Journaux communautaires du Québec : Le Haut-Saint-François se démarque

Votre journal régional communautaire Le Haut-Saint-François s’est démarqué lors du congrès de l’Association des journaux communautaires du Québec (AMECQ), qui s’est déroulé en fin de semaine dernière dans la région de Québec, en remportant plusieurs prix, dont celui du 3e média de l’année.

La région du Haut-Saint-François a fait parler d’elle à plusieurs reprises puisque le journaliste Jean-Marc Brais et le directeur général/journaliste Pierre Hébert sont montés à quatre reprises sur le podium pour recevoir des prix. M. Brais s’est particulièrement démarqué en réussissant un doublé; celui du premier prix pour la nouvelle intitulée Soixante élèves de Bury transférés à Scotstown et du deuxième prix pour l’entrevue L’écrivaine déchaînée. M. Hébert a obtenu le second prix pour le texte d’opinion (éditorial) intitulé Doit-on voter quand même ?

Votre journal s’est également inscrit parmi les finalistes dans la catégorie reportage et conception graphique tabloïd. L’infographiste, Maxime Robert, est celui qui effectue la conception graphique et la mise en page du journal. Tout ce beau travail est soutenu par les autres membres de l’équipe du journal ainsi du conseil d’administration.

Au-delà des prix, c’est tout le Haut Saint-François qui profite de cette visibilité et la crédibilité qui en découle. Mentionnons que le journal Le Reflet du Canton de Lingwick a également fait belle figure en s’inscrivant parmi les finalistes dans la catégorie opinion, chronique et conception graphique. Le jury était composé des journalistes Mylène Moisan, Le Soleil, Aurélie Lanctôt, Le Devoir, Mélanie Noël, La Tribune, François Demers, Université Laval, Sébastien Huot, directeur de production Éditions BPL, Éric Beaupré, photographe et Patrice Francoeur, directeur artistique magazine Espaces. Rappelons que l’AMECQ regroupe plus de 80 médias provenant des quatre coins du Québec.

10 000 lb de sirop d’érable saisies à l’Érablière Gaudreau

Les saisons des sucres se suivent et se ressemblent à l’Érablière Gaudreau de Scotstown. Une première saisie pour l’année 2019 y a été récemment ordonnée par les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ). Daniel Gaudreau, propriétaire de l’érablière en compagnie de sa conjointe Nathalie Bombardier, qualifie la situation de « vol légal ». Le couple connait des démêlés avec la fédération depuis 2014.

Au total, les huissiers se sont emparés de 3500 conserves de sirop d’érable et de 11 barils de 450 lb. La valeur marchande de ce liquide se situe entre 27 000 $ et 31 000 $, selon sa catégorie (doré, ambré, foncé). L’opération a duré environ trois heures.

L’histoire se répète
Depuis le début du mois d’avril, un gardien de sécurité a été posté à l’Érablière Gaudreau entre 10 h et le moment de fermeture de l’évaporateur. Celui-ci vérifie et quantifie la production, avant d’en faire un rapport à l’intention de la PPAQ. Après un début de saison retardé à cause de la météo, l’établissement a entamé sa production avant d’atteindre son quota, ou contingent, de 16 000 lb fixé par la fédération. C’est donc l’excédent à cette limite qui s’est retrouvé enlevé d’entre les mains de Daniel Gaudreau.

« Se faire voler, c’est ça que je trouve dur », a commenté l’acériculteur qui fait face à des amendes s’élevant à plus de 300 000 $ de la part de la PPAQ. Avant le départ des huissiers, ses étagères contenaient 3500 conserves de sirop d’érable qui venaient d’être cannées manuellement les jours précédents. Cette production en petits contenants était destinée au marché européen, alors que M. Gaudreau a trouvé un partenaire français qui la lui avait achetée. Avec cette nouvelle manière de faire, le producteur de Scotstown pensait pouvoir échapper au cadre réglementaire de la PPAQ, qui autorise la vente directe au consommateur en format de moins de 5 L.

Pas sortis de l’auberge
« Ça me permettait de vivre et de faire manger ma famille en loi », s’imaginait Daniel Gaudreau. « Ils [la PPAQ] en ont personnellement contre nous. Ils empêchent l’érablière de survivre. » Du côté de la fédération, on rappelle que le cas de l’Érablière Gaudreau en est un isolé. Le duo d’acériculteurs de Scotstown fait partie d’une poignée de récalcitrants sur les 7400 entreprises acéricoles de la province.

Hélène Normandin, directrice des communications à la PPAQ, rappelle que ce sont les producteurs et productrices acéricoles eux-mêmes qui se sont dotés d’une réglementation reflétant la volonté collective. Une équipe mobile de la fédération se rend d’ailleurs sur le terrain pour rencontrer certains propriétaires. « On s’est rendu compte il y a quelques années que, souvent, c’était une mauvaise compréhension des règlements et que, quand on arrive sur le terrain, ça se règle à l’amiable et ça se déroule bien. »

Sous enquête depuis plusieurs années, l’Érablière Gaudreau s’est vue imposer une somme de 321 000 $ à rembourser à la PPAQ par la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec. Le jugement a été homologué, mais la décision a été portée en appel. La cause sera entendue sur huit jours à la fin du mois à Sherbrooke.

Lors de ses précédentes saisies en 2018, la PPAQ a retrouvé de l’eau dans les barils en provenance de l’Érablière Gaudreau. Comme le dossier est en démarche judiciaire en ce moment, Daniel Gaudreau préfère ne pas s’étendre sur le sujet. « Moi, je peux juste dire que j’ai mis du sirop dans mes barils. »

Joindre les rangs
S’il y en a un qui est plus que familier avec ces déboires, c’est bien le producteur acéricole de Newport, Steve Côté. Après avoir vu son appel être rejeté par la Cour suprême, il a été contraint de prendre entente avec la PPAQ, qui se nommait à l’époque Fédération des producteurs acéricoles du Québec. Bien que confidentielle, l’entente entre les deux parties dépasse les 400 000 $, avait confirmé M. Côté l’automne dernier.

Pour la présente saison 2019, le producteur dit ne pas avoir tout entaillé ses érables. « Depuis le temps des procédures et tout, j’ai des secteurs qui sont à refaire. Les moyens financiers étant limités, on y va mollo. » Avec une partie de sa tubulure à mettre à jour, M. Côté cherche plutôt à vendre le fonds de terre et son contingent de 27 000 entailles à quelqu’un qui pourra l’exploiter complètement.

Le résident de Newport se désole toutefois de la hausse de la valeur des érablières depuis l’établissement du Règlement sur le contingentement dans le sirop d’érable en 2004. « C’est plus vraiment accessible à monsieur Tout-le-Monde. Les prix ont vraiment monté. »

Entente ratifiée à 94 % pour le transport scolaire La Sapinière

C’est dans une proportion de 94 % que les travailleuses et travailleurs du Syndicat d’Autobus La Sapinière – CSN ont entériné l’entente de principe de cinq ans, avec le transporteur Transdev.

Presque tous les membres étaient présents soit 33 des 37 lors de l’assemblée qui se déroulait le 17 avril dernier. Globalement, les chauffeurs obtiendront l’indexation au coût de la vie plus une majoration de 17,63 % sur cinq ans. « C’est majeur oui, mais il faut considérer qu’il y a du rattrapage dans le temps », de commenter Stephen Gauley, président du secteur transport scolaire à la CSN et président du Syndicat des travailleuses et travailleurs (STT) La Sapinière.

De ce pourcentage, explique M. Gauley, 10 % seront versés en salaire et 7,63 % couvrent la bonification des vacances et les heures garanties. À ce chapitre, elles seront majorées de 17,5 à 18,75 à compter du 1er juillet prochain. Elles atteindront 20 heures au terme de l’entente le 30 juin 2023. Le taux horaire passera au cours de cette période de 20,68 $ à plus de 25 $ l’heure dans la mesure où l’IPC se maintient au taux actuel. « C’est une bonne entente. Ça permet d’améliorer les salaires et conditions de travail. On va être en mesure d’être compétitif », de conclure, M. Gauley.

Employeurs et municipalités vous veulent au Salon Priorité-Emploi HSF

Le Salon Priorité-Emploi du Haut-Saint-François se tiendra le 25 mai prochain à la polyvalente Louis-Saint-Laurent. Cette première édition locale s’inscrit dans le cadre de la tournée régionale du 20e anniversaire du salon du même nom, qui revient annuellement à Sherbrooke. On s’attend à ce que 200 chercheurs d’emploi viennent rencontrer les employeurs et les représentants des municipalités de la MRC.

Démarré en 1999, le Salon Priorité-Emploi Estrie a décidé de s’exporter dans les MRC estriennes suite au constat que, pour les entrepreneurs en région, il y avait moins d’intérêt à participer au salon de Sherbrooke. Celui du Haut-Saint-François sera le sixième sur un total de sept. Celui du 13 avril à Asbestos avait rallié 350 visiteurs, tandis que le principal avait attiré 4400 chercheurs d’emploi sur deux jours au Centre de foires de Sherbrooke.

On ne retrouvera pas que des kiosques d’employeurs au Salon d’East Angus. La promotion du milieu se fera par le biais des 14 municipalités de la MRC qui seront séparées en quatre sous-groupes répartis dans la salle. Elles y présenteront les services et la qualité de vie qu’elles offrent aux citoyens. Une délégation d’Ose le Haut avait d’ailleurs fait l’exercice au Salon Priorité-Emploi de Sherbrooke en vantant la région.

Bernard Ricard, du Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François, mentionne qu’on risque de retrouver parmi les visiteurs des citoyens en provenance de Montréal. Ceux-ci seront guidés par des organismes métropolitains qui font de la régionalisation de l’immigration en la répartissant hors des grands centres.

Le directeur adjoint du CLD reconnait que la balle est présentement dans le camp des chercheurs d’emploi avec la pénurie de main-d’œuvre actuelle. On observe de plus en plus de visiteurs à ce type de salon qui sont déjà en emploi et qui cherchent à améliorer leur sort. Cette forme de maraudage était moins visible auparavant alors que les foires à l’emploi accueillaient des gens sans travail.

Par conséquent, on dénote aussi que le nombre d’exposants et d’employeurs est à la hausse ces derniers temps dans ce type d’événement. On en dénombrait 141 au Salon de Sherbrooke qui avaient plus de 12 000 postes à combler.

Une programmation variée au commémoration du 125e de Donald Morrison

Le comité du Sentier des Écossais, regroupant les municipalités de Milan, Stornoway, Scotstown, Hampden et Lingwick, dévoile la programmation des commémorations marquant le 125e anniversaire du décès de Donald Morrison.

Cet homme (1858-1894) originaire de Lac-Mégantic est l’incarnation de la plus grande chasse à l’homme au pays de la fin du 19e siècle. Fils d’un pionnier écossais, ses tribulations avec la justice, le duel auquel il a participé pour ensuite être inculpé d’homicide involontaire font partie de la culture locale et ont inspiré des écrivains, des artistes et des cinéastes. Il s’est inspiré, à l’époque, la sympathie de ses compatriotes et des Canadiens français qui ont tout fait pour le nourrir, le cacher et le protéger de ses dix mois de cavale.

La communauté souhaite donc commémorer sa mort tragique par une série d’activités à caractère culturel et patrimonial qui se dérouleront à partir du 19 juin, date de son décès, jusqu’au 2 novembre. Plusieurs concerts de musique d’origine écossaise seront présentés dans les municipalités de Lingwick, Stornoway, Milan et Scotstown. Des reconstitutions des principaux événements liés à Donald Morrison seront également organisées.

Gould
Les festivités prendront leur envol le 19 juin à l’église Chalmers de Gould. Il y aura lancement de la bière Morrison et du CD, agrémenté d’un buffet et quelques chansons de Calum Martin et Isobel-Ann Martin. Les activités se poursuivront le 21 à l’église de Stornoway avec le spectacle de musique Malum, Bellan et The Lewis Outlaws, suivi le lendemain 22 juin sous le chapiteau près du bureau municipal de Milan avec Yves Lambert et ses invités. Le parc Walter-Mackenzie à Scotstown deviendra le centre d’intérêt du 26 au 28 juillet avec des festivités se déroulant dans le cadre du traditionnel Ceilidh, soit le grand rassemblement des Écossais. Le 2 et 4 août, Margaret Bennett, Skip Gorman et Norman Kennedy présenteront des ateliers de gaélique, de confection de scones, de chansons traditionnelles et bien d’autres. Toujours à Gould le 14 septembre sera présenté le spectacle du groupe Les Bellifontains. Les festivités se termineront le 2 novembre par une soirée dansante à la salle communautaire de Stornoway, suivie de la nuit des druides au cimetière Winslow.

« Personnage de notre riche patrimoine culturel régional, l’histoire de Donald Morrison est un héritage dont nous avons le devoir et la responsabilité de la préserver, conserver et mettre en valeur pour les générations futures. Souligner la commémoration du 125e de sa mort s’inscrit dans cette logique, ce, dans une perspective de favoriser la fierté et le sentiment d’appartenance à notre beau coin de pays », affirme Bernard Grenier, président du Sentier des Écossais.

Mentionnons que le coût du billet de chaque spectacle est de 20 $ l’unité (excepté le Ceilidh). Un forfait écossais de 80 $ incluant cinq spectacles de musique et une carte de membre VIP de 20 $ donnant accès à des rabais sont disponibles auprès de chacune des municipalités participantes ou sur le site Internet à compter du 10 mai prochain.

Iain MacAulay, nouveau maire de Scotstown

La Ville de Scotstown a un nouveau maire en la personne de Iain MacAulay. Celui-ci succède à Dominique Boisvert, qui avait remis sa démission en fin d’année 2018. Le poste de conseiller laissé vacant par M. MacAulay sera comblé lors de l’élection partielle du 5 mai. Le nouveau maire entend mettre à jour une partie des infrastructures vieillissantes de la ville tout en promouvant le développement domiciliaire.

Iain MacAulay occupait les fonctions de maire suppléant de Scotstown depuis septembre 2018, après que Dominique Boisvert eut pris un congé de maladie. Suite à la démission de ce dernier le 31 décembre, M. MacAulay a été le seul à présenter sa candidature au poste de maire et fut élu sans opposition. Il était conseiller au siège 1 depuis une dizaine d’années.

Conscient qu’il entre en fonction en mi-mandat, il envisage d’améliorer la situation à la ville. Il se dit satisfait de la nouvelle période de stabilité qui se présente à l’équipe municipale. Celle-ci a débuté avec le retour de Chantal Ouellet à la tête de la ville en 2011 puis s’était poursuivie au sein du conseil municipal. Plus récemment, l’équipe d’employés avait connu quelques chamboulements avec l’embauche d’une commis de bureau en début d’année ainsi qu’un second employé à la voirie. Le poste d’inspecteur municipal est présentement en affichage.

Du pain sur la planche
De par sa connaissance de Scotstown, Iain MacAulay dit avoir déjà plusieurs enjeux qu’il entend régler. En tête de liste, on retrouve les infrastructures vieillissantes. « Toutes nos infrastructures sont désuètes. On a un petit bout de fait, mais on en a encore un bon à faire », concède le nouveau maire. Un des problèmes majeurs de la ville demeure les fuites d’eau potable dans les canalisations. « On commence une rue à la fois », poursuit M. MacAulay.

Dans la même veine, les membres du conseil municipal conviaient la semaine dernière la population à une soirée d’information portant sur l’installation prochaine de compteurs d’eau sur le territoire au cours de l’année. Il s’agit d’une obligation gouvernementale dans le cadre de sa Stratégie québécoise d’économie d’eau potable qui verra à produire un état de la situation de même qu’un plan d’action du côté de la ville.
Le développement domiciliaire représente également une priorité aux yeux de l’élu MacAulay. Scotstown a mis en vente cinq lots à 6000 $ au bout de la rue Osborne en 2018. Ces terrains boisés viennent accompagnés d’un avantageux programme de revitalisation visant les nouvelles constructions. Dans le cadre du programme, les taxes foncières sont subventionnées à 100 % la première année et à hauteur de 50 % les deuxième et troisième années.

La ville compte ainsi augmenter sa population de 5 % à court terme, en passant le cap des 500 résidents. L’objectif est d’autant plus réaliste que l’école primaire Saint-Paul a vu son nombre d’élèves plus que tripler cette année, avec le transfert d’une partie de la population étudiante de l’école du Parchemin d’East Angus, en septembre dernier.
« On va beaucoup entendre parler de Scotstown dans les prochaines années, puis en bien ! C’est mon but », affirme le maire MacAulay. Les élections du poste de conseiller au siège 1 se feront ce dimanche et opposent les candidats Gérald Ostiguy et Cathy Roy. L’ancien maire Dominique Boisvert a décliné notre demande d’entrevue.

Le pondéré Julien Grégoire Péloquin récompensé au Festival Cinéma du monde de Sherbrooke

Âgé de seulement 22 ans, le résident de Cookshire-Eaton, Julien Grégoire Péloquin, s’est mérité le prix du meilleur court métrage de l’Estrie au dernier festival Cinéma du monde de Sherbrooke. Ponderosa, sa première œuvre cinématographique à vie, a en partie été tournée au Victoria Hall et sur une terre agricole de la région. Le cinéaste en herbe travaille déjà sur une deuxième œuvre, qui mettra en vedette l’artisan local Gilles Guimond.

Une expérimentation qui a bien tourné
« Ponderosa, on l’a fait, mais j’avais aucune idée de ce que je faisais. Quand je le regarde, je me sens vraiment amateur. Depuis ce temps-là, j’ai tellement appris de choses sur le monde cinématographique. » C’est de cette manière franche que Julien Grégoire Péloquin présente le chemin qu’il considère avoir fait depuis les derniers mois. Sans formation préalable dans le domaine, ni budget à proprement parler, le réalisateur s’est entouré d’une mini équipe pour mener à bout son projet.

Il décrit sa rencontre l’année dernière avec le cinéaste Sébastien Croteau comme un moment décisif dans son processus. Ce dernier l’a alors invité à lui soumettre un projet écrit, chose que M. Grégoire Péloquin s’est empressé de faire le jour même. L’ébauche de trois pages a finalement mené à un court métrage de 16 minutes, sans dialogues. M. Croteau a accepté d’épauler son cadet par le biais de sa maison de production L’inconnu dans le noir.

« J’ai toujours adoré les films en tant que spectateur, mais en faire, c’est une autre histoire. J’aime vraiment ça », poursuit le lauréat du FCMS. S’il avait en quelque sorte effectué un saut dans le vide avec son premier opus, le jeune réalisateur a de grandes attentes pour le second. « Y a pas de place à l’erreur. Il faut vraiment qu’il soit sur la coche. J’ai vraiment hâte ! »

Commencer en lion
Ponderosa était en compétition contre quatre autres courts métrages lors de la Soirée estrienne du festival de cinéma. Certains étaient dotés de réels budgets de tournage et d’une équipe complète qui n’ont rien à voir avec les moyens du natif de Birchton. « Ils étaient vraiment tous bons. Je m’attendais pas à gagner ça. Je suis encore très content », concède M. Grégoire Péloquin.

Le court métrage récompensé a été soumis à dix festivals jusqu’à présent. Sur le lot, trois ont répondu par l’affirmative et ont sélectionné l’œuvre; ceux-ci étant situés en Roumanie et au Royaume-Uni. D’autres pourraient s’ajouter à la liste.

Les scènes extérieures de Ponderosa ont été captées sur le chemin McDermott à la limite de Cookshire-Eaton et de Newport. On y aperçoit le pont couvert qui porte le nom du chemin. « Il y a vraiment de belles places pour tourner ici dans le coin de Cookshire et que les gens ne savent pas », s’étonne Julien Grégoire Péloquin.

Prochaine étape
Le tournage du second projet du réalisateur local a débuté la semaine dernière, toujours à Cookshire-Eaton. Le métrage de 30 minutes met en vedette Gilles Guimond qui interprète un chauffeur d’autobus. Celui qui avait touché ici et là aux arts de la scène par le passé se prépare depuis des mois pour son premier rôle principal. Il se laisse en effet pousser cheveux et barbe depuis octobre dernier.
Il s’agira de la seconde collaboration entre MM. Grégoire-Péloquin et Guimond. « Il y a une chose que Julien a dite pour le prochain film : “C’était bien le fun le premier, mais le prochain coup, tu seras plus acteur” », retient celui qui est artisan-ébéniste en compagnie de sa conjointe à l’atelier du Bout du chemin. « J’ai bien hâte ! »

La Galerie d’art de Cookshire-Eaton a tenu un 4 à 7 jeudi dernier afin de célébrer l’obtention de la récompense du meilleur court métrage estrien par Ponderosa ainsi que le lancement officiel des Productions de L’inconnu dans le noir de Sébastien Croteau.

Retour d’une clinique dentaire à La Patrie

Les résidents de La Patrie et des environs seront heureux de retrouver après, quelque deux ans d’absence, un service privé de clinique dentaire à raison d’une journée par semaine pour commencer. Les propriétaires de la Clinique dentaire Girard & Laplante de Lac-Mégantic ont loué un local à l’intérieur du CLSC de l’endroit et offriront le service à compter du 17 mai prochain.

La décision d’offrir à nouveau le service à La Patrie découle des nombreuses demandes de la clientèle du secteur qui se présentait à la clinique de Lac-Mégantic, d’expliquer Dr Olivier Laplante, copropriétaire de la clinique privée. Bien que cette dernière sera à l’intérieur du CLSC, elle est tout à fait indépendante et privée, donc accessible à tous ceux qui voudront bien s’y présenter, peu importe l’endroit, de mentionner Dr Laplante.
Les propriétaires ont réaménagé le local et fait l’acquisition de nouveaux équipements dont un appareil pour la radiographie numérique. La clinique sera en mesure d’offrir tous les services avec radiographie sauf pour les implants. On prévoit ouvrir à raison d’une journée semaine, le vendredi de 8 h 30 à 16 h 30. Dre Mylène Dubé sera la dentiste attitrée pour ainsi dire. Selon la demande, les responsables en feront l’évaluation et ajouteront des journées si nécessaire.

Mentionnons que la Clinique dentaire Girard & Laplante a fait l’acquisition des dossiers des anciens patients du Dr Jean-Yves Bertiaud, qui utilisaient le point de service de La Patrie. Les propriétaires de la nouvelle clinique invitent donc les anciens et nouveaux patients à prendre rendez-vous. Pour ce faire, ils devront contacter le bureau de Lac-Mégantic en composant le 819 583-2288.

Rachel Garber

GREAT GARBAGE!

Some things are just landfill fodder. They’re neither compostable nor recyclable. Plastic straws have received a lot of attention. They’re small but ubiquitous. And plastic shopping bags, too. We’re oh so slowly learning to Just Say No.

Montreal is considering a ban on single-use plastics. The state of New York has recently announced such a ban, effective March 2020. More than 27 countries now have similar bans, according to www.businessinsider.com.

The same source is full of fun facts about plastics. Shoppers still use 500 billion plastic bags worldwide. If we’re lucky, they can languish in landfills for up to 1,000 years.

But we are filling up our oceans with plastic, too, between 8 and 14 million tons of it each year. More than 100,000 marine mammals die annually, entangled in plastic or having ingested it. Recent cases in point: A dead whale washed up on shore with nearly 50 pounds of plastic in its stomach, and another having eaten 88 pounds of plastic.

Among the giant trash-islands in our oceans, the largest is the Great Pacific Garbage Patch. This disgusting vortex is now about as large as Quebec. Not the city. The province.

At our current rate, the amount of plastic in the ocean could triple in the next decade.
Good bye, beaches. Good bye, swimming. Good bye, boating. (Tell me, is the convenience of single-use plastic really worth it?)
But what can we do? Entering the grocery store is to swim in a sea of plastic. So many items are sheathed and sheathed again in layers of unrecyclable plastic, including so-called fresh vegetables.
Here’s an alternative: Local farmers’ markets. See you there!

RURART & DANCE, 3rd
RURART is a seasonal event starring the arts in a rural setting. This spring, eight artists from various disciplines related to movement are showcasing their outdoor creations on the theme Ce qui nous unit, or That Which Unites Us. The artists are Marie-Pier Laforge-Bourret, Montreal; Deborah Davis, Sherbrooke; Claude-Andrée Rocheleau and Aurélien Marsan, Cookshire-Eaton; Marysole Gagnière, Eastman; Amadine Garrido, North Hatley; and the artistic director of RURART, Amélie Lemay-Choquette. It’s at La Généreuse Farm, 540 Labonté, Cookshire-Eaton, on May 3 and 4, at 5 p.m., in partnership with ICI Danse. Info: www.rurart.ca, info@rurart.ca, 819-342-9348.

BOOKS FOR KIDS, 4th+
Starting Saturday, May 4, in Newport, the Croques-Livres resumes service. Children aged 0 to 12 will be able to borrow books again for free or exchange books from home with new ones, at the Pavilion in the Park across the street from the Municipal Hall, at 1452 Route 212, Island Brook.

YOGA IN NEWPORT, 6th+
An 8-week yoga session with Vanessa Salvatore, Mondays at 3 to 4 p.m., begins on May 6 and ends June 24 at the Municipal Hall, 1452 Route 212 in Island Brook. Info: 819-875-1767 or vanessa.salvatore@gmail.com.

CARD PARTIES, 9th+
The Spring 500 Card Parties are Thursdays, May 9 and 23, at 1:30 p.m., at the Bulwer Community Centre, 254 Jordan Hill Road, Bulwer. Cost of cards and lunch: $6. Prizes distributed after lunch.

STAMMTISCH IS BACK, 11th+
Atelier Auckland is once again hosting Stammtisch, bilingual dinner parties, starting Saturday, May 11, at 15 Principale, Saint-Isidore-de-Clifton. The May 11th theme is En mai le Stammtisch fait ce qu’il lui plaît, and the May 18th theme is Les Entretiens d’Aukland – Du Bonheur. Reservations required. For details, visit atelierauckland.com.

MENTAL HEALTH SERVICES, 14th
Where can I access mental health services? Mental Health Estrie and the CIUSSS de l’Estrie-CHUS invite English-speaking residents in the Haut-Saint-François to an information session about the help available in Estrie and how to best access these services when needed. The information session and question period also offer a chance to meet the local organizations serving our area. When? Tuesday, May 14, from 10 a.m. to noon. Where? The Eaton Valley Community Learning Centre, Pope Memorial Elementary School (far end of building), 523 Stokes Street, Bury. Info: 819-565-3777 or mhe.info@bellnet.ca.

CONCERT TERRY HOWELL, 24th
Heads up! A concert with Terry Howell & Friends featuring country, gospel, bluegrass and “musique country” by his French-speaking friends is planned for Friday, May 24, at 7 p.m. at the Trinity United Church, 190 Principale W., Cookshire-Eaton. Proceeds will help pay for the painting of the church building. Admission: $10; students: $6. Light refreshments. Info: 819-875-3796 or 819-875-3863.

VALORIS WORKSHOP, 25th
In the context of the “social acceptability process” for the proposed expansion of the technical landfill at Valoris, the next workshop is on the topic of infrastructures, management and treatment of leachates, and integration into the landscape. Leachates are the soluble constitutents from soil or landfills, resulting from leaching, in downward percolating ground water. When: May 25 from 8:45 a.m. to noon. Where: École du Parchemin (Salle des commissaires), 162 Saint-Jean Ave., East Angus. To register: Call 819-560-8403, email communication-valoris@hsfqc.ca, or online at letvaloris.com.

GARAGE & PLANT SALE, June 1st
Heads up for a giant sale of garage and plants in the Pavilion in the Park and the Chez Pierre et Céline restaurant parking lot at 1442 Route 212, Island Brook. Participants are invited for $5/space. Info: Francine Rouleau, 819-820-4667.

VIACTIVE PAUSES
The bilingual Viactive exercise groups are winding down for the summer. The group in Cookshire ends May 15; in Bury, May 29.

CHURCH SERVICES
United. Sunday services: Cookshire 9:30 a.m.; Sawyerville 11 a.m. Info: 819-889-2838 (listen to message). While Rev. Tami Spires is away April 30 to May 6, Rev. Wayne Beamer will offer emergency pastoral care (819-578-0556).
Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.
Anglican. Sunday worship services are at 9:30 a.m. in Bury, and at 11 a.m. in Cookshire (May 5 in the theatre at the Manoir de l’Eau Vive; May 12 at St. Peter’s Church).
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email rawrites@yahoo.com by May 6 for publication May 15, and by May 20 for May 29.

10 000 lb de sirop d’érable saisies à l’Érablière Gaudreau

L’Érablière Gaudreau, située à Scotstown, a vu débarquer les huissiers la semaine dernière, alors que les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ) y ont mandaté une première saisie pour la saison 2019. Il s’agit du cinquième printemps de saisie pour Daniel Gaudreau et Nathalie Bombardier, les propriétaires. En tout, des milliers de conserves ainsi que 11 barils ont été confisqués, pour un total de 10 600 lb de sirop d’érable. Tous les détails de l’affaire se retrouveront dans notre prochaine édition du 1er mai.

Transport scolaire : Entente de principe et fin de la grève

Trois jours de grève auront suffi aux deux syndicats de travailleuses et travailleurs d’Autobus La Sapinière – CSN et Autobus de l’Estrie – CSN pour en venir à une entente de principe avec le transporteur Transdev. Depuis lundi matin, les autobus jaunes se sont mis à circuler régulièrement pour les 31 circuits scolaires du Haut-Saint-François.
Le médiateur avait convoqué les parties concernées vendredi passé au matin et c’est en soirée qu’ils en sont ressortis avec une entente de principe.

Satisfaction
« Nous avons une très bonne entente », de commenter le président du secteur transport scolaire à la CSN, Stephen Gauley et président du Syndicat des travailleuses et travailleurs (STT) La Sapinière. « Au niveau salarial, ça ressemble à ce qui a été accepté chez les autres », d’exprimer M. Gauley. Mais pour les autres détails, il préfère attendre de les présenter aux membres pour l’acceptation lors d’une assemblée spéciale prévue ce mercredi matin.

Le président du Syndicat La Sapinière avait déjà mentionné que les conditions de travail actuelles n’étaient pas attractives pour attirer de nouveaux travailleurs. Son opinion a changé avec la nouvelle entente précisant que « ça va devenir nettement plus attractif. »

Impact
L’impact de la grève semble s’être fait sentir davantage sur les parents que dans les écoles. Le directeur général de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, Martial Gaudreau, qualifie de « très minime » l’impact au niveau des écoles primaires. On parle en moyenne de moins de 10 élèves par établissement. À la Cité-école Louis-Saint-Laurent, on dénombrait une quarantaine d’absences vendredi et près d’une centaine jeudi passé. Toutefois, le directeur général n’était pas en mesure de spécifier le nombre pouvant être lié à la grève précisant que certaines absences pouvaient être dues à des sorties scolaires ou des stages pour certains élèves. M. Gaudreau souligne « la belle collaboration des parents. » Pour faciliter les choses, les écoles primaires, explique-t-il, acceptaient, exceptionnellement le temps de la grève, d’accueillir gratuitement les enfants au service de garde. Pour le niveau secondaire, on avait augmenté la surveillance pour accueillir les jeunes qui pouvaient arriver plus tôt à la cité-école.
Mentionnons que quatre des cinq syndicats CSN du transport scolaire en Estrie en sont venus à des ententes. Il ne reste que le Syndicat d’Autobus des Cantons à régler.

Journée du travail invisible : Un dévouement inestimable

Une journée par année pour souligner tout le bien qu’apportent des centaines de bénévoles au sein de leur communauté n’est pas exagérée. Ils étaient plus de 80 bénévoles provenant d’un peu partout sur le territoire du Haut-Saint-François et même des environs à participer au traditionnel dîner marquant la Journée du travail invisible, organisée par l’Afeas et L’Entourlaine à la salle communautaire des Chevaliers de Colomb à East Angus.

Jacqueline Ponton, présidente de l’Entourlaine, et Lucille Chabot, présidente de l’Afeas de Cookshire, ont animé la rencontre à laquelle participait une brochette d’invités, dont la présidente d’honneur et mairesse de East Angus, Lyne Boulanger. « Aujourd’hui, le premier mardi d’avril, l’Afeas souligne la 19e Journée du travail invisible afin de rendre visible le travail non rémunéré des femmes, et des hommes, au sein de la famille des aidants auprès de leurs proches en perte d’autonomie ou handicapés et bien entendu le bénévolat. Par cette journée, l’Afeas veut créer une occasion de reconnaître l’importance du travail invisible et sensibiliser nos gouvernements, à sa valeur sociale et économique, et demandes des mesures fiscales afin d’assurer l’équité entre les personnes et diminuer la pauvreté chez les femmes », de mentionner Mme Ponton. L’intervenante reconnaît que des efforts ont été faits au cours des années, mais ajoute qu’il en reste encore beaucoup à faire.

Parmi les invités, Mgr Roger Roy souligne l’apport des bénévoles qui œuvrent la plupart du temps dans l’ombre. Reconnaissant envers leur dévouement, il lance à la blague « continuez d’être invisible. » Le curé de la paroisse, Daniel Gilbert, souligne le terme béné et volat qui signifie faire du bien tout en insistant sur l’importance de souligner la contribution de ces gens au grand cœur. France Lebrun, directrice générale du Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François, rappelle qu’on estimait à plus de 11 000 milliards d’heures bénévoles dans le monde et encourage les participants à poursuivre leur excellent travail. La présidente d’honneur, Lyne Boulanger, ajoute « vous avez fait avancer beaucoup de dossiers grâce à votre expérience et votre ténacité. Vous êtes aussi soucieux de l’environnement, on a besoin de vous. »

Les représentants des députés Marie-Claude Bibeau de Compton-Stanstead et de François Jacques de Mégantic ont souligné l’importance du travail invisible alors que Marilyn Ouellet, représentante de La Passerelle, a rappelé la mission de son organisme tout en invitant particulièrement les femmes à participer à un atelier S’outiller contre la charge mentale, le 25 avril prochain, à 18 h.

Certificats
Comme chaque année, les intervenants ont profité de l’occasion pour remettre des certificats de reconnaissance à quatre bénévoles impliquées depuis plusieurs années au sein de leur communauté. Il s’agit de Carole Fredette Plante, présidente de la Table de concertation des aînés du Haut-Saint-François, Annette Bolduc, Marie Roy, Thérèse Soucy et Pauline Poirier. D’autre part, Mme Estelle Larouche, présidente du conseil de financement de la Croix-Rouge, section Estrie, a tenu à rendre un hommage particulier pour l’implication de Mme Poirier.

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Les chasseurs rencontrent le député Jacques

À l’initiative de Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton, Luc Veilleux et Manon Élisabeth Carrier, représentant les chasseurs de la municipalité, ont rencontré pendant un peu plus de 30 minutes samedi passé, le député de Mégantic, François Jacques, pour lui faire part des doléances et craintes qu’ils ont envers la loi sur l’immatriculation des armes à feu sans restriction au Québec, communément appelé le registre d’armes à feu.

Mme Lapointe s’était engagée à orchestrer une rencontre avec les divers intervenants et d’y assister, mais sans prendre la parole. Cela faisait suite à la décision du conseil municipal de rester neutre dans le dossier et de ne pas adopter de résolution contre la loi, comme le réclamaient les chasseurs. C’est à l’unanimité lors d’une réunion de travail précédent la dernière séance régulière du conseil que les élus en soient venus à cette décision. « On n’a pas travaillé sur une loi provinciale, c’est une juridiction provinciale. La responsabilité est vraiment individuelle pour chaque personne. Selon nous, on n’a pas à prendre de décision sur ça. On reste vraiment neutre », de mentionner Mme Lapointe au terme de la séance du 1er avril dernier. Évidemment mécontent, M. Veilleux laissait entendre : « je vous le dis là, je ne compte pas de menteries, mec la chasse commence c’t automne, si Cookshire n’adhère pas à ça, vous allez voir que ça va passer droite. Je peux vous le garantir, c’est sûr à 100 %, le monde va aller à East Angus, monter à Chartierville pour aller chercher une poche de pommes. Vous allez voir que les chasseurs, ça se tient pis pas à peu près. »

Relative satisfaction
Sans obtenir d’engagement du député, les représentants des chasseurs sortent de la rencontre tout de même satisfaits. « Il a pris le temps de nous écouter comme il faut. Comme il dit, c’est pas contre nous autres, ils sont pris avec la loi et ils vont la modifier », d’exprimer M. Veilleux. « Probablement, la loi est là pour rester, mais on peut-tu s’assurer au moins que ça soit écrit que ça sera toujours gratuit pour les utilisateurs », d’ajouter Mme Carrier. M. Jacques retient que les représentants lui ont fait part qu’ils ne voulaient pas de registre d’armes à feu, mais que la loi est adoptée depuis juin 2016 et en application depuis le 29 janvier 2019. Le député mentionne avoir réitéré que son gouvernement propose des modifications pour atténuer la loi. Il fait part de la longueur du canon, la durée concernant l’obligation d’aviser le système d’immatriculation des armes à feu lors d’un changement temporaire du lieu où est conservée une arme à feu ainsi que l’enregistrement d’un seul numéro de série de l’arme. M. Jacques rappelle que les divers groupes auront l’opportunité de présenter leur argumentation lors d’une commission parlementaire à cet effet et dont la date reste à être déterminée. Il reconnaît que le comté renferme plusieurs chasseurs et affirme être au fait des préoccupations de ces derniers, mais ajoute « ça n’impute rien aux chasseurs, il n’y a aucuns frais » tout en les invitant à enregistrer leurs armes.

Tournés vers la ville
Si les deux représentants des chasseurs semblaient satisfaits du temps que leur a consacré le député, ils ne cachaient pas leur déception envers la position de neutralité de la municipalité de Cookshire-Eaton. Mme Carrier aurait apprécié que la municipalité pose un geste quelconque « juste de dire, on vous appuie la gang, une tape dans le dos » aurait été appréciée, dit-elle. D’ailleurs, elle a bien l’intention de relancer le conseil municipal lors de la prochaine séance de mai. Plus de 220 municipalités au Québec auraient adopté des résolutions en faveur des chasseurs et contre le registre des armes à feu. De ce nombre, on en relève quatre dans le Haut-Saint-François dont Ascot Corner, Chartierville, le Canton de Newport et East Angus.

Les bornes de recharge moins chères à East Angus

La Ville de East Angus offre désormais un programme d’aide financière à l’achat d’une borne de recharge pour véhicule électrique. De telles stations seront d’ailleurs installées à l’Hôtel de Ville ainsi qu’à l’aréna Robert-Fournier d’ici la mi-juin.

Les citoyens peuvent dès maintenant se prévaloir d’une subvention de 100 $ lorsqu’ils se procurent une borne de recharge à usage domestique de niveau 2 (240 V). La mesure représente un incitatif visant à graduellement remplacer les véhicules à essence par des véhicules électriques ou hybrides rechargeables.

« Le conseil souhaitait donner un coup de pouce supplémentaire », résume le directeur général de la ville, David Fournier. Jumelée à l’implantation prochaine de deux bornes électriques à l’Hôtel de Ville ainsi qu’à l’aréna municipal, cette mesure témoigne de la résolution de l’administration à poser des actions concrètes pour l’environnement. Des résidents avaient également fait part de leur intérêt pour une telle initiative.

« C’est vraiment des citoyens qui ont fait cette demande-là en disant : “Ailleurs, on a vu qu’il y avait des possibilités. Est-ce que le conseil serait prêt à aller de l’avant dans ce sens-là ?” », rapporte M. Fournier.

East Angus fait figure de précurseure alors que peu de municipalités offrent une telle aide financière à l’heure actuelle. En Estrie, on ne retrouve cette mesure qu’à Sherbrooke et Magog. Le consommateur peut s’attendre à débourser de 1000 $ à 2000 $ pour l’achat et l’installation d’une borne de recharge à la maison. En plus des initiatives municipales, le gouvernement du Québec offre une aide qui peut aller jusqu’à 600 $.

L’adoption d’un tel règlement par la Ville de East Angus représente un pas de plus vers le transport durable. « Plus on aura de mesures pour aider les gens et plus on retrouvera de véhicules électriques sur nos routes », prévoit David Fournier.

Le site de Valoris jugé apte à un agrandissement de son lieu d’enfouissement

Valoris tenait sa troisième rencontre dans le cadre de sa démarche d’acceptation sociale liée à la demande d’agrandissement de son lieu d’enfouissement technique (LET) de Bury. Deux expertes de la firme AECOM ont présenté les résultats de l’étude d’impact du projet portant sur plusieurs aspects du site comme ses eaux de surface, sa géologie et ses milieux humides. Les conclusions indiquent que « le site de Valoris est apte à recevoir un LET. » Une trentaine de personnes s’étaient déplacées pour participer à l’atelier dans la salle des commissaires de l’école du Parchemin d’East Angus.

Un impact qu’on estime faible
Une triple membrane étanche viendra sceller le sol du lieu d’enfouissement et, à terme, une membrane finale est apposée par-dessus la sous-section, ou cellule, une fois sa pleine capacité atteinte. Grâce à ces standards, on estime que « les risques de contamination des eaux de surface et souterraines sont considérés faibles, voire nuls, car l’étanchéisation du LET projeté va empêcher toute contamination potentielle. »

La qualité des eaux souterraines est évaluée au moins trois fois par année. Selon la loi, l’exploitant d’un lieu d’enfouissement technique est tenu de prélever des échantillons et de les faire analyser pour contrôler la présence de 24 substances potentielles, comme le cyanure, le mercure ou le plomb.

Sur le site existant de Valoris, la qualité des eaux souterraines respecte généralement les normes. Pour le site de l’agrandissement projeté, des dépassements se sont déjà produits à cause de la détection de manganèse et de coliformes fécaux. On explique la présence de ces derniers par la grande population de goélands se nourrissant sur place et dont les déjections pouvaient hausser les résultats.

Les prochaines cellules du LET sont, pour le moment, couvertes à 70 % de forêt. Les peuplements recensés sont plutôt jeunes et dominés par des feuillus comme l’érable, le peuplier et le bouleau jaune. On assure qu’aucun écosystème forestier exceptionnel, comme une forêt rare ou ancienne, n’a été répertorié.
De même, le territoire visé par l’agrandissement héberge 32 espèces d’oiseaux, dont aucune à statut précaire. La perte de milieux humides engendrée par l’extension du LET sera compensée par l’entreprise. Le type exact de compensation sera décidé au cours des prochaines semaines. Celui-ci pourrait prendre une forme monétaire ou celle d’un projet d’aménagement approuvé par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Des résidents méfiants
À mi-chemin de l’atelier, les participants se sont réunis pour débattre de l’information qu’il venait de recevoir et faire part de leurs commentaires aux dirigeants de Valoris. René Vachon est un citoyen du Haut-Saint-François qui fait partie du comité de vigilance de la régie intermunicipale. Pour avoir assisté à plus d’une réunion de Valoris, il estime que l’entité « agit en bon citoyen corporatif. » Il a surtout exprimé ses craintes quant à l’ancien lieu d’enfouissement sanitaire (LES) dont « le jus de poubelle » reste moins bien balisé que les matières enfouies dans un LET.

Luc Lemieux, qui habite à 3,5 km du site de Valoris, estime que l’entreprise « ne fait pas sa job. » Il aimerait voir un plus grand respect de la mission première de l’organisme qui est la valorisation.

La conseillère du Canton de Hampden, Monique Scholz, s’est dite inquiète que la MRC et la grande région de Sherbrooke, la principale utilisatrice du site, soient presque absentes. « Ça me chicote beaucoup. On parle d’un grand projet collectif avec lequel on a eu bien des frustrations et dont certaines persistent encore. On fait ce projet d’acceptabilité sociale parce qu’on veut faire mieux, mais où sont mes collègues des autres municipalités ? »

Les deux prochains ateliers thématiques se tiendront les 27 avril et 25 mai. Ils porteront sur la qualité de l’air et l’intégration au paysage des futurs monticules du LET. L’activité du 15 juin permettra de répondre à certaines questions qui ont été exprimées au fil du temps par les citoyens et qui étaient demeurées sans réponse. Peut-on aménager un LET dans une mine désaffectée ? et Pourquoi le site de Bury a-t-il été choisi pour accueillir un lieu d’enfouissement ? en sont des exemples.

Une Pharmacie éco+responsable à Ascot Corner

La pharmacie Christophe Auger et Patricia Tremblay, affiliée à la bannière Familiprix, située à Ascot Corner, a pris l’engagement de devenir une Pharmacie éco+responsable avec Maillon Vert. Ce programme vise à aider les pharmacies du Québec à se démarquer par la mise en œuvre de mesures écologiques, sociales et économiques concrètes. Dans cet esprit, la pharmacie s’est engagée à diminuer ses déchets, améliorer la gestion du papier et à réduire l’utilisation des sacs. Elle vise également à améliorer l’utilisation des fioles et piluliers.

 

Nous apercevons de gauche à droite Nathalie Martin, Patricia Tremblay, Christophe Auger, Cynthia Bégin et Alexandra Lacroix.

Défi OSEntreprendre : L’école du Parchemin se démarque

Les élèves de la classe adaptée de Mme Anne-Marie à l’école du Parchemin, côté Collège, à East Angus, se sont démarqués dans le cadre du Défi OSEntreprendre local de la Commission scolaire des Hauts-Cantons en obtenant le lauréat dans la catégorie Primaire 2e cycle (3e et 4e années) pour son projet Le Parchemin en haute couture. Les écoliers de Notre-Dame-de-Lorette de La Patrie ont également obtenu le lauréat dans la catégorie Primaire 3e cycle (5e et 6e années) pour la construction et vente de sacs réutilisables tandis que les étudiants de la Cité-école Louis-Saint-Laurent ont décroché un lauréat dans la catégorie Secondaire Adaptation scolaire pour le projet Service ADOS 2.0.

Au total, six projets ont été retenus au sein de la Commission scolaire des Hauts-Cantons dont trois sur le territoire du Haut-Saint-François. Rappelons que le Défi OSEntreprendre vise à faire rayonner les initiatives entrepreneuriales autant étudiantes que de créations d’entreprises.

Le projet Le Parchemin en haute couture, présenté par l’enseignante, consiste en la fabrication et la vente de porte-clés faits à la main. « L’objectif était de faire rayonner la classe dans l’école et faire tomber les préjugés », d’expliquer Anne-Marie Tessier. D’ailleurs, il semble que ça fonctionne puisque le contact entre les élèves paraît plus facile.

Les élèves de la classe de Mme Anne-Marie ont évolué à travers le projet qui s’est échelonné sur plusieurs mois à partir de l’automne. Les jeunes ont participé à la démarche du début à la fin. Ils ont déterminé de façon démocratique, en votant, qu’ils feraient des porte-clés. En visitant les sites Internet, ils ont convenu des divers modèles à produire. Chaque élève y est allé de son modèle personnalisé. Il y en plus d’une vingtaine que ce soit un soleil, une moustache, une grenouille, un cœur, des cannes de Noël, un bonhomme de neige, un mouton, un poisson, un poussin, une poule et bien d’autres. Ils ont fait la conception, la préparation, la couture pour ne nommer que ces étapes. À ce projet, s’ajoutait une autre dimension soit celle d’enseigner leur démarche aux autres. Dans cet esprit, au moins neuf classes ont visité l’atelier et pris part à la fabrication d’un porte-clé. Chaque élève, nommé les experts, de la classe de Mme Anne-Marie, avait pour mission d’expliquer une tâche aux élèves participants. Cette façon de faire, originale, favorisait le contact et l’échange entre étudiants. « C’est important de faire des liens avec les autres. Ils ont besoin qu’ils apprennent à les connaître, démontrer qu’ils ont des qualités », d’exprimer l’enseignante.

Les jeunes participants avouent avoir trouvé ce moment un peu plus difficile, mais très satisfaisant et ils sont heureux de cette expérience. Plusieurs mentionnent, dans leurs mots, que la perception envers eux a changé dans la cour d’école.

Remise
Geneviève Boulanger, enseignante et responsable du programme OSEntreprendre, s’est fait un plaisir de remettre une banderole et un certificat désignant la classe gagnante dans leur catégorie pour la Commission scolaire des Hauts-Cantons. À cela, elle a donné à chaque élève un certificat ainsi qu’un macaron. Et la cerise sur le sundae, elle a remis à chacun un petit cupcake, gracieuseté d’une des membres du jury, Mylène Bernard, propriétaire de Petits Cupcapes à Cookshire-Eaton.

Les projets retenus par un jury local feront maintenant la lutte au niveau régional regroupant la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, Eastern Townships, des Sources et des Hauts-Cantons. Les gagnants seront dévoilés lors du gala qui se déroulera le 30 avril prochain à Sherbrooke, pour se retrouver par la suite finalistes au niveau national.


Nous apercevons de gauche à droite, Lou Chamberland, Mathis Fredette, Nathan Cloutier, Félix Couture et légèrement en avant Zachary Montembeault.


De gauche à droite, on aperçoit Tania Goulet-Lepitre, Mikael Brière-Guillette, Cédrik Ellis et Sélèna Rivard-Létourneau présentant au bout de leurs doigts, différents modèles de porte-clés.


Nous apercevons les étudiants de la Cité-école Louis-Saint-Laurent participant au projet Services ADOS 2.0.


Nous retrouvons les élèves de Notre-Dame-de-Lorette de La Patrie avec les sacs réutilisables.

RURART : Édition printemps

La 11e édition de RURART, la célébration du printemps et du mouvement en partenariat avec ICI Danse, se déroulera à la Ferme La Généreuse à Cookshire-Eaton, les 3 et 4 mai prochains.

Ce printemps, cet événement saisonnier qui met en vedette les arts en milieu rural célébrera la Journée internationale de la danse. Huit artistes provenant de disciplines axées sur le mouvement se regrouperont à la ferme et créeront en plein air sous la thématique Ce qui nous unit… Leurs œuvres seront présentées au public à 17 h dans l’environnement même qui les aura nourries.

L’événement rassemblera les artistes Marie-Pier Laforge-Bourret (danse et performance, Montréal), Deborah Davis (arts visuels, Sherbrooke), Claude-Andrée Rocheleau (composition sonore et chorégraphie, Cookshire-Eaton), Aurélien Marsan (performance, Cookshire-Eaton), Marysole Gagnière (danse, ICI Danse, Eastmant), Amandine Garrido (danse, ICI Danse, North Hatley), Nancy Letendre (danse, ICI Danse, Sherbrooke) et l’instigatrice de RURART Amélie Lemay-Choquette (danse et peinture sur verre, ICI Danse, Cookshire-Eaton).
Rappelons que RURART est une résidence artistique qui sort l’art des milieux urbains et traditionnels (galerie, musée, salle de spectacle, etc.) pour gagner les milieux ruraux. L’événement propose aux spectateurs une formule de présentation originale qui s’harmonise avec le processus de résidence vécu par les artistes. Le public est invité à suivre un parcours artistique qui traverse les différents espaces de la ferme. Les personnes intéressées à en savoir davantage peuvent communiquer avec Amélie Lemay-Choquette en composant le 819 342-9348.

Ancrée Design : Trouver sa zone de confort

Encore beaucoup de gens perçoivent le design d’intérieur comme un service de luxe. La designer Emilie Drouin, établie à East Angus, le considère plutôt comme un moyen de sauver de l’argent. En cette ère du cocooning, les plans d’aménagement deviennent même des outils incontournables dans la conception d’espaces.

Un incontournable
Avec la technologie actuelle, le design intérieur permet encore plus de se projeter dans un futur espace. Cela permet ainsi de confirmer des choix et d’éviter des erreurs couteuses, une fois les travaux entamés. L’entreprise de Mme Drouin, Ancrée Design, utilise des outils vidéo de rendus réalistes en 3D. Tout peut y être contrôlé, que ce soit la force d’un éclairage ou les couleurs et textures d’un mur ou d’un plancher.

L’élaboration de tels plans est ce qui allume le plus la jeune entrepreneure. Ils conjuguent les besoins exprimés par les clients au savoir de la designer. Pour des projets commerciaux, ils peuvent être une étape nécessaire à l’approbation d’une municipalité par exemple. Dans un cadre résidentiel, Emilie Drouin le répète souvent à ses clients : « C’est vous qui allez vivre là. C’est important que vous soyez bien avec cette décision-là et que ça reflète bien ce que vous voulez. »

Quelques principes reviennent régulièrement lors de la conception d’un plan : la fonctionnalité, l’ergonomie et la maximisation. Ancrée Design croit dans les espaces évolutifs, qui sont d’abord utilisés pour une fin pour permettre ensuite d’être transformés. On n’a qu’à penser à une salle de jeux pour enfants qui deviendra un espace au gout des parents une fois les petits partis du nid.

Préparation en amont
« Que tu fasses affaire avec un designer ou non, il y a des trucs qui sont vraiment importants avant de débuter les travaux », poursuit Emilie Drouin. Il faut tout d’abord établir ses besoins, que ce soit en termes de rangement et de fonctionnalité. On doit ensuite établir un budget réaliste qui laisse place aux imprévus. « Il y a tout le temps des surprises ! », concède la jeune designer.

Finalement, on applique son gout et son style. Que ce soit en s’inspirant de revues ou d’idées pigées sur Internet, il faut savoir ce qu’on aime et avoir une idée du sentiment recherché dans la pièce à modifier ou rénover. On fait également un travail préalable en triant ce qu’on veut changer et ce qu’on veut conserver. Également, se renseigner de la nécessité d’un permis auprès de sa municipalité peut s’avérer une bonne idée.

Jamais trop tard
Malgré tous ces conseils, Emilie Drouin sait très bien qu’une idée soudaine peut venir tout faire basculer. C’est en quelque sorte ce qui l’avait elle-même mené vers le design d’intérieur. Alors qu’elle occupait depuis quelques années un emploi stable dans une institution bancaire, elle a eu une toute autre sorte d’appel. « Je me suis dit : “Si je fais pas ça, je vais le regretter, c’est sûr.” »

Celle qui avait quitté les bancs d’école des années plus tôt suit alors sa passion et entreprend un cours intensif à temps plein. Après la fin de sa formation, elle peaufine son bagage avec le cours de lancement d’entreprise de la Commission scolaire des Hauts-Cantons. Trois ans après le lancement d’Ancrée Design, Mme Drouin continue d’être en contact avec son coach de formation qui l’épaule dans son cheminement et ses décisions.

Si elle ne regrette pas ce «saut dans le vide» vers la vie de travailleuse autonome, il s’agit pour elle d’un travail de tous les instants qui demande de la discipline. « Il faut voir à tout, tout le temps », résume-t-elle.

En étant son propre patron, Emilie Drouin se sent plus en lien avec ses valeurs. C’est d’ailleurs ce principe qui l’a conduite à nommer son entreprise : s’ancrer des valeurs du client autant que des siennes. Celle qui se décrit comme une fille de campagne, plus que de ville, éprouve un besoin d’enracinement. « C’est s’imprégner de notre identité. C’est laisser cette empreinte dans un espace de vie. »

Après 20 ans d’inactivité, le Centre culturel de East Angus de retour avec une programmation régulière

Après presque 20 années sans programmation régulière, le Centre culturel de East Angus a repris du service en 2018-2019 en proposant une minisérie de cinq spectacles. Cette première saison culturelle depuis des lustres se terminera le 4 mai prochain avec une prestation intimiste de Kevin Parent.

Une longue absence
La salle d’East Angus a perdu son titre officiel de diffuseur culturel donnant droit à des subventions gouvernementales il y a près de deux décennies. « Lorsqu’il y a eu la fin du financement, le comité a cessé ses activités de production de spectacles », relate David Fournier, le directeur général de la ville, selon les informations qu’il a obtenues. Sans l’aide provinciale, certains des spectacles présentés dans la salle d’une capacité d’une centaine de personnes seulement devenaient déficitaires. Selon les nouveaux critères, seul un centre de diffusion par région pouvait être reconnu et c’est le Centre culturel de Weedon qui avait alors hérité du titre.

Certaines représentations ponctuelles ont tout de même été organisées à la salle d’East Angus au fil du temps. Les dernières en lice furent celles de Michaël Rancourt et du groupe Les Bellifontains. Puis, quelques événements simultanés sont venus raviver la flamme culturelle dans la ville.

La convergence des efforts
Il y a tout d’abord eu les rénovations de la salle Richard-Martel à l’automne 2017, qui ont dégagé la totalité du deuxième étage en enlevant le foyer central. Ensuite, une volonté politique a alloué un budget dédié à une offre de spectacles l’année dernière. Au même moment, rien n’était certain du côté de Loisirs Cookshire qui n’avait rien présenté depuis l’automne 2017.
Tranquillement, une petite équipe s’est mise en place. Caroline Paré, Suzanne Bussière, l’ancienne bookeuse du comité original, ainsi qu’Andrée Lehoux et Carole Paillé, du comité du centre culturel, ont formé un premier petit noyau citoyen. S’est joint à elles Jocelyn Phaneuf, membre du groupe Jaune et résident de la ville. Avec ses contacts dans le monde musical, il a contribué au passage de Steve Veilleux, chanteur de Kaïn, dans la petite salle le 16 février dernier.

Entretemps, le logo du Centre culturel s’est refait une beauté et sa salle de spectacles s’est dotée d’un nouveau système de son. La polyvalente Louis-Saint-Laurent prête également du matériel de scène. Fort d’une équipe et de l’appui de la ville, « tout était en place pour qu’on reparte les spectacles », se réjouit le directeur des loisirs, Vincent Héraud.
La première tête d’affiche de la saison 2018-2019 fut France D’Amour. En décembre, le spectacle de rodage de l’humoriste Alexandre Barrette afficha complet. Plus récemment, celui de Dan Bigras vit la totalité de ses billets s’envoler. On s’attend à ce que le spectacle de clôture de la saison du chanteur Kevin Parent connaisse le même sort.

Une offre en continu
Autant les citoyens que les responsables de la salle se montrent satisfaits. Le Centre culturel de East Angus a ceci de différent qu’il offre aux spectateurs la possibilité d’être tout près de l’artiste, et ce, à des prix comparables aux grandes salles moins chaleureuses qu’on retrouve par exemple à Sherbrooke.
En plus de la petite équipe citoyenne, le directeur des loisirs de East Angus est entouré de trois conseillers municipaux qui s’impliquent dans le succès de la salle Richard-Martel. Les efforts déployés par les élus Meagan Reid, Antoni Dumont et Nicole Bernier vont tous dans le même sens. « C’est toujours d’essayer d’attirer les jeunes familles », résume Vincent Héraud. « On vise à rendre la Ville de East Angus la plus dynamique possible. »

La programmation 2019-2020 du Centre culturel devrait être annoncée lors du premier rendez-vous de la saison des Concerts de la gare, le 27 juin prochain. Se voulant le plus inclusif possible, l’établissement accueille toujours les candidatures de ceux et celles intéressés à se joindre à son comité.

L’offre prévue pour la prochaine saison se veut encore une fois volontairement réduite, vu la présence d’autres diffuseurs déjà actifs sur le territoire et qui sont souvent des organismes municipaux, comme au Centre culturel. « On veut pas être en compétition, mais plus en complémentarité avec eux », termine le directeur général David Fournier.

La 5e saison des Bateaux-Dragons à Lac-Mégantic

La Maison La Cinquième Saison de Lac-Mégantic dévoilait récemment les détails de la cinquième édition du Festival des Bateaux-Dragons. La présidence d’honneur de l’événement a été confiée conjointement aux préfets Robert Roy et Marielle Fecteau, respectivement des MRC du Haut-Saint-François et du Granit.

La Maison La Cinquième Saison offre gratuitement des services de soins palliatifs à tous les citoyens des deux MRC du Granit et du Haut-Saint-François, depuis octobre 2013. Le Festival des Bateaux-Dragons représente une importante source de financement dans le budget de fonctionnement de la maison.

Les préfets Marielle Fecteau et Robert Roy ont souligné l’importance pour les citoyens des deux régions d’avoir accès à un tel organisme et ils souhaitent qu’un maximum de municipalités soit présent à l’édition 2019 du festival. Celle-ci se déroulera à la station touristique Baie-des-Sables de Lac-Mégantic, les 13 et 14 juillet prochains.

La compétition, qui se veut festive et amicale, regroupe bon an, mal an 25 équipes de 21 pagayeurs qui s’affrontent sur un parcours de 200 mètres. Les participants se répartissent dans diverses catégories citoyennes, corporatives et mixtes. L’objectif, cette année, est de recueillir 45 000 $, selon le directeur général de la Maison La Cinquième Saison, Richard Michaud. En 2017, 40 000 $ avaient été amassés.

Les gens intéressés à prendre part à l’événement peuvent s’inscrire dès maintenant sur le site Web de la Maison au www.maisoncinquiemesaison.org.

©2019 Journal Le Haut-Saint-François