Francois Jacques

Rendre service prône François Jacques

François Jacques.

Satisfait du travail accompli, le député sortant François Jacques, candidat de la Coalition Avenir Québec, dans Mégantic, n’a pas l’intention de modifier sa façon de faire qu’il qualifie de structurée. « C’est un combat de tous les jours être député, travailler avec la population pour pouvoir lui rendre des services, les entreprises, les municipalités pour aider à grandir. Les gens ont l’air satisfaits du travail qu’on a fait et là, il faut travailler pour l’avenir. »
M. Jacques se dit dévoué à la cause de faire progresser le comté. « Moi, je suis un gars qui fait tout pour rendre des services. On fait ça parce qu’on aime ça et on a le goût de servir. Les gens qui ne le font pas pour ça, bien ils n’ont pas d’affaire là. » Le candidat sortant se voit donc à sa place et manifeste clairement l’intention de poursuivre.
Celui qui en est à sa deuxième campagne électorale admet que celle-ci est différente de la première où, dit-il, sa formation politique était vouée à remplacer le gouvernement libéral sortant. À la première campagne, le candidat mentionne avoir senti chez l’électorat le désir « de tasser les libéraux de là. Maintenant, c’est nous autres qui sommes au pouvoir et je ne sens pas la volonté de nous tasser de là. » Le candidat caquiste ne cache pas néanmoins sentir une certaine rancœur d’une partie de la population envers les mesures restrictives liées à la COVID-19.
À quelques jours de l’élection générale, le candidat réitère ses engagements qui sont notamment de sécuriser la route 112 entre Ascot Corner et Dudswell. L’amélioration de la couverture locale en santé notamment par la rénovation de plusieurs établissements du réseau dans Mégantic, dont le CLSC à Weedon s’inscrit sur sa feuille de route. M. Jacques rappelle la volonté de sa formation politique d’investir 900 M$ pour répondre au souhait des personnes âgées qui veulent demeurer chez eux ainsi qu’à l’amélioration des services professionnels et l’ajout de médecins. La couverture du réseau cellulaire sur l’ensemble du territoire est une évidence pour le développement du comté, insiste le candidat. Soutenir les municipalités en développant les noyaux urbains en créant de la construction autour des villages et aider à revitaliser les municipalités autant sur le plan culturel et de la qualité de vie de ces milieux est important aux yeux du député sortant. Il rappelle que plusieurs investissements ont déjà été effectués dans ce sens par son gouvernement.
M. Jacques soulève un enjeu qu’il qualifie d’important, soit la protection des lacs, des rivières, de l’érosion et particulièrement des espèces envahissantes. Il rappelle notamment « que le plan bleu va servir entre autres à s’occuper des espèces envahissantes, mais aussi de prolonger et peut-être de bonifier la subvention pour les installations septiques privées. Faut faire un travail exemplaire pour protéger les lacs, empêcher l’érosion des ruisseaux, les bassins de rétention doivent être conformes. »
Interrogé au fait que les municipalités réclament davantage d’aide financière du gouvernement pour les appuyer dans leurs nombreux projets de mise à niveau que ce soit infrastructures, logements, parcs et autres, le député sortant se dit sensible à cette volonté. Il rappelle néanmoins que son gouvernement a considérablement contribué. « Dans le dernier mandat, le pacte fiscal avec les municipalités a été au-delà des espérances des municipalités. On a même ajouté d’autres argents pour aider les municipalités sur divers aspects », de préciser, M. Jacques. Le candidat rappelle l’engagement du premier ministre du Québec, François Legault, lors du sommet électoral de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) de pérenniser le transfert de la croissance d’un point de la TVQ aux municipalités. » Le député sortant ajoute l’intervention du gouvernement pour la création du Fonds régions et ruralité avec une enveloppe de 1,3 milliard de dollars sur cinq ans et la bonification du programme de partage des revenus des redevances sur les ressources naturelles.
Au secteur acéricole, notamment la production en forêt publique, les producteurs demandent au député sortant de se prononcer à savoir s’il est favorable à la protection de 200 000 ha au Québec dont 5 000 en Estrie de forêt publique pour préserver le potentiel acéricole des coupes forestières. M. Jacques mentionne travailler sur ce dossier depuis quatre ans, précisant que des avancées ont été effectuées. Il est d’avis que chacune des demandes doit être étudiée individuellement. Il reconnaît le potentiel de ce champ d’activités autant en forêt publique qu’en forêt privée. « C’est un moteur économique important pour la circonscription de Mégantic. Je vais défendre les producteurs et le développement acéricole de l’ensemble du territoire de la circonscription. C’est un travail que je vais continuer de faire. »
Invité à énumérer succinctement les besoins du Haut-Saint-François, le candidat caquiste mentionne développer le sentiment de fierté sur le territoire, des logements sociaux avec l’implication du milieu et de garderies.

Mathieu Chenard

Mathieu Chenard confiant de faire une chaude lutte

Mathieu Chenard.

À l’aube du scrutin général du 3 octobre, le candidat du Parti conservateur du Québec (PCQ) dans Mégantic, Mathieu Chenard, affiche une grande confiance. « Je fais du porte-à-porte et c’est positif. Je suis plus haut que ce que me donnent les sondages. Je ne dis pas que je vais gagner, mais je suis convaincu que je vais faire une chaude lutte », insiste-t-il.
« Ça va mieux que je pensais. Au début, quand j’ai dit oui, j’étais à 10 %. En regardant sur Québec 125, j’étais quatrième. Là, je suis rendu deuxième avec 14 %. Mais je suis plus proche de François Jacques que ce que les sondages disent », précisait M. Chenard au moment de l’entrevue le 15 septembre. Selon le site de Québec 125, en date du 14 septembre, le candidat du PCQ serait à 14 % des intentions de vote comparativement à 50 % pour le député sortant François Jacques.
À quelques jours de l’élection, M. Chenard rappelle ses engagements. « Tout le monde que je rencontre me parle de la santé. J’ai rencontré beaucoup de monde et je ne pensais pas que le confinement avait affecté autant de gens, je ne pensais pas que c’était aussi pire que ça. Il y en a qui m’ont pleuré dans les bras. Je vois les impacts sur le terrain. Les mesures ont été longues, des gens se sont sentis seuls. Je me suis fait parler de suicide. Quand je parle de santé, c’est au sens large, physique, mental. Je rencontre beaucoup de gens et le monde commence à comprendre le message de la santé qu’on veut essayer autre chose. Dans mon porte-à-porte, j’ai rencontré des infirmiers et infirmières et plusieurs ont lâché ou songent à lâcher. On fait quoi avec ça ? Faut arrêter la saignée. »
La couverture cellulaire revêt un aspect important pour le candidat. « Je ne te dis pas que ça va se faire demain matin, mais je vais mettre de la pression pour ça. » Autre aspect évident, le manque de main-d’œuvre. M. Chenard manifeste son intention de travailler à garder les jeunes sur le territoire. « Faut garder les jeunes dans le coin. Faut que ça arrête, l’âge moyen dans le comté est de 58 ans. » Cette réalité, explique le candidat, a un effet sur les services. « Plusieurs cantines sont fermées, des commerces sont à vendre. Il faut trouver un moyen d’encourager l’entrepreneuriat pour que les jeunes se lancent une entreprise qui va devenir petite et moyenne pour qu’ils restent dans le coin. » M. Chenard croit que son expérience dans le secteur manufacturier pourrait s’avérer un atout. Il ajoute ne pas avoir de solution miracle, mais se montre disposé à apporter tout l’appui nécessaire. Recréer de l’emploi dans les petites municipalités est la base pour relancer la vitalité d’une région, estime le candidat. La relève agricole s’inscrit également parmi ses préoccupations et souligne que sa formation politique entend travailler cet aspect. Il désire donc stimuler l’entrepreneuriat au sens large, commerce, service, manufacturier, agricole, forestier et touristique. Pour y arriver, il faut également bonifier l’offre de logements en créant des conditions intéressantes susceptibles d’intéresser le secteur privé, ajoute-t-il.
Quant aux municipalités, M. Chenard se dit conscient que les besoins sont multiples que ce soit pour les infrastructures, les parcs et autres pour une mise à niveau efficace. Le candidat est d’avis qu’une analyse en bloc des demandes municipales pourrait permettre de dégager des priorités et cibler les interventions. « Faut avoir une vision à long terme. »
Dans un autre ordre d’idée, l’importance de l’acériculture n’est plus à démontrer pour le comté. Les acériculteurs soulignent que l’acériculture en forêt publique est une voie importante pour l’établissement de la relève acéricole en soutenant que la forêt publique est de proximité. L’UPA du Haut-Saint-François rappelle que la direction régionale du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a décidé de ne plus octroyer de superficie pour l’acériculture en Estrie. En fait, 200 000 ha de forêt publique sont protégés au Québec, dont 5 000 en Estrie pour préserver le potentiel acéricole des coupes forestières. Interrogé à savoir si le candidat était favorable au 5 000 ha en Estrie de forêt publique pour préserver le potentiel acéricole des coupes forestières, celui-ci se montre prudent en mentionnant qu’il faudrait analyser les forêts. Avouant ne pas être au fait du dossier, M. Chenard admet ne pas être en mesure de dire si cela est suffisant.
D’autre part, le candidat se montre en faveur de la réfection de la route 112 entre Ascot Corner et Dudswell. Selon les informations qu’il dit avoir obtenues auprès du ministère des Transports, c’est l’axe routier comprenant le plus de circulation avec 120 000 véhicules par semaine. En tenant compte des conditions actuelles, M. Chenard croit qu’il est judicieux de maintenir la limite de vitesse à 70 km/h entre Ascot Corner et East Angus. « Si on sécurise cette section, là, je serais ouvert qu’on augmente la vitesse. »
Interrogé à savoir ce qui le frappe de sa tournée du comté, le candidat signale les personnes âgées, la santé, le manque de médecins de famille, le transport. M. Chenard estime que la région est négligée par les gouvernements. « J’ai l’impression qu’il n’y a pas de vouloir politique et faudrait remettre Mégantic sur la map. On existe. »

André Duncan

André Duncan reste fidèle à ses propos

André Duncan.

Le candidat du Parti Québécois (PQ) dans Mégantic, André Duncan, compte rester fidèle à lui-même et demeure en accord avec ce qu’il a dit depuis le début de la campagne, d’ici au jour de l’élection, le 3 octobre prochain. « Je reste bien ancré et bien déterminé à mener cette campagne-là à ma façon. Je reste fidèle à ce que j’ai dit en début de campagne. Dans Mégantic, il y a énormément de sur-mesure à faire, dans chacune des municipalités. »
M. Duncan se dit préoccupé par plusieurs dossiers dans la circonscription de Mégantic et dans la MRC du Haut-Saint-François. « La première promesse que j’ai faite n’est pas tellement une promesse électorale, c’est plutôt moi qui ai donné ma parole d’honneur et ma parole de père de famille à des jeunes fréquentant l’école Saint-Paul, à Scotstown. Les élèves avaient préparé une liste de demandes pour tous les partis politiques du HSF. » Parmi celles-ci, on retrouve, par exemple, avoir plus de financement pour les activités scolaires et parascolaires, avoir un agrandissement de l’école pour un gymnase et une bibliothèque, installer l’air climatisé dans les classes, avoir accès à un meilleur réseau Internet et cellulaire pour pouvoir faire mieux leurs devoirs et finalement que la qualité de l’air soit revue, car selon eux, il arrive fréquemment qu’ils atteignent 3000 ppm alors qu’il faudrait, théoriquement, ne pas dépasser 1500 ppm. « Que je sois élu ou pas, ce dossier je vais le mener de front et jusqu’au bout, parce que j’ai donné ma parole d’honneur à des enfants. C’est important pour moi que les jeunes aient toutes les chances de réussir et de s’épanouir dans un environnement sain », s’est exprimé M. Duncan.
Les places en CPE sont aussi un dossier sur lequel André Duncan compte se pencher. « Je suis allé à la rencontre d’un CPE dans la région de Stoke qui demande 8 places de plus. Ils ont les infrastructures et le personnel nécessaires, mais rien ne bouge. Donc certaines familles vivant à proximité de ce CPE doivent se rendre dans l’est de Sherbrooke, deux fois par jour, pour aller reconduire et reprendre leurs enfants. C’est complètement ridicule. On peut voir, dans le HSF, à Ascot Corner et East Angus, les CPE ont reçu des subventions et c’est bien, mais leurs inquiétudes actuellement, c’est qu’ils sont dans une phase d’expansion et ils se demandent si dans les mois ou les années à venir, ils vont avoir assez d’éducateurs et d’éducatrices lorsqu’ils vont ouvrir. Je pense qu’il y a un énorme travail qui doit être fait pour valoriser la profession d’éducateur et d’éducatrice à la petite enfance. »
Concernant l’accès aux logements abordables, le candidat péquiste voit ça plutôt comme un ensemble. « C’est bien beau offrir et avoir accès à des logements abordables, mais au-delà de ça, est-ce qu’il y a des places en CPE proches ? Est-ce qu’il y a de belles opportunités de travail ? Est-ce qu’il y a une vie culturelle et communautaire qui est attrayante ? Il y a plusieurs choses d’interreliées dans le HSF. La crise du logement doit inévitablement être prise en compte, mais il y a aussi les places en garderies pour les jeunes familles et la pénurie de main-d’œuvre. La couverture cellulaire aussi est préoccupante. Pour le travail, l’école ou pour les questions de sécurité. Les problématiques dans le Haut sont liées entre elles. » Dans la mesure où le PQ obtenait plus de pouvoir, il est question de remettre en place une mesure qui a déjà existé. « L’objectif serait de créer un ministère qui serait en gestion des affaires régionales. Tout ça donnerait plus de latitude et de liberté aux députés, qui eux sont sur le terrain et qui sont au courant des différents enjeux de nos régions. »
Le transport est une problématique dans le HSF. Selon M. Duncan, ce doit être repensé. « Ça ne devrait pas être un enjeu de savoir si un citoyen va être en mesure de se déplacer pour aller faire l’épicerie ou à des rendez-vous médicaux. Le transport dans le Haut-Saint-François a besoin d’être repensé. Il n’est pas flexible et pas adapté. Il n’y a aucune place aux besoins de dernières minutes. Si tu as un imprévu, tu dois t’arranger autrement. » Le transport est une priorité pour le Parti Québécois et selon eux, il faut mieux structurer le modèle actuel. « Pour moi, la solution ultime, la meilleure solution, c’est l’adoption de la PasseClimat proposée par le PQ », de dire André Duncan. Cette mesure donnera aux Québécois accès à tous les transports en commun à travers la province au coût de 365 $ par année, soit 1 $ par jour. De plus, le PQ s’engage à bonifier l’offre de transport en commun de 50 %. « On a besoin, en région, d’un transport en commun qui a une fréquence qui fait du sens, mais qui est abordable aussi. Le fait d’avoir plus de transport en commun fait donc en sorte qu’il y aura moins de gens sur les routes en voiture et donc moins de gaz à effet de serre aussi. » Le dossier concernant la route 112 est au cœur des discussions dans le HSF et pour André Duncan, c’est évident qu’il y a un problème de sécurité, mais de là à dépenser 50 M$ pour la réfection entière de la route, c’est autre chose. « Je pense que dans la MRC du HSF, nous avons des dossiers et des enjeux prioritaires qui peuvent être pris en charge avec ce 50 M$. Avec une bonne campagne de sensibilisation, on peut facilement diminuer le risque d’accident sur la 112. »

Parti libéral

Eloïse Gagné à l’écoute des citoyens

Eloïse Gagné.

Le jour de scrutin arrive à grands pas et la candidate du Parti libéral du Québec (PLQ), Eloïse Gagné, dit vouloir prendre le temps qu’il reste pour aller à la rencontre des citoyens du comté et de la MRC. Bien consciente que sa campagne a commencé plus tard, son énergie et sa soif d’apprendre les enjeux du coin n’en sont pas affectées. « J’ai beaucoup de choses à apprendre, je suis quelqu’un d’assez réfléchi dans la vie, je ne suis pas quelqu’un qui aime émettre des opinions sans vraiment bien comprendre une situation. J’aime approfondir et prendre la meilleure décision possible. C’est ce que je compte faire dans le comté de Mégantic. »
Questionnée à savoir pourquoi choisir le Parti libéral et Mégantic, Eloïse Gagné répond qu’elle a toujours eu cette envie, mais pas tout de suite. Elle a d’ailleurs été très impliquée dans la politique étudiante universitaire. « J’ai toujours eu envie de me lancer en politique, mais je pensais que ce serait un peu plus tard dans ma vie. Je voulais travailler avant, être une députée qui a du vécu. » C’est en entendant à la radio, en soupant avec son conjoint que plusieurs partis politiques cherchaient des candidats, dont le PLQ. « À ce moment, mon amoureux a déposé sa fourchette et m’a dit : “Tu devrais vraiment te lancer, ça fait longtemps que tu en parles. C’est vraiment une occasion particulière!” J’aimais déjà la plateforme libérale, j’étais déjà très favorable à Dominique Anglade. On a discuté un peu et j’ai choisi de me présenter dans Mégantic. Effectivement, c’est un saut de dernière minute, mais j’en suis très heureuse. »
Mme Gagné est avocate en droit des affaires et a consacré sa carrière à soutenir les entreprises québécoises. « J’aide les gens à réaliser leurs projets, j’aime quand les gens autour de moi se sentent bien. Je veux faire la même chose avec les citoyens et les entreprises du comté. » Vivant à Montréal, la candidate libérale peut sembler bien loin de chez elle, mais elle assure avoir une grande sensibilité et un attachement pour les régions. « J’étais contente de pouvoir représenter le PLQ en région, dans Mégantic. Toute ma famille vit hors des grandes villes, ma grand-mère vivait dans le bas du fleuve et je passais beaucoup de temps avec elle. J’ai toujours apprécié le dynamisme qu’on retrouve dans ces communautés. »
Dans la dernière semaine et demie, elle compte faire beaucoup de porte-à-porte, aller à la rencontre des gens et discuter avec eux. Apprendre à connaître la région et se faire connaître par les résidents. De plus, elle devrait participer à plusieurs activités ou évènements qui auront lieu sur le territoire d’ici au 3 octobre, jour d’élection.
Selon la candidate, plusieurs enjeux sont d’actualité dans le HSF, mais pour elle, la crise du logement, la pénurie de main-d’œuvre et un meilleur accès à des soins à domicile pour les aînés sont les dossiers majeurs qu’elle tenterait de faire avancer, si elle était élue. « Dans le HSF, comme dans le comté de Mégantic, les gens me disent sensiblement les mêmes choses, quoique les réalités soient différentes, et moi comme avocate en droit des affaires, ça m’interpelle beaucoup. Il y a la pénurie de main-d’œuvre, dans tous les corps de métier et que les services soient accessibles à tous. Le PLQ a plusieurs idées en tête, notamment des crédits d’impôt pour que les gens viennent s’installer. Au parti, on aimerait aussi donner plus de pouvoir décisionnel aux régions et qu’elles puissent guider le gouvernement provincial dans les besoins qui leur sont chers. Intrinsèquement, pour accueillir de nouveaux travailleurs, il faut aussi avoir des logements à leur proposer. Au-delà de créer de nouvelles habitations, il est important pour nous que ces endroits soient propices au bonheur des gens, de construire un environnement où ils se sentent bien. Oui, c’est important d’attirer du monde, mais c’est aussi important que les milieux de vie soient agréables. Ce que j’aime du PLQ, c’est que notre plateforme est souple et elle vise à ce que ça corresponde aux besoins des gens. L’objectif, c’est vraiment de travailler de concert avec les régions. » Dans tout ce processus électoral, Mme Gagné assure que son rôle sera celui de porte-parole et d’intermédiaire. « Moi je me vois, si j’étais élue, comme un vrai porte-parole. Mon travail serait, entre autres, de faire le pont entre les intervenants sur le terrain, qui connaissent bien les enjeux, et le gouvernement. »
Avant de faire des engagements personnels à la région, Eloïse Gagné préfère prendre le pouls et rencontrer les différents acteurs dans le comté de Mégantic. « Je ne suis pas quelqu’un qui dit des trucs en l’air, sans prendre toutes les informations possibles et me faire une idée concrète du dossier. » Néanmoins, la pénurie de main-d’œuvre, la qualité de vie des résidents et l’accessibilité aux services font partie des enjeux qui lui tiennent à cœur.

Les Pompiers de Weedon

Porte ouverte à la caserne de Weedon

La Régie incendie des Rivières, qui s’occupe de Weedon, Dudswell et Lingwick, a organisé une journée porte ouverte de sa caserne de Weedon. Une visite des lieux et la démonstration des équipements qu’un pompier est amené à utiliser étaient prévues à l’horaire. Plusieurs familles étaient sur place pour profiter du jeu gonflable qui avait été installé pour la journée, au plus grand plaisir des tout petits. À l’intérieur de la caserne avait été aménagé un petit parcours pour se mettre dans la peau d’un combattant des incendies. Un kiosque d’information était aussi sur place, où des pompiers prodiguaient des conseils de prévention. Les familles avaient le loisir de monter dans les camions de pompiers et faire résonner les différentes sirènes. Des hot dogs étaient préparés et en vente au coût d’un dollar, par le club social de Weedon. Une simulation de feu a aussi eu lieu et quelques visiteurs ont pris plaisir à l’éteindre avec différents extincteurs.

actualite

Les Journées de la culture : Plusieurs activités sur le territoire

Différentes municipalités du Haut-Saint-François, East Angus, Chartierville, Saint-Isidore-de-Clifton et Dudswell organiseront des festivités, les 1er et 2 octobre, dans le cadre des Journées de la culture qui se tiendront du 30 septembre au 2 octobre prochains partout au Québec.
Du côté de Dudswell, la panoplie d’activités en lien avec les Journées de la culture se tiendra le samedi 1er octobre. Sept courts-métrages, pour une durée totale de 52 minutes, seront présentés en continu et gratuitement à l’église Saint-Clément, et ce, dès 13 h. Un atelier d’improvisation pour les 12 ans et plus sera proposé par l’école Corps Bruyants pour une durée de 90 minutes. Swing Sherbrooke offrira aussi un cours d’initiation au Lindy Hop. Il s’agit d’une danse afro-américaine née au milieu des années 1920 à Harlem, aux États-Unis. Plusieurs artistes et artisans seront sur place afin de faire des démonstrations de pratiques et rencontrer les citoyens. Un bar à livres sera aussi à la disposition des amateurs où cocktails et littérature se scindent parfaitement.
À Saint-Isidore-de-Clifton, les amateurs de culture pourront profiter d’un atelier, organisé par la Ferme Deça Deci, de création de chandelles faites avec de la cire d’abeille. Les plus petits pourront profiter de l’heure du conte Histoires Rigolotes et Bougeottes avec Estelle à la bibliothèque municipale dès 10 h 30. La rencontre avec un auteur jeunesse est aussi au programme pour la municipalité de Saint-Isidore.
À Chartierville, Claude Sévigny, artiste résident de la municipalité, organise l’activité Les balais de sorcières, le samedi 1er octobre. Dans un sentier en plein bois, aménagé sur un demi-kilomètre avec trottoirs de bois, les visiteurs auront la chance d’y voir des sculptures, des textes poétiques ainsi que des kiosques pour musiciens spontanés. Les visites seront commentées et les participants auront la possibilité de laisser aller leur élan créatif sur des pièces de bois ou sur un chevalet de peintre. Un temps dans la journée sera réservé aux enfants de 4 à 8 ans accompagnés d’adultes pour une course au trésor sous le thème de l’Halloween.
La Ville de East Angus propose sa 6e exposition de photos. Les artistes Alain Coulombe, Martin Mailhot, Thérèse Roy, Martin St-Laurent et Nathalie Laplante, provenant de Cookshire-Eaton et d’East Angus, exposeront leurs œuvres samedi et dimanche 1er et 2 octobre, de 10 h à 17 h, à la salle communautaire des Chevaliers.

Rock and Blues

Retour en force pour le festival Rock’n’Blues : Près de 800 visiteurs à La Patrie

Certains musiciens du groupe hommage à Supertramp : Tramp Of The Century.

Le festival Rock’n’Blues, La Patrie sous les étoiles a fait vibrer près de 800 personnes pour sa 7e édition. Les festivaliers provenant du Haut-Saint-François, de Sherbrooke, de Montréal et d’ailleurs ont profité des spectacles de rock et de blues pour danser ou pour se rappeler la belle époque des années rock’n’roll avec des groupes hommages qui ont marqué la vie de bien des gens.
Les organisateurs du Rock’n’Blues étaient très heureux de renouer avec le festival et de voir l’engouement que celui-ci a créé dans la région. « Je pense que les gens avaient besoin de sortir. Les gens semblaient heureux de se retrouver à l’Abri-bois, d’être à l’extérieur et d’assister à de superbes spectacles », s’est exprimé Charles Gaudreau, directeur général du festival.
Le début des festivités était prévu pour le vendredi et permettait d’assister à deux spectacles en hommage à des groupes très connus des festivaliers : CCR et les Beatles. Le groupe CCR Reborn était le premier à monter sur scène précédant le groupe Help ! qui a fait revivre pendant cette soirée, le fameux quatuor anglais.
Le festival se poursuivait le lendemain dès 14 h avec le concours de band. Cette année, trois groupes s’affrontaient dans ce duel en musique : Kritick Blues & Folk, O.G.R Band et Matt Gibb. Quatre juges jugeaient les performances des trois formations et votaient en compagnie des amateurs présents pour la meilleure prestation. Rappelons que le groupe gagnant fera partie de la programmation de la prochaine édition du festival Rock’n’Blues. Le grand gagnant du concours de cette année est Matt Gibb qui a charmé la foule au son de sa guitare électrique.
Sur le coup de 16 h débutait le spectacle du groupe Sortilège Blues Band et suivait la performance de Musikelles, celle de Mike Goudreau et le Boppin Blues Band. Dès 21 h, le site tremblait sous la musique Tramp Of The Century qui rend un parfait hommage au groupe anglais Supertramp. Le spectacle qui clôturait le festival était pris en charge par Kevin et sa meute avec un hommage à Éric Lapointe.
Les amateurs de musique en ont eu pour leur argent tant les spectacles étaient électrisants, et ce dans un décor plus qu’enchanteur. « C’est presque unanime, les artistes qui viennent ici sont à chaque fois émerveillés de voir le paysage et charmés par le site du festival, la qualité technique offerte ainsi que l’atmosphère générale de la foule et du festival » d’exprimer M. Gaudreau. Un heureux élu parmi les détenteurs de billets a remporté une guitare Godin. Un camping gratuit était aussi offert aux festivaliers qui désiraient rester sur le site pendant l’entièreté du week-end.
Tous les profits seront remis à l’école de musique Rock’n’Blues de la Patrie. « Non seulement, on passe un beau week-end tout en musique, mais en plus, ce festival permet de financer l’école de musique qui permet à de nombreux jeunes d’apprendre les rudiments de la guitare », de conclure le directeur général.

Tournoi de Golf Virage Santé mentale

Virage Santé mentale : Un tournoi de golf record

La 13e édition du tournoi de golf-bénéfice de Virage Santé mentale est loin de porter malheur à l’organisme. Au contraire, elle s’inscrit comme la plus prolifique avec 73 golfeurs et une cagnotte de 4 000 $. Pauline Beaudry, directrice générale de l’organisme, était tout sourire tout au long de la journée. « C’est notre plus gros tournoi en termes de recettes », s’exclame-t-elle. La Caisse Desjardins du Haut-Saint-François a contribué à cette réussite en organisant un jeu au trou numéro 1, permettant de recueillir 540 $ remis à l’organisme. Un autre jeu, organisé par Virage, a permis d’amasser 330 $. La générosité des gens s’est avérée palpable. La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, gagnante du tirage moitié-moitié, a remis son gain de 165 $ pour la cause. Mme Beaudry rappelle que l’argent amassé sert notamment à maintenir gratuitement la gamme de services offerts ainsi que de petites douceurs au plateau d’East Angus comme du café et des muffins pour les utilisateurs. Virage Santé mentale vise à faire la promotion de la santé mentale, à démystifier cette maladie, à prévenir les problèmes de santé mentale et offrir du soutien aux personnes en besoin. Mme Beaudry remercie les participants ainsi que les partenaires majeurs, dont Weedon Auto et la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François.

Etang Cloutier de Cookshire

L’étang Cloutier maintenant accessible au grand public

Certains dignitaires comme le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, et le député de Mégantic, François Jacques, se sont joints aux membres de la FADOQ Cookshire pour la grande ouverture de l’étang Cloutier.

L’étang Cloutier de Cookshire-Eaton est finalement accessible au grand public. Plus de trois ans après l’annonce du projet par la municipalité, l’inauguration du site s’est faite plus tôt dans le mois.
Pour le maire de Cookshire-Eaton, Mario Gendron, le projet autour de l’étang Cloutier n’est qu’au point de départ. « C’est appelé à évoluer, parce que c’est un endroit exceptionnel. On veut que les gens tout autour de Cookshire-Eaton en profitent et les passants aussi. C’est merveilleux. »
Fort d’un appui de la MRC du Haut-Saint-François, le projet a pu être mené à terme par la municipalité. « C’est un terrain de quelque 80 acres qui appartient à la ville. La FADOQ avait déjà un petit chalet à cet endroit, mais il était désuet, alors il a fallu le démolir. On en a fait l’acquisition et on l’a démoli en allant chercher une subvention de l’ordre de 115 000 $ du Fonds régions et ruralité. De ce montant, la ville a ajouté 80 000 $, pour un projet total d’environ 200 000 $, permettant de mettre le tout en fonction et de l’ouvrir à la population plutôt que seulement la FADOQ », d’expliquer le maire.
Le nouveau bâtiment abrite toujours les bureaux de la FADOQ Cookshire, mais l’extérieur a été entièrement réaménagé pour permettre aux visiteurs de profiter du site. Sur place, les plaisanciers retrouveront un jeu de shuffleboard, un terrain de volleyball ainsi que des tables à pique-nique et les amateurs de randonnées pédestres pourront fouler le sentier qui fait le tour de l’étang.
L’endroit qui se veut un lieu qui facilitera l’échange des générations contribuant à augmenter la qualité de vie des aînés, des familles et de la population en général, de mentionner Mario Gendron. « C’est intergénérationnel. C’est ça que vise la subvention, qu’on rapproche les générations sur un même site. » Il sera même possible de louer l’emplacement pour l’organisation de fête ou de rassemblement dans un cadre très intime. « C’est un endroit très paisible, à l’abri des bruits et automobiles », souligne M. Gendron.
Dû à des histoires de permis et d’assurances, il n’y aura pas d’accès à l’eau au cours de l’été. Mais la location de kayak, de pédalos et d’un ponton est dans les projets pour les années à venir.
La pandémie aura certainement ralenti le processus, mais pas la détermination de la FADOQ et de la Ville de Cookshire-Eaton, selon Mario Gendron. Ce dernier espère que le lieu continuera de se développer dans les années à venir. Il aimerait entre autres qu’une piste cyclable soit construite autour de l’étang et que, dès l’hiver, un anneau de glace soit aménagé sur l’eau.

Concert de musique Cookshire

L’univers musical de Louis-Pierre Bougie

Myriam Genest-Denis et le Quatuor Molinari.

L’Espace culturel Cookshire-Eaton a tenu à souligner l’apport important au niveau culturel de Louis-Pierre Bougie en organisant un spectacle à sa saveur et en son honneur. Près de 80 personnes se sont présentées à l’église Saint-Camille de Cookshire-Eaton pour assister à la prestation du Quatuor Molinari, accompagné de Myriam Genest-Denis et du guitariste René Lussier.
M. Bougie étant un ami d’enfance de la famille Denis, il était tout indiqué que Myriam Genest-Denis prenne part à l’hommage. En plus de lire quelques textes aux résonances fortes, elle accompagnait à la flûte traversière le Quatuor Molinari. Selon Mme Genest-Denis, Louis-Pierre Bougie était un grand amateur du répertoire musical pour quatuor à cordes. Grande collaboratrice de la Maison de la culture John-Henry-Pope de Cookshire, elle travaille au développement artistique, musical et patrimonial des activités se déroulant à la Galerie d’art Cookshire-Eaton.
Qui de mieux que le Quatuor Molinari, dans ce cas-là, pour présenter un spectacle hommage à cet artiste québécois décédé l’an dernier. Ces musiciens se consacrent au riche répertoire pour quatuor à cordes du 20e et 21e siècle. Acclamés par le public et par la critique musicale internationale depuis sa fondation en 1997, ils sont qualifiés par la critique canadienne d’ensemble essentiel et prodigieux. Récipiendaires de plus de 21 Prix Opus décernés par le Conseil québécois de la musique (CQM) pour souligner l’excellence de la musique de concert. Vus comme l’un des meilleurs quatuors au Canada, les quatre musiciens sont présentement en résidence au Conservatoire de Montréal.
Le guitariste René Lussier a quant à lui offert une prestation innovatrice et expérimentale. Seul sur scène avec sa guitare, il a su mélanger certaines discussions qu’il a eues avec Louis-Pierre Bougie et sa musique éclectique. Cofondateur et membre du collectif Ambiances Magnétiques de 1986 à 2000, il a lui-même produit et réalisé la majorité de ses disques. Il a composé, seul ou en collaboration, près de 55 musiques de film. Son plus récent projet a été présenté en mai 2022 au Festival International Musique Actuelle Victoriaville (FIMAV), dont il fut d’ailleurs l’un des premiers invités en 1983. Sur la pochette du nouvel album de René Lussier, attendu pour septembre, une image représentera une peinture de son ami Louis-Pierre Bougie.
La Galerie d’Art Cookshire-Eaton accueille par ailleurs une exposition hommage à Louis-Pierre Bougie. L’artiste est certainement une figure emblématique de l’art québécois. Peintre, dessinateur et graveur de renom, il est aussi un pionnier de l’estampe contemporaine au Québec. Le terme « estampe », de l’italien « stampa » (presse), désigne toute impression réalisée à l’encre sur un support souple à partir d’une matrice qu’on grave ou sur laquelle on dessine. On distingue trois procédés : en relief (taille d’épargne), en creux (taille-douce) ou à plat (lithographie). L’artiste a à son actif plus d’une cinquantaine d’expositions individuelles au Canada et à l’étranger. Ses œuvres figurent d’ailleurs dans les plus importantes collections privées et publiques du Canada, de France et des États-Unis. Cette exposition, conçue par Geneviève Bougie en collaboration avec la Galerie d’art Cookshire-Eaton, est une invitation à une incursion dans l’univers de l’artiste. Intitulée Vert-de-gris, cette exposition posthume met de l’avant un ensemble d’œuvres développé entre 2008 et 2018. Regroupant une trentaine de créations, acryliques et sculptures, dont certaines présentées pour la première fois, l’exposition permet aussi d’admirer Le Bestiaire 1 & 2, véritables fresques mesurant en longueur 5 mètres chacune.

Tournoi de balle El-Toon

Saint-Isidore-de-Clifton : Un tournoi prolifique

Le traditionnel tournoi de balle lente El-Toon était de retour cette année au plus grand plaisir du comité organisateur et des citoyens participants. Plus de 19 équipes étaient inscrites et près de 200 visiteurs ont assisté aux parties. Ce tournoi a lieu chaque année au terrain de balle de Saint-Isidore-de-Clifton depuis 1972 et a été renommé El-Toon en mémoire d’Anthony Labranche, un passionné de balle lente originaire de la région. Toutes les recettes générées par le tournoi, chaque année, sont directement réinjectées dans la municipalité pour soutenir la mise en place d’infrastructures de loisir. Cette façon d’utiliser les profits contribue à l’engouement des commerces et entreprises de la région à participer financièrement au succès de l’évènement. Ce sont 15 partenaires qui ont répondu à l’appel pour ce tournoi, ce qui représente un record pour le comité organisateur. Cette année, l’activité a généré approximativement 8 500 $. Avec le profit des éditions antérieures, la municipalité a été en mesure de refaire le terrain de jeux à la salle des loisirs et l’achat de filets pour le terrain de balle. Saint-Isidore-de-Clifton a obtenu la subvention PAFIR pour le réaménagement des jeux extérieurs ainsi que des filets. La portion municipale, qui s’élève à 20 % du projet total, soit environ 20 000 $, a été entièrement payée par les gains des tournois El-Toon.

Weedon en fete

Belle participation à Weedon en fête 

La 4e édition de Weedon en fête s’est déroulée sous un soleil radieux pour les deux jours organisés par Loisirs Weedon. Les festivités permettaient aux visiteurs de participer à une panoplie d’activités pour tous les goûts et tous les âges.
La fête débutait le vendredi 12 août, au Centre communautaire de Weedon, avec un bingo pour les 18 ans et plus. Suivait la projection du film Croisière dans la jungle dans la salle du Centre culturel et une soirée de danse country avec les Winslow Dancers clôturait cette première journée de fête.
Les festivités dans la municipalité continuaient le lendemain dès 9 h avec l’ouverture d’un marché public avec plusieurs artisans et divers produits locaux. Un tournoi de dek hockey a aussi été organisé et plusieurs équipes ont concouru pour remporter la compétition. Pendant ce temps, diverses mascottes ont déambulé dans les rues de Weedon pour rencontrer les familles qui s’étaient installées sur le bord de la rue et leur donner des bonbons. Forte de la réussite de l’activité lors des dernières éditions, la course de boîtes à savon était de retour cette année. Tout l’après-midi, les jeunes pouvaient descendre la rue des Érables au volant du bolide qu’ils avaient construit préalablement.
La zone familiale, comprenant par exemple des jeux gonflables et un kiosque de maquillage, était disponible de 12 h à 21 h. Tous près, il y avait aussi un kiosque de pop-corn et de barbe à papa. Pour se rafraîchir ou se nourrir, la cantine de l’aréna et le bar des loisirs étaient à la disposition des visiteurs. Pour les dents sucrées, le kiosque mobile Queue de Castor Rive-Sud préparait cette pâtisserie pendant toute la journée du samedi.
Un tournoi de crible et de pétanque se déroulait dans l’après-midi et les Winslow Dancers revenaient pour une deuxième journée consécutive au grand plaisir des amateurs de country.

Route 257

Réfection de la route 257 : Travaux avancés, mais complétés au printemps prochain

La deuxième couche de surfaçage entre Lingwick et Scotstown devrait être complétée si ce n’est déjà fait.

L’important projet de réfection de la route 257, impliquant les municipalités de Weedon, Canton de Lingwick, Scotstown, Hampden et La Patrie, est passablement avancé, mais sera complété au printemps prochain. Prévu au coût global de 17 M$, le projet connaîtra un dépassement de plusieurs centaines de milliers de dollars, mais on n’était pas en mesure d’en établir l’ampleur au moment de l’entrevue puisque les travaux ne sont pas complétés.
Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, attribue ce dépassement à l’augmentation du coût de l’essence du printemps dernier. « Avant l’augmentation de l’essence, on respectait nos coûts et là on dépasse. L’an passé, si je prends nos tronçons qu’on a fait Weedon-Gould, La Patrie-Scotstown, on était dedans aucun dépassement de coût. Cette année, tout ce qui touche à l’essence (bitume, camionneurs) a augmenté. Il a fallu revoir les municipalités pour leur expliquer et les cinq étaient d’accord à l’assumer. » Rappelons que les municipalités participantes ont confié la gestion du projet et l’entretien subséquent de la route à la MRC du Haut-Saint-François. Cependant, le comité de la 257 regroupant les cinq municipalités demeure l’instance décisionnelle. Le projet devait se terminer cette année. Le préfet attribue ce retard à des facteurs externes comme la grève des ingénieurs au MTQ et des négociations impliquant la municipalité de Scotstown avec le gouvernement concernant la coordination des travaux d’aqueduc et égout avec un autre ministère que celui des Transports pour la réfection de la 257.
Travaux
La réfection de la route 257 sur les quelque 40 kilomètres traversant le territoire des cinq municipalités est passablement avancée, d’expliquer M. Roy. Au moment de l’entrevue, la semaine dernière, on s’apprêtait à compléter la deuxième couche de recouvrement de bitume entre Lingwick et Scotstown. La section Weedon et Lingwick est complétée et celle de Scotstown en direction de Hampden et La Patrie également. Si tout va bien, il devrait rester les accotements et un peu de signalisations à installer, d’exprimer M. Roy. Il reste donc que le surfaçage du tronçon de la rue Albert jusqu’à la limite de Lingwick et la rue Ditton à l’intérieur du périmètre urbain de Scotstown qui seront complétés au printemps prochain. Cette dernière partie comprendra des travaux d’infrastructure, voirie et resurfaçage.
Le maire du Canton de Lingwick, Robert Gladu, et celui de Hampden, Bertrand Prévost, sont satisfaits des travaux effectués. M. Gladu est particulièrement heureux que le surfaçage partant du cimetière jusqu’à Scotstown se fasse avec du bitume et non du macadam, ce qui était initialement prévu. « On est heureux d’avoir deux couches d’asphalte de façon qu’on puisse avoir une belle route organisée, structurée qui va être une route touristique qui va aller directement vers les États-Unis. » Du côté de Hampden, le maire mentionne que les travaux sont complétés depuis le printemps. « Tout va bien, on est très satisfait du job. » M. Prévost réitère également sa satisfaction de l’entente des municipalités quant au partage à parts égales des coûts.
Johanne Delage, mairesse de La Patrie et présidente du comité de la 257, est satisfaite du déroulement des travaux, malgré le retard qu’elle attribue à des circonstances incontrôlables. Quant au dépassement de coûts, elle admet qu’il existe, mais préfère attendre la fin de travaux pour se prononcer. Les municipalités iront jusqu’au bout, laisse-t-elle entendre, « on n’a pas le choix, on veut que ça se fasse. »
Avec son enthousiasme habituel, Mme Delage manifeste tout de même sa satisfaction envers les divers professionnels contribuant au projet et les maires des municipalités concernées. Elle réitère que l’entente intervenue, entre ces dernières, de partager à parts égales les coûts du projet « même si on n’a pas le même kilométrage, c’est unique au Québec et doit servir d’exemple. On est cinq municipalités qui travaillent ensemble, s’il y a quoi que ce soit qui arrive, on s’assoie, discute et prend une décision. On est un bel exemple de regroupement municipal, on se tient et on va se tenir encore pour un bout. »

Nathalie Bresse

Mairie d’Ascot Corner : Nathalie Bresse réélue sans équivoque

La fille de la nouvelle mairesse, Nathalie Bresse, Faith Donaldson, s’est empressée de féliciter sa mère.

Un peu plus de neuf mois après avoir quitté la mairie d’Ascot Corner, l’ex-mairesse, Nathalie Bresse, est de retour en poste et bien en selle ayant obtenu près de 92 % de la faveur populaire. Elle a récolté 344 voix alors que son adversaire, Jacques de Léséleuc, obtenait 27 voix pour 7 %. Quatre bulletins ont été rejetés.
Rappelons que cette élection partielle, à la mairie, faisait suite au départ d’Éric Mageau, survenu en mai dernier. L’élection de ce dimanche a suscité un faible intérêt chez les citoyens d’Ascot Corner. Seulement 14,36 % des 2 612 personnes habilitées à voter se sont prévalues de leur droit de vote.
Bien qu’elle s’attendait à une faible participation, Mme Bresse est heureuse de la confiance que lui ont témoignée les citoyens. La nouvelle mairesse s’est montrée à demi surprise du pourcentage en sa faveur. « Je ne suis pas si surprise que ça. Moi, j’ai fait du pointage, j’ai appelé les gens. » La mairesse attribue sa victoire au fait « que je suis ici dans la place, le travail que j’ai fait par le passé a été apprécié. » Elle rappelle que son départ en novembre dernier visait à prendre du repos. « Je n’ai pas été poussée dehors, les gens étaient déçus que je ne me représente pas en novembre dernier. » La nouvelle mairesse interprète le récent vote en mentionnant «  C’est juste me dire: on est content que tu reviennes. »
Au retour de cette pause de près de 10 mois, Mme Bresse assure que ses batteries sont chargées à bloc « puis j’ai diminué les heures de mon salon. » Elle entend se consacrer pleinement à sa tâche. Parmi ses priorités, figure celle de rencontrer individuellement les élus « pour voir dans chaque comité où s’en est rendu, c’est quoi leur priorité, comment ils voient ça et qu’est-ce qu’ils voudraient qu’on change ou pas. » Mme Bresse rappelle que le conseil municipal est formé de cinq nouveaux conseillers. Une rencontre rapide avec l’ensemble du conseil est également prévue. La mairesse souhaite aussi prendre connaissance de l’ensemble des dossiers tant à la municipalité que de la MRC du Haut-Saint-François où elle siégera. Mme Bresse ajoute avoir gardé un contact relatif avec la municipalité et l’instance régionale en prenant connaissance des procès-verbaux. « Je suis très contente et j’ai hâte de recommencer », de compléter la mairesse d’Ascot Corner.
Jacques de Léséleuc
À la sortie du bureau de vote, le candidat défait Jacques de Léséleuc ne cachait pas sa surprise et sa déception d’avoir récolté seulement 27 votes. « Je suis déçu. Est-ce qu’on a voté pour la vieille garde ? Je ne sais pas. On ne voulait pas avoir du sang neuf. » Pour M. de Léséleuc, l’expérience municipale est terminée et n’a pas l’intention de faire une autre tentative. « Là, je tombe en vacances. » Il assure ne pas être amer de son expérience tout en répétant être très déçu du résultat obtenu. Le candidat défait en était à sa deuxième tentative pour le poste de maire. Il a essuyé un premier revers en novembre dernier en récoltant près de 17 % des voix tandis que son adversaire, Éric Mageau, en obtenait 83 %. Mentionnons que l’élection partielle a coûté un peu plus de 9000 $.

Donna Coates

Donna Coates et son engagement exceptionnel

La récipiendaire du prix Bénévole de l’année 2021, Mme Donna Coates et M. Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, et ministre responsable de la région de la Mauricie.

Une femme bien connue de la région, Mme Donna Coates, résidente de Dudswell, a récemment été honorée pour son engagement bénévole lors de la 24e édition des prix Hommage Bénévolat-Québec. Toute la communauté de Weedon et des environs bénéficie de son dévouement inconditionnel et sans relâche depuis plus de 30 ans.
Au fil des ans, elle a touché des personnes de tous les groupes d’âge, notamment des jeunes qu’elle a motivés à fournir des efforts supplémentaires pour être en mesure de réussir. Elle est membre de Lire et faire lire, un programme intergénérationnel avec des bénévoles retraités qui sont jumelés à des groupes d’enfants de 2 à 8 ans afin de leur lire des histoires et ainsi leur donner goût à la lecture. Sa langue maternelle étant l’anglais, elle a commencé cette activité dans des écoles anglophones, mais récemment, elle s’est engagée auprès de l’école Notre-Dame-du-Paradis à Dudswell et elle y fait la lecture en français.
Fort de son bilinguisme, Mme Coates a la possibilité de venir en aide, par son temps, aux deux communautés que forme majoritairement la MRC du HSF. « Je n’ai pas d’argent pour aider, mais je donne de mon temps et j’aime ça parce que ça me fait sentir bien d’aider les autres et rendre à la communauté ce qu’elle me donne, d’une certaine façon. » Membre de la Popote roulante, de Moisson Haut-Saint-François et de la Table des aînés pour ne nommer que ceux-là, Mme Coates aura, au fil des années, touché et côtoyé plus de 3000 personnes de Weedon, de Dudswell et de tout le HSF par sa générosité.
Les prix Hommage Bénévolat-Québec ont été mis en place en 1998 et ils permettent de reconnaître l’apport considérable de personnes et d’organismes bénévoles de partout au Québec. Cette année, 291 candidatures ont été reçues pour quatre catégories : Jeune bénévole — prix Claude Masson, qui vise à souligner l’engagement bénévole de personne de 14 à 35 ans, Bénévole, qui rend hommage à des personnes de 36 ans ou plus, Organisme et Prix distinctif en communication. Mme Donna Coates a remporté les honneurs dans la catégorie Bénévole.

Graymont

L’entreprise Graymont lance le Fonds de réduction du carbone

L’entreprise Graymont de Marbleton.

L’entreprise Graymont, située à Marbleton, annonce le lancement de son Fonds de réduction du carbone (FRCG). C’est une initiative novatrice conçue pour soutenir le développement de projets de réduction du carbone dans les communautés où Graymont est implanté à travers le monde.
Le rôle du fonds est de soutenir des projets qui sont axés sur la protection de l’environnement par l’utilisation responsable de ressources. De voir à la réduction de l’empreinte carbone grâce à une efficacité énergétique accrue et de faire le développement et l’entretien de « puits de carbone » naturels et biologiques tels que les terres agricoles, les forêts ou les tourbières qui viennent compenser les émissions de carbone.
Graymont est à la recherche d’initiatives qui encouragent une plus grande participation des membres de la communauté et des entreprises locales dans les efforts de réduction du carbone. D’autres critères, tels que le potentiel de personnes touchées par le projet et celui d’optimiser les avantages pour les communautés-hôtes, seront pris en compte par l’entreprise. L’entreprise invite donc les organismes, les entreprises et même les particuliers ayant un projet concret et relatif à l’un des thèmes mentionnés plus haut, à le soumettre au FRCG. Le Fonds de réduction du carbone de Graymont s’engage à aider financièrement les projets qui auront été préapprouvés. Les montants accordés ne sont pas fixes et devraient varier en fonction de l’ampleur de chacune des propositions reçues.
Si vous désirez en savoir plus ou obtenir le formulaire de candidature, contacter M. Jacob Cormier au 819 887-6381 poste 8508 ou à l’adresse courriel suivante jcormier@graymont.com

Route 112

Sécuriser la route 112 entre Ascot Corner et Dudswell : François Jacques en fait un engagement

François Jacques s’engage à entamer les travaux pour sécuriser la route 112 entre Ascot Corner et Dudswell s’il est élu le 3 octobre.

Le député sortant de Mégantic et candidat de la Coalition Avenir Québec (CAQ), François Jacques, y va d’un premier engagement électoral en promettant d’entamer les travaux pour sécuriser la route 112 entre Ascot Corner et Dudswell au cours de son prochain mandat, s’il est élu.
Selon le candidat, la réalisation du projet nécessitera des travaux importants. On parle d’investissements majeurs, plus de 50 M$ qui visent des réaménagements, de possibles élargissements et d’autres mesures qui permettront, notamment le retour à une vitesse de plus de 70 km/h sur la plupart des sections de la route. Rappelons qu’en 2019, la vitesse a été réduite de façon urgente et temporaire sur le tronçon Ascot Corner et East Angus afin de réduire les risques d’accident. Cette mesure avait été prise peu de temps après un malheureux accident mortel survenu à l’angle du chemin Paul et de la route 112.
M. Jacques rappelle que plus de 17 000 véhicules circulent quotidiennement sur la route 112. « Les citoyens de la circonscription empruntent la 112 pratiquement quotidiennement et pour d’autres au moins une fois par semaine. Je prends l’engagement formel, si je suis élu le 3 octobre prochain, que des investissements majeurs seront effectués sur l’ensemble du tronçon entre Ascot Corner et Dudswell pour sécuriser la route et de pouvoir rétablir une vitesse supérieure à 70 km. Je garantis que ça va commencer avant la fin de mon mandat », d’assurer le candidat caquiste.
Pas moins de sept maires de la MRC du Haut-Saint-François participaient à la rencontre de presse aux abords de la route 112 devant l’Hôtel de Ville d’Ascot Corner. La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, s’est montrée particulièrement satisfaite de l’engagement de M. Jacques. Rappelons qu’elle s’était opposée à la réduction de la vitesse en 2019. « Moi, depuis le début, je demande qu’il faut remonter la vitesse. La population du Haut-Saint-François, on a été pénalisée là-dedans. Moi, j’ai des commerces qui voyagent ici tous les jours et me disaient les augmentations de coût que ça leur faisait en temps et autres. Je fais confiance à François Jacques et je suis sûre qu’on aura une belle 112 après la fin de son mandat. »

CJE HSF

Le CJE atteint ses objectifs

Le Carrefour jeunesse-emploi du Haut-Saint-François s’applique à intervenir auprès des jeunes du territoire.

Malgré les aléas de sa dernière année d’activité, le Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François a fait preuve d’imagination, d’originalité en plus d’utiliser les médias sociaux et diverses plateformes numériques pour atteindre tous ses objectifs et répondre aux besoins de sa clientèle.
Le directeur général de l’organisme sans but lucratif, Sylvain Lessard, et le président, Stephen P. Gauley, en étaient particulièrement fiers au moment de présenter le rapport d’activité pour l’exercice 2021-2022. Invité à commenter ce dont il était le plus fier, le directeur souligne les efforts et le courage de l’équipe. Il ajoute que « l’organisation a toujours prôné le travail-famille, mais cette année, c’était vraiment conciliation famille-travail. Tous nos objectifs ont été atteints, c’était un de nos gros défis. »
L’ensemble des interventions prévues et même les nouvelles initiatives ont été réalisées au cours de la dernière année. Le service d’aide à l’emploi avec 391 personnes rencontrées que ce soit en présentiel ou de façon numérique a bien fonctionné. Quant à la conciliation études-travail, elle s’est révélée une année charnière avec un plus grand risque du taux de décrochage et de démotivation à la suite de la pandémie. Les autres services que ce soit la persévérance scolaire, l’autonomie personnelle et sociale, le projet expérientiel et d’implication sociale, le bénévolat, le projet volontariat, l’entrepreneuriat ont obtenu une bonne participation des jeunes.
Place aux jeunes Haut-Saint-François continue à faire des petits. Le service a accompagné sept nouveaux résidents au cours de la dernière année en plus d’accueillir 10 participants dans le cadre des séjours exploratoires.
Le volet Place aux jeunes ados ainsi que le projet rassembleur avec l’initiative Chill dans le Haut et le projet Vlog ton Haut ont obtenu de belles participations. Au chapitre des expériences de travail, la Coopérative d’initiation à l’entrepreneuriat collectif (CIEC) a encore été en mesure d’offrir des services auprès de la communauté grâce à l’implication de huit jeunes adolescents. La collaboration d’employeurs du Haut-Saint-François a contribué à l’application du programme Desjardins jeunes au travail. Cette initiative a permis à cinq adolescents de 13 à 17 ans de vivre une première expérience de travail. Par ailleurs, le programme Apprenti-stage Desjardins a donné l’opportunité à une jeune de faire un stage de 80 heures au Service d’animation estivale (SAE) de Saint-Isidore-de-Clifton.
Le directeur général est satisfait de la dernière année d’activité soulignant au passage que le défi de faire de l’intervention sur les plateformes numériques et en présentiel en respectant les règles sanitaires n’était pas toujours évident. « Mais avec tous ces défis-là, on a quand même eu de belles réalisations. » L’année 2021-2022 marquait pour M. Lessard une fin de transition entre « le monde de pandémie et le monde normal. »
Rappelons que la mission du CJE du Haut-Saint-François est de soutenir et guider les jeunes adultes de 16 à 35 ans dans leurs démarches d’insertion socioprofessionnelle, en les accompagnant dans leur cheminement volontaire vers l’emploi, un retour aux études ou dans le projet démarrage d’une entreprise ou d’un projet.

Rurart

RURART présente À TABLE !

La première édition de À TABLE ! organisée par RURART.

RURART célèbrera cet automne son 10e anniversaire d’existence et pour le souligner, l’organisme invite les citoyens à se joindre aux artistes et intervenants invités lors d’un évènement qui se tiendra à la Ferme La Généreuse. La communauté est conviée le 24 septembre, et ce gratuitement, entre 13 h et 21 h, pour une panoplie d’activités. Il faut cependant, préalablement, s’inscrire via le rurart.ca.
La fondatrice et directrice artistique de l’organisme, Amélie Lemay-Choquette, voyait grand, et ce, depuis le début du projet. « J’ai toujours vu gros pour RURART. J’ai toujours cru au projet. Dès le départ, j’ai voulu inclure le plus de gens possible. J’ai voulu que ce soit inclusif pour tous, que tous se sentent bien à travers leurs propres démarches artistiques. »
La première édition de À TABLE ! est au thème de la cueillette en tant que méthodologie de travail qui entremêle les milieux agricoles et artistiques. Les artistes et intervenants participants proviennent du milieu des arts visuels, de l’art sonore, des arts vivants, ainsi que de la biologie et de l’agronomie. Sous forme de discussion, ils partageront une variété d’approches artistiques et agricoles en lien avec la notion de cueillette écoresponsable. Sous la forme d’une grande tablée où discussion, création et recherche se côtoient, l’évènement se tiendra à l’extérieur, sur le terrain de la ferme et dans certaines de ses installations. Au partage d’idées lors de la tablée thématique s’ajouteront des ateliers de création, des interventions artistiques, un feu-discussion, ainsi qu’un repas mettant en vedette des produits agricoles locaux.
En partenariat avec le Conseil de la culture de l’Estrie, la série d’évènements À TABLE ! prend la forme de grandes tablées qui se déroulent en extérieur, dans les champs et les boisés du domaine La Généreuse.
La commissaire de RURART, Noémie Fortin, rassemble à chacune des éditions, des artistes, des chercheurs et des producteurs agricoles autour d’une table thématique qui invite à l’échange et à la réflexion collective.
Le projet de résidence en milieu rural a été initié en 2012 par l’artiste Amélie Lemay-Choquette, sur le domaine de La Généreuse, ferme pionnière en agriculture biologique située à Cookshire-Eaton. La formation bi disciplinaire d’Amélie en danse contemporaine et en peinture a insufflé dès le départ la dimension multidisciplinaire au projet. RURART a accueilli depuis ses débuts plus d’une centaine d’artistes venus du Québec, des États-Unis et de l’Europe dans ses programmes de résidences immersives.
Jusqu’au 30 septembre, l’artiste Frédéric Lavoie sera en résidence sur le terrain de la La Généreuse pour partager son expertise et sa passion pour les champignons et les insectes. RURART et M. Lavoie invitent les personnes intéressées à en savoir plus à venir discuter et aller à la rencontre de la nature avec ce dernier, à la quête de champignons ou d’insectes intéressants.
En 10 ans d’existence, RURART a su se démarquer auprès de la communauté artistique. Cette reconnaissance aura valu à Mme Lemay-Choquette le prix Relève en Estrie du Conseil de la culture de l’Estrie (CCE) en 2013, ainsi que le prix Artiste de la communauté 2019 du Conseil des arts et des lettres en partenariat avec Les Arts et la Ville. L’organisme s’est également retrouvé parmi les trois finalistes du prix Développement culturel du CCE en 2019.

100 % achat local agroalimentaire du Haut-Saint-François

Défi 100 % local dans les Cantons-de-l’Est !

Les Estriennes et les Estriens sont en plein sur Défi 100 % local, qui se poursuit durant tout le mois de septembre ! Pour cette 8e édition, des milliers de personnes de toutes les régions de la province se sont lancé le défi de mettre plus de produits locaux dans leur assiette, et de développer ainsi leur curiosité et leur autonomie alimentaire. Il n’est d’ailleurs pas trop tard pour joindre la course, puisque les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 septembre au defijemangelocal.com.
Un pour cent à la fois
Le Défi 100 % local s’adresse à tous et il se réalise un pour cent à la fois. Modifier ses habitudes alimentaires et de consommation est un cheminement, et le Défi vise justement à accompagner les citoyennes et les citoyens dans cette transition, sans l’obligation d’atteindre la perfection.
« L’objectif du Défi n’est pas la performance, mais l’apprentissage. Être curieux et mieux comprendre quels sont les impacts de nos choix alimentaires est déjà un grand pas ! En plus de pouvoir échanger avec la communauté de locavores, vous pouvez découvrir de nouvelles façons de s’approvisionner localement, des recettes faciles qui privilégient les produits d’ici, ou encore des techniques de conservation pour pouvoir consommer certains produits à l’année », précise Héléna Hubert, conseillère en développement bioalimentaire chez Créateurs de saveurs Cantons-de-l’Est.
Relèverez-vous le Défi 100 % local ?
La population l’Estrie est invitée à s’inscrire le plus tôt possible, si ce n’est déjà fait, pour ne rien manquer du contenu, des trucs, des astuces, des recettes et des outils de cette 8e édition du Défi 100 % local, disponible en ligne et personnalisé pour l’Estrie au defijemangelocal.ca/region/cantons-de-lest-estrie/. Pas encore convaincus ? Pour motiver les troupes, le Défi organise des concours particulièrement excitants cette année. Il suffit de s’inscrire pour courir la chance de gagner un crédit-voyage gourmand d’une valeur de 500 $, un chèque-cadeau de 200 $ à la SÉPAQ ou l’une des 16 boîtes gourmandes à saveurs régionales.
En participant au Défi, on pose un geste engagé qui fait vivre des familles, dynamise le territoire, renforce le tissu social, réduit notre empreinte environnementale et fait tourner l’économie locale. Le tout, en profitant de l’abondance des récoltes et en assouvissant sa gourmandise !
Merci à nos partenaires
Ce projet est financé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique bioalimentaire 2018-2025, Alimenter notre monde. Le Regroupement des Tables de concertation bioalimentaire du Québec (RTCBQ) est aussi heureux de compter sur le soutien d’Aliments du Québec, d’Aliments du Québec au menu, de l’Union des producteurs agricoles (UPA), de l’Association des marchés publics du Québec (AMPQ) et du Réseau des fermiers et fermières de famille.
À propos du Défi 100 % local
Le Défi 100 % local est organisé par le Regroupement des Tables de concertation bioalimentaire du Québec (TCBQ). Il a pour mission d’accompagner les citoyennes et les citoyens du Québec à effectuer une transition progressive vers une alimentation de plus en plus locale.

Grace united Church

La petite église dans la forêt : Grace United à Brookbury a 150 ans

L’Église Grace United, 150 ans dans la forêt de Brookbury.

L’église a été consacrée le 29 février 1872. C’est ce que dit la Bible que le pasteur, le révérend Adams, avait donné aux administrateurs à cette occasion. Et Violet Main a cette Bible.
Violet et Stuart Main faisaient partie d’un groupe de 20 personnes lors du service du 31 juillet dernier marquant le 150e anniversaire de l’église Grace United au 800 chemin Brookbury, juste au nord de Bury. Une célébration plus importante est prévue l’été prochain, après que la Covid soit devenue moins menaçante.
À l’origine méthodiste, la petite église blanche est devenue unie depuis que les méthodistes se sont joints à l’Église unie du Canada en 1925.
L’histoire familiale de Violet, née Downes, est liée depuis longtemps à celle de la Grace United. « Notre ferme n’était qu’à deux fermes de là. Je crois que c’est William Francis qui a fait don d’un terrain pour l’église et le cimetière (nous sommes cousins, Mme Francis était une Downes). »
Elle se rappelle avoir fréquenté l’église lorsqu’elle était enfant. « Je me souviens que mon père s’assoyait au bord du banc. J’étais sur ses genoux. Puis ma soeur était assise à côté de lui, et ensuite ma mère, puis mes trois frères. Nous remplissions le banc. C’était le quatrième à partir de l’avant, à côté de la fenêtre. »
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’église n’avait pas de pasteur. C’était un long voyage depuis Cookshire, surtout en hiver, lorsque les routes étaient « tapées », la neige était compactée au lieu d’être déblayée. Depuis ce temps, l’église a eu des services principalement en été ou lors d’occasions spéciales.
« Nous avions l’habitude d’avoir toutes sortes de personnes qui venaient aux services là-bas. Unis, anglicans, catholiques – des gens de Brookbury. C’était merveilleux », a déclaré Violet.
Lorsque l’Église Unie a proposé de vendre le bâtiment, les cousins Downes et d’autres se sont organisés pour que l’Association du cimetière Grace United l’achète en 2013. L’Association l’a peinturée et réparée, et prévoit d’autres travaux sur le bâtiment et sur l’acre de terrain environnant, a mentionné Margaret James, membre du conseil d’administration de l’Association.
À l’intérieur de l’église, le petit vestibule s’ouvre sur un sanctuaire contenant de simples bancs de bois, un orgue à l’ancienne, une chaire et une table de communion à l’avant ornée de bouquets de fleurs. À l’arrière, deux poêles à bois inutilisés avec un long tuyau de poêle menant à l’avant.
« C’est vraiment beau quand la lumière passe à travers les vitraux, avec les murs et le plafond en étain », a dit Margaret James, une autre membre depuis longtemps. « Ce n’est pas exagéré, c’est très simple. Je pense que c’est la beauté de la chose. »
Le 31 juillet, la révérende Tami Spires de la charge pastorale United Eaton Valley a dirigé le service avec des hymnes, des prières, des lectures des Écritures et une réflexion. De l’extérieur, le soleil projetait une faible lumière à travers les arbres environnants et les vitres vertes, jaunes et violettes des six hautes fenêtres. Sharon Moore jouait du piano.
Le service a pris fin avec l’ancien hymne « Church in The Wildwood. »
« Il y a une église dans la vallée près de la forêt, Il n’y a pas de plus bel endroit dans la vallée, » chantait tout le monde avec coeur.
« C’est un retour dans le temps », a dit Mme James. « Theda Lowry de dire que Brookbury est l’église parfaite pour chanter cette chanson parce que C’EST l’église dans la forêt sauvage ! »

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