Salon Cité école

Un grand succès pour la première édition du Salon Cité-des-écoles

Jacob Menard et Mathieu Lehoux ont aimé l’activité.

Récemment se déroulait la 1re édition du Salon Cité-des-écoles au gymnase de la Cité-école Louis-Saint-Laurent à East Angus. Quelques 40 exposants, de tous les milieux, représentants d’écoles, de métiers et de formations professionnelles tenaient des kiosques d’informations pour l’occasion. Selon leur centre d’intérêt, les jeunes étaient encouragés à poser des questions aux différents kiosques, les élèves recevaient d’ailleurs des coupons pour un tirage afin de les encourager à aller chercher un maximum d’information et diversifier leur centre d’intérêt. Nous pouvions retrouver entre autres sur place, la GRC, les Forces armées canadiennes, le Centre 24-Juin, le CFP du Haut-Saint-François, la MFR du Granit, le CRIFA, l’Ordre des ingénieurs, le CFP Le Granit, l’Ordre des comptables, le CJE du Haut-Saint-François, YMCA du Québec, le Cégep de Sherbrooke, le Séminaire de Sherbrooke, l’Université de Sherbrooke et Bishop’s, UPA, ITAQ, Centre LVTC, Collège Champlain et les Centre-Expé du Val-Des-Sources, Val-St-François et Memphrémagog. Cette journée spéciale en collaboration avec le Carrefour jeunesse-emploi est une idée originale de 2 conseillères en orientation de la polyvalente, Emelie Côté et Windylee Gravel. Cette activité organisée pour les élèves du secondaire 3, 4 et 5 fut sans aucun doute un grand succès; lors de notre présence, le gymnase était bondé de jeunes enthousiastes de pouvoir directement rencontrer les exposants et connaitre les différentes options qu’offrent les formations. Mathieu Lehoux, élève de secondaire 5, nous a souligné « Je trouve ça vraiment l’fun, j’ai de nouvelles idées et j’ai eu plein de renseignements. » « Un succès sur toute la ligne », mentionne Jacob Menard, aussi en sec. 5. « Faudrait que cette activité revienne chaque année, c’est vraiment cool et intéressant. »

Souper Soiree Country

Le souper-soirée country pour la Fondation Louis-Saint-Laurent : Une activité de financement festive et à la bonne franquette

Une moitié de la cafétéria a accueilli les 153 convives au souper de la soirée country de la Fondation Louis-Saint-Laurent, alors que l’autre moitié a été convertie en salle de danse, où les Winslow Dancers se sont occupés de la portion dansante de la soirée.

C’est dans un esprit festif et amical que s’est tenu le souper-soirée country de la Fondation Louis-Saint-Laurent, à la polyvalente d’East Angus, qui porte également le même nom, une activité de financement qui dans le passé s’est appelée l’Oktoberfest.
Signe des temps, c’est un nombre plus modeste de convives que par les années passées, soit de 153 soupers qui ont été servis à cette occasion. Les résultats de la campagne de financement qui faisait l’objet de cette activité seront connus plus tard après tous les décomptes qui seront effectués par l’organisation de la soirée.
Plusieurs élèves de la polyvalente ont agi comme bénévoles pour la bonne marche de ce souper-soirée, à la cafétéria de l’institution.
L’esprit était à la fête, après les restrictions des dernières années reliées à la pandémie de COVID, dont les participants voulaient oublier les souvenirs plutôt négatifs. Une belle connivence a été remarquée de la part des commerces et des municipalités qui avaient réservé des tables complètes, occupées par leurs employés, leurs élus et/ou leurs collaborateurs et représentants.
Deux personnes ont pris la parole à cette occasion, soit la présidente de la Fondation, Renée-Claude Leroux, et la présidente d’honneur de la campagne de financement, Johanne Delage, mairesse de La Patrie. La première a remercié son équipe du comité d’organisation, de même que ses bénévoles et collaborateurs, comme les Winslow Dancers et les partenaires financiers.
Mme Delage, pour sa part, a salué tout son monde, a donné les grandes lignes de la mission de la Fondation, soit d’aider les étudiants qui ont moins de moyens financiers, à s’inscrire au programme de Santé Globale, un plus pour leur réussite scolaire. De plus, ils peuvent obtenir un repas de la cafétéria pour seulement 5 $ lors de certaines périodes. La différence est payée par l’organisme.
« La Fondation remet également des bourses aux plus performants, lors du Gala du Mérite, de même qu’il y a un programme pour aider certains étudiants par une bourse leur facilitant l’accès à l’école… », a-t-elle signifié. Mme Delage a ensuite pris en main la vente des moitié-moitié, ce qui est venu bonifier l’argent amassé pour la Fondation.
La soirée dansante s’est par la suite amorcée, pour le plus grand plaisir des fans des danses en ligne, sous la direction des Winslow Dancers.

St-Isidore

Tout un travail d’équipe parents-élèves-enseignants !

Il y en a que tout ce qu’ils touchent se transforme en or ! Ça semble être le cas du direc-teur de l’école des Trois Cantons, Francis Larochelle, à Saint-Isidore-de-Clifton, qui est aussi directeur de l’école Saint-Paul de Scotstown. « Ici à l’école des Trois Cantons, il y a une organisation participative des parents qui s’implique avec les enseignants, pour nos élèves. C’est un super beau travail d’équipe pour les décorations, le montage des tables, l’organisation, la planification, la musique, tout dans ce Marché de Noël. C’est pour ramasser des fonds pour les activités scolaires, éventuellement aussi pour un parc école, des jeux extérieurs pour la nouvelle clientèle de la maternelle quatre ans. Un ajout qui a amené toute une adaptation, avec des frais. Par exemple, les abreuvoirs étaient trop hauts, les balançoires aussi ! », a énuméré M. Larochelle. Le Marché de Noël a été complété par un conte autochtone, Le premier arbre de Noël , bien développé par le conteur Sylvain Dodier, qui a fait le bonheur des enfants. Tout comme le père Noël, vraiment populaire lui aussi.

Concert de Noel

Belles traditions des Fêtes : Le Concert de Noël, un incontournable pour plusieurs mélomanes !

Ce n’est pas nécessaire d’être musicien professionnel pour apprécier une des plus belles traditions que nous apporte le temps des fêtes ! Oui, le Concert de Noël revient encore cette année, heureusement, le dimanche 17 décembre à 15 h, à l’église Trinity United, sise sur la rue Principale Ouest, à Cookshire-Eaton.
Une présentation de l’Espace culturel Cookshire-Eaton, le Concert Chant, harpe et violon enchantera les privilégiés qui auront la chance de vivre cette ambiance chaleureuse, feutrée et festive qu’un tel événement apporte immanquablement, réchauffant le cœur en même temps que l’ambiance de ce moment magique.
Noël, c’est l’amour sera présenté par Jacqueline Woodley, soprano, Juliette Duguay Patenaude, harpe, et Ryan Shao, jeune prodige du violon, qui garantissent un concert rempli de duos et de trios intimes de Noël », prévoit Myriam Genest-Denis, conceptrice du concert.
« Vous y entendrez des incontournables de Noël, classiques et populaires, passant par des compositions et arrangements brillants : Stille Nacht, Greensleeves, Joy to the World, Gesu Bambino et Noël blanc vous feront célébrer le temps des fêtes en douceur et en joie », ajoute Mme Genest-Denis.
Comment peut-on espérer résumer les carrières des interprètes émérites de ce concert ?
Jacqueline Woodley est reconnue pour sa grande polyvalence, sa fluidité dans le changement de styles, sachant passer de la musique ancienne à la musique moderne, d’une mélodie jusqu’à l’opéra. Elle a chanté récemment la Messe en si et La Passion selon Saint-Jean, œuvres de Bach, le Messiah de Handel, Carmina Burana de Carl Orff. Elle est recherchée pour son talent exceptionnel d’interprète de musique contemporaine.
Juliette Duguay Patenaude a débuté, dès l’âge de six ans, l’étude de la harpe avec des sommités et a aussi étudié le violoncelle, en parallèle. Elle se joint régulièrement à divers ensembles, comme l’Orchestre de la Virée Classique dirigé par Kent Nagano, au groupe Angèle Dubeau et La Pietà, et elle enseigne la harpe et le chant choral à divers endroits.
Pour sa part, Ryan Shao, originaire de Montréal, a commencé ses études en violon à l’âge de quatre ans. Il a eu la chance de participer à plusieurs classes de maîtres, par des violonistes de renom. Récipiendaire de nombreux prix de musique, il a su se démarquer au Schleswig-Holstein Music Festival en Allemagne, et il a participé à des stages organisés à Orford Musique, pour ne nommer que ces activités prestigieuses, faute d’espace.
Les billets à prix populaire sont disponibles au www.lepointdevente.com et c’est gratuit pour les enfants ! Plusieurs regretteront d’avoir manqué ce concert inoubliable.

Banderolle

Journée des enfants : Élèves du primaire et secondaire y participent

L’ensemble des écoles primaires du Haut-Saint-François avec la collaboration du parlement de la Cité-école Louis-Saint-Laurent ont souligné à leur façon la journée des enfants du 20 novembre dernier. Des bonhommes ont été acheminés aux différentes écoles. Les élèves ont décoré et colorié ces derniers. Retournés à la Cité-école, les bonhommes ont été assemblés pour faire une grande banderole. Cette dernière a été accrochée autour du gazebo de façon à être bien à la vue des élèves et du personnel de la polyvalente. Gaëlle Authier, ministre des Communications, a livré un message à l’interphone pour expliquer la nature de la journée. Nous apercevons Renée-Claude Leroux, organisatrice communautaire et Vicky Couture, technicienne en loisir, présentant la banderole.

CDC-Continuum HSF

Le Continuum HSF et son Forum : Une vaste opération de concertation favorisant les meilleurs services à la population

Martin Monette, agent de développement à la CDC du HSF, se réjouit du succès du Forum tenu dernièrement au sujet du Continuum HSF, à Johnville, réunissant les collaborateurs du milieu communautaire et social dans le but d’améliorer les services pour la population régionale.

Une préoccupation générale de toujours mieux servir la population se trouve à la base du Continuum Haut-Saint-François (HSF) et du Forum que vient d’organiser la Corporation de développement communautaire (CDC) du HSF, en collaboration avec ses partenaires qui l’accompagnent au quotidien, dans ce qui constitue en même temps sa mission globale reconnue.
« C’est une activité de concertation, le Continuum HSF, et le Forum que nous avons organisé et tenu le 25 octobre dernier, à Johnville. Une activité de réseautage, pour nous assurer que tous aient le même réflexe de travail, que tous se connaissent et se reconnaissent, pour qu’il n’y ait pas de dédoublements de services, et ainsi maximiser les interventions envers les clientèles que nous desservons. Il s’agit de tisser les mailles du filet social les plus serrées possibles, afin d’éviter les dérapages, que des personnes passent entre les mailles et soient défavorisées », explique Martin Monette, agent de développement à la CDC.
« Le Forum est une grosse activité annuelle où nous invitons tous nos partenaires, comme le CIUSSS de l’Estrie – CHUS, le milieu scolaire, le communautaire et le municipal. Une activité de rassemblement, où on échange des connaissances, il y a un partage d’expertises, de référencement, on discute entre nous, on échange des idées, et on essaie de faire tout cela dans une demi-journée. Le dernier Forum a réuni 72 participants. Il y a eu des présentations, des explications des services, par des travailleurs de proximité, qui sont sur le terrain, pour établir des ponts entre les gens, les amener vers les bonnes ressources, les accompagnatrices du milieu », ajoute M. Monette.
« Il y a également une conférence qui a été très appréciée, par Chris Gill, sur le leadership et la sécurité psychologique… Le réseautage a permis une mise en commun de la réalité du territoire, où il faut savoir qu’il y a 10 pour cent d’anglophones, c’est la réalité, donc il faut s’attendre à donner des services en anglais également. Car obtenir des services dans ta langue maternelle, quand tu ne files pas bien, c’est facilitant ! Le Forum a été une très belle réussite. Le sondage d’appréciation que nous réalisons nous le dit, c’est très positif, les participants sont très contents ! », se réjouit l’agent de développement.
Il reconnaît ensuite l’apport de son comité organisateur, qui comprend une organisatrice communautaire du CLSC local, une stagiaire en action communautaire provenant du CIUSSS, une représentante du Centre d’action bénévole (CAB) du HSF, de l’Association des Townshippers, organisation qui défend les droits de la minorité anglophone de la région, etc.
« Tout ça facilite le partage des tâches et l’efficacité du milieu communautaire dans la région », a conclu Martin Monette.

Boite a cadeaux

Marché de Noël à Dudswell : La Boîte à cadeaux toujours spécial

La Boîte à cadeaux, à Dudswell, est toujours aussi populaire.

Sans doute un des plus anciens Marchés de Noël dans le Haut-Saint-François (HSF), la Boîte à cadeaux de Dudswell, secteur Bishopton, a soufflé probablement sa 26e bougie, lorsque présentée les 2 et 3 décembre derniers. C’est ce que l’organisatrice de l’activité, cette année, Domenica Guzzo, d’origine italienne,mais au Québec depuis 32 ans, a soumis au journaliste. Conseillère municipale à Dudswell, Mme Guzzo a eu le mandat du comité loisirs et événements. « Nous visons faire rayonner Dudswell avec une activité qui veut être appréciée par toute la population. La Boîte à cadeaux, c’est encore une très grande réussite, dont je suis doublement fière. Les exposants et les bénévoles sont tous très contents. Je veux les remercier bien sincèrement, car ce sont eux, la Boîte à cadeaux. Sans eux, il n’y en aurait pas ! Je veux signaler aussi les noms de mon comité organisateur : Réjean Simard, Manon Goyette et Denis Vécrin », a-t-elle indiqué.

Grévistes

Devant le CLSC de Cookshire-Eaton : En grève, des employés du front commun manifestent

Devant le CLSC de Cookshire-Eaton, des professionnelles en soins, membres de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), de même que des membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), formant un front commun solidaire, ont manifesté comme prévu les 23 et 24 novembre dernier, exprimant ainsi leur mécontentement face aux offres du gouvernement du Québec. Le Centre des femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle, appuie le Front commun. « Nous ne pouvons passer sous silence qu’encore une fois, il s’agit de secteurs majoritairement féminins qui ne sont pas pris en considération », exprime l’organisme dans un communiqué de presse.

Pompier Talbot

Au sein du Service des incendies de La Patrie : Une rare femme comme cheffe des pompiers

Francine Talbot a réussi à s’imposer comme directrice du Service des incendies de La Patrie, un emploi qui est traditionnellement réservé à la gent masculine. Un accomplissement remarquable dans notre monde moderne.

Son nom : Francine Talbot. En 2020, elle agissait comme pompière volontaire au sein du Service des incendies de La Patrie, dans le Haut-Saint-François. À peine trois ans plus tard, elle gère ce service comme cheffe des pompiers, après avoir rapidement gravi les échelons et engrangé les formations nécessaires pour réaliser cet accomplissement, dans une discipline réservée traditionnellement aux hommes. Une rare femme à y arriver.
Native de La Patrie, elle a vécu dans une famille qui n’avait qu’un seul autre enfant, son frère, et dont le père était bûcheron au Québec et aux États, et sa mère couturière.
« J’ai fait mon primaire à La Patrie et Scotstown, où nous avions déménagé, et j’ai complété mon secondaire, plus tard, aussi à La Patrie où j’étais revenue, et à la polyvalente d’East Angus. J’ai ensuite suivi une formation pour devenir préposée aux bénéficiaires, dans le domaine de la santé, et j’y ai travaillé pendant 10 ans, à Sherbrooke », relate Mme Talbot.
Elle règne sur 19 pompiers volontaires, à La Patrie, qui sont tous des bénévoles, comme elle dans une certaine mesure, avec un salaire à temps partiel.
« Je travaille également dans une plantation, pour l’instant, en vue de la saison des sapins de Noël qui s’en vient », affirme-t-elle. Elle a deux filles, de 9 et 10 ans.
Elle a suivi toute une batterie de formations, évidemment, pour obtenir le poste de directrice du service des incendies, dont un cours qui s’intitule Pompier 1, pendant un an et demi, officier non urbain (ONU), qui a duré environ 90 heures, le RCCI 1, pour devenir enquêteur en Recherche des causes et circonstances d’un incendie, au Cégep de Chicoutimi, et une formation de préventionniste, pendant 45 heures, et une autre pour l’emploi des pinces de désincarcération.
« J’aimerais également suivre le cours RCCI 2, qui est plus coûteux. J’ai aussi une formation pour les premiers soins et pour les défibrillateurs. Il y a quelque chose d’important que nous voulons amorcer, soit le processus pour que les pompiers locaux deviennent Premiers répondants, ce qui serait un gros plus pour la protection de nos citoyens. Nous allons en parler au nouveau directeur général de La Patrie, Antoine Prévost, dès qu’il sera familier avec son nouveau poste », suggère-t-elle.
Visiblement, Francine Talbot aime sa municipalité de La Patrie. « C’est de toute beauté, ici. Je me sens très bien, au service de la population. Je m’accommode très bien de l’adrénaline qui augmente beaucoup quand survient une alerte d’incendie. Mais heureusement, nous n’avons pas souvent de ces urgences », indique-t-elle.
« Même quand j’étais petite, j’aimais quand l’adrénaline se faisait sentir. Il m’arrivait de courir les feux… Pour moi, aujourd’hui, dès que survient l’alerte, je commence immédiatement la gestion de l’intervention, c’est ce qui est différent comme directrice par rapport à n’être que simple pompier. La difficulté, c’est que je ne connais pas exactement les effectifs de pompiers volontaires qui vont arriver, pour le nombre de pompiers et aussi quand ils vont arriver. Nous avons des ententes avec toutes les casernes des municipalités autour, juste au cas où nous en aurions besoin. À ce sujet, il faut prendre une décision très rapidement et faire les demandes aux municipalités en urgence », soutient-elle.
Elle a évidemment certaines instructions et orientations à respecter en rapport avec le schéma de couverture de risques, généré par le monde municipal de la région, en collaboration avec la MRC du Haut-Saint-François.
« Des difficultés surviennent, quant à la disponibilité de l’eau. Nous ne pouvons pas vider le réseau d’aqueduc de La Patrie, s’il y a un incendie. Nous devons puiser l’eau dans les ruisseaux, rivières et lacs dans les rangs, et la transporter par camion, ce qui n’est pas vraiment un problème, et remplir une piscine que nous possédons déjà. Le nombre de pompiers disponibles peut également changer la gestion de l’alerte. Lors de la dernière intervention, seulement quatre pompiers volontaires sont arrivés. Mais d’habitude, il y en a en moyenne huit ou neuf, parfois dix. Nous avons heureusement une très bonne collaboration pour l’entraide des municipalités voisines, très sympathiques à la cause », se dit très contente la cheffe des pompiers de La Patrie.
Elle compte aussi sur deux autres femmes dans son service, comme pompières volontaires. « Il y a la pompière Vanessa Thériault, qui commencera sa formation en janvier 2024, et une autre qui va devenir officier, lieutenante, qui sera mon bras droit, Mychèle Morin, actuellement enseignante à l’école. Elle est très méritoire, car c’est aussi une athlète connue dans la région, qui a longtemps fait du biathlon, et qui, encore aujourd’hui, relève des défis gratte-ciel, comme pompière émérite ! », se réjouit Mme Talbot.
À la question « Comment ça se passe, pour vous, gérer des hommes ? » Francine Talbot rétorque : « Pour moi, cela ne fait aucune différence de m’adresser à des hommes ou à des femmes. Ce sont tous des pompiers, des individus, des êtres humains, j’envoie des pompiers combattre les feux, je suis très ouverte, nous sommes tous des humains et c’est parfait comme ça ! »

Urbain Desbois

Musicien avant tout : Urbain Desbois aime aussi la poésie et discourir avec les poètes

Urbain Desbois préfère la guitare à l’écriture de poésie, mais en amateur, un beau poème lui inspire à coup sûr une nouvelle musique, comme il a accompagné sur scène plusieurs poètes dans le passé. Il a cinq albums de chansons à son crédit.

Musicien depuis au moins 30 ans, il est arrivé à l’artiste Urbain Desbois, de Lingwick, de mettre de la musique sur les mots de certains poètes pour en faire des chansons. C’est sa motivation à le faire qui fut le point de départ de son projet de Balado s’intitulant Conversation téléphonique d’Urbain Desbois avec un poète, une poétesse.
Dix épisodes sont prévus au projet, à raison d’une diffusion par semaine, du 20 novembre 2023 au 22 janvier 2024.
« J’aime lire de la poésie, je me décris comme un amateur, mais j’aime pas tellement en écrire. Moi, c’est la chanson que je préfère. Depuis 30 ans, j’ai un parcours de musicien. J’aime faire la musique sur un poème que j’aime bien. Une chanson, c’est simple, il le faut, même si ce n’est pas si facile à créer… », témoigne Urbain Desbois.
À propos de son nom d’artiste, il se confie volontiers. « C’est un surnom que quelqu’un m’a donné à un moment donné. Oui, il y a comme un paradoxe, une contradiction : c’est ce que je suis, un urbain qui demeure dans les bois. Je travaille au centre-ville de Montréal et je reste à Lingwick », révèle-t-il en souriant.
Son emploi, c’est sur les plateaux de cinéma que ça se passe, depuis 15 ans. Il s’occupe des décors, des accessoires, un travail qu’il semble apprécier.
« J’ai conçu moi-même mon projet de balado, j’ai fait la recherche, j’ai créé le premier épisode. Mais j’ai une excellente partenaire, Isabelle Mandalian, du Centre culturel Oscar-Dhu, de Lingwick. Celle-ci agit à plusieurs titres : aide à la diffusion, co-réalisation, aide au design, synthèse et vue d’ensemble… Isabelle, c’est une pro de la littérature et de l’édition, elle est minutieuse, elle m’a même aidé à choisir les poètes. Moi, c’est plus mon instinct qui m’a servi », admet l’artiste.
« J’ai enregistré les conversations au téléphone. D’aucunes ont duré trois heures et plus, puis j’ai fait le tri dans ces enregistrements, pour que ça entre dans la structure du projet. Les conversations, ce n’est pas tellement sur le ton d’une entrevue, mais vraiment plutôt sur le ton de la conversation amicale. C’est le poète qui choisit ce qu’il veut aborder avec moi, ses techniques pour faire sa poésie, le travail de son éditeur, c’est comme si on entre dans son atelier, comment il aborde et fabrique son art. Certains c’est l’oralité qui les inspire, d’autres c’est l’écriture, ou encore la scène, d’autres n’ont jamais monté sur une scène. Chacun se présente comme il est », décrit-il.
Il donne comme exemple un des artistes, Patrice Desbiens, un franco-ontarien de 74 ans, qui n’aime pas parler de poésie. « Il m’a parlé des choses qui se retrouvent dans sa poésie, les thèmes, etc., c’est comme un effet miroir pour se dévoiler, j’ai trouvé ça intéressant ! La poésie, c’est un langage codé, c’est un objet mystérieux ou familier, une langue et une approche différente, selon l’interprétation de chacun », lance-t-il.
« J’aime l’aspect spontanéité, ce qui n’est pas «formaté». C’est la curiosité qui m’a emmené à faire ça. La conversation très personnelle avec ces poètes et poétesses me rapproche de leur quotidien, de leur atelier d’écriture. »
Son projet s’est étalé sur deux ans environ. Il parle ensuite de Michel Garneau, qui lui a fait plusieurs confidences en parlant de sa vie, de son travail à la radio, des poètes « grands frères » qui l’ont accompagné durant sa carrière, lui-même un poète très connu. Les deux épisodes de balado qui lui sont exceptionnellement consacrés seront diffusés à partir du 23 décembre.
Outre Garneau et Desbiens, les huit autres poètes et poétesses que ces épisodes balados feront découvrir : Jean-Philippe Bergeron, Carole David, Marie-Andrée Gill, Frank Martel, Marie-Hélène Montpetit, Emmanuelle Riendeau et Claudine Vachon. Pour écouter ces conversations exceptionnelles, consultez le site centrecultureloscardhu.com/balado
Le projet a bénéficié de la Cellule d’apprentissage expérientielle en balado, initiée par Sporobole/Hub numérique et du soutien du Conseil des arts du Canada.

Nathalie Loiselle

Remise de dons à cinq organismes : Nathalie Loiselle fait encore des heureux

De gauche à droite, Rock Poulin, Nathalie Loiselle, Carole Poulin, Marie-Josée Pellerin. À l’arrière, Stéphanie Hudon, Marc Rousseau, Alain Rondeau et Évelyne.

Nathalie Loiselle, conseillère pour les produits Tocara, avec la collaboration de commanditaires et citoyens, vient encore une fois de faire des heureux en amassant un montant de 6 625 $, qui est réparti en parts égales à cinq organismes du Haut-Saint-François venant en aide aux gens du milieu.
La Fondation Marc Rousseau, Les Étincelles de Bonheur, Moisson Haut-Saint-François, La Méridienne et La Passerelle reçoivent respectivement 1 325 $ afin de poursuivre leur implication auprès de la communauté. Le montant provient d’une partie des ventes, pour le cancer du sein, de la contribution personnelle de Mme Loiselle et de plusieurs commanditaires. « Ce soir, j’appelle ça la soirée Donner au suivant », de lancer celle qui n’en est pas à sa première campagne de levée de fonds, en guise d’introduction devant plusieurs personnes rassemblées au Café l’Orchidée.
Pour Marc Rousseau de la Fondation portant son nom, « vous savez comme c’est difficile d’amasser des sous aujourd’hui pour aider la population de la MRC du Haut-Saint-François. Je vais vous donner un exemple. Vendredi dernier, on a eu une demande d’un père de famille qui s’est retrouvé devant rien. On avait eu une demande qu’il avait besoin de trois matelas pour ses enfants et on a payé trois matelas neufs par la Fondation Marc Rousseau. C’est ça qu’on fait. On peut rendre des gens heureux. On a habillé des enfants avec des habits de neige neufs. On essaie d’aider la population avec divers projets comme ça. »
Évelyne, représentante de La Méridienne, rappelle que l’organisme offre de l’hébergement pour les femmes et enfants victime de violence conjugale et autres services. « Ces sommes d’argent nous permettent de faire des sorties avec les femmes victimes de violence conjugale et offrir de petites douceurs pour les aider à passer à travers ces moments difficiles. »
Alain Rondeau, représentant de Moisson Haut-Saint-François, « ce montant fait vraiment la différence. » Il rappelle que la présente année est particulièrement difficile. « Moi, cette semaine, c’était la première fois que je voyais le fond de nos tablettes, ce qu’on ne voyait pas d’habitude. » Il souligne, au passage, que l’organisme doit acheter des produits qui étaient donnés dans le passé « et ça paraît. Notre clientèle a changé. On a moins de revenus, donc ça, c’est très apprécié. Ça va passer très, très vite parce qu’il y a beaucoup de demandes », complète-t-il.
Marie-Josée Pellerin, directrice générale des Étincelles de Bonheur, rappelle que l’organisme donne des services aux personnes qui vivent avec un handicap sur le territoire du Haut-Saint-François. « Les sous, c’est toujours bienvenu, ça nous permet de leur donner de l’amour, de la douceur, de les faire sortir de chez eux, d’avoir accès à des endroits adaptés pour eux. Mme Pellerin rappelle que l’activité d’aller aux pommes, notamment le Verger Le Gros Pierre est un endroit adapté pour leur clientèle. « On en fait tout le temps bon usage de ces dons-là. »
Carole Poulin, nouvelle membre du conseil d’administration de La Passerelle, rappelle que le centre est un milieu de vie inclusif ouvert aux femmes (trans et cis), aux personnes queer, non-binaire et les personnes en questionnement sur leur identité de genre. La Passerelle est un lieu accueillant et chaleureux offrant du soutien, de l’écoute et divers services, d’exprimer Carole.

Marche Noel-Cookshire

À Cookshire-Eaton : Le Marché de Noël toujours populaire !

Les visiteurs arrivaient en continu au marché de Noël de Cookshire-Eaton, dont les 34 exposants étaient répartis sur les deux étages du Victoria Hall, rue Principale Ouest.

Parmi les plus anciens marchés de Noël du Haut-Saint-François (HSF), celui de Cookshire-Eaton demeure l’un des plus courus. La circulation au ralenti à la hauteur du Victoria Hall, au 125 rue Principale Ouest, du matin jusqu’à la fin de l’après-midi du dimanche 26 novembre, est là pour en témoigner.
Un grand marché de Noël sur deux étages au vétuste édifice patrimonial, où 34 artisans locaux s’étaient donné rendez-vous pour émerveiller et surprendre les visiteurs.
« Ces exposants offraient de très beaux produits très variés. Nous avons eu passablement de visiteurs, qui se comptaient par centaines, je trouve ça bon. Car il y en avait d’autres marchés de Noël autour (NDLR : celui de l’aéroport et même d’autres marchés de Noël à Cookshire-Eaton), ce qui nous a peut-être nui un peu. Mais c’est surtout les grèves, la situation économique difficile qui l’ont fait davantage… Les exposants auraient aimé vendre plus, cela se comprend », avançait Manon Elisabeth Carrier, co-organisatrice avec Madeleine Masson-Labonté, lors du bilan effectué le lundi suivant.
Au préalable, elles ont dû répondre à de nombreuses demandes de la part d’exposants qui souhaitaient y participer, des habitués et des nouveaux. Elles ont eu facilement la possibilité de diversifier l’offre par les artisans présents.
Citons quelques exposants, pour en donner une idée : la Ferme La Généreuse, de Francine Lemay, de Cookshire-Eaton, le Domaine Ives Hill, de Compton, la Ferme Jardins des Bocages, de Madeleine et Daniel Labonté, de Sawyerville, l’Érablière Tradition d’antan et sa volière, de Cookshire-Eaton, Les Jardins d’etc, d’Émilie Turcotte-Côté, Fermière-Fleuriste de Bury, Delapointe de Bury et Valcourt, Filer Chou, de Maude Lemieux, l’auteure Guylaine Cliche et plusieurs autres.

Petite Tournée des organismes

Initiée par la CDC du HSF : Une petite tournée des organismes en diversité culturelle

La directrice générale de la CDC du HSF, Jinny Mailhot, présente les caractéristiques de son organisme pour le faire connaître aux participants de la Petite Tournée, à Weedon.

Histoire de confirmer un inventaire des ressources dans le domaine de la diversité interculturelle, de la Ruraltérité en fait, afin de mieux se connaître entre organismes, de se reconnaître entre les agents de changement, la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François (HSF) a organisé une petite tournée des organismes en diversité culturelle, le 21 novembre dernier.
C’est le dynamique agent de développement de la CDC, Edwin Moreno, qui a eu l’agréable tâche d’animer cette tournée dans le HSF, effectuée toute la journée en autobus scolaire !
Débutée par un déplacement vers Weedon, les 35 participants inscrits y ont été accueillis par le maire de cette municipalité, Eugène Gagné lui-même.
« Nous avons été bien reçus à la mairie directement. L’objectif de cette démarche globale, c’était de faire connaître les services des groupes régionaux qui interviennent en diversité culturelle et qui luttent contre le racisme, en faisant connaître les efforts qui sont déployés », a fait valoir la directrice générale de la CDC, Jinny Mailhot.
Les participants, composés de représentants d’organismes régionaux estriens, entre autres, comme les Pépines, de Sherbrooke, Vision Attractivité Cantons-de-l’Est, mais aussi d’intervenants du territoire, comme des travailleurs d’organismes communautaires pour le Centre d’action bénévole (CAB), le Centre des femmes La Passerelle, puis des représentants du monde politique, comme l’attaché politique Sylvain McSween du député François Jacques, des conseillers municipaux, comme entre autres Suzanne Jutras, du Canton de Lingwick, des exemples simplement pour en donner une bonne idée.
Ils ont eu droit à cinq présentations, à Weedon, successivement de la part de la Fédération des Communautés culturelles de l’Estrie, le CAB et sa directrice, France Lebrun, Solidarité Populaire Estrie, La Méridienne, maison d’hébergement pour femmes victimes de violence et leurs enfants, et de la CDC du HSF. Cette dernière a rappelé certains faits.
« Depuis 2018, plusieurs activités ont été organisées dans le domaine. À cette époque, nous avions présenté justement à Weedon un Colloque sur la diversité culturelle, il y avait eu une bonne tempête de neige d’ailleurs cette journée-là ! Nous avions créé pour l’occasion une Table de concertation en diversité interculturelle. Depuis, nous avons mis sur pied deux gros projets, et plusieurs choses ont été réalisées dans le HSF pour faire avancer les choses », décrit Mme Mailhot.
« Parmi elles, citons au chapitre de la lutte contre le racisme, une activité de portraits de personnes qui se sont démarquées, faisant ainsi avancer l’Estrie dans le domaine, en présentant une reconnaissance des personnes d’ascendance africaine », a conclu Jinny Mailhot.
Par la suite, le dîner était offert par la CDC au Resto bar Rive Sud, à East Angus. Le reste de la journée s’est déroulé à Cookshire-Eaton, en visite aux locaux de la Maison de la Famille La Relève et de La Passerelle, où de l’information a été fournie aux participants de la petite tournée, aussi par le Service d’aide aux Néo-Canadiens et le Soutien aux familles réfugiées et immigrantes de l’Estrie (SAFRIE).
« L’objectif principal de la petite tournée est d’outiller les passagers et passagères de l’activité afin qu’ils soient en mesure de mieux accompagner les personnes vivant en contexte de vulnérabilité, et ce, surtout en ce qui a trait à leur référencement », avait affirmé l’agent de développement de la CDC, Edwin Moreno, à propos de sa petite tournée en diversité culturelle.
« Cette activité est une opportunité de permettre aux personnes de rencontrer et de mettre un visage sur un nom, de créer et renforcer des liens de confiance entre partenaires, mieux connaître les services et les lieux physiques, partager des pratiques d’accueil et d’accompagnement des personnes vivant en contexte de vulnérabilité et de discussions informelles… Une occasion unique d’aller à la rencontre des organismes régionaux de l’Estrie et de la MRC du HSF, qui travaillent directement au niveau des enjeux liés à la diversité culturelle, à l’inclusion, à la discrimination et au racisme », avait-il résumé.

Expo Petits Formats

Jusqu’au 3 janvier 2024 : L’expo des petits formats célèbre les œuvres de 19 artistes !

Les artistes Clôde Beaupré et Denis Palmer, sur la photo, exposent leurs œuvres petits formats lors de cette nouvelle exposition de la Galerie d’art Cookshire-Eaton, qui prend l’affiche jusqu’au 3 janvier 2024, afin d’offrir la possibilité de cadeaux de Noël artistiques pour les amateurs d’art, à des prix plus abordables que pour les œuvres de grandes dimensions.

Ce n’est pas du tout le dynamisme qui manque à la Galerie d’art Cookshire-Eaton, qui présente les œuvres petits formats de 19 artistes en arts visuels de la grande région du Haut-Saint-François (HSF) et des alentours.
Les intéressés pourront, les samedis et dimanches de midi à 16 h, jusqu’au 3 janvier 2024, découvrir des œuvres que ces artistes ont produites sur des toiles de dimensions plus modestes… sans que ce soit de grandes fresques !
La galerie offre d’ailleurs d’acquérir et même de donner l’Art en cadeau, dans sa publicité reliée à cette exposition particulière à ce temps des fêtes 2023. Voilà une occasion unique pour les fans des artistes-peintres d’acquérir une de leurs œuvres qu’ils reluquent depuis longtemps ou qu’ils découvriront lors de cette expo très spéciale en décembre.
Une visite sur rendez-vous est également possible, hors des heures d’ouverture annoncées.
Et pourquoi manquer de les nommer, ces artistes qui se dévoilent au public, grâce aux commandites de IGA Cookshire-Eaton, les Cœurs Villageois, la Ville de Cookshire-Eaton, la MRC du HSF et le Conseil des Arts et des Lettres du Québec (CALQ) : Grégoire Ferland, Ida Rivard, Laurence Janni, Lucie Levasseur, Sandra Tremblay, Louis-Pierre Bou-gie, Jean-François Dupuis, Clôde Beaupré, Viviane Madore, Denis Palmer, Françoise Euzénat, Frederic Lapointe, Philippe Rouleau, John Ward, Diane Dugal, Yong Souk Kim Lambert, Céline Gendron, Robert Péloquin et André Philibert.
Une invitation à ne pas manquer.

Marche Noel Angus

East Angus : Un marché de Noël qui fait du bien

Le marché de Noël d’East Angus de la Fondation Marc Rousseau a connu un bel achalandage. Les quelque 25 exposants provenant des quatre coins de la MRC du Haut-Saint-François et même de Sherbrooke ont réussi à faire de belles affaires. Les nombreux visiteurs avaient l’embarras du choix que ce soit des produits d’érable, des capteurs de rêve, des produits du tissage, du tricot, des sculptures de bois, bijoux, couronnes de Noël, etc. En fait, il y en avait pour tous les goûts. Les revenus provenant de la location de tables soit 800 $ sont versés à la Fondation Marc Rousseau. Cette somme servira entre autres à venir en aide comme derniers recours à des personnes dans le besoin.

Marche Noel-Aeroport

Première édition dans un lieu atypique : Le marché de Noël de l’aéroport très prometteur !

Exposants au premier marché de Noël de l’aéroport de Sherbrooke, Éric Tremblay et Carolyne Beaudoin se disaient très satisfaits et n’avaient que des bons mots pour l’organisatrice et le déroulement de cette première édition, qui promet déjà un retour aux Fêtes de 2024.

L’organisatrice du tout nouveau marché de Noël de l’aéroport de Sherbrooke, Isabelle Couture, est également exposante sous le nom de L’Armoire Nature. Elle se spécialise dans la création de pièces en résine d’époxy, comme des lampes – elle avoue aimer la lumière – auxquelles elle incorpore des pierres et des métaux.
« C’est le premier marché de Noël que j’organise ici. Cela s’est décidé à la fin septembre, début octobre. Au départ, on trouvait l’idée un peu farfelue, mais c’est très bien finalement, car l’aéroport est un lieu atypique », admet-elle.
Rencontrée sur l’heure du midi la deuxième journée du marché, le dimanche, elle jubilait : « Même les jeunes ont embarqué, par curiosité, je pense. Il vient des gens de Thetford, de Weedon, je suis agréablement surprise. La publicité a été efficace. Les marchands sont très différents les uns des autres et le beau temps est au rendez-vous. Tous mes exposants sont contents et heureux. C’est certain qu’on revient ici l’an prochain ! », exprime-t-elle déjà.
Question bilan effectué le lundi suivant, Mme Couture s’est dite très satisfaite. « Ça a vraiment roulé, nous n’avons pas eu de moments de bas achalandage. Samedi, nous avons eu environ 350 visiteurs, mais dimanche ce fut plus lent, avec environ 150 visiteurs. Nous avons convenu de 450 personnes environ pour les deux jours. Le défilé du père Noël de Sherbrooke nous a vraiment concurrencés, avec un détour des rues par la 410, il y avait trop de circulation, ce qui nous a nui », a-t-elle fait valoir.
Parmi les exposants, Carolyne Beaudoin et Éric Tremblay, dont c’est la première participation à un marché également, n’avaient que de bons commentaires. « C’est un beau marché, qui présente de très belles créations, une organisation numéro 1. Je suis très satisfaite. De plus, on n’entend que de très bons commentaires des autres exposants et des visiteurs », a indiqué Mme Beaudoin.

Hockey

Tournoi de hockey M18 : Une première édition prometteuse

Nous apercevons la mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, procédant à la mise au jeu officielle en compagnie de bénévoles et dignitaires.

Même si les deux formations des Sharks du Haut-Saint-François M18 A et M18 B n’ont pas atteint la ronde des demies finales, la première édition du tournoi de hockey M18 tenue récemment à l’aréna Robert-Fournier d’East Angus s’est révélée intéressante et prometteuse au point que l’organisation prépare déjà l’an deux.
Jessika Boislard, présidente du comité organisateur, aurait aimé davantage de spectateurs, mais se montre tout de même satisfaite. « L’an prochain, on va s’arranger pour mettre un match des Sharks le samedi soir. » Cet aspect fait partie des petits ajustements que l’organisation souhaite apporter pour la deuxième édition.
Malgré tout, le tournoi se termine sur une note positive et les responsables anticipent des revenus de plus de 7 000 $. Les recettes seront remises à l’Association du hockey mineur du Haut-Saint-François. Elles serviront à payer les heures de glace, l’achat de nouveaux chandails et payer les marqueurs, d’exprimer Mme Boislard. La présidente tient à remercier les bénévoles, la Ville de East Angus et les membres du comité organisateur pour le magnifique travail accompli.
Maintenant que le tournoi est passé, les responsables sont à préparer le tournoi Atome Pee-Wee qui se déroulera en février prochain. « Les 48 équipes sont déjà inscrites et nous avons beaucoup de nouveaux commanditaires », d’exprimer avec enthousiasme Mme Boislard.

Sapin de noel

À Bury, à la Ferme Fronthill : Un petit producteur d’arbres de Noël dans la cour des grands

Fabian Garcia ne se compare pas du tout aux grands producteurs d’arbres de Noël. Il reste modeste. Il fait sa petite affaire et son succès lui suffit. Il a créé aussi une autre entreprise, une plantation de cannabis, légale et en règle, qui l’occupe également, avec beaucoup de paperasse. La seule chose qu’il déplore.

L’histoire de Fabian Garcia n’a pas été un conte de fées tous les jours.
Devenir producteur d’arbres de Noël, ça a commencé de façon un peu accessoire, pour lui, presque naturellement, comme un à-côté qui s’offrait d’emblée, à côté de ses autres occupations et de celles de son père, dans ce petit coin de Bury où ses parents s’étaient installés parce qu’il ressemblait à la Bavière, patrie de sa mère.
Il faut dire que Fabian Garcia est né d’un père espagnol et d’une mère allemande. Il a grandi à Montréal, dans un restaurant espagnol ! Mais ses parents voulaient déménager, fuir la grande ville, à un moment donné. Ils ont opté pour le chemin Brookbury, à Bury, au Québec, où ils ont élevé des bovins pure race Simmental, répandue surtout en France.
La vraie passion de Fabian, c’est la campagne. Cette passion a grandi à Bury, dans ce rang campagnard cosmopolite, où tous les habitants parlaient anglais, dont plusieurs travaillaient pour des médias d’information, vivant certes à cette époque un retour à la terre, où le bonheur se voulait et se faisait plus simple.
Mais cela n’a pas empêché Fabian de fréquenter la polyvalente d’East Angus, puis l’Université Bishop’s, à Lennoxville, et l’Université de Sherbrooke où il a fait son droit.
Il a ensuite travaillé dans le domaine pétrolier dans l’Ouest canadien, vécu trois ans en Chine, puis en Irak et au Qatar, il est venu dans le Sud des États-Unis, à Houston.
C’est en 2008 qu’il achète sa terre dans le rang Brookbury, à côté des 550 acres qu’y possède son père. Sa plantation couvre 900 acres, au bout du compte, mais il en a sacrifié une partie quand il a débuté sa plantation de cannabis, légale, en règle, qui l’occupe aussi, mais implique beaucoup de paperasse, selon ses dires.
« C’est le seul élément que je trouve difficile dans ce commerce-là, la bureaucratie. Les arbres de Noël, il faut s’en occuper, il y a plusieurs étapes qu’il faut respecter, la taille des arbres au bon moment, le dépistage, l’analyse des sols, la fumigation qui est nécessaire si on veut exporter nos arbres, la récolte, etc. Il y a plusieurs règlementations différentes, sur le plan sanitaire, entre les pays, qu’il faut connaître, suivre les juridictions et les législations, la validation des permis et avoir la main-d’œuvre nécessaire, c’est très important », assure-t-il.
« J’ai dû faire une consolidation, avec l’augmentation de l’inventaire, quand c’est devenu nécessaire. Puis j’ai vendu une partie des sapins pour mon autre projet d’usine de cannabis. J’ai acquis beaucoup d’expérience avec mon petit projet. Je ne vends pas au détail, mais seulement à un grossiste, surtout aux États-Unis. Je préfère la vente d’entreprise à entreprise, plutôt que la vente en ligne ou encore la vente directe. Il y a plusieurs modèles d’affaires qui existent. Je me suis rendu compte que plus c’est compliqué, plus c’est payant ! Je vends même dans les îles des Caraïbes », révèle-t-il, avec une pointe de fierté.
Fabian a quatre employés à l’année, mais au moment de la récolte, il a besoin d’une équipe un peu plus complète. Il n’a pas encore eu besoin de la main-d’œuvre étrangère.
« Ici, il y a également la question de la topographie qui nous amène à varier les cultures. On ne peut pas tout faire dans les mêmes endroits. Notre type de sols, où il y a des buttons, où c’est vallonneux, gravelé même, c’est moins bon pour les grandes cultures. Par contre, cela se prête bien pour les plantations », conclut Fabian Garcia.
À propos du marché des arbres de Noël dans le Haut-Saint-François, on comptait 54 producteurs en 2022, qui utilisaient une superficie totale de 2344,98 hectares de plantations.
Au Québec, il y avait 274 entreprises dont l’exploitation des sols couvrait 8880 hectares. En 2021, l’année précédente, près de 1,44 million d’arbres ont été exportés, ce qui représentait une baisse de 18 pour cent par rapport à 2020.

jour souvenir

À Weedon et Sawyerville, les 4 et 10 novembre : De beaux hommages aux anciens et nouveaux combattants

Le maire de Weedon, Eugène Gagné, a remercié les participants à cette cérémonie du Souvenir, dans sa municipalité. Il n’a pas manqué de remercier les militaires qui ont œuvré en Afghanistan, avec les Casques bleus de l’ONU, et dans les autres conflits armés dans le monde.

Weedon, Sawyerville ainsi que d’autres endroits sur le territoire de la MRC du Haut-Saint-François se sont souvenus des combattants aux différentes guerres et aux autres conflits, où des enfants du pays, des hommes et femmes y ont participé bravement, et de ceux particulièrement parmi eux qui ont perdu la vie sur les champs de bataille.
Ce faisant, ces braves ont ainsi assuré que leurs compatriotes conservent les droits à la liberté et à une vie meilleure, par leur sacrifice ultime.
Weedon, 4 novembre
Une cérémonie solennelle, digne et honorifique pour les soldats canadiens originaires de Weedon et des environs, qui sont intervenus en Europe durant les deux Grandes Guerres, puis au Vietnam, en Corée, en Afghanistan et ailleurs, lors des autres conflits mondiaux. Une pensée spéciale a été aussi exprimée pour les guerres en cours en Ukraine et en Israël, entre autres.
Des discours succincts ont été prononcés par les dignitaires présents. Citons l’ex-politicien David Price, représentant de la députée et ministre fédérale Marie-Claude Bibeau, François Jacques, député de Mégantic, Robert G. Roy, préfet de la MRC du Haut-Saint-François (HSF), et Eugène Gagné, maire de Weedon. Le sergent à la retraite Marcel Dumont, président de la filiale 25 East Angus et responsable militaire de l’activité, a agi comme maître de cérémonie.
Une dizaine de couronnes ont été déposées symboliquement au pied du cénotaphe de Weedon par ces mêmes dignitaires, mais aussi par Nicole Fontaine, présidente de la Société d’histoire de Weedon et organisatrice de la cérémonie du Souvenir, l’instructeur civil Olivier Breton, représentant des cadets de l’Escadron 670 du Haut-St-François, et des militaires vétérans de l’Armée canadienne pour représenter le Soldat inconnu et d’autres combattants, etc.
Sawyerville, 10 novembre
Comme ce fut le cas à la tombée du rideau tragique de la Première Guerre mondiale, au jour de l’Armistice, devenu en vigueur le 11e jour du 11e mois, à 11 heures 11 minutes, expression devenue symboliquement consacrée, même si, dans le secteur de Sawyerville de la Ville de Cookshire-Eaton, il s’agissait du vendredi 10 novembre dernier, les organisateurs tenaient à présenter leur cérémonie du jour du Souvenir à 11 heures.
Comme il y avait plusieurs activités de cette nature pour commémorer le jour du Souvenir, c’était impossible de toutes les prévoir pour le 11e jour, soit le samedi 11 novembre.
Le capitaine Pascal Yergeau agissait comme commandant des cadets de l’Escadron 670 du Haut-St-François, pour cette cérémonie du jour du Souvenir. Dans l’organisation des cadets depuis 25 ans, il a utilisé la dignité de son ton militaire pour déclarer en entrevue : « Nous sommes ici pour montrer aux générations futures que d’autres ont passé avant eux pour qu’ils puissent profiter de la liberté aujourd’hui. Nous sommes venus leur rendre hommage. Dans les petites localités comme ici, ce sont des grands-parents, des grands-oncles souvent qui ont servi dans les conflits du passé », a-t-il déclamé à titre d’introduction à la cérémonie.
C’est le président de la Légion canadienne filiale 165 de Sawyerville, Barry Berwick, qui a officié la cérémonie comme grand responsable de l’activité.
Une soixantaine d’élèves de la Sawyerville Elementary School, de même 57 élèves de la Pope Memorial Elementary School de Bury, se trouvaient sur place, accompagnés de leur directrice Norma Humphrey, formant une délégation impressionnante.
Une brève parade militaire composée de trois porte-drapeaux et 13 cadets, soldats et vétérans réunis par la Légion canadienne, a pris place devant le cénotaphe de la rue Principale.
De brefs discours ont été présentés, entre autres, par les représentants des députés de Mégantic, François Jacques, et du comté fédéral de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, ainsi que d’autres dignitaires pour l’occasion.
Une prière du pasteur Michel Houle, de l’Église baptiste de Sawyerville, a ensuite eut lieu, où il a développé le thème du sacrifice.
La pasteure de l’Église unie du Canada, Tami Spires, a également déclamé une prière où elle souhaitait que les guerres deviennent des souvenirs lointains.
Des moments émouvants en grand nombre ont été remarqués et vécus, entre autres lorsque deux dames ont chanté la très belle chanson de Mireille Mathieu, Mille Colombes.
Des cérémonies similaires se sont également déroulées dans les municipalités de Saint-Isidore-de-Clifton, Cookshire-Eaton, Island Brook – Newport, Scotstown, Bury et East Angus.

POrte ouverte Aeroport

Altitude Centre de l’Aviation : Deux nouveaux services à l’horizon

Ce Cessna 310, à demeure à l’Aéroport de Sherbrooke, ouvre la porte à la formation multimoteurs IFR (instrument flight rules), pour la formation de pilotes, que ce soit pour un petit avion personnel jusqu’au pilote de ligne, pour le «travail aérien» et pour le «taxi aérien», au Centre Altitude, directement sur place.

« Nous sommes maintenant en mesure d’affréter un avion pouvant accepter jusqu’à 19 passagers, ici même à Sherbrooke. Cela peut être très utile pour certaines compagnies. Nous pouvons ouvrir les opérations aériennes, en 2024, pour du «travail aérien» et aussi pour du «taxi aérien», par notre école d’aviation Altitude, basée à l’aéroport de Sherbrooke. C’est une grande nouvelle ! », s’exclame Alexis Etienne, le propriétaire de l’école, avec un enthousiasme débordant, à propos de cette activité du samedi 11 novembre, soit l’opération Portes ouvertes,  à l’aéroport de Sherbrooke.
Les gros projecteurs ont alors été braqués sur les installations de son école qui prend résolument de l’expansion, par les temps qui courent. Évidemment, la population voit en même temps son attention accaparée par les avions eux-mêmes, les premières vedettes du jour et d’une telle opération charme. Il y en avait plusieurs pour l’occasion, de tous les types, du petit monomoteur à deux places, voué aux loisirs et divertissement de son propriétaire individuel, jusqu’au « King Air » (le Roi des airs) arborant aussi l’appellation SkyJet, pouvant accueillir 19 passagers, pour lequel M. Etienne avait une nouveauté à annoncer…
« Nous pouvons former monsieur et madame tout le monde, que ce soit pour du pilotage de loisirs que pour devenir pilote de ligne, car notre école qui est assez versatile aspire à devenir un collège d’aviation, ce qui s’en vient bientôt ; on sent un engouement ! Hier, nous avons reçu 160 jeunes élèves d’une école primaire de la région, et une trentaine d’entre eux sont revenus aujourd’hui avec leur famille. L’avion, ce n’est pas inaccessible même pour les jeunes qui veulent en faire une carrière. Ils peuvent venir ici pour leur entraînement. Déjà aujourd’hui, nous avons atteint 300 personnes sur le site assez rapidement », indique l’homme chevronné.
« Ces portes ouvertes, c’est en réponse à la mission de mon école d’aviation : rendre l’aviation accessible au plus grand nombre de personnes… Actuellement, nous avons six avions qui décollent en simultané, nous avons déjà 170 sièges de vendus en 36 heures, à 30 $ chacun, un prix abordable pour un tour d’avion. C’est très rigoureux, très sécuritaire et nous offrons des services de qualité à notre école. Les deux stationnements sont complètement pleins. Nous avons sorti notre équipement d’hiver, entre autres pour le dégivrage à cause de la saison. Nous avons fait un événement familial, on peut faire des choses intéressantes ici. Notre école est passée de 2 à 9 avions. Nous ajoutons les certificats d’exploitation de travail aérien et de taxi aérien, c’est majeur. Nous pouvons affréter des avions de ligne, on peut faire de l’évacuation médicale en affrètement. Nous attendons après la Ville de Sherbrooke pour déployer notre école encore davantage, car notre limite technique vient de son inaction. Même si les autorités municipales sont positives à notre égard, nous sommes en attente de démarches administratives par une entente qu’elle tarde à nous signer », admet M. Etienne.
« Toutes nos acquisitions et actions de notre centre aérien, jusqu’à maintenant, n’ont requis aucune subvention. Nous n’avons actuellement que le Centre local de développement (CLD) du HSF qui nous soutient au quotidien, par sa conseillère Chantal Ramsay. Je n’ai pas peur de le dire… », soutient-il.
« Nous effectuons actuellement des démarches pour acquérir deux simulateurs de vols, en 2024, un gros qui bouge, suivant les mouvements simulés en vol, et un plus petit », annonce-t-il « Je suis pilote instructeur de vol, classe 1 et aussi pilote examinateur pour Transports Canada. Je peux donner des tests en vol à travers le Québec, dans d’autres écoles. Ici, nous avons même une salle d’examen écrit pour Transports Canada. Et pour devenir collège d’aviation, nous allons construire un grand hangar de même que des classes et des bureaux en conséquence », lance-t-il, lui qui a déjà le vent dans les ailes !

Micro pulperie

La micro-pulperie de l’école du Parchemin : Une vraie petite industrie scolaire qui vire au quart de tour !

La photo de famille des travailleurs de la micro-pulperie, où le travail d’équipe fourni par chacun donne d’excellents résultats, soit les cartes qui sont vendues en bout de ligne et que la population peut se procurer.

Ce n’est peut-être pas comparable à une ruche d’abeilles, mais la micro-pulperie constitue une véritable petite entreprise bien huilée, qui pourrait remporter des prix d’ingéniosité, de créativité et d’innovation sur le plan écologique et environnemental.
À l’école du Parchemin, côté Collège, à East Angus, elle existe depuis 20 ans. Chaque année, la campagne de cartes de Noël qui en résulte revient avec ses acheteurs statutaires et ses campagnes de financement qui lui sont associées. Mais c’est une véritable opération de recyclage de papier, à la base, et une production complètement nouvelle de papier plus épais pour produire des cartes fabriquées par les élèves qui y jouent tous un rôle bien défini. Et toutes les catégories d’âges y sont impliquées, car les plus vieux de sixième année reçoivent tous les autres groupes en partant de la maternelle pour les initier et les intéresser à la micro-pulperie.
L’enseignant, Alexandre Dumas, en était le fondateur avec un de ses collègues, au point de départ, mais il a délaissé le projet pour quelques années, en cours de route, ayant œuvré dans une autre école, mais il y est revenu il y a maintenant 14 ans, avec beaucoup de plaisir qui se perpétue pour lui encore aujourd’hui. Il s’amuse avec ce projet, selon ses propres dires.
« Je laisse beaucoup aller les jeunes élèves avec ce projet où ils peuvent s’exprimer, se prendre en main, se réaliser eux-mêmes. C’est aussi une bonne préparation pour ce qui les attend dans peu de temps, devant eux, soit le marché du travail », évoque-t-il. « Ils ont à passer une entrevue pour obtenir un rôle dans le projet. Nous aurons un gala reconnaissance, en mai 2024, avant la fin de l’année, pour souligner les bons comportements », ajoute-t-il.
« La micro-pulperie, c’est un projet entrepreneurial pour stimuler les élèves, pour qu’ils développent leurs autres forces qu’académiques, leurs qualités entrepreneuriales, l’écoute, le respect, la collaboration, la recherche de solutions et le plaisir… C’est aussi pour les motiver et leur donner le goût pour l’école, pour leur faire aimer venir à l’école », explique Alexandre Dumas.
Le modèle d’organisation de la micro-pulperie comprend des rôles bien définis pour les élèves qui y participent librement : il y a plus d’une dizaine de postes de travail, dont les directrices adjointes, les déchiqueteurs, les papetiers, les tordeurs, les contrôleurs de qualité, les animateurs des plus petits, des préposés au séchage, pour ne nommer que ceux-là.
Tout un processus est mis en branle par plusieurs de ces « travailleurs », pour partir des papiers récupérés qui sont déchiquetés, mélangés à l’eau, malaxés pour former une pâte, remélangés, manipulés dans des bacs avec des cadres munis d’un treillis et d’un savant mélange de deux filtres noirs et de deux filtres blancs plus opaques, insertions de papiers dans ce cadre de bois qui agit comme un moulage, épongeage du surplus d’eau à une étape et passage dans un tordeur, le tout dans un processus précis de six étapes dont il ne s’agit pas ici de révéler tous les secrets, bien sûr, l’espionnage industriel n’étant nullement à favoriser !
Les trois directrices adjointes Marie-Claire, Laurence et Romy qui ont été rencontrées, ont bien gentiment exprimé la nomenclature et les modalités de ce processus de production qui est tout sauf patenté sous brevets !
« Le but de la micro-pulperie, c’est d’amasser des fonds pour la Fondation du CHUS et pour la Guignolée Haut-Saint-François, et pour notre voyage de fin d’année qui aura lieu à Ottawa », dit la plus petite des trois directrices adjointes, Laurence.
« Nous préparons des cartes depuis le mois d’octobre. Nous avons 300 cartes déjà de produites. Tous les élèves aiment faire la micro-pulperie et même de le montrer aux plus jeunes élèves », ajoute de son côté Marie-Claire, avec une belle volubilité.
« C’est agréable, c’est un soulagement, c’est amusant de travailler d’une autre manière. C’est une belle activité, un beau projet », soutient pour sa part Romy.
Ce qui est remarquable, c’est de pouvoir cerner la fierté et la joie dans les yeux de ces trois enfants, issues pour ce qu’ils réalisent de beau et de grand par ce projet spécial, pour eux et pour les autres.
Mathis, élève de 6e année dont le titre d’emploi est tordeur, a également été rencontré. « Ce que j’aime de la micro-pulperie, c’est que le travail de tordeur est très intéressant. On prend les cartes encore mouillées, on les insère entre deux rouleaux plus compressés, qui sont rotatifs, avec deux épaisseurs de filtres… J’aime l’ambiance amicale avec les autres, tous parlent, rient; il se crée des liens d’amitié, les personnes changent, on discute, j’aime le moment de la fin de la récréation. J’aime mon poste. »
Il est possible de passer une commande de cartes de Noël, qui se vendent seulement 1,50 $ chacune, incluant l’enveloppe, en appelant au numéro de téléphone de l’école : 819 832-2484.

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