Sylvain Dodier (PV) propose un laboratoire vert

Sylvain Dodier, candidat du Parti Vert (PV) du Québec, propose de faire de la circonscription de Mégantic un grand laboratoire vert de 5 266 km carrés, qui deviendra un modèle pour tout le Québec, et même au-delà.

Cette idée, que le candidat qualifie d’audacieuse et simple à la fois, est de « construire sur la démultiplication des projets et des forces déjà existants sur notre territoire. Le plus important pour moi dans cette campagne-là, c’est qu’on doit complètement bouleverser notre façon de faire et de vie. » Que ce soit au niveau de l’environnement, des entreprises, organismes, soins de santé et autres, M. Dodier souhaite englober le tout dans les six grands principes fondamentaux d’une approche verte. « On doit rapidement bouleverser notre façon de faire et ça au Québec, on l’a déjà fait avec la révolution tranquille. En dix ans, on a bouleversé tout ce qui se passait au Québec. Il faut changer les trucs et on est capable de le faire, on a toutes les ressources pour le faire et on a l’argent pour le faire. C’est une question de priorité où on décide de mettre l’argent. Je pense qu’on peut le faire dans Mégantic. » Se voulant rassurant, le candidat précise « là, je ne suis pas en plein délire. Il faut penser global pour agir local par exemple trois bureaux de comté, à Cookshire, Weedon et Mégantic. Mes bureaux de comté, je veux que ce soit des petites ruches citoyennes pour partager les ressources avec les organismes et les personnes qui ont un beau projet. »

« Le député est comme une espèce de catalyseur, une bougie pour mettre ensemble les idées », précise-t-il. Au chapitre environnemental, M. Dodier propose de faire de Valoris un centre de recyclage « avec toutes les fenêtres, toutes les grappes qui peuvent aller dans le circuit de l’économie circulaire. » Il ajoute que les petites industries, les petits travailleurs et producteurs agricoles doivent être appuyés dans leur démarche. Faisant référence au laboratoire vert, M. Dodier signale « ma shop verte, il y a des exemples qui existent déjà. Je pense qu’on doit construire tout ça à partir des trucs qui existent déjà. »

En rappelant l’ensemble de ses engagements, le candidat a profité de la rencontre pour dévoiler la plateforme culturelle du Parti Vert. Porte-parole dans ce domaine, M. Dodier a participé à la rédaction du document. La formation politique considère que l’art et la culture sont une ressource naturelle renouvelable. Le PV appuie la proposition de la Coalition La culture, le cœur du Québec afin que le budget de la culture passe de 1,1 % à 2 %. On précise que les créateurs doivent bénéficier d’un soutien accru et significatif. « La culture doit se déployer de manière raisonnée et équitable sur tout le territoire québécois sans tenir compte de la richesse financière du territoire concerné ». On souhaite également assurer la pérennité des arts et de la culture. La formation politique précise que ce secteur d’activité constitue un important pilier de l’économie et qu’elle entend lui donner la place qu’elle mérite. Le candidat du Parti Vert tenait sa première assemblée publique au Musée Eaton Corner. Le chef de la formation politique devait assister à la rencontre, mais a été retenu par d’autres engagements. Près de 25 personnes participaient à la rencontre.

Gloriane Blais (PQ) – Aller plus loin

Gloriane Blais, qui représente le Parti Québécois aux prochaines élections provinciales, s’est donné la mission de défendre trois engagements locaux pour la circonscription de Mégantic. Deux d’entre eux portent spécifiquement sur le Haut-Saint-François, soit la reprise de la route 257 par le gouvernement et l’offre de vols commerciaux à l’aéroport de Sherbrooke, située sur le territoire de Cookshire-Eaton.

« J’ai pas voulu en avoir de nombreux, mais plutôt d’avoir de gros et grands dossiers qui sont extrêmement porteurs », explique Mme Blais. « Quand on porte de tels dossiers, il faut idéalement avoir une expertise en représentation, être suffisamment solide pour aller représenter ça à l’Assemblée nationale parce que là on est dans des négociations de haut niveau. Mon expertise, c’est ma forte expérience d’avocate, donc de représentation, depuis près de 20 ans. Je suis en mesure de porter ces dossiers pour notre circonscription. »

Réseaux internet et cellulaire
Avant de détailler ses engagements locaux, Gloriane Blais souhaite revenir sur un engagement régional du Parti Québécois : l’état lamentable du réseau cellulaire et l’offre de l’internet haute vitesse en Estrie. « Cet engagement-là, je tenais à le préciser parce que, vraiment, ça a plus de sens. On veut faire de la couverture cellulaire une priorité partout dans la région et rendre internet haute vitesse accessible partout très rapidement dans le mandat. »

Route 257
Dans le Haut-Saint-François, « actuellement, il y a une section qui ne communique pas par voie terrestre. » Mme Blais fait référence à la route 257 qui relie Chartierville à Weedon. « Ça fait des années qu’il y a des promesses ou des annonces qui sont faites à la veille des élections. Ça revient sans cesse. Maintenant, après toutes ces années, où en sommes-nous en 2018 ? Encore à l’étape des promesses. »

La route provinciale figure déjà parmi la liste des engagements régionaux du Parti Québécois, mais la candidate en fait une de ses priorités. « Je tiens à aller encore plus loin. La route 257, mon objectif, c’est que le gouvernement du Québec reprenne la responsabilité complète de la route et pour toujours. Si mon objectif est atteint, on ne parle pas de projet-pilote. »

Aéroport de Sherbrooke
« Imaginons le potentiel à court, moyen et long termes en termes de développement économique si l’aéroport offrait entre autres des vols commerciaux internationaux avec les services de douanes », propose Gloriane Blais. « Ce sera pas juste des gens du Haut-Saint-François qui vont aller à l’aéroport. Ce sera des gens de Sherbrooke, de toute l’Estrie et même au-delà. »
À ceux qui la décriraient comme une rêveuse, elle répond « qu’il faut être porté par des rêves si on veut avancer grand. Donc oui, je désire rêver, mais avec une action cohérente et pragmatique. » Elle termine avec une phrase qu’elle répète depuis la première fois qu’elle s’est présentée en politique : « C’est tous ensemble qu’on va développer chacune des parties de cette circonscription, dont le Haut-Saint-François. »

François Jacques (CAQ)- Initier le mouvement

Au moment de l’entrevue, François Jacques revenait d’une rencontre avec la mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe. Le candidat de la CAQ était au milieu de sa tournée qui l’a déjà mené aux quatre coins de la circonscription de Mégantic. « J’ai commencé à avoir du fun. J’ai rencontré le maire de Weedon, la mairesse de Cookshire. J’ai vu le maire de Disraeli, qui ont d’autres enjeux. »

Économie
« La CAQ, on est un parti pour les régions. On est là pour développer l’économie des régions, trouver des emplois mieux payés, puis faciliter l’intégration des immigrants pour combler les postes qui sont disponibles dans nos régions », scande M. Jacques. « Les régions, on a été oublié par les libéraux depuis plusieurs années. Il faut recentrer l’économie dans les régions. C’était les PME qui faisaient vivre le Québec, il y a quelques années. »

À ce sujet, le candidat caquiste considère Cookshire-Eaton comme un bon exemple de vitalité régionale, avec ses entreprises qui exportent à l’étranger, telles qu’Armoires NAC. Il était également impressionné par le travail de la corporation de développement Cookshire-Eaton Innovation. « Ils ont engagé quelqu’un pour aller faire du développement économique ailleurs pour intéresser les gens à s’en venir à Cookshire. »

Projet Weedon
C’est une réalité que connait trop bien la municipalité de Weedon qui aura 400 postes à pourvoir à moyen terme avec la construction des serres de cannabis médicinal. Même constat de ce côté, la région devra attirer de nouveaux habitants. « Ça va prendre des immigrants, pas juste des personnes qui vivent dans le coin parce qu’on est presque en plein emploi. Il faut pas vider les autres commerces de Weedon non plus. Tu déshabilles pas Jacques pour habiller Paul », commente François Jacques.

Outre le besoin de main-d’œuvre, ce sont les infrastructures locales qui devront être revues. « Il y a du développement économique à faire à Weedon, autant au niveau résidentiel que de l’infrastructure du 2e rang. Le 2e rang est pas fait pour que les camions passent là. La route 257, c’est une priorité. Elle est épouvantable d’un bout à l’autre. Puis ce bout là, avec les camions qui vont passer là, ça fonctionnera plus. Juste tourner du 2e rang à la 257, ça va être une histoire épouvantable. C’est un enjeu hyper important qu’il y ait un soutien inconditionnel du gouvernement. »

Ainés
De l’avis de M. Jacques, l’offre de services en santé en région est mal en point, particulièrement pour les personnes agées. « C’est important de garder les gens le plus longtemps possible chez eux. Les ainés peuvent pas toujours se déplacer. Ça prend des services constants à domicile. » L’attraction de médecins dans le Haut-Saint-François reste primordiale pour le politicien. Le groupe de médecine familiale (GMF), « il faut que ce soit développé encore plus parce qu’il manque de médecins. Tout le monde est en recherche de médecins. C’est une priorité de régler ces enjeux-là. C’est une priorité de redonner aux régions la force du Québec. »

Andrée Larrivée (QS); assure une qualité de vie

Andrée Larrivée et le parti Québec solidaire ont à cœur la suppression des inégalités. « Pour moi, un gouvernement responsable a l’obligation de s’occuper des personnes les plus vulnérables. C’est non seulement une obligation, mais aussi un devoir », exprime la candidate dans la circonscription de Mégantic. « Comme députée à l’Assemblée nationale, je vais m’assurer que la voix des personnes les plus vulnérables soit entendue. »

Santé et services sociaux
« La réforme de M. Barrette a eu des effets négatifs dans le milieu. Nous, on souhaite vraiment investir mieux », déclare Andrée Larrivée. Les investissements serviraient à ramener des services de proximité en région, comme étendre les heures d’ouverture des CLSC à 24 h par jour, sept jours sur sept. « Les installations sont déjà tout partout sur le territoire, mais de leur donner les moyens de pouvoir offrir des services de proximité, ça va faire en sorte qu’il va y avoir une population qui va pouvoir avoir accès à ces services-là. »

De l’avis de Mme Larrivée, la réforme Barrette a aussi fait en sorte que ces mêmes CLSC sont débordés à l’heure actuelle, poussant ainsi une partie de la clientèle à se tourner vers les organismes communautaires qui, à leur tour, sont sous-financés. « Les organismes sont directement déployés sur le terrain, sauf qu’ils ont un financement insuffisant pour vraiment répondre à leur mission. Le personnel devient épuisé, à bout de souffle. Ça crée une pression. »

Éducation
Une des mesures phares de Québec solidaire demeure la gratuité scolaire à tous les cycles d’études. « Plus près de nous, on veut encourager les projets éducatifs, comme ceux de la Cité-école », déclare Andrée Larrivée. « C’est un beau projet collectif. Il y a les élus qui sont impliqués, les entreprises, les groupes communautaires, le personnel scolaire. Ça vaut la peine de valoriser ces réussites-là. »

Un constat qui est ressorti d’une rencontre entre la candidate et la Commission scolaire des Hauts-Cantons est que la formation professionnelle mérite d’être valorisée. « C’est pas tout le monde qui souhaite aller faire des études collégiales ou universitaires. Donc de valoriser tous les types de formations, ça a sa place dans le milieu. »

Pauvreté et emploi
Étant directement en contact avec la communauté par le biais de son emploi au Centre des femmes du Haut-Saint-François La Passerelle, Andrée Larrivée est à même de constater les conséquences de la pauvreté. « J’ai juste en tête le nombre de personnes qui ont à faire des demandes aux banques alimentaires. Les demandes sont en hausse. Les revenus ne sont pas suffisants pour les besoins de base. Je dirais que c’est particulièrement troublant. »

C’est dans cette optique que Québec solidaire souhaite hausser le salaire minimum à 15 $ de l’heure d’ici le 1er mai 2019. Le parti souhaite aussi une assurance dentaire universelle. « Depuis l’annonce de la mesure, chaque fois que je me promène dans la circonscription et dans le cadre de mon travail, je remarque davantage les gens qui sont édentés. Je me dis que ça fait longtemps que ça aurait dû être mis en place », termine Mme Larrivée.

Robert G. Roy (PLQ); propose deux priorités

Robert G. Roy, candidat du Parti libéral du Québec (PLQ), dans Mégantic, y va de deux priorités en marge de la présente campagne électorale soit l’environnement et la desserte internet. Il ajoute du même souffle qu’une troisième s’ajoutera au cours des prochains jours, mais préférait attendre le moment propice pour l’annoncer.

M. Roy affirme que l’environnement fait partie de sa vie au quotidien. Pour lui, il est important de préserver les cours d’eau, la protection des berges contre les algues envahissantes. Il faut travailler avec les gens à sensibiliser le milieu, explique-t-il. « Ça va être à moi de m’asseoir et de me regrouper surtout avec les personnes qui sont concernées comme des lacs, la forêt et l’agriculture. » Le candidat rappelle que le Plan économique du Québec dévoilé en mars dernier accorde aux organismes associés à la gestion intégrée de l’eau des sommes additionnelles totalisant 35 M$ sur cinq ans. M. Roy rappelle avoir été président du comité environnement et cours d’eau à la MRC du Haut-Saint-François ce qui lui procure une bonne connaissance des enjeux environnementaux des municipalités.

Le candidat admet que l’environnement c’est très large et dans cette optique, il ne peut passer sous silence le centre de valorisation des matières résiduelles à Bury, en mentionnant l’application de la règle des 3 RV (récupération, réemploi et réduction), qui s’adresse également aux municipalités. Le développement durable, le concept d’économie circulaire consistant à travailler un résidu, le transformer pour lui donner une seconde vie sont des avenues intéressantes, d’exprimer le candidat. La lutte contre la pollution lumineuse et la préservation du ciel étoilé s’inscrivent également parmi les préoccupations environnementales du représentant libéral.

Dans un autre ordre d’idée, M. Roy est conscient que la desserte actuelle d’internet haute vitesse sur le territoire et la couverture cellulaire constitue un frein au développement des entreprises, à l’attraction de nouveaux arrivants et du développement de l’économie en général. Il ajoute, entre autres, que cela constitue également un sérieux handicap pour les producteurs agricoles et forestiers. Le candidat convient que la nouvelle technologie et la réalité géographique du territoire peuvent demander un certain temps avant d’établir une desserte. Cependant, il s’engage d’ici 2020 à contribuer, avec les divers intervenants, à mettre en place un système qui permettra de régler la situation. M. Roy signale que son expérience à titre de vice-président du comité de gestion internet haute vitesse de la MRC du Haut-Saint-François ainsi que de président du comité de la fibre optique intermunicipale peut être utile dans la recherche de solutions. M. Roy mentionne ne pas pouvoir passer sous silence l’importance du secteur agroalimentaire. Il s’engage à multiplier les efforts pour favoriser l’achat local et aider les producteurs à distribuer leurs produits sur le territoire et même à l’extérieur. Il rappelle l’entente sectorielle de développement bioalimentaire avec les sept MRC de l’Estrie dont l’objectif est le soutien à la relève pour les entreprises agricoles et le développement de leur mise en marché.

Les esséniens veulent discuter avec Cookshire-Eaton – La Ville attend le dénouement de la cour

L’Église essénienne chrétienne, établie à Cookshire-Eaton, attend la décision du juge Patrick Théroux de la Cour du Québec, à savoir si elle peut en appeler de la décision du tribunal administratif du Québec, la forçant à détruire des bâtiments établis sur leurs terrains. En attendant, Me Julien Cabanac, représentant de l’église, entend demander à la Cour supérieure, si ce n’est déjà fait, de reprendre la contestation des règlements municipaux, suspendue en 2016.

Rappelons que le tribunal administratif du Québec (TAQ) avait confirmé, en janvier dernier, une ordonnance rendue en septembre 2016 par la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), obligeant l’Église essénienne à démolir ou déménager tous les bâtiments résidentiels et accessoires voués au culte sur une partie de leur terre. Pierre-Antoine Marier, président de l’Église essénienne chrétienne mondiale, est d’avis que le tout pourrait se régler rapidement. Il suffit, dit-il, de rencontrer le conseil municipal de Cookshire-Eaton pour exposer leur position. Le hic, mentionne-t-il, est « que la Ville ne veut pas nous rencontrer. » M. Marier affirme que le juge Théroux « a dit à l’avocate de la Ville, le nœud du problème, c’est le règlement de la Ville. Faut qu’il soit changé. Je le sais, j’étais là », insiste-t-il. M. Marier prétend que «  l’avocate ne dit pas toute la vérité. L’avocate ne dit pas la bonne affaire. »

M. Marier souhaite amener la municipalité à modifier les lieux de culte permis dans le cadre du Règlement de zonage du Canton d’Eaton 371-2000 « qui ne conviennent pas aux besoins de notre église. Les spécificités de nos cultes nécessitent une proximité avec la nature. Or, le règlement de la ville ne permet pas l’établissement de lieux de culte publics en milieu naturel. Il en résulte que notre Église ne peut exercer son culte nulle part sur le territoire de la ville », peut-on lire dans une lettre adressée à la Ville de Cookshire-Eaton, le 12 mars dernier. M. Marier soutient que « la CPTAQ dit que c’est recevable, sur réception d’une copie de projet de règlement adopté par le conseil de la municipalité locale de Cookshire et dont l’objet serait de rendre la demande conforme au règlement de zonage. Alors, si le règlement dit que nous on est conforme au règlement de zonage et qui font un règlement spécial pour que nous, on puisse faire notre culte, ici c’est fini, c’est bouclé. Il envoie ça à la CPTAQ et après ça, c’est la CPTAQ qui doit donner une réponse sur ce que la Ville a décidé. Lorsque ça vient des villes, c’est très rare que la CPTAQ dit non. C’est simple, là on dépense des centaines de milliers de dollars pour absolument rien. »

Ville
Du côté municipal, la mairesse de Cookshire-Eaton ne voit pas ça du même œil. Elle mentionne avoir rencontré dans son bureau, M. Marier, accompagnée de Suzette Kurtness, quelques jours après la séance du conseil municipal, tenue en mai dernier. « Il a présenté son dossier pour demander si la ville pouvait revenir sur sa décision. » Mme Lapointe, qui était membre de l’ancien conseil municipal, rappelle que « la Ville a tenté d’en arriver à des règlements avec le groupe, sans succès. Nous, on a essayé d’avoir des règlements, mais ils n’ont pas voulu. On peut pu rien faire, c’est du côté de la CPTAQ, c’est eux qui ont ça entre les mains. Quand c’est rendu là, c’est qu’on est rendu loin. Nous, on a essayé à la Ville, pis on a dit, on va mettre ça dans les mains de la CPTAQ. Là sont rendus en cour. Nous, la Ville, on attend la décision. »

Le directeur général de la municipalité, Martin Tremblay, mentionne que le cadastre est zoné vert, mais que « la CPTAQ a donné une autorisation pour faire un usage récréotouristique sur 20 hectares. Le problème, c’est que eux, c’est pas du récréotouristique, c’est des gens qui vivent là à l’année. Le récréotouristique, c’est plus de la location de chalet, de motel. Le hic, c’est l’usage qu’ils en font, c’est non conforme ni au zonage ni à la CPTAQ. C’est du culte et du résidentiel. » Pour ce qui est des 80 hectares restants, M. Tremblay précise qu’aucune construction n’y est autorisée.
M. Marier considère que les membres de l’église sont de bons citoyens corporatifs et que la communauté, notamment les commerçants, souffre de cette situation. « Faut dire que 80 % des revenus que nous faisons sont remis à la communauté surtout Cookshire. On faisait avant des investissements de près de 1 M$ ici, qu’on fait pu parce qu’on est bloqué. Il y a une maison qui n’est même pas finie là-bas. On peut pas y toucher, on ne peut pas rien faire, on est bloqué partout », complète-t-il.

Les résidents du CHSLD de Weedon vont aux vues

Comme on le disait à l’époque, les résidents du CHSLD à Weedon ont été aux vues. Accompagnés de leurs proches, ils étaient près d’une soixantaine à visionner le film La Bolduc.
Mélina Veilleux, éducatrice spécialisée avec l’aide de résidents ont préparé la salle pour la décoration et préparation des sacs à pop corn vintage. L’odeur de maïs soufflé enveloppait la salle de projection sans pour autant en distribuer aux participants pour des raisons évidentes. Ils étaient remplacés par des croustilles molles. « Le but, c’est de favoriser l’éveil à la vie. De mettre de la lumière dans les journées, mettre de la chaleur humaine. Les médecins soignent les patients, moi c’est le soin de l’âme. Je veux qu’ils prennent plaisir à vivre jusqu’à la fin », d’expliquer Mme Veilleux. L’intervenante n’en est pas à sa première activité originale. « J’ai des projets de fou », lance-t-elle, que ce soit des activités culinaires, de jardinage, de faire un parcours de chasse à travers les étages avec photos d’animal et même un animal gonflé. « Il n’y a rien d’impossible, il faut juste savoir l’adapter » précise-t-elle.

Albert G. Lafrenière et Dolores Henri, deux résidants, ont donné un coup de main à l’organisation de la soirée cinéma. Mme Henri s’est occupée entre autres de la décoration de la salle avec Mme Veilleux tandis que M. Lafrenière veillait à remplir les sacs vintage de croustilles molles. « Je fais ça tranquillement. Je monte ça avec amour. Ça me fait plaisir. Je suis bien, je suis chez moi ici », de mentionner l’homme originaire de Rouyn-Noranda. Mme Henri a également préparé un petit jeu-questionnaire portant sur le film juste avant la représentation. « J’essaie de participer autant que possible. J’aime ça, c’est le fun quand on est réunis. »

Un débat intéressant et courtois

Près d’une centaine de personnes ont assisté au récent débat organisé par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François, auquel participaient les cinq candidats des principales formations politiques qui se font la lutte dans le comté de Mégantic. Pas de grand gagnant, ni de K.O., si ce n’est que quelques coups portés au corps lancés par les participants lors de la rencontre qui aura duré près de 2 h 30 avec la période de questions. Le ton est demeuré poli et respectueux, laissant l’opportunité aux candidats de défendre leur position.

Parmi les participants, on retrouvait François Jacques de la Coalition Avenir Québec (CAQ), Robert G. Roy du Parti libéral du Québec (PLQ), Gloriane Blais du Parti québécois (PQ), Sylvain Dodier, du Parti Vert du Québec (PVQ) et Andrée Larrivée de Québec solidaire (QS).

Chaque candidat devait répondre à cinq questions. À chacune d’entre elles, une période de cinq minutes était accordée permettant aux participants de débattre entre eux. Cette façon de faire a donné lieu à quelques échanges intéressants où les candidats essayaient de déstabiliser leurs adversaires. Celui du Parti libéral, Robert G. Roy, représentant le parti au pouvoir, a évidemment été la cible des candidats qui lui demandaient notamment d’expliquer les coupures du gouvernement dans différents secteurs que ce soit agricole, santé, éducation et autres. Le candidat caquiste a été également mis sur la sellette lorsqu’on lui a demandé d’expliquer la volonté de sa formation politique de réduire l’immigration alors qu’elle pourrait être une solution à la pénurie de main-d’œuvre.
Le thème qui a clairement mis en évidence la position de chaque formation politique concernait l’agriculture. On demandait si leur parti politique allait permettre l’augmentation des superficies en culture partout où l’on exerce de bonnes pratiques de conservation des sols ; du moins pour les régions dont la qualité de l’eau des sous-bassins versants est bonne comme en Estrie. M. Dodier s’est montré clair en affirmant un non catégorique soutenant qu’il y a déjà beaucoup d’espaces déboisés. « Plus on déboise, plus l’eau s’en va dans nos ruisseaux, nos rivières ». Pour Mme Larrivée, le règlement sur l’exploitation agricole est un moyen pour lutter contre la pollution. « Nous, on considère qu’il y a d’autres façons de faire et une des solutions, c’est l’agriculture biologique. Elle crée moins de pollution dans les bassins versants. » M. Jacques mentionne être en faveur d’augmenter les superficies en culture, « là où c’est possible et dans le respect des normes environnementales. » Robert G. Roy parle d’ouverture possible du moratoire sur la terre agricole et de les moderniser afin de permettre l’augmentation des superficies en culture. Mme Blais rappelle que sa formation mettra en place un projet visant à améliorer l’entretien des zones non productives tout en reconnaissant et en appuyant le travail des agriculteurs et des forestiers qui seront exemptés de taxes foncières pour ces zones.

À la question en lien avec l’arrivée du producteur de cannabis médicinal MYM à Weedon et sur l’aide à apporter à la municipalité, les candidats ont tous manifesté une ouverture. Pour M. Jacques, il importe que le gouvernement mette à la disposition de la municipalité les moyens de réaliser ses ambitions, que ce soit la réfection de la route 257, l’aménagement de l’infrastructure du rang 2, l’accessibilité aux logements et l’accueil des immigrants. Pour Mme Larrivée, son parti politique va favoriser le développement de Weedon et des municipalités autour par les CPE gratuits, le transport collectif à prix abordable, un service internet efficace, la formation, l’éducation gratuite. Pour M. Roy, l’accompagnement de son gouvernement est déjà bien entamé. Il souligne que des rencontres ont eu lieu avec les hautes instances gouvernementales et que le Centre local de développement (CLD) est déjà en démarche avec des organismes. Mme Blais souligne qu’il y a que six producteurs de cannabis médicinal au Québec, comparativement à 47 en Ontario. Elle s’engage à aller chercher « pour le Haut-Saint-François notre part de profit dans cette industrie médicale. » M. Dodier est également en faveur d’aider la municipalité à accueillir MYM et entend s’assurer que cette compagnie qu’il qualifie de « riche » paie bien ses impôts.

L’arrivée d’entreprise comme MYM à Weedon et le manque de main-d’œuvre sur le territoire soulèvent la question de mobilité et de transport collectif. Mme Larrivée rappelle qu’il s’agit d’une priorité pour sa formation politique qui entend nationaliser le transport collectif en milieu urbain comme rural pour en arriver à une gratuité d’ici 10 ans. Le parti vise à mettre en place des incitatifs financiers pour favoriser du covoiturage. Pour M. Roy, le prix du Mérite municipal décroché dans la catégorie organisme à but non lucratif pour Transport de personnes HSF témoigne de son expertise et de son savoir-faire en matière de transport collectif. « Nous avons un très beau modèle et nous allons pouvoir l’utiliser pour répondre à cette nouvelle demande. » Mme Blais rappelle que « la réforme de la gouvernance environnementale du Parti québécois prévoit spécifiquement de l’appui au transport collectif, au covoiturage incluant des incitatifs financiers aux citoyens. » M. Dodier souligne l’importance de développer efficacement le transport collectif sur le territoire, mais cela doit « se faire avec les intervenants locaux, car ce sont eux qui savent quel circuit on doit développer. » Pour M. Jacques, la solution passe par un partenariat impliquant les entreprises et organismes du milieu à la recherche de solutions durables pour l’ensemble des usagers du territoire.
La pauvreté dans le Haut-Saint-François est malheureusement présente et les participants sont invités à préciser de quelle façon ils comptent intervenir pour en réduire les effets dévastateurs. M. Roy rappelle que le gouvernement a adopté son troisième plan de lutte à la pauvreté « permettant à plus de 100 000 personnes de sortir de la pauvreté de façon permanente. » En augmentant le salaire minimum, la loi sur l’aide au premier recours pour les jeunes et les différentes mesures d’aide pour les assistés sociaux facilitant un retour au travail et bien d’autres visent à aider les gens à se sortir de la pauvreté, estime-t-il. Mme Blais précise que sa formation politique augmentera le salaire minimum à 15 $ l’heure d’ici octobre 2022 tout en établissant un mécanisme d’évaluation complet du contenu de la mesure afin de s’assurer que ces effets positifs dépassent nettement les effets négatifs au sein de la société. Au cours de son mandat, précise-t-elle, le PQ augmentera de 200 M$ récurrents le financement de la mission d’organismes d’actions communautaires autonomes de l’ensemble des secteurs. La gratuité des CPE pour les familles ayant un revenu inférieur à 34 000 $, des soins à domicile adéquats pour les ainés font partie des préoccupations de sa formation politique pour contrer la pauvreté. M. Dodier souligne que son parti préconise « un revenu minimum garanti de 1 200 $ par mois avec 600 $ possible d’emploi. Sur le terrain, je propose de redonner 25 % de mon salaire aux organismes communautaires qui travaillent souvent avec les gens les plus pauvres et important de viser la parité salariale une fois pour toutes.  »

La meilleure façon de contrer la pauvreté pour M. Jacques, c’est d’offrir des ressources aux personnes qui ont de la difficulté à intégrer le marché du travail. Il cite en exemple, Intro-travail et Carrefour jeunesse-emploi. « Il faut que ces organismes puissent compter sur des budgets récurrents et prévoir sur du long terme et mettre en place des actions structurantes ; je veux m’occuper sur cet aspect du financement de ces organismes qui font un travail exemplaire. » Le candidat souligne l’importance de développer des modèles d’affaires comme Coup de pouce à Lac-Mégantic qui emploie des travailleurs avec des difficultés. Le candidat souligne également l’importance d’exclure les montants des pensions alimentaires des enfants pour aider les calculs de prestation d’aide sociale. Pour Mme Larrivée, un gouvernement solidaire va hausser les prestations d’aide sociale pour des personnes avec contraintes sévères à l’emploi. Il va également hausser à 12 000 $ annuellement les prestations pour les personnes sans contraintes et mettre en place un revenu minimum garanti pour couvrir les besoins de base. Québec solidaire, de mentionner la candidate, va hausser aussi le salaire minimum à 15 $ et va créer une assurance dentaire pour tout le monde. Il mettra également en place des CLSC ouverts 24 h, 7 jours par semaine.

L’éducation occupe toujours une place importante. Quelles mesures entendent mettre de l’avant les candidats pour améliorer la situation dans le Haut-Saint-François ? Mme Blais soutient que le Parti Québécois mettra de l’avant un grand chantier qui mènera au rendez-vous national de l’alphabétisation. « Nous adopterons un plan de travail sur 10 ans qui aura un objectif réaliste, mais ambitieux. » De son côté, M. Dodier soutient qu’il faut investir massivement en éducation en rappelant que sa formation politique préconise la gratuité du préscolaire jusqu’à l’université. Pour sa part, M. Jacques propose d’offrir des formations professionnelles correspondant aux besoins des régions et faire de même pour les formations collégiales. « Il faut mettre en place des partenariats entre les entreprises et les centres de formation. » Concernant l’analphabétisme, il souligne l’importance d’intéresser les jeunes à l’école et de maintenir les professionnels. Mme Larrivée rappelle une des mesures phares de sa formation politique qui est la gratuité à partir du CPE jusqu’au doctorat. Un réinvestissement en éducation, réduire le nombre d’élèves par classe, embaucher des enseignants, du personnel, pour soutenir les jeunes pour contrer le décrochage scolaire, soutenir les projets collectifs comme la Cité-école de la polyvalente Louis-Saint-Laurent font partie des actions à poser. M. Roy rappelle que son parti s’est engagé à soutenir les jeunes jusqu’à 18 ans pour la réussite éducative. Son parti entend également poursuivre le déploiement des classes de maternelle 4 ans temps plein dans les milieux défavorisés. De plus, il rappelle que les services éducatifs pour les enfants 4 ans seront gratuits autant pour la maternelle que pour les services de garde. On prévoit ajouter à l’enseignant une deuxième personne temps plein aux classes de niveau préscolaire et de première année pour accompagner les enfants. Le candidat souhaite valoriser le parcours d’apprentissage adapté et entend travailler à l’offre de formations professionnelles adaptées aux besoins du milieu.

Le président inquiet sur l’avenir de l’entité

Le président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, Yves Gilbert, saute à pieds joints dans la présente campagne électorale pour manifester son inquiétude envers la volonté de la Coalition avenir Québec (CAQ) d’abolir ou du moins affaiblir, estime-t-il, les commissions scolaires.

« Pourquoi agir sur des structures alors qu’en 2016, 48 organismes, syndicats, associations sont venus dire à la commission parlementaire sur le projet de loi 86, ne touchez pas aux structures, travaillez sur la réussite des élèves. Le Parti libéral voulait faire exactement ce que la CAQ veut faire et ils ont fait marche arrière. Ils se sont rendu compte que c’était pas là qu’il fallait s’enligner. Le ministre a fait une tournée provinciale pour aller chercher des données et travailler sur la réussite scolaire et c’est ça qu’on a à faire. » Faisant référence à la volonté de la CAQ d’abolir les élections scolaires, M. Gilbert rétorque « c’est pas une économie de 13 M$ qui va faire que ça va aller mieux. On veut faire des conseils d’administration dans les écoles. Qui va arbitrer les conflits entre les écoles, qui diront moi je veux un orthopédagogue, l’autre en veut deux, qui va compléter les tâches ? Présentement, les conseils d’établissement sont très autonomes. On envoie les argents directement dans les écoles. » M. Gilbert estime que le modèle actuel fonctionne bien et croit que le fait de vouloir le changer sous prétexte que 3 % de la population au Québec participe aux élections scolaires n’est pas une bonne raison. Le président de la commission scolaire croit qu’il faudrait profiter de l’occasion pour trouver des façons visant à faciliter le vote chez les familles que ce soit électronique ou autres. « Moi, ce qui me tient le plus à cœur, c’est le commissaire qui est dans la municipalité, qui ramène c’est quoi les préoccupations, c’est lui qui participe aux soupers spaghetti, c’est lui qui aide à la mobilisation du milieu. Alors, pourquoi se priver d’hommes et de femmes ? »

Le candidat de la CAQ dans Mégantic, François Jacques, a fait valoir la position de sa formation politique à ce sujet lors du débat organisé par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François. « On ne fait pas d’abolition de commission scolaire; on va changer le nom qui va s’appeler les Centres de service qui gardent les mêmes soutiens qui existent présentement. La seule chose qui va être changée, c’est les élections scolaires qui sont votées par 3 % de la population du Québec et représentent 20 M$ au gouvernement. Les structures vont être remplacées dans les écoles par des comités, les décisions vont se prendre à la base selon les besoins de chacune des écoles qui va être écoutée. Tout le monde va prendre les décisions à la commission scolaire au Centre de service pour le bien des étudiants de chacune des communautés », complète-t-il.

François Legault s’arrête à Weedon

Le chef de la CAQ, François Legault, était de passage à Weedon dans le cadre d’un diner de militants du parti, au restaurant Le Moulin. Il était accompagné des candidats François Jacques et Geneviève Hébert, respectivement des circonscriptions de Mégantic et Saint-François. Le maire de Weedon, Richard Tanguay, s’est brièvement entretenu avec le chef de parti pour rappeler les besoins en ressources financières de la municipalité en vue de l’ouverture des serres de cannabis médicinal. M. Legault lui a assuré que « la grosse priorité ici, c’est vraiment l’économie. On a besoin d’un entrepreneur comme premier ministre. » M. Tanguay souhaite faire passer son message aux politiciens en général qui, à ses dires, sont plutôt frileux lorsqu’il est question de marijuana, même si celle-ci est médicale et que son équivalent récréatif sera bientôt légal.

Un pan d’histoire disparait

Tout un pan de l’histoire d’East Angus est en voie de disparaitre et ne sera plus qu’un souvenir dans quelques semaines. Comme prévu, Cascades a entrepris au début de l’été la démolition de l’ancienne usine de papier kraft érigée il y a plus d’un siècle. En circulant sur le pont Taschereau, les gens peuvent découvrir un paysage qui était caché par l’usine. Avec la présence des grues, le site est un véritable chantier de démolition. Lorsque les travaux seront exécutés, il est prévu de réhabiliter le site avec une plantation d’arbres notamment. Lors d’une entrevue réalisée au printemps dernier, M. Hugo D’Amours, vice-président aux communications, mentionnait que le site et le bâtiment appartenaient à Graphic Packaging, mais qu’une clause au contrat de vente stipule qu’en cas de démantèlement de l’usine, Cascades prendra en charge l’opération et les coûts s’y afférant.

Une grappe économique sur le cannabis est lancée

Dans la foulée du projet de serres de cannabis médical et de chanvre industriel à Weedon, une grappe économique sur leur développement a été mise sur pied. Le comité de travail de cette grappe s’apprête à tenir sa première activité de rencontre le 27 septembre prochain, au Centre culturel de la municipalité.

La Grappe économique sur le développement du cannabis médical et du chanvre à des fins industrielles du Haut-Saint-François (GECHSF) a été mise en place en 2017 par le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François. Le maire de Weedon et porte-parole du comité de travail, Richard Tanguay, en explique la genèse. « Nous avons eu plusieurs réunions depuis l’automne dernier et, avec l’appui financier de MYM Nutraceuticals et du CLD, nous avons élaboré un plan de travail ainsi qu’une vision d’une grappe qui favoriseront la création de valeur économique autour du projet moteur et central de MYM Nutraceuticals. Par cette grappe, nous voulons d’abord et avant tout favoriser le développement économique de la municipalité de Weedon et de la MRC du Haut-Saint-François et aussi de toute la région de l’Estrie. »

Le groupe est d’avis que des occasions d’affaires se présentent aux entreprises et aux commerces présents sur le territoire. « L’idée de la grappe, c’est de harnacher ensemble nos efforts pour maximiser les retombées économiques pour les acteurs économiques de la municipalité de Weedon et de l’ensemble du territoire de la MRC », complète M. Tanguay.
La grappe économique tiendra sa première rencontre le 27 septembre au Centre culturel de Weedon. On retrouve parmi les hôtes de l’événement la Corporation économique de Weedon, la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) du Haut-Saint-François et MYM Nutraceuticals.

Le comité de travail présentera le résultat de ses réflexions en plus de s’interroger sur les meilleures pratiques à mettre en place pour favoriser le développement économique de produits et de services liés au cannabis médical et au chanvre industriel. La firme Deloitte présentera une conférence sur les perspectives du marché canadien et québécois pour le cannabis médical et le chanvre. MYM Nutraceuticals fera une présentation du projet de serres, suivie d’une visite du site de production sur le 2e rang.

On attend parmi l’assistance des représentants de l’Université de Sherbrooke, du Collège de Sherbrooke et des Chambres de commerce de Sherbrooke et du Haut-Saint-François. « Nous osons pour une fois être le lieu d’un projet structurant pour toute l’Estrie et nous en sommes particulièrement fiers », s’enthousiasme Richard Tanguay.
La rencontre débutera à 9 h et se terminera vers 16 h. Un goûter sera offert sur l’heure du midi. Pour plus de renseignements sur l’activité, on contacte Bernard Ricard, CLD du Haut-Saint-François, au bricard.cld@hsfqc.ca ou au 819 560-8500 poste 2204.

La centenaire jardinière

Mme Bernadette Carrier-Brault, qui célébrera ses 100 ans le 11 novembre prochain, a réalisé un vieux rêve : celui de vendre des fleurs qu’elle a elle-même cultivées.
Le Jardin Communautaire de Sawyerville n’avait pas vu une tenancière de kiosque d’un âge aussi avancé depuis belle lurette. C’est l’organisation, chapeautée par Chantal Bolduc, qui a approché Mme Carrier-Brault afin de lui proposer l’opportunité d’avoir sa propre rangée de terre pour l’été. Celle qui a grandi dans le secteur Island Brook du canton de Newport a toujours voulu être fleuriste. Sur le coup, les circonstances de la vie en ont décidé autrement, mais voilà que, aujourd’hui, les astres s’alignent.

« J’aime les fleurs, puis j’ai toujours cultivé des fleurs. C’est dans moi », témoigne avec aplomb la nonagénaire. Il faut dire que, bien qu’elle n’ait pas gagné sa vie grâce à l’horticulture, la dame au pouce vert s’est toujours entourée de fleurs à la maison. Elle a d’ailleurs remporté la troisième place du concours Maison et balcon fleuris, organisé par le Cœur Villageois de Cookshire-Eaton, depuis le balcon de sa chambre de la Résidence Camélia. Maintenant déménagée au Manoir de l’EAU VIVE, Mme Carrier-Brault a de nouveau soumis sa candidature cette année et attend les résultats du concours qui seront dévoilés d’ici quelques jours.

L’apprentie fleuriste a reçu l’aide de son entourage pour entamer la saison du bon pied. Des membres de sa famille directe ont ensemencé sa rangée de terre au retour du beau temps. Ils ont toutefois laissé le soin à leur aïeule d’effecteur l’entretien et les soins hebdomadaires des plants. Le jour du marché public, elle avait elle-même empoté les fleurs qui étaient en vente à son kiosque dans des contenants qui lui avaient été prêtés par le Jardin.

Après ce premier essai, Mme Carrier-Brault ne sait pas si elle répétera l’expérience l’année prochaine. Elle confie ne pas faire de plans trop à l’avance. Elle s’étonne même de l’arrivée de son centenaire dans quelques semaines. « J’y pense pas ! Je sais pas comment ça se fait que j’ai vécu longtemps de même. » Elle avoue, après coup, consommer beaucoup de légumes et manger peu de viande. Ce qui la préoccupe ces temps-ci est plutôt la préservation de sa mémoire. « J’ai peur de la perdre », dira-t-elle, avant de partager quelques souvenirs.

Sylvie Dodier, filleule et petite-fille de Mme Carrier-Brault, sait déjà qu’elle conservera de bons souvenirs en compagnie de sa mamie. Plus jeune, Mme Dodier lui rendait visite les jours d’école alors qu’elle fréquentait l’établissement Saint-Camille. Déjà, les végétaux faisaient partie du paysage. « Elle a toujours adoré les fleurs », se rappelle la petite-fille. « Dans sa maison, elle a des plantes, des plantes, des plantes ! »

Bernadette Carrier-Brault n’était pas la seule à franchir la barre du siècle. Elle a, à vrai dire, été devancée par le Dr Curtis Lowry, lui qui avait fait don des terrains où est actuellement implanté le Jardin Communautaire de Sawyerville. Au moment du legs, il avait mentionné sa volonté que « le terrain serve un bien communautaire. » On peut dire que c’est mission doublement accomplie avec le rayonnement du Jardin qui grandit d’année en année et la concrétisation du rêve de Mme Carrier-Brault.

Rétablir la confiance

Près d’un an après avoir annulé quatre spectacles de sa programmation automnale, Loisirs Cookshire reprend ses activités. L’organisme s’est doté d’un nouveau conseil d’administration lors de son assemblée générale annuelle et annonce une course de balles le 6 octobre prochain.

La nouvelle présidente de l’organisme, Manon Élisabeth Carrier, se dit très fière de la nouvelle équipe. « On s’est dit une gang : « On y va, on fonce, puis on va ramener ça à l’ordre. » » Le groupe de neuf personnes a été formé le 31 juillet dernier lors de l’assemblée générale annuelle.

Leur première activité sera une course de balles sur le terrain de baseball aux abords de la rivière Eaton le 6 octobre, dès 11 h. Il s’agira d’une fête familiale qui réunira jeux gonflables, animation pour les enfants offerte par La Relève du Haut-Saint-François, cantine, musique et jeux pour tous. « On espère cartonner puis que le monde ait du fun », mentionne Mme Carrier. « Si on ramène des activités, on va être capable de se refinancer. »

Revenir à l’essentiel
Le but ultime de l’organisme demeure le retour d’une programmation variée de spectacles. La présidente assure que la nouvelle équipe « travaille fort » dans cette optique. « On va commencer avec des spectacles qui sont pas nécessairement du gros monde connu. On veut ramener ça puis avoir des prix abordables. »

Cela permettra de remettre la roue en mouvement. « Si dans notre milieu, on a des activités, puis que nos gens sont heureux, ils consomment sur place. C’est bon pour toute notre économie », poursuit Manon Élisabeth Carrier. « On veut que les gens découvrent que dans notre milieu, on est dynamique, puis qu’on veut avoir du plaisir et que ce soit agréable à vivre. »
Le conseil d’administration souhaite tirer un trait sur le passé de Loisirs Cookshire. « Le chialage puis le négativisme, on n’en veut plus. C’est fini. On est tanné du vieux stock. On s’en va par en avant. Il y a des affaires à régler, ça se fait tranquillement. C’est de la petite paperasse plate, mais ça va se faire. »

Le comité travaille déjà en collaboration avec la Maison de la culture John-Henry-Pope et le Coeur villageois de Cookshire-Eaton. La présidente Carrier termine en disant qu’« on va faire une belle équipe avec ça, puis ça va bien aller. Je suis bien confiante. »

Six organismes se partagent 79 827 $

Six organismes du territoire et la Corporation de développement communautaire (CDC) du Haut-Saint-François se partagent un montant de 79 827 $, octroyé par Centraide Estrie.
C’est à l’occasion d’une récente rencontre que la directrice générale de Centraide Estrie, Marie-Hélène Wolfe, accompagnée du directeur sortant, Claude Forgues, que l’on a procédé à la remise des chèques. Les montants sont versés à des organismes communautaires qui viennent en aide à la population du Haut-Saint-François. On estime que plus de 10 000 personnes bénéficient des divers services. En raison d’une excellente campagne de souscription l’année dernière, les organismes reçoivent une aide globale majorée de 6 000 $.

Parmi ceux retenus, on retrouve le Centre d’action bénévole (CAB) du Haut-Saint-François avec un montant de 14 622 $, les Cuisines collectives pour 13 153 $, le Centre des femmes La Passerelle du Haut-Saint-François avec 12 054 $, Virage Santé mentale du HSF pour une somme de 10 236 $, tandis que la Maison des jeunes Actimaje d’East Angus et Animation Jeunesse du Haut-Saint-François obtiennent respectivement 10 093 $. Pour sa part, la CDC reçoit 9 576 $ dans le cadre du programme Bâtisseurs communautaires. Cette dernière regroupe les organismes communautaires de la MRC et favorise le développement. La consolidation et la concertation leur permettent de participer activement au développement social et économique du milieu dans l’intérêt d’un mieux-être collectif basé sur la lutte à la pauvreté, la qualité de vie et la justice sociale.

Chaque représentant d’organisme a profité de l’occasion pour parler du type d’intervention qu’il faisait respectivement. Centraide Estrie a distribué 1 107 206 $ et soutenu financièrement 69 organismes répartis dans les 7 MRC de la région de l’Estrie.

Apprivoiser son stress

Le stress peut être la cause de bien des maux. Mais Sylvain Guimond, conférencier invité par la Chambre de commerce du Haut-Saint-François, a su, du moins le temps d’une soirée, diminuer ce qui pour certains est cause de bien des soucis.

C’est avec fougue, dynamisme, appuyé de présentations visuelles et de beaucoup d’humour que le conférencier et sa conjointe, Dre Johanne Lévesque, ont démystifié le stress dans le cadre d’une conférence ayant pour thème Apprivoiser les forces du stress.

Plus d’une soixantaine de personnes ont littéralement savouré l’intervention du professionnel qui a une feuille de route bien remplie. Docteur en psychologie du sport, éducateur physique, ostéopathe, M. Guimond a collaboré à de nombreux projets de recherche avec des sommités scientifiques mondiales. Il a eu l’occasion d’évaluer et de traiter plus de 1 000 athlètes d’élite tels que Mario Lemieux, Tiger Woods, le lanceur de baseball John Smoltz, le golfeur Greg Norman, etc. Le conférencier participe également à des émissions à caractère sportives que ce soit sur les ondes de RDS, TVA, Radio-Canada et autres.

Pour M. Guimond, le stress n’est ni positif ni négatif. Il y a trois grandes peurs dans la vie, celle de mourir, de souffrir et de parler en public parce qu’on a peur d’être jugé. Selon l’intervenant, la réussite dans la vie n’est pas une question de chance, mais bien de choix. L’échec et la réussite vont dans le même sens. Il n’y a pas de réussite sans échec, de préciser le conférencier.

Le stress, explique-t-il, est un niveau d’adrénaline qui sera source de motivation pour certains et de frein pour d’autres. La question est de savoir le gérer. « Face au stress, devenez votre meilleur ami. Vous allez l’encourager, le respecter. Faites la même chose avec vous-même. Faites une conversation interne, ça va vous changer. Lorsqu’on se parle, on peut s’en sortir. Lorsqu’on est anxieux, angoissé, il faut être capable d’en parler. » Une chose est importante, selon l’intervenant, c’est de prendre du temps pour célébrer nos bons coups. « Dans notre société, on ne prend pas le temps de célébrer. On a trop de projets. Si on ne se récompense pas, on passe à autre chose. Le burn-out, c’est le cerveau qui dit un jour, je travaille, tu ne me récompenses jamais, bien mange de la chnoute et un jour, on se retrouve en burn-out. Le burn-out vient d’un manque de respect de soi-même, des autres, de votre santé. On fait un burn-out parce qu’on ne se sent pas bien. Si on avait du plaisir à travailler, si on riait, on irait mieux. Soyez indulgent envers vous-même. » Montrer sa vulnérabilité, ses faiblesses, c’est de la confiance en soi. « Quand j’ai confiance en moi, je n’ai pas peur de dire mes faiblesses. La vulnérabilité, l’authenticité et la générosité sont trois éléments qui mèneront à la réussite », estime le conférencier.

Prenant le relais, Dre Lévesque mentionne qu’il est possible de maîtriser ses émotions. « Vous êtes en interaction avec votre cerveau. C’est vous qui lui dites quoi faire, mais il faut y mettre les efforts. Faut apprendre à doser ses neurotransmetteurs. Faut jouer avec votre état. » Mme Lévesque mentionne que des exercices de respiration matin et soir, marcher trois fois par semaine devrait aider. Lorsqu’on est anxieux, la méditation peut également aider. En conclusion, le conférencier ajoute qu’il est important de prendre le temps de savourer le bonheur, peu importe où il se trouve; cela contribuera également à diminuer le stress.

Tech-Nic Réseau Conseil se démarque

L’entreprise Tech-Nic Réseau Conseil, notamment spécialisée en informatique et réseautique, s’est démarquée à l’échelle provinciale. Située à East Angus, elle a décroché le trophée Membre de l’année TAG, remis lors du congrès annuel de SMCORP, qui se déroulait au Château Bonne Entente à Québec. La catégorie regroupait plus de 64 PME. L’entreprise s’est distinguée à différents niveaux au sein du regroupement de marchands indépendants dans le domaine de l’informatique au Québec par sa méthode de travail avec les fournisseurs, sa croissance, son développement et autres. Nous apercevons sur la photo Benoit Villeneuve et Stéphan Grenier (CA de SMCORP), Christine Lebeau, directrice des ventes et services et Denis Vaillancourt (Tech-Nic Réseau Conseil).

Le spectacle Clic Clap fait bouger les jeunes

Près de 350 jeunes des municipalités d’Ascot Corner, Cookshire-Eaton, Dudswell, East Angus et Weedon ont participé à l’atelier-spectacle Clic Clap, présenté au cours de l’été dans leur municipalité respective.

L’artiste Dominic Desrochers, virtuose de la percussion corporelle, a littéralement entraîné les jeunes dans un voyage dans le temps. Il leur a fait découvrir le monde par une démonstration et une participation aux gigues, turluttes, gumboot, tap dance et danse percussive actuelle. L’activité qui s’est déroulée du 25 au 27 juillet est le résultat d’un partenariat entre le Centre culturel de Weedon, les municipalités participantes et accompagnées par le Centre local de développement (CLD). Les spectacles ont été rendus possibles grâce à une subvention de 2 200 $ du ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCCQ) et de l’injection de 2 500 $ par l’ensemble des municipalités concernées.

Caritas Estrie remet 22 344 $

Il n’y a pas que les parents qui attendent la rentrée scolaire. Les représentants d’organismes également puisqu’avec cette période coïncide la remise de chèques de Caritas Estrie. Cette année ne fait pas exception puisque ce dernier a remis un total de 22 344 $ permettant aux organismes du milieu de réaliser 26 projets.

Cette somme qui fait la différence pour plusieurs organisations provient du Fonds de lutte contre la pauvreté et l’injustice. Michel Boulanger et Bernard Roy, respectivement coordonnateur des campagnes de financement et président de Caritas Estrie, étaient de passage à Weedon et East Angus pour remettre les enveloppes. Un montant global de 15 657 $ a été distribué dans le district 35-E regroupant East Angus-Cookshire-La Patrie et permettant la réalisation de 17 projets. Les organismes bénéficiant de ce support financier sont les Conseils des Chevaliers de Colomb de Cookshire, East Angus et La Patrie, le Club Lions de Notre-Dame-des-Bois, Moisson Haut-Saint-François, Moisson Cookshire, la paroisse St-Joseph des Monts (Notre-Dame-des-Bois, Chartierville, Scotstown, La Patrie), la fabrique Notre-Dame de l’Unité de St-Malo, la paroisse St-François de Laval, l’école Notre-Dame-du-Paradis de Dudswell et les Cuisines collectives du Haut-Saint-François.
Pour le district 35-W, Weedon-Beaulac-Stratford, Caritas Estrie a remis 6 687 $ permettant la réalisation de neuf projets. Parmi les groupes soutenus, nous retrouvons le Conseil des Chevaliers de Colomb de Weedon, le Centre d’action bénévole et la Pastorale de Beaulac-Garthby, Dépannage St-Gérard, la paroisse Saint-André Bessette de Ham-Nord, la fabrique Saint-Jean-Paul II de Weedon et l’école Notre-Dame du Sacré-Cœur de Weedon.

Lors de la remise des enveloppes, les représentants d’organismes présents expliquaient à quoi vont servir les montants reçus. Mentionnons que les sommes distribuées proviennent des campagnes de financement comme la vente de pains dans le cadre de la campagne du Pain partagé et de la vente de bougies pour le Noël de la paix. Le président de Caritas Estrie insiste : les ventes effectuées par district reviennent entièrement dans le milieu. Ainsi, la charge de redistribuer les sommes prévues aux deux districts couvrant notamment le Haut-Saint-François est confiée à deux comités locaux composés de représentants de Caritas Estrie, de l’Archidiocèse de Sherbrooke et des Chevaliers de Colomb. Pour le district 35-E, le comité était formé de Michel Rodrigue de Marbleton, Robert Talbot de Cookshire-Eaton et de Mélissa Lessard d’East Angus. Quant au district 35-W, le comité était formé de Denis Lessard de Weedon, Paul-André Croteau de Stratford et d’Évangéline Forget de Weedon.

À l’échelle estrienne, Caritas Estrie a distribué 183 844 $. Ce montant est inférieur à celui de l’année dernière. Les responsables attribuent cette situation à la vente de bougies qui a moins bien fonctionné et à l’augmentation des coûts pour la campagne du pain partagé.

Une pièce de théâtre qui déride et dérange

Dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes ainées, la Table de concertation des personnes ainées du Haut-Saint-François présentait la pièce de théâtre Réveille-toi Arthur au centre communautaire du secteur de Johnville, à Cookshire-Eaton. Bien qu’étant une comédie, la pièce a tout de même bouleversé plusieurs des gens présents lors de la représentation.

Plus de 125 personnes ont assisté à l’événement. Pour l’occasion, un partenariat avec Transport HSF a été conclu afin de réserver trois autobus. Toutes les municipalités de la MRC étaient représentées dans la salle. « On n’attendait pas autant de monde », admet Carole Fredette Plante, présidente de la Table de concertation locale. « C’est un enjeu important et c’est important que les gens soient sensibilisés », complète Marilyne Martel, organisatrice communautaire au CIUSSS de l’Estrie – CHUS.

Dans la pièce, Arthur est un ainé vivant seul qui reçoit tour à tour la visite de plusieurs personnages. Certains cherchent à lui soutirer de l’argent, alors que d’autres cherchent à lui ouvrir les yeux. Denis Blondin est l’interprète d’Arthur et membre de la troupe de théâtre Poivre et sel de Gatineau. Il a adapté la pièce écrite par deux policiers il y a une vingtaine d’années. Ces derniers avaient eu l’idée de la pièce après des efforts de sensibilisation et de prévention auprès des ainés, qui étaient vains. Josée Lacroix, directrice de la troupe artistique, mentionne bien que l’œuvre soit fictive, « il y a des ainés qui le vivent dans la réalité. Il ne faut pas fermer les yeux sur cette problématique. » Selon la Table de concertation, 245 personnes ainées du Haut-Saint-François vivent de la maltraitance.

Micheline Fontaine, une des spectatrices, a vu sa voisine de chaise quitter la salle en pleurant suite à la représentation. « Moi, j’ai bien aimé ça. Ça ouvre les yeux de bien du monde. Il faudrait qu’il y en ait d’autres qui assistent à ça, pas juste les ainés. » Pauline Hivert, de Cookshire-Eaton, avait été remuée par la pièce. « Je peux pas croire que ça existe. Ça me fait de la peine. »
Après coup, des représentants de DIRA-Estrie, le centre d’aide aux ainés victimes de maltraitance, étaient présents pour écouter et outiller les membres de l’assistance. L’agent communautaire de la Sûreté du Québec, Jean-François Laliberté, répondait également aux questions du public, après s’être prêté au jeu de la scène en personnifiant un policier qui rend visite au personnage d’Arthur pour le prévenir des types de fraude et d’abus possibles.

Quelques représentants politiques étaient également sur place, dont Jacqueline Belleau, attachée politique de la députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau; Sarah Lévesque, attachée du député de Mégantic, Ghislain Bolduc; Céline Gagné, mairesse de Lingwick; et Dominique Boisvert, maire de Scotstown. Mme Belleau a exprimé qu’il s’agissait « d’une réalité douloureuse pour nous tous dont il faut parler. Donc, ne fermons pas les yeux et n’agissons pas comme si ça n’existait pas. »

La troupe Poivre et sel donnait une dizaine de représentations dans toute l’Estrie. Son arrêt à Johnville constituait le seul passage dans le Haut-Saint-François.

Transport de personnes HSF désire élargir son offre de service pour 2019

C’est dans le but d’informer et de sensibiliser les gens d’affaires que Transport de personnes HSF présentait récemment à la Vieille gare du papier à East Angus son offre de service. Thérèse Domingue, directrice générale de l’organisme sans but lucratif, profitait de l’occasion pour inviter les participants à collaborer dans la préparation d’une nouvelle offre de service susceptible de répondre aux besoins de transport de la main-d’œuvre au sein des entreprises sur le territoire, et ce pour 2019.

Plus d’une trentaine de personnes, représentants d’entreprises, d’organismes et des municipalités participaient à la rencontre. Mme Domingue précise que l’organisme qu’elle représente ne fait pas que du transport de personnes à mobilité réduite et transport collectif. Transport de personnes HSF, explique-t-elle, « est là pour créer, organiser, optimiser, mettre des circuits en place.  » À l’heure où la pénurie de main-d’œuvre frappe de plein fouet, l’organisme est conscient que le transport des travailleurs devient un enjeu important. Les intervenants ont déjà amorcé une réflexion sur la façon de remédier à la situation, mais pour aller plus loin ils ont besoin de la collaboration des entreprises. « Dans ce cadre-là, avec tout le travail qu’on a amorcé, là maintenant, il y a une obligation partagée de faire en sorte qu’on le fasse, mais avec plusieurs entreprises dans un même territoire. Ça ne peut pas se faire entreprise par entreprise. » Mme Domingue convient que l’arrivée de MYM à Weedon sera un employeur majeur, « mais on a des centaines, des centaines d’entreprises. On a des demandes pour les entreprises présentes. »

Pour développer un service, il faut faire en sorte que les entreprises acceptent de travailler ensemble et que les services seront partagés par leurs employés. « Il faut travailler ensemble pour répondre à un problème à venir et pour certains présents. » Mme Domingue invite donc les entreprises à lui faire parvenir les plages horaires et le lieu de résidence des employés. « Selon le lieu de résidence des employés, je suis capable d’arriver et dire on va partir de telle place ou telle place et pas nécessairement de l’axe 108 ou 112, ça peut être autre chose aussi. Avec ça, on est capable de définir des tracés, des horaires, des endroits d’embarquement. » La formule et le tracé sont ouverts. L’organisme n’entend pas se limiter à un type de service, ça peut être du transport collectif du genre autobus, du covoiturage naturel qui se fait déjà ou autres. Transport HSF offre déjà un service de covoiturage qui pourrait se jumeler à ce qui peut se faire déjà. Mme Domingue cite en exemple un employé qui utiliserait son automobile pour faire du covoiturage et se verrait une opportunité de faire des heures supplémentaires. Cette dernière pourrait refuser puisqu’elle assure le transport de collègues. Or, avec une entente avec Transport de personnes HSF, l’organisme pourrait prendre le relais en offrant du covoiturage pour le retour du travail. Différentes options sont sur la table et l’organisme entend les regarder avec les entreprises participantes.

Projets pilotes
L’organisme a déjà amorcé un travail et souhaiterait compléter l’exercice de projection des circuits à la fin de la présente année. « En début 2019, on va s’asseoir avec les entreprises, là où il y a le plus grand noyau. On va les asseoir pis on va travailler ça.  » Mme Domingue aimerait bien être en mesure de lancer deux à trois projets pilotes avant le début de l’été 2019. « Cela permettrait de rassurer les utilisateurs et démontrer que ça marche », d’exprimer la directrice générale de Transport de personnes HSF.

Réactions
Les représentants et propriétaires d’entreprises ont manifesté leur intérêt à participer à la recherche et application de solution. Parmi leurs craintes, le délai de transport s’inscrivait en tête de liste. Un délai indu avait pour effet d’inciter un travailleur potentiel à refuser l’offre d’emploi, mentionnait-on. Steve Blanchette, propriétaire de Vêtements Cookshire, mentionne que sa participation à la rencontre avait pour but « de voir l’ouverture par rapport au transport collectif pour amener les gens de la ville, des grands centres, pour venir travailler dans nos entreprises parce qu’on a un besoin tout le tour de nous. C’est ça qu’on vient voir s’il y avait de malléabilité au niveau des horaires, des coûts. Je pense que ça s’installe la démarche. Selon nos prévisions, ça se passe bien déjà qu’on a des ouvertures à modifier certaines choses qui vont probablement nous aider à obtenir une clientèle qui provient de Sherbrooke, ça devrait fonctionner. » M. Blanchette mentionne que déjà plusieurs employés font beaucoup de covoiturage et proviennent d’un peu partout. Il cite en exemple les travailleurs provenant de Saint-Gérard, Scotstown, Sherbrooke, Rock Forest.
Au terme de la rencontre, Mme Domingue était satisfaite de l’intérêt manifesté par les participants, confirmant la nécessité de poursuivre la recherche de solution avec les entreprises.

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