Fabrique ton hiver avec Apollo

Fabrique ton hiver avec Apollo : Un succès participatif

De gauche à droite : Étienne Bouchard, directeur des loisirs et de la vie communautaire à la ville de East Angus; Robert G. Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François; Martin Mailhot de la Corporation de développement communautaire du Haut-Saint-François; Johanne Delage, mairesse de La Patrie et présidente du comité Loisirs HSF; Isabelle Bibeau, agente de développement loisir de la MRC; Richard Tanguay, maire de Weedon et président du comité de la démarche globale et intégrée à l’origine de la campagne Ose le Haut et Isabelle Couture (de dos) représentante de Tourisme HSF.

Un peu plus de 300 personnes, provenant du Haut-Saint-François, de l’Estrie et d’ailleurs, se sont prêtées au jeu en participant à l’activité Fabrique ton hiver avec Apollo organisé par Ose le Haut. Deux personnes de Sherbrooke ont remporté les prix pour l’initiative se terminant le 8 mars dernier.
Les citoyens devaient parcourir les différentes municipalités du Haut-Saint-François à la recherche d’indices pour répondre à différentes énigmes proposées. L’objectif de cette activité était de mobiliser les citoyens du HSF et la population des environs à bouger et prendre l’air dans la MRC. Deux circuits étaient proposés, donc deux façons de participer et deux prix à gagner. Les centaines de participants provenaient de la MRC du HSF, mais également d’ailleurs en Estrie et même de partout dans la province. « Le dynamisme dont font preuve les organisations à l’origine de cette activité reflète bien la philosophie de la campagne Ose le Haut. Avec ce projet, nous prêchons par l’exemple pour une culture de solidarité forte et une vision d’avenir partagée et rassembleuse, toutes deux à l’image du Haut-Saint-François que nous bâtissons avec les nôtres et ceux qui se joindront à nous », exprime Richard Tanguay, président de la Démarche globale et intégrée à l’origine de la campagne Ose le Haut.

Plusieurs organismes de la MRC collaboraient à l’organisation de cette activité, soit le comité Loisirs HSF, Tourisme HSF, la MRC du HSF et la campagne Ose le Haut. « Le comité Loisirs HSF est fier de contribuer au mieux-être de sa population à travers des activités ludiques qui font découvrir ses installations de plein air et les magnifiques paysages du Haut-Saint-François. Merci à nos municipalités qui se prêtent au jeu littéralement, quand vient le temps de s’impliquer », mentionne Johanne Delage, présidente comité Loisirs HSF.

Pour le circuit « défis sportifs », la gagnante est Marie-Pier Bisson-Côté, de Sherbrooke. Elle remporte une carte cadeau d’une valeur de 150 $ pour l’achat de matériel de plein air. Le circuit « énigmes », la personne gagnante est Ginette Turcotte, de Sherbrooke. Celle-ci s’est vu remettre un forfait « Escapade Chercheur d’or dans le Haut-Saint-François », d’une valeur de 500 $ comprenant deux nuitées pour quatre personnes dans un chalet de Lauz Altitude de Chartierville, un panier de produits locaux de la Boutique Étoiles du terroir et un bon de 25 $ du Centre d’interprétation de la mine d’or de Chartierville. « Encore une fois, le Haut-Saint-François s’unit pour réaliser ce projet d’activité territoriale. Je tiens à encenser l’esprit de collaboration caractéristique qui se révèle être notre gage de réussite dans ce que nous entreprenons ! Félicitations aux gagnants et merci au Conseil Sport Loisir de l’Estrie pour le financement qui a rendu cette activité possible », exprime Robert G. Roy, préfet du Haut-Saint-François.

actualite

Conversion d’éclairage routier : St-Isidore-de-Clifton rejoint la danse

La municipalité de St-Isidore-de-Clifton rejoint d’autres municipalités et convertit son éclairage routier afin d’être plus respectueux du ciel étoilé, de l’environnement et de la santé. La Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic (RICEMM) tient à mettre en lumière ce leadership pour la protection de l’environnement nocturne et la qualité de vie de ses citoyens.
En faisant la conversion de son système d’éclairage, St-Isidore-de-Clifton se joint à East Angus et trois autres municipalités de la MRC du Granit. La conversion devrait se terminer au cours des prochains mois. Rappelons que la municipalité de East Angus avait bénéficié d’un service d’accompagnement en éco-éclairage par l’équipe de la RICEMM pour sa phase pré-projet. Selon l’organisme, une étude produite chiffrait, pour chacune des municipalités dont la conversion est faite, les économies énergétiques potentielles lors de conversion d’éclairage et fournissait un outil d’aide à la décision aux élus, soit un inventaire complet des luminaires et des scénarios de conversions vers des produits conformes aux normes actuelles.

L’installation des luminaires aux DEL ambrées respectueux de l’intégrité nocturne poursuit son essor et positionne la RICEMM et la région en tant que leaders mondiaux, mentionne Marie-Georges Bélanger, responsable des communications du parc national du Mont-Mégantic.

Cabane chez Arthur à Cookshire-Eaton

Entente entre la MRC et Environek : Les tubulures d’érablières pourront être recyclées

Une entente est créée entre la MRC et Environek pour la récupération des tubulures d’érablières.

Les tubulures d’érablières pourront désormais être récupérées et recyclées dans le Haut-Saint-François grâce à une entente entre la MRC et l’entreprise Environek. Avec cette association, les acériculteurs pourront disposer des tubulures usées à l’Écocentre du HSF.

Environek, une division du Groupe Aptas, est spécialisée dans la récupération, le tri et la transformation en granules des différentes tubulures d’érablières. En signant l’entente avec cette entreprise, plusieurs tonnes de déchets seront détournées de l’enfouissement. « Les acériculteurs de la MRC du Haut-Saint-François peuvent disposer de leurs tubulures usées, une contribution à l’environnement par une action responsable. Au lieu de les brûler ou d’encombrer un site d’enfouissement, nous pouvons leur donner une seconde vie. Après avoir transformé les tubulures en granules, elles seront vendues à des fabricants de drains agricoles, d’objets en plastique ou autres. Un petit coup de main à l’environnement qui nous rend très fiers », exprime Lionel Bisson, directeur général du groupe Aptas.
La MRC prévoyait signer cette entente en 2020, mais la situation pandémie a retardé le projet. « Cette année, dès l’ouverture (de l’écocentre), les acériculteurs vont pouvoir venir porter la matière sans frais », explique René Vachon, technicien en environnement à la MRC du HSF. Cette association n’a pas de terme et sera reconduite annuellement, ajoute M. Vachon. Les entrepreneurs pourront apporter les tubulures en pièce de 4 pieds de longueur maximum afin de faciliter le transport et l’entreposage. Il est également demandé de retirer toutes broches pour éviter la contamination de la matière. La MRC s’assurera des frais reliés à la remise des tubulures à Environek. Différentes options leurs sont proposées et si les matériaux sont bien triés, il pourrait même y avoir un revenu. L’objectif de la MRC, explique M. Vachon, est d’encourager le geste environnemental et que les entreprises ne déboursent pas de leurs poches pour disposer écologiquement de ces rebuts. Selon le technicien, cette annonce a fait boule de neige auprès des acériculteurs qui étaient bien satisfaits de cette entente.

Selon Enrivonek, en 2020, c’est 390 tonnes de tubulures qui ont été recyclées, 110 tonnes de différents plastiques pour un total de plus de 500 tonnes. Le Groupe Aptas possède trois usines situées à Sainte-Marie et Saint-Malachie et emploie actuellement 130 personnes.
L’Écocentre du Haut-Saint-François est situé au 105, chemin du Maine Central à Bury et ouvre à partir du 5 avril.

L'Équipe équestre de la SQ à East Angus

SQ : L’équipe équestre débarque à East Angus

Nous retrouvons de gauche à droite les agents Yves Déchenault, Joëlle Leclerc et la sergente Emmanuelle Groleau.

Trois membres de l’équipe équestre de la Sûreté du Québec ont débarqué, mercredi passé, à East Angus.

Ces agents agissent au même titre que les patrouilleurs en automobile et leur mission est de faire respecter les lois, d’assurer la sécurité de la population et de maintenir une proximité avec les citoyens afin de les sensibiliser aux mesures gouvernementales. Les trois policiers ont mené une opération de surveillance et de visibilité à proximité des écoles Louis-Saint-Laurent et du Parchemin, côté Collège et côté Couvent. Plusieurs étudiants ont été à la rencontre des policiers, curieux d’en savoir davantage. Ces derniers ont également effectué une opération de surveillance en matière de sécurité routière à l’intersection des rues Saint-Pierre, Saint-Jacques et Angus Nord. Les patrouilleurs à cheval ont donné un constat d’infraction pour le non-port de la ceinture de sécurité. Formée en 2019, l’objectif de l’équipe équestre vise notamment à accroître son rayonnement sur le plan communautaire, tout en poursuivant son volet « donner au suivant ». L’équipe se déploie sur l’ensemble du territoire du Québec. Elle se déplace tant pour assurer la sécurité publique et favoriser un rapprochement avec la communauté.

L’équipe équestre se compose de huit chevaux canadiens et de six chevaux miniatures. Pour l’équipe équestre, il s’agit d’une façon différente d’entrer en contact avec des publics diversifiés et de perpétuer la volonté de la Sûreté du Québec de s’engager auprès des communautés.

François Jacques, député

Entente de développement culturel : 187 500 $ pour la culturedans le HSF

Le député de Mégantic, François Jacques, se réjouit de l’implication culturelle de son gouvernement.

La MRC du Haut-Saint-François reçoit une aide du gouvernement du Québec de 112 500 $ pour le développement de la culture. À ce montant, la MRC contribuera à la hauteur de 75 000 $ portant la somme à 187 500 $. L’annonce a été faite par François Jacques, député de Mégantic et adjoint parlementaire de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, au nom de Nathalie Roy, ministre de la Culture et des Communications. Cette somme, octroyée sur trois ans, soutiendra des projets qui font partie du plan d’action local pour l’économie et l’emploi du Centre local de développement (CLD) du HSF.

Le gouvernement provincial a conclu, cette année, 184 ententes totalisant 22 M$ avec des municipalités et des MRC. Ces ententes participent à l’enrichissement et à la vitalité culturelle des régions. « L’annonce constitue une excellente nouvelle pour le dynamisme culturel de notre circonscription de Mégantic. Les citoyens du Haut-Saint-François seront les grands gagnants, puisque l’entente permettra de répondre à des besoins ciblés par la MRC en matière de culture régionale », exprime M. Jacques. Cette aide financière s’ajoute aux mesures instaurées pour préserver l’écosystème culturel en contexte de pandémie. En soutenant la réalisation d’activités dans le respect des règles sanitaires en vigueur, le gouvernement estime que ce montant assurera une reprise plus rapide des activités culturelles lorsque la situation le permettra.

Les projets qui bénéficieront de cette entente sont le Circuit des sheds panoramiques pour lesquelles il y aura une bonification ainsi que la mise en place d’une application Web. Il y aura également une valorisation et mise en valeur du Cœur villageois de Cookshire-Eaton et un projet d’animation et d’aménagement culturel dans les sentiers de l’étang Cloutier de Cookshire-Eaton. Le CLD confie le dossier à son agente de développement culturel qui travaillera en collaboration avec les intervenants et les milieu concernés.

camion electrique tardif diesel

Camion 100% électrique : Une première mondiale

L’entreprise Tardif Diesel présentait son tout nouveau camion lourd 100 % électrique à charge ultra rapide.

Un camion hors route 100% électrique à recharge ultra rapide, une première mondiale et c’est à Ascot Corner que ça se passe, chez Tardif Diesel. En collaboration avec MEDATech, une firme d’ingénierie spécialisée dans la conversion électrique, l’entreprise de camions lourds annonçait récemment la mise en marché de ce type de véhicule encore jamais vu.
Élaboré à la suite d’une demande de client, Tardif Diesel présentait son nouveau véhicule pouvant travailler dans les mines, les carrières ou encore dans les cours à bois. Le souci de l’environnement est dans l’ADN de l’entreprise, exprime Jean-Marc Tardif, copropriétaire. « C’est important pour nous. Malgré qu’on soit un garage de diesel, on a la Clé Verte, qui est une attestation, qu’on fait attention à l’environnement le plus possible », explique-t-il. L’entreprise a d’ailleurs converti toute sa flotte de livraison à l’électrique, il y a quatre ans.

Depuis l’annonce de sa mise en marché, près d’une dizaine de commandes sont entrées, affirme M. Tardif. Victime de son succès, l’entreprise doit maintenant restructurer son organisation pour répondre à la demande. Selon lui, les véhicules électriques, c’est l’avenir. « C’est pour réduire les gaz à effet de serre, l’empreinte environnementale. Il y a des gains substantiels monétaires à long terme », explique-t-il. Le fait d’avoir un véhicule électrique réduit la maintenance et la consommation. En une année, le propriétaire de camion peut sauver jusqu’à 160 000 $ en entretien et en diesel.

Les projets de l’entreprise ne s’arrêtent pas à ce nouveau camion. « Les choses qui m’intéresseraient, les camions-grues, les camions de matières résiduelles. Ce sont des secteurs d’activité que je crois qu’il y aurait bénéfice à avoir notre technologie », exprime Jean-Marc Tardif.

Situé à Ascot Corner, Tardif Diesel est un concessionnaire de camions Western Star et Freightliner pour la vente, les pièces et le service. MEDATech est une entreprise ontarienne écoresponsable spécialisée dans les secteurs miniers, de construction, de transports et des véhicules de matières résiduelles.

Rachel

RHUBARB

Red buds in mud / of rhubarb bed / my heart leaps
How to express that little rush of hope you feel at the first glimpse of springtime growth? If you’re into haiku poetry, it’s in as few words as possible, as I tried to do in the first line of this piece.

“Poetry is when an emotion has found its thought and the thought has found words,” said poet Robert Frost.

Yes, April is Poetry Month, and the League of Canadian Poets invites us to celebrate it this year with the theme of resilience. Not much is more resilient than rhubarb!

What does it mean to be resilient? It means being buried under two feet of snow, somehow surviving in frozen mud, then shrugging off the snow and growing back better.
“Resilience is geographical, spiritual, historical,” reads a burst of prose on Poets.ca. “It’s the fight against climate change, the inner battle with mental health, the outcry for human rights and an end to systemic racism…. Resilience is the courage to start each day anew.”
And of course, it is the courage to live through a pandemic. To reach out to someone in need. To insist on dealing with the climate, pollution, injustice. To start each day anew even when you’re sick and tired of staying home, or just plain sick and tired.

That’s how I felt this morning. Just dispirited. The weather’s been weird. The news has been full of shootings. More virulent viruses are coming our way.

Then I saw the new rhubarb shoots. And I realized that Poetry Month begins tomorrow. My heart lifted. We have such a legacy from our poets over the ages. We often quote them, without even realizing we’re doing it. The world is rich in poets, and oh, do we need them! Here are three that inspired me today.
RUMI
Alal ad-din Rumi was a 13th century Persian poet who is today counted as the most popular poet in the USA (a close second is Amanda Gorman, 22-year-old Youth National Poet Laureate who amazed us with her poem, The Hill We Climb, at President Joe Biden’s inauguration).
Rumi’s poetry is lyrical. It’s all about love and resilience: “Don’t grieve. Anything you lose comes round in another form.” Or as my mother said, “What goes around, comes around.” (No, Justin Timberlake did not invent that saying.)
Long before Leonard Cohen, Rumi wrote, “The wound is the place where the light enters you.”
And he advises audacity. “Start a huge, foolish project, like Noah…it makes absolutely no difference what people think of you!” Yeah! Let’s save the world!
LI PO
Li Po, or if in China, Li Bai, lived in the 700s during the Tang Empire. His poetry spans friendship and death, trees and wine, love and politics and extends to a poetic relationship with the world.
His poems can plunge one into deep meditation:
“Chuang Tzu in dream became a butterfly, / And the butterfly became Chuang Tzu at waking. / Which was the real – the butterfly or the man? / Who can tell the end of the endless changes of things?”
Or listen to this one line pointing the way to joyfully losing oneself: “We sit together, the mountain and me, until only the mountain remains.”
EMILY DICKINSON
“This is my letter to the world, / That never wrote to me.”
That is what Emily Dickinson wrote about her poetry. In Amherst, Massachusetts, she died in 1886, age 55, having written some 1,800 poems, mostly unpublished. She lived in isolation, yet she persevered with, it seems, an abiding hope that one day the world would read her “letter.” Not until the 1950s were her poems published as she wrote them.
“’Hope’ is the thing with feathers – That perches in the soul – And sings the tune without the words – And never stops – at all -”
Would she have persevered through a pandemic? Surely. I would bet on it.
ANGELA LEUCK
Poet in the Townships, right now. I hear Angela is planning something very special for this Poetry Month. More news to follow.
GETTING SHOT
If you are having trouble making an appointment for your Covid-19 vaccination, the Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François (CAB) offers to help. Just contact Diane Grenier at 819-560-8540 x 9.
QUEBEC HERITAGE
The Quebec Anglophone Heritage Network has just published a two-volume anthology of 120 historical articles and 150 images, in both colour and black-and-white, selected from the past 20 years of the QAHN publication, Quebec Heritage News. The volumes are encased in an illustrated slipcase. For more information, visit qahn.org.
CHURCHES
Anglican. Bishop Bruce Myers continues to offer Home Prayers at 10:30 a.m. Sundays on Facebook, and at quebec.anglican.ca (Worship Videos). Info: 819-887-6802, or quebec.anglican.ca.
United. Home worship services are available for pickup Fridays after 2 p.m. at Sawyerville United Church (box on top of freezer in porch), at Trinity United Church (in plastic bag at basement door). To receive services by mail or email, or for pastoral care, contact Rev Tami Spires at 819-452-3685 or spiresta@hotmail.com. Facebook info: United Eaton Valley Pastoral Charge.
Baptist. In-person Sunday services have begun again for 25 or fewer persons with Covid-19 protocols in place (wash hands at the entrance, maintain a 2-metre distance from others, use assigned seating, wear masks, do not sing, do not shake hands, and leave via the exit door). The service in French is at 9 a.m., and in English at 11 a.m.
A mask is provided for persons needing one, and a list of all the attendees is kept, in case of infection. Persons with flu symptoms are asked not to attend services. The pastor’s message is also available on YouTube: For the link, contact Pastor Michel Houle: 819-239-8818.
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email rawrites@gmail.com by April 5 for publication April 14; by April 19 for April 28.

Foyer Saint-Paul de Bury

Le Foyer Saint-Paul de Bury : La fin d’une époque

Lors de la fête de Noël du Foyer Saint-Paul en 2019, Frances Goodwin (à gauche) apprécie la musique jouée au piano par Janice Graham, en compagnie de visiteurs à la maison.

En 1964, le Foyer Saint-Paul de Bury a commencé sa carrière de résidence pour personnes âgées, et en 1967 une corporation s’est formée pour l’administrer. Au fil des ans, la maison a été une icône culturelle dans la communauté de Bury, et a bénéficié d’un haut niveau de soutien bénévole. Cette ère prendra fin le 31 mars.

Cette fermeture survient cinq mois après son annonce en octobre. À l’époque, Marilyn Salter a expliqué que la fermeture était prévue bien à l’avance pour donner aux résidents et à leurs familles le temps de trouver de nouvelles résidences. Mme Salter est présidente du conseil d’administration de la St-Paul’s Corporation.

Ce processus a maintenant été mené à bien, a déclaré Hervé du Verle, membre du conseil d’administration. « Les évaluations ont été faites au besoin, et tous les résidents sont maintenant relocalisés. À partir du 31 mars, nous n’aurons plus de résidents. » Les destinations pour les sept résidents comprennent la Wales Home près de Richmond, Grace Village à Lennoxville, le Manoir de l’EAU VIVE à Cookshire, et le CHSLD à East Angus.
Frances Goodwin a déménagé au Manoir de l’EAU VIVE à Cookshire. « Je suis encore en transition », a-t-elle dit. « Je ne suis pas encore installée. »
Mayotta Taylor a déménagé à Grace Village. « Je connais pas mal de gens ici », dit-elle. « Et ma petite nièce est ici. C’est bien. Les choses se passent bien ici, et les repas sont très bons. »

En novembre, plus de 100 personnes de la communauté de Bury ont signé une pétition pour sauver la maison. Walter Dougherty, maire de Bury, a déclaré que la municipalité l’a soumise au conseil d’administration, ainsi qu’une proposition d’actions qui, selon eux, pourraient aider la situation, comme l’amélioration des salaires ou des avantages sociaux du personnel.
« Cela semblait tomber dans l’oreille d’un sourd », dit-il. « Je suppose que c’est un fait accompli. » Une rencontre espérée entre la municipalité et le conseil n’a jamais eu lieu.

En ce qui concerne la pétition, Mme Salter a dit qu’elle était heureuse de constater l’appui de la communauté, « mais nous n’avons pas la possibilité de trouver plus de personnel. C’est la principale situation. Ça ne change pas. »

M. du Verle a déclaré que l’essentiel était que « malheureusement, personne n’est venu à la recherche d’un emploi. » Il a de plus souligné que les nouveaux règlements québécois exigent que tous les employés de résidence aient une certification complète, plutôt qu’une seule personne. « C’est un énorme problème pour toutes les maisons. Cela ne fait que tuer les zones rurales, parce que les petites maisons devront fermer; elles ne peuvent pas trouver de personnel qualifié. »

Dans un communiqué de presse publié en décembre, M. du Verle écrivait sur le contexte élargi concernant la fermeture. Il a fait remarquer qu’environ 560 autres petites résidences pour personnes âgées dans les régions rurales du Québec ont fermé depuis 2014. Les nouveaux règlements provinciaux sur la santé ont forcé ces fermetures, mais la diminution de la population rurale a également joué un rôle.

Il a fait remarquer que les politiques provinciales les empêchent de recruter des travailleurs étrangers et qu’aucune aide n’a été reçue d’aucun niveau de gouvernement.

« Cela a été beaucoup de travail pour beaucoup de gens qui ont donné beaucoup de temps », disait-il. « C’est absolument pénible de fermer, mais nous n’avions pas le choix. »

La société qui régit le Foyer Saint-Paul envisage des possibilités futures, a indiqué M. du Verle. « Nous croyons que le bâtiment sera sur le marché à un moment donné. La société est en bonne forme financièrement, mais après le 31 mars, nous n’aurons plus de revenus. » Il a laissé entendre qu’une possibilité serait de devenir une fiducie et de continuer à travailler pour aider les aînés de la région. Une autre serait de dissoudre la société. « Nous discutons actuellement des possibilités », concluait-il.

Foyer-St-Paul-de-Bury

St. Paul’s Rest Home: End of an Era

St. Paul’s Home resident Violet Thorneloe dances with Santa Claus, aka Robert Asselin, at a 2019 Christmas Party.

In 1964, St. Paul’s Rest Home in Bury began its career as a seniors’ residence, and in 1967 a corporation was formed to govern it. Over the years, the home has been a cultural icon in the Bury community, and has enjoyed a high level of volunteer support. That era will end March 31st.
The closure comes five months after it was announced in October. At the time, Marilyn Salter explained the closure was planned well in advance to give residents and their families time to find new homes. Salter is president of the St. Paul’s Corporation board of directors.

This process has now been successfully carried out, said Hervé du Verle, member of the board. “Assessments were made as needed, and all the residents have a placement now. As of March 31st, we will have no more residents.” Destinations for the seven residents include the Wales Home near Richmond, Grace Village in Lennoxville, Manoir de l’EAU VIVE in Cookshire, and the CHSLD in East Angus.

Frances Goodwin has moved to the Manoir de l’EAU VIVE in Cookshire. “I’m still in transition,” she said. “I’m not settled in yet.”
Mayotta Taylor has moved to Grace Village. “I know quite a few people here,” she said. “And my great niece is here. It’s good. Things are going on here, and the meals are very good.”
In November, a petition to save the home was signed by more than 100 persons in the Bury community. Walter Dougherty, Mayor of Bury, said the Municipality submitted it to the board of directors, along with a proposal for actions they thought might help the situation, such as improving staff salaries or benefits.

“It seemed to fall on deaf ears,” he said. “I guess it’s a done deal.” A hoped-for meeting between the municipality and the board never took place.
Concerning the petition, Salter said she welcomed the community’s support, “but we don’t have the option of finding more staff. That’s the basic situation. It’s not changing.”

Du Verle said the bottom line was that “unfortunately, nobody came looking for a job.” But more than that, he pointed out that new Quebec regulations require all residence employees to have full certification, rather than just one staff person. This is a huge problem for all homes. It is just killing the rural areas, because all the small homes will have to close; they can’t find people.”

In a December press release, du Verle wrote about the wider context of the closure. He noted that about 560 other small seniors’ residences in rural Quebec have closed since 2014. New provincial health regulations have forced these closures, but the diminishing rural population has also played a role.

He noted that provincial policies prevent them from recruiting foreign workers, and that no help for St. Paul’s was received from any level of government.

“It has been a lot of work for a lot of people who have given a lot of time,” he said. “It is absolutely distressing to close, but we had no choice.”
The corporation governing the St. Paul’s Rest Home is looking at future possibilities, du Verle said. “We believe the building will be on the market at some point. The corporation is in good shape financially, but after March 31st, we will have no more income.” He suggested one possibility would be become a trust and continue working to assist local seniors. Another would be to dissolve the corporation. “We are currently discussing the possibilities,” he said.

Resto Bar Rive Sud de East Angus

Réouverture des salles à manger: Des restaurateurs enthousiastes

Les usagers sont heureux de l’ouverture des restaurants.

Les restaurateurs de la région sont emballés de pouvoir accueillir à nouveau leurs clients dans les salles à manger. Depuis la semaine passée et ce, dans le respect des nouvelles mesures sanitaires, les restaurants de la MRC du Haut-Saint-François reprennent vie.

« Tout le monde est de bonne humeur, c’est agréable. On est vraiment content de jaser avec nos clients », exprime Serge Roy, copropriétaire du Restaurant des Cantons à Weedon. Il affirme avoir une belle réponse de la clientèle, malgré les nouvelles mesures un peu plus complexes, soit le fait de devoir tenir un registre des clients, exiger des réservations et le nombre d’adultes limité par table. « Ça roule ! Ça va vraiment bien. La seule affaire qui est plate, c’est que c’est juste deux adultes à une table, c’est un peu plus complexe », explique Chantale Duhaime, copropriétaire du Resto bar Rive Sud à East Angus.

Jusqu’à maintenant, il semble que les citoyens du Haut-Saint-François s’ennuyaient des déjeuners et diners au restaurant puisque ce sont ces deux plages horaires qui sont les plus populaires depuis la réouverture. « Le gros engouement, c’est quand M. Legault va dire par exemple, maintenant on peut aller deux couples au restaurant ou trois couples. Je pense que ça va être vraiment l’enfer », lance M. Roy en riant, ajoutant qu’ils sont prêts à ce moment.

Outre la tenue des registres et la limite par table, les restaurateurs doivent également prendre les réservations des clients. Cette mesure gouvernementale a pour but de limiter le nombre de personnes qui attendent à l’entrée et ainsi réduire les risques de contacts, selon Mme Duhaime. Toutefois, la copropriétaire du Resto bar Rive Sud n’exige pas les réservations étant donné la disponibilité de sa salle à manger. « J’ai 91 places pareil, parce que j’ai deux côtés de resto, donc il n’y a personne qui attend dans la porte », estime-t-elle.

Le Restaurant 108, à Cookshire-Eaton, à l’instar d’autres dans la MRC, a plutôt attendu la fin de la semaine dernière pour ouvrir sa salle. Le propriétaire, Éric Leclerc, explique que les réservations seront nécessaires, mais que si quelqu’un arrive à l’improviste et qu’il y a de la disponibilité, il ne le refusera pas. Au moment d’écrire ces lignes, le restaurant n’avait pas encore ouvert sa salle, mais comptait déjà quelques réservations à l’agenda.
Rappelons quelques règles que les citoyens doivent savoir avant de se diriger vers un restaurant. Un maximum de deux adultes par table, accompagnés d’enfants d’âge mineur ou résidant à la même adresse sont permis. Un registre doit être tenu alors une preuve de résidence peut être demandée. À l’exception de la restauration rapide, la réservation est obligatoire.

Église St-Clément de Bishopton, Dudswell

Église Saint-Clément de Bishopton : Une pétition pour qu’elle soit donnée à la municipalité

L’AFEAS de Dudswell demande au conseil de Fabrique de céder l’église Saint-Clément de Bishopton à la municipalité pour la somme symbolique de 1 $.

Dans un geste désespéré pour sauver l’église Saint-Clément de Bishopton, fermée depuis l’automne dernier, l’AFEAS de Dudswell a récemment remis entre les mains de Michel Rodrigue, président du conseil de la Fabrique de la paroisse Saint-François-de-Laval une pétition de 230 signatures réclamant que cette dernière remette le bâtiment à la municipalité pour la somme symbolique de 1 $. La présidente de l’AFEAS, Domenica Guzzo, a également déposé la pétition à la municipalité ainsi qu’à l’archevêché à Sherbrooke pour que tous soient au fait de la démarche.

Rejoint au téléphone, Mariane Paré, mairesse de Dudswell, laisse entendre que le conseil municipal pourrait être favorable à prendre le bâtiment pour la somme de 1 $. Toutefois, ça ne semble pas aussi évident pour M. Rodrigue qui ne voit pas ça du même œil.

Rappelons que la paroisse Saint-François-de-Laval sur la recommandation du conseil de gestion de l’église Saint-Clément et sur l’approbation du conseil de Fabrique a demandé l’automne dernier à l’archidiocèse de Sherbrooke d’appuyer la vente de l’église, ce qui a été fait. Les raisons évoquées étaient d’ordre financier et le manque de ressources humaines. Des approches ont été faites auprès de la municipalité pour qu’elle se porte acquéreur du bâtiment, mais le coût d’achat, de mise à niveau et d’entretien semblait trop élevé. La municipalité loue actuellement l’espace pour une période d’un an et y tient ses assemblées du conseil municipal.
Mme Guzzo explique le geste de l’AFEAS par crainte que l’église soit vendue à un promoteur privé « pour qu’il construise des condos ou toute autre chose qui ferait en sorte que cet espace qui desservait le communautaire, ne le ferait plus. » La présidente de l’organisme croit qu’il est possible de financer une partie des coûts de l’église par diverses activités. Un document intitulé J’ai le goût de mon village a été déposé auprès des autorités municipales dans lequel, explique-t-elle, on retrouve plusieurs suggestions comme un café-théâtre, des cours d’artisanat, de yoga, des expositions annuelles, des soirées thématiques, de vins et fromages, des soirées découvertes, dégustations du terroir, des tombolas, un kiosque d’information touristique et autres. Mme Guzzo est convaincue que la pétition reflète la volonté des gens du secteur Bishopton. Les signatures, recueillies en 10 jours, sont toutes de Bishopton et tout le monde rencontré a accepté de signer sauf une, précise-t-elle. « Si on n’a pas cette salle, on n’a plus rien, on ne peut plus faire nos activités. Il n’y a pas d’autres salles ni d’autres endroits », insiste-t-elle. Pour Mme Guzzo et son organisme, « la demande n’est pas extraordinaire puisqu’un peu partout au Québec et dans le Haut-Saint-François, des ventes pour des sommes symboliques à des municipalités, à des organismes communautaires, il y en a eu et il y en a toujours. »

Municipalité
La mairesse de Dudswell admet que l’ensemble du conseil municipal serait favorable à faire l’acquisition de l’église pour la somme symbolique de 1 $. Selon Mme Paré, le fait de payer pour le bâtiment ne serait pas envisageable vu que des investissements seront nécessaires pour respecter les normes, comme édifice public. « On n’a pas les moyens comme municipalité de payer un prix de fou. Déjà qu’il y aura beaucoup d’investissements à faire. Ce bâtiment-là, l’église avec son sous-sol, la salle a été payée par les citoyens de la place, construite par les citoyens de la place, entretenue par les citoyens de la place. Pourquoi on prendrait l’argent des citoyens pour payer ça ? On pense que c’est justifié qu’il nous la remette pour qu’on la laisse aux citoyens, que ça devienne communautaire. » Mme Paré mentionne avoir déposé l’offre de la municipalité au représentant du conseil de Fabrique dans le cadre d’une rencontre tenue le 8 mars dernier. « Je pense, que pour eux (conseil de Fabrique), ils ont une réflexion à faire. » Pour Mme Paré, la pétition de 230 signatures est significative. Elle ajoute qu’une rencontre de citoyens manifestant leur volonté de ne pas perdre cette salle a eu lieu. « C’est pour ça qu’on a poursuivi notre réflexion pis on s’est dit, si on peut l’avoir pour 1 $. Il y a beaucoup d’investissements à faire dedans. Ça, ça va être une autre réflexion. Tous ceux qui achètent des bâtiments comme ça, il y a toujours des surprises », de compléter, la mairesse. « Si la municipalité prend possession de l’église, explique Mme Paré, elle aimerait y maintenir les activités communautaires. » La mairesse ajoute que la municipalité a demandé une réponse du conseil de Fabrique pour le 19 mars « pour qu’on ait le temps de travailler, vérifier des choses avant, pour passer ça au conseil municipal. »

Fabrique
M. Rodrigue confirme que la Fabrique est présentement en négociation avec la municipalité concernant la vente de l’église. Interrogé à savoir si la Fabrique pouvait laisser l’église pour la somme de 1 $, M. Rodrigue s’est montré évasif. « Ça dépend tout le temps du contexte. Je sais qu’ailleurs dans d’autres paroisses ça s’est fait, surtout dans le diocèse de Sherbrooke, les églises ont cédé leur bâtiment à leur municipalité, mais on est pas tout à fait dans le même contexte. L’église n’est pas dans le modèle des autres églises non plus. On négocie avec la municipalité, pis ça va bien. Nous autres, c’est une négociation qu’on fait, je ne suis pas intéressé à dévoiler ce qui se passe présentement non plus, mais je vois ça d’un bon œil, on est capable de se parler. » Le président du conseil de Fabrique mentionne que le bâtiment serait évalué à 434 000 $, le terrain à plus de 43 000 $. « Pourquoi il y a une si grosse évaluation et pourquoi on serait obligé de donner ça ? Pour nous autres, on trouve que ça a une certaine valeur. Comme j’ai dit, on négocie et on va sûrement s’entendre sur quelque chose un moment donné. » M. Rodrigue se montre confiant quant au dénouement. « C’est sûr qu’on va en arriver à une entente. » Quant à l’échéancier fixé par la municipalité de donner une réponse au plus tard le 19 mars, celui-ci ne croyait pas être en mesure de respecter cette demande, soutenant qu’il devait organiser des réunions et rédiger une contre-proposition. « On va sûrement en arriver à quelque chose de vive voix avant de taper quelque chose sur papier », complète-t-il.

salle communautaire East Angus

Clinique de vaccination contre la COVID : Des plages horaires disponibles pour les plus de 70 ans

Les citoyens de plus de 70 ans peuvent désormais prendre rendez-vous pour se faire vacciner contre la COVID-19. Ouverte depuis lundi, la clinique située à la salle des Chevaliers de Colomb East Angus élargit ses disponibilités selon le nombre de doses reçues.

« Nous sommes à planifier en continu et en direct le calendrier des rendez-vous et on ajoute des plages horaires pour permettre la vaccination », expliquait Jean Delisle, directeur de la campagne de vaccination en Estrie lors d’un point de presse. Dès que de nouvelles doses sont accessibles, d’autres disponibilités de rendez-vous s’ajoutent. Si les citoyens ne sont pas satisfaits du moment de leur rendez-vous, ils peuvent aller dans les systèmes pour annuler et en reprendre un selon les nouvelles plages horaires.

En une semaine, le groupe de personnes prioritaires pour le vaccin est passé de 85 ans et plus à 70 ans et plus. « C’est une bonne nouvelle, c’est qu’il y a de plus en plus de doses et donc ça nous permet d’ajouter de façon accélérée des rendez-vous additionnels pour des groupes qu’on pensait qu’ils arriveraient plus tard », s’enthousiasme M. Delisle.
Pour prendre rendez-vous, rendez-vous au quebec.ca ou téléphonez au 1 877 644-4545.

Transport Haut-Saint-François - Plusieurs réservations pour aller se faire vacciner

Transport Haut-Saint-François : Plusieurs réservations pour aller se faire vacciner

L’appel de service de Transport de personnes HSF de mettre des véhicules adaptés à la disposition des personnes admissibles à la vaccination fait mouche. Plusieurs citoyens font appel au service pour se rendre au lieu de vaccination contre la COVID-19 à la salle communautaire des Chevaliers de Colomb à East Angus.

Quelques jours après l’annonce, plusieurs réservations étaient faites auprès de l’organisme pour la première semaine, explique Thérèse Domingue, directrice générale de Transport de personnes HSF. Les citoyens, souvent seuls, mais parfois en bulle familiale, réservent une place dans les véhicules adaptés. « Les gens, tout ce qu’ils ont à faire, c’est de communiquer avec nous, donner la journée et l’heure de leur rendez-vous », exprime Mme Domingue. L’organisme s’assurera d’aller chercher les demandeurs directement à leur domicile. Elle explique que les requêtes proviennent d’un peu partout à travers les 14 municipalités de la MRC. « C’est une approche qu’on va faire tout le temps de la vaccination et non uniquement pour les personnes de certains groupes d’âge », ajoute-t-elle. La directrice est bien heureuse de cet engouement et s’attend à recevoir d’autres réservations pour les prochaines semaines.

Pour réserver un transport, les citoyens sont invités à téléphoner au 819 832-2711 poste 1717.

Mentionnons que les frais inhérents au service de Transport de personnes HSF sont supportés par le député de Mégantic, François Jacques, et ce pour l’ensemble des groupes d’âge qui auront réservé leur transport.

Église paroisse St-Camille de Cookshire

Hommage aux victimes de la COVID-19 : Les églises se font entendre

Plusieurs églises des différentes paroisses du Haut-Saint-François ont participé à la Journée nationale de commémoration pour les victimes de la COVID-19, du 11 mars dernier, en faisant retentir une volée de cloches. Certaines, munies d’éclairage extérieur, ont utilisé les lumières blanches en signe de solidarité. En Estrie, ce sont plus de 300 personnes qui sont décédées de la COVID-19. En l’honneur de ces disparus, et pour apporter un peu de réconfort aux personnes en deuil, un endroit de recueillement était aménagé à la Basilique-Cathédrale Saint-Michel de Sherbrooke. Plus de 300 lampions, un pour chaque victime, ont été allumés. En matinée, l’archevêque de Sherbrooke, Mgr Luc Cyr, a présidé une célébration en l’honneur des victimes. Les églises du Haut-Saint-François ayant participé à l’activité et dont le journal a obtenu confirmation sont celles de la paroisse Saint-François-de-Laval, Saint-Camille de Cookshire, Saint-Isidore-de-Clifton, Notre-Dame-du-Rosaire Sawyerville et Saint-Janvier de Weedon.

Richard Tanguay, maire de Weedon

Weedon : Le maire Tanguay se retire fin avril

Le maire de Weedon, Richard Tanguay, quittera son poste le 30 avril prochain.

Après avoir annoncé au Journal régional Le Haut-Saint-François qu’il ne solliciterait pas de renouvellement de mandat, le maire de Weedon, Richard Tanguay, se ravise et précise qu’il quittera son poste le 30 avril prochain.
« Changement d’horaire, j’ai décidé de prendre ma retraite politique avant le temps. J’ai fait le relevé des dossiers que je travaille, quel mode sont rendus, quand je peux faire du transfert, comment et d’après moi pour le 30 avril, ça va être une étape cruciale pour plusieurs, ça va être le bon moment pour faire les transferts. »

La nouvelle ne surprend peut-être guère dans les officines du conseil municipal notamment auprès de quelques élus qui n’étaient pas au diapason avec le maire Tanguay. Ce dernier a dû laisser son siège, en décembre, pendant près de trois mois, pour des raisons de maladie. Entre-temps, la municipalité en est venue à un accord mutuel pour mettre fin à l’entente liant la municipalité et le directeur général, Mokhtar Saada.
« Après mûre réflexion, je vais quitter la politique municipale. Ça ne répond peut-être plus à mes attentes, à mes orientations. » Le maire Tanguay ne cache pas que le climat au sein du conseil municipal n’est pas étranger à sa prise de décision. Il mentionne avoir éprouvé beaucoup de plaisir à faire de la politique municipale « quand on travaille tous ensemble. » Il dit déplorer « qu’au nom de certains beaux grands principes, il y a du monde qui se serve de ça pour tenter de dénigrer ou mettre en cause l’intégrité des autres. Ça, ça m’affecte beaucoup, j’aime pas ça. Souvent ces personnes-là omettent de dire qu’ils ont des intérêts personnels derrière ce qu’ils défendent. Au nom de beaux grands principes, ils se permettent d’attaquer du monde. » Interrogé à savoir s’il faisait référence à certains élus, le maire s’est refusé à avancer des noms, laissant tomber « je te laisse imaginer à quoi je fais référence. Le climat au conseil n’aide pas, ça, c’est bien clair pour moi-là. »

Malgré le contexte, M. Tanguay est fier des différentes réalisations. « Je pense avoir fait ce que j’avais à faire. J’ai fait de mon mieux. J’ai réalisé des projets intéressants. Il y a des choses intéressantes qui se sont fait de bonne foi. » Parmi les différents bons coups, le maire fait référence à la flotte municipale, la régie des incendies, le parc de l’aréna et le jardin communautaire. Il souligne son appui dans la lutte pour maintenir l’avenir du CHSLD et CLSC ainsi qu’auprès du projet de coopérative d’habitation. « J’aurais aimé que MYM ça aboutisse, on a mis du temps et de l’énergie, ça aurait changé le cours de l’histoire de la ville. Ça aurait aidé notre territoire, on a fait ce qu’on a pu. »

Impliqué sur la scène régionale à titre de préfet suppléant, M. Tanguay est particulièrement fier de la collaboration des élus pour la mise à niveau de la route 257. Par ailleurs, la campagne Ose le Haut avec Apollo est bien lancée, ajoute-t-il.

Sur le plan professionnel, M. Tanguay a entamé un nouveau travail depuis quelques semaines au sein du Groupe de ressources techniques (GRT) de l’Estrie. « J’ai commencé à travailler, les dossiers déboulent, puis après analyse, je me suis dit que ça serait peut-être le bon moment », complète-t-il.

Rachel Garber

FOOL’S SPRING

“We are here,” said the calendar. The arrow pointed to Fool’s Spring. That’s the season that comes just after Winter, and just before Second Winter. Then comes the Spring of Deception, the Third Winter, and Mud Season, before finally arriving at Actual Spring, and Summer.
It sounds a bit like the parade of seasons leading to the end of the Covid-19 pandemic, doesn’t it? As the vaccines approach on the horizon, we go through all the shades of our winter of discontent, leading up to a summer made glorious by herd immunity. Oh wait, might that be a glorious autumn?
I have an appointment, now, for my first vaccination, on March 26. My friend, age 90 in Sherbrooke, got her first vaccination today, and an appointment for the second one on June 30, three-and-a-half months later. (In contrast, my sister, age 80 in Virginia, got her second vaccination yesterday, a month after her first one.) So my vaccine-radar tells me I could be waiting until mid-July for my second shot. And the others in my household, still later. So my goal is a glorious autumn.
And we still don’t know what the various coronavirus mutations will do. So, like I said, as the ice slides and crashes off our roof: We are in Fool’s Spring.
We need to just keep on focusing on our gardens.
Gardening calendars, like temperate zones, vary from hill to valley. That’s why I’ve turned to an ancient system of observation, phenology. Brought to us by the Old Farmer’s Almanac, it has to do with observing nature and following nature’s timing.
So, when my apple trees bloom, I’ll plant bush beans. When my apple blossoms fall, I’ll plant pole beans and cucumbers. When lilacs are in full bloom, I’ll plant annual flowers and squashes. I’ll find my lilies-of-the-valley, and when they flower, I’ll transfer tomato plants to the garden (or maybe I’ll just leave them in our greenhouse). When maple leaves are full-sized, I’ll plant morning glories. When bearded irises bloom, I’ll transplant peppers. And when peonies blossom, I’ll transplant cantaloupe.
And then! Our glorious autumn! No guarantees, but we can hope.
SWEET SEASON
Now we can visit a sugar shanty virtually. This new initiative lets one order a gourmet box of reheatable or ready-to-cook dishes from Quebec sugar shacks, of which many are in the Eastern Townships. Info: Visit www.macabanealamaison.com in either English or French.
DEMENTIA: TIPS
Insights and tips for people with loved ones who live with dementia, offered by Carole Arbery: She is a Licensed Practical Nurse who teaches in the Health Assistance and Nursing Care program at Lennoxville Vocation and Training Center. She has worked in seniors’ care for 27 years, including many in an Alzheimer’s Unit. Arbery is interviewed on Townshippers’ Association’s channel on YouTube, in English.
JOB SEARCH
Job Links is offering a series of online workshops for job seekers, especially young job seekers. “Get ready to apply for the best summer jobs” is the topic for the March 24-25 workshop. On April 27-28, the topic is “Self-knowledge, the key to your dream job,” and on May 26-27, a “Survival guide for anxiety.” For information, visit joblinks.etsb.qc.ca or Facebook.com/Job Links Eastern Townships, or contact 819-566-2422 or joblinks@etsb.qc.ca.
ST. PAT’S FESTIVAL
A virtual Irish Heritage Festival is available from the St. Patrick’s Society of Richmond & Vicinity. On March 17 at 7 p.m. is planned an “At Home” Kitchen Party with songs, music and dance. On March 20 at 2 p.m., Rebecca Taylor will tell stories for children. That evening, at 7 p.m., Louise Chapdelaine will show how to bake Irish Soda Bread; Julie Miller will tell the story of the harp in Ireland; and Nick Fonda will tell the story of Maggie Murphy and her life growing up in Richmond in the 1800s. All the events are free. Details and links are at www.richmondstpats.org.
BUSINESS OF ARTS
Business Skills for Creative Souls: A new online conference for artists on re-imagining the arts is on March 22 and 23. It is free and in English. A combination of networking and panel discussions is designed to open new possibilities for participants. For details, visit www.yesmontreal.ca.
BURY HISTORY
Looking forward to its 20th anniversary next year, the Bury Historical and Heritage Society is taking a look back at the years since its founding in March 2002. The Society has just published a little 12-page Souvenir Yearbook 2002-2020. The bilingual booklet is chock full of details and photos of the Society’s annual accomplishments, and its movers and shakers. For information or to buy it, contact Edward Pedersen, 819-872-3400, or Bury1803@gmail.com.
CHURCHES
United. Home worship services are available for pickup Fridays after 2 p.m. at Sawyerville United Church (box on top of freezer in porch), at Trinity United Church (in plastic bag at basement door). To receive services by mail or email, or for pastoral care, contact Rev Tami Spires at 819-452-3685 or spiresta@hotmail.com. Facebook info: United Eaton Valley Pastoral Charge.
Baptist. In-person Sunday services have begun again for 25 or fewer persons with Covid-19 protocols in place (wash hands at the entrance, maintain a 2-metre distance from others, use assigned seating, wear masks, do not sing, do not shake hands, and leave via the exit door). The service in French is at 9 a.m., and in English at 11 a.m.
A mask is provided for persons needing one, and a list of all the attendees is kept, in case of infection. Persons with flu symptoms are asked not to attend services. The pastor’s message is also available on YouTube: For the link, contact Pastor Michel Houle: 819-239-8818.
Anglican. Bishop Bruce Myers continues to offer Home Prayers at 10:30 a.m. Sundays on Facebook, and at quebec.anglican.ca (Worship Videos). Info: 819-887-6802, or quebec.anglican.ca.
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email rawrites@gmail.com by March 22 for publication March 31, and by April 5 for April 14.

Clubs quads et motoneigistes du HSF

Plus de 200 000 $ pour les clubs quads et motoneigistes

Un total de six clubs quads et motoneigistes du Haut-Saint-François se partageront 93 975 $.

Une douzaine de clubs quads et de motoneigistes du comté de Mégantic se partageront une aide financière de 201 004 $ pour rendre plus sécuritaire la pratique des véhicules hors route (VHR). De ce nombre, six du Haut-Saint-François profiteront d’une aide totalisant 93 975 $.

C’est le député de Mégantic et adjoint parlementaire de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation (volet Affaires municipales), François Jacques, qui en fait récemment l’annonce au nom du ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie, François Bonnardel.

Cette aide permettra notamment aux clubs d’entretenir les sentiers sous leur responsabilité, d’assurer leur pérennité et d’y mettre en place la signalisation adéquate, précise-t-on dans un communiqué de presse. Dans le cadre du Programme d’aide financière aux véhicules tout-terrain du Québec, on retrouve le Club Quad de Sherbrooke-Ascot Corner avec 9 010 $ et celui du Haut-Saint-François qui bénéficiera de 15 577 $.
Dans le cadre du Programme d’aide financière aux clubs de motoneigistes du Québec, nous retrouvons le Club d’Auto-Neige Cookshire inc. avec 20 837 $, celui de motoneigistes des Monts Appalaches de Scotstown avec 21 190 $, l’Association sportive Wee-ski de Weedon inc. avec 15 752 $ et le Club de Motoneige Aigle Noir d’East Angus inc. pour un montant de 11 609 $. En 2020, le gouvernement du Québec a accordé une aide financière de plus de 13 M$ à la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ), à la Fédération québécoise des clubs quads (FQCQ) ainsi qu’aux clubs qui leur sont affiliés.

« Les retombées économiques liées aux activités récréotouristiques des VHR sont essentielles pour le dynamisme économique de notre circonscription de Mégantic. Été comme hiver, les sentiers de quad et de motoneige sont sillonnés par les adeptes locaux tout comme par les touristes québécois, et cela est encore plus vrai cette année. Je me réjouis donc de l’appui financier de notre gouvernement aux clubs de notre région », d’exprimer M. Jacques.
« En ces temps où nos activités sont plus limitées, chaque sortie en motoneige ou en quad est encore plus appréciée par les amateurs de VHR. Votre gouvernement souhaite mettre tout en œuvre pour permettre une pratique sécuritaire de ce loisir. C’est pourquoi nous sommes fiers de soutenir les clubs de la région de l’Estrie afin qu’ils puissent maintenir et développer leurs activités durant cette saison qui est, à n’en pas douter, unique », d’ajouter François Bonnardel, ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie.

Le réseau de sentiers fédérés du Québec compte plus de 33 000 kilomètres pour la pratique de la motoneige et plus de 25 000 kilomètres pour la pratique du quad. Les sentiers sont entretenus et surveillés par 312 clubs affiliés à la FCMQ ou à la FQCQ. Les retombées économiques liées à la pratique de la motoneige et du quad sont estimées à plus de 3 G$ de dollars annuellement. Le Programme d’aide financière aux véhicules tout-terrain du Québec est en vigueur jusqu’au 31 mars 2022 et comporte trois volets: entretien des sentiers, sécurité et environnement ainsi que Fédération québécoise des motos hors route (FQMHR). Par ailleurs, le Programme d’aide financière aux clubs de motoneigistes du Québec est également en vigueur jusqu’au 31 mars 2022 et comporte deux volets: entretien des sentiers, sécurité et environnement.

actualite

Mesures gouvernementales pour aider la situation féminine : Table ronde entre femmes

Les femmes font face à plusieurs enjeux sociaux tels que la faible présence féminine en entrepreneuriat, la réalité des agricultrices et les violences basées sur le sexe et la culture. C’est ce qui est ressorti lors d’une récente table ronde organisée par les députées fédérales, Marie-Claude Bibeau, Élisabeth Brière et Lyne Bessette. Une centaine de femmes participaient à la rencontre virtuelle tenue à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes dans le but de discuter des problématiques vécues par celles-ci et connaître les mesures mises en place par le gouvernement fédéral pour aider à améliorer la situation.

Différentes représentantes d’organismes des circonscriptions de Compton-Stanstead, Sherbrooke et Brome-Missisquoi prenaient part à la discussion. « On a fait des avancées, on a eu beaucoup de gains au cours des dernières années, mais il reste encore tellement à faire », exprime Mme Brière.

L’entrepreneuriat au féminin
La députée de Sherbrooke rappelle que seulement 16 % des petites et moyennes entreprises au Canada appartiennent à des femmes. Toutefois, des études démontrent qu’en favorisant la participation économique de celles-ci à l’économie, le Canada pourrait ajouter jusqu’à 150 milliards de dollars au PIB. « C’est pourquoi le gouvernement prend des engagements concrets pour que les femmes participent à part entière à l’économie canadienne », exprime Mme Brière. Marianne Auclair, de Femmessor Estrie, se questionnait à savoir de quelle façon le Canada pouvait faire une économie plus inclusive, diversifiée et axée sur le développement durable. « On a mis en place, notamment, le plan d’action pour les femmes dans l’économie qui favorise l’autonomisation des femmes », explique la députée Brière. La Stratégie pour les femmes en entrepreneuriat (SFE) est un investissement de près de 5 milliards de dollars qui vise à améliorer l’accès aux entreprises dirigées par des femmes.

Des agricultrices dévouées

Yolande Lemire, vice-présidente des Agricultrices de l’Estrie, mentionne que plus de 2000 femmes en Estrie travaillent au développement de l’agriculture d’une façon ou d’une autre. « Ce sont des femmes qui sont des entrepreneures, elles sont averties, instruites, engagées et elles désirent qu’on reconnaisse leurs compétences et leur détermination », exprime-t-elle. Une des problématiques soulevées par Mme Lemire est la difficulté d’acquérir ou de conserver les terres familiales en raison des prix et des actifs trop élevés. Elle craint ainsi un point de rupture à un moment donné. Le gouvernement fédéral a mis en place le programme Agri-diversité qui vise à aider les groupes sous-représentés du secteur agricole canadien, tels que les jeunes, les femmes, les Autochtones et les personnes handicapées à surmonter les problèmes et les obstacles auxquels ils sont souvent confrontés. La vice-présidente s’inquiète également du déroulement du projet de loi C-216, soit celle modifiant la Loi sur le ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement (gestion de l’offre). « Notre engagement était de protéger le système de la gestion de l’offre, ce qu’on a fait », rappelait Mme Bibeau, qui est également ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire. Elle ajoute que récemment, le gouvernement a pris l’engagement de ne plus céder de part de marché.

Trop de violences faites aux femmes
« On se bat parce que le viol est encore une arme de guerre, parce qu’il y a trop de violences faites aux femmes », lançait Mme Brière, racontant un moment où elle s’est sentie menacée en courant dans son quartier, alors qu’un homme la suivait en voiture. Au cours des derniers mois, plusieurs histoires de violences et drames familiaux ont fait les manchettes. Plusieurs femmes cherchent donc à savoir de quelle façon le gouvernement peut contrer à ces gestes posés en raison du sexe. Le projet de loi C-21 propose des restrictions sur les armes à feu. « Une des mesures dans cette loi, c’est un système d’alarme qui va permettre aux autorités d’enlever une arme chez quelqu’un qui est reporté pour violence familiale », explique la députée de Sherbrooke. Les statistiques démontrent qu’avec la pandémie, la violence faite aux femmes et aux filles s’est intensifiée. Les femmes victimes de violence se retrouvent isolées des personnes qui peuvent les aider, ainsi la demande auprès des organismes de soutien a augmenté. En octobre dernier, le gouvernement annonçait un financement supplémentaire de 50 M$ aux organismes qui offrent des services aux femmes et enfants victimes de violence fondée sur le sexe. Diverses autres aides financières ont été remises, notamment aux maisons d’hébergement pour femmes et aux centres d’aide aux victimes d’agressions sexuelles. Les communautés culturelles et les femmes autochtones sont également victimes de beaucoup d’agressions. Josiane Whittom, du Centre Femmes des Cantons, relatait trois enquêtes concernant des femmes autochtones soit celle de la relation entre les peuples autochtones et les services publics, celle sur les filles et les femmes disparues et assassinées et celle pour la réconciliation véritable. Elle cherchait à comprendre de quelle façon le gouvernement comptait appliquer les mesures recommandées. « Ces trois enquêtes ont révélé des injustices inacceptables qui persistent encore aujourd’hui et qui touchent les femmes autochtones. Récemment, le gouvernement a déposé le projet de loi C15 pour mettre en pratique un des appels de la commission sur la vérité et la réconciliation. Celle d’appliquer la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones au Canada », explique Mme Bessette.
Plusieurs autres enjeux sont ressortis tels que la faible présence des femmes en politique, le droit à l’avortement, l’aide d’accès aux logements et aux garderies et l’aide financière pour les femmes et mères vivant sous le seuil de la pauvreté. Bien que plusieurs enjeux sont en partie réglés ou en voie de l’être, force est de constater qu’il reste beaucoup à faire pour que les femmes soient davantage incluses. Plus d’informations sur les mesures en place par le gouvernement canadien sont disponibles au https://cfc-swc.gc.ca/.

Dribbleurs Haut-Saint-François

Dribbleurs du Haut-St-François : Une nouvelle identité visuelle

À l’occasion de leur quinzième anniversaire, le Club de soccer les Dribbleurs du Haut-St-François dévoile une nouvelle identité visuelle plus jeune et dynamique.

Ayant le même logo depuis plusieurs années, le nouveau conseil d’administration a estimé que le temps était venu de rajeunir leur logo. Puisque les membres des équipes arborent le bleu sur leurs uniformes, cette couleur prédominante était donc un choix naturel pour la création de l’image, exprime le conseil dans un communiqué. Certains éléments du logo ont été réinterprétés, soit la couleur verte, le ballon, les bandes ainsi que le sapin. Ceux-ci ont été greffés pour témoigner du respect de ses dernières années de service. De plus, afin de mieux affirmer son identité géographique, le club a ajouté les noms des 14 municipalités de la MRC du Haut-Saint-François.

Outre cette nouvelle image de marque, les Dribbleurs en ont profité pour mettre à jour le site Internet dans le but de le rendre plus simple et plus convivial. Une emphase sur les réseaux sociaux est également mise. Ainsi, les responsables espèrent dynamiser le monde sportif dans la région et continuer la croissance de leur club.

Les préinscriptions pour la saison estivale 2021 sont en cours. Les détails sont disponibles au www.dribbleursduhautstfrancois.com.

Club de Golf de East Angus

Terrain de golf à East Angus : Pas de vente, la saison reprendra normalement

Dépendamment du contexte pandémique, la saison de golf 2021 devrait prendre son envol normalement avec son parcours de 18 trous à East Angus.

Les discussions concernant la vente du terrain de golf à East Angus, impliquant la municipalité, propriétaire de la surface de jeu avec un promoteur, ont pris fin abruptement. Les propriétaires du club, Richard Boisvert et sa conjointe Pauline Mercier, ont mis un terme aux discussions afin de préparer l’ouverture de la nouvelle saison qui approche à grands pas.

Rappelons que les propriétaires des installations, équipements et de la bâtisse du Club de golf East Angus ont mis le tout en vente l’année dernière. Pour sa part, la municipalité est propriétaire du terrain. Or, un promoteur s’était montré intéressé à acheter le tout, expliquant les discussions avec les autorités municipales.

Rejoint au téléphone, M. Boisvert admet avoir mis un terme aux discussions. Constatant que les négociations se prolongeaient et que la saison approchait, il n’avait d’autre choix, dit-il, qu’interrompe les négociations, et se concentrer, sur la nouvelle saison. Il mentionne que le responsable du restaurant Yves Beaudoin et son frère avaient manifesté le désir de quitter. « Yves m’avait dit qu’il était prêt à rester si c’était moi qui continuais. Je devais donner une réponse début mars. J’ai dit au promoteur, le gars n’y connaît rien de l’opération du club, met ça sur la glace pis je vais faire l’année au complet. Je ne voulais pas laisser aller le club de golf de même avec quelqu’un qui ne connaissait pas plus les affaires du golf. » M. Boisvert et sa conjointe entendent respecter les termes de l’entente avec la municipalité qui est d’assurer la bonne marche du club de golf pendant une période de cinq ans. Le pacte prend fin en 2022. « L’automne prochain, je vais envoyer une lettre à la municipalité pour leur dire que je n’ai pas l’intention de renouveler l’entente et que je vais terminer à l’automne 2022. Ça leur laissera le temps de trouver quelqu’un d’autre. » Dans l’hypothèse où il n’y aurait pas de relève au terme de l’entente, M. Boisvert est confiant d’être en mesure de vendre les équipements, karts et autres sans trop de difficulté. Le fait qu’il sera toujours propriétaire du bâtiment ne semble pas l’inquiéter outre mesure. M. Boisvert estime avoir investi plus d’un million $ au cours des trois dernières années.
Ouverture
Selon M. Boisvert, si tout va bien et que Dame nature se montre clémente, les golfeurs pourraient fouler le parcours de golf dès la mi-avril, dépendamment du contexte pandémique qui prévaudra à ce moment. « Comme c’est là, ça va bien, j’ai pas mal tout mon personnel. » Le surintendant, Michel Boutin, veillera encore à l’entretien du terrain. Le Club de golf East Angus comptait près de 130 membres. « On a eu beaucoup de visiteurs, c’est ce qui nous a sauvés », de compléter le copropriétaire. Quant au restaurant du club, les heures d’ouverture restent à être déterminées et se feront en fonction des règles sanitaires, d’expliquer M. Beaudoin.
Ville
Du côté de la municipalité, la mairesse Lyne Boulanger se réjouit du fait qu’il y aura du golf pour la prochaine saison, mais ajoute « on était sur le point d’avoir une entente. » Siégeant au conseil municipal depuis 2001, elle soutient que la vente du terrain du club de golf est l’un des dossiers les plus difficiles qu’elle ait eu à traiter. « Il y avait beaucoup de choses à évaluer. On ne décide pas ça comme ça. On voulait être certain de faire la bonne chose. On était près d’une entente. M. Boisvert a décidé que ça n’allait pas assez vite. » La mairesse ne cache pas déception. « Oui, je suis déçue parce qu’on a travaillé pour rien. Mais pour moi, l’important c’est qu’on ait du golf. J’ai confiance en M. Boisvert », complète-t-elle.

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Centre acéricole de l’AFCA à La Patrie : Le centre de bouillage prêt pour la saison

Nous apercevons devant la bouilleuse de gauche à droite, Daniel Lamoureux, directeur général de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François, Nicolas Fournier et Robert Proteau, respectivement directeur général et président de l’Aménagement forestier coopératif des Appalaches (AFCA).

L’Aménagement forestier coopératif des Appalaches (AFCA) est en voie de compléter le centre de bouillage situé juste à côté de son bureau administratif à La Patrie. Ce bâtiment et les équipements, un projet de 1,3 M$, qui seront mis ultérieurement à la disposition des membres, sont une pièce importante qui vient compléter le Centre acéricole.

Ce concept mis de l’avant par l’AFCA vise à offrir non seulement un service de bouillage à ses membres, mais également une foule de services acéricoles que ce soit l’aménagement, l’entaillage, le nettoyage et autres. L’organisme, souligne Nicolas Fournier, directeur général, compte 750 membres dont 25 % à 30 % possèdent des érablières. Le centre acéricole vise entre autres à venir en aide à ses membres que ce soit pour le démarrage, le transfert d’entreprises familiales, le maintien ou autres. M. Fournier dit comprendre que le démarrage d’une production acéricole peut demander un investissement important. L’achat d’une bouilleuse et autres pièces d’équipements peut s’avérer lourd à supporter. Le centre acéricole pourra jouer un rôle important pour soutenir les jeunes en offrant entre autres un service de bouillage. Pour cette année, le centre bouillira l’eau de ses 16 000 érables, mais il sera en mesure de bouillir pour un total de 70 000 érables. Le sirop qu’il produira sera biologique et sans émission de GES puisque l’évaporateur utilisé pour le bouillage fonctionnera à l’électricité. Une équipe de six personnes offre déjà son appui. « On a un premier client, on s’occupe de 33 000 entailles et on va bouillir sur place, à sa cabane », de préciser M. Fournier. Il assure que le personnel est hautement efficace, professionnel, et en mesure de travailler sécuritairement. « Ce qu’on offre, c’est un service de qualité. »
Le centre ajoutera diverses cordes à son arc comme de la formation aux acériculteurs et leurs employés. Il comprendra également un volet recherche et développement dans le domaine du sirop d’érable. Un partenariat est déjà en cours avec la Chaire de recherche industrielle sur les technologies acéricoles de l’Université de Sherbrooke.

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« Je crois que ce qui est en place ici nous démontre qu’on s’en va vers une nouvelle tendance du monde acéricole et nous de notre côté, on développe de nouvelles technologies », d’exprimer Jean-Michel Lavoie, professeur à l’Université de Sherbrooke et titulaire de la Chaire. « C’est comme un terrain de jeux, parce que nous, on peut développer de nouvelles technologies, les mettre en opération et valider si ces technologies sont fonctionnelles. De notre côté, on va vraiment valider les nouvelles technologies directement sur le site ici avec notre équipe. On va développer différents trucs avec la collaboration de l’Aménagement forestier des Appalaches. Une fois qu’on aura développé, on va les mettre à différents endroits stratégiques à leur centre de bouillage pour vraiment faire le suivi chimique de l’eau d’érable jusqu’au sirop d’érable qui va être produit. » M. Lavoie mentionne que l’intervention de la Chaire au centre de bouillage se fera davantage au niveau matériel. Il ajoute que l’ensemble de l’activité de la Chaire touche beaucoup plus d’aspects du monde acéricole jusqu’à la transformation des sirops qui dit-il, sont mal aimés, soit les sirops déclassés.

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Bâtiment
Le bâtiment alliera à la fois technologies de pointe, usage simple en plus d’être hautement fonctionnel et confortable pour les employés. Muni d’un plancher radiant, l’édifice est abondamment fenestré. « On veut quelque chose d’intéressant pour notre monde », d’insister M. Fournier. Outre les silos extérieurs en acier inoxydable, l’intérieur abritera notamment une salle multifonctionnelle qui servira éventuellement pour la transformation, la recherche et développement. « La salle a le grade alimentaire, les murs et le plancher c’est comme une fromagerie. Le plan stratégique prévoit faire éventuellement de la transformation », d’ajouter le directeur général. Le bâtiment comprend également une salle d’osmose où on a pris soin de regrouper de la machinerie bruyante à l’intérieur de murs isolés, la salle de bouillage. Un espace comprenant vestiaires et douche ainsi qu’une salle où se tiendront des rencontres de travail sont également prévus.
Pour M. Fournier, il était inconcevable de penser que le bâtiment pouvait être construit autrement qu’en bois. Ce matériau provient de terres des membres et de l’AFCA. D’ailleurs, on se fait un devoir d’acheter le plus possible local dans la région du Haut-Saint-François et du Granit. Le bâtiment incluant son revêtement sera complété vraisemblablement l’automne prochain.
Financement
Le projet que caresse la coopérative remonte à 2006. Les membres y ont collaboré au fil des années à la hauteur de 400 000 $. La Caisse Desjardins du Haut-Saint-François y contribue également. Son directeur, Daniel Lamoureux, était sur place pour annoncer une aide financière de 175 000 $, issue du Fonds du Grand Mouvement. « Ce qui nous a charmés dans le projet, c’est l’idée que ça était un engouement au niveau du milieu. Le projet permettait de régler des enjeux de main-d’œuvre, de perspectives d’offrir une solution aux plus petits acériculteurs et permettait de faire de la recherche et développement. Un projet extrêmement porteur. » Créé en 2016, le Fonds du Grand Mouvement est doté de 250 M$ afin d’investir dans les communautés pour appuyer des projets qui ont le potentiel de transformer la société d’ici 2024. Le fonds soutient les projets qui rejoignent les priorités des milieux telles que l’emploi, la vitalité, l’économie, l’éducation et l’environnement.

©2021 Journal Le Haut-Saint-François