Les chasseurs débarquent à l’hôtel de ville de Cookshire-Eaton

Plus d’une trentaine de chasseurs ont débarqué à l’hôtel de ville de Cookshire-Eaton, lors de la dernière assemblée ordinaire, pour demander l’appui de la municipalité afin qu’elle adopte une résolution s’opposant à la loi sur l’immatriculation des armes à feu sans restriction au Québec.

Les chasseurs demandent à la municipalité de faire comme les 165 autres au Québec dont Ascot Corner, Chartierville et East Angus qui ont adopté une résolution en ce sens. « Nous, ce qu’on aimerait, c’est que notre ville nous appuie dans les démarches qui se font pour dire non au registre des armes à feu », d’exprimer la porte-parole du groupe Manon Élisabeth Carrier. L’intervenante prétend que le registre d’armes à feu ne sert à rien puisqu’il y a déjà des mesures de contrôles. Lorsqu’un consommateur achète une arme à feu, le vendeur doit enregistrer l’arme au nom de ce dernier et pour se faire, il doit enregistrer le PPA (permis de possession et d’acquisition) d’armes à feu de la personne. Le PPA est valide pour une période de cinq ans renouvelable.

« La chasse, c’est un moteur économique important dans notre région au même titre que les motoneigistes et les VTT en sentier. La chasse à l’automne, c’est bon pour tous les commerces, c’est un facteur économique important. Il faut pas écœurer notre monde avec ça. On le voit dans le milieu, quand c’est le temps de la chasse, les restaurants, les épiceries, les dépanneurs, les tanks à gaz, ça marche, c’est bon partout, partout, pis c’est du monde qui découvre notre milieu, qui vont peut-être revenir l’été, de mentionner Mme Carrier. »

Jean Tremblay, citoyen de Cookshire-Eaton et chasseur, dit investir 2 000 $ annuellement auprès des divers commerçants de la municipalité. « Actuellement, il y a un genre de campagne, je dirais pas du boycottage, mais d’encouragement pour les municipalités qui votent contre le registre. Il y a plein de gens qui m’ont mentionné, moi j’arrête gazer à East Angus, j’arrête pu à Cookshire; East Angus a voté contre. Nous autres, la dernière chose qu’on va probablement faire, c’est d’adhérer à ça. On va continuer à dépenser à Cookshire parce que c’est nos commerçants. Tout ce qu’on vous demande, c’est simplement de vous prononcer contre le registre.  »

Ville
« Les élus en ont discuté un peu. On s’est pas prononcé vraiment sur le sujet, on en a discuté à la réunion de travail, mais rien a été adopté sur ça. On a eu des discussions; chaque conseiller a émis son opinion sur ça, mais on s’est pas prononcé. On constate que vous êtes venus en grand nombre, on voit l’importance que ça a pour vous autres. On va mettre ça à l’ordre du jour de la prochaine réunion de travail et on vous reviendra avec ça », de conclure la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe. La prochaine réunion de travail est prévue le 26 mars prochain.

Un virus informatique se fait passer pour des organismes locaux

Un virus informatique a infecté une demi-douzaine d’organisations et de municipalités du Haut-Saint-François, dont le Centre d’action bénévole (CAB) et la municipalité de Weedon, ces quatre derniers mois. Certaines d’entre elles étaient des utilisatrices du réseau interne de la MRC, qui est intervenue dès le mois de novembre dernier afin de freiner la propagation.

Bien pensé
Le virus, répandu à l’échelle mondiale, employait la méthode du spoofing, ou d’usurpation d’identité, pour se propager. En se faisant passer pour un contact légitime, il envoyait des courriels contenant un document Word ou un lien cliquable présenté comme étant une facture à payer. Lorsque le destinataire consultait ce qui était en réalité un cheval de Troie, son poste informatique devenait infecté et pouvait à son tour transmettre le logiciel malveillant à ses contacts.

Antoni Dumont, de chez Solutek Informatique, avoue que le virus est très bien fait. Celui-ci a la capacité de s’autoreproduire. « On l’enlevait, puis il revenait. » Lui et son équipe sont entre autres intervenus auprès du CAB en novembre et décembre derniers.

Le CAB a un crabe
La directrice générale du Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François, France Lebrun, avait remarqué une baisse de performance des postes informatiques de l’organisme en novembre 2018. Elle a donc contacté Solutek pour obtenir de l’aide. « On débarque là et on se rend compte qu’elle est infectée jusqu’au cou », se rappelle Antoni Dumont. « C’était un vrai cauchemar. »
L’entreprise de soutien informatique a pris trois jours pour démêler et trouver l’origine du problème. France Lebrun se souvient que le système de messagerie courriel était particulièrement atteint. « Mettons qu’on pouvait envoyer 200 courriels à l’heure, mais dans les deux-trois premières minutes, notre quota était déjà atteint. Après ça, on ne pouvait plus rien envoyer, ni recevoir », détaille-t-elle.

Plus de peur que de mal
Le CAB a dû, au final, changer l’hébergeur de son site internet, faire la mise à jour de ses systèmes vers Windows 10 et passer à un autre logiciel d’envoi de courriels. Ailleurs dans la MRC, les dommages sont demeurés relativement mineurs.
L’adresse courriel de la secrétaire de direction de la municipalité de Weedon, Marie-Claude Cloutier, est en quelque sorte la porte d’entrée en ligne pour les citoyens. C’est elle qui reçoit et réachemine les diverses communications. « Ça m’a pris un nouvel ordinateur. Il a carrément planté ! » Il faut dire qu’il était déjà prévu que son poste de travail soit mis à jour puisqu’il était vieillissant. « Mais le virus a devancé le tout », résume-t-elle.

Elle se dit satisfaite du support qu’elle a reçu de la part de l’administrateur des réseaux informatiques de la MRC, Éric Charland. À distance, ce dernier a pu procéder à des traitements antivirus qui ont éventuellement porté fruit.

Aucun système n’est parfait
Le directeur général de la MRC, Dominic Provost, concède que ses antivirus ne sont pas parfaits, surtout lorsqu’un usager fait l’action d’ouvrir un logiciel malveillant. « On n’avertit pas le monde des virus. On les empêche de rentrer, puis s’il y en a un, on l’enlève. » Le réseau interne de la MRC relie 52 bâtiments municipaux et communautaires. Il fournit la protection et l’hébergement sur serveurs à 250 usagers du Haut-Saint-François.

Dans l’optique de fournir un service plus complet à ces clients institutionnels, la MRC a procédé à l’embauche d’un second technicien le mois dernier. Une somme de 1600 $ fut également allouée à ce moment pour une formation en sécurité informatique, tel qu’indiqué dans le Plan d’action 2019.

Il ne reste aujourd’hui plus que quelques traces dans la région du virus apparu à la fin de l’année dernière. Quelques municipalités et organismes continuent d’envoyer des courriels infectés, mais un bon travail de prévention et d’éducation a été fait depuis. C’est le cas de la municipalité d’Ascot Corner qui a averti ses citoyens par le biais des pages de son dernier journal communautaire paru au début du mois.

Outre Ascot Corner, Weedon et le CAB, la CDC, le CIUSSS de l’Estrie et Moisson Haut-Saint-François avaient également été touchés par le virus.

Une soirée parfaite telle quelle

Près de 150 personnes ont défilé au Manège militaire de Bury pour assister au vernissage de l’exposition de photos Parfaites telles quelles du Centre des femmes du Haut-Saint-François La Passerelle. Le projet présentait 19 clichés de femmes, accompagnés d’un texte rédigé par la modèle. La soirée se tenait dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes et a suscité son lot d’émotions, principalement chez celles qui avaient accepté de se prêter au jeu de la caméra.

Audace
D’entrée de jeu, la coordonnatrice de La Passerelle, Andrée Larrivée, a prévenu l’assistance. « Ces photos suscitent beaucoup de réactions, qu’elles soient positives ou négatives. » Trois sentinelles, ou gardiennes du respect, sillonnaient la salle pour démystifier les commentaires des spectateurs. Les photographies présentaient des corps féminins partiellement ou complètement nus.

Les thèmes représentés dans les clichés et abordés dans les textes d’accompagnement traitaient d’allaitement, de consentement et de standards de beauté. On y célébrait la diversité corporelle à travers la pilosité, les vergetures ou, encore, les traces laissées par un accouchement. Comme le résumait Valérie Cloutier-Morin : « Dans le fond, avec cette expo-là, ce qu’on montre, c’est que le plus important, c’est qu’on soit libres d’être qui on est. »

Facilement convaincues
Les 19 participantes du projet ont fait un travail préalable avant d’être prises en photo. Elles ont réfléchi en groupe à différents concepts lors d’ateliers qui encourageaient le cheminement et la réappropriation de son corps. La photographe de l’exposition, Kim Gaudreau, a été interpellée par le concept. « Ça faisait longtemps que j’avais envie de faire une exposition mettant en avant la femme, les sentiments. Bref, ça m’a vraiment beaucoup parlé. » À ses yeux, l’expérience a été inspirante. « L’œuvre est belle, mais la démarche derrière est encore plus grande. »

Julie Tremblay se trouvait dans l’assistance vu son intérêt pour la cause féministe. Elle s’implique activement au sein du conseil d’administration de La Passerelle en plus de la cellule locale de l’AFEAS à Cookshire-Eaton. « Ce que j’aime de l’exposition, c’est que ça permet à la femme d’arrêter d’avoir peur. »
Mme X, une intervenante de la Méridienne qui a requis l’anonymat, était l’une des trois gardiennes de respect de la soirée en plus d’avoir sa photo exposée. Dès la présentation du projet, elle a souhaité y participer, avant d’éprouver une certaine crainte. « Dans quoi je m’embarque ? J’avais un certain malaise de la nudité. Finalement, ça s’est bien passé. J’étais étonnamment très à l’aise devant la photographe. Personnellement, je pensais jamais faire des photos comme ça. Mais les messages revendicateurs qui viennent avec les photos, c’est ça qui est beau. »

Sa représentation et le texte qui l’accompagnait traitaient de consentement et de relation amoureuse malsaine. Pour elle, l’expérience a été libératrice. « Ça veut tellement dire quelque chose, ça a tellement une valeur ce projet-là. C’est un projet de diversité corporelle et de s’aimer comme on est puis d’arrêter de subir les pressions sociales. C’est très valorisant comme projet. Ça m’a permis d’être encore plus à l’aise avec mon corps qu’avant. »

L’AFEAS Dudswell reçoit la première femme ministre de l’Agriculture

Pour son deuxième événement soulignant la Journée internationale des droits des femmes, l’AFEAS de Dudswell avait convié la députée de Compton-Stanstead et nouvellement ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, à prendre la parole devant une trentaine de membres. La journée d’activités comprenait aussi une séance de métamorphose beauté pour cinq femmes qui se sont grandement impliquées dans la communauté au cours de la dernière année.

Le droit de se donner du temps
Le sous-sol de l’église Saint-Clément du secteur Bishopton était reconfiguré pour accueillir non seulement les membres AFEAS, mais aussi quatre stations de maquillage, coiffure, manucure et massage. Les cinq femmes choisies pour la métamorphose ont donc reçu les soins de Brigitte Cloutier, de la Station Détente Spa, de Domenica Guzzo à la coupe de cheveux et de Chantal Fortier aux ongles. Marjolaine Larocque, secrétaire de la cellule locale de l’association féminine, leur a témoigné la reconnaissance du groupe. « Ça a été notre façon de leur dire merci en les choisissant cette année. Elles ont été suggérées par d’autres personnes. »
La mairesse de la municipalité de Dudswell, Mariane Paré, a pris la parole pour témoigner du chemin parcouru par les femmes. « Quand on parle du droit des femmes, je suis bien heureuse qu’il y ait des femmes qui ont ouvert des portes pour les autres. Dans le temps, le monde municipal, c’était un monde d’hommes. » Mme Paré a profité de l’occasion pour souligner le travail de Nicole Robert qui a été préfet de la MRC de 2008 à 2016 et qui était présente lors de la journée.
Reconnaitre le problème

En fonction depuis seulement huit jours au ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau était fière d’être la première femme du pays à occuper ce poste. Ses brèves recherches lui ont même indiqué qu’elle serait la première Québécoise depuis les années 1800 à diriger ce ministère. Avant tout, elle s’est adressée aux femmes de l’AFEAS pour traiter d’égalité hommes-femmes.

« Je savais pas que j’étais féministe il y a quatre ans. Dans ma vie personnelle, j’avais jamais eu à mener ce combat-là parce que, que ce soit dans ma famille ou à l’école, j’avais jamais senti que je n’avais pas les mêmes opportunités que mes collègues masculins. C’est quelque chose que j’ai découvert dans le volet international. » En effet, c’est lorsqu’elle débuta ses fonctions en tant que ministre du Développement international que la députée fut à même de constater les inégalités à l’étranger.

Jusqu’au bout
De retour au pays, elle put constater que les choses n’étaient guère mieux. « Le combat pour l’égalité entre les hommes et les femmes est pas fini au Canada. Il y a encore tellement de violence contre les femmes. »

Mme Bibeau voit toutefois des lueurs d’espoir alors que le système gouvernemental s’adapte tranquillement. Toutes les demandes de financement présentées au conseil des ministres doivent désormais être soumises à une analyse basée sur le genre. Cet examen évalue les différences d’impact entre les hommes et les femmes et si un projet aide à diminuer l’écart salarial. Par exemple, le budget de 2019 déposé hier est soumis à une telle analyse.
La présidente régionale de l’AFEAS Estrie, Émilienne Mampuya, a conclu la période de discussions en partageant son expérience personnelle, elle qui est originaire du Cameroun. Vivant maintenant au Canada, elle incite ses concitoyennes à poursuivre la bataille. « La lutte n’est pas finie. Levons-nous debout, prenons notre place partout où on est, quelle que soit l’âge qu’on a. Ensemble, on va apporter un changement à la fois. »

actualite

Investissements routiers en Estrie, 14 projets pour 9 municipalités du HSF

Le ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie, François Bonnardel, a dévoilé récemment les investissements routiers de quelque 190 M$ pour les années 2019-2021. De ce nombre, 14 projets sont prévus dans 9 municipalités du Haut-Saint-François.

« Ces projets visent à agir concrètement sur l’état des infrastructures. Contrairement aux années antérieures, le gouvernement du Québec opte pour la transparence en rendant public l’ensemble des projets. » Il est possible de les consulter sur le web, d’exprimer le ministre. « En investissant massivement comme nous le faisons aujourd’hui dans le réseau routier, notre gouvernement contribue à améliorer et à maintenir nos infrastructures. Contrairement à la pratique des anciens gouvernements, nous misons désormais sur la transparence dans les investissements routiers. Cela permettra aux citoyens de l’Estrie et de partout au Québec d’avoir un regard complet sur la totalité des projets pour lesquels des travaux sont prévus au cours des deux prochaines années et d’obtenir une reddition de comptes du ministère », d’exprimer M. Bonnardel.

De l’enveloppe de 189 808 000 $, une tranche de 78 061 000 $ sera investie dans la réalisation de projets routiers visant à assurer des chaussées en bon état. Une portion de 72 026 000 $ sera affectée à la réalisation de projets routiers visant à assurer un réseau efficace et sécuritaire, notamment en donnant suite à des recommandations du bureau du coroner. Un montant de 39 721 000 $ sera consacré dans la réalisation de projets routiers visant à assurer des structures en bon état.

Projets
Parmi les projets prévus dans le Haut-Saint-François, deux sont à Cookshire-Eaton soit l’asphaltage de la route 210, entre la 108 et 253 et la réfection du pont sur la route 251, au-dessus du ruisseau Haseltine. Deux projets devront se réaliser au Canton de Lingwick. Il s’agit de l’asphaltage de la 108, entre la route 257 et le chemin Fontainebleau/rue de l’Église et la réfection du pont sur la route 108, au-dessus de la rivière Rouge. Il en est de même à East Angus alors qu’on prévoit faire l’asphaltage de la 214, entre la route 112 et la limite municipale du Canton de Westbury et la réfection du pont Taschereau, sur la route 214, au-dessus de la rivière Saint-François. Deux projets sont également prévus à Newport. Il s’agit de l’asphaltage de la route 212, du chemin d’Island Brook sur 6 kilomètres vers La Patrie. La réfection du ponceau sur la 212, au-dessus du ruisseau Island, figure aussi au calendrier des investissements routiers. Weedon aura également ses projets notamment l’asphaltage de la route 161, entre la 112 à Weedon et le chemin Rozon à Stratford ainsi que la réfection du pont sur la 5e Avenue, au-dessus du ruisseau Weedon.

Un projet est prévu du côté de La Patrie soit l’asphaltage de la route 212, de 320 mètres à l’est de la 257 sur 4,5 kilomètres vers l’ouest, et de la route 257 à l’intersection de la 212. À Bury, on prévoit l’asphaltage de la route 214, entre la 108 et la rue McIver. Des travaux se réaliseront également dans le Canton de Westbury avec la réfection du pont sur le chemin Gosford Est, au-dessus du ruisseau Big Hollow. Chartierville figure également dans les cartons du ministère avec l’asphaltage de la route 257, entre le poste frontalier et la 210.

Mentionnons également, la dernière étape de la phase II du prolongement de l’autoroute 410 à Sherbrooke, soit la construction du nouveau tronçon entre l’échangeur de la route 108-143, contournant la concentration urbaine de Lennoxville par le sud pour se terminer à l’intersection de la route 108, soit à la porte du Haut-Saint-François.

Cent ans et en pleine forme

Les Chevaliers de Colomb d’Ascot Corner, conseil 11929 avec la municipalité ont rendu hommage au centenaire Georges Chicoine lors du récent brunch mensuel. M. Chicoine est membre de l’organisme depuis 42 ans.

En plus de recevoir un présent, le jubilé a vu son nom inscrit sur une plaque Hommage à nos centenaires de la municipalité. Cette distinction est bien en vue à l’intérieur du Centre multifonctionnel. « C’est toujours surprenant d’avoir tout ça. Je suis même surpris d’avoir 100 ans », d’exprimer M. Chicoine. Véritable force de la nature, l’homme s’adresse très clairement et d’une voix forte. « Mon seul problème, c’est avec mes yeux. Pour le reste, je suis en pleine forme. Je travaille à tous les jours. Je rentre mon bois de poêle, je pourrais même courir », lance-t-il en guise de défi. « J’ai eu un petit caillot qui se promenait. J’ai entré à l’hôpital avant Noël et j’ai ressorti après le Jour de l’An. On m’a dit qu’on me l’avait enlevé et que j’avais rajeuni de 10 ans. »

Né à Martinville, M. Chicoine est arrivé à l’âge d’un an à Ascot Corner. Le jeune homme s’est marié en 1947 avec Cécille Blanchette alors qu’elle venait tout juste d’avoir 18 ans. Le couple a fondé une famille de 15 enfants, 9 garçons et 6 filles. M. Chicoine demeure toujours dans sa résidence. Celui dont la médication se limite, dit-il, à deux petites pilules le matin et une autre pour les yeux, n’a pas de secret. « J’ai travaillé toute ma vie. Je prends ce qu’ils veulent me donner, c’est pas moi qui est boss de ça. »

Rachel Garber

WE’RE LAB RATS

“Humanity is conducting an unintended, uncontrolled, globally pervasive experiment whose ultimate consequences could be second only to a global nuclear war.”
The year was 1988. Those words began a statement by the World Meteorological Organization entitled The Changing Atmosphere: Implications for Global Security. Since then, the world has thrown a lot of talk and little action at the experiment, in which we are our own lab rats.

Flash forward to October 15, 2018. Few people noticed the emergency debate in the House of Commons about the urgent need to take real action on climate change. But now, five months later, it seems that a winter of extreme weather events worldwide has underlined the urgent need for action. Indications are that this is not a passing phenomenon. It is now apparent to most of us that we have already entered the maelstrom of climate change.

Last October, the occasion was yet another special report by the IPCC, the Intergovernmental Panel on Climate Change. It discussed the impacts of global warming of 1.5 ºC or more above pre-industrial levels: Very real impacts on health, livelihoods, food security, water supply, protection of life, and economic growth (www.ipcc.ch).

The burning question in the emergency debate was: How can we limit the climate changes to protect the lives of our children, “the grandchildren I tuck into bed at night”? said Elizabeth May in her cogent speach during the emergency debate (see YouTube).
Any good news? Here are a few examples, collected by rabble.ca:

The European Union voted to dedicate 25% of its budget for the next seven years to decarbonizing Europe, and transitioning to clean energy.
Certain women CEOs are turning their corporations green: GreenBiz lists 25 of them.

In the brouhaha about General Motors closing its Oshawa plant and others, we didn’t notice its announcement that it will be making only electric cars from now on.
Volkswagon has also announced plans to make 15 million electric vehicles in the next few years, and phase out gas-powered vehicles.
And finally, a footnote about Tesla: Elon Musk reminded everyone in January that he made all his electric vehicle patents “open source” four years ago. Any takers among us, inventive Townshippers?

VALORIS WORKSHOPS
Our very own Valoris, that brave repository of all our rubbish and recycling, is reaching out to the public on the eve of the planned expansion of its engineered landfill. (You were wondering what is happening to all our recycling now that China has refused to accept any more of it? And what was behind their refusal, anyway?)
Three workshops are planned on three different themes. Water quality/ Wildlife/ Wetlands on Saturday morning, April 6; Air quality (odors, greenhouse gases) and traffic (cleanliness, security) on Saturday morning, April 27; Integration into landscape, noise, dust on Sunday, May 26.
The dates and themes may be subject to change, said Louis Longchamps, the Valoris director of communications. Three ways to register for a workshop: Visit www.letvaloris.com/contact-us. Email info@valoris-estrie.com. Phone 819-560-8403.

TAX SEASON, NOW
Just a reminder that the income tax season is speeding by, and if your income is limited, it’s high time to avail yourself of a tax assistance program. In Sawyerville, the clinic sponsored by Loisirs Sawyerville is offered free of charge and in English. It is open on Wednesdays, March 20 and 27 from 1 to 4 p.m., and on March 20 from 6 to 8 p.m. and is at the Sawyerville Community Centre, 6 Church Street. Questions? Call Danielle at 819-889-2614.
And in Lennoxville, the clinic is open until April 30 on Mondays, Tuesdays, and Thursdays, from 1 to 4 p.m. It’s at the Literacy in Action office, 7 Conley St., Lennoxville. Questions? Call Evelina at 819-346-7009, option 2, or email incometax.lia@gmail.com.

COLOUR CAFÉ, 27th
A Colour Café is on Wednesday, March 27, at 2 to 4 p.m., at the John-Henry-Pope Cultural Centre, 25 Principale West, Cookshire. No registration needed; just show up for fun colouring and conversation, with snacks and hot beverages. Info: Townshippers’ Association at 819-566-5717 or ml@townshippers.org.

BU SINGERS, 29th
Hurry to get tickets for the spring show of the Bishop’s University Singers featuring Gospel-inspired favourites from such popular songwriters as James Taylor, Dolly Parton, Levon Helm and Joe Cocker. It is Friday, March 29, at 8 p.m. in the Centennial Theatre.
Tickets: Adults $25; seniors $23; students $15. (Note to members of BU’s Senior Academy for Lifelong Learning or SALL: Tickets, just $20; ask for the “Senior Academy Rate.”) Purchase from the Centennial Theatre box office, 1-4 p.m. weekdays, or call 819-822-9692. (Psst: Melanie Cutting asks ticket-buyers to mention her name; she’s in a ticket-sales contest. We heard it from her!)

RURART FOR ARTISTS
Dance and visual artist Amélie Lemay-Choquette announces a unique opportunity this summer for artists or artisans, whether young or professional. It is to participate in the RURART collective residency at La ferme La Généreuse. If interested in a $325 grant, find the info in French at: http://rurart.ca/residence-production/residence/dossier-dinscription/ Deadline: April 1st. For general information about RURART, visit www.rurart.ca.

RESERVE A TABLE
The Bury Women’s Institute is having a Flea Market/Craft Sale on April 27 from 9 a.m. to 5 p.m. in the Bury Armoury Community Center. To rent a table, contact Irma Chapman (819-873-3600) or Frances Goodwin (819-872-3318).

CHURCH SERVICES
United. Sunday worship services are at Trinity United in Cookshire at 9:30 a.m. and at the Sawyerville United at 11 a.m. Info: 819-889-2838 (listen to message).
Baptist. In Sawyerville, the Sunday worship service is at 9 a.m. in French, and 11 a.m. in English. Sunday school is at 10 a.m. in English and French. Info: 819-239-8818.
Anglican. March 24: Sunday worship services are at 9:30 a.m. in Bury, and at 11 a.m. in Cookshire (Trinity United Church hall). March 31: 11 a.m. only, St. George’s Church, Lennoxville.
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email rawrites@yahoo.com by March 25 for publication April 3, and by April 8 for April 17.

Judo : Encore une belle performance

Les membres du Club de judo de Johnville ont fait belle figure lors de la récente compétition qui se déroulait en février dernier à Victoriaville. Un nouvel athlète senior, Jean-Philippe Doyon, a fait une entrée remarquée en combat en décrochant la médaille d’or. Les autres judokas participants n’ont pas été en reste puisqu’ils ont décroché leur lot de médailles avec une récolte de deux d’or, autant d’argent et une de bronze. Mentionnons également les beaux combats d’Antoine Compagna. Nous retrouvons à l’avant de gauche à droite, Alexis Poulin (U12 argent), Malik Perron (U10 argent), Sean Robidas (U12 bronze). Dans le même ordre à l’arrière, nous remarquons maître Robert Chaussé, Jake Thompson (U14 or) et Olivier Landry.

Valoris

Valoris modifie l’horaire des ateliers

Valoris modifie l’horaire des ateliers et activités spéciales de sa démarche d’acceptabilité sociale, et ce dans le cadre de la demande d’agrandissement de son Lieu d’enfouissement technique (LET), situé à Bury.

Cette décision survient à la suite des commentaires reçus de l’assemblée publique du 6 février dernier, indique-t-on dans un communiqué de presse. Les responsables estiment que le nouvel horaire permettra à un plus grand nombre de personnes de participer. Les activités et ateliers seront donc en majorité le samedi en avant-midi. Le choix du lieu et de l’heure se fera en fonction du nombre d’inscriptions. Les détails pour chaque activité ou atelier seront communiqués 7 jours à l’avance via le site web de l’agrandissement, la page Facebook de Valoris et les médias.

Les gens peuvent s’inscrire de trois façons, sur le site web dédié à l’agrandissement dans la section contact : www.letvaloris.com/contact-us/, par courriel au info@valoris-estrie.com ou par téléphone au 819 560-8403.

Activités
Parmi les activités sont prévus les ateliers thématiques, qualité de l’eau/faune et flore/milieux humides le 6 avril; qualité de l’air (odeurs, gaz à effet de serre) et circulation (propreté, sécurité) le 27 avril et intégration paysage/bruit/poussières, le 26 mai. L’activité spéciale volet économique, communications et contributions communautaires est prévue pour le 15 juin alors que la rencontre publique de validation/rétroaction sur la démarche devrait se dérouler les 27 et 28 juin. Les responsables invitent la population à visiter régulièrement le site web de l’agrandissement et la page Facebook puisque des informations seront ajoutées sur une base régulière susceptible de répondre à plusieurs questions en lien avec le projet d’agrandissement du LET.

Valoris arrive en ville

Après une première rencontre publique plutôt malaisante en février dévoilant son projet d’agrandissement, Valoris a fait ses devoirs et est entrée de plain-pied dans sa démarche d’acceptabilité sociale lors de son activité spéciale de samedi dernier. Beaucoup plus solides et préparés, ses représentants ont répondu aux inquiétudes de la quarantaine de personnes présentes. Parallèlement, le parc éco-industriel et deux de ses anciens dirigeants ont plaidé non coupables à deux infractions sur la Loi sur les pêches la semaine dernière à Sherbrooke.

Considérer le citoyen
Étonnamment absents de la rencontre du mois dernier, le président de Valoris et maire de Sherbrooke, Steve Lussier, ainsi que le vice-président et préfet du Haut-Saint-François, Robert Roy, étaient cette fois de la partie. Le public a d’ailleurs pu faire la connaissance de Denis Gélinas, directeur général par intérim, suite au départ de Jean-François Sornin.

Depuis le début des démarches entourant le projet d’agrandissement de son lieu d’enfouissement technique (LET), Valoris semble finalement avoir pris ses communications au public au sérieux, entre autres en mettant en ligne un second site web dédié au sujet et en étant plus active sur les réseaux sociaux.
L’activité de samedi dernier était séparée en trois thématiques : la démystification de la mission de Valoris, la raison d’être de l’actuel projet d’agrandissement et le cadre législatif strict entourant les LET.

Loin du dépotoir d’antan
Le directeur général par intérim, M. Gélinas, a, d’entrée de jeu, rappelé que Valoris est une organisation publique formée de deux partenaires que sont la MRC du Haut-Saint-François et la Ville de Sherbrooke. Cette dernière, avec une population de 165 000 personnes, représente grosso modo 80 % des matières entrant à l’écocentre. Avec un principe d’utilisateur payeur, il est faux de croire que le Haut-Saint-François se retrouve à payer pour l’enfouissement et la valorisation des matières provenant de la ville. Et advenant la génération de profits, ceux-ci seraient divisés à parts égales entre la MRC et la ville-centre de l’Estrie.
Denis Gélinas a souligné que, comme son nom l’indique, Valoris a comme mission première la valorisation des déchets au lieu de leur enfouissement. L’objectif ultime demeure de tendre vers le zéro déchet, chose qui ne pourra être atteinte qu’avec un changement de mentalité au sein de la population. Le taux de valorisation actuel au centre de tri est de 51 %, alors que la performance visée est de 70 %.

La présence d’un troisième bac, celui du compost, fait une grande différence dans la quantité de matières récoltées chez les citoyens. Alors que certaines municipalités du Haut-Saint-François tardent à introduire le bac brun, la moyenne de la MRC est de 343 kg de déchets par habitant par année. La Ville de Sherbrooke, qui pratique la collecte à trois voies, voit sa moyenne baisser à 186 kg/hab./an.

Suite des choses
Les citoyens présents à l’activité étaient bien moins fâchés que lors de la première rencontre publique de février. Bien que certains aient rappelé la présence d’odeurs en provenance du site de Bury, la majorité a semblé en partie rassurée par les réponses des représentants de Valoris. Ceux-ci ont, cette fois, reçu chiffres et données à leurs interrogations. Il sera possible d’aller encore plus en profondeur lors des trois prochains ateliers thématiques prévus en avril et mai. Il sera alors question de respect de la faune et de la flore, de qualité de l’air, de circulation et d’intégration au paysage.
C’est le 24 mai prochain que se poursuivront les procédures judiciaires entamées contre Valoris, son ancien directeur général Claude Brochu et son adjointe Odile Goulet. Ceux-ci sont accusés d’avoir rejeté des substances nocives dans l’environnement entre mars 2014 et octobre 2016.

Les Agricultrices de l’Estrie se réunissent à Bury

« Nous voulons, nous pouvons ! » Tel était le crédo qui a motivé les actions du regroupement Agricultrices de l’Estrie au cours de la dernière année. Une quinzaine de femmes ont bravé le mauvais temps, du jeudi 21 février dernier, pour participer à l’assemblée générale annuelle qui se tenait à Bury. Le président de l’UPA Estrie, François Bourassa, s’est joint au groupe.

Fondé il y a une trentaine d’années, l’organisme vise à valoriser toutes les femmes œuvrant en milieu agricole et forestier tout en soutenant le développement de leurs capacités entrepreneuriales individuelles et collectives en reconnaissant leur contribution économique, d’expliquer Yolande Lemire, présidente. « Faire partie des agricultrices, c’est de se regrouper et de discuter de nos priorités et de nos irritants. C’est de partager des pratiques communes, d’écouter et de s’améliorer dans nos modes de gestion, se reconnaître comme femme dans la réalité agricole. Les Agricultrices de l’Estrie, ce n’est pas seulement 40 femmes ou membres, c’est plus de 2 200 femmes qui travaillent au sein d’entreprises agricoles », précise Mme Lemire.

Les participantes ont approuvé le plan d’action de l’année en cours visant entre autres à augmenter le membership et d’accroitre les capacités entrepreneuriales et les aptitudes démocratiques des membres. Tout cela prend forme à l’intérieur d’un calendrier d’activités. La présidente ne cache pas qu’elle aimerait bien recruter de jeunes femmes. « La moyenne d’âge des membres est de 40 ans. J’aimerais avoir des jeunes femmes. Je souhaiterais avoir les deux générations pour qu’elles puissent apporter une à l’autre, sagesse et jeunesse. » Outre les grandes orientations, l’organisme souhaite sensibiliser les automobilistes à la sécurité routière en zone agricole notamment sur les grands axes routiers estriens, comme la route 108 dans le Haut-Saint-François et la 147 près de Compton.

La présidente rappelle que Agricultrices de l’Estrie qui sont membres d’Agricultrices du Québec ont contribué à faire avancer la cause des femmes en appuyant l’UPA que ce soit pour la reconnaissance des femmes comme travailleuse autonome, le congé de maternité pour travailleur autonome et la reconnaissance dans les années 80 de la femme à titre de copropriétaire. « Là, on travaille sur l’égalité et l’équité au niveau de la reconnaissance salariale comme productrice. Une femme sur cinq n’a pas de salaire », précise Mme Lemire. L’organisme tiendra ses conseils d’administration et activités dans les sept MRC de l’Estrie. L’objectif, d’exprimer la présidente, est de se rapprocher des productrices. Mme Lemire mentionne que des activités seront organisées par des administratrices et d’autres par des partenaires ou autres groupes affiliés. « Le but est de se rencontrer, d’échanger, apprendre, développer de nouvelles connaissances, réseauter, développer des partenariats et autres. »

Du courrier recommandé pour les jeunes de St-Isidore

Depuis un an et demi, le Courrier des jeunes permet à des élèves de l’école des Trois-Cantons de St-Isidore-de-Clifton de correspondre avec des adultes bénévoles. L’initiative provinciale est chapeautée dans le Haut-Saint-François par la coordonnatrice du Centre d’action bénévole (CAB), Nancy Blanchette. Elle travaille main dans la main avec l’enseignant Dany Marcotte qui s’occupe de la classe multiple de 5e-6e année.

Un courrier émancipateur
Mme Blanchette a à cœur l’initiative. « Ça sert de tribune pour s’exprimer. Il y a des enfants qui vivent des choses et qui sont pas capables d’en parler à personne. C’est à travers ce courrier-là qu’ils vont le faire. » De son côté, M. Marcotte a pu observer des changements positifs dans les résultats en français des élèves. « Ça fait des situations d’écriture qui deviennent des situations réelles. Ceux qui aiment pas l’écriture ont pas l’impression d’en faire. »

C’est une impression partagée par Raphaëlle, une élève de la classe : « C’est plus le fun d’écrire une lettre à quelqu’un qui va la lire que d’écrire pour écrire. » Sa collègue Charlie prend aussi plaisir à l’activité : « Tu peux avoir l’opinion de quelqu’un d’autre sur ce que tu penses. Tu peux te confier, puis elles vont te donner des conseils qui vont pouvoir t’aider. »

Sortir de la routine
Ces bénévoles sont cinq femmes de la région de Weedon qui se réunissent une fois par mois pour répondre aux missives des élèves. Une sixième bénévole artistique décore les enveloppes et ajoute quelques dessins ici et là. Toutes se disent touchées par la jeunesse et ce contact privilégié qu’elles en retirent. Certaines ont toutefois dû s’adapter à l’écriture en lettres détachées, la calligraphie cursive étant de plus en plus abandonnée.

Au total, ce sont neuf échanges mensuels qui se produiront entre les élèves et les bénévoles pendant une année scolaire. En cette ère de l’instantané, cette manière de procéder peut détonner. « Maintenant, on n’est plus habitué à faire quelque chose puis d’attendre une réponse un mois plus tard », remarque l’enseignant Dany Marcotte. Cela ne semble toutefois pas rebuter les participants. Aux dires de Nancy Blanchette, les bénévoles « trippent » et les enfants développent une écoute et une forme de politesse envers autrui.

Un échange bénéfique
Le jeune Antoine avoue aimer le processus « parce qu’on peut faire confiance [à notre correspondante] et écrire des affaires personnelles. » L’une des bénévoles adultes, qui doivent demeurer anonymes selon les termes du projet, affirme que le bénévolat est égoïste puisque le don de soi est tout autant nourrissant. Une seconde lance : « C’est vraiment un beau cadeau à se faire. Même s’il faut aller chercher les jeunes parce qu’ils ne nous posent pas beaucoup de questions parfois. »
Les sujets d’échange varient entre le hockey, la chasse, les promenades en quatre-roues et les animaux de compagnie. Le but du Courrier des jeunes est de les mettre au centre de l’attention. Par le fait même, l’enseignant Dany Marcotte en profite pour glisser quelques notions de français lorsque les élèves lui posent des questions, histoire de bien les préparer pour les examens finaux.

Le Centre d’action bénévole aimerait développer le projet afin d’inclure un plus grand nombre d’élèves et d’ainés dans le processus. Les bénévoles intéressés peuvent d’ailleurs contacter le CAB afin de participer au Courrier des jeunes.

 

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Maternelle 4 ans; Rien de nouveau à Weedon

Le député de Mégantic, François Jacques, se réjouit de l’ouverture pressentie de cinq classes de maternelle 4 ans dans le comté, dont quatre pour la Commission scolaire des Hauts-Cantons. En fait, deux classes sont déjà en fonction sur le territoire des H-C soit à Weedon et Notre-Dame-des-Bois et deux autres pourraient s’ajouter pour 2019-2020.

« C’est une nouvelle incroyable pour les élèves et pour les parents de notre région. La maternelle 4 ans, gratuite et non obligatoire, permettra une détection et une prise en charge rapide des enfants ayant de potentiels retards de développement, tout en leur offrant des apprentissages par le jeu. D’ici cinq ans, notre gouvernement désire rendre la maternelle 4 ans disponible pour tous les enfants de Mégantic et du Québec », d’exprimer M. Jacques.

Rappelons que le projet de loi no 5 modifiant la Loi sur l’instruction publique et d’autres dispositions à l’égard des services de l’éducation préscolaire destinés aux élèves âgés de 4 ans, présenté le 14 février à l’Assemblée nationale par le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, M. Jean-François Roberge, prévoit l’accès graduel à la maternelle à temps plein pour tous les enfants de 4 ans dont les parents en font le choix.

« Unanimement, cette offre de services nous permettra d’améliorer la réussite scolaire de nos enfants et ainsi d’augmenter le taux de diplomation. Je pense que nous pouvons tous être fiers de cette grande ambition que nous nous donnons. En ce moment, la maternelle 4 ans est uniquement offerte dans certains milieux défavorisés. Pourtant, les difficultés d’apprentissage n’ont pas de code postal et tous les enfants du Québec devraient pouvoir profiter de ce service », d’exprimer M. Jacques.

Déjà en place
L’annonce du député ne crée pas de grands remous au sein de la CSHC. Elle offre déjà la maternelle 4 ans depuis cinq ans à Weedon et trois ans du côté de Notre-Dame-des-Bois. « Pour nous, il y a rien de nouveau outre le fait qu’on a le droit de démarrer dans deux nouveaux milieux. Un milieu qui avait déjà eu une maternelle 4 ans, les installations étaient déjà sur place du côté de Ste-Cécile, puis à Mégantic, l’école Sacré-Cœur, il y aurait une nouvelle maternelle 4 ans et là ça demandera certains aménagements », de mentionner Martial Gaudreau, le directeur général à la CSHC.

Pour le Haut-Saint-François, il n’y a pas d’autre maternelle 4 ans prévue pour l’an prochain. La période d’inscription pour la maternelle 4 ans à Weedon est terminée et tout indique, selon M. Gaudreau, qu’elle sera en force en septembre prochain pour une sixième année consécutive. Plus de 13 inscriptions étaient enregistrées au moment d’écrire ces lignes alors que le nombre minimum nécessaire est de 6.

Le gouvernement du Québec prévoit ajouter 250 classes dès septembre prochain pour un nombre total de 644 partout au Québec. L’objectif est de faire en sorte que d’ici cinq ans, tous les parents qui le souhaitent puissent inscrire leur enfant à la maternelle 4 ans à temps plein.

Soirée de chasse bénéfique

Le couple Roger Rolfe et Valérie Bruneau de Cookshire-Eaton sont en voie de créer une tradition. Pour une deuxième année consécutive, ils ont remis les recettes à un organisme. Cette fois, ils ont jeté leur dévolu sur Loisirs Cookshire en leur laissant un chèque de 960 $. « On trouve ça important de donner à un organisme local. Cette année, on a décidé de donner à Loisirs Cookshire. C’est un nouveau comité et on veut les aider à repartir », de mentionner Mme Bruneau. L’activité, qui en était à sa troisième édition, est toujours appréciée des amateurs de chasse et de pêche. Plus de 200 personnes se sont présentées à la salle Guy-Veilleux pour visionner les films dans le cadre de la tournée Chassomaniak. Plusieurs prix de présence ont été remis pour l’occasion. Les responsables de l’activité songent déjà à la prochaine édition et remercient les nombreux commanditaires. Nous apercevons Roger Rolfe et Valérie Bruneau remettant le chèque à Manon Élisabeth Carrier, présidente de Loisirs Cookshire.

Don de 500 $ à l’école Saint-Camille

Le Club Lions Cookshire-Eaton a remis un chèque de 500 $ à l’école Saint-Camille de cette municipalité. Le montant servira à l’achat de livres pour la bibliothèque. Cela s’inscrit parmi les objectifs de l’organisme d’encourager l’alphabétisation, d’intervenir pour la vue en défrayant le coût de lunettes pour les familles défavorisées et autres. Le club réalise également des rêves d’enfants malades pour combler des besoins. Ajoutons que l’illustratrice Danielle Tremblay, du secteur Sawyerville à Cookshire-Eaton, a fait don d’une vingtaine de livres de la collection Mini BIG. Nous retrouvons de gauche à droite, Annick Turcotte de la Fondation des amis de l’école Saint-Camille, Jean Tremblay, vice-président du Club Lions, et Cathy Lapointe, directrice de l’école.

Pilgarlic la pièce de théâtre ovationnée

Deux petites pierres tombales sont posées sur le devant de la scène plongée dans le noir. La voix rassurante d’une narratrice raconte : « Dans le silence précédant l’aube, le brouillard grandit comme l’herbe le long de la rivière, argent, doux, silencieux. » Au même moment entre un personnage vêtu d’un costume noir, barbu, par l’allée centrale, traînant un grand cercueil noir sur son dos.

Ainsi le vieux Hell Fire, un prêcheur itinérant joué par Dany Lachance, fit son entrée en scène au Centre communautaire de Sawyerville le samedi 23 février. L’occasion était deux représentations de Pilgarlic, une pièce de Janice LaDuke basée sur des extraits d’un roman, Pilgarlic the Death, par Bernard Epps.
M. Epps est mieux connu pour ses récits historiques concernant les communautés de langues anglaise ou de gaélique dans le Haut-Saint-François, comme son livre au sujet de Donald Morrison, le hors-la-loi de Mégantic. Quoiqu’il s’agisse bien d’une fiction, l’histoire de Pilgarlic se situe aussi dans notre région, dans une ville fictive appelée «Stormaway».

L’histoire est en effet orageuse, dépeignant en quelque sorte un côté sordide de la vie rurale autour des années 1961. Avec humour et caricatures bienveillantes, les villageois sont représentés dans leur travail, leurs relations interpersonnelles, vivant vigoureusement et confrontant les difficultés de la vie et inévitablement la mort. Et au travers de tout cela brille l’amour pour notre magnifique coin de pays.

Le personnage principal est l’enseignant du village, Dougal the School, interprété par Mead Baldwin, qui noie ses déboires conjugaux dans l’alcool, rumine sur la vie et la mort, et parcourt ses chers coteaux qu’il aime tant. L’ombre de la mort est toujours présente, spécialement quand elle frappe le coquin d’Old Hugh, joué par John Mackley, un personnage dont les exploits font l’objet de discussions de village.

Le public a rempli la salle pour les deux représentations, et l’a aussi remplie avec le son de l’appréciation pour la directrice et narratrice, Janice LaDuke, et sa troupe de 18 comédiens. Les autres comédiens étaient Don Atkinson, Caleb Campagna, Alex Dougherty, David Gillies, Marlene Lowry, Craig McBurney, Kaely Morrison, Kiana Morrison, Denis Palmer, Vanessa Salvatore, Tami Spires, et Scott Stevenson. Ils ont eu droit à une ovation debout lors de la dernière représentation.

Janis Graham jouait le piano électrique entre les scènes et les deux actes. Steve Coates a orchestré le son et l’éclairage, pour le plus bel effet. Linda Hoy et Elaine Lebourveau ont géré la billetterie et la publicité.

La scène du Centre communautaire est petite, mais la vision était large, pour les concepteurs du décor, Denis Palmer et Royce Rand. Ils ont bâti une rue Principale complète, avec une salle de danse, une station d’essence, une épicerie, le bar et l’hôtel, où Old Hugh venait s’assoir et se bercer. Sans oublier une église transformée en maison familiale.

La pièce se voulait une collecte de fonds au profit du Musée Eaton Corner, le cinquième événement de la sorte.
« Je pense que ça s’est très bien passé, particulièrement parce que c’était différent, parce que c’était totalement une fiction », racontait Sharon Moore, vice-présidente du Musée Eaton Corner. « J’ai beaucoup aimé de la pièce et j’ai entendu beaucoup de commentaires positifs. Je pense que Janice LaDuke a fait un travail merveilleux avec tout ça. Je pouvais entendre Bernie dans ces mots. Et je suis tellement reconnaissante envers les bénévoles qui ont donné si généreusement de leur temps et de leurs talents. »

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Au cœur de la vie spirituelle

En 2018, une multitude d’activités et de services ont été offerts par l’Archidiocèse de Sherbrooke. L’Église souhaite toujours répondre concrètement aux besoins de la population et la Fondation Mgr Jean-Marie-Fortier permet de maintenir cette aide.
Cette offre se traduit notamment par des camps de jour pour les enfants, un projet de francisation pour le soutien aux familles réfugiées de l’Estrie, des cours de couture pour les femmes immigrantes, l’ouverture du Centre Newman (aumônerie étudiante catholique), la création de l’événement touristique de la Balade des Clochers, la cérémonie des défunts oubliés, la cérémonie des anges pour les parents dont l’enfant est parti trop tôt ou par des fins de semaine de ressourcement pour les couples.

Toutes ces activités sont disponibles grâce au soutien financier de La Fondation Mgr Jean-Marie-Fortier dont la campagne de financement annuelle se tiendra du 24 mars au 13 avril 2019.

Des capsules Web présentent les services offerts par l’Archevêché. Celles-ci, produites par la Fondation, sont disponibles via YouTube et sur notre site Web : jecrois.ca.

La Fondation Mgr Jean-Marie-Fortier soutient ses Équipes grâce aux dons amassés dans la communauté. Cette année, l’objectif de 215 000 $ permettra de maintenir les services spirituels auprès des jeunes, des aînés, des personnes malades, des immigrants des couples et des familles.
Les personnes qui souhaitent faire un don à la Fondation Mgr Jean-Marie-Fortier ou qui désirent plus d’information au sujet du don planifié doivent communiquer au 819 563-9934 poste 218 ou visiter le site jecrois.ca. Les dons peuvent également être envoyés par la poste au 130, rue de la Cathédrale, Sherbrooke, J1H 4M1.

Trois jeunes athlètes d’ici dans la ville de Labeaume

Trois athlètes de Cookshire-Eaton ont représenté le Haut-Saint-François lors des plus récents Jeux du Québec d’hiver, tenus dans la ville de Québec au début du mois. Ève Carrier, Lauren Cheal et Julien Paillé ont respectivement pris part aux compétitions de patinage artistique, curling et hockey. Si aucune médaille n’a été remportée par nos espoirs locaux, ceux-ci s’entendent pour dire avoir aimé l’expérience. Au classement global, l’Estrie a terminé 6e sur 19 régions.
Ève Carrier et Julien Paillé sont tous deux étudiants du programme Sports-études de l’école du Triolet à Sherbrooke. Ils en étaient à leur première participation à une finale des Jeux du Québec. Les deux athlètes ont été marqués par la forte présence de spectateurs dans les gradins au moment des performances et des pratiques. Les gens de Québec ont fait preuve d’un « engouement merveilleux ».

Trois inspirations
Ève a terminé sixième dans la catégorie juvénile. Le programme de sa prestation solo comprenait deux combinaisons soit un double lutz suivi d’une double boucle, de même qu’un double flip suivi d’un double toe. Les Jeux marquaient la fin de la saison pour elle, avant un retour à la compétition cet été.
De son côté, Julien Paillé avait bon espoir de remporter les honneurs de la division A en hockey masculin en compagnie de l’équipe de l’Estrie. Il faut dire qu’une douzaine des 18 joueurs de la formation étaient ses coéquipiers des Harfangs du Triolet. L’équipe Bantam a très bien performé durant la saison avec une fiche de 24 victoires, 5 défaites et 3 nulles. Les attentes étaient donc hautes dans le cadre de ces Jeux. Finalement, l’Estrie a terminé huitième.
À peine revenue de la ville de Québec, Lauren Cheal reprenait la route en compagnie de ses coéquipières pour se rendre aux championnats provinciaux U18 de curling à Buckingham, Québec. Pour les Jeux du Québec, Lauren était accompagnée de trois Sherbrookoises. Le quatuor s’est incliné en quarts de finale face à l’équipe du Saguenay–Lac-Saint-Jean qui a remporté l’or par la suite.

La mère de Lauren, Sandra Edwards, se trouve à être l’entraineuse de l’équipe. Pour les U18, Mme Edwards croit en les chances des quatre adolescentes de se rendre en finale. Celles-ci s’entrainent depuis les quatre dernières années alors que la joueuse la plus âgée n’a que 16 ans. Le futur est donc prometteur.

L’église Saint-Pierre de La Patrie n’a pas dit son dernier mot

Après un an de fermeture, l’église Saint-Pierre de La Patrie a rouvert ses portes aux fidèles ainsi qu’aux citoyens. L’avant-midi débutait avec la célébration d’une messe à laquelle a assisté une centaine de personnes avant de se poursuivre dans le tout nouveau sous-sol aménagé, qui accueille présentement un marché aux puces.

Un petit imprévu
On se rappellera que, en décembre 2017, le Conseil de gestion de l’église avait découvert des souches du champignon de la mérule pleureuse dans ce qui était alors le vide sanitaire sous l’édifice. Des firmes spécialisées sont consultées pour apprendre que le cout d’une décontamination frôlerait les 45 000 $. Rapidement, le président du Conseil, Mario Audet, mobilise une armée de bénévoles afin d’entreprendre les travaux de manière autonome.
Pendant plusieurs mois et à temps plein, l’équipe citoyenne excave, bétonne et fortifie la salle souterraine. On installe une fournaise à la biomasse pour garder l’église chauffée à l’année, ce qui n’était pas le cas auparavant et avait causé l’apparition des champignons.

Une messe attendue
À plus d’une reprise, les élus régionaux avaient pu constater l’évolution des travaux. Lors du dimanche 17 février, l’ambiance était toutefois à la fête. Le député de Mégantic, François Jacques, a pris la parole en fin de messe pour se remémorer sa première visite du chantier. Il disait avoir constaté le moral bas des ouvriers à ce moment. « Il y a eu une mobilisation des gens de la communauté qui a fait que ce gros travail-là a été fait par nous autres, pour nous autres. »

Le préfet de la MRC, Robert Roy, n’a pu se retenir en prenant la parole devant l’assemblée d’une centaine de fidèles : « Wow ! Aujourd’hui, c’est une belle démonstration de la volonté des gens de La Patrie. Bravo pour toutes ces heures que vous avez données, surtout pour la protection du patrimoine religieux. »
L’abbé Gilles Baril officiait ce jour-là en compagnie de Monseigneur Luc Cyr, archevêque de Sherbrooke. Le premier a tenu à souligner le travail titanesque complété par Mario Audet et l’équipe de bénévoles. L’assemblée s’est alors levée pour leur livrer une ovation. La messe était célébrée en l’honneur de cinq défunts dont les familles n’avaient pas pu célébrer les funérailles sur place suite à la fermeture.

Ce n’est pas fini
Il faisait un soleil radieux pour l’inauguration des nouveaux locaux de l’église Saint-Pierre. La température douce faisait fondre la neige en plus de faire remarquer au Conseil de gestion que le toit de l’église coulait. L’équipe de bénévoles a pris le tout en riant, en sachant que le réaménagement de leur lieu de culte n’était pas encore tout à fait terminé.

Dans la nouvelle salle communautaire sous terre, des toilettes restent à être aménagées. Comme l’équipe paroissiale aimerait éventuellement y présenter des spectacles, la rénovation des escaliers ainsi que quelques autres détails seront complétés dans un futur proche. Cette finition dépend également du financement qui doit être annoncé par la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau.

Le président du Conseil de gestion, Mario Audet, n’en était pas moins enthousiaste de finalement voir les gens se rassembler sur les lieux mêmes de son dur labeur. « Aujourd’hui, les gens parlaient pas de religion ni de politique. Ils parlaient du quotidien. C’est le beau dans tout ça. C’est ça une communauté, c’est ça qui rend fort. » C’est grâce à cette solidarité et à l’élan d’entraide local qu’il s’explique comment un tel projet a réussi à se concrétiser malgré les embuches initiales.

Ce sont les femmes qui mènent à Hampden

Contrairement aux croyances populaires, les municipalités de campagne ne sont pas nécessairement à la remorque des grands courants. Elles peuvent même les appliquer plus rapidement que d’autres. À Hampden, la population de quelque 175 personnes n’a pas peur de faire confiance aux femmes et celles-ci n’ont aucune crainte à remplir le rôle traditionnellement dévolu aux hommes. L’instance décisionnelle de la petite corporation, le conseil municipal, est composé majoritairement de femmes soit cinq conseillères, toutes élues par acclamation à part ça. Comme le système démocratique fonctionne à la majorité, on peut dire que ce sont les femmes qui mènent et cela même si on compte deux hommes soit un conseiller Pascal Prévost et le maire, Bertrand Prévost.

Le journal a rencontré les cinq conseillères, Lisa Irving, Monique Scholz, Sylvie Caron, Chantal Langlois et Valérie Prévost, afin d’en savoir un peu plus sur l’état d’esprit qui règne au sein du conseil municipal de Hampden. Toutes souriantes lorsque le journaliste lance que ce sont elles qui mènent, les femmes ne voient pas ça du même œil. Pour ces élues, ce n’est pas une question d’homme ou de femme, mais de ce qui est le mieux pour les contribuables. D’ailleurs, elles précisent ne pas être animées par la cause féministe. Leurs actions ne sont pas motivées à faire avancer la cause. « Lorsque nous sommes assises, nous sommes des conseillères et ce que nous voulons, c’est faire avancer la municipalité pour le mieux des contribuables », précisent-elles sur un ton sans équivoque.

Les motivations de ces femmes, à faire le saut en politique, sont diverses et rassembleuses à la fois. Pour Mme Scholz, à l’époque, c’était d’assurer le maintien du service de bibliothèque. Pour Mme Irving, c’était d’inclure de la jeunesse et apporter une vision communautaire. Pour Mme Prévost, c’était la curiosité alors que Mme Langlois mentionne « j’étais rendue là dans mon implication » tandis que Mme Caron poursuivait en quelque sorte l’implication de son conjoint qui avait déjà cumulé le poste de conseiller. Si les raisons sont diverses, elles partagent toute la même motivation, celle d’œuvrer pour le bien de la communauté.

Lisa Irving, dont sa mère Madeline Irving avait été la première femme au conseil municipal de Hampden, est la doyenne du groupe, en termes d’expérience, avec un cinquième mandat, mais non consécutif. Monique Scholz en est à son quatrième mandat non consécutif alors que Sylvie Caron, Chantal Langlois et Valérie Prévost en sont à leur deuxième. Mme Scholz qui a plongé en politique municipale dans les années 90 et Mme Irving au début 2000 se rappellent que les choses n’étaient pas évidentes à leur début. « J’étais seule, des fois deux, il y avait des gens d’une certaine génération au conseil et ce n’était pas évident », d’exprimer poliment Mme Scholz. « Au début, j’avais de la misère avec les gars. Je leur disais c’est pas parce que je suis une femme que je ne suis pas capable de comprendre comment ça fonctionne la voirie », de lancer Mme Irving. « On s’est fait dire vous autres les secrétaires, parce que pour eux toutes les femmes étaient des secrétaires », d’exprimer les deux conseillères. Aujourd’hui, la voirie et l’entretien des chemins, entre autres, n’ont pas de secret pour nos cinq conseillères.

Celles qui en sont à leur deuxième mandat n’ont pas connu les rebuffades de leurs collègues. De l’avis des doyennes, les choses ont agréablement et rapidement évolué au cours des dix dernières années. On ne sent plus ce genre de regards ou de remarques, tout le monde est respecté et considéré égal, insistent-elles. Les conseillères mentionnent que les femmes ont une vision différente de la politique municipale. « On pense plus à long terme, on a instauré les rapports écrits d’ateliers et de comités. On croit qu’on a contribué à amener le conseil et la municipalité dans le XXIe siècle. » Se montrant réservées dans leurs propos, les conseillères croient avoir également contribué à l’amélioration de la qualité de vie dans la municipalité. Elles ont développé la confiance avec leurs voisins de Scotstown et travaillé conjointement sur divers dossiers que ce soit les loisirs, la Fête nationale, le projet de camping, le Marécage-des-Scots. « On a fait certaines choses en commun en se respectant. » Les conseillères souhaitent aller encore plus loin. Mme Prévost aimerait bien voir le regroupement du service des incendies, alors que Mmes Langlois et Caron souhaitent développer davantage le service des loisirs que ce soit seul ou en collaboration avec Scotstown. Ces élues prônent la collaboration, mais cela ne va pas jusqu’à parler de regroupement. Elles sont d’avis qu’il est possible de réaliser des choses conjointement pour le bien de chacune des municipalités tout en conservant leur identité respective.

Conseil
Ce n’est pas parce que les femmes sont majoritaires au conseil qu’elles sont pour autant toutes sur la même longueur d’onde. Les avis sont partagés sur divers dossiers et il peut en suivre de bonnes discussions. « On arrive à un consensus et personne «blaste» personne, on se respecte », d’insister les conseillères. Quant à la cohabitation avec les deux hommes, elle se fait correctement et dans le respect. « Le maire comprend que les temps ont changé. » D’ailleurs, elles semblent fières de leur maire, de son implication et croient que c’est réciproque.

Maire
Le maire, Bertrand Prévost, qui en est à son troisième mandat à ce poste en plus d’avoir été conseiller, a connu plusieurs conseils municipaux où pouvaient siéger une ou deux femmes. « C’est une autre business, un peu, quand c’est une majorité féminine, mais ça va bien. Ça change l’optique. Les hommes sont plus centrés sur la voirie, les taxes et les routes. Les femmes, c’est plus pour le social, le développement, la famille et la jeunesse. Ça les empêche pas de bien connaître la voirie et autres, elles s’informent », précise M. Prévost. L’arrivée massive des femmes au conseil a changé un peu la façon de faire, admet le maire. « Avec les femmes, il y a plus de rigueur. Les hommes ont tendance à arrondir les coins. On fonce et on accordera ça en cours de route. Les femmes, c’est plus by the book. Elles sont plus minutieuses que les hommes. » M. Prévost est satisfait de ses élues qui ont chacune leur spécialité, dit-il. « On est capable de se parler et de se comprendre dans l’harmonie. Les réunions dépassent rarement deux heures. »

Marie-Claude Bibeau passe à l’Agriculture

La députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, hérite du ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire. Cette nomination s’inscrit dans le cadre du remaniement ministériel effectué vendredi dernier par le premier ministre du Canada, Justin Trudeau.

Première femme à occuper ce poste, Mme Bibeau y voit une grande marque de confiance de son chef. « La première femme, c’est important, ça me touche encore plus. Ça brise les plafonds de verre un à un. » Ministre du Développement international depuis 2015, la députée de Compton-Stanstead admet avoir été surprise, mais s’empresse à dire, « c’est une belle surprise. Le ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, c’est un beau gros ministère qui touche particulièrement notre région. »

Avouant ne pas être au fait des grands dossiers nationaux, certains retiennent déjà son attention. « La question du secteur de gestion de l’offre, particulièrement le secteur laitier, les accords commerciaux, ce volet-là, je m’y intéresse depuis le début de mon mandat. Ça, j’ai un bout de chemin de fait. »

Questionnée à savoir si elle sera en mesure de poser des actions significatives en prévision du prochain budget, Mme Bibeau précise « on a pris des engagements fermes auprès des producteurs. On a créé des comités de travail. Le premier a déposé son rapport de recommandations. Moi ce que je vois, on progresse comme prévu. Je vais suivre le comité de travail, les rapports qu’ils vont nous soumettre de façon très, très attentive et je vais faire le suivi avec le ministre des Finances inévitablement. »

Quant aux autres objectifs, « j’ai rencontré les gens de mon nouveau ministère moins d’une heure. Alors c’est difficile de fixer des objectifs quand on n’a pas la vue d’ensemble de tous les défis qui sont sur la table. »
Rappelons que le remaniement ministériel faisait suite à la démission de Jody Wilson-Raybould, ex-ministre aux Anciens combattants, maintenant occupé par Lawrence MacAulay. Maryam Monsef hérite du Développement international. Mme Bibeau mentionne avoir un petit déchirement à quitter une équipe qu’elle aimait, mais heureuse de relever un nouveau défi.

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