il faut cependant, préalablement, s’inscrire via le rurart.ca.
La fondatrice et directrice artistique de l’organisme, Amélie Lemay-Choquette, voyait grand, et ce, depuis le début du projet. « J’ai toujours vu gros pour RURART. J’ai toujours cru au projet. Dès le départ, j’ai voulu inclure le plus de gens possible. J’ai voulu que ce soit inclusif pour tous, que tous se sentent bien à travers leurs propres démarches artistiques. »
La première édition de À TABLE ! est au thème de la cueillette en tant que méthodologie de travail qui entremêle les milieux agricoles et artistiques. Les artistes et intervenants participants proviennent du milieu des arts visuels, de l’art sonore, des arts vivants, ainsi que de la biologie et de l’agronomie. Sous forme de discussion, ils partageront une variété d’approches artistiques et agricoles en lien avec la notion de cueillette écoresponsable. Sous la forme d’une grande tablée où discussion, création et recherche se côtoient, l’évènement se tiendra à l’extérieur, sur le terrain de la ferme et dans certaines de ses installations. Au partage d’idées lors de la tablée thématique s’ajouteront des ateliers de création, des interventions artistiques, un feu-discussion, ainsi qu’un repas mettant en vedette des produits agricoles locaux.
En partenariat avec le Conseil de la culture de l’Estrie, la série d’évènements À TABLE ! prend la forme de grandes tablées qui se déroulent en extérieur, dans les champs et les boisés du domaine La Généreuse.
La commissaire de RURART, Noémie Fortin, rassemble à chacune des éditions, des artistes, des chercheurs et des producteurs agricoles autour d’une table thématique qui invite à l’échange et à la réflexion collective.
Le projet de résidence en milieu rural a été initié en 2012 par l’artiste Amélie Lemay-Choquette, sur le domaine de La Généreuse, ferme pionnière en agriculture biologique située à Cookshire-Eaton. La formation bi disciplinaire d’Amélie en danse contemporaine et en peinture a insufflé dès le départ la dimension multidisciplinaire au projet. RURART a accueilli depuis ses débuts plus d’une centaine d’artistes venus du Québec, des États-Unis et de l’Europe dans ses programmes de résidences immersives.
Jusqu’au 30 septembre, l’artiste Frédéric Lavoie sera en résidence sur le terrain de la La Généreuse pour partager son expertise et sa passion pour les champignons et les insectes. RURART et M. Lavoie invitent les personnes intéressées à en savoir plus à venir discuter et aller à la rencontre de la nature avec ce dernier, à la quête de champignons ou d’insectes intéressants.
En 10 ans d’existence, RURART a su se démarquer auprès de la communauté artistique. Cette reconnaissance aura valu à Mme Lemay-Choquette le prix Relève en Estrie du Conseil de la culture de l’Estrie (CCE) en 2013, ainsi que le prix Artiste de la communauté 2019 du Conseil des arts et des lettres en partenariat avec Les Arts et la Ville. L’organisme s’est également retrouvé parmi les trois finalistes du prix Développement culturel du CCE en 2019.

100 % achat local agroalimentaire du Haut-Saint-François

Défi 100 % local dans les Cantons-de-l’Est !

Les Estriennes et les Estriens sont en plein sur Défi 100 % local, qui se poursuit durant tout le mois de septembre ! Pour cette 8e édition, des milliers de personnes de toutes les régions de la province se sont lancé le défi de mettre plus de produits locaux dans leur assiette, et de développer ainsi leur curiosité et leur autonomie alimentaire. Il n’est d’ailleurs pas trop tard pour joindre la course, puisque les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 septembre au defijemangelocal.com.
Un pour cent à la fois
Le Défi 100 % local s’adresse à tous et il se réalise un pour cent à la fois. Modifier ses habitudes alimentaires et de consommation est un cheminement, et le Défi vise justement à accompagner les citoyennes et les citoyens dans cette transition, sans l’obligation d’atteindre la perfection.
« L’objectif du Défi n’est pas la performance, mais l’apprentissage. Être curieux et mieux comprendre quels sont les impacts de nos choix alimentaires est déjà un grand pas ! En plus de pouvoir échanger avec la communauté de locavores, vous pouvez découvrir de nouvelles façons de s’approvisionner localement, des recettes faciles qui privilégient les produits d’ici, ou encore des techniques de conservation pour pouvoir consommer certains produits à l’année », précise Héléna Hubert, conseillère en développement bioalimentaire chez Créateurs de saveurs Cantons-de-l’Est.
Relèverez-vous le Défi 100 % local ?
La population l’Estrie est invitée à s’inscrire le plus tôt possible, si ce n’est déjà fait, pour ne rien manquer du contenu, des trucs, des astuces, des recettes et des outils de cette 8e édition du Défi 100 % local, disponible en ligne et personnalisé pour l’Estrie au defijemangelocal.ca/region/cantons-de-lest-estrie/. Pas encore convaincus ? Pour motiver les troupes, le Défi organise des concours particulièrement excitants cette année. Il suffit de s’inscrire pour courir la chance de gagner un crédit-voyage gourmand d’une valeur de 500 $, un chèque-cadeau de 200 $ à la SÉPAQ ou l’une des 16 boîtes gourmandes à saveurs régionales.
En participant au Défi, on pose un geste engagé qui fait vivre des familles, dynamise le territoire, renforce le tissu social, réduit notre empreinte environnementale et fait tourner l’économie locale. Le tout, en profitant de l’abondance des récoltes et en assouvissant sa gourmandise !
Merci à nos partenaires
Ce projet est financé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique bioalimentaire 2018-2025, Alimenter notre monde. Le Regroupement des Tables de concertation bioalimentaire du Québec (RTCBQ) est aussi heureux de compter sur le soutien d’Aliments du Québec, d’Aliments du Québec au menu, de l’Union des producteurs agricoles (UPA), de l’Association des marchés publics du Québec (AMPQ) et du Réseau des fermiers et fermières de famille.
À propos du Défi 100 % local
Le Défi 100 % local est organisé par le Regroupement des Tables de concertation bioalimentaire du Québec (TCBQ). Il a pour mission d’accompagner les citoyennes et les citoyens du Québec à effectuer une transition progressive vers une alimentation de plus en plus locale.

Grace united Church

La petite église dans la forêt : Grace United à Brookbury a 150 ans

L’Église Grace United, 150 ans dans la forêt de Brookbury.

L’église a été consacrée le 29 février 1872. C’est ce que dit la Bible que le pasteur, le révérend Adams, avait donné aux administrateurs à cette occasion. Et Violet Main a cette Bible.
Violet et Stuart Main faisaient partie d’un groupe de 20 personnes lors du service du 31 juillet dernier marquant le 150e anniversaire de l’église Grace United au 800 chemin Brookbury, juste au nord de Bury. Une célébration plus importante est prévue l’été prochain, après que la Covid soit devenue moins menaçante.
À l’origine méthodiste, la petite église blanche est devenue unie depuis que les méthodistes se sont joints à l’Église unie du Canada en 1925.
L’histoire familiale de Violet, née Downes, est liée depuis longtemps à celle de la Grace United. « Notre ferme n’était qu’à deux fermes de là. Je crois que c’est William Francis qui a fait don d’un terrain pour l’église et le cimetière (nous sommes cousins, Mme Francis était une Downes). »
Elle se rappelle avoir fréquenté l’église lorsqu’elle était enfant. « Je me souviens que mon père s’assoyait au bord du banc. J’étais sur ses genoux. Puis ma soeur était assise à côté de lui, et ensuite ma mère, puis mes trois frères. Nous remplissions le banc. C’était le quatrième à partir de l’avant, à côté de la fenêtre. »
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’église n’avait pas de pasteur. C’était un long voyage depuis Cookshire, surtout en hiver, lorsque les routes étaient « tapées », la neige était compactée au lieu d’être déblayée. Depuis ce temps, l’église a eu des services principalement en été ou lors d’occasions spéciales.
« Nous avions l’habitude d’avoir toutes sortes de personnes qui venaient aux services là-bas. Unis, anglicans, catholiques – des gens de Brookbury. C’était merveilleux », a déclaré Violet.
Lorsque l’Église Unie a proposé de vendre le bâtiment, les cousins Downes et d’autres se sont organisés pour que l’Association du cimetière Grace United l’achète en 2013. L’Association l’a peinturée et réparée, et prévoit d’autres travaux sur le bâtiment et sur l’acre de terrain environnant, a mentionné Margaret James, membre du conseil d’administration de l’Association.
À l’intérieur de l’église, le petit vestibule s’ouvre sur un sanctuaire contenant de simples bancs de bois, un orgue à l’ancienne, une chaire et une table de communion à l’avant ornée de bouquets de fleurs. À l’arrière, deux poêles à bois inutilisés avec un long tuyau de poêle menant à l’avant.
« C’est vraiment beau quand la lumière passe à travers les vitraux, avec les murs et le plafond en étain », a dit Margaret James, une autre membre depuis longtemps. « Ce n’est pas exagéré, c’est très simple. Je pense que c’est la beauté de la chose. »
Le 31 juillet, la révérende Tami Spires de la charge pastorale United Eaton Valley a dirigé le service avec des hymnes, des prières, des lectures des Écritures et une réflexion. De l’extérieur, le soleil projetait une faible lumière à travers les arbres environnants et les vitres vertes, jaunes et violettes des six hautes fenêtres. Sharon Moore jouait du piano.
Le service a pris fin avec l’ancien hymne « Church in The Wildwood. »
« Il y a une église dans la vallée près de la forêt, Il n’y a pas de plus bel endroit dans la vallée, » chantait tout le monde avec coeur.
« C’est un retour dans le temps », a dit Mme James. « Theda Lowry de dire que Brookbury est l’église parfaite pour chanter cette chanson parce que C’EST l’église dans la forêt sauvage ! »

Hockey

La ligue de hockey senior A débutera sa saison le 30 septembre

Nous apercevons les dirigeants avec des représentants d’équipes.

Les LumberJacks d’East Angus de la ligue de hockey senior A verra le début de la saison officielle se dérouler le vendredi 30 septembre prochain. Les équipes inscrites joueront 20 parties pendant la saison qui devrait se terminer le samedi 28 janvier. Les dirigeants se sont réunis plus tôt ce mois-ci afin de peaufiner les derniers détails et réglementations pour la saison 2022-23. Les intervenants de la ligue, dont le président M. Jean Lamirande, sont tous de retour quoique certains auront des rôles différents au sein de l’organisation. M. Lamirande s’est dit très enthousiaste par ce début de saison. « La LRH ne cesse d’augmenter son calibre tout en laissant de la place aux joueurs locaux. C’est une autre saison très excitante qui s’amorce et j’ai très hâte d’aller aux matchs dans les différents arénas de la ligue. »

actualite

Branchement Internet HV : Pas tous les foyers branchés au 30 septembre

Le projet du gouvernement de François Legault de procéder au branchement Internet haute vitesse pour l’ensemble des mal desservis, pour le 30 septembre, accuse un retard, mais le préfet du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, semble confiant que la forte majorité des foyers du territoire ciblé soit branchée comme prévu.
Au moment de l’entrevue, le préfet était en attente de réponse quant à savoir combien de foyers resteraient à brancher sur le territoire au-delà du 30 septembre. Selon les chiffres qu’il détenait, passé cette date, de 70 000 à 100 000 foyers resteraient à être branchés au Québec. M. Roy mentionne que sa préoccupation est de s’assurer que les gens qui ont Starlink puissent avoir l’opportunité de se brancher sur la fibre optique s’ils le désirent. Le préfet mentionne que les foyers non branchés au 30 septembre et ne disposant pas du service Starlink pourront se faire offrir ce service de façon temporaire. Le coût, précise-t-il, devrait être comparable à celui de la fibre optique. M. Roy assure qu’il effectuera un suivi serré afin que tous les foyers prévus soient branchés le plus rapidement possible.

Parti libéral

Eloïse Gagné, la nouvelle candidate libérale dans Mégantic

Eloïse Gagné.

Après le désistement de Ratiba Fares, il y a quelques jours, le Parti libéral du Québec (PLQ) a trouvé sa candidate dans la circonscription de Mégantic pour les élections du 3 octobre. Il s’agit de l’avocate spécialisée en droit des affaires, Eloïse Gagné.
Le PLQ a annoncé par communiqué que les enjeux qui tiennent le plus à cœur à Mme Gagné sont la réduction de l’insécurité alimentaire ainsi que le bien-être des aînés. La candidate souhaite notamment travailler afin de favoriser le maintien des aînés de 70 ans et plus à domicile, avec la mise en place de l’Allocation aînés, qui prévoirait une prestation mensuelle de 2000 $. L’insécurité alimentaire semble être un domaine qu’elle connait bien. « Fervente ambassadrice de la lutte contre l’insécurité alimentaire, je soutiens cette cause ainsi que celle du maintien à domicile des aînés depuis 2017 en assurant la présidence d’un organisme à but non lucratif ayant un impact concret dans la vie de milliers de personnes. La proposition du Parti libéral du Québec concernant le soutien des aînés est la solution afin de veiller à ce que la population québécoise vieillisse dans la dignité. De plus, le succès de l’entrepreneuriat québécois est pour moi une priorité. En ce sens, la stratégie économique proposée par Dominique Anglade est novatrice, car elle permettra d’assurer la bonne santé de l’économie québécoise dans le respect des plus hautes normes environnementales », s’est exprimée Eloïse Gagné, candidate du Parti libéral dans Mégantic, par communiqué. La candidate est impliquée auprès du conseil d’administration de l’Association des popotes roulantes du Montréal métropolitain depuis 2017 et elle en est présidente depuis 2019.
La cheffe du PLQ, Dominique Anglade, avait de bons mots pour la candidate. « Eloïse Gagné se veut une candidature remarquable pour porter les couleurs libérales dans Mégantic pour 2022. Au cours des prochaines semaines, nous aurons l’occasion de parler des propositions qui vont aider les Québécoises et les Québécois de la classe moyenne à joindre les deux bouts : la baisse d’impôt, 2 000 $ pour les aînés, une place en service de garde à 8,70 $ pour tous, ainsi que l’abolition de la taxe de bienvenue pour les premiers acheteurs. Le 3 octobre prochain, on vote pour de vraies solutions, aux vrais enjeux. On vote Eloïse Gagné dans Mégantic. »
Mentionnons que Mme Gagné n’était pas disponible pur une entrevue la semaine dernière.

Francois Jacques

François Jacques désire poursuivre le travail amorcé

François Jacques.

Comptabilisant quatre années d’expérience à titre de député de Mégantic, François Jacques, candidat de la Coalition Avenir Québec (CAQ), considère qu’il n’est pas le même qu’à sa première campagne de 2018. Les acquis qu’il a développés au cours de son mandat font de lui, estime-t-il, un bien meilleur candidat dont la population pourra bénéficier.
Parmi les réalisations dont il est fier, le député sortant mentionne la révision des horaires de factions des ambulances qui a entraîné des changements dans le comté soit à Weedon, East Angus, Mégantic et Disraeli.
Il mentionne avoir appris à travailler avec les élus en cours de mandat. « J’ai appris à travailler avec les maires. Je suis une personne qui travaille pour les compromis. » Il cite en exemple la route 257 qui est sur le point d’être complétée. « C’est une belle réalisation, autant des cinq maires de la MRC et du côté du gouvernement. On a été capable de s’adapter, avoir de la souplesse pour adapter les programmes. » Ce dossier figure parmi les réalisations dont M. Jacques semble le plus fier. « La 257, c’est quelque chose qui avait été promis depuis plusieurs années et non réalisé. Peut-être que c’était dur à croire pour tout le monde que ça se réaliserait, mais on a travaillé fort (maires, mairesses, MRC et gouvernement) sur ce projet-là. »
La Coopérative d’habitation Le Moulin des Cèdres Weedon est un autre bel exemple d’implication du milieu auquel aime se référer M. Jacques. « Il y a eu beaucoup d’embûches dans ce projet et les gens n’ont pas baissé les bras. On a travaillé, on les a soutenus. On a la chance d’avoir la bâtisse levée, habitée, ça c’est des gens qui vont rester dans leur milieu. »
À l’opposé de belles réalisations, le député avoue qu’il aurait aimé que Valoris soit réglé du point de vue gouvernemental. Il reconnaît que la régie intermunicipale regroupant la municipalité de Sherbrooke et la MRC du Haut-Saint-François avait du travail à faire, ce qui a été fait. « On a soutenu Valoris tout au long autant François Bonnardel (ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie) que moi et le ministère de l’Environnement. Je pense qu’on s’en va vers quelque chose. »
Engagements
Conscient que la couverture Internet pour les mal desservis connaîtra un retard pour certains foyers, M. Jacques demeure confiant que l’ensemble sera desservi à court terme. En attendant, précise-t-il, les personnes auront la possibilité d’obtenir une solution temporaire avec Starlink.
Il enchaîne en faisant sien un engagement national de son parti politique, afin de rendre la couverture cellulaire accessible partout. « Un des enjeux majeurs sur le territoire, c’est la couverture cellulaire. C’est aussi un enjeu de sécurité. »
M. Jacques veut travailler au développement de l’occupation du territoire en contribuant à l’amélioration des milieux de vie (petit parc, petite infrastructure sportive pour l’ensemble de la population) et autres pour maintenir la vitalité des municipalités. Le candidat ajoute que son gouvernement, s’il est élu, investira dans les bâtiments du CLSC et CHSLD à Weedon afin d’améliorer la qualité de vie des résidants. « Je pense que ces bâtiments ont besoin d’un peu d’amour. »
Quant au développement du logement social, le candidat soutient qu’il doit reposer sur la volonté du milieu. Il cite en exemple la Coopérative d’habitation Le Moulin des Cèdres Weedon qui a permis la création d’un bâtiment de 26 logements. Avec l’implication sociale de l’ensemble des acteurs, il est possible de faire une sorte de partenariat avec le privé, estime M. Jacques. « L’ensemble des municipalités peut travailler avec leur milieu communautaire et faire avancer le dossier du logement et je vais être là pour les soutenir », précise-t-il.
La pénurie de main-d’œuvre frappe le Haut-Saint-François comme partout ailleurs. Le député sortant est d’avis qu’une partie de la solution passe par la modernisation et l’automatisation des équipements. Évidemment, le besoin en logements doit également être pris en considération, ajoute-t-il.
Au secteur agricole, les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ) ne cachent pas leur crainte quant à la protection du potentiel acéricole sur les terres publiques. M. Jacques se dit préoccupé par la problématique et mentionne avoir eu plusieurs discussions avec les autorités concernées. Il ajoute l’importance de bien définir l’enjeu d’une terre contiguë à une production acéricole. Le candidat admet l’importance économique de l’acériculture, mais ajoute qu’il est important de trouver une façon dont tout le monde puisse profiter de la forêt, les marcheurs, les chasseurs et les compagnies forestières.
La violence conjugale et la maltraitance sexuelle font malheureusement partie de la réalité du Haut-Saint-François et M. Jacques en est conscient. Il mentionne que les ressources en place ont obtenu du financement supplémentaire. Il ajoute qu’un projet pilote est en cours en Estrie aux palais de justice de Mégantic, Sherbrooke et Granby pour les victimes de violences conjugales et sexuelles pour protéger celles-ci et qu’elles obtiennent un accompagnement particulier notamment dans les palais de justice. Il ajoute qu’une équipe de professionnels est en place pour soutenir ces personnes. M. Jacques encourage la dénonciation. « Ce n’est pas juste la personne qui doit dénoncer, c’est l’employeur, la famille, les voisins. C’est une responsabilité commune de protéger les gens. »

Quebec solidaire

Québec solidaire préconise la participation citoyenne

Marilyn Ouellet.

Moins d’un mois avant la journée où les citoyens seront amenés à aller aux urnes, Marilyn Ouellet, candidate de Québec solidaire (QS) dans Mégantic, souhaite rendre la politique plus accessible à la population et qu’elle se sente concernée et écoutée. « L’objectif chez QS est de rendre la politique plus accessible. On sent bien qu’il y a une déconnexion envers la politique actuelle. Les gens ne savent pas trop ce qui se passe à l’Assemblée nationale. »
La candidate s’engage à faire des consultations citoyennes, et ce, deux fois par année. La première où ce sera la population qui amènera, sur la table, des enjeux importants pour leur communauté qu’elle proposera par la suite à l’Assemblée nationale. La deuxième rencontre servira à rendre des comptes et à faire le suivi des dossiers. Selon Mme Ouellet, cette façon de faire devrait tout simplement être de mise pour tous les partis politiques. « Ce genre de consultation avec les citoyens doit se faire chaque année et non pas aux quatre ans. Comme ça, peut-être que les gens se sentiront plus concernés et auront envie de s’impliquer. » Christine Labrie, députée de Sherbrooke, propose déjà cette façon de faire.
Québec solidaire et sa candidate dans Mégantic mèneront plusieurs chantiers de front. Au cœur de tous les projets, il y a d’abord la crise écologique, celle du logement et le coût de la vie. QS s’engage aussi à se pencher sur le vieillissement de la population et tout ce qui touche à la proximité des soins de santé et des soins à domicile. Pour Marilyn Ouellet, c’est un enjeu important dans la région. « Ce qu’il faudrait implanter dans la MRC est un centre de crise. Parce qu’autant les femmes que les hommes peuvent vivre de grandes difficultés et n’ont nulle part où aller. »
La crise du logement touche le Québec en entier, et le HSF n’y échappe pas. Faisant partie des enjeux de QS, Marilyn Ouellet compte s’attaquer au dossier. « Beaucoup de logements sont désuets, voire insalubres. De plus, il manque de logements sociaux abordables. Ce qui serait intéressant de voir s’implanter davantage est la mixité sociale, de voir plus de coopératives. Oui, il y en a comme à Weedon, mais réservé aux 75 ans et plus. Pourquoi ne jumellerait-on pas des familles avec les personnes âgées ? Ces derniers seraient stimulés et pour les enfants, c’est important de côtoyer des personnes vieillissantes. Pour moi, la mixité sociale est vraiment au cœur de tout développement social et communautaire. » Normalement, le coût du loyer et les dépenses associés à celui-ci ne devraient pas dépasser 35 % du revenu brut du ménage. « Dans le milieu communautaire où je travaille, il m’arrive de voir des familles qui dépensent plus de 60 % de leurs salaires pour se loger. Tout ça a des conséquences sur la qualité de vie et la santé mentale des citoyens et a des coûts à long terme pour le gouvernement. Québec solidaire propose de mettre en place un registre national de baux. Que l’intégralité de tous les baux soit disponible sur Internet. »
Par ses valeurs sociales et son engagement face à la crise climatique, Québec solidaire attire beaucoup la jeunesse. « En effet, on attire beaucoup de jeunes. Généralement, ce sont eux qui sont le plus anxieux ou concernés par les changements climatiques et ce sont davantage eux qui nous en parlent. Mais de plus en plus, on attire dans nos rangs, beaucoup de gens de la “classe moyenne” », ajoute Mme Ouellet. Selon elle, la hausse du coût de la vie est liée et cette classe dite moyenne aime la vision proposée par QS.
L’accès à la nature et la protection de celle-ci sont aussi une priorité pour Mme Ouellet. « Notre circonscription regorge de lacs et de rivières, on a un parc national et à QS, on croit que c’est bénéfique pour la population d’avoir accès à la nature. Et tout ça passe par la protection de nos cours d’eau et des lacs et bien évidemment par l’accès public. »
Ce n’est pas un secret, le transport dans le HSF est vraiment problématique. Vivre dans le Haut sans voiture est un casse-tête de tous les jours. Selon elle, les citoyens du Haut-Saint-François méritent d’avoir un transport en commun plus décent. Autant les aînés que les étudiants en bénéficieraient.
Travaillant depuis plusieurs années au Centre des Femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle, Mme Ouellet est bien au courant des problématiques liées à la violence conjugale dans la MRC. « À Québec solidaire, l’égalité est vraiment au centre de notre projet et puis, étant moi-même féministe, je comprends très bien les enjeux de la violence conjugale. » Elle s’exprime sur le constat fait dans le HSF à travers divers organismes. « Ce qu’on remarque ici dans le HSF, c’est que beaucoup de femmes victimes de violences restent où elles sont parce que la plupart du temps, il n’y a pas de loyer abordable disponible, parce qu’elles vivent aussi dans la précarité et que le transport n’est pas bien adapté. De plus, les maisons d’hébergement sont souvent sous-financées. »
Pour Mme Ouellet, la force chez Québec solidaire est, entre autres, la diversité des membres du parti. « Chez nous, à QS, ce qui est intéressant, c’est qu’on a toutes sortes de personnes, venant de toutes sortes de milieux. C’est, à mon avis, beaucoup plus représentatif de la société que les membres de la CAQ par exemple, qui proviennent en majeure partie du monde des affaires. C’est à ça que devrait ressembler l’Assemblée nationale. Une belle diversité d’intérêt et d’expertise. »
L’objectif pour la candidate solidaire dans Mégantic est d’aller le plus possible à la rencontre des gens. « Pour les semaines à venir, je vais aller à la rencontre du plus de citoyens possible pour leur parler de notre projet, parce qu’à mon avis, on a le meilleur projet à proposer à la population du Québec. »

André Duncan

André Duncan, l’homme de proximité

André Duncan.

C’est sous un vent de changement et de fraîcheur que pour les prochaines élections, André Duncan, candidat pour le Parti Québécois dans Mégantic, entrevoit mener le reste de sa campagne. Les élections se dérouleront le 3 octobre prochain et d’ici là, le candidat péquiste prévoit aller à la rencontre des citoyens dans les différentes municipalités.
L’environnement et l’agroalimentaire sont au cœur des revendications de l’homme vivant à Lac-Drolet. Le Haut-Saint-François est plein de potentiel selon lui. « La circonscription de Mégantic et la MRC du HSF ont un potentiel énorme pour l’agrotourisme et à mes yeux, d’avoir des producteurs locaux et d’encourager ceux-ci, c’est en quelque sorte le futur de ce que devrait être le développement touristique. Les arbres et la nature sont omniprésents, le potentiel en agriculture est très fort et peut encore être développé. » Pour le candidat du Parti Québécois, soutenir l’Union québécoise des microdistilleries (UQMD), va de soi. « Les distilleries sont, à mes yeux, le futur de l’agrotourisme, estime André Duncan. On compte environ 75 distilleries aux quatre coins du Québec, dont deux dans ma circonscription. Les distilleries et les microbrasseries attirent des touristes de différentes régions. Puis il y a une collaboration à faire entre les bars, les restaurants et les distilleries. Ça pourrait facilement créer des circuits touristiques très intéressants qui feraient connaître notre belle région. »
André Duncan dénonce aussi un problème criant dans notre MRC : le transport. « Présentement, les gens vivant dans le HSF et n’ayant pas de voiture sont assez mal pris. Que ce soit pour s’adonner aux activités quotidiennes comme le travail ou l’école par exemple. Quelqu’un qui ne possède pas de voiture et qui doit se rendre à l’hôpital de Sherbrooke se retrouve devant de sérieuses embuches. Il y a beaucoup de développement qui doit être fait et comme l’environnement est au cœur de mes préoccupations et de celle du PQ, tant qu’à revoir, rebâtir ou trouver des solutions pour le transport dans le HSF, aussi bien le faire d’une façon respectueuse de l’environnement et qui va avoir une vision et un développement à long terme. »
Le manque de couverture cellulaire est aussi dans la mire du candidat du Parti Québécois. Selon lui, il est temps que la circonscription de Mégantic et l’entièreté du HSF aient accès à un réseau cellulaire de qualité. « Les gens vivant dans le HSF n’ont pas toujours une bonne couverture cellulaire et question sécurité, ça laisse un peu à désirer. » Outre cet aspect, M. Duncan ajoute que ce serait plus facile d’attirer certains professionnels si la qualité de réseau était meilleure.
Depuis le début de sa campagne, le candidat du PQ affirme qu’il s’est lancé en politique pour changer les choses et laisser un monde meilleur à sa fille comme à tous ceux qui pourront alors en bénéficier. Sa motivation ne s’est pas éteinte, au contraire, elle s’est décuplée. « Plus ça devient intense, plus ça me ramène à cette base-là, de me dire, je fais de la politique pour ça et ce que je veux accomplir n’a pas changé. Au début de la campagne, mes convictions étaient en béton armé et puis maintenant, j’ai un revêtement encore plus solide. »
Les élections arrivent à grands pas et André Duncan ne prévoit pas chômer dans les semaines qui suivent. « Pour la suite des choses, la campagne, je veux vraiment la mener dans la circonscription parce que c’est là que le travail doit être fait. J’ai des plans concrets que je veux implanter dans les 35 municipalités de Mégantic, dont les 14 du HSF. Je vais proposer et organiser des activités pour mobiliser les gens, pour donner l’opportunité aux citoyens d’entendre ce que j’ai à dire.»
André Duncan parcourra beaucoup de kilomètres dans les semaines qui précèderont les élections du 3 octobre, du moins, c’est ce qu’il prévoit. « Je vais faire le tour de toutes les municipalités, rencontrer autant les élus municipaux que les citoyens pour prendre des données et des variables de tous les côtés possibles pour avoir une meilleure idée de ce qu’est l’équation réelle et arriver à une réponse qui a du sens. » Selon lui, la politique est dans une période de transition. « On est dans une période transitoire pour la politique. Une période de transition entre une politique dite “plus classique” avec laquelle nous avons grandi, mais aujourd’hui, avec l’avancement des réseaux sociaux, on se transporte vers une nouvelle approche politique. La campagne se fait beaucoup par les médias sociaux, mais pour moi, c’est plus qu’important d’aller sur le terrain et d’avoir le pouls de la population », s’exprime-t-il.
Concernant la violence conjugale dans la région, le candidat péquiste prévoit faire concrètement sa part en optimisant la prévention. « On met beaucoup plus d’énergie et de financement à soigner qu’à faire de la prévention. Que ce soit au niveau de la violence conjugale, des problèmes de santé mentale ou de l’isolement par exemple. C’est bien d’avoir des organismes dans le coin, il en faut. C’est bon de traiter le mal et les souffrances, mais moi, je veux faire ma part du côté de la prévention. »
Dans une région comme la nôtre, l’accessibilité aux logements abordables est fort importante. M. Duncan en est conscient, mais se questionne tout de même. « Je pense qu’il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. C’est bien beau de parler de nouveaux logements abordables, mais si aucun service n’est à proximité de ces logements, à quoi bon ? Oui, il faut plus de loyers abordables, mais il faut aussi plus de services à proximité. »
André Duncan est au fait des sondages et des prévisions, mais affirme que ça n’a aucun impact sur lui ni sur sa campagne. « Je ne vais pas laisser la chance décider pour moi, je vais laisser mon travail parler. »

Mathieu Chenard

La santé avant tout pour le candidat conservateur

Mathieu Chenard.

Pour le candidat du Parti conservateur du Québec (PCQ), Mathieu Chenard, il n’y a aucun doute que la priorité est la santé. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il plonge en politique active.
Le gouvernement Legault, précise-t-il, a laissé plusieurs choses de côté que ce soit pour le traitement des cancers, les chirurgies et autres. « Quand tu es en santé, tu peux aller travailler, tu peux bâtir des logements. » Il reprend l’expression populaire en lançant « quand la santé va, tout va. » Que ce soit à travers les visites d’usines, de commerces ou de foyers, M. Chenard insiste « personne ne m’a parlé de baisse d’impôt. Les préoccupations, c’est vraiment la santé, l’inflation. Dans le manufacturier, on me parle du manque de main-d’œuvre et des loyers. C’est ça que j’entends. »
Pour le secteur de la santé et à l’image de son parti, le candidat propose l’inclusion du privé. M. Chenard admet que certains contribuables peuvent éprouver une crainte à voir le privé s’immiscer dans ce qui était la chasse gardée du public, mais il y voit plutôt comme une « police d’assurance » qui viendrait en appui, sans qu’il en coûte plus cher, précise-t-il. Pour illustrer son propos, il cite en exemple la réparation d’un genou que l’État pourrait confier au privé au même coût qu’il en coûterait au secteur public. « Toutes les autres façons, ça n’a jamais marché et ce que les autres partis proposent, ça ne marchera pas plus. » Le candidat ajoute que les primes ne suffisent pas à garder le personnel. « Le gouvernement est déconnecté. » Les primes, ajoute-t-il, ne suffisent pas à retenir le personnel infirmier. « Plusieurs ont des enfants, leur horaire est constamment chamboulé, ils ont une vie », martèle-t-il. « Je pense que dans le réseau, il faudrait qu’ils débarquent de leurs grands chevaux. Qu’ils aillent voir leur monde pour voir ce qui ne marche plus. Donner des primes devait être une solution temporaire qui est devenue permanente. Ce que j’entends, c’est que les gestionnaires en profitent parce qu’ils peuvent obliger le temps supplémentaire. » M. Chenard mentionne qu’au CIUSSS de l’Estrie – CHUS, 500 membres du personnel auraient quitté l’organisation au cours de la dernière année. « Je pense qu’en haut, ils ne consultent pas assez en bas. »
Pour le candidat, l’intégration du privé dans la gestion, les chirurgies est une avenue. Il mentionne que les médecins et infirmières qu’il a rencontrés seraient ouverts à cette alternative. Cette approche, « il aurait fallu y penser il y a 20 ans. Les gouvernements précédents savaient qu’il y avait un choc démographique qui s’en venait et que ça allait attaquer la santé et ils n’ont rien fait. Depuis que je fais de la route, conciliation travail-famille, c’est ça que j’entends des infirmières qui ont démissionné. »
Dans un autre ordre d’idée, le candidat est conscient que le logement social est une denrée rare sur le territoire. Il mentionne que le coût de construction d’un bâtiment est à peu près comparable, que ce soit en milieu urbain ou rural. « Le coût du terrain va peut-être être plus bas en milieu rural, mais c’est tout. Il faut que le gouvernement aide les promoteurs à réduire leur coût et à diminuer le risque. » M. Chenard rappelle que sa formation politique propose le dépôt en garantie. Il ajoute que la problématique du logement à coût abordable s’applique également pour la main-d’œuvre immigrante. « Quand tu veux avoir de la visite, tu te prépares. Là, on ne loge pas le monde qu’on a. » Le candidat insiste pour dire qu’il faut se préparer à accueillir les travailleurs immigrants. Selon lui, ceux-ci ne représentent qu’une partie de la solution. Il faut encourager la modernisation des entreprises, favoriser l’automatisation et former les jeunes en conséquence. « Nous, les conservateurs, on veut mettre les conditions gagnantes et je pense que les gens devront se prendre en main dans bien des domaines au lieu d’attendre tout le temps après le gouvernement. Faut encourager le monde à se reprendre en main. »
Quant à l’inflation, il rappelle que sa formation politique proposait de réduire la taxe ascenseur sur l’essence. Cette mesure aurait aidé les consommateurs immédiatement, estime-t-il. Par ailleurs, M. Chenard croit au transport en commun, mais est d’avis que d’encourager le covoiturage avec une application et des points de rencontre pourrait être une avenue intéressante. Il ajoute que les solutions doivent venir du milieu et ne pas attendre après le gouvernement.
Concernant la planification de potentiel agricole à prioriser sur les terres publiques du Québec, le candidat se montre sensible au désir des producteurs de sauvegarder le potentiel acéricole. Avouant ne pas être au fait du dossier, il lance « non, tu ne coupes pas un érable à moins qu’il soit malade. » M. Chenard préconiserait une sorte d’intervention sélective s’appuyant sur la notion de gagnant-gagnant.
Le candidat s’est dit renversé d’apprendre qu’on dénombrait dans le Haut-Saint-François 2,1 fois plus d’agressions sexuelles rapportées à la police que la moyenne canadienne. Aider les organismes déjà en place, encourager la dénonciation, travailler en amont sur la prévention et l’éducation semblent être des pistes de solutions.
Même s’il en était en début de campagne lors de l’entrevue, le candidat Chenard est confiant quant au résultat du 3 octobre et croit même qu’il pourrait causer une surprise. Il prend comme appui les nombreux bénévoles qui lui ont offert de l’aide pour installer ses pancartes. « J’ai même été obligé d’en refuser. Mes rencontres jusqu’à présent sont positives », complète-t-il.

Baptist Top hats

Sawyerville Baptist Church: Faithful for 200 Years

Impersonating Sawyerville Baptists from an earlier era (L-R): Michel Bélanger, Hugette Loiselle, Austin Bailey, Annette Guay and the 36th pastor, Michel Houle, dressed as Rev. Archibald Gillies, pastor from 1841 to 1878.

On the weekend of September 4 and 5, the Sawyerville Baptist Church celebrated its 200th anniversary, with 180 people attending a Saturday supper in the Johnville Community Centre.
“It was really a lot of fun. We had people there from all around; a lot from Ontario. There was a lot of reminiscing, and people coming back after so many years. It was just like a family reunion,” said Pastor Michel Houle.
During three bus tours of the area, Sharron Rothney and her granddaughter Bethany told stories of times past: churches that rose and closed, settlers that came and stayed, and businesses that flourished. The driver, dressed in top hat and tails, was Deacon Austin Bailey. He was disguised as Dr. Edward T. Worthington, surgeon of fame who amputated William Stone’s leg with anesthesia in 1847.
An important stop was at the Grove Hill Cemetery, where long-time pastor Archibald Gillies from Scotland and his family are buried, not far from the site of the original church built in 1855.
In the afternoon, an audience of about 80 gathered in the church to hear a presentation by Bill Ball, a missionary to Ukraine supported by the Sawyerville Baptist Church. During the festivities, participants donated $1,335 to the Slavic Gospel Association.
“When the war broke out, we didn’t have very much news,” said Pastor Michel. “Then we discovered the pastor we were supporting in Ukraine for the past four years was receiving refugees in his church and feeding people.”
Guest speakers and musicians were also featured at the Saturday supper and the Sunday service, including Ken Beach, François Bergeron, Ed Sealy, and Jacques & Déane Boulianne. Pastor Michel was kept busy translating for the speakers, from French to English and vice versa. The congregation of about 40 souls is almost equally composed of Anglophones and Francophones.
A photo display by Danny Bousquet gave glimpses of Sawyerville’s history and the 2013 renovation of the current church building at 33 Cookshire Road, erected in 1889 at a cost of $2,465.
Each visitor also received a 28-page booklet recounting the Church’s eventful history. In January 1794, Pastor Andrews from Vermont baptized about 30 people near Clarenceville: They cut a hole in the ice of Lake Champlain and, it was recorded, “15 of those happy and devoted disciples were, in the name of the Father, Son and Holy Ghost, immersed agreeably.”
A bit later, this whole congregation moved to the Eaton Township. On December 15, 1822, the Eaton (later Sawyerville) Baptist Church was organized with 13 members.
Among the 36 pastors throughout its 200-year history was Rev. Edward Mitchell, in 1833. He was born in Martinique and graduated from Dartmouth College, New Hampshire. The booklet said he “was the first Canadian resident of African descent to hold a college degree and the first ordained minister of colour in this country to serve a predominately white congregation.”
“Thanks to the 200th Anniversary Committee,” said current Pastor Houle. “A lot of people have prayed for this event, and a lot of people worked in the shadows. I won’t mention the names because I’d hate to leave someone out.”
“If you ask me what Sawyerville Baptist Church means to me, it’s a love story,” he concluded. “They showed me the key to pastoral ministry, and there’s three things, to love God, to love God’s word, and to love people. That’s what these people do. It’s the church family, God’s faithfulness, and the faithfulness of the people.”

Centre culturelle de Weedon

Programmation 2022-23 d’envergure pour le Centre culturel de Weedon

Le groupe Rotin and the Princes en prestation pour la soirée de lancement de la nouvelle saison au Centre culturel de Weedon.

Une toute nouvelle saison s’est amorcée en début de mois au Centre culturel de Weedon. La soirée de lancement de la saison s’amorçait avec la prestation du groupe Rotin and the Princes. Le quatuor s’est fait un plaisir de nous faire revisiter un répertoire rock teinté de rock-kitch, incluant des reprises de chansons connues des années 1980 à aujourd’hui.
La salle du Centre culturel était pleine pour la prestation du groupe. Rotin, c’est à la base le duo musical de Rebecka Lussier et Karine Lizée, toutes deux originaires de Fontainebleau. En 2021, elles unissent leurs forces à deux musiciens au bagage musical rock garage, Pierre-Marc Lavigne « Pierre-Premier » à la basse et Claude Lacroix « Claude-De-La-Beauharnoise » à la batterie. Ensemble, ils forment : Rotin and the Princes.
Le Centre culturel s’est associé en partenariat avec le Restaurant Da Rita et offre aux artistes se produisant à Weedon un souper gastronomique avant le spectacle.
Une collaboration avec la Société d’histoire de Weedon vient aussi améliorer l’offre du Centre culturel. « Il va y avoir une exposition permanente et aussi des thématiques, dont Doris Lussier, le Père Gédéon », de s’exprimer la présidente du conseil d’administration, Mme Manon Brousseau. L’artiste originaire de Fontainebleau verra son nom baptiser l’endroit. « On va renommer le Centre Doris Lussier », précise Eugène Gagné, maire de Weedon et administrateur du Centre culturel. L’organisation vise aussi, pendant l’été, l’ouverture d’un café situé à l’extérieur et derrière le bâtiment avec une terrasse, une scène extérieure, un coin pour feu de camp et de la musique d’ambiance. « On pourrait même voir naître des soirées de poésie ici, derrière le centre culturel », mentionne Mme Brousseau.
Le conseil administratif a consulté la population de la municipalité pour connaître ses besoins et ses envies en matière de spectacle. « On a choisi d’inviter de grands noms pour que la population s’approprie le centre culturel. On veut remplir la salle », continue M. Gagné.
Parmi les invités qui fouleront les planches du Centre culturel en 2022-2023, on peut compter sur la présence de Damien Robitaille, Vincent Vallières, Dominic et Martin, 2Frères, Mélanie Couture, Fabien Cloutier, Les Aventuriers voyageurs, Mario Jean, Ève Côté, Marie-Élaine Thibert, Simon Gouache, Habana Café, Guillaume Lafond, Émile Bilodeau, NEEV, Laurent Paquin, Matthieu Pepper, Louis-Jean Cormier, Laurence Jalbert, Bon Jovi Xperience, Étienne Coppée et Michel Pagliaro. Le Centre culturel présentera aussi à quelques reprises la pièce de théâtre Bonnie and Claud d’Yves Amiot, par la troupe Oh La La.
La présidente du conseil d’administration a tenu à remercier l’ancien directeur général. « Le 30 juin dernier, notre directeur général, Guillaume D’Aoust, nous quittait pour de nouveaux défis. C’est à Guillaume que nous devons la présente programmation pour les artistes que vous aurez la chance d’entendre. Nous le remercions et lui souhaitons bonne chance dans ses projets futurs », a précisé Mme Brousseau.

actualite

Arts et culture : La MRC appuie le milieu

La MRC du Haut-Saint-François donnera un coup de pouce aux artistes et organismes artistiques professionnels du territoire en contribuant à la hauteur de 5 000 $, à l’entente de partenariat territorial appelée communément entente régionale CALQ (Conseil des arts et des lettres du Québec) Estrie. Cette aide financière sera bonifiée d’un montant similaire provenant de l’enveloppe régionale pour un total de 10 000 $ et facilitera la réalisation de projets artistiques dans le Haut.
Les élus ont adopté, à l’unanimité, la résolution proposée par le préfet de la MRC, Robert G. Roy, lors de la dernière séance régulière des maires. La MRC était la seule de l’Estrie à être absente de l’entente régionale. Le préfet attribue ce retard au fait qu’il voulait s’assurer d’obtenir des retombées pour le Haut-Saint-François.
Pour M. Roy, « la MRC est rendue là, c’est important. C’est quelque chose que je voulais travailler parce que je trouvais important l’aide aux artistes parce qu’on en a plusieurs chez nous. » Ceux-ci n’avaient pas accès à cette forme d’aide régionale du fait que la MRC ne faisait pas partie de l’entente régionale.
La participation financière de la MRC sera valide pour les deux dernières années de l’entente d’une durée de trois ans. « Je pense qu’on est capable de faire notre part », de préciser, M. Roy. Il mentionne que la Table des maires de l’Estrie (TME) travaille à ajouter un montant financier à l’entente régionale CALQ Estrie dont pourront bénéficier les artistes des MRC participantes, incluant celle du Haut-Saint-François.
Quelques artistes du milieu étaient présents au conseil des maires pour accueillir la bonne nouvelle. Amélie Lemay-Choquette, artiste bien connue de Cookshire-Eaton, se réjouit de l’initiative. « Ça fait du bien de se sentir appuyé. L’artiste va travailler fort pour rester l’argent ici. »

Piscine

Projet de piscine intérieure : Quatre municipalités manifestent leur désaccord

Claude Leclair, directeur des communications, et Mario Gendron, maire de Cookshire-Eaton, estiment que le dossier de la piscine intérieure à East Angus est incomplet et vise essentiellement à aller chercher la subvention de 5 M$ sans égard à la capacité de payer des municipalités.

Opposés au projet de piscine intérieure à East Angus, qui sera annexée à la polyvalente Louis-Saint-Laurent, les maires des municipalités de Bury, Newport, Saint-Isidore-de-Clifton et Cookshire-Eaton digèrent mal le fait de devoir contribuer financièrement au projet pendant 30 ans. Ils justifient leur position par un manque d’information et à une méconnaissance de la capacité de payer des municipalités.
La MRC du Haut-Saint-François a adopté à double majorité, lors de la séance régulière du conseil des maires de juin dernier, d’aller de l’avant avec le projet estimé approximativement à 8,4 M$. À cela, on prévoit une participation financière des municipalités de 2 225 000 $ à laquelle pourrait s’ajouter une quote-part supplémentaire de 30 % en cas d’augmentation des coûts de construction et de contingence. Selon la loi, l’adoption du projet contraint toutes les municipalités à respecter le choix de la majorité. Les maires récalcitrants sont bien conscients qu’ils ne peuvent changer la décision, mais tiennent à faire valoir leur position particulièrement auprès de leurs contribuables.
Le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, mentionne ne rien avoir contre le projet, mais fulmine à l’idée que sa municipalité devra verser une contribution annuelle de 23 795 $ pendant 30 ans. Lui et ses collègues, maires, s’opposent au montage financier proposé. M. Gendron ajoute que cela ne tient aucunement compte de la capacité de payer des villes et municipalités.
Le maire de Cookshire-Eaton souligne que la quote-part exigée totalisant 713 850 $ au terme des 30 années ne tient pas compte de la hausse d’indice du coût de la vie, ni des fluctuations des taux d’intérêt, ni des aléas financiers causés par les imprévus durant la construction de l’infrastructure. Il est d’avis que le montant global pourrait vraisemblablement excéder le million de dollars. Il ajoute que le total des quotes-parts annuelles des 14 municipalités s’élève à 4 669 150 $ et correspondrait davantage à un projet de 10 M$ contrairement à ce qui est indiqué dans le budget révisé présenté par la MRC indiquant 2 225 000 $ pour un projet de 8,4 M$.
Le maire cite un exemple d’impact de fluctuation des coûts en parlant du projet de réfection des patinoires extérieures pour les trois plateaux sportifs de sa municipalité. « On a fait faire un prix prépandémie, on en a fait sortir un récemment et le montant affiche une différence de 49 % à la hausse. » Le coût, indique M. Gendron, est passé de 501 562 $ à 751 133 $ forçant la municipalité à reporter le projet en 2023. Le maire ajoute que plusieurs projets prévus seront revus en raison de l’augmentation des coûts. « Qu’ils lèvent la piscine, qu’ils la financent, qu’ils aillent chercher des sous pour, je suis d’accord avec ça, par contre, venir faire amputer des projets dans notre propre ville, ça passe pas », de laisser entendre le maire.
M. Gendron et Claude Leclair, directeur des communications, reprochent à la MRC de ne pas avoir fourni un plan d’affaires démontrant clairement sa faisabilité tout en omettant de fournir des éléments comme une étude de marché élaborée avec des projections démographiques à moyen et long terme pour la MRC du Haut-Saint-François, des études identifiant et démontrant la réelle clientèle potentielle sur le territoire, des données statistiques liées à la réelle capacité de payer des citoyens. On fait part de l’absence de devis incluant un budget préliminaire des frais d’acquisition et de construction, un plan de gestion décrivant les coûts opérationnels et le niveau de rendement une fois l’infrastructure en service, les études comparatives décrivant les opérations d’infrastructures similaires ainsi qu’un schéma décrivant la gouvernance et la structure organisationnelle qui aura à gérer le complexe sportif. M. Gendron admet avoir obtenu des documents en novembre dernier, mais faisant état du premier projet abandonné. Il ajoute du même souffle qu’une note indiquait que les hypothèses de coût étaient caduques et que les scénarios de répartition de quote-part tout autant. On y précisait, indique-t-il, que le montage financier du projet restait à venir. Il mentionne ne pas avoir tenu compte de ces documents. Selon M. Leclair, « le chiffre magique est le 5 M$ de subvention qui doit représenter 75 % du financement. L’exercice a été fait pour que cette subvention soit obtenue. » « On a voulu aller chercher une opportunité », d’ajouter le maire Gendron.
Pour le maire de Bury, Denis Savage, « notre possibilité de payer sans se le faire demander, comme d’être imposé, ça n’a pas été bien vu par les élus. Pourquoi on ne mettrait pas notre 10 800 $ dans des choses de loisir qu’on veut mettre en place de plus en plus ? On veut ajouter une journée à notre agente de loisirs et ça correspond à peu près à notre quote-part qu’on donnerait pour la piscine. On avait plusieurs autres projets, le conseil a décidé de refuser. » 
Quant au maire de Newport, Robert Asselin, « il n’y a pas assez d’éléments là-dedans pour voter consciemment, s’engager pour 30 ans. On a eu un PowerPoint comme présentation, il n’y a aucune étude sur combien ça coûte. Les chiffres qui sont avancés, c’est les mêmes chiffres qu’en décembre l’an passé, on s’entend-tu que tout a monté de 30 % à 40 %, ce n’est même pas pris en considération. Il n’y a pas eu d’étude de fait, tout est à peu près. » Pour la municipalité de Newport, la quote-part s’élève à 8 033 $ annuellement.
Du côté de Saint-Isidore-de-Clifton, le maire, André Perron, signale que son conseil était unanimement contre le projet. Il estime que peu de citoyens utiliseront la piscine. M. Perron ajoute que la MRC ne tient pas compte de la capacité de payer des municipalités. « On fonctionne déjà les mains liées pas mal, donc ça nous les lie encore plus. » La quote-part de Saint-Isidore-de-Clifton est fixée à 5 534 $.

Robert Roy

Le préfet assure que le travail est bien fait

Le préfet, Robert G. Roy, assure que toutes les informations disponibles ont été transmises aux municipalités.

Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, ne croit pas que le projet de piscine intérieure à East Angus soit aussi risqué que les maires le prétendent. « Il y a des choses que je pensais qu’on avait bien expliquées. J’aurais aimé qu’ils me téléphonent, j’aurais été capable de leur donner l’information. »
Le préfet mentionne que la municipalité de Lingwick et celle d’Ascot Corner ont demandé une rencontre privée pour en savoir davantage. D’autres rencontres d’information se sont déroulées à Scotstown et Cookshire-Eaton. Dans cette dernière municipalité, une seule personne résidante de Dudswell s’est présentée, précise le préfet.
M. Roy précise qu’un premier projet de piscine intérieure avait été présenté en 2018 dans le cadre du défunt programme PAFIRS (Programme d’aide financière aux infrastructures récréatives et sportives) qui prévoyait une participation financière de 1/3, 1/3, 1/3. Le projet qui s’élevait à 15 M$ avait été refusé par les maires. La deuxième version, ajoute M. Roy, s’inscrit dans un nouveau programme le PSISRPE (Programme de soutien aux infrastructures sportives et récréatives de petite envergure) et il permet une aide financière gouvernementale d’un maximum de 5 M$ couvrant 75 % du projet. Ce programme est sorti l’automne dernier et M. Roy croit que les nouveaux élus n’ont peut-être pas eu l’occasion à l’époque d’en prendre connaissance, d’où une incompréhension, croit-il.
Le préfet mentionne avoir transmis la documentation à tous les maires en novembre dernier. Certains documents remontaient à la première version (2018), mais étaient toujours d’actualité, explique-t-il. « On a fait un suivi en mars, avril et mai; on a parlé de l’évolution. Le 10 mai, on a déposé le projet et on a demandé: est-ce qu’il y a des municipalités qui pensent que ça ne fonctionnera pas? Et on a cédulé des rencontres à certains endroits. »
M. Roy croit que les maires qui s’opposent ont une incompréhension concernant le 30 % de contingent. Ce montant, insiste-t-il, « est inclus dans la quote-part des municipalités. » Se montrant rassurant, le préfet ajoute que la réalisation du projet ne pourra excéder 8,4 M$. « Moi, j’ai un OK (résolution) de plus ou moins 8 442 500 $. Ma résolution est béton. Elle n’autorise aucun dépassement de coût. Je ne peux pas dépasser ça. Supposons qu’il dépasse 8,4 M$, l’appel d’offres, les maires peuvent tout bloquer. On l’a rentré dans la résolution pour le protéger et ç’a été fait à la demande d’Ascot Corner. »
Quant à l’établissement des quotes-parts, le préfet mentionne que des efforts ont été faits pour établir un processus qui soit le plus équitable possible. « Il y a eu un travail de fait. Je ne te dis pas que tout le monde était d’accord avec les montants, mais personne ne nous a fait de commentaire là-dessus. »
Le préfet dit comprendre que certaines municipalités éprouvent un malaise, mais souligne que le projet correspond à un besoin régional. Il ajoute au passage que le besoin a été manifesté par les aînés dans le cadre de la consultation MADA-Famille. Mentionnons que les élus n’ont posé aucune question au moment de l’adoption du procès-verbal de l’assemblée du 15 juin dernier, sur lequel figurait au point 12,1 la résolution Contribution financière au Centre de services scolaire des Hauts-Cantons pour la construction d’une piscine intérieure et l’accessibilité à un centre sportif.

André Perron

Haut-Saint-François ou Coaticook ? : Saint-Isidore-de-Clifton étudie la possibilité de changer de MRC

Le maire de Saint-Isidore-de-Clifton, André Perron, ne souhaite pas partir de guerre avec la MRC du Haut-Saint-François, mais préfère savoir si la municipalité est au bon endroit.

La municipalité de Saint-Isidore-de-Clifton adresse une demande d’étude auprès du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) afin d’évaluer la pertinence d’un éventuel changement de MRC. Si l’étude devait s’avérer concluante et que la population donnait son aval dans une consultation publique, les élus pourraient procéder au changement vers la MRC voisine, celle de Coaticook.
Ce n’est pas d’hier que cette idée circule dans l’air. En 2008, la municipalité avait effectué un référendum dans ce sens où la population s’était prononcée en faveur à 75 %. L’idée, d’expliquer la directrice générale, Sarah Lévesque, a été ramenée dans un lac-à-l’épaule et « les conseillers ont été unanimes sur le fait d’aller plus en profondeur sur cette question. »
Le maire de Saint-Isidore-de-Clifton, André Perron, insiste pour dire qu’il ne souhaite pas partir de guerre avec le Haut-Saint-François. « Nous, ce qu’on demande, c’est une étude d’impact. Ça ne veut pas nécessairement dire qu’on va changer de MRC. Ce n’est pas une question de partir en guerre contre la MRC. Après l’étude, peut-être que ça va être trop onéreux de changer de MRC. » M. Perron rappelle que le dossier remonte à 2008. Il ajoute que l’initiative découle d’une demande des membres du conseil municipal. Le maire souligne que sa municipalité est limitrophe du territoire du Haut-Saint-François. « On veut vérifier si on est à la bonne place. Je pense que c’est justifiable de se poser la question. Si ça ne fonctionne pas et qu’on reste dans le Haut-Saint-François, au moins on aura poussé jusqu’au bout et on aura fait toutes les recherches. » Ça sera comme boucler la boucle de ce qui a été amorcé en 2008, d’ajouter le maire. M. Perron admet que sa municipalité partage des affinités avec le Haut-Saint-François, mais ajoute qu’il y en a également plusieurs du côté de Coaticook, avec plusieurs ententes que ce soit avec la municipalité de Saint-Malo, côté incendie ainsi que Coaticook, Compton et Martinville. Il ajoute que sa municipalité, à caractère fortement agricole et forestier, fait affaire avec les concessionnaires du côté de Coaticook. Il en est de même pour les services vétérinaires, la caisse populaire qui est fusionnée avec Coaticook. « C’est plusieurs facteurs qui nous relient à Coaticook », précise-t-il.
Quant à la façon d’analyser les demandes, elle a évolué depuis 2008, d’exprimer Mme Lévesque. Maintenant, il y a une étude qui est faite par le MAMH. « Mais avant de pouvoir entamer l’étude, les deux MRC devront donner leur accord parce qu’il y aura du temps de ressources humaines à fournir pour transmettre les données et les informations qui seront pertinentes à l’étude. »
Le volet étude constitue la nouveauté dans le processus. Avant, il suffisait qu’une MRC rejette l’initiative pour que le processus s’arrête. « L’étude vient aider la prise de décision par des faits et des calculs. » La directrice générale n’était pas en mesure d’affirmer si l’autorisation des deux MRC était nécessaire pour entamer l’étude « sinon, ça va être de voir avec le ministère des Affaires municipales si on peut quand même aller de l’avant. Si une (MRC) ne veut pas donner les informations, c’est sûr que ça complexifie, mais faudra voir selon les deux réponses qu’on va obtenir des deux MRC. »
La MRC du Haut-Saint-François a reporté sa décision, préférant en discuter, au préalable, en atelier de travail en septembre. Pour la MRC de Coaticook, la directrice générale de Saint-Isidore-de-Clifton mentionne avoir reçu une résolution positive exprimant leur volonté à faire partie de l’étude.
Sur cet aspect, M. Perron ne semble pas trop inquiet. « S’il y avait un refus, on verra. Selon moi, on ne parle pas d’un changement de MRC à ce moment-ci, on parle d’une étude d’impact; donc selon moi, je ne verrais pas pourquoi on empêcherait une étude. Ça serait peut-être mal vu. La décision leur appartiendra. » Le maire compte sur sa participation à la réunion de travail de la MRC du Haut-Saint-François pour faire valoir la position de son conseil municipal.
Préfet
Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, préfère que les élus puissent discuter du sujet en atelier de travail avant de trancher. Il mentionne avoir rencontré au préalable le maire de Saint-Isidore-de-Clifton pour mieux comprendre l’objectif de la démarche. Le préfet précise ne pas vouloir perdre la municipalité et préfère essayer de la convaincre à rester au sein de la MRC tout en ajoutant que l’étude demandera beaucoup de temps pour faire une évaluation. M. Roy ajoute « je n’ai pas le droit de ne pas l’écouter, je pense que c’est mon rôle de l’écouter, qu’il (maire Perron) puisse se prononcer auprès des maires. » Le préfet partage sa crainte quant à l’intégrité de la MRC. « Sur 14 municipalités, j’en ai 10 qui sont limitrophes. Ma crainte, est-ce que ça va ouvrir une porte? Est-ce que le gouvernement est prêt à ouvrir cette porte-là, même si les règles ont changé? » Le préfet croit que le gouvernement pourrait davantage être tenté de favoriser les fusions.
Si jamais la MRC du Haut-Saint-François refusait la demande, le ministre des Affaires municipales et de l’Habitation pourrait, s’il le juge pertinent, autoriser l’étude. Si on devait aller de l’avant, les résultats ne sont pas attendus avant le début de 2023.

actualite

Valoris : Le DG Claude Belleau quitte son poste

En poste depuis à peine quelques mois, Claude Belleau, directeur général de la Régie intermunicipale du centre de valorisation des matières résiduelles du Haut-Saint-François et de Sherbrooke (Valoris) quitte son poste.
C’est le président du conseil d’administration, Robert G. Roy, qui en fait l’annonce aux administrateurs lors de la séance régulière de jeudi dernier. « M. Belleau nous a informés qu’il quittait Valoris pour des raisons personnelles et nous respectons sa décision. Nous tenons à remercier ce gestionnaire d’expérience pour le travail accompli et d’avoir permis à l’équipe de voir la Régie sous un nouvel angle avec les nombreuses opportunités qui s’offrent à elle. » Le prochain directeur général devra s’investir dans plusieurs projets intéressants qui sont déjà en marche. « Le projet pilote avec le TMB se concrétisera sous peu, l’agrandissement du lieu d’enfouissement technique et la valorisation des biogaz sont des projets qui apporteront beaucoup à Valoris dans les prochains mois. C’est un beau défi », d’indiquer la vice-présidente de Valoris, Christelle Lefèvre.
Le conseil d’administration discutera de la succession de M. Belleau au cours des prochaines semaines. Entre-temps, M. Denis Gélinas assumera l’intérim, appuyé par l’équipe de directeurs de Valoris.

Rentrée Scolaire Dudswell

Dudswell : Une rentrée spéciale à l’école Notre-Dame-du-Paradis

Les travaux d’agrandissements de l’école sont pratiquement complétés et les jeunes bénéficieront entre autres d’un grand gymnase.

Quelque 1962 élèves du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons, fréquentant les établissements d’enseignement sur le territoire du Haut-Saint-François, sont retournés sur les bancs d’école la semaine dernière. La majorité, que ce soit de niveau primaire ou secondaire, avait le sourire aux lèvres pour l’occasion. Toutefois, la rentrée avait quelque chose de spéciale pour les élèves de l’école primaire Notre-Dame-du-Paradis à Dudswell.
Les jeunes ont fait leur entrée dans une école pratiquement toute neuve. D’importants travaux ont été effectués au cours des derniers mois. Rappelons que l’agrandissement annoncé à l’été 2019 frôlait les 5 M$. Le ministère de l’Éducation a octroyé une subvention de 4 275 840 $ alors que la Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC) de l’époque et la municipalité de Dudswell ont injecté respectivement 150 000 $. L’entreprise Graymont et la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François ont quant à elles ajouté 75 000 $ sur la table.
La mise à niveau de l’école primaire de Dudswell se fait par un ajout au bâtiment existant. Les travaux d’agrandissement, toujours en cours, rendront possible la création d’un gymnase double, d’une nouvelle classe pour la maternelle 4 ans, d’une bibliothèque, qui sera destinée aux élèves et aux citoyens, ainsi qu’un ascenseur pour faciliter l’accessibilité aux étudiants et personnes à mobilité réduite. Un rafraîchissement de la cour d’école et du stationnement est aussi complété.
Le directeur de l’école, Matthew Maclure, et les membres du personnel étaient fébriles d’accueillir les élèves dans leur nouvel établissement, pour ainsi dire. « On a hâte d’accueillir les jeunes parce que c’est quand même des changements majeurs dans l’école. En superficie, ce n’est pas loin d’avoir doublé, c’est sûr que c’est principalement notre gymnase qui est le grand agrandissement et après ça, on a réaménagé en dedans, ça fait des classes un peu plus modernes, c’est vraiment intéressant. Les gens ont tous leur place, ils sont rendus avec des vestiaires, c’est vraiment bien. »
L’école Notre-Dame-du-Paradis accueillait 115 jeunes de maternelle 4 ans à la 6e année. Pour les prochaines années, on prévoit que le nombre d’élèves pourrait grimper jusqu’à 130-135 élèves.

POlyvalente

50e anniversaire de la polyvalente Louis-Saint-Laurent : Nouvelle année,nouveau logo

Annie-Claude Turgeon, gestionnaire administrative, Victoria Lamontagne, première ministre du parlement de l’école, Renée-Claude Leroux, organisatrice communautaire à la polyvalente, Anne Lachance, directrice adjointe, le directeur, Tommy Poulin et Martial Gaudreau, directeur général du CSS des Hauts-Cantons.

Plus tôt ce mois-ci, la polyvalente Louis-Saint-Laurent d’East Angus a dévoilé le logo qu’elle arborera fièrement pour les années à venir. Un logo empreint d’espoir, de force et d’élégance. Un symbole fort pour une école qui se distingue, selon le directeur de l’établissement, M. Tommy Poulin.
« La nouvelle image de la polyvalente est le fruit d’une longue et profonde réflexion de qui nous sommes depuis 50 ans et de ce que nous voulons être pour les 50 prochaines années. L’image ne nous définit pas; elle nous représente. Nous pouvons et devons la porter fièrement puisqu’elle parle de nous et de nos aspirations. Et si une image vaut mille mots, l’avenir sera prometteur à la polyvalente Louis-Saint-Laurent », souligne-t-il.
Selon la première ministre du parlement de l’école, Victoria Lamontagne, l’ensemble des élèves et les membres du parlement semblaient aimés et ravis par le nouveau logo de leur école. « C’est une image prestigieuse et innovatrice. En plus, ce logo se décline et s’adapte aux différents projets ou activités de notre école comme le sport, le parlement, la cité-école et le programme de santé globale. Nous en serons fières et fiers de le porter ».
Plusieurs activités en lien avec le 50e anniversaire viendront souligner l’évènement qui aura lieu le 8 octobre prochain à la cafétéria de la polyvalente. Cette soirée sera une présentation musicale d’anciens élèves, de Jean Lavigne et son groupe entre autres. Un spectacle musical avec plusieurs prestations différentes pour combler tous les goûts.
Tous les profits, lors de ces activités, iront à la Fondation Louis-Saint-Laurent qui travaille pour le bien-être des jeunes du Haut-Saint-François et de la polyvalente.

©2022 Journal Le Haut-Saint-François