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Centres de test sans rendez-vous

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS avise la population que les centres de test COVID-19 situés sous les chapiteaux à l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke et à l’Hôpital de Granby, tout comme ceux des urgences de l’Hôpital d’Asbestos et du CSSS du Granit sont accessibles sans rendez-vous. Rappelons que les quatre centres de test sont ouverts tous les jours de la semaine, de 8 h à 20 h. Seules les personnes qui répondent aux trois critères suivants pourront être testées: Revenir d’un voyage à l’extérieur du Canada, présenter un ou plusieurs de ces symptômes: fièvre ou toux ou difficultés respiratoires. Que les symptômes aient débutés dans les 14 jours du retour de voyage. De plus, seules les personnes domiciliées en Estrie seront testées dans les centres de test COVID-19 du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

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Appel à la générosité : Un incendie jette une famille à la rue

Le feu a rasé, en fin de semaine dernière, une résidence unifamiliale sur le chemin Lypsey, à Westbury, jetant à la rue une famille avec six enfants. Heureusement, les occupants sont sains et saufs. La maison est une perte totale. La municipalité fait appel à la générosité de la population pour venir en aide à cette famille. Si vous avez des articles à donner, veuillez communiquer avec le bureau municipal au 819 560-8450 et laissez un message en indiquant quels sont les articles que vous désirez donner, afin de les entreposer convenablement.

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Desjardins ferme une partie de ses centres de service : Mesures préventives COVID-19

Afin de respecter les nouvelles recommandations du gouvernement visant à diminuer la propagation de la COVID-19, les Caisses Desjardins du Haut-Saint-François fermeront temporairement quatre de leurs six centres de service dès le 18 mars.

Dans la MRC du Haut-Saint-François, les caisses de Cookshire-Eaton et de East Angus demeureront ouvertes aux membres. Les guichets automatiques à Weedon et La Patrie resteront accessibles, mais pas le service au comptoir. Celui de Bury sera, quant à lui, fermé au public.

Christine Ruest Rius, conseillère en communications et coopération chez Desjardins, précise que les rendez-vous urgents seront maintenus et seront faits en personne dans les centres ouverts ou par téléphone. Pour les autres rencontres, elles seront maintenues virtuellement. Toutes les personnes concernées seront contactées. Durant cette fermeture, les gens sont invités à utiliser les services AccèsD en ligne, via l’application mobile ou par téléphone, qui est disponible tous les jours de 6 h à minuit.

Le Mouvement Desjardins a récemment annoncé des mesures d’allègements de paiements aux membres touchés par le ralentissement économique créé par le virus. À ce sujet, Mme Ruest Rius mentionne que quiconque éprouvant des difficultés financières est invité à contacter son conseiller. Ce sera du cas par cas.

L’institution financière a mis cette procédure en place dans tous ses centres du Québec et de l’Ontario. Ce sont donc 349 points de service qui seront accessibles aux membres plutôt que les 872 habituels. « Il s’agit d’une situation sans précédent, à laquelle nous devons tous faire face. Celle-ci nous amène à prendre des décisions difficiles, mais nécessaires pour contribuer à freiner la propagation de la COVID-19. Malgré cette situation exceptionnelle, nous nous engageons à continuer de servir nos membres et clients », a déclaré Guy Cormier, président et chef de la direction du Mouvement Desjardins.

IGA Cookshire ouvre ses portes le 26 mars

Vidées de leur contenu et nettoyées, les tablettes se rempliront de nouvelles marchandises pour l’ouverture du 26 mars.

À moins d’un imprévu majeur, le marché d’alimentation IGA Cookshire ouvrira ses portes le jeudi 26 mars. Dès 7 h le matin, les usagers de la grande région de Cookshire pourront reprendre leurs habitudes, et ce après 6 semaines de fermeture.

Rappelons que le magasin a fermé ses portes en raison d’un incendie d’origine criminelle, survenu dans la nuit du dimanche 16 février. Le feu s’est déclaré près du quai d’embarquement causant des dommages au système de CO2 ainsi qu’à la place d’affaires située à l’étage supérieur. Le magasin a surtout été affecté par l’eau, notamment les murs près de l’origine du sinistre et la fumée.

Magasin propre
La clientèle entrera dans un magasin entièrement nettoyé, aseptisé et repeint à certains endroits. Tout ce qui se retrouvera sur les tablettes et à l’intérieur des frigidaires sera des produits frais, assure M. Denis. « Nous avons jeté tout ce qui était périssable. Tout ce qui était sec et consommable sans danger, certifié par le MAPAQ, a été donné à des organismes comme Moisson Haut-Saint-François et Moisson Cookshire-Eaton. » Le propriétaire a profité de l’occasion pour réaménager certaines dispositions à l’intérieur du magasin. « On a beaucoup modifié le coin des microbrasseries. Les bières seront désormais au froid. On a changé des étagères dans la boulangerie. » Quelques frigos seront également remplacés en raison des dégâts causés par l’eau. L’entrée du magasin a été retravaillée et repeinte. « Ce qu’on a été capable de modifier sans prolonger la période de fermeture, on l’a fait. Une chose qu’on avait en tête, c’était de garder l’âme du magasin. On veut que les gens retrouvent leur magasin. » À cet effet, M. Denis prévoit installer une bannière sur laquelle sera inscrite Bienvenue chez vous.

Réouverture
Le propriétaire n’envisage pas de faire de cérémonie spéciale pour la réouverture. « On ne veut pas faire comme si c’était un nouveau magasin. On veut montrer une continuité, exprimer aux gens que c’était un arrêt. On veut exprimer aux clients le plaisir de les revoir. » M. Denis souhaite tout de même signifier sa reconnaissance envers la clientèle. « Au départ, on a parlé de faire plein de dégustations pour la réouverture, mais en raison du coronavirus, on a tout enlevé ça. On a mis des tirages à la place. » Le propriétaire souligne néanmoins qu’il y aura tout de même une dégustation de bières locales de la Brasserie 11 comtés. Les tirages et la dégustation s’échelonneront sur trois jours soit du jeudi au samedi. On procédera à un tirage par jour d’un certificat-cadeau d’une valeur de 250 $. On prévoit aussi effectuer un tirage sur Facebook. Il y aura également, en magasin, la roue chanceuse pour gagner des points Air Miles.

Interrogé à savoir s’il craint de perdre une partie de sa clientèle après six semaines de fermeture, il mentionne : « Je ne pense pas, je fais confiance à mes clients. » M. Denis souligne que le magasin a continué d’offrir un service en ligne et de livraison malgré tout. Il ajoute que le sentiment d’entraide caractérisant le milieu, l’implication de la municipalité pour instaurer un transport et la contribution du député de Mégantic, François Jacques, dans la démarche contribuent à consolider sa clientèle. Le propriétaire ajoute avoir reçu régulièrement des appuis de la population. « J’ai eu au moins 100 personnes qui m’ont appelé pour m’offrir leur aide à me donner un coup de main bénévolement. Malheureusement, je ne pouvais accepter en raison des assurances. » Véritable apôtre de l’achat local, M. Denis mentionne avoir un retour des choses. « Les fournisseurs, entrepreneurs locaux travaillent fort pour que tout soit correct. » D’autre part, ce dernier ne cache pas sa satisfaction au fait que les 76 employés du magasin ont tous été payés au cours de la fermeture, période couverte par la police d’assurance. Mentionnons que l’enquête policière de la Sûreté du Québec est toujours en cours.

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IGA Cookshire to Open March 26

Barring a major unforeseen event, the IGA Cookshire grocery store is to re-open on Thursday, March 26. Starting at 7 a.m., clients in the greater Cookshire-Eaton region will be able to resume their shopping habits after 6 weeks of closure.

The store closed its doors due to a fire of criminal origin, which occurred on the night of Sunday, February 16. The fire broke out near the boarding dock, causing damage to the CO2 system as well as to the business offices located on the upper floor. The store, especially the walls near the source of the incident, was mainly affected by water and smoke.

Clean Store
Clients will enter a store that is fully cleaned, sanitized and, in some places, repainted. All the products on the shelves and inside the fridges will be fresh, said Denis. “We threw away everything that was perishable. Everything that was dry and safe to eat, certified by MAPAQ [Quebec Ministry of Agriculture, Fisheries and Food], was donated to organizations such as Moisson Haut-Saint-François and Moisson Cookshire-Eaton.” The owner took the opportunity to rearrange some of the provisions inside the store. “We have changed the microbreweries corner a lot. The beers will now be cold. We changed shelves in the bakery.” Some fridges will also be replaced due to water damage. The store entrance has been reworked and repainted. “What we were able to change without extending the closure period, we did. One thing we had in mind was to keep the soul of the store. We want people to get back their store.” To this end, Denis plans to install a banner bearing the words “Welcome Home.”

Re-opening
The owner does not plan to hold a special reopening ceremony. “We don’t want to pretend it’s a new store. We want to show continuity, to tell people that it was a pause. We want to express to customers the pleasure of seeing them again.” But Denis wishes to express his gratitude to the clientele. “At the start, we talked about having lots of tastings for the reopening, but because of the coronavirus, we removed everything. We’re having drawings instead.” However, he pointed out that clients will still be able to taste local beers from the Brasserie 11 comtés. The drawings and tasting will take place over three days, from Thursday to Saturday. There will be one daily drawing of a $250 gift certificate. There are also plans to have a drawing on Facebook. In the store, there will also be the Lucky Wheel to earn Air Miles points.

Asked if he feared losing part of his clientele after six weeks of closure, he said: “I don’t think so. I trust my clients.” Denis said the store had continued to offer online and delivery services despite everything. He added that the feeling of mutual aid characterizing the community, and the contribution of the municipality and of Mégantic MNA François Jacques in setting up the shuttle bus during the closure helped to consolidate his clientele. The owner added that he regularly received support from the population. “I have had at least 100 people who have called me about helping out on a volunteer basis. Unfortunately, I could not accept their aid because of the insurance.” A true advocate for local purchasing, Denis says things are back in order. “Our suppliers and local entrepreneurs are working hard to make sure everything is good.” On the other hand, he did not hide his satisfaction at the fact that the 76 employees of the store were all paid during the closure, a period covered by the insurance policy. It should be noted that the Sûreté du Québec police investigation is still underway.

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COVID-19 : Le HSF vit au rythme du Québec

Le Haut-Saint-François n’échappe pas aux mesures mises de l’avant par le gouvernement du Québec afin d’éviter la propagation du coronavirus COVID-19. Toutes les écoles et garderies (publiques/privées) sont fermées sauf pour les enfants de parents travaillant dans le réseau de la santé, policiers, pompiers et ambulanciers. Les CHSLD du territoire et hôpitaux de la région sont également fermés aux visiteurs.

À la Commission scolaire des Hauts-Cantons, le directeur général, Martial Gaudreau, mentionne avoir mis en place six points de service de garde, ouverts de 7 h à 18 h du lundi au vendredi, dont trois sur le territoire du Haut-Saint-François. Il s’agit des écoles primaires Saint-Camille à Cookshire-Eaton, du Parchemin côté Couvent à East Angus et Notre-Dame-du-Sacré-Coeur à Weedon. L’objectif, explique-t-il, est d’être en mesure d’accueillir les enfants des personnes œuvrant « dans le secteur de la santé et de la sécurité civile. On pense aux policiers, ambulanciers, pompiers. Donc, ça s’adresse à ces gens-là. » Les personnes concernées doivent s’inscrire sur le site québec.ca/coronavirus.

Depuis dimanche dernier, le gouvernement du Québec a resserré les mesures de sécurité en ajoutant à sa liste de fermeture les résidences pour personnes âgées et lieux publics comme les bars, cinémas, bibliothèques, centres d’entraînement, salles de danse et autres. L’ensemble des municipalités du Haut-Saint-François a suspendu les activités publiques, certaines comme Scotstown, Cookshire-Eaton et peut-être d’autres ont fermé l’accessibilité au public. À East Angus, l’aréna, le Centre culturel et le Centre communautaire sont fermés. Il en est de même à Weedon. Des assemblées publiques d’information prévues dans les secteurs Johnville et Sawyerville à Cookshire-Eaton sont annulées. Il en est de même pour des rencontres d’information prévues à Lingwick et La Patrie. Les activités de l’AFEAS sont également interrompues sur le territoire jusqu’à nouvel ordre. Les églises sont aussi fermées pour une période indéterminée. Au moment d’écrire ces lignes, lundi matin juste avant de mettre sous presse, les restaurants étaient épargnés. Toutefois, on demandait aux restaurateurs d’accueillir seulement 50 % de leur clientèle et de maintenir une table vide entre les clients. Le gouvernement suggérait également aux citoyens de limiter les déplacements dans les commerces. Pour le reste, les entreprises, commerces, places d’affaires, marchés d’alimentation, tout fonctionnait normalement. L’État québécois invitait néanmoins les entreprises à prendre des mesures de sécurité et suggérait aux personnes aptes à faire du télétravail de la maison. Conscient des inconvénients économiques qu’entraînera la crise liée au coronavirus, le premier ministre du Québec, François Legault, mentionnait que des mesures de support et d’accompagnement pour les entreprises seraient mises en place rapidement.

Mentionnons que le CIUSSS de l’Estrie – CHUS a procédé, en fin de semaine dernière, à l’ouverture de quatre centres de test désignés pour le COVID-19 notamment à Sherbrooke, à l’hôpital de Granby, à l’hôpital, CLSC et centre d’hébergement d’Asbestos et au CSSS du Granit. Tout près de nous, un chapiteau a été érigé à proximité de l’urgence de l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke. Les centres sont ouverts tous les jours de 8 h à 20 h pour une durée indéterminée. Pour se présenter, il faut correspondre aux trois critères fixés soit revenir de voyage à l’extérieur du pays, présenter un ou plusieurs symptômes de la COVID-19 (fièvre, toux, difficultés respiratoires) et avoir vu ses symptômes se manifester dans les 14 jours depuis le retour de voyage.

Rappelons que le texte a été rédigé lundi matin et que les choses peuvent avoir évolué entre ce moment et la distribution du journal.

Assemblées de secteurs en forêt privée : Une course aux délégués bat son plein

Le président du Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec, André Roy, s’est adressé aux membres avant de céder la parole au président de l’assemblée, Hugues Beaudoin.

Les producteurs forestiers contre le projet de mise en marché collective du bois de sciage sapin-épinette défendu par le Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec ont réussi à faire élire 14 des 15 délégués lors de l’assemblée de secteur, le Haut-Saint-François. Ces personnes représenteront le secteur lors de l’assemblée générale annuelle du Plan conjoint et du Syndicat.

Contrairement à d’autres assemblées de secteurs, celle du Haut-Saint-François s’est déroulée dans l’ordre et le respect. Il était clair que les tenants du pour et du contre avaient fait leur devoir en prévision du vote. Résultat évident, l’assistance est passée de 35 personnes, l’année dernière, à plus de 160 personnes réunies à la salle communautaire de Johnville lundi passé. Chaque partie a déposé sa liste de 15 personnes qui ont été soumises au vote secret. Selon le président de l’assemblée, Hugues Beaudoin, ce ne sont pas toutes les personnes habilitées qui se sont prévalues de leur droit de vote, mais 145 ont signifié leur préférence. De ce nombre, trois bulletins ont été rejetés. La majorité des voix a été en faveur des délégués contestant le projet. Par contre, la situation est inverse quant au choix des quatre substituts. Trois d’entre eux étaient pour le projet contre un en désaccord.

Satisfaction
Le président de l’Association de défense des producteurs forestiers, Daniel Duteau, groupe s’opposant au projet, qui participait à la rencontre à titre d’observateur, était évidemment satisfait du résultat. Outre l’assemblée dans le Haut-Saint-François, les opposants avaient également obtenu une majorité de délégués dans les autres assemblées de secteurs précédents. « On va espérer que ça continue dans les autres assemblées. » Faire obstacle au projet n’est pas la seule raison qui motive M. Duteau. « Le but, c’est par les délégués, rectifier le déséquilibre au niveau du conseil d’administration. On aimerait bien pouvoir faire de quoi par rapport aux règlements. Si on est majoritaire cette année, M. Roy (président du Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec) n’aura pas le choix de mettre notre proposition à l’étude. » M. Duteau et les membres de son groupe dénoncent le fait que la majorité des administrateurs, six sur huit, précise-t-il, soient également administrateurs de groupements forestiers. Sans le dire ouvertement, il laisse entendre que ça ressemble à du conflit d’intérêts. La proposition qui avait été rejetée, dit-il, visait à modifier la composition des membres du conseil d’administration pour une règle de ⅓ entrepreneurs forestiers, ⅓ propriétaires et un autre tiers pour les petits propriétaires.
Quant au projet, M. Duteau dit craindre que l’histoire se répète. « Quand on a perdu le 4 pieds, on a connu un favoritisme terrible en faveur des groupements forestiers, ça nuisait aux petits producteurs et aux entrepreneurs. » Ce dernier craint également que le syndicat dirige le bois, même s’il prétend le contraire. « Les membres de l’Association des camionneurs dirigeraient le bois seulement aux acheteurs choisis par le syndicat. » Le projet de mise en marché collective du bois de sciage sapin-épinette résineux pour le Plan conjoint du Sud du Québec a été adopté en assemblée générale spéciale le 9 novembre 2017. Il fait l’objet de contestation devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec. Les opposants sont principalement les industriels, dont Domtar inc., le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) et des entrepreneurs forestiers. Les séances devraient se compléter en mai prochain. La régie rendra sa décision au cours des prochains mois.

Président
Le président du Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec, André Roy, ne cache pas que le choix des délégués n’est pas ce qu’il aurait souhaité, mais admet que ce n’est pas surprenant dans une assemblée aussi nombreuse. « J’espérais autre chose, mais reste que la mobilisation a été bonne. On a des réunions de secteurs depuis 1986 et c’est la réunion la plus importante à laquelle j’ai assisté. » M. Roy attribue le résultat à de la désinformation qui aurait été véhiculée auprès des producteurs. « Il y a des gens qui circulent dans les rangs et qui disent qu’on veut diriger le bois dans les usines, qu’on veut imposer des contingents, que le type aura plus le choix de son transporteur. Donc, tout ça fait en sorte que des gens y croient. » Soutenant que cette information est véhiculée à tort, M. Roy ne s’en cache pas, « là, on a de l’éducation à faire. » Faisant référence à près de la moitié de l’assistance, « on a une soixantaine de personnes qui sont venues ici et qui sont convaincues que c’est une bonne chose ce qu’on fait. »
Le choix de 14 délégués doit-il être perçu comme une menace éventuelle, M. Roy avoue ne pas savoir. « J’avoue que je ne sais pas l’intention derrière ça, je ne vois pas venir. C’est la régie qui a le sort de l’initiative dans les mains, c’est même pas l’assemblée. Donc, ce qu’ils veulent faire, je ne sais pas. » Le président du syndicat est d’avis qu’une majorité de délégués contre le projet ne pourrait pas faire basculer les choses lors de l’assemblée générale du Plan conjoint. « Non, parce qu’on est rendu, c’est comme une cause pendante devant les tribunaux. La décision va se prendre à la régie. » M. Roy prétend ne pas voir comment les délégués pourraient influencer quoi que ce soit. Dans l’hypothèse où la régie tranche en faveur du syndicat et qu’une majorité de délégués seraient contre, ces derniers ne pourraient intervenir avant l’an prochain, d’affirmer M. Roy.

Quant à la possibilité de modifier les règlements notamment la représentativité des membres au conseil d’administration, M. Roy explique. « Le Syndicat tient deux assemblées générales, celle du Syndicat et du Plan conjoint. Ce sont les membres du Syndicat qui peuvent modifier le règlement. Il faudrait modifier quelques règlements parce que tous les producteurs membres du Syndicat ont le droit d’être élus. Là, il (M, Duteau) trouve qu’il y a trop de gens des groupements forestiers, mais notre règlement dit que tous les producteurs sont éligibles, membres de groupements forestiers ou pas. Je ne sais pas comment on pourrait modifier ça, sans que ça devienne discriminatoire. »

Une autre assemblée de secteur à Magog s’est déroulée la semaine dernière.

Projet
Selon M. Roy, la contestation envers le projet provient principalement des industriels et de producteurs-entrepreneurs. Le projet, explique-t-il, vise l’équité et la transparence. On veut négocier collectivement des prix pour le bois livré aux usines et des taux de transport avec les camionneurs. « Le projet veut négocier collectivement au nom de tous les producteurs. On négocierait à la fois, les prix, la qualité et le volume. On négocierait aussi les conditions de transport avec les transporteurs. » M. Roy prétend que dans une même municipalité, il peut y avoir des écarts de 20 à 25 % entre les différents producteurs pour ce qui est des prix du transport. « Ce qu’on veut nous, c’est qu’il y ait plus d’équité. Le petit producteur qui fait deux à trois voyages par année n’a pas le même pouvoir de négociation que celui qui en fait 200 ». Évidemment, cette intention ne fait pas le bonheur des transporteurs ; on en compte plus d’une quinzaine qui fait affaire sur le territoire du Haut-Saint-François.

Annulations
En raison des avis du gouvernement du Québec et compte tenu que plusieurs producteurs sont âgés de 65 ans et plus, donc plus à risque, le Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec suspend toutes ses activités syndicales et celle du Plan conjoint jusqu’à nouvel ordre. Par ailleurs, la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec reporte la tenue des audiences prévues du 24 au 27 mars au 20, 21 et 22 mai prochains.

Soirée reconnaissance au CJE : « Ça prend un village pour élever un enfant » — Edward Humphrey

Le CJE, en collaboration avec l’Association des Townshippers et le PRÉE, a organisé un 5 à 7 pour remercier les gens qui s’impliquent dans la réussite éducative.

Dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire, le Carrefour jeunesse-emploi (CJE) du Haut-Saint-François a pris l’initiative d’organiser une soirée reconnaissance pour souligner les gens de notre MRC qui font une différence dans la réussite éducative. Comme le mentionnait l’animateur, Edward Humphrey, « ça prend un village pour élever un enfant. »

Se déroulant à même leurs locaux à East Angus, l’événement regroupant une trentaine de personnes était organisé par le CJE, en collaboration avec l’Association des Townshippers et le Projet Partenaires pour la réussite éducative en Estrie (Projet PRÉE). La soirée avait pour but de « souligner la réussite éducative dans son sens large qui n’est pas nécessairement en lien avec le scolaire, mais aussi en lien avec la socialisation. Donc les comportements, les valeurs et les attitudes dans la société », explique Judith Olson, coordonnatrice des services à l’intervention au CJE.
Les organisateurs trouvaient important d’inclure la communauté anglophone, c’est pourquoi la présentation était bilingue. « En créant ces partenariats, on augmente la confiance de la population anglophone et leur donne accès à de bons services », affirme M. Humphrey, responsable de projets pour l’Association des Townshippers.

Un appel a été lancé à toutes les municipalités du Haut-Saint-François. Chacune d’elle devait nommer un citoyen, un organisme ou une entreprise qui fait partie de la réussite éducative ou qui pose des gestes qui font une différence. Selon M. Humphrey, « c’est à la portée de tout le monde de faire une réelle différence dans la réussite éducative de nos jeunes. » Sur les 14 municipalités, 4 ont soumis des candidatures. Au total, 10 personnes provenant de Cookshire-Eaton (Johnville et Sawyerville), La Patrie et St-Isidore-de-Clifton se sont vu remettre un certificat. Ces citoyens sont engagés de différentes façons auprès des jeunes. Il y a notamment Naomi Jervis-Read, une dame de 98 ans qui passe 3 jours par semaine à l’école pour aider les enfants. Elle adore s’impliquer. « Ils ne peuvent pas me garder à la maison (They can’t keep me home) », lance-t-elle. Une policière, Cathie Faucher, a également été soulignée pour son implication auprès des jeunes de La Patrie. La mairesse, Johanne Delage, affirmait qu’il est très rare qu’un membre de la police soit reconnu, surtout au niveau de la jeunesse. Elle ajoute grâce aux interventions de Mme Faucher, il y a une baisse notoire d’actes répréhensibles chez les jeunes dans la municipalité. Un commentaire revenait parmi les candidats, aucun n’agit dans le but de recevoir une reconnaissance. « Nos jeunes sont tellement précieux, tout ce qu’on peut faire pour eux, il faut le faire », affirme Jean-Claude Vézina, un des récipiendaires.

M. Humphrey tenait à remercier tous ces gens pour leur dévouement et leur travail. Une deuxième édition est déjà prévue pour l’an prochain et les organisateurs espèrent que plusieurs municipalités s’y joindront.

Internet HV pour les mal desservis : Un projet possible pour le Haut-Saint-François

Le directeur général de la MRC du Haut-Saint-François, Dominic Provost, insiste pour dire que le programme d’aide s’adresse essentiellement aux zones comprenant 100 % de mal desservis.

Le conseil des maires a mandaté les responsables de la MRC du Haut-Saint-François à signer une entente conditionnelle à sa satisfaction avec l’entreprise de télécommunication Cogeco. Cette dernière pourrait déposer un projet visant à desservir les mal desservis internet sur le territoire, et ce, dans le cadre du programme d’aide financière du fonds de large bande du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC)
Au moment d’écrire ces lignes, l’entente n’était pas encore signée avec Cogeco, les discussions avec la MRC étaient toujours en cours. Précisons que le programme d’aide s’adresse aux entreprises de télécommunication d’où la nécessité que le projet suscite suffisamment d’intérêt auprès d’une entreprise privée pour qu’elle daigne se l’approprier et le présenter. La date butoir pour déposer les projets auprès du CRTC est le 28 mars prochain. L’initiative consiste à desservir les zones contenant cent pour cent de mal desservis. La notion de mal desservi est de 50 mégabits (Mbit/s) en vitesse de téléchargement et 10 mégabits (Mbit/s) de téléversement. Selon les données recueillies, on compterait 4 557 résidences éligibles au programme dans le Haut-Saint-François.

Pour déterminer les mal desservis, le CRTC a établi une caractérisation du territoire délimité en hexagone et il doit en contenir 100 % pour être éligible. « Si dans un hexagone la majorité des gens sont bien desservis, le projet ne financera pas cet hexagone », d’exprimer Dominic Provost, directeur général à la MRC du Haut-Saint-François.

Afin de s’assurer que l’ensemble des mal desservis soit bien identifié, Communications Haut-Saint-François a mandaté la firme Pierre Collin B2 avec le concours du personnel de la MRC, via le service de géomatique, et des municipalités, d’effectuer une caractérisation du territoire et de négocier avec une firme de télécommunication dans le but de présenter un projet concernant notre territoire. « Le but est de s’assurer qu’on n’en échappe pas », d’exprimer M. Provost. Effectivement, la caractérisation effectuée pour le compte de la MRC diffère de celle définie par le CRTC.
M. Provost se fait rassurant envers les secteurs déjà desservis. « On ne fera pas concurrence à des zones déjà desservies par un fournisseur. On ne veut pas nuire à une entreprise locale. » Le directeur général de la MRC mentionne que l’appui envers Cogeco est motivé entre autres au fait qu’elle soit une entreprise d’envergure, sérieuse et disposée à investir dans le projet. En fait, les discussions avec cette entreprise porteraient, entre autres, sur l’acceptabilité de la caractérisation des zones sur notre territoire. M. Provost mentionne que quatre villages ont déjà la fibre optique dans un projet antérieur réalisé par la MRC soit Bury, Marbleton, Saint-Gérard et Fontainebleau. D’autres zones comme East Angus et la concentration urbaine de Cookshire sont déjà desservies. Au moment d’écrire ces lignes, les représentants de la MRC ignoraient si le projet serait déposé et quand le CRTC rendrait sa décision.

Les Cuisines Collectives du Haut-Saint-François : Développer l’autonomie alimentaire

Guillaume Loiselle-Boudreau, directeur général des Cuisines Collectives du Haut-Saint-François, prévoit mettre sur pied une table de concertation en sécurité alimentaire.

Mars est le mois de la nutrition et le 26 sera la Journée nationale des cuisines collectives. Dans le Haut-Saint-François, 13 des 14 municipalités ont désormais accès aux services de cet organisme dont la principale mission est de développer l’autonomie alimentaire. Différents enjeux nuisant au droit à l’alimentation ont été notés et les responsables prévoient mettre sur pied une table de concertation en sécurité alimentaire.

Guillaume Loiselle-Boudreau, directeur général des Cuisines Collectives du Haut-Saint-François, explique que, contrairement à la croyance populaire, les activités de l’organisme ne s’adressent pas seulement aux personnes défavorisées. C’est accessible à tout le monde, et ce, peu importe le statut social. « Le but, c’est le renforcement des capacités, des compétences culinaires. Que les gens apprennent à cuisiner », explique le directeur. Les activités proposées servent à améliorer l’alimentation des gens de façon générale en passant par l’éducation. Elles permettent également de briser un isolement pour certaines personnes. Les animateurs, également formés en travail social, peuvent offrir un support aux membres et les rediriger vers les bonnes ressources.

À travers l’organisme, les intervenants veulent soutenir le droit à l’alimentation. « L’alimentation est non seulement un droit fondamental reconnu à l’international et au Canada, mais c’est surtout un besoin essentiel nécessaire à la vie », explique M. Loiselle-Boudreau. Plusieurs enjeux peuvent faire en sorte que ce droit est brimé, selon le directeur. Si la pauvreté est un facteur important, le fait d’habiter en région éloignée en est un autre. « En milieu rural, les gens à faible revenu qui habitent dans un village plutôt éloigné, il y en a qui n’ont pas de voiture. L’épicerie pour eux, ça veut dire aller au IGA à East Angus, Cookshire-Eaton ou Weedon. Donc, c’est la problématique, ils vont faire leur épicerie des fois au dépanneur où la variété n’est pas toujours là et les prix sont plus élevés. » C’est dans l’optique de contrer ces différents enjeux que l’organisme démarre une table de concertation en avril prochain. Ces rencontres permettront de définir la mission, la vision, les objectifs et la gouvernance de cette instance de concertation. Par la suite, différents projets communs visant à permettre aux personnes et aux familles de mieux s’alimenter et d’atteindre une plus grande sécurité alimentaire seront collectivement élaborés. Ces rencontres sont ouvertes au public et quiconque est intéressé par l’enjeu de la sécurité alimentaire est bienvenu, mentionnent les organisateurs, Guillaume Loiselle-Boudreau et Marjolaine Larocque, organisatrice communautaire pour le CIUSSS de l’Estrie – CHUS.

Pour les Cuisines Collectives du HSF, d’autres projets sont en préparation. Une nouvelle animatrice a été engagée pour couvrir l’ensemble du territoire. L’organisme a récemment reçu un financement pour intervenir auprès des jeunes. « On développe un projet actuellement. On va faire le tour de toutes les garderies en milieu familial et CPE pour faire des ateliers culinaires. Découverte des couleurs, des saveurs, mais aussi des différentes étapes de transformation », explique M. Loiselle-Boudreau. Des activités, déjà en place dans certaines écoles primaires, seront développées à travers la MRC. De plus, les responsables de l’organisme envisagent d’ouvrir les fins de semaine pour permettre des rencontres parents-enfants.
Pour ceux intéressés à participer aux tables de concertation, celles-ci se dérouleront les 1er avril et 30 avril de 8 h 30 à 12 h, à la salle communautaire des Chevaliers, située au 143, rue St-Pierre à East Angus.

Journée pour les femmes de Dudswell et East Angus : Se reconnecter avec soi-même

Les femmes de Dudswell et d’East Angus ont pris un moment pour elles lors d’une journée organisée par l’AFEAS de Dudswell.

Une cinquantaine de femmes de Dudswell et d’East Angus ont pris un moment pour elles lors d’une journée organisée par l’AFEAS de Dudswell dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes. L’événement qui se déroulait au sous-sol de l’église Saint-Clément de Bishopton proposait diverses stations beauté. « Le but est d’essayer d’avoir une petite journée pour se changer les idées et se reconnecter avec soi-même », explique Paméla Fournier, membre de l’AFEAS.

Pour l’occasion, six femmes de la communauté ont été choisies pour se faire offrir une métamorphose complète. Celles-ci ont été désignées selon leur situation familiale, des mères monoparentales ou simplement qui n’ont pas les moyens de s’offrir des services de beauté. « Je viens de me séparer, j’ai une nouvelle job, je le prends vraiment comme un nouveau départ », exprime Hélène, une de celles choisies. Pour plusieurs mères, profiter des services tels que la coiffeuse n’est pas une priorité. Parfois, elles ressentent surtout le besoin de parler et d’être écoutées, affirme Mme Fournier. Vivre une telle journée permet également de briser l’isolement.

L’activité 100 % bénévole permettait aux femmes de profiter des services de massage, pressothérapie, méthode Access Bars, coiffure, maquillage, soins du visage et manucure, le tout gratuitement. Un dîner préparé par les membres de l’AFEAS était offert ainsi qu’une conférence sur le pouvoir féminin par Andréanne Jutras.

L’AFEAS est un organisme qui existe depuis près de 55 ans et qui milite pour la reconnaissance des droits des femmes. Les membres travaillent pour la parité des femmes dans toutes les sphères.

Sawyerville Seed Festival : A record attendance

Participation in the last edition of the Sawyerville Seed Festival was record-breaking.

Nearly 325 persons participated in the recent Sawyerville Seed Festival, looking for seeds, eager to talk with artisans, and keen to learn more about their hobbies. It was a record-breaking crowd.

In a festive atmosphere, visitors gathered to plan their 2020 gardening season in the basement of the Sawyerville Catholic church, in Cookshire-Eaton. The event was organized by the Sawyerville Community Garden in collaboration with SÈME Évenements, an eco-responsible organization. A total of 27 exhibitors presented their products and 5 speakers addressed various subjects such as green fertilizers, the botany of seeds, companionship with nature, the effect of coffee according to a herbalist-therapist, as well as different options for autonomy and living soils. A corner with a facilitator was available for children. The community kitchens offered smoothies, and the Ramana Hotel (Sawyerville Hotel) served no less than 120 meals.
Chantal Bolduc, president of the Community Garden, noted a high level of participation in the various presentations, which focused on approaches for sustainable development. Marie-Claude Bibeau, MP for Compton-Stanstead and Minister of Agriculture and Agri-Food, also participated in the activity. She took the time to meet the exhibitors and chat with visitors.
Bolduc said she was very satisfied with the event. “It is beyond my expectations,” she said, and expressed thanks to all the volunteers involved. The annual general meeting of the Community Garden is planned for April 7, and at that time the schedule for the summer season will be announced.

actualite

Journée nationale du travail invisible : L’AFEAS de Cookshire-Eaton marchera à Sherbrooke

L’Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFEAS) de Cookshire-Eaton participera à la marche qui se tiendra au lac des Nations, le 7 avril prochain. L’objectif est d’emboîter le pas au mouvement provincial, réclamant de la part des gouvernements du Canada et du Québec qu’ils reconnaissent du premier mardi d’avril, la Journée nationale du travail invisible.
Ça fait 20 ans que le mouvement souligne l’apport du travail invisible et souhaite que les deux paliers de gouvernement la reconnaissent à sa juste valeur. L’apport du travail invisible contribue pour plusieurs centaines de millions de dollars dans l’économie du pays et de la province, soutient le mouvement. Bien que la reconnaissance touche principalement les femmes, plusieurs hommes sont également concernés. Ce qui est considéré comme du travail invisible consiste en du travail non rémunéré souvent offert par amour auprès d’un proche ou par devoir. À l’intérieur de ce concept, on inclut notamment un des parents qui met son travail en parenthèse pour s’occuper des enfants à la maison, un parent qui interviendra comme premier aidant pour un enfant handicapé ou un proche en fin de vie. Cela englobe également tout le travail bénévole effectué au sein d’une communauté.

L’AFEAS souhaite que les gouvernements reconnaissent l’apport social et économique de ces nombreuses personnes. « Dans notre organisme, il y a beaucoup de membres qui sont des aidants naturels », d’exprimer Lucille Chabot, présidente de l’AFEAS de Cookshire-Eaton. Membre du comité organisateur pour la marche, Mme Chabot invite également les hommes à y participer. Selon les informations obtenues, des membres des trois autres AFEAS du Haut-Saint-François participeront à la marche de Sherbrooke, le 7 avril prochain.

Rachel Garber

IT IS HERE

“It will be coming to a city, a hospital, a friend, even a family member near you at some point. Expect it. Stop waiting to be surprised further.”

Thus spoke Dr. Abdu Sharkawy, infectious diseases specialist in Toronto, quoted by Yahoo News last week. As I write, the first case in Sherbrooke was reported, and more than a dozen others in Quebec. Prime Minister Trudeau and his wife Sophie are in self-isolation, awaiting testing results, and so is NDP Leader Jagmeet Singh.

It is here – Coronavirus Disease 2019, or COVID-19.

FEAR OR DENIAL?
Dr. Sharkawy was warning about the reality of the new coronavirus disease COVID-19, but even more about the wave of fear that has prompted, in some parts, so much stockpiling of toilet paper and other supplies.

It bears thinking about. He asks: Are we teaching our children rationality, open-mindedness and altruism, or are we teaching them to panic and to be self-interested?

Maybe we’re in denial, and sometimes that can be more adaptive than panicking. But if it causes us to continue behaviours that invite a coronavirus into our lives, that denial is harmful to ourselves and those around us.

A good example of this is Utah basketball player Rudy Gobert. At a press conference last week, he mocked the risk of contracting COVID-19 by touching all the reporters’ microphones and recorders on the table in front of him. Two days later, COVID-19 caught up with him, and the NBA cancelled its season.

WILL CONES SAVE US?
A more insidious example: How many times does a person touch their face an hour? On average, 23 times, says Google. It’s a habit that is as constant as it is unconscious. It’s just the best way of inviting the novel coronavirus into your lungs.

Here’s a solution: You know those cones dogs wears after surgery, to keep them from licking their wounds? Try wearing your dog’s “cone” around your neck as a face-shield. “It’s for your own good,” your dog will explain to you. “You have to stop touching your face!” Would it help to just imagine you are wearing such a cone?

How often we touch our face is nothing compared to how often we touch our smartphones. Between 2,500 and 5,000 times a day! On average, that’s 104 times an hour.

Because touching is inevitable, there’s washing. Washing your hands, your smartphone, or other surfaces. Whether you wash with soap and water or with sanitizer, it’s important to wash long. The time it takes to sing “Happy Birthday” twice, they say. I haven’t timed “C’est à ton tour de te laisser parler d’amour,” but you could try it out.

And stay far away from each other. I’ve heard one metre is good, two are better. That’s not easy in Quebec! Elbow-bumps could replace handshaking, but then we’re told to sneeze into our elbows. Hmm.

TAKE CARE

The new year has dealt us quite a blow, with Covid-19 coming on the heels of locusts and droughts, hurricanes and tornados, floods and fires, starvation and suffering in so many parts of the world.

It’s time to take care of each other, and I see signs we are moving in that direction.

Now then, couldn’t we make the same kind of concerted effort to take care of the planet, too?

HEALTHY EATING, 18th
Healthy Eating – More than Food! That’s the topic of a Health Link presentation today, Wednesday, March 18 in Bury. François Bergeron will speak about Canada’s new food guide, recipe ideas, and more. Bergeron is a registered dietition with the CIUSSS de l’Estrie – CHUS’ HSF RLS, our health centre. The talk begins at about 12:30, and ends at 2 p.m. It’s at the Armoury Community Centre, 563 Main Street. Info: 819-560-8540 x 9. (Call first to be sure the event is still on.)

INCOME TAX ASSISTANCE, Closed
The bilingual income tax assistance program in Sawyerville for persons with limited income is closed until further notice, because the Municipality of Cookshire-Eaton has closed the Sawyerville Community Centre, as well as other public venues.
Danielle Paré asks that previous clients of this service call her for more information, and to know how to proceed. Info: Danielle, 819-889-2614.

SUGAR SHACK BRUNCH, 29th

A Sugar Shack Brunch is planned for Sunday, March 29, at the Saint-Mathias-de-Bonneterre Community Centre, 2019 Route 210. The brunch is from 10 a.m. to 1 p.m., followed by a folk gala in the afternoon. Proceeds to benefit the Saint-Mathias-de-Bonneterre Community Centre. The activity is expected to happen as planned, and disinfectant and gloves will be used by the servers. Info: 819-889-2558.

CANCELLATIONS
Better safe than sorry, say a number of event organizers. So far, a few events that have been postponed indefinitely are:
The Miracle Worker, the play at the Centennial Theatre, Bishop’s University.

The Back Porch Haiku book launch by Marjorie Bruhmuller.
For Love of the River: A Rapid-Fire Reading, Ricochet Writing Event to Benefit Action Saint-François, organized by Angela Leuck, celebrating Water Lines, the new book by Townships writers.

Catholic Masses across Quebec, cancelled by the Quebec Catholic Archdiocese.

CHURCH SERVICES
Anglican. Sunday services are at 9:30 a.m. in Bury, and at a bit past 11 a.m. in Cookshire, at the Trinity United Church hall (side door). Call first. Info: 819-887-6802.
United. Sunday services are cancelled for the next two weeks, due to coronavirus precautions. Info: 819-889-2838 (listen to the message).
Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.

Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email rawrites@yahoo.com by March 23 for publication April 1st, or by April 6 for April 15.

Carnaval de East Angus

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Le MTQ consacrera 166 M$ pour la réfection des routes en Estrie : Une trentaine de projets dans le comté de Mégantic

Nous apercevons au centre de la photo, François Bonnardel, ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie, en compagnie de divers élus de l’Estrie.

De la centaine de projets prévus pour améliorer l’état des routes en Estrie, une trentaine se réaliseront dans le comté de Mégantic, mais rien n’est prévu pour l’amélioration de la route 257. François Bonnardel, ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie, a annoncé la semaine dernière une enveloppe de 166 427 000 $ permettant la réalisation des travaux d’ici 2022.

Le député de Mégantic, François Jacques, accueille avec enthousiasme ces investissements massifs soutenant qu’ils contribueront à stimuler l’économie locale et régionale tout en favorisant le maintien et la création d’emplois. « Dans la circonscription de Mégantic, ce sont plus de 30 projets qui seront réalisés d’ici 2022 pour contribuer à l’amélioration de notre réseau routier. Ces projets permettront de rendre nos routes plus sécuritaires en plus d’augmenter le confort des usagers. Je suis fier de savoir que notre gouvernement investira à nouveau dans la sécurité et dans l’économie de notre comté. »

Parmi les projets prévus dans le Haut-Saint-François, nous retrouvons l’asphaltage de la 214 entre la route 108 et la rue McIver, à Bury. L’asphaltage de la route 210 entre la 108 et 253, la route 108 entre la rue MacDonald et le chemin de Learned Plain, ainsi que la route 212, entre la 108 et le chemin Fraser, et de la route 253 entre le chemin Fraser et la rue du Boisé, à Cookshire-Eaton est prévu. Sur les cartons, on retrouve également la réfection d’un tronçon de la route 112 à l’ouest de la 255 et à l’ouest de la limite municipale de Weedon et Dudswell. La réfection de la route 212, de 320 mètres à l’est de la 257 sur 4,5 kilomètres vers l’ouest et de la route 257 à l’intersection de la 212 à La Patrie est également prévue.
« Améliorer et maintenir en bon état nos infrastructures régionales est un processus d’amélioration continue et j’ai confiance que les investissements annoncés dans notre région (Estrie)augmenteront l’efficacité et la sécurité du réseau actuel, sans compter que les sommes significatives allouées par votre gouvernement sont un levier de développement économique pour toutes les régions du Québec, » de compléter le ministre Bonnardel.

Implantation d’un système de transport intelligent au coût de 800 000 $ : Six MRC s’unissent pour améliorer le service

Nous apercevons le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, Thérèse Domingue, directrice de Transport de personnes HSF, et le député de Mégantic, François Jacques, à bord d’un véhicule de transport en commun.

Six MRC de l’Estrie, dont le Haut-Saint-François, avec l’appui du ministère des Transports, unissent leurs efforts pour faire l’acquisition et l’implantation d’un système intelligent de gestion du transport de personnes. En plus d’améliorer les opérations, le projet de 800 000 $, une première au Québec, favorisera l’interconnexion des régions, « ce qui est majeur », de commenter Thérèse Domingue, directrice de Transport de personnes HSF.

Certains préfets des MRC concernées, représentants politiques, la ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine, députée de Brome-Missisquoi, Isabelle Charest, et le député de Mégantic, François Jacques, participaient à la conférence de presse tenue à la MRC du Haut-Saint-François. M. Jacques a annoncé au nom de son collègue François Bonnardel, ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie, la contribution de 600 000 $ du gouvernement dans le cadre du programme d’aide au développement du transport en collectif. Les MRC participantes, Brome-Missisquoi, Coaticook, Haute-Yamaska, Haut-Saint-François, Memphrémagog et des Sources contribuent financièrement en parts égales pour un montant global de 200 000 $.

Projet
L’acquisition et l’implantation du système permettront de doter le service de transport des six MRC d’outils d’autoréparation, d’optimisation des routes, d’accès à divers modes de paiement, de billetterie électronique, de gestion en ligne des réservations, de géolocalisation de véhicules en temps réel et d’interconnexion qui reliera les réseaux de tous les partenaires de l’entente. « L’interconnexion, c’est majeur. On parle d’augmenter la mobilité, c’est un facilitateur de mobilité et ça permet une accessibilité aux autres territoires. On va être plusieurs à avoir le même outil. Donc, on aura le même langage technologique. Les six MRC utiliseront les mêmes outils; c’est là l’interconnexion. Il y a des segments de ça qu’on va rendre accessibles à nos collègues. Moi, si j’ai une demande de transport pour aller à Coaticook, je vais être capable d’avoir accès à toute l’information, j’aurai accès aux circuits. Nous allons pouvoir partager des circuits », d’exprimer Mme Domingue. Présentement, Transport de personnes HSF effectue les transports au complet que ce soit vers Coaticook ou Thetford Mines. Avec l’interconnexion, il sera possible de se rattacher à un autre circuit qui complétera le transport. « Personnellement, je suis convaincue que la clé du développement de qualité c’est ça, l’interconnexion. Tous les participants sont d’accord avec ça. Je crois que ça va permettre la rétention dans nos territoires. »

Les services concernés sont Transport de personnes HSF (Haut-Saint-François), Acti-Bus (Coaticook), Service de transport collectif (des Sources), Ami-Bus et Transport adapté pour nous (Haute-Yamaska) en plus des servcices directement intégrés aux MRC comme celle de Memphrémagog et de Brome-Missisquoi.

Autres avantages
L’implantation du futur système permettra entre autres de réduire le temps alloué à la gestion administrative des chauffeurs. « Fini les étapes parce qu’on est encore au papier, écrire à la main aux arrêts. La technologie va être à leur service. La personne qui va entrer dans le véhicule sera automatiquement comptabilisée en temps réel. Peu importe le moment du jour, la journée, du mois, on va savoir en temps réel l’ensemble de nos données et nos statistiques. » Autre amélioration, la géolocalisation des véhicules et le système de communication avec les chauffeurs permettront de connaître la position en temps réel des véhicules. « Quand les gens nous appellent ou il y a des retards, on est en mesure de voir exactement où est le véhicule et dire aux gens quel sera le temps d’attente », d’expliquer Mme Domingue. Le futur système permettra également de réduire les GES. D’autre part, elle assure que les économies réalisées « seront réinvesties en développement de service. »

Député Jacques
« C’est une excellente nouvelle concernant l’amélioration des services de transport collectif et adapté en Estrie, particulièrement en milieu rural. Les usagers pourront mieux gérer leurs déplacements. On avait des problèmes de prise en charge de personnes dans certaines MRC et c’est un peu ça qui va se faire avec tous les outils technologiques qui seront mis en place. Pour nous, soutenir le transport collectif régional et interurbain, c’est encourager des déplacements plus efficaces, plus écologiques. Cela favorise aussi l’attractivité du territoire des différentes régions du Québec. »

Préfet
Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, est fier de l’entente regroupant six MRC et particulièrement le fait que celle du Haut-Saint-François soit mandataire de l’entente. Cette dernière a confié la gestion du projet à Transport de personnes HSF. « Avec cette entente, nous posons un geste concret pour répondre aux défis que représentent l’occupation du territoire et la revitalisation de nos régions », d’exprimer M. Roy. Mentionnons que Transport de personnes HSF effectue 40 000 déplacements par année.

Abolition des commissions scolaires : La poursuite des séances publiques pour la CSHC

Martial Gaudreau, directeur général de la CSHC, assumera jusqu’au 15 juin, les pouvoirs auparavant gérés par le conseil des commissaires.

Le directeur général de la Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC), Martial Gaudreau, a tenu, la semaine dernière, la première de quatre séances publiques transitoires de décision. Malgré l’invitation lancée aux parents, aucun ne s’est présenté à la rencontre.

Outre les membres du personnel, seulement une personne, Luc Hamel, vice-président du Syndicat de l’enseignement en Estrie, a participé à la rencontre. Celui-ci affirmait trouver intéressant que la CSHC ait décidé de maintenir les séances publiques. Effectivement, dans la région de l’Estrie, la CSHC est la seule qui poursuit ses rencontres à la suite de l’annonce de l’abolition des commissions scolaires. « Nous avons fait le choix ici à la commission scolaire de faire des séances publiques aux dates qui étaient initialement prévues au calendrier des séances de conseil », explique M. Gaudreau, ajoutant « on a un enjeu de transparence ici. Dans les différentes conventions collectives, il y a des mécanismes où les gens ont droit d’être entendus dans des séances publiques. » En cette période d’inscription, M. Gaudreau affirme que les parents ressentent parfois le besoin d’obtenir des réponses à leurs questions.

Les membres du conseil ont récemment reçu le texte de loi et les directeurs généraux ainsi que les directeurs généraux adjoints ont participé à une formation à Québec. Lors de cette rencontre, le ministère a présenté les grandes lignes des attentes et des opérations.

Pour la suite des événements, plusieurs étapes seront nécessaires. Tout d’abord, déterminer les cinq districts au niveau de la commission scolaire pour la nomination du conseil administratif des parents. Par la suite, un processus de désignation pour le personnel sera mis en place. « Les membres du personnel vont être élus parmi les membres des trois catégories suivantes : enseignants, soutien et professionnel », explique M. Gaudreau. Le comité de parents actuel sera rencontré et pour l’instant, ce seront ceux déjà en place qui sont éligibles à se présenter pour le prochain. Les règles futures pour les parents qui voudraient s’impliquer seront écrites dans un règlement qui sera publié ultérieurement. « D’ici 2022, c’est le processus transitoire qui prévaut. Donc, au niveau de la direction générale, nous aurons à trouver les membres du personnel et les parents avant le premier juin », explique le directeur général. Il y aura ensuite une élection pour les cinq membres de la communauté. Tous les gens qui feront partie du comité recevront une formation écrite par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge. Jusqu’au 15 juin prochain, c’est le directeur général qui assume les pouvoirs qui étaient gérés par le conseil des commissaires.

Précédent la séance, les commissaires ont tenu leur dernière rencontre et l’émotion était au rendez-vous. Rappelons que ceux-ci ont été congédiés à la suite de l’amendement du 8 février dernier, abolissant les commissions scolaires. Les prochaines séances publiques se tiendront les 24 mars, 28 avril et 26 mai prochains à 19 h, à la salle des commissaires de l’école du Parchemin à East Angus.

Centre de santé Cookshire : Don pour l’achat d’un appareil

Nous apercevons certains membres de l’équipe du Centre de santé Cookshire et représentants de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François en compagnie d’un membre du conseil d’administration, Yves Veilleux, à l’extrême droite. À l’avant, nous retrouvons un exemplaire de l’appareil qui sera acquis dans les prochains jours.

Le Centre de santé Cookshire s’enrichira d’un nouvel appareil de prise de signes vitaux grâce à la contribution financière de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François. Le montant de 3 100 $ permettra d’acquérir le quatrième appareil du genre au sein de la clinique.

Selon Dre Stéphanie Blais-Boilard, l’addition de cet appareil ne sera pas un luxe. « Il est attendu particulièrement en saison de période grippale. Quand on est huit ou dix intervenants en même temps, des fois, il y a congestion, faut attendre que l’appareil soit libéré. On va avoir un gain d’efficacité. » « La Caisse Desjardins du Haut-Saint-François et le Centre de santé Cookshire sont deux acteurs majeurs de la région et nous avons le même souhait commun de satisfaire les besoins de notre communauté », d’exprimer Daniel Lamoureux, directeur général de l’institution financière. « Un de leurs objectifs communs, rappelle-t-il, réside dans les projets de développement qui répondent à un besoin réel et essentiel pour la MRC du Haut-Saint-François. »

La caisse n’en est pas à son premier coup de main envers la clinique. Elle a contribué à l’achat d’un défibrillateur en 2012 ainsi qu’à un deuxième appareil de prise de signes vitaux. Interrogée à savoir quel serait le prochain équipement souhaité, Mme Blais-Boilard mentionne un appareil pour stériliser les outils. « Celui que nous avons est sur le point de rendre l’âme et le faire réparer c’est 3 000 $ », précise-t-elle.

La direction du Centre de santé Cookshire apposera le nom et le logo de la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François parmi les autres contributeurs sur son tableau Donateurs Platine.

Cinq mois après le lancement du Patrol, véhicule amphibie tout-terrain : ATAC-V s’attaque au secteur utilitaire et agricole

Nous apercevons Claude Beaudoin présentant fièrement son prix du Mérite estrien à bord du Patrol WT (work truck).

Cinq mois après avoir procédé au lancement de son véhicule tout-terrain amphibie le Patrol, Claude Beaudoin, propriétaire de la compagnie ATAC-V à Cookshire-Eaton, s’attaque au marché agricole, de la construction et du secteur utilitaire en mettant de l’avant le Patrol WT (work truck).

Selon le dynamique entrepreneur, le modèle est différent de celui présenté en 2019. « En septembre, on s’en allait plus du côté incendie, secourisme ou déplacement de personnes. Maintenant, on touche vraiment le côté utilitaire du véhicule. La nouvelle version, plus pick-up, un work truck, était sur les planches à dessein, mais la version attachement n’était pas encore développée. » En raison de sa faible compaction du sol, M. Beaudoin estime que le Patrol WT est tout dédié pour les travaux à la ferme. « Il peut tirer une charge de 5 000 livres. » Selon son concepteur, le véhicule peut facilement remplacer des tracteurs. Il peut servir à épandre du fumier, de l’engrais, effectuer d’autres travaux ou transporter différentes charges. M. Beaudoin ajoute que le véhicule « peut être utilisé à différentes sauces. Il peut remplacer les dameuses sur les pistes de motoneige, pousser une souffleuse à neige et bien d’autres », précise-t-il.

Outre le Patrol WT, l’entreprise produit d’autres modèles comme le Patrol Special, le Patrol CC (Camper Carrier) et le Patrol Rebel qui est plus sportif. La beauté de ce genre de véhicule est qu’il est flexible et se transforme en 20 minutes. En ajoutant la cabine, on peut transporter des passagers ou autres, de préciser Claude  Beaudoin. Ce dernier explique le délai de la mise en marché depuis le lancement à divers facteurs. « On voulait vraiment établir notre site Web, mettre la fiche de comparaison entre les véhicules, ce qui est offert par la Russie, par le Canada ou sur d’autres marchés, et ce que nous, au Québec, ici à Cookshire-Eaton, on est capable d’offrir. » Le propriétaire ajoute « on est sensible à l’environnement tant au niveau du manufacturier que de l’utilisation du véhicule. On utilise des technologies propres, un moteur diesel ultra léger allemand à faible émission, des huiles biodégradables. On est sensible à l’économie circulaire qui est de donner une deuxième vie à nos composantes. »

Avec ces produits, l’entreprise est en voie de se faire remarquer sur la scène régionale et provinciale. M. Beaudoin a récemment décroché le prix du Mérite estrien dans la catégorie Innovation. Il sera également parmi les récipiendaires lors du Gala Reconnaissance Estrie, organisé par la Chambre de commerce de Sherbrooke. Quant à l’entreprise, elle a augmenté sa visibilité en participant récemment au Salon de la machinerie agricole à Québec. M. Beaudoin affirme que le kiosque aurait attiré plusieurs curieux.
L’entreprise semble avoir le vent dans les voiles. D’ailleurs, elle a fait l’acquisition d’un second plan de travail qui servira d’assemblage à Bromptonville. Le site de Cookshire-Eaton est consacré à la recherche et le développement. La compagnie procure du travail à cinq personnes et entreprend sa première année de production. Se montrant discret sur le nombre de véhicules à produire, M. Beaudoin souhaite être en mesure de doubler la production sur une base annuelle. Dans l’attente d’un premier contrat ferme au moment d’écrire ces lignes, le propriétaire mentionnait avoir plusieurs discussions sérieuses.

©2020 Journal Le Haut-Saint-François