Weedon

Boom domiciliaire à Weedon

On travaille à développer des rues du côté de Weedon.

Le maire de Weedon, Eugène Gagné, a le sourire facile et pour cause, sa municipalité connaît un boom domiciliaire qui était impensable il y a à peine quelques années. L’acquisition par le promoteur immobilier Sherplex de Sherbrooke de trois terrains incluant le développement Ferry permet au maire d’envisager l’avenir avec optimisme.
Sherplex a fait l’acquisition de tous les terrains disponibles des phases I et 2 du développement Ferry en plus d’acquérir un lot de 42 acres adjacent, qui appartenait au Groupe Paré, de mentionner le maire. L’entreprise prévoit en faire un développement privé d’une quarantaine de résidences. Au départ, l’espace était prévu pour la construction de mini-maisons, mais sera désormais consacré principalement à la construction de résidences unifamiliales régulières. Toutefois, on entend réserver un secteur pour la construction de mini-maisons. Ces phases de développement se situent dans le secteur des chemins Ferry, Fontainebleau et de la rue des Pionniers. De nouvelles rues seront aussi construites, d’ajouter le maire Gagné.
Sherplex ne s’arrête pas là. Il a également acquis des lots sur la 5e et la 6e Avenue, dans le but de construire six immeubles à logements. Ceux-ci permet tront notamment de loger les travailleurs responsables de la construction du nouveau quartier, mais également de bonifier l’offre locative pour les années à venir. Heureux du développement, le maire mentionne néanmoins que certains résidants ont manifesté leur mécontentement.
« Les travaux, ça va bousculer tout le monde, on le sait. Après les vacances de la construction, ils vont commencer à bâtir 50 logements. » Le maire a pleine confiance envers le promoteur. Ils ont des moyens illimités par rapport à ce qu’une municipalité peut avoir. C’est sûr à Weedon, ça grouille, pis ça fait l’affaire de tout le monde. On est un village qui était après mourir, là on est en train de le ressuscité. On a deux choix, on avance ou on recule, on a décidé d’avancer. » Le maire rappelle que de 2011 à 2020, la population de Weedon n’a pas arrêté de décroître. « En 2021, on est allé chercher toute la perte qu’on a eue. Ça fait que 2022 pour nous, c’est du bonbon. Tous nos terrains de la phase I et 2 sont vendus. Ils ont deux ans pour mettre des maisons là-dessus. On en a qui s’en viennent à la fin de l’été, on ramène du monde à Weedon. Faut que les gens comprennent, plus qu’on va être de monde à payer, moins que ça va coûter cher de taxes. » D’ailleurs, le maire mentionne que les travaux immobiliers devraient faire bondir l’évaluation de 20 M$. De cela, il anticipe des revenus de taxes entre 150 000 et 200 000 $ d’ici la fin des projets prévus dans trois ans. Le développement domiciliaire devrait permettre la création de quelque 80 unités de logement.
« Pour nous autres, c’est positif. » Selon M. Gagné, l’équation est simple, plus de logements devraient attirer également des entreprises. « Tout ça va faire qu’on va être vivant et on va enlever de la pression sur la taxation. »

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Espaces de VR à Weedon : Le projet inquiète quant au respect des milieux humides

La récente annonce de l’entreprisse immobilière de Sherbrooke, Sherplex, d’aménager un espace pouvant accueillir 200 VR dans une zone considérée largement couverte par des milieux humides, près de la rivière Saint-François à Weedon, inquiètent plusieurs citoyens.
Outre l’aménagement de 200 sites pour VR, le projet intitulé Destination W prévoit également un restaurant, des glissades d’eau, une marina privée avec service de location de ponton, de paddle board. Le promoteur a précisé dans un article publié dans le quotidien régional La Tribune, qu’il ne s’agissait pas d’un terrain de camping. Les terrains seront vendus selon une formule de type «cond o». Plusieurs riverains s’inquiètent des possibles conséquences sur l’écosystème et l’impact de l’affluence pour le cours d’eau et le lac Louise.
L’article de La Tribune du 21 juillet dernier rapportait l’inquiétude du Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF) envers le projet. On prétend qu’une grande partie du lot se trouve en zone inondable à fort risque.
Maire
Le maire de Weedon, Eugène Gagné, admet que certains riverains sont en colère et demande à la municipalité d’intervenir. Selon lui, plusieurs manifestaient leur intention d’envahir la prochaine séance du conseil municipal de lundi dernier pour se faire entendre. M. Gagné précise que « la municipalité n’a aucun pouvoir dans le dossier. Il s’agit d’une entreprise privée qui fait l’acquisition d’un terrain privé. Le promoteur a fait une demande de dézonage à la CPTAQ et reçu une autorisation sur 15 acres. » Le maire reconnaît que l’appellation d’une marina peut soulever des craintes, mais ajoute qu’il ne serait pas possible de le faire dans ce secteur. « Ils n’ont pas le droit de construire, c’est une zone humide. Il y a 40 hectares qu’ils n’ont pas le droit de toucher. » Il croit qu’il s’agit plutôt d’un endroit pour faire de la location de matériel nautique.
Malgré cela, M. Gagné est d’avis que le projet apportera un fort potentiel pour sa municipalité. « Pour nous autres, 200 VR, ça va amener 400 personnes dans la région. Bien que cela représente des avantages aux yeux du maire, il ajoute que cela ne saurait se faire au détriment de la rivière et du lac. « On travaille à protéger le lac, c’est clair qu’on ne veut pas le faire détruire. Demain matin, il n’y a plus de lac à Weedon, ça n’a pas la même valeur. On n’est pas fou », insiste-t-il.
Un appel a été fait auprès de l’entreprise Sherplex pour obtenir leur version. Cependant, le journal n’avait pas reçu de retour d’appel au moment de mettre sous presse. Précisons que le journal est fermé au cours des vacances de la construction et qu’il a été envoyé pour impression avant les vacances. Donc, il se peut qu’il y ait une évolution dans le dossier au moment que vous lirez ce texte.

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La région de l’Estrie conserve son nom

Après de nombreux débats et à la suite d’une consultation publique menée par la Commission municipale du Québec (CMQ) concernant la demande de changement de nom de la région administrative de l’Estrie, le gouvernement du Québec a décidé de conserver le nom d’Estrie.
La décision a été rendue publique par la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation du Québec, Andrée Laforest, par voie de communiqué plus tôt cet été. Cette décision s’appuie notamment sur l’absence d’un consensus au sein de la population. Au total, c’est plus de 500 personnes et organismes qui ont fait entendre leur opinion au cours de la consultation.
La CMQ avait pour mandat de tenir une consultation publique sur cette question. Une demande de la Table des Municipalités régionales de comté (MRC) de l’Estrie est à l’origine de cette consultation afin de réviser la dénomination de la région pour qu’elle puisse devenir Cantons-de-l’Est.
Dans son rapport final, la CMQ a relevé que 37,1 % des personnes interrogées souhaitaient conserver le nom Estrie tandis que 60 % préconisaient l’appellation Cantons-de-l’Est. « Nous avons pu constater qu’un bon nombre d’intervenants ont exprimé l’avis que l’utilisation des deux appellations peut continuer de coexister, à quelques nuances près », a indiqué la CMQ dans son rapport. En revanche, le nom Cantons-de-l’Est demeure pour le secteur touristique.
Pour Étienne-Alexis Boucher, président de la Société nationale de l’Estrie, c’est une bonne nouvelle. « La SNE salue la décision gouvernementale annoncée concernant l’Estrie, à savoir que notre belle et attrayante région sera toujours désignée par ce vocable adopté il y a désormais plus de 40 ans ».

Lave-auto

Lancement officiel de la Coop d’initiation à l’entrepreneuriat collectif

L’équipe de la CIEC composée de 8 jeunes du HSF et des deux coordonnatrices du CJE.

La Coop d’initiation à l’entrepreneuriat collectif (CIEC) du Haut-Saint-François amorçait sa saison 2022 avec un lave-auto chez Bumper to Bumper à East Angus, avec comme coût, une contribution volontaire des clients potentiels.
La CIEC du HSF est une équipe de huit jeunes de 13 à 15 ans désirant créer leur premier emploi sous une forme d’entrepreneuriat. Se présentant comme étant débrouillards, ces jeunes entrepreneurs proposent leurs services dans plusieurs domaines tels que le lavage de voiture, la tonte de gazon, le désherbage, la peinture, la cueillette de fruits ou encore pour du gardiennage.
Sous la supervision de deux coordonnatrices du Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François, Mathilde et Angélic, l’expérience de la CIEC vise à favoriser l’autonomie des jeunes, leur intégration sociale ainsi que leur permettre de vivre une première expérience de travail stimulante et enrichissante.
L’équipe de jeunes entrepreneurs sera disponible du lundi au vendredi jusqu’au 4 août. Déjà active à travers le HSF, la CIEC compte déjà plus d’une dizaine de contrats à venir. Pour réserver leurs services, contactez-les au 819 832-1513 ou au cjehsfciec@gmail.com. Il est également possible de les retrouver sur Facebook (Coop d’initiation à l’entrepreneuriat collectif du HSF).

Exposition en mouvance

Une exposition en mouvance : Les contributeurs d’ascendance africaine au développement de nos régions

L’exposition comprenant une cinquantaine de plaques circulera sur l’ensemble du territoire du Haut-Saint-François.

La Fédération des communautés culturelles de l’Estrie et le Centre des Femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle, ont annoncé le lancement d’un projet dans la MRC du HSF, de Coaticook et de Sherbrooke.
Cette initiative veut favoriser l’ouverture et vise à obtenir une meilleure reconnaissance des personnes d’ascendance africaine en lien avec le développement de la société québécoise. Jusqu’à octobre 2022, par le biais de plaques de style commémoratives, qui se déplaceront dans le HSF, il sera possible d’en apprendre plus sur cette communauté et à l’apport de celle-ci dans notre belle région. Jusqu’à présent, on parle d’une cinquantaine de plaques qui devrait se promener un peu partout en Estrie.
Ces pièces parcourront tout le Haut-Saint-François en plus de passer du temps à Sherbrooke et à Coaticook. Sur chacune des plaques, il est possible de voir une photo ainsi qu’une brève description de ce que cette personne a fait pour la communauté. Un code QR est aussi disponible et permet de se faire rediriger directement sur un site Web contenant beaucoup plus d’informations sur chacun des exposés. « La population noire a participé pleinement à construire et à enrichir le Québec dans divers domaines tels que la culture, la politique, la science, l’éducation, la santé et le développement des institutions québécoises », s’est exprimée Mariame Cissé, directrice adjointe pour la Fédération des communautés culturelles de l’Estrie.
Lorsqu’on prend le temps d’y penser, plusieurs noms peuvent venir facilement en tête, par exemple : Boucar Diouf, Régine Laurent, Pedro D’Orléans Juste, Juanita Westmoreland-Traoré ou encore les musiciens Oscar Peterson, Charles Biddle ou Oliver Jones. Dans les années 1970, l’arrivée d’un grand nombre d’enseignants haïtiens fuyant la dictature de Duvalier furent invités à prendre une part active dans la scolarisation massive des jeunes Québécoises et Québécois. Plus récemment, rappelons, par exemple, les œuvres littéraires marquantes de Dany Laferrière ou la médaille d’or en patinage de vitesse de Jordan Pierre-Gilles.
Également, des événements contemporains, comme Vues d’Afrique, les nombreux festivals ou les activités du Mois de l’histoire des Noirs, qui attirent chaque année des centaines de milliers de spectatrices et de spectateurs, mettent en lumière la contribution des communautés noires à la société québécoise et enrichissent la vie culturelle au Québec. « Cependant, malgré tous ces apports à la construction du Québec contemporain, les contributions des communautés noires sont largement méconnues dans l’ensemble de la société. Le manque de reconnaissance de ces multiples contributions amplifie le clivage, les préjugés et les inégalités qui sont des obstacles à leur pleine participation », conclut Mme Cissé.
Ce n’est pas un mythe, les personnes d’ascendance africaine sont sous-représentées dans les médias d’informations et de divertissements, mais aussi dans les instances où le développement économique, social et politique du Québec se joue.
Ce projet sensibilisera la communauté à l’apport de la population noire au développement de notre province tout en permettant un rapprochement et des discussions enrichissantes. Lors du mois de février prochain se tiendra, dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs, un grand forum où il sera possible de rencontrer une majorité des gens mis en lumière sur les plaques et d’échanger avec eux.

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Un litige qui durait depuis 2017 réglé à l’amiable : Valoris s’entend avec le Consortium des professionnels

Plus tôt cet été, la Régie intermunicipale du centre de valorisation des matières résiduelles du Haut-Saint-François et de Sherbrooke (Valoris) s’est entendue avec la compagnie d’assurances représentant le Consortium des professionnels avec lequel elle était en conflit depuis la construction du centre de tri multimatières de Bury, en 2017.
Lors des travaux et de la fourniture des équipements, quelques problèmes sont survenus. Conséquemment, plusieurs tâches supplémentaires ont été nécessaires pour compléter la construction du centre de tri. Selon Valoris, une partie de ces coûts supplémentaires provenaient d’erreurs des professionnels du Consortium SMI/Genivar. Valoris a alors intenté une action en justice contre le consortium, réclamant une somme de 3,6 M$. De l’autre côté, le consortium réclamait 1 M$ à Valoris pour des honoraires non payés.
De nombreuses discussions entre les deux parties n’ont pas abouti et il aura fallu une séance de médiation afin de trouver un règlement d’entente. La juge de la Cour Supérieure, Line Samoisette, a émis ses recommandations le 10 juin dernier, lesquelles ont été adoptées par le conseil administratif de Valoris, le 23 juin, lors d’une séance ordinaire du conseil d’administration.
Finalement, l’entente prévoit que la Régie intermunicipale du centre de valorisation des matières résiduelles du HSF et de Sherbrooke recevra 700 000 $ dont 250 000 $ seront remis par Les Consultants S.M. et 450 000 $ par WSP Canada. Pour sa part, Valoris devra verser 150 000 $ pour les honoraires professionnels impayés.
Pour le président du conseil d’administration, Robert G. Roy, cette entente est la possibilité de regarder de l’avant et de se consacrer à plein temps sur sa mission. « Ce règlement nous permet de clore un chapitre important de Valoris et de vraiment regarder vers l’avenir. Comme lors de sa construction et sa mise en opération en 2015, Valoris croit que son centre de tri multimatières peut jouer un rôle important dans la diminution de l’enfouissement des déchets au Québec. »
Christelle Lefèvre, vice-présidente de Valoris, abonde dans le même sens que M. Roy. « Certains sites d’enfouissement approchent de leur pleine capacité et d’autres pourraient même fermer. Dans cette optique, nous croyons que Valoris peut jouer son rôle de leader pour gérer de manière responsable les matières résiduelles issues de la région. Le règlement de ce litige nous permettra de nous concentrer à 100 % sur une valorisation maximum de matières reçues et ainsi réduire l’enfouissement. »

Arbres Dudswell

Distribution d’arbres à Dudswell : La population répond à l’invitation

La distribution d’arbres et arbustes a connu un vif succès.

Plus de 250 citoyens se sont récemment présentés dans le stationnement de l’hôtel de ville de Dudswell à l’occasion de la Journée de l’arbre. Plusieurs bénévoles ont distribué quelque 700 arbres, gracieuseté du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. À cela, s’ajoutaient près de 300 arbustes distribués par des associations riveraines pour la renaturalisation de leur bande riveraine.
Les personnes ont également eu la chance de visiter les différents kiosques aménagés sur place. Le Conseil régional de l’Environnement de l’Estrie (CREE) a tenu un kiosque sur la gestion des eaux de ruissellement ainsi que sur la protection des bandes riveraines. L’organisme a également fait tirer, parmi les participants, un baril de récupération d’eau de pluie et trois différents arbustes spécifiquement choisis pour les bandes riveraines. L’Association protectrice du lac d’Argent (APLAD), la Corporation des résidents du lac Miroir (CRLM) ainsi que l’Association des riverains de la rivière Saint-François de Dudswell étaient également sur place afin de sensibiliser, éduquer et recruter de nouveaux membres pour la protection de leur plan d’eau.
Les organisateurs de la journée remercient les citoyens pour leur participation et manifestent leur hâte de voir le magnifique travail d’aménagement des divers terrains.

Selena Roy

Selena Roy, infirmière auxiliaire dévouée et honorée : Récipiendaire du Prix relève 2022

Selena Roy avec le prix de la Relève 2022 de l’OIIAQ.

Selena Roy, infirmière auxiliaire, travaillant aux CHSLD de Weedon et d’East Angus depuis 2019, a reçu le Prix relève de l’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec (OIIAQ). Cette distinction souligne entre autres son implication et la différence qu’elle fait au quotidien dans la vie des résidents et de leur famille.
Au fil des années, elle a eu l’occasion de travailler dans les deux installations du Haut-Saint-François en alternance. Celle qui s’occupe quotidiennement de 40 résidents se fait un devoir de prendre soin de chacun d’eux, comme s’il s’agissait de ses propres parents. « Ce sont des gens qui ont travaillé fort toute leur vie, c’est important de les traiter avec dignité, et respect », explique-t-elle.
Au quotidien, elle s’occupe notamment de la distribution de médicaments, contribue au plan de traitement des plaies, fait des suivis post-chute et aide à l’alimentation, tout en s’assurant du bien-être des résidents. Lorsqu’elle a appris qu’elle serait honorée, Mme Roy était à la fois surprise et enchantée. « Je ne m’y attendais vraiment pas. Ça fait du bien de savoir que je suis à ma place et que je suis appréciée de mes collègues. »
Une de ses consœurs précise « Selena se démarque par son désir profond et sincère d’améliorer constamment les soins et les relations avec les résidents. »
En plus de prendre soin de ses résidents, elle s’implique aussi au sein du comité de la relève infirmière du CIUSSS de l’Estrie – CHUS, où elle contribue à l’intégration des nouvelles infirmières et infirmiers auxiliaires de la région. « Durant la pandémie, j’ai eu l’occasion de voir différentes méthodes de travail, ce qui m’a permis de développer mes façons de faire. En m’impliquant dans le comité, j’ai vraiment l’occasion de partager mes expériences et ma vision de ce que constituent de bons soins », explique Selena.
Celle qui a trouvé sa voie en travaillant dans les CHSLD souhaite continuer à s’améliorer et à apprendre, afin d’offrir les meilleurs soins possibles aux résidents. « J’adore m’impliquer au sein de comité et suivre des formations. Les choses changent tout le temps, alors c’est important d’échanger avec ses pairs et de rester à l’affut », conclut-elle.

Altitude centre de l'Aviation

Altitude Centre de l’Aviation prend son envol

L’ouverture d’Altitude Centre de l’Aviation, basée sur les terrains de l’aéroport de Sherbrooke à Cookshire-Eaton, s’est officialisée le mois dernier. L’entreprise proposera un bel éventail de cours et il sera possible de suivre de la formation allant de pilote de loisir jusqu’à celle de pilote de ligne. L’équipe comptera de 5 à 10 personnes comprenant les instructeurs, les administrateurs et on prévoit former entre 50 et 75 élèves par année. Le propriétaire, Alexis Etienne, est examinateur pour Industrie Canada pour les examens de radio-aéronautique et est aussi agent autorisé pour l’émission de licences de Transports Canada, donc l’école comprendra une salle pour les examens écrits de Transports Canada. Les formations se donneront sur simulateur. Déjà en possession d’un avion, la compagnie attend la livraison de deux appareils qui s’ajouteront à celui en fonction. Dès la journée inaugurale, six personnes se sont inscrites à des cours de pilotage. Le fondateur de l’école, M. Etienne, s’est dit agréablement surpris. « Il y a des gens passionnés. Des gens qui rêvent d’être pilotes depuis toujours. Les gens nous disent qu’ils attendaient qu’une école dynamique vienne ici. » Pour lui, l’aéroport de Sherbrooke était l’endroit idéal. « On a découvert que cet aéroport était l’un des derniers fleurons de l’aviation disponibles sur le marché, même au Canada quasiment, mentionne-t-il. » Peut-être verrons-nous un jour une compagnie de vols commerciaux s’y installer. Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, est très optimiste à ce sujet, « Je pense qu’il faut commencer à le construire et c’est de cette façon-là qu’on le construit pour l’avenir. C’est en faisant des petits pas qu’on va faire le grand pas final. »

cdc

Lutte et prévention du racisme en milieu rural : Un projet innovant pour le Haut

De gauche à droite, la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, Nawel Amokrane, vice-présidente de la CDC, Johanne Delage, mairesse de la Patrie, Mariame Cissé, adjointe à la Fédération des communautés culturelles de l’Estrie, et Jinny Mailhot, directrice générale de la CDC.

La Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François fait preuve de leadership sur le territoire en matière de racisme. Elle va de l’avant avec son projet innovateur RurALTÉRITÉ : mobilisation et connaissance des moyens d’intervention en lutte au racisme en contexte rural.
Convaincue du bien-fondé de l’initiative, la députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, contribue au projet avec une aide financière de 88 639 $. Cet appui s’inscrit dans le cadre du Programme canadien de soutien aux communautés, au multiculturalisme et à la lutte contre le racisme.
« La CDC du Haut-Saint-François propose une initiative qui vise à combattre les préjugés, la discrimination et les actes racistes avant qu’ils ne s’enracinent. L’organisme va aussi aider les communautés à mieux comprendre les réalités des autres cultures et religions qui sont encore plus minoritaires dans un contexte rural », de mentionner Mme Bibeau. Elle ajoute que la CDC fait office de leader en ruralité pour le Haut-Saint-François.
Projet
Outre ce qui a été mentionné précédemment par Mme Bibeau, le projet vise également à aider les communautés à mieux comprendre les réalités des autres cultures et religions qui sont encore plus minoritaires en contexte rural. La démarche, explique Nawel Amokrane, vice-présidente de la CDC, au moment de l’entrevue, se divise en deux parties. Une première se traduisant par une recherche sur le racisme systémique, la discrimination, les bonnes pratiques en matière de lutte au racisme. « On veut savoir ce qui se passe sur le territoire », d’exprimer Mme Amokrane. La seconde sera de développer des outils, des ateliers avec les acteurs du milieu. On entend travailler, d’abord, avec les partenaires communautaires et par la suite étendre l’intervention auprès des commerces, des entreprises. « On veut faire beaucoup de sensibilisation et d’éducation avant d’aller à la population. Il faut commencer avec les acteurs principaux » d’ajouter la vice-présidente. Parmi les activités à venir, on prévoit organiser un atelier sur les processus d’embauche anti-oppressifs pour les organismes communautaires et les organisations en éducation, en santé et services sociaux. On souhaite également faire de la formation sur les statuts d’immigrants et la gestion de la diversité culturelle destinée aux entreprises privées du territoire. On désire créer une liste de livres pour les enfants, les adolescents et les adultes qui promeut la diversité culturelle et qui combat le racisme, la discrimination et les préjugés pour les proposer aux bibliothèques du Haut-Saint-François. L’organisation d’une petite tournée du Continuum HSF, une campagne de sensibilisation ainsi qu’un forum de RurALTÉRITÉ figurent au programme.
Johanne Delage, mairesse de La Patrie, est bien sensible à la cause pour avoir notamment travaillé pendant 14 ans comme agente d’immigration. Son implication, à titre personnel, vise à faire avancer la cause, dit-elle. « Sensibiliser, éduquer le milieu, c’est extrêmement important. Souvent, les gens portent un jugement par ignorance. Faut préparer le milieu à recevoir ces gens-là, surtout en milieu rural », insiste Mme Delage. La Patrie compte déjà quelques travailleurs étrangers et la mairesse mentionne qu’il s’agit « d’une ressource extrêmement précieuse surtout en pénurie de main-d’œuvre. »
Rappelons que le projet fait suite au colloque sur la ruralité et diversité culturelle de novembre 2018.

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Pourquoi vos papilles raffolent-elles des fruits et légumes locaux ?

Comme vous le savez, privilégier l’achat local est un geste intelligent et écoresponsable qui encourage l’économie de votre région. Mais lorsque vient le temps de se procurer des carottes ou des pommes, par exemple, vos papilles ont aussi leur mot à dire… Et la bonne nouvelle, c’est qu’elles raffolent des délices cultivés avec amour par vos producteurs locaux !
Fraîcheur inégalée
D’abord, le secret d’un fruit ou d’un légume savoureux réside en grande partie dans le moment de sa cueillette. Lorsqu’il est récolté au summum de sa maturité, il est un véritable concentré de sucres naturels et de nutriments essentiels. Seul l’achat local permet d’accéder à de tels produits, parce que ces derniers peuvent être acheminés très rapidement au marché. Quant aux fruits et légumes importés depuis de longues distances, ils doivent généralement être cueillis très hâtivement et se contenter de mûrir dans l’obscurité d’un entrepôt ou d’un camion-remorque afin de pouvoir parvenir à votre assiette dans un état acceptable.
Expérience inaltérée
L’achat local réduit également la nécessité d’arroser les aliments d’enrobages protecteurs. Cela signifie que lorsque vous humez une tomate qui a été produite régionalement et n’est pas couverte de paraffine ou d’huile minérale, rien ne s’interpose entre vous et son suave parfum. En la dégustant, vous profitez d’une expérience totale et pouvez abreuver tous vos sens de ce pur plaisir maraîcher !
De surcroît, puisque les produits locaux sont écoulés rapidement, les agriculteurs n’ont pas à choisir les variétés de fruits et légumes qu’ils cultivent en fonction de leur résistance au transport. Ils peuvent plutôt miser sur les variétés qui feront vraiment le bonheur des clients, soit celles qui sont reconnues pour leur texture et leur goût exquis.
En résumé, acheter le fruit du labeur de vos producteurs locaux, ce n’est pas seulement brillant : c’est parfaitement gourmand !

Marche Bury

Bury et son marché public : Une première année pleine de couleurs

Le soleil et les clients étaient au rendez-vous à Bury.

Le marché public de Bury en est à sa première année d’existence, mais déjà un engouement très fort se fait sentir dans la municipalité. Ouvert un samedi sur deux, jusqu’au 17 septembre inclusivement, il sera possible d’aller visiter ce nouveau marché de 10 h à 14 h.
Sur place, plusieurs producteurs et marchands ont fait saliver les clients venus découvrir le marché avec leurs produits frais et leur passion telle que la Ferme Les deux courants proposant une panoplie de légumes frais. Racine Santé – Vrac mobile était sur place, avec ses produits en vrac autant ménagers qu’alimentaires et Virgin Mady avec ses produits de l’érable. Le Café l’Orchidée avait préparé, à l’occasion de cette journée, de superbes pains frais pendant qu’une musique traditionnelle irlandaise était jouée par un duo de musiciens. La compagnie Alpaga Libby Mill proposait une sélection de bougies hydratantes et de produits faits à base de laine d’alpaga alors que Eyvy’s Candles présentait plusieurs bougies, sels de bain et vaporisateurs d’aromathérapie. La Ferme Évolution, qui se spécialise dans le dessin animalier et en élevage de bœuf, avait aussi un kiosque. Une conseillère de bijoux Tocara ainsi que Caroline Brière avec ses produits Épicure étaient sur place pour faire découvrir leurs articles.
Chaque samedi du marché, il sera possible de manger puisqu’une vente de hot-dogs et de hamburgers se fera sur place et tous les profits iront au fonds du marché en plus d’avoir un ou des chansonniers pour animer la journée en musique.

Jacqueline Bégin

Jacqueline Bégin Livernoche n’est plus : Mais ses souvenirs demeurent bien vivants

Feu Mme Jacqueline Bégin Livernoche.

C’est dans une ambiance assez solennelle que s’est tenu le lancement du livre de feu Mme Jacqueline Bégin Livernoche, résidente de Weedon et aimée de tous. C’est à l’âge vénérable de 81 ans que l’écrivaine a décidé de mettre fin à sa souffrance par le biais de l’aide médicale à mourir.
Au cours des années 2000, Mme Bégin Livernoche participa activement à l’atelier d’écriture J’écris ma vie de la Société d’histoire de Weedon. Les aléas de la vie l’amèneront à mettre de côté ce projet. Quelque 20 années plus tard, son mari tombe sur des boîtes remplies des textes de l’auteure et ensemble, ils décident de le remettre sur les rails. Mme Bégin Livernoche donne carte blanche à son mari pour la correction et assembler les textes en quelque chose de cohérent.
Claude-Gilles Gagné, impliqué dans le journal local L’Éveil du Citoyen et dans la Société d’histoire de Weedon, se voit mandater la correction du manuscrit. Tout au long de la correction, M. Gagné et Mme Bégin Livernoche ont échangé à plusieurs reprises. L’auteure voulait suivre l’évolution de son projet étape par étape.
Au début de janvier 2022, Jacqueline Bégin Livernoche fait la demande d’aide à mourir. Dès la mi-janvier de cette même année, elle l’obtient.
Évidemment, M. Gagné fait tout son possible pour accélérer la cadence et être en mesure de faire lire le produit final à l’auteure. Malheureusement, cette dernière contracta la COVID et ne put recevoir l’homme chez elle. Finalement, Mme Bégin Livernoche n’aura pas eu le temps de voir le produit final, mais aura pu lire l’entièreté du manuscrit corrigé.
Dans cette autobiogra-
phie, Mme  Jacqueline Bégin Livernoche nous livre deux grandes parties de sa vie. Tout d’abord, sa jeunesse, ses amours et ses enfants ainsi que sa terrible maladie.

canada Bury Francais

La fête du Canada bat son plein à Bury

La population était au rendez-vous pour la traditionnelle fête du Canada à Bury.

Habituée de célébrer la fête du Canada en grand, Bury a répondu à l’appel une fois de plus cette année. Des centaines, voire des milliers de personnes de partout à travers le Haut-Saint-François se sont rassemblés pendant tout le week-end des festivités organisées par l’Association athlétique de Bury.
Dès le vendredi soir, les visiteurs pouvaient assister au spectacle en musique de Sydney Aulis qui était précédé par une compétition de talents qui débutait vers 18 h. Tôt le samedi matin, il était possible de participer à un petit tournoi de pêche à l’étang près de l’école primaire Pope Memorial et de déguster un shortcake aux fraises offert par la Société d’histoire et du patrimoine de Bury. La rue Main fourmillait d’activités et de citoyens venus célébrer cette fête nationale. La parade en a émerveillé plus d’un, défilant sur cette rue, des cavaliers et leurs montures ouvraient la marche arborant un drapeau du Canada et du Québec. Suivaient plusieurs chars allégoriques, de vieux tracteurs d’époque, des voitures anciennes, une délégation d’anciens combattants qui déambulait tous sous une musique de cornemuses et de percussions jouée par des membres de la parade et qui rajoutait une ambiance de fête à celle-ci déjà bien entamée.
La foule s’est par la suite déplacée sur les terrains du parc Memorial. Les jeux gonflables, les mascottes et les maquilleuses ont permis à bien des jeunes et moins jeune de s’amuser pendant que leurs parents suivaient les prouesses des cavaliers engagés dans les épreuves de gymkhana. La journée s’est déroulée dans un esprit de fête et le beau temps a contribué à rassembler un nombre impressionnant de personnes venues festoyer toute la journée.
En soirée, des prestations musicales étaient à l’horaire jusqu’aux magnifiques feux d’artifice qui ont illuminé un instant tout le ciel de Bury et des alentours.
Les organisateurs de l’événement se réjouissent de cette grande participation postpandémie. Ils tenaient à remercier sincèrement tous les bénévoles qui ont mis la main à la pâte et tous les commanditaires qui ont contribué au succès de l’activité.

theatre dudswell

Une pièce qui fait réfléchir

Les acteurs interprétant la pièce Passée date ? du Théâtre Parminou.

C’est à la salle communautaire de Dudswell, dans le secteur Marbleton, que se sont rassemblées 120 personnes pour la pièce de théâtre Passée date ? présentée par le Théâtre Parminou en collaboration avec la Table de concertation des personnes aînées du Haut-Saint-François. Une pièce à saveur de réflexions et d’humour concernant le vieillissement qui tombe à point, puisque la Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes aînées était le 15 juin dernier.
La pièce permettait de voir Odile et Roméo, 59 et 65 ans, aider leur amie Lailée, 69 ans, à la préparation de l’exposition de photos de cette dernière. À travers des réflexions mélangeant humour, sensibilité et lucidité, les trois acteurs tentent de répondre à des questions telles que : Devient-on passé date à partir d’un certain âge ? Comment faire valoir nos droits en tant que personnes aînées ? Comment faire pour déjouer le sentiment de péremption social que plusieurs peuvent ressentir ? La pièce aborde différents thèmes reliés à l’âgisme, dont le droit d’avoir une vie épanouie, et ce même après la retraite ainsi que les tabous et préjugés qui viennent avec l’âge.
« Plus on vieillit, plus on s’efface » est l’une des phrases qui sont sorties du lot lors de la représentation. Et la plupart du temps, ce n’est pas par choix qu’ils s’effacent. La société, certains jeunes, et même d’autres personnes âgées (comme Gaétan, le frère de Lailée dans la pièce, qui a déjà réservé sa place au salon funéraire) leur renvoie une image d’eux en train de dépérir et n’étant plus aptes à participer à la vie active de la société.
Vieillir, c’est faire une multitude de deuils et c’est la plupart du temps une réalité que la majorité des personnes âgées va vivre. Vieillir peut faire peur, mais le trio d’acteurs a su amener avec légèreté et fraîcheur plusieurs aspects de vie et de relations liés au vieillissement.
Ce spectacle allie brillamment théâtre et photographies grâce au travail conjoint de Mme Cybel St-Pierre, scénographe, et d’Isabelle de Blois, photographe. La pièce sera disponible pour une tournée partout au Québec en 2022. Il est possible de prendre de plus amples informations sur le site Internet du théâtre ou en communiquant avec Mme Emmanuelle Nadeau au enadeau@parminou.com.

Laure Gaudreault

La Fondation Laure-Gaudreault aide le milieu

Encore cette année, les amis et membres de l’Association des retraitées et retraités de l’éducation (AREQ) ont contribué à la Fondation Laure-Gaudreault (FLG) permettant de distribuer un montant global de 2 880 $ à huit organismes du Haut-Saint-François. Jacinthe Audet-Bolduc, responsable de la FLG pour le territoire, rappelle « dans la Fondation Laure-Gaudreault, ce qui est recueilli par le Haut-Saint-François reste dans le Haut-Saint-François à 90 %. » Parmi les organismes bénéficiaires, nous retrouvons le Carrefour jeunesse-emploi (CJE) notamment le projet Coopérative d’initiation à l’entrepreneuriat collectif, le Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François, Moisson Haut-Saint-François, Les Étincelles de Bonheur, Les Amis de l’Oasis, Virage santé mentale et l’école des Trois-Cantons de Saint-Isidore-de-Clifton. De gauche à droite, France Lebrun, Mathilde Mc Mahon, Roxanne Shank, Martine Charest, Marie-Josée Pellerin, Nicole Patry et Jacinthe Audet-Bolduc.

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Lancement officiel de la Coop d’initiation à l’entrepreneuriat collectif

La Coop d’initiation à l’entrepreneuriat collectif (CIEC) du Haut-Saint-François amorçait sa saison 2022 avec un lave-auto chez Bumper to Bumper à East Angus, avec comme coût, une contribution volontaire des clients potentiels.
La CIEC du HSF est une équipe de huit jeunes de 13 à 15 ans désirant créer leur premier emploi sous une forme d’entrepreneuriat. Se présentant comme étant débrouillards, ces jeunes entrepreneurs proposent leurs services dans plusieurs domaines tels que le lavage de voiture, la tonte de gazon, le désherbage, la peinture, la cueillette de fruits ou encore pour du gardiennage.
Sous la supervision de deux coordonnatrices du Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François, Mathilde et Angélic, l’expérience de la CIEC vise à favoriser l’autonomie des jeunes, leur intégration sociale ainsi que leur permettre de vivre une première expérience de travail stimulante et enrichissante.
L’équipe de jeunes entrepreneurs sera disponible du lundi au vendredi jusqu’au 4 août. Déjà active à travers le HSF, la CIEC compte déjà plus d’une dizaine de contrats à venir. Pour réserver leurs services, contactez-les au 819 832-1513 ou au cjehsfciec@gmail.com. Il est également possible de les retrouver sur Facebook (Coop d’initiation à l’entrepreneuriat collectif du HSF).

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Projet de 8,4 M$ pour une piscine intérieure à la polyvalente Louis-Saint-Laurent : Québec investit 5 M$ pour le Haut-Saint-François

Nous apercevons de gauche à droite, le député de Mégantic, François Jacques, en retrait à l’arrière, le directeur de la polyvalente Louis-Saint-Laurent, Tommy Poulin, le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, et le directeur général du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons, Martial Gaudreau.

Les 14 municipalités du Haut-Saint-François et le Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC) réaliseront un projet vieux de 50 ans, la construction d’une piscine intérieure à la polyvalente Louis-Saint-Laurent. Le député de Mégantic, François Jacques, était fier d’annoncer au nom de la ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, la contribution de 5 M$ pour le projet estimé à 8,4 M$ qui pourrait se concrétiser au cours de 2025.

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Assis à l’avant, de gauche à droite, le député de Mégantic, François Jacques, le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert G. Roy, et le directeur général du CSSHC, entourés du directeur de la polyvalente, des maires et conseillers représentant les municipalités du territoire.

Initialement, l’infrastructure de piscine intérieure était prévue dans les plans de construction de la polyvalente Louis-Saint-Laurent, mais a été abandonnée en cours de route. Fait du hasard, l’annonce coïncide avec le 50e anniversaire de l’établissement scolaire.
L’aide financière provient du nouveau Programme de soutien aux infrastructures sportives et récréatives scolaires et d’enseignement supérieur (PSISRSES). Le député de Mégantic mentionne que la conclusion de la démarche est le résultat « d’un travail de longue haleine qui a débuté, il y a plus de trois ans. Il s’agit d’un projet d’envergure pour la MRC du Haut-Saint-François. Il s’agit d’un projet rassembleur pour l’ensemble de la communauté. » M. Jacques parle de fierté pour les gens du territoire, mais également pour les étudiants qui vont bénéficier d’une nouvelle installation. Le projet du Haut-Saint-François s’inscrit parmi les 14 acceptés au Québec avec la contribution maximale de 5 M$. Le député précise que le partenariat impliquant l’ensemble des municipalités de la MRC du Haut-Saint-François ainsi que le Centre de services scolaire « a donné une opportunité d’avoir l’enveloppe maximale. »
Ce programme, explique M. Jacques, vise à accroître le nombre d’infrastructures sportives et récréatives scolaires et à mettre à niveau celles existantes afin d’assurer leur accessibilité à l’ensemble de la population. L’une des conditions d’admissibilité au programme est de rendre accessibles, dans un premier temps, les infrastructures à la clientèle des réseaux de l’éducation et de l’enseignement supérieur et par la suite, les mettre à la disposition des citoyens pendant les plages horaires qui ne sont pas utilisées par les établissements scolaires et d’enseignement supérieur.
Partenariat
Le projet est estimé à 8 442 500 $. De ce montant, les municipalités contribueront pour 2 482 500 $ sur une période de 30 ans. Chacune d’entre elles versera annuellement un montant selon un calcul prenant en compte la richesse foncière, la population et l’éloignement. Selon ces critères, le montant à verser pourrait varier de 4 000 $ à plus de 20 000 $ annuellement.
Le conseil des maires de la MRC du Haut-Saint-François a approuvé à la majorité de 10 contre 4 lors de la séance ordinaire de juin d’aller de l’avant avec le projet. Les municipalités de Saint-Isidore-de-Clifton, Newport, Bury et Cookshire-Eaton avaient signifié leur dissidence, mais sont tout de même liées par la décision adoptée. Le préfet de la MRC, Robert G. Roy, aurait souhaité obtenir l’unanimité, mais retient que les discussions se sont faites dans le respect et l’harmonie.
« Rassembleur, attendu, souhaité, inspirant, structurant » sont les mots utilisés par le préfet pour qualifier l’importance du projet annoncé. Avec cette infrastructure, ajoute-t-il, le Haut-Saint-François est en mesure de bonifier son offre en offrant un complexe sportif « comprenant aréna, piscine et gymnases. » M. Roy ajoute que la démarche « rejoint les objectifs de la campagne Ose le Haut, soit de réduire l’âge moyen de sa population en attirant les familles et développer une culture de solidarité forte. Ces deux objectifs répondent aux deux volets de la campagne, soit l’attraction et la rétention de la population. S’inscrivant dans la démarche MADA-Famille, le projet permettra à nos enfants, leurs parents et nos aînés de se garder en forme et en santé avec une offre de loisir territorial bonifié qui rehaussera la qualité de vie de tous nos résidents. »
Outre sa participation financière annuelle, la municipalité de East Angus contribuera au projet en retirant sa surtaxe d’utilisation de l’aréna et garantit l’accessibilité gratuitement à la piscine aux citoyens du Haut-Saint-François. De fait, les plages horaires de bain libre pour les résidents du territoire seront offertes gratuitement. La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, mentionne que la mesure adoptée par le conseil municipal se veut une « façon de partager avec les autres municipalités. Ça va être notre participation qui va être là pour la vie. C’est une fierté de voir que les maires ont embarqué presque en totalité. C’est une fierté pour le Haut-Saint-François », complète-t-elle.
Pour sa part, le CSSHC, qui sera propriétaire de la piscine, assumera les frais d’exploitation, dont les dépenses liées aux heures d’utilisation des lieux pour ses élèves, de même que celles se rapportant à l’entretien. Elle sera maître d’œuvre du projet. Si tout va bien, on souhaite compléter la construction d’ici trois ans. Pour le CSSHC, la gestion d’une piscine intérieure n’est pas nouvelle. « On le fait déjà pour Coaticook, on a déjà une piscine », d’exprimer Martial Gaudreau, directeur général du CSSHC. Ce dernier est d’avis que l’ajout de cette infrastructure sera plus que bénéfique pour l’institution qui connaît une augmentation soutenue de sa clientèle au cours des trois dernières années. « 135 élèves se sont inscrits à la polyvalente Louis-Saint-Laurent depuis l’implantation du programme de Santé globale, ce n’est pas rien. On est passé de 550 à 685 élèves et ça monte encore. » Outre celui d’assurer la réussite scolaire, M. Gaudreau ajoute que la mission du CSSHC est également de contribuer au développement de la communauté.

Wetbury

Marché public : Westbury débute sa saison

C’est au tour de Westbury d’avoir officiellement lancé sa saison de marché public. Plusieurs producteurs locaux étaient sur place pour rencontrer les amateurs de produits frais. Le marché public de Westbury vise à faire connaître les produits de producteurs de la région du Haut-Saint-François et à favoriser le réseautage entre les producteurs de plusieurs secteurs d’activités, dont le commerce de détail, l’agroalimentaire, l’agriculture et l’artisanat. Cet été, le marché sera ouvert tous les jeudis jusqu’au 1er septembre, de 16 h à 18 h 30. Parmi les producteurs présents, se trouvait la Ferme l’étincelle, qui proposait ses fruits et légumes frais, des œufs et différents types de viandes. Gibson Honey Farm était aussi sur place avec son miel bio, ses savons et ses bougies artisanales. Les Jardins Revertere proposaient une multitude de légumes frais ainsi que plusieurs produits d’érable fabriqués à même leur ferme et on retrouvait les produits (alimentaires et ménagers) en vrac de Racine Santé. Les Créations de Josée avaient aussi un kiosque où il était possible d’acheter des bracelets et des bijoux en pierre semi-précieuse faits à la main.

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Le marché villageois de Sawyerville débute sous le soleil

L’ouverture de ce marché s’est faite samedi dernier sous un soleil étincelant, au plus grand plaisir des exposants et des citoyens venus faire leurs emplettes. Le marché villageois de Sawyerville comptait 11 maraîchers, artisans ou producteurs lors de cette journée inaugurale. Les Maraîchers de l’or vert, la Ferme L’Harmonium et Korzina proposaient les légumes frais de leur terre. Miel Gibson était aussi présent avec leur miel bio et les Trésors d’Adrienne proposaient de superbes savons faits à la main. Les produits d’érable Westley ainsi que plusieurs autres artisans et producteurs étaient sur le site pour cette première journée. Le groupe Sweet Poitin performait avec leurs instruments des musiques d’ici et d’ailleurs pendant que des pizzas étaient cuites au four à bois. Le Jardin Communautaire de Sawyerville avait aussi un kiosque avec entre autres, un nouveau CD intitulé Le chant du jardin, et le compositeur, David Coquart, était présent. Le marché villageois de Sawyerville sera ouvert tous les samedis, jusqu’au 24 septembre, de 10 h 30 à 13 h.

Marché public de Dudswell

Dudswell : Le marché public toujours aussi populaire

De gauche à droite, Robert G. Roy, préfet de la MRC, Mariane Paré, mairesse de Dudswell, Sœur Angèle, Marjolaine Larocque, comité du marché, le député de Mégantic, François Jacques, et Marie-Claude Bibeau, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire.

Après deux années de pandémie, le marché public de Dudswell a lancé sa troisième saison, sous l’œil bienveillant de Sœur Angèle, au 167 rue Main, dans le secteur Bishopton. Les producteurs des environs étaient prêts et les citoyens ont répondu présents à la réouverture du marché.
Les étals et produits en vente se sont fait dévaliser en moins de deux heures. Malgré les obstacles des deux dernières années, les gens ont toujours été au rendez-vous, les samedis matin, pour venir encourager les organisateurs et producteurs. Avec la levée des restrictions, il n’a pas été surprenant de voir autant de citoyens venir acheter divers produits. Parmi les producteurs sur place, O’Gousses d’ail proposait différentes variétés d’ail, Les Jardins d’etc avait préparé plusieurs bouquets de fleurs et leurs fraises se sont vendues comme de petits pains chauds. La Ferme lait sangliers des bois, quant à elle, offrait des produits 100 % sanglier en diverses découpes et charcuteries. La Fromagerie La Maison Grise était aussi présente avec de nombreux fromages et du lait frais. La Ferme Les deux courants, spécialisée dans la production de légumes de serre biologiques, en proposait une variété tandis que Miellée Miello offrait du miel de qualité. Finalement, l’Argouseraie L’Olivier d’or avait plusieurs produits déclinés de l’argousier tels que du thé, du concentré de jus, de la poudre du fruit par exemple. La Ferme Arc-en-ciel était aussi présente avec différents choix de viande. Le magasin Tribu-Terre, Le fumoir de l’étang et la boulangerie Au Cœur du Pain avaient aussi un kiosque lors de l’ouverture.
Le marché public de Dudswell sera ouvert tous les samedis, entre 9 h et 12 h, jusqu’au 17 septembre.
Il est possible d’en apprendre davantage sur les exposants et le marché lui-même sur leur tout nouveau site Internet marchepublicdudswell.com

©2022 Journal Le Haut-Saint-François