Consultation touristique, les ministres Mélanie Joly et Marie-Claude Bibeau s’arrêtent à la Brasserie 11 comtés

La Brasserie 11 comtés à Cookshire-Eaton a été l’hôte, ce mardi matin, d’une rencontre de consultation touristique. La ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, et la ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, participaient à l’exercice. Mme Bibeau, députée de Compton-Stanstead, avait invité les divers intervenants touristiques des Cantons-de-l’Est à prendre part à la consultation. Une délégation de cinq personnes du Haut-Saint-François représentant divers secteurs touristiques participaient à la rencontre. Plus de détails dans notre prochain numéro du 23 janvier.

Le Centre de santé Cookshire inaugure ses nouveaux locaux

Les travaux d’agrandissement du Château Pope étant terminés, le Centre de santé Cookshire a profité du troisième 4 à 7 Noël au Château pour inaugurer ses nouvelles installations. Plus d’une soixantaine de résidants du Haut-Saint-François ont ainsi pu visiter les locaux du GMF et de l’entreprise Omnimed à l’étage, tout en contribuant au financement du projet de clinique sans rendez-vous.

Difficile d’avoir un médecin
Plusieurs élus municipaux étaient présents au cocktail dinatoire, en plus du préfet Robert Roy. Il ne manquait plus que le député provincial François Jacques, ce qui aurait pu conscientiser les plus hautes instances politiques à la réalité des soins de santé dans la MRC.
« On est vraiment un territoire atypique », affirme Dre Stéphanie Blais-Boilard. « On n’a pas de centre hospitalier puis je pense que c’est ce qui fait la difficulté pour les gens de comprendre comment ça fonctionne. » Après une année record en 2017, où la clinique avait inscrit 2700 nouveaux patients, un ralentissement s’est fait sentir. « On n’a eu aucun nouveau médecin qui a commencé en 2018. Le ministère ne nous a pas offert de poste comme on l’aurait espéré », se désole la directrice du centre de santé. Toutefois, Dre Catherine Lapointe fera son entrée d’ici les prochaines semaines.

Une histoire de famille
Le travail acharné de Dre Blais-Boilard a été louangé au cours de la soirée, autant pour avoir mené de front les travaux d’agrandissement de concert avec son frère Xavier Boilard, PDG d’Omnimed, que pour son implication depuis la dernière décennie. Sa collègue Dre Émilie Dubé-Tremblay a tenu à préciser : « On parle surtout de l’agrandissement de la clinique, mais depuis plusieurs années, il y a aussi toute l’équipe de soins qui s’est agrandie grâce au dynamisme et au leadership de Dre Blais-Boilard. Elle a une ardeur au travail sans faille pour la qualité puis pour l’accessibilité des soins pour toute la population du territoire du Haut-Saint-François. »

Aux yeux de la principale intéressée, le Centre de santé Cookshire et Omnimed « sont vraiment des moteurs pour le développement socio-économique du Haut-Saint-François. Donc, on prend ça au sérieux et on va continuer. Se sentant privilégiés d’être propriétaires d’un beau joyau, mon frère Xavier et moi avons vraiment fait l’effort de prendre des décisions soignées pour pouvoir donner de l’amour au Château Pope parce qu’il en méritait et en mérite encore. »

De gros sous
Le duo frère sœur avait décidé, dans un premier temps, d’entamer les travaux d’agrandissement puis de les compléter au fur et à mesure que le financement affluerait. Puis s’est imposée l’idée de mener à bout le projet quitte à prendre des risques financiers. Le but ultime demeurait d’avoir une mini-urgence fonctionnelle afin de pouvoir attirer plus de personnel qualifié.

Cette année, la municipalité de East Angus s’est engagée à verser 25 000 $ sur cinq ans au centre de santé. « C’est eux qui ont été vraiment les initiateurs des municipalités pour le don pour le projet de clinique de mini-urgence », s’exprimait, reconnaissante, Dre Blais-Boilard. Une tournée de ces municipalités avait d’ailleurs été initiée par la mairesse Sylvie Lapointe, alors conseillère de Cookshire-Eaton, pour les convaincre de verser une contribution selon le prorata de leur population respective.

Le centre de santé revampé de Cookshire est d’ores et déjà opérationnel. Pour le moment, il ne reçoit que les patients ayant déjà un médecin de famille au sein du GMF du Haut-Saint-François. L’équipe compte éventuellement ouvrir des plages pour n’importe quel résidant du HSF dans le cadre de la mini-urgence sans rendez-vous.

Marie-Claude Bibeau, candidate en 2019

L’actuelle députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, se représentera aux prochaines élections fédérales, en octobre 2019. C’est ce qu’elle a annoncé le mois dernier lors d’une célébration de son investiture à la Microbrasserie Coaticook.
Se disant fière de son premier mandat, Mme Bibeau souhaite poursuivre la défense des intérêts des citoyens de la région. « Nous allons continuer à nous attaquer aux inégalités sociales et économiques durant le deuxième mandat. » Si elle est réélue, elle entend se consacrer à la pénurie de main-d’œuvre, à l’amélioration continue de la connectivité en région rurale ainsi qu’à la lutte contre les changements climatiques.

Prenant, mais valorisant
Lors de sa soirée de nomination, la députée-ministre s’est confiée sur ses motivations à solliciter un second mandat d’affilée. « En 2015, je savais pas vraiment dans quoi je m’embarquais. J’avais pas anticipé le volet humain de la job. » Cela peut inclure d’accompagner une personne âgée auprès de l’Agence du revenu ou de régulariser la situation femme immigrante victime de violence conjugale. « C’est pas toujours facile, mais, en même temps, quand on accompagne ces gens-là dans des moments de détresse, c’est extrêmement réconfortant et valorisant. Ça donne un tout autre sens au travail. »
Parmi les bons côtés de la profession, Mme Bibeau énumère les célébrations de centièmes anniversaires de naissance, les remises de médailles à des militaires et bénévoles ainsi que la présence à maintes soirées communautaires. Et avec 32 pays visités en trois ans, les voyages font partie du quotidien. En tant que ministre du Développement international, « j’aurais jamais pensé devenir une voix forte pour le féminisme sur la scène internationale. »

Dossiers réglés et à venir
Celle qui fut directrice générale du Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke est fière des accomplissements effectués lors de son premier mandat. « Nous avons obtenu le financement nécessaire pour l’Observatoire du Mont-Mégantic pour sept ans. » Le maintien du système de la gestion de l’offre malgré les menaces américaines figure également au tableau des victoires pour Mme Bibeau.
À ce sujet, la phase 2 du Programme d’investissement pour fermes laitières s’ouvre lundi prochain. Il est conçu pour aider les producteurs laitiers à s’adapter aux répercussions prévues de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne. Dans le cadre de la phase 1, 36 entreprises de la circonscription s’étaient partagé 3,8 M$, dont la Ferme Élégante de Dudswell.

Aéroport de Sherbrooke
Selon la représentante de Compton-Stanstead, « la balle est dans le camp de la Ville » de Sherbrooke désormais en ce qui concerne l’offre de vols commerciaux réguliers à l’aéroport de Sherbrooke. Elle rappelle que le déblocage passe par un projet d’entente entre la Ville et un transporteur aérien.
« Nous avons obtenu l’assurance que nous aurons les services de sécurité aéroportuaire pour l’aéroport de Sherbrooke lorsqu’une entente aura été signée avec une compagnie aérienne qui offre des vols réguliers », réitère-t-elle.
Les discussions entre l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien et la direction de l’aéroport de Sherbrooke, en vue du processus menant à la désignation du site situé à Cookshire-Eaton, s’étirent depuis décembre 2015.

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Main-d’œuvre immigrante

Les employeurs du Haut-Saint-François en quête de main-d’œuvre immigrante auront la chance d’en savoir davantage sur les différents statuts de travailleurs et les façons de s’y prendre pour les embaucher.

Une séance d’information sous le thème Démystifions l’immigration est prévue le 22 janvier de 7 h 30 à 9 h 30 au Club de golf East Angus. L’activité organisée par Services Québec, le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) et la Table des MRC de l’Estrie est offerte gratuitement. Il s’agit d’une tournée estrienne qui s’arrêtera dans les 7 MRC de l’Estrie.

La rencontre fait suite à une première tenue en octobre dernier à East Angus et portait sur les demandeurs d’asile. Plusieurs questions pour savoir combien ça coûte, comment on fait pour embaucher, quelles sont les obligations ont émergé à la suite de la première rencontre d’où la tenue d’une seconde.
Plusieurs intervenants provenant de divers organismes et du ministère prendront la parole. Il existe différents statuts concernant les immigrants que ce soit permanent ou temporaire. Les personnes-ressources feront la lumière sur ces types de travailleurs, expliqueront la nature des permis de travail, les façons de les embaucher, comment les accueillir, les intégrer et autres.

Menu
Au menu, concernant les résidents permanents, une personne du Service d’aide aux Néo-Canadiens, l’organisme responsable d’accueillir la main-d’œuvre immigrante en Estrie, s’adressera aux employeurs. Suivra une personne de Pro-Gestion Estrie qui traitera de la régionalisation de l’immigration. Elle abordera la façon d’attirer ou de convaincre un travailleur immigrant de quitter Montréal pour s’établir en région.

Quant aux résidents temporaires, une agente de mobilisation et de développement en immigration ainsi que du MIDI, volet recrutement international, s’adresseront aux employeurs. D’autres intervenants du Service aux entreprises et de Services Québec traiteront notamment de l’accueil, de l’intégration et de la possibilité de donner un petit coup de pouce financier pour la francisation en entreprise.

Les personnes désireuses de s’inscrire à la rencontre d’information peuvent le faire gratuitement en se rendant sur Evenbrite au https://www.eventbrite.ca/e/billets-seance-dinformation-statuts-dimmigration-et-bassins-main-doeuvre-53158454368. Pour information, contactez Annie Boucher au 819 832-2403 poste 241.

Plus d’une vingtaine d’employeurs du Haut-Saint-François ont participé à la rencontre d’octobre dernier. Ceux qui ne pourraient pas participer à East Angus peuvent le faire le 10 janvier à Coaticook le matin ou à Magog en après-midi. Il est aussi possible de participer le 22 janvier en après-midi à Sherbrooke ou le 23 en matinée à Lac-Mégantic.

Un doublé pour la santé

Pour une cinquième année, les deux concerts de Noël à l’église Trinity United de Cookshire-Eaton ont réjoui petits et grands. La représentation du samedi soir servait d’activité de financement au projet de clinique sans rendez-vous du Centre de santé Cookshire, alors que les familles étaient invitées à chanter en chœur avec les musiciens lors du dimanche après-midi.

Suivant le 4 à 7 Noël au Château, le premier concert-bénéfice mettait en vedette la flutiste locale Myriam Genest-Denis, le ténor Mathieu Abel ainsi que le pianiste Julien LeBlanc. Le trio a interprété des pièces de Noël classiques devant un parterre rempli. On reconnaissait quelques airs traditionnels au travers les œuvres de compositeurs tels que Chopin, Bach et Debussy. L’argent amassé par la vente de billets allait servir à l’achat de fournitures et d’équipement médicaux pour la mini-urgence.

La seconde représentation, plus informelle, était offerte gratuitement aux familles afin que les plus petits puissent chanter en compagnie de musiciens professionnels et rencontrer le père Noël ! La trentaine de membres de l’assistance ont ainsi pu pousser la note sur Vive le vent, Minuit, chrétiens et Mon Beau Sapin en suivant les paroles projetées sur une toile.

La MRC hausse son budget de fonctionnement de 4,5 %

Les quotes-parts que versent les 14 municipalités du Haut-Saint-François à la MRC connaitront en moyenne une hausse de 4,46 % en 2019 pour atteindre 2 205 218 $. Cette dernière a revu ses façons de faire afin d’assainir ses finances dans le futur. « Ce qu’on a voulu faire cette année, c’est d’équilibrer nos budgets dans l’avenir », résume le préfet Robert G. Roy. « Je pense que les maires ont vu qu’on était rendu là. »

Le taux d’augmentation de 4,5 % varie pour chacune des municipalités en fonction de leur richesse foncière. C’est ainsi que les hausses d’East Angus et de Saint-Isidore-de-Clifton sont les plus élevées de la MRC, avec 10,8 % et 10,6 %, étant donné leur taux de croissance plus rapide.

Le budget 2019 de la MRC a été adopté à l’unanimité par les municipalités, suite à un « processus transparent » qui s’est étalé sur quelques mois avec un lac-à-l’épaule et des ateliers de travail. Le processus de stabilisation du budget n’ayant pu être complété et absorbé d’un coup, certains départements restent encore à être mis à jour.

Un mauvais pli
Historiquement, il arrivait que les surplus de certains départements soient utilisés pour essuyer la hausse régulière des couts. Ces afflux ponctuels ne constituaient pas une source viable de flux monétaire pour éponger des besoins stables et croissants. Cela était d’autant plus problématique lorsque se présentaient des projets particuliers nécessitant des fonds. Les municipalités observaient alors de grandes variations de leur contribution.

À l’inverse, en prévoyant plus les dépenses régulières à venir, celles pour les projets spéciaux varieront moins au fil du temps. Déjà, le préfet Roy donnait en exemple la baisse de 30,25 % de ces déboursés ponctuels, ceux-ci étant grosso modo passés de 40 000 $ à 25 000 $.

Il avait pris connaissance de la faille lors de sa dernière tournée des municipalités. « Si on veut se sortir du marasme, il faut réellement essayer d’équilibrer nos budgets pour être capable de se projeter dans l’avenir. » La MRC s’est également fixée un plafond d’accumulation de surplus. Ceux dépassant les 10 % de l’enveloppe du département pourront être réinjectés et utilisés.

Un plan d’action pour la région
La MRC a complété en 2018 son plan de rattrapage du financement de son bras économie et emploi, le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François. Étalé sur trois ans, le plan visait une mise à niveau face aux autres CLD de la province. Auparavant, le centre situé à East Angus bénéficiait d’un soutien équivalant à 5 $ par habitant, alors que, aujourd’hui, ce même support rejoint la moyenne provinciale, qui est d’environ 15 $ par habitant.

En février, on finalisera et signera l’entente intermunicipale visant le transfert de la route 257 à la MRC, qui aura le mandat de l’entretenir et de la mettre à niveau. Il s’agira d’une première au Québec.

La MRC hérite aussi en 2019 d’une autre responsabilité : l’Office régional d’habitation, qui reprend et regroupe les offices municipaux que l’on retrouve à Ascot Corner, East Angus et Saint-Isidore-de-Clifton.

Finalement, Loisirs HSF planche sur un projet de piscine intérieure en collaboration avec la Commission scolaire des Hauts-Cantons. Son financement et sa gestion restent encore à être déterminés.

Deux membres de la Légion décorés

Louka Labrecque et son grand-père Jerry sont les heureux récipiendaires de la médaille du centenaire de la bataille de la crête de Vimy en France, décernée par la Fondation Vimy, basée en Ontario. Le duo s’implique grandement au sein de la filiale locale de la Légion royale canadienne. L’aïeul a commencé à amener son petit-fils avec lui alors que ce dernier n’était âgé que de cinq ans. Plus récemment, ils ont commémoré le centième anniversaire de la fondation du village de Vimy-Ridge, faisant aujourd’hui partie de St-Joseph-de-Coleraine. Jerry s’est enrôlé en 1959 et a complété 23 années de service, ce qui l’a mené en Allemagne, au Congo et à Chypre. Louka songe aussi à une carrière dans l’armée : « Si je peux, j’aimerais peut-être ça être infirmier de combat. »

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Budgets municipaux 2019 (Première partie)

La majorité des villes et municipalités du Haut-Saint-François adopteront leur règlement de taxation au courant du mois de janvier. Certaines ont tout de même complété l’exercice avant la fin de l’année 2018.

Chartierville
La municipalité de Chartierville conserve le taux de sa taxe foncière générale à 0,81 $ par 100 $ d’évaluation pour l’exercice 2019. Chose étonnante, le budget annuel a décru de 3 %, passant de 865 716 $ en 2018 à 846 353 $ cette année. Malgré tout, les taxes citoyennes pour l’entretien du système des eaux usées et pour le remboursement de la dette subissent chacune une hausse d’une vingtaine de dollars, pour s’établir respectivement à 337,30 $ et 336,51 $. La tarification pour la collecte sélective baisse quant à elle de 1 $ (56 $) et la collecte des ordures monte à 115 $, une hausse de 8 $.

Dudswell
À Dudswell, la taxe foncière générale subit une légère hausse pour s’établir à 0,87 $ du 100 $ d’évaluation. Il s’agit d’un écart de moins de 3 cents avec le taux précédent de 0,847846 $ imposé en 2018. Une partie de cette différence est attribuable à l’augmentation des couts reliés à la Sûreté du Québec. Les prévisions budgétaires 2019 s’élèvent à 3 045 179 $, une variation de +8 %. La municipalité justifie ce changement par l’augmentation des frais d’enfouissement et de transport des déchets, l’ajustement du taux de taxation foncière à l’indice du cout de la vie et la finalisation de projets en cours de réalisation. D’ailleurs, les services d’ordures, récupération et compostage passent de 202,97 $ à 221,25 $ en 2019. Le taux était à 112,18 $ par unité en 2017. La tarification du traitement des eaux usées pour le secteur Marbleton monte d’une vingtaine de dollars à 349,10 $ par bâtiment principal. Le service d’aqueduc à Bishopton se chiffre désormais à 238,13 $, une hausse de 3 $.

Newport
La municipalité de Newport conserve son taux de taxation à 0,44 $ par 100 $ d’évaluation pour une troisième année. Elle réussit ce gel du taux général en ayant réduit la taxe foncière municipale, alors que celles des services de police et d’incendie ainsi que celle de la MRC ont connu de légères hausses. Le budget municipal augmente de 5 % pour s’établir à 1 427 607 $.

Le journal fait des heureux avec son concours de Noël

Le concours annuel de Noël organisé par le journal régional Le Haut-Saint-François avec la collaboration de généreux commanditaires a fait quatre heureux. Ces personnes se partagent des cadeaux d’une valeur globale de 935 $. Chaque gagnant dispose de chèques-cadeaux gracieuseté des marchands du Haut-Saint-François. Nous retrouvons de gauche à droite Nicolas Lachance, conseiller publicitaire, Monique Boisvert d’East Angus, Robert Roy de Cookshire-Eaton et Gisèle Gagnon d’East Angus présentant fièrement leurs cadeaux. Était absente au moment de la prise de photo Jinny Morin.

Alourdissement du fardeau fiscal à East Angus

La majorité des contribuables d’East Angus subiront un alourdissement de leur fardeau fiscal au cours de la prochaine année. Le nouveau rôle d’évaluation avec une variation moyenne pour tout ce qui est imposable de 3,17 % en est la principale raison.
La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, assure que les élus ont fait le maximum pour en réduire l’impact. Pour se faire, le conseil a convenu d’appliquer un gel du taux de la taxe foncière et des taxes de service pour la prochaine année. Les élus ont donc adopté lors de la séance spéciale, de décembre dernier, et à laquelle participaient cinq citoyens, les prévisions budgétaires pour 2019. L’exercice financier pour la prochaine année augmente de 1,87 %, une hausse de 114 594 $ pour atteindre 6 244 710 $. De la hausse des recettes, 112 652 $ proviennent du nouveau rôle d’évaluation. « L’aug gmentation de 1,87 % est en bas de l’IPC pour 2018 qui est à 2,36 % », de préciser Mme Boulanger.

Elle mentionne qu’il est difficile de faire un budget la première année d’un nouveau rôle d’évaluation en précisant être consciente que l’impact peut varier d’un contribuable à l’autre. Pour un propriétaire dont la résidence unifamiliale moyenne est de 160 551 $, il subira une majoration passant de 1 941,71 $ en 2018 à 2 008,01 $ en 2019 incluant les taxes de service. L’augmentation de la valeur moyenne est de 3,41 % représentant une hausse de 66,30  $.
Bien entendu, l’alourdissement fiscal varie selon le nouveau rôle d’évaluation. Comme c’est fréquemment le cas, en pareille circonstance, certains contribuables pourraient avoir une facture salée. Pour l’ensemble des comptes de taxes, 330 dossiers connaîtront une diminution, 99 demeureront stables et 1 072 connaîtront des hausses.

Mme Boulanter insiste pour dire que les élus ont fait le maximum afin de limiter les dépenses tout en réalisant des économies. Dans cet esprit, elle souligne que la réorganisation des services a permis d’effectuer des économies. L’octroi d’un contrat de service pour trois saisons avec la firme SODEM pour les opérations de l’aréna permet de transférer les deux employés aux travaux publics, évitant l’embauche de deux travailleurs additionnels. Cela permet de réaliser une économie de 21 735 $. La prise en charge à l’interne de l’entretien du parc des Deux Rivières permettra d’épargner 20 000 $. Le fait de donner à forfait la tonte de pelouse jointe à la fin du contrat avec le ministère des Transports pour le déneigement de la route 214 s’ajoute aux économies. La participation financière de la municipalité pour l’usine de traitement des eaux pour 2019 sera de 133 566 $ sur un budget de 659 165 $. Les élus souhaitent réduire cette facture en travaillant sur la façon d’optimiser les revenus tout en réduisant les coûts d’énergie. Mme Boulanger ajoute que l’implantation de la collecte de matières putrescibles (bac brun) en juin dernier représente 192,39 tonnes qui ont évité le chemin de l’enfouissement. L’économie réalisée au cours de cette période avec celle anticipée pour la prochaine année permettra d’absorber la hausse de 26 $ la tonne décrétée par Valoris, l’automne dernier.

Projets
La municipalité a complété au cours de 2018 les dossiers qui étaient annoncés comme la réfection de la rue Warner, changé la conduite d’eau potable sous le pont Taschereau, l’adoption du plan d’urbanisme et l’instauration du bac brun. Parmi les projets pour les trois prochaines années, on remarque entre autres celui de changer le serveur de la municipalité, mettre à jour le système de réfrigération de l’aréna, mettre à niveau le dépôt de neige usée, analyser les besoins de la station d’épuration des eaux afin d’obtenir une aide financière pour la mise à niveau ainsi que l’implantation de compteurs d’eau dans les immeubles municipaux. On prévoit également faire l’acquisition du bâtiment situé au 16 rue David-Swan pour en faire un garage municipal. L’aménagement d’une aire de dépôt pour les matières dangereuses et pour la récupération de différents matériaux, la revitalisation de la rue Saint-Gérard, la réalisation de trois murales sur le bâtiment du 150 Angus Sud, l’installation de deux abribus pour personnes à mobilité réduite et d’une borne électrique sans oublier la rénovation de la salle des Chevaliers de Colomb complète l’ensemble des choses à faire. Évidemment, ces projets sont conditionnels aux subventions et la capacité de payer de la municipalité.
Quant à la dette nette au 31 décembre dernier, elle s’élevait à 5 545 628 $ soit 520 900 $ de plus que l’année précédente. Cela est attribuable aux travaux effectués sur la rue Warner. La mairesse précise que la municipalité est en bonne santé financière et que son taux d’endettement est acceptable de l’avis même des vérificateurs financiers.

3e réveillon de l’école Saint-Paul

Le troisième réveillon de Noël de l’école Saint-Paul de Scotstown a rassemblé 175 convives lors d’un après-midi de réjouissances juste avant les vacances des Fêtes. L’événement a doublé d’ampleur cette année suite à l’accueil de nouveaux élèves de Bury, en provenance de l’école du Parchemin à East Angus, lors de la dernière rentrée scolaire.

Au lieu de la centaine d’invités reçus lors des deux premières éditions, cette année, les organisatrices en attendaient un total de 220. La météo a quelque peu changé les plans de l’événement, comme la dernière journée de classe avant les vacances fut annulée à cause des risques de pluie verglaçante. Au lieu de bénéficier de l’aide de l’ensemble des 79 élèves de l’école, seulement 25 téméraires se sont présentés pour terminer les derniers préparatifs quelques heures avant le grand repas du midi.

Plus serviables qu’à la maison !
Deux salles de l’école étaient réservées et transformées pour l’occasion : le gymnase et la cafétéria. Le menu comprenait sandwichs, salades et crudités. Les élèves du primaire avaient également préparé des cupcakes pour dessert. Le service était assuré par eux, en plus de toute la préparation du réveillon.

« C’est les enfants qui l’organisent et qui font les tâches de A à Z : la cuisine, couper les légumes… », explique l’enseignante Caterina Maillé. « Nous, on est vraiment là comme chefs d’orchestre en arrière d’eux pour les aider, pour leur donner le matériel nécessaire, pour qu’ils puissent vraiment être fiers d’eux à la fin d’avoir contribué à ce beau succès. »

C’est ainsi qu’Alexandre, élève de 5e année, s’était rendu à l’école en avant-midi afin de prendre part à la coupe des légumes, malgré le congé annoncé le matin même. Assis à la même table, Mathieu, en 3e année, avait préféré rester chez lui le matin avant de pouvoir profiter du repas, en compagnie de ses camarades de classe et parents.

« La raison à la base pourquoi on fait ce réveillon-là, c’est pour avoir la chance d’avoir un événement rassembleur où les parents peuvent venir dans l’école », rappelle l’enseignante Janie Larivière. Le personnel de Saint-Paul souhaitait pouvoir les rencontrer lors d’une occasion de réjouissances plutôt que seulement lors des remises de bulletins ou de mesures disciplinaires.
Noémie, maintenant en 1re secondaire à la polyvalente Louis-Saint-Laurent, était l’une des invitées d’honneur du réveillon. Celle-ci a été la seule élève de l’école Saint-Paul à terminer sa sixième année en juin 2018, alors que l’établissement ne comptait encore qu’une vingtaine d’élèves.

Un transfert bénéfique
« Il y a des gens qui pensaient que, avec tous les changements qu’on vivait à l’école, l’événement n’aurait pas lieu », se remémore Caterina Maillé. « On s’en est fait parler beaucoup. Eh bien ça, c’était mal nous connaitre parce qu’on y tenait. On a viré ça dans tous les sens pour finalement revenir à la base de vous recevoir physiquement dans les lieux de l’école », a-t-elle mentionné à l’attention des parents présents.
Parmi eux, on retrouvait Annie Duhaime, résidente de Bury, qui avait initié la pétition visant à garder les élèves de la municipalité à l’école surpeuplée du Parchemin. Elle se dit très satisfaite de l’accueil et de la vie communautaire de l’école Saint-Paul. Parents et enseignants avaient exprimé certaines craintes quant au mélange des groupes d’enfants au moment de la rentrée scolaire. Quelques mois plus tard, tout le monde semble bien intégré. On ne pourrait différencier les «nouveaux arrivés» des anciens.

L’après-midi se poursuivait avec des photos de famille prises dans une salle de classe transformée en mini studio. Des extraits du spectacle des élèves allaient être présentés en plus du dévoilement d’un livre de recettes qu’ils ont testées. Un grand tirage offrait un panier de produits Léo Désilets et chèque-cadeau au Resto du Village ainsi qu’au Laser Plus de Sherbrooke.

Paniers de Noël de Moisson Cookshire

Une douzaine de bénévoles membres de Moisson Cookshire ont préparé plus d’une cinquantaine de paniers de Noël qui ont été distribués dans les familles démunies. Les boîtes étaient bien remplies pour l’occasion. On y a ajouté des choses qui ne s’y retrouvent pas habituellement comme des oranges, des pâtés, du sucre et autres, d’exprimer Thérèse Soucy, présidente de l’organisme de bienfaisance. Les bénévoles ont reçu un coup de main pour l’occasion, la députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, et Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton, qui se sont jointes au groupe pour l’occasion. La préparation des paniers de Noël est possible grâce aux dons amassés au cours de l’année, de la Municipalité de Cookshire-Eaton et du IGA Cookshire-Eaton. Nous retrouvons à l’avant et entourés des bénévoles, Thérèse Soucy, Sylvie Lapointe, Marie-Claude Bibeau et Gilles Denis.

PILGARLIC

Thumbing your nose at death, that would be the late Bernard Epps, and he did it in his first book, Pilgarlic the Death. The book was written in 1967, when he was living on a farm in Gould Station. It is less well-known than the book he published six years later about Donald Morrison, The Outlaw of Megantic.

Lucky us: Come February 23, we’re going to be treated to a play in Sawyerville based on Pilgarlic the Death.

Said the playwright Janice LaDuke, “I was inspired by the theatre group in Sawyerville associated with the Eaton Corner Museum. We’ve gone to all of their plays, and I just think they’re doing a fabulous job writing and performing those plays. And just the last year or two, And just the last year or two, I have thought how Pilgarlic should be on this stage. I’ve always loved this novel, and I was always disappointed that it went out of print, that so few people know this story. I think it’s a wonderful story, and I think it really captures something of a small rural village in the 60s.”

Now what village would that be? Epps calls it “Stormaway,” and it’s not so far away from “Scotchtown.” The river is the Saint Francis, and the nearby cities are Little Forks and Big Forks, the names Lennoxville and Sherbrooke used to go by. A familiar setting, but the book is clearly fiction.

The characters take on mythical dimensions: Hell Fire, an itinerant preacher; Dougal the School, the village teacher; and the roguish Old Hugh, who sits and rocks and ruminates on the hotel verandah. To name a few.

Pilgarlic the Death is a pungent read, with poetic and philosophical turns, but also caustic and earthy dialogues. The villagers go about the business of farming, yes, but also cattle rustling and other illicit activities. Well, sex.

The play conveys the vigorous personalities that inhabit the book, but the dialogue arcs more toward slang, less toward bawdiness. There’s a little talk of sex, but none happens on stage.

Love of the land permeates both the book and the play, and the realization that the present moment shines more brightly because of our mortality. When Old Hugh dies, Dougal the School ponders death. “Death is an insignificant little fart,” he says. “And his ancient, fearful and unholy Name? Pilgarlic. Peeled Garlic. Mr. Pilgarlic the Death.”
And life goes on.

SERENA WINTLE IS HONOURED
On December 11 at the Bulwer Golden Agers’ Christmas supper, before an audience of 90 people, Serena Wintle received a Hommage bénévolat-Québec award, proudly presented by Diane Grenier of the Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François. The award is one of the Quebec government’s highest distinctions for volunteer work.
A Certificate of Merit Award for Community Services from the House of Commons, Canada, was also presented by Diane Grenier on behalf of Marie-Claude Bibeau, MP for Compton-Stanstead, who was not able to attend.
“I was thrilled. I was very surprised. It’s nice to be appreciated,” Wintle said about the double honour.
Grenier seemed almost as thrilled as Wintle. To apply for the Quebec award, she had quietly rounded up letters of recommendations from organizations that Wintle is working with as a volunteer. “She’s into everything!” said Grenier. “At least 15 different groups.” To name a few: The Cookshire Fair. The Bulwer Golden Agers. The Lennoxville Quilters’ Guild. The Bury Women’s Institute. The St. Paul’s Home. The Eaton Corner Museum. And she leads a weekly Viactive group in Cookshire.
Congratulations, Serena! You are appreciated.

TAI CHI, AGAIN
Tai Chi classes have begun again in Scotstown and Sawyerville, and Taoist Tai Chi teacher Pierre Robitaille invites interested persons to an open house during his weekly bilingual sessions.
In Scotstown, classes resumed on Monday, January 7, from 1:30 to 3:30 p.m. at the Town Hall, 101 Victoria West (upstairs). In Sawyerville, they began again on Tuesday, January 8, from 6:30 to 8:30 p.m., at the Église Notre Dame du Rosaire, 4 Randboro Road, Sawyerville.
Beginners are welcome, and are invited to attend a first class anytime without obligation or fee. Info: Pierre Robitaille at 819-875-1384.

VIACTIVE, AGAIN
All four of the bilingual weekly exercise groups for people aged 50-plus are on Wednesdays and are free of charge. Newcomers are welcome to begin anytime.
In Bury, returning January 9, Doris Eryou leads the group at 10 a.m. at the Armoury Community Centre, 563 Main St., Bury. Info: 819-238-8541.
In Cookshire, as of January 16, Serena Wintle and Lyne Maisonneuve welcome you from 10 to 11 a.m. at the Manoir de l’Eau vive, 210 Principale East. Info: 819-875-5210.
In Newport, beginning January 16, Ruth Shipman and Christiane Côté invite you to the Viactive group at the Municipal Hall, 1452 Route 212, Island Brook, from 1:30 to 2:30 p.m. Info: 819-889-1340 or 819-560-8565.
And in Sawyerville, starting January 9, Denise Nault and Gérard Nault facilitate the group at the Sawyerville Community Centre, 6 Church Street, at 10 to 11 a.m. Info: 819-889-2630.

CHURCH SERVICES
Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.
Anglican. Sunday worship services are at 9:30 a.m. at the St. Paul’s Church in Bury, and at 11:15 a.m. in Cookshire, in the lower level of the Trinity United Church, 190 Principale West. Info: 819-887-6802.
United. Sunday worship services are at Trinity United in Cookshire at 9:30 a.m. and at the Sawyerville United at 11 a.m. Info: 819-889-2838 (listen to message) or Rev. Tami Spires 819-452-3685.
Messy Church. On Monday, January 28, at 5:30 p.m., stories, crafts, singing and supper are on the agenda for the next Messy Church at the St. Paul’s Anglican Church, 550 Main St., Bury. A joint United and Anglican intergenerational event. All are welcome. Info: Rev. Tami Spires, 819-452-3685.
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email rawrites@yahoo.com by January 14 for publication January 23. Thank you!

Une fête magique à Cookshire-Eaton

La salle Guy-Veilleux à Cookshire-Eaton était pratiquement pleine lors de la fête organisée pour les enfants à l’occasion de Noël.

Bien que l’endroit regroupait plusieurs jeunes, il y régnait un calme plat ainsi qu’un silence étonnant. En fait, les petits étaient tous captivés par le spectacle intitulé Le souhait de la petite souris. L’histoire brillamment racontée et accompagnée à la guitare, avec leurs personnages, des petites souris, a capté toute leur attention. En plus du spectacle, le jeune auditoire a eu droit à la visite du père Noël et de la mère Noël. Tous deux ont remis des présents à chacun d’eux. L’activité organisée par Loisirs Cookshire a été possible grâce à la participation de la municipalité, de la collaboration des pompiers, qui avait effectué une collecte de fonds, aidant à l’achat de cadeaux et de plusieurs commanditaires. La présidente de Loisirs Cookshire, Manon Élisabeth Carrier, est heureuse du succès obtenu et mentionne que l’organisme travaille à organiser une fête d’hiver. Sur la photo, nous apercevons un groupe d’enfants évidemment heureux de se retrouver avec la mère et le père Noël.

Grève à prévoir du côté des chauffeurs d’autobus scolaires

Les cinq syndicats CSN du transport scolaire en Estrie ont obtenu un mandat de grève générale illimitée à être déclenchée au moment jugé opportun, au terme d’une tournée d’assemblées générales. Les 31 circuits scolaires du Haut-Saint-François pourraient donc être perturbés au retour des classes en 2019.
Les 230 travailleuses et travailleurs des Autobus des Cantons, de l’Estrie, B. Dion, La Sapinière et Coaticook revendiquent de meilleurs salaires, heures de travail et vacances. « Dans la région de l’Estrie, il y a déjà des transporteurs qui donnent plus que ce que, nous, on a », précise Stephen Gauley, président du secteur du transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP) de la CSN. « On est quand même un 10 % en bas de ce que d’autres chauffeurs reçoivent. »

« Ce qu’on a le plus demandé à nos employeurs, c’est d’avoir un protocole, une entente au niveau de la méthode de travail pour les négociations », poursuit-il. Les syndicats souhaitent que les deux parties déposent leurs demandes simultanément, par souci d’équité. « Ce que l’employeur nous disait, c’est qu’il voulait être en mesure de revenir sur sa parole dans le fond. Il voulait pas déposer en même temps. Ce qu’il disait, c’est que même si on s’entend sur quelque chose, on veut être capable de le défaire le lendemain. Ç’a aucun sens. Ça fonctionne pas », se désole M. Gauley.

Le moment du déclenchement d’une hypothétique grève générale illimitée reste à être déterminé. « D’ici Noël, je penserais pas. Ce serait très, très surprenant. Ça va être plus en 2019 », mentionne Stephen Gauley. Trois commissions scolaires seraient alors touchées par les mesures : des Hauts-Cantons, des Sommets et de la Région-de-Sherbrooke, qui gère les écoles primaires de la Source-Vive à Ascot Corner et Notre-Dame-de-la-Paix à Johnville.

Il n’a pas été possible de joindre personne du côté du seul transporteur établi sur le territoire, Autobus La Sapinière (Transdev) à East Angus. Du côté de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, on disait attendre la confirmation du déclenchement de la grève avant de commenter.

actualite

Un abattoir A1 dans le Haut-Saint-François

Le groupe de travail formé du CLD du Haut-Saint-François et de l’UPA-Estrie a confié à la firme Forest Lavoie le mandat de réaliser une étude, dont l’objectif est de déterminer la viabilité d’un abattoir de type A 1 sur le territoire.

Le CLD du Haut-Saint-François et ses partenaires n’ont cessé de chercher une alternative pour pallier à la perte de l’Abattoir Rousseau qui a été rasé par les flammes, en novembre 2017. Bernard Ricard, directeur adjoint au CLD, mentionne que l’obtention d’une aide financière du MAPAQ Estrie via le programme d’appui à la compétitivité des abattoirs régionaux (PACAR), avec une mise de fonds de l’UPA-Estrie et du CLD, permettra la réalisation de l’étude au coût approximatif de 30 000 $.

La démarche, explique M. Ricard, visera entre autres à faire une mise à jour des petites productions du territoire que ce soit faisans, lapins, cerfs rouges et autres. On déterminera les volumes tout en tenant compte des contraintes techniques. L’étude, précise-t-il, dressera un portrait de la situation et permettra de savoir si un abattoir de type A 1 peut être viable et avec quel genre de bêtes. Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, est bien conscient que la perte de l’Abattoir Rousseau n’a pas été comblée. « On se trouve à pu avoir d’abattoir spécifique comme M. Rousseau faisait et il faut aller loin. On va regarder les différentes alternatives. Est-ce qu’on pourrait dire on fait un abattoir mixte ? Ça veut dire qu’il y aurait deux jours ça serait un abattoir spécifique où les gens puissent aller abattre leurs animaux, repartir avec et les autres journées, ça serait sous juridiction fédérale où ça serait un abattoir comme M. Rousseau où les gens vont porter leurs bêtes pour être dans les magasins », d’exprimer M. Roy.

M. Ricard mentionne que l’étude devrait s’amorcer vraisemblablement début janvier pour se terminer le 31 mars 2019. Dans l’hypothèse où elle s’avérerait positive, le CLD tentera de trouver un promoteur ou un groupe de promoteurs intéressés au projet. Mentionnons que l’Abattoir Desmarais à Weedon avait été approché, l’année dernière, pour suppléer à la perte de l’Abattoir Rousseau. Un an plus tard, Carl Desmarais, propriétaire de l’abattoir de son nom, manifeste peu d’intérêt envers le projet. « On a regardé l’année dernière avec un gars du MAPAQ qui est venu ici et ça prendrait un investissement de 2 M$. Ça m’a refroidi pas mal. » Ce dernier songe plutôt à agrandir son abattoir dans sa forme actuelle. M. Desmarais confirme que des plans sont sur la table à dessin et projette notamment d’agrandir la partie boucherie pour la prochaine année.

Espoir de reprise chez Valoris

Bien que les litiges juridiques opposant Valoris et Sherbrooke OEM ne soient pas réglés, les parties ont convenu d’entreprendre une médiation qui permettrait, entre-temps, de relancer le centre de valorisation par la mise en fonction des deux lignes arrêtées il y a plus d’un an.

Sans doute un signe de bonne foi, La Tribune rapportait que Valoris aurait accepté de verser les 2,3 M$ qu’elle retenait sur son contrat de 15 M$ avec Sherbrooke OEM. Sans confirmer le montant, le président de Valoris et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, laisse entendre que l’organisme avait des versements à faire et qu’ils ont été effectués. Quant à la suite des choses, « on s’est entendu sur une entente de principe, mais reste qu’on est encore en médiation. Il reste des détails à déterminer, mais ça va de mieux en mieux. Ça regarde bien; on veut essayer de repartir les lignes pour faire des tests en 2019 », d’exprimer M. Roy.
Rappelons que la régie intermunicipale, détenue à parts égales par la MRC du Haut-Saint-François et la Ville de Sherbrooke et l’entreprise qui a installé les équipements de tri mécanisé, sont aux prises avec des poursuites croisées. Valoris fait des réclamations de 42,3 M$ alors que Sherbrooke OEM a lancé des poursuites pour 8 M$. « La médiation n’empêche pas les deux parties de travailler ensemble. On a mis de l’eau dans notre vin chacun des deux parties. » Le président montre un optimisme prudent quant à la reprise des opérations sur les deux lignes de tri. « Ça regarde bien. On veut essayer de repartir les lignes pour faire des tests au début de 2019. On veut être fonctionnel parce que le but de Valoris c’est la valorisation des matières et non l’enfouissement. » Le président de Valoris admet que la fermeture des deux lignes a contribué à augmenter le volume d’enfouissement. Le résidentiel prenait la direction de l’enfouissement alors qu’une portion des CRD soit 30 % à 40 %, estime M. Roy, en admettant ne pas avoir les chiffres officiels, auraient pris la même direction.

D’autre part, Valoris devrait augmenter sa capacité annuelle moyenne d’enfouissement pour la faire passer de 74 361 tonnes à 99 500 tonnes, et ce pour les 30 prochaines années. « Ça, c’est la demande qu’on va faire pour la cellule pour l’agrandissement du LET. Faut comprendre que c’est un maximum. Ça veut pas dire parce qu’on demande 99 500 tonnes qu’on va enfouir 99 500 tonnes. Notre but est de tout le temps valoriser. » L’objectif, d’exprimer M. Roy, est de recycler 50 % de la matière reçue. Il précise que la démarche se veut une mesure de sécurité. « Si ma ligne brise et que je n’ai pas cette capacité, je fais quoi ? », lance-t-il. Enfin, quant à la reprise de production des deux lignes arrêtées, il y a plus d’un an, M. Roy se montre prudent. « Je veux pas créer d’espoir. Les intervenants vont nous le dire quand ça sera prêt. »

La communauté d’affaires crée des liens

La Chambre de commerce du Haut-Saint-François avait convié ses membres lors d’un 5 à 7 réseautage, à la fin du mois de novembre. Une trentaine de commerçants de la région et de conseillers municipaux de Dudswell, Ascot Corner et Weedon avaient répondu à l’appel. Le vice-président de la Chambre, Serge Lemieux, a pris la parole pour remercier ceux qui s’étaient déplacés jusqu’au Centre communautaire de Johnville. Les invités avaient l’opportunité de déguster des produits de la brasserie rurale 11 comtés, de Charcuterie Scotstown et de l’Érablière Nouvelle Génération. La rareté de la main-d’œuvre fut l’un des sujets de discussion qui revenait parmi l’assistance.

Robert Roy

Les députés caquistes mis au parfum

Les représentants de Valoris, dont son président et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, ont rencontré, en novembre dernier, le caucus des députés caquistes de l’Estrie afin de les mettre au parfum du dossier et des démarches entamées auprès du gouvernement du Québec, pour obtenir la reconnaissance de l’organisme voué notamment à la valorisation des déchets.

L’opération avait déjà été effectuée dans le passé avec le caucus de députés libéral. Toutefois, comme le visage politique a changé, les intervenants ont jugé bon de reprendre l’opération. La démarche était d’autant plus nécessaire du fait que les classeurs du député sortant, Ghislain Bolduc, étaient tous vides de leur contenu. M. Roy mentionne avoir remis aux élus des copies du dossier. « On a mis en scénario ce qu’on avait fait et où on est rendu. On a eu une belle rencontre. Ils ont bien compris ce qu’était Valoris. D’après moi, ils sont sortis avec une autre opinion de ce qu’était Valoris. » M. Roy ajoute que le député de Mégantic, François Jacques, sera le porteur de dossier. Les intervenants ont rappelé que l’objectif est d’obtenir la reconnaissance comme centre de valorisation, de recherche ou de projet-pilote et non un centre d’enfouissement.

Inauguration du corridor scolaire à Cookshire-Eaton

Depuis la rentrée scolaire, une forte proportion d’élèves fréquentant l’école Saint-Camille à Cookshire-Eaton utilise allègrement le nouveau corridor scolaire aménagé et faisant le lien à partir de la rue Craig Nord, directement à la cour de l’établissement scolaire. La direction de l’école, avec la participation de l’ensemble des partenaires, a procédé, la semaine dernière, à l’inauguration de la nouvelle voie d’accès au grand plaisir des enfants et parents.

En poste depuis cinq ans, la directrice Kathy Lapointe mentionne que plusieurs parents lui avaient fait part du manque de sécurité pour les enfants qui empruntaient les rues Sawyer et Planche pour se rendre l’école. Après en avoir fait part au conseil municipal de l’époque et formé un groupe de citoyens, il semble que le projet n’avait guère évolué. Ce n’est qu’au printemps dernier que Gilles Denis a saisi la balle au bond pour aller de l’avant. « Yvan et moi, on s’est rencontré un soir avec Michel Gallant, un parent de l’école, ici. Il disait on est tanné, ça fait plus de trois ans que ça dure, ça vire en rond, on a eu des rencontres et ça coûterait une fortune. Avec Yvan, on est allé chercher Martin Beaudoin, on a dit : viens-t’en dans game et le projet a décollé », d’exprimer M. Denis. Entre-temps, Mme Lapointe poursuivait ses démarches auprès du nouveau conseil municipal qui lui a accordé son écoute. Le trio de citoyens s’est associé des partenaires et tous ont contribué financièrement, en temps, en prêt d’outils, équipements, services professionnels, etc.

À titre d’exemple, Gilles Denis a cédé à la municipalité une bande de son terrain de stationnement donnant sur la rue Craig Nord pour y aménager un corridor scolaire. De son côté, la municipalité de Cookshire-Eaton, qui a fourni du matériel comme du sable et autre, assurera l’entretien du corridor été comme hiver. Patrick Guilbeault, de l’étude Grondin Guilbeault Fontaine, notaires S.A., a gracieusement effectué l’acte notarié. Pour sa part, Yvan Shank de Turco-Shank Construction ainsi que Martin Beaudoin ont mis leur savoir-faire et équipement à contribution. La Commission scolaire des Hauts-Cantons y est allée d’une mise de fonds de 15 000 $, mais sans la collaboration de tous, le projet n’aurait jamais pu être réalisé. D’ailleurs, les partenaires et autres bénévoles comme la famille Matthews Beaudoin, Location Cookshire, Arpenteurs-Géomètres Mercier-Meunier inc., Plomberie Côté et le Journal régional Le Haut-Saint-François ont participé sous une forme ou une autre à la réalisation du projet. Le corridor scolaire est sécuritaire et même éclairé en soirée. Une plaque affichant les nombreux partenaires et collaborateurs est installée sur la clôture.

Bien que le projet a tardé à démarrer, sa réalisation s’est faite rapidement. « Les rues principales amenant les enfants à l’école étaient bloquées en raison de travaux. Ça nous a donné le petit coup de pied », d’exprimer M. Shank. « C’est le projet le plus simple qu’on a trouvé, c’est le plus beau et c’est lui qui a été réalisé dans des délais aussi raisonnables. Je pense que notre objectif est atteint », de préciser M. Denis. Rappelons qu’à une certaine époque, on évoquait le projet d’une passerelle de métal au coût de 76 000 $.

IGA Cookshire-Eaton appuie les producteurs régionaux

Toujours soucieux d’accorder de la visibilité et de l’espace aux producteurs locaux et régionaux, IGA Cookshire-Eaton rencontrait récemment le nouveau propriétaire de la Laiterie Chagnon, Nathan Kaiser de la famille Kaiser, propriétaire de la Fromagerie Fritz Kaiser, située à Noyan, en Montérégie. « On est venu rencontrer les gens qui nous supportent et achètent nos produits. » Propriétaire et président de l’entreprise depuis mars 2017, M. Kaiser avait de bonnes nouvelles dont profitent déjà les consommateurs. En effet, depuis quelques semaines, les adeptes de lait Chagnon bénéficient d’un rabais substantiel soit de 0,50 $ sur le lait en contenant de plastique de 1 litre et de 1 $ sur les mêmes contenants en format 2 litres. Le contenant de plastique revient au même coût pour le consommateur que celui de carton, de préciser Mario Fréchette, représentant. « On est la seule compagnie au Québec qui assume la différence et le plastique est 100 pour cent recyclable », assure M. Fréchette. Nous retrouvons de gauche à droite le président, Nathan Kaiser, Pierre Genest-Denis, directeur adjoint au IGA Cookshire-Eaton, et Mario Fréchette, représentant.

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