Marché Noel Angus

East Angus : Un marché de Noël inspirant

Sonia Denault et Marc Rousseau profitent de l’occasion pour inviter la population à participer au souper-spectacle-bénéfice au profit de la Fondation Marc Rousseau.

Le marché de Noël au profit de la Fondation Marc Rousseau a vu une foule de visiteurs se présenter à la salle communautaire des Chevaliers à East Angus. En effet, près de 850 personnes ont profité de l’occasion pour entamer leurs achats du temps des fêtes. Au total, ce sont 18 artisans qui proposaient une belle variété d’articles, allant du tricot aux produits agroalimentaires en passant par une panoplie de produits faits de sapin baumier.
Il est important de mentionner que la Fondation Marc Rousseau vient en aide aux personnes dans le besoin de la MRC du Haut-Saint-François en cas de dernier recours. Outre le marché de Noël, plusieurs autres activités ont lieu au cours de l’année pour financer la Fondation, telle que la gérance de la cantine de l’aréna Robert-Fournier d’East Angus et le retour, prochainement, des encans en ligne via la plateforme Facebook. Tout récemment, elle a pu remettre un montant de 500 $ de dons en nourriture pour fournir les paniers de Noël de la MRC du Haut-Saint-François en plus de fournir une quantité incroyable d’habits de neige à La Relève du HSF. D’ailleurs, le 10 décembre prochain, la Fondation Marc Rousseau organise un souper-spectacle-bénéfice à la salle communautaire des Chevaliers. La soirée débute à 17 h et le coût est de 35 $ par personne. Pour achat de billets ou pour toute information, il est possible de contacter Stéphanie Hudon au 819 570-4695.
« Nous à la Fondation, on est là pour donner un support et une aide de dernier recours, mais sans l’appui indéfectible de la municipalité de East Angus, de Mme Boulanger et de M. Fournier, on n’en serait pas là. On tient à les remercier de nous soutenir », d’exprimer Marc Rousseau.

Marché Ascot Corner

Le marché de Noël d’Ascot Corner

Plus de 445 personnes ont visité le premier marché de Noël dans le Haut-Saint-François.

Le premier marché de Noël de l’année dans le Haut-Saint-François, Salon des ARTisans, s’est déroulé à Ascot Corner, et a vu près de 445 personnes se présenter au Centre Paul-Lessard lors des deux journées de l’évènement. Un total de 35 artisans et producteurs proposaient différents articles de tout genre aux citoyens venus commencer leurs emplettes du temps des fêtes.
Se déroulant sur deux étages, les visiteurs pouvaient déambuler et découvrir plusieurs étals où diversité et création s’y retrouvaient. Entre autres, des articles en bois, de la couture, du savon artisanal, des bijoux, des peintures faites sur verre et un auteur faisaient partie de ce que l’on pouvait retrouver lors de cette 11e édition du Salon des ARTisans d’Ascot Corner. Suzanne Hardy et tous les bénévoles derrière l’évènement étaient très heureux de la réponse des citoyens et du nombre de visiteurs à être venu encourager les artisans locaux.

Fromagerie

La Fromagerie P’tit Plaisir de Weedon : Un calendrier de l’Avent aux saveurs d’ici

Mélanie Grenier, copropriétaire de l’entreprise, et Jessica Vachon-Blanchette, coordonnatrice adjointe à la fromagerie.

La Fromagerie P’tit Plaisir de Weedon participe pour une 3e année à un calendrier de l’Avent dans lequel on découvre des fromages du Québec plutôt que du chocolat. Cette façon de faire permet aux consommateurs de déguster, pendant les 24 premiers jours de décembre, des petits morceaux de douze fromages différents, provenant de huit fromageries québécoises.
L’entreprise du Haut-Saint-François propose de goûter leur Lys de St-Gérard. Ce dernier est fait à base de lait du troupeau familial qui est 100 % canadien. Pasteurisé et sans aucune substance laitière modifiée, il est à pâte semi-ferme et est affiné plus de 3 mois. Avec une texture légèrement crémeuse, ce gouda de type italien laisse découvrir en bouche des arômes de noisettes et de beurre fondu. « C’est super de participer au calendrier de l’Avent. Ça donne une belle visibilité à la fromagerie et ça permet à plein de gens de goûter nos fromages dans un contexte plutôt agréable », d’exprimer l’une des propriétaires, Mélanie Grenier.
La fromagerie est une entreprise familiale qui en est à la 3e génération. Autant productrice que transformatrice, la famille a acquis expérience et savoir-faire qui leur permettent de créer des fromages bien à eux. Son histoire débute en 1962 lorsque Claudemire Grenier décide de s’établir dans la région de St-Gérard et d’y acheter une ferme. La fromagerie comme telle ouvre ses portes en 1997 directement sur le terrain de la ferme familiale. M. Gaétan Grenier, fils cadet de Claudemire, et sa fille aînée, Mélanie Grenier, fabriquent à partir de ce moment-là des fromages frais faits uniquement à base du lait provenant de leur troupeau. En 2002, la famille Grenier voit grand et déménage dans leurs nouveaux locaux incluant maintenant un restaurant et un bar laitier. Les quatre enfants Grenier deviennent actionnaires de ce nouvel emplacement. Chacun d’eux ayant à sa charge un département bien distinct et travaillant pour propulser l’entreprise et l’entente se fait à merveille. « C’est vraiment une entreprise familiale, mais chacun de nous a son champ d’expertise et est bon dans ce qu’il fait. De cette façon, on ne se pile pas sur les pieds et l’entreprise en sort gagnante finalement », de dire Mme Grenier. Les fromages dits plus fins voient le jour dans le commerce en 2010 et dès 2012, deux produits phares de la fromagerie sont créés, soit la Fleur de Weedon et le P’tit Délice. Au fil des années, la clientèle ne fait qu’augmenter et plusieurs agrandissements sont entrepris afin de répondre à cet achalandage toujours exponentiel.
La Fromagerie P’tit Plaisir de Weedon a récemment été certifiée Fromage fermier qui rend honneur aux entreprises laitières qui utilisent le lait issu de leur exploitation pour l’amener directement, sous toutes ses formes, sur la table à manger. De plus, le fils cadet des Grenier, Rémi, qui s’occupe de la production laitière, obtiendra tout prochainement la catégorie de lait A2A2. Le lait de vache est composé de lactose, qui est un sucre, et de deux types de protéines, soient le lactosérum et la caséine, cette dernière étant prédominante à 80 %. Le lait de vache contient plusieurs types de caséine, dont la bêta-caséine. Enfin, il existe deux variantes de bêta-caséine, soit A1 et A2. Comparativement au lait conventionnel, le lait A2 a le même goût et la même valeur nutritive en termes de calories et de nutriments (glucides, protéines, lipides, calcium, lactose, etc.). Les vaches qui le produisent ne sont pas en meilleure santé; elles ont juste un gène qui est différent. Selon quelques études, la bêta-caséine A1 serait plus difficile à digérer pour certaines personnes en ralentissant le transit intestinal et pourrait entraîner de la constipation et donc le lait A2 serait une option pour les personnes intolérantes au lactose qui désirent tout de même consommer des produits venant du lait.
Notons que chacune des 24 fenêtres du calendrier comprend une portion de 27 grammes de fromages et qu’il en coûtera 35,99 $ pour se le procurer. Ces calendriers de l’Avent sont en vente jusqu’à l’épuisement des stocks dans tous les IGA du Canada.

actualite

Chambre de commerce du Haut-Saint-François : La DG quitte son poste

Directrice générale de la Chambre de commerce du Haut-Saint-François depuis juin dernier, Anabel Laurie a récemment annoncé aux membres du conseil d’administration qu’elle quittait son poste. Mentionnant avoir apprécié son passage et la découverte de la région, Mme Laurie dit partir pour des raisons personnelles.
L’organisme bien en selle
L’annonce a eu l’effet d’une douche froide pour les administrateurs qui appréciaient son implication. La chambre de commerce qui a entrepris une relance en juin dernier, après une année de relâche, poursuit ses activités comme prévu. Isabelle Couture, directrice du développement local et des communications à la SADC du Haut-Saint-François, assurera la direction de la chambre de commerce par intérim jusqu’à l’arrivée de la nouvelle ressource. Les personnes intéressées à relever le défi peuvent faire parvenir leur CV à info@chambredecommercehsf.com.

Martie-Claude Bibeau

Des indemnisations à hauteur de 1,7 milliard $ aux secteurs sous gestion de l’offre

Mathieu Frigon, président et chef de la direction de l’Association des transformateurs laitiers du Canada, Marie-Claude Bibeau, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Pierre Lampron, président des Producteurs laitiers du Canada et Tim Klompmaker, président des Producteurs de poulet du Canada.

Plus de 1,7 milliard $ seront versés, pour une période de 6 ans, aux producteurs et aux transformateurs de lait, de volaille et d’œufs du Canada pour compenser les pertes de marché résultant de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM).
Après avoir annoncé au cours des dernières années les détails entourant les indemnisations concernant les accords de libre-échange avec l’Europe et la zone transpacifique, il ne restait que ceux entourant l’ACEUM à révéler. « Aujourd’hui, comme promis, j’annonce les indemnisations, pleines et équitables, qui seront versées relativement à l’ACEUM », d’exprimer Marie-Claude Bibeau, ministre fédérale de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire.
« Cette somme de 1,7 milliard $ porte donc à 4,8 milliards $ le total des indemnisations qui sont en voie d’être versées par notre gouvernement aux secteurs sous gestion de l’offre. Promesse faite, promesse tenue. » Cette annonce a été faite par la ministre fédérale, lors d’un point de presse organisé à la Ferme des Sommets d’Ascot Corner. L’enveloppe totale de 1,7 milliard $ de dollars comprend 1,2 milliard $ pour les producteurs laitiers, 112 millions $ pour les producteurs de volaille et d’œufs et 105 millions $ pour les transformateurs. « Ce financement vise à aider les agriculteurs et transformateurs à investir dans leur entreprise pour améliorer leur exploitation et être encore plus efficace, innovant et compétitif », d’affirmer Mme Bibeau.
Quatre versements ont déjà été octroyés aux producteurs laitiers, en fonction de leur quota, pour compenser les deux premiers accords. Le dernier versement en lien avec ceux-ci devrait arriver en janvier 2023. Dans le cas de l’ACEUM, six autres paiements seront octroyés à compter du début de l’année 2024, à raison d’un par année jusqu’en 2029. Le quart de la somme sera versé dès la première année. Les versements seront ainsi répartis : 25 % en 2024, 21 % en 2025, 21 % en 2026, 13 % en 2027, 13 % en 2028 et 8 % en 2029. La ministre Bibeau a également réitéré sa promesse de ne plus faire de concessions lors de futurs accords commerciaux. Ce qui, selon Pierre Lampron, président des Producteurs laitiers du Canada, est de bon augure. « Mme la ministre, vous vous étiez engagée à compenser le secteur pour ses pertes. Aujourd’hui, vous concrétisez cet engagement. La compensation annoncée aujourd’hui témoigne du rôle indispensable que jouent les producteurs laitiers canadiens dans notre économie, notre secteur alimentaire national. »
Soulignons qu’en 2023, le gouvernement prévoit investir jusqu’à 300 M$ supplémentaires dans un nouveau programme pour soutenir les projets de valorisation de surplus de solide non gras qui est un sous-produit de la transformation laitière. Les détails devraient être révélés au début de l’année prochaine, selon Mme Bibeau.
Les transformateurs, ajoute-t-elle, qui bénéficiaient déjà d’un fonds d’investissement d’un montant de 392 M$ en lien avec les deux premiers accords, verront leur enveloppe bonifiée de 105 M$ sur cinq ans. Ce programme permet d’améliorer la productivité et l’efficacité grâce à l’acquisition de nouveaux équipements et technologies.
Du côté des producteurs de volaille et d’œufs, le gouvernement octroie un montant de 112 M$ sur huit ans sous forme de programme d’investissement et d’aide à la mise en marché. Ce montant s’ajoute aux 691 M$ déjà consentis à la suite des deux précédents accords. Des 112 M$, 85 M$ seront versés aux producteurs d’œufs, 15 M$ aux producteurs de dindons, 10 M$ aux producteurs de poulet et 2 M$ aux producteurs d’œufs d’incubation.

12-jours-daction

12 jours d’actions pour contrer la violence basée sur le genre : Des actions prévues dans le Haut

Déracinons les violences du 25 novembre au 6 décembre.

Port du ruban blanc, distribution de napperons informatifs sur la violence conjugale et ses ressources, atelier d’écriture en collaboration avec l’organisme bolivien Casa de la Mujer, tenue d’une vigile en commémoration de la tuerie à l’école Polytechnique et campagne de sensibilisation sur les réseaux sociaux marquent les différentes activités qui se dérouleront dans le cadre des 12 jours d’action contre la violence basée sur le genre dans le Haut-Saint-François.
Du 25 novembre au 6 décembre, le Centre des Femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle, participera au mouvement 12 jours d’action contre les violences basées sur le genre. Le 30 novembre, à 13 h, aura lieu une activité qui réunira le Centre des Femmes de Cookshire-Eaton, le Centre des Femmes Memphrémagog et la Casa de la Mujer, centre de femme situé en Bolivie, plus précisément dans la ville de Santa Cruz de la Sierra. Cet atelier d’écriture permettra aux participantes de partager le rapport qu’elles entretiennent avec les différentes formes de violence. À la suite de cette activité, un recueil contenant chacun des témoignages verra le jour, en Bolivie, et une version numérique devrait être disponible sur le site Internet www.ecoutonslesfeministes.com.
Le 6 décembre en soirée, une commémoration sera organisée en mémoire des 14 jeunes femmes qui ont été assassinées à la Polytechnique de Montréal en 1989. À la suite de ce féminicide de masse, le Parlement du Canada a institué, en 1991, la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes. Cette activité mixte se déroulera à l’extérieur devant le Centre des Femmes à Cookshire-Eaton.
Dudswell
Du côté de Dudswell, du 25 novembre au 6 décembre, l’Opération Tendre la main organisée par l’AFEAS de la municipalité prendra aussi place. Le 2 décembre, en collaboration avec la Maison d’aide et d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants, La Méridienne, offrira un atelier de sensibilisation à la violence faite aux femmes aux élèves de 2e cycle de l’école Notre-Dame-du-Paradis de Dudswell. Par la suite, ceux-ci se rendront au parc Éva-Tanguay où ils pourront accrocher leur ruban blanc sur les branches du sapin de la non-violence, qui a été offert par l’entreprise BL Christmas Trees. La population est invitée à se joindre aux élèves et venir eux aussi apposer le ruban blanc significatif du mouvement. La municipalité de Dudswell s’engage à distribuer quelques centaines de ces rubans à divers endroits, comme le bureau municipal, entre autres. De plus, ils offriront des napperons de sensibilisation aux restaurateurs de la région.

Micropulperie

La micropulperie de l’école du Parchemin en mode production

Les élèves de la classe de M. Alexandre en pleine production de cartes de Noël.

Une autre année à l’école du Parchemin d’East Angus signifie aussi une autre année à la micropulperie dans la classe de M. Alexandre Dumas. La vingtaine d’élèves de 6e année mettent déjà la main à la pâte depuis plusieurs semaines afin de fabriquer plusieurs centaines de cartes de Noël en papier recyclé. Cette initiative n’est pas organisée dans un but lucratif, mais les profits permettent de bonifier les activités scolaires, de fournir du matériel à l’école et enfin de financer un voyage de fin d’année.
Le projet, initié par le professeur Alexandre Dumas, il y a plus de 10 ans, continue de faire évoluer les jeunes dans un cadre entrepreneurial. En les stimulants à se responsabiliser et à communiquer entre eux, les élèves de la classe sont aussi conscientisés face aux bonnes habitudes écologiques et à la récupération, explique-t-il. La micropulperie est une entreprise opérée par les élèves, avec néanmoins le soutien et la présence de leur enseignant. Les étudiants sont passés par le processus habituel d’embauche au sein de l’entreprise. « Les élèves ont dû faire un curriculum vitae, passer des entrevues afin de déterminer les forces de chacun au sein du projet et voir ce qui les intéressait », d’expliquer M. Dumas. Cette façon d’opérer permet aussi aux jeunes d’apprivoiser ce que pourrait être le marché du travail.
Les étudiants de 6e année ont chacun leur poste et se mettent à la tâche de façon autonome et responsable. Chacun sait ce qu’il a à faire et le fait au meilleur de ses capacités, d’affirmer l’enseignant. Cette méthode d’enseignement est très appréciée chez les élèves de la classe. « C’est vraiment agréable de faire partie de ce projet de la micropulperie. Dans la classe de M. Alexandre, on fait toutes sortes d’activités et ça nous permet d’être plus concentrés en classe lorsqu’on fait des classes régulières », d’exprimer un des élèves et directeurs adjoints de l’entreprise, Julien Robitaille. Même constat du côté d’une des directrices adjointes, Lorie St-Pierre, qui ajoute que le fait de s’impliquer autant à travers la micropulperie, le compost de l’école et le jardin communautaire de l’école est très valorisant pour eux. « Être dans la classe de M. Alexandre, c’est vraiment bien. On touche à plein de choses, pas seulement aux matières académiques. En plus, avec la micropulperie, on voit concrètement ce que c’est de donner une 2e, et même une 3e vie au papier que l’on utilise. »
Les élèves des autres classes de l’école primaire d’East Angus peuvent aussi venir donner un coup de main aux étudiants de M. Alexandre. « Avec les plus vieux, il y a beaucoup d’autonomie. Mes élèves leur montrent une première fois et ensuite, ce sont nos invités qui se mouillent les mains. Mais avec les plus jeunes, il faut un peu plus de supervision et d’entraide et c’est une belle façon pour eux de sociabiliser et d’enseigner à leur tour », d’expliquer Alexandre Dumas.
Du côté de la direction, ce genre d’initiative fait mouche et amène une fierté pour tous. « C’est une fierté pour l’école, mais c’est une fierté partagée. Ce que je veux dire par là, c’est que M. Alexandre est fier de ça, les élèves de la classe sont aussi fiers et lorsque les parents reçoivent leurs cartes de Noël, c’est la même chose », d’exprimer la directrice de l’établissement, Valérie Tremblay. « Ce projet valorise et motive les élèves d’une façon différente et ce que fait M. Alexandre est un super beau levier pour les jeunes qui apprennent tranquillement à se responsabiliser et à travailler en équipe », de conclure Mme Tremblay.

Continuum

Forum 2022 continuum HSF : Près de 60 participants se parlent pour améliorer leur efficacité

Les intervenants ont participé sans retenue aux divers exercices proposés par le comité organisateur du Forum 2022 continuum HSF.

Près d’une soixantaine de participants provenant d’une quarantaine d’organismes du Haut-Saint-François et en périphérie œuvrant dans les secteurs de la santé, l’éducation, le communautaire, du municipal, des affaires et autres ont participé au récent Forum 2022 continuum HSF. Le but était de se connaître et d’échanger afin d’être plus efficace auprès de leur clientèle respective.
L’objectif principal, d’exprimer Martin Monette, agent de développement et coordonnateur du continuum HSF, est de faire du réseautage, se rencontrer, découvrir ce que les autres font. « Connaître et se reconnaître, créer un sentiment de solidarité et d’aider au référencement personnalisé sur le territoire du Haut-Saint-François », voilà le but ultime recherché par la rencontre.
Pour y arriver, on a proposé, au cours de l’avant-midi de travail, des exercices auxquels participaient les divers intervenants de différentes façons que ce soit en grands groupes, sous-groupes et plénières de façon à faciliter la prise de contacts et l’échange. Parmi les approches utilisées, les intervenants ont été invités à réagir sur trois capsules démontrant diverses situations que ce soit pour relever les bons aspects comme ceux à améliorer. Le tout s’est clôturé sur un petit quizz amical permettant aux participants de déterminer s’ils connaissaient bien le territoire et les divers services qui y sont offerts.
Le forum, d’exprimer M. Monette, vise à « se donner un outil commun d’intervention de l’approche de proximité. Si tout le monde est capable de l’utiliser minimalement, le référencement est facile, pis on peut passer la puck. »
Rappelons que la mission du continuum HSF vise à solidariser les groupes du territoire, faciliter un processus de référencement pour que les personnes qui ont besoin d’aide puissent passer à travers les différentes organisations et soient capables d’être dirigées rapidement vers les bons endroits. « Ce n’est pas juste dire va là. C’est de dire: on va appeler telle personne à telle place, il va t’attendre. Dédramatiser, souvent pour les personnes qui sont en difficulté, juste aller cogner à la porte, c’est difficile. S’ils n’ont pas la bonne réponse, ils ne demandent pas d’aide. C’est là que les coûts sociaux explosent et que les gens vulnérables passent dans les mailles du filet », d’expliquer M. Monette.
Différentes documentations comme un petit Bottin des ressources du Haut-Saint-François et une page regroupant l’ensemble des groupes sur le territoire ont été remis aux participants afin de faciliter le référencement. Mentionnons que le continuum dessert l’ensemble de la communauté anglophone et francophone du territoire.
Suivi
Au chapitre du suivi, on prévoit faire deux petites tournées après Noël afin d’amener les intervenants à différents endroits pour voir et échanger sur place avec les gens qui travaillent dans diverses organisations.
M. Monette est fier de la participation des intervenants et songe déjà au forum l’an prochain.

actualite

Galerie d’art Cookshire-Eaton : Offrez l’art en cadeau

La Galerie d’art Cookshire-Eaton présentera à nouveau son Exposition des petits formats du 3 au 24 décembre. Plus d’une vingtaine d’artistes de la région et des invités présenteront leurs œuvres de styles aussi variés que leur nombre.
Les visiteurs et amateurs d’art pourront apprécier l’originalité des peintures, gravures, collages, sculptures et trouver un présent unique. De plus, les visiteurs auront l’occasion d’échanger avec les artistes qui seront présents à tour de rôle tout au long de l’exposition.
Parmi les autres activités à venir, le marché de Noël ce 27 novembre, de 10 h à 16 h à la Galerie d’art Cookshire-Eaton et le traditionnel concert de Noël le 10 décembre à 19 h 30 à l’église Saint-Camille. Les artistes invités sont Pierre Heault, ténor, Catherine St-Arnaud, soprano, Julien LeBlanc, piano, et Marilène Provencher-Leduc, flûte traversière.

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Pour le temps des Fêtes : L’Atelier Auckland reprend du service

Après trois années de fermeture pandémique, les artistes Sylvain Dodier et Luc Pallegoix rouvrent les portes de l’Atelier Auckland, à Saint-Isidore-de-Clifton, pour le temps de quatre goûters gastronomiques au cours de la période des Fêtes soit le 27 novembre, 4, 11 et 18 décembre.
Les hôtes proposent d’animer les dimanches de l’Avent 2022, une série d’évènements dans un esprit festif et bienveillant qui se déroulera dans le grand studio de l’établissement. Les goûters gastronomiques, d’indiquer nos artistes, peuvent regrouper 12 convives qui mélangeront avec brio l’art et l’art de vivre, aux arts de la table. « La tablée joyeuse sera nourrie de mets savoureux et de conversations pétillantes, exactement comme nous savons que ça rapproche et croise les convives. Nous y travaillerons des produits de notre terroir, fruit du travail d’artisans et de fermiers respectueux. Nous signerons des plats qui ont voyagé et se sont métissés, des mets qui ont des choses à dire et à faire. »
On promet du chic et un menu de bon goût à la française incluant des produits du terroir des Cantons-de-l’Est « pour un goûter gastronomique qui accompagne un dimanche de gourmandises salées et sucrées dans l’esprit des Fêtes. C’est la totale, sortez vos robes à paillettes! », d’exprimer les hôtes. Pour obtenir davantage d’information accueil@atelierauckland.com, https://atelierauckland.com/ ou par téléphone au 1 819 574-7573.

Trouvailles

Les Trouvailles au profit de l’église : Un commerce à proximité de la communauté

Marie Aubin Roy et André Nadeau, pionniers des Trouvailles au profit de l’église.

Depuis bientôt 11 ans, le magasin Les Trouvailles au profit de l’église récupère une quantité phénoménale d’articles usagés, sous forme de dons, et les revend à moindre coût à la communauté. L’objectif premier est d’abord de fournir une aide financière à la restauration de l’église Saint-Louis-de-France d’East Angus et depuis sa création, Marie Aubin Roy, André Nadeau et la vingtaine de bénévoles ont réussi à amasser plus de 318 000 $.
Le commerce ayant pignon sur rue au 185, Saint-Jacques, à East Angus, est œuvré par une bande de bénévoles qui ont à cœur de créer un esprit d’entraide à travers la communauté. En plus d’offrir une alternative d’achat intéressante aux citoyens, Les Trouvailles encouragent et favorisent le recyclage d’articles de toute sorte. Donner une deuxième vie aux objets prend tout son sens. « C’est une roue de solidarité qui tourne dans la communauté et tout le monde en sort gagnant », de nous expliquer Mme Aubin Roy et M. Nadeau, deux bénévoles œuvrant au succès du projet depuis le tout début. Lampes, chaises, tables, vaisselles, commodes, livres, jouets ou outils sont des exemples de ce qu’il est possible de retrouver une fois entré dans cette caverne d’Ali Baba.
Chaque année, Les Trouvailles au profit de l’église offrent leur surplus de marchandises aux services de garde des écoles du HSF et à quelques associations de la région. « D’une année à l’autre, on réussit à rejoindre nos objectifs. On tient à remercier la communauté, qui nous amène des objets, les gens qui nous soutiennent et nos bénévoles, sans qui ce projet ne serait pas le même », d’exprimer Mme Aubin Roy.
La générosité des partenaires est indéniable et la réussite de ce projet passe aussi par eux selon Mme Aubin Roy. Depuis 2012, la Pharmacie Proxim Gestion Pharma Angus Inc. d’East Angus a mis à la disposition des bénévoles le local actuel qui permet de tripler leur volume de ventes et d’entreposage, et ce, gratuitement. Ce coup de pouce est agrémenté par une aide technique fournie par la Ville de East Angus, le Canton de Westbury, la Caisse Desjardins du Haut-Saint-François, les Chevaliers de Colomb d’East Angus et le Club FADOQ de cette municipalité.
L’église Saint-Louis-de-France est reconnue comme un monument patrimonial, depuis 2001, et par conséquent peut demander des subventions pour réaliser d’importants travaux. La paroisse doit cependant débourser 30 % de la valeur totale de chacun des projets. Le support des partenaires permettra de finaliser la restauration entreprise en 2019 dont la totalité des coûts s’élèvera à 1 356 684 $, ce qui représente pour la fabrique de la paroisse une part de 407 000 $. De cette somme, plus de 90 % du montant a déjà été amassé par Les Trouvailles au profit de l’église.

Assermentation poly

Assermentation du Parlement étudiant : Des jeunes engagés et motivés

Les élèves et les invités d’honneur au moment de prêter serment.

À l’instar de nos représentants à l’Assemblée nationale, les 13 ministres du Parlement étudiant de la Cité-école Louis-Saint-Laurent à East Angus ont prêté serment devant leurs pairs d’exercer leurs fonctions dans l’intérêt de l’école et de leurs collègues élèves.
Représentants des députés, Marie-Claude Bibeau et François Jacques, plusieurs maires, élus de diverses municipalités, le directeur général du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons, Martial Gaudreau, et membres de la direction de l’école participaient à la rencontre.
Tous les degrés scolaires sont représentés au sein du Parlement étudiant. Les jeunes ont profité de l’occasion pour échanger avec les divers élus et profiter de leur expérience. Le maire de Weedon, Eugène Gagné, mentionne que la moyenne d’âge des conseillers est plutôt vieillissante. Il se réjouit de voir la jeune relève, « pour moi, de voir la relève qui s’en vient avec de nouvelles idées, c’est plus qu’inspirant. » D’ailleurs, il a invité les ministres représentant le secteur de Weedon à passer un avant-midi avec lui pour leur faire vivre c’est quoi le travail d’un maire. Les participants auront également l’occasion de visiter les bureaux municipaux.
Lyne Boulanger, mairesse de East Angus, rappelle aux jeunes qu’ils sont écoutés par les élus à la Table des maires de la MRC du Haut-Saint-François. « On a dit oui à la piscine. Vous allez avoir votre piscine intérieure. Ça, ce sont des messages qu’on a eus de vous. C’est important de dire vos besoins, continuer. Croyez-en ce que vous voulez. Allez-y et vous allez les réaliser. Si vous voulez changer des choses, c’est déjà un bel engagement. » Michel Champigny, conseiller municipal à East Angus, admet avoir entamé son implication au sein du conseil municipal sur le tard, mais encourage les jeunes à s’impliquer. « Dans vos forces ou vos faiblesses, vous pouvez amener quelque chose, ça a un impact. » La conseillère de Cookshire-Eaton, Daphné Raymond, invite les jeunes à assister et participer à une séance régulière du conseil municipal; c’est une belle façon d’apprendre, précise-t-elle. Pour le maire de Bury, Denis Savage, le premier défi qu’il a relevé a été de se présenter à la mairie. Ce qui anime un élu, souligne-t-il, ce n’est pas seulement la volonté de changer les choses, mais également de faire des améliorations. L’écoute est également un aspect fort important, insiste-t-il. Le maire de Newport, Robert Asselin, souligne l’importance de vouloir servir les concitoyens et de mettre tout en place pour offrir de bons services à la population et des réponses à leurs questions. Il profite de l’occasion pour inviter les jeunes élus à se présenter aux réunions du conseil municipal et apporter leurs parents avec eux. Conseillère municipale depuis un an à Dudswell, Domenica Guzzo avoue « je suis un peu comme vous, j’apprends. Je trouve que l’avenir est entre vos mains. C’est important de s’impliquer. » Elle ajoute que son implication bénévole l’a amenée à être conseillère et ne regrette pas son choix. Pour sa part, M. Gaudreau souligne deux valeurs importantes que les élèves ont franchies soit « le dépassement en se présentant et l’engagement dans votre milieu, dans votre école, dans votre parcours. »
Ministres
Sage McKinnell d’East Angus, ministre 4e secondaire, se sent interpellée par la politique. « La politique m’a toujours intéressé et aussi j’aime ça aider les élèves de mon niveau. » Elle avoue que la rencontre avec les élus lui a donné le goût d’aller plus loin en politique. Pour Kellyane Gagné, de Cookshire-Eaton, ministre de l’Environnement et de la Solidarité, en est à sa première participation au sein du Parlement étudiant et se dit particulièrement interpellée par l’environnement. Son objectif est de « motiver les élèves à s’impliquer plus. » Mathieu Gagnon, de Dudswell et ministre 1re secondaire, avoue ne pas savoir dans quoi il s’embarquait. « Je trouve que c’est quand même le fun. Tu peux voter pour une activité et en proposer. » Comme ministre, Mathieu aimerait ajouter du temps pour l’éducation physique « parce que je trouve ça important. » Le jeune ministre apprécie le fait que les maires et représentants des députés se soient déplacés pour rencontrer les élèves.
Tous les ministres seront bien encadrés par la première ministre Victoria Lamontagne. Elle qui entame son second mandat à ce poste, est une doyenne du Parlement étudiant puisqu’elle en est à sa quatrième année. Cette jeune fille, motivée et dynamique, carbure visiblement aux projets et elle en a plein la tête.

Chasse

Une belle chasse

Line Gilbert et son conjoint Réjean Pelletier, de Johnville, à Cookshire-Eaton, ont fait une belle chasse en abattant respectivement un chevreuil. « J’en suis à ma 4e prise depuis que j’ai eu la piqûre de la chasse avec mon conjoint la première fois en 2015. Cette fois, la chasseuse a abattu un chevreuil de 8 pointes pesant 191 livres, vide. Son conjoint a fait de même avec un 8 pointes pesant 175 livres, vide. Nous apercevons les chasseurs heureux de leur prise.

Les producteurs forestiers du Sud du Québec

Création de l’agence de mise en marché pour le bois de sciage de sapin-épinette : Le syndicat va de l’avant

Au centre, le président du Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec, André Roy, entouré des administrateurs Robert Couture, Hughes Beaudoin, Emery Bélanger et Jean-François Tessier.

Sans surprise, les membres du Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec, par la voix de leurs représentants élus, ont approuvé à 92 % le projet règlementaire visant à instaurer une mise en marché collective du bois de sciage de sapin-épinette.
« Il s’agit d’une décision historique, grâce à laquelle les milliers de propriétaires forestiers de la région pourront dorénavant espérer un partage plus équitable de la richesse générée grâce à leur matière première », d’estimer le Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec.
La résolution entérinant le projet proposé de Règlement sur l’agence de vente du bois de sciage de sapin-épinette des producteurs forestiers du Sud du Québec a été approuvée avec l’appui de 70 délégués présents, sur une possibilité de 88, pour 92 % tandis que 6 ont voté en défaveur lors de la récente assemblée générale extraordinaire qui se tenait au Centre de foires de Sherbrooke. Près de 200 personnes participaient à la rencontre alors qu’une centaine d’autres suivaient les discussions sur YouTube, d’exprimer André Roy, président du Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec. « On a eu une très belle participation. Le résultat correspond à nos attentes. À 92 %, on ne peut pas espérer mieux. »
Le projet, adopté intégralement, prévoit par le biais de l’établissement d’une agence de vente, une négociation collective, menée par le Syndicat au nom des propriétaires forestiers, du prix du bois de sciage de sapin-épinette, au sein d’une convention unique de mise en marché à conclure avec les acheteurs du territoire. Le projet envisage également une négociation collective du taux de transport de tous les bois, au sein d’une entente de transport à conclure avec les transporteurs du territoire.
Parmi les prochaines étapes, le Syndicat travaillera à l’implantation optimale du nouveau système. Il soumettra une copie du nouveau règlement à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ) pour homologation. « Entre-temps, on va inviter les industriels à une négociation de la convention parce qu’il y a une convention assortie au règlement, elle est négociable », d’exprimer M. Roy. Cette entente prévoit entre autres déterminer le mesurage et les catégories de bois, les prix selon les catégories ainsi que les mécanismes d’ajustement de ceux-ci. « C’est un contrat qui couvre l’ensemble des bois de sciage de sapin-épinette », précise-t-il.
M. Roy estime qu’il s’agit d’une convention juste et équitable pour l’ensemble de la filière. « Les propriétaires ont été négligés dans les 10 dernières années. On n’a pas pensé souvent aux producteurs, à part le Syndicat qui y pense quotidiennement. Dans la filière que ce soit les industriels, les entrepreneurs, les transporteurs, chacun tire son épingle du jeu, mais le propriétaire au bout ramasse ce qui reste quand il en reste. » Par l’initiative en cours, le président du Syndicat dit souhaiter instaurer de meilleures conditions. « On veut que les conditions reflètent les conditions du marché. On le sait quand l’industrie est en crise; on ne peut pas espérer des revenus mirobolants. Mais quand ça fonctionne bien, comme ça fonctionne bien depuis trois ans, on voudrait aussi profiter de cette période de prospérité là. Quand ça va mal, ça va mal pour tout le monde. Mais quand ça va bien, il y a un acteur qui est oublié et c’est le producteur, ce n’est pas normal. Il est temps qu’on pense à celui qui par tout commence, celui qui produit le bois. »
Opposition
M. Roy anticipe une réaction de l’industrie. « Évidemment, on s’attend à de l’opposition de la part de l’industrie, principalement. On s’attend aussi à ce qu’il y ait des audiences tenues quelque part en 2023 par la Régie. Mais on pense que cette fois-ci, on n’aura pas 23 jours d’audience comme la dernière fois, parce que le règlement est tellement clair que même si on a de l’opposition sur certains éléments, d’après moi quelques jours d’audience vont suffire. On pense que ça devrait se régler en quelques mois. » Si tout va bien, le président souhaite que l’agence soit en force dès janvier 2024.
Rappelons que le Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec regroupe plus de 6 000 membres, soit 40 % des 14 600 producteurs répartis sur le territoire du Syndicat. Parmi les membres, près de 30 % proviennent de la MRC du Haut-Saint-François. Notre territoire représente le deuxième plus important producteur de bois derrière le Granit.
Membre du conseil d’administration du Syndicat depuis 26 ans et président depuis 22 ans, M. Roy admet qu’il s’agit du dossier le plus important qu’il a eu à traiter et certainement un des plus gros depuis la création du plan conjoint en 1964. M. Roy souligne que le bois de sciage de sapin-épinette représente 60 % de l’ensemble de la production des producteurs forestiers représentant entre 500 000 et 600 000 m3 par année. Selon les années, ce volume représente entre 35 M$ et 40 M$ par année.

Coop Weedon

La Coopérative d’habitation du Ruisseau Weedon : Les logements presque tous habités

Au moment d’écrire ces lignes, il ne resterait plus qu’un seul studio à louer sur les 26 logements.

La construction de la Coopérative d’habitation du Ruisseau Weedon est terminée depuis le début du mois de septembre et les loyers disponibles ont presque tous été loués. Des 26 unités de logement, il ne resterait plus qu’un studio à trouver preneur.
Près de 30 personnes vivent actuellement dans le nouveau bâtiment de Weedon, situé juste en face de la Coopérative d’habitation Le Moulin des Cèdres. La majorité des résidents proviennent de la municipalité elle-même, tandis que d’autres arrivent de l’extérieur, mais ont décidé de se rapprocher de leur famille. Le projet, qui aura nécessité un investissement de près de 7 millions $, a pour mandat d’offrir, aux personnes ainées, une meilleure accessibilité aux logements, et ce, à un prix abordable.
Il est important de se rappeler que dans une coopérative comme celle-ci, le sens de coopération entre les locataires est primordial. L’implication sur le C. A. ou sur certains comités est donc de mise, dans la mesure du possible bien évidemment.

Nez Rouge

Pas d’Opération Nez rouge dans le Haut-Saint-François

Le service de raccompagnements ne sera pas offert dans le HSF en 2022.

Faute d’avoir trouvé un responsable bénévole afin d’organiser les soirées d’Opération Nez rouge dans le Haut-Saint-François, l’organisme confirme qu’il n’y aura pas de service de raccompagnement dans la MRC. Opération Nez rouge Sherbrooke aurait souhaité trouver un responsable dès le mois d’octobre, ce qui aurait permis de se préparer convenablement.

Don Lions Angus

Généreux don de 15 000 $ des Lions

Nous apercevons à l’avant Alain Rodrigue, Claude Gendron, à l’arrière Yves Laflotte, Michel Laflotte, Heïdi Paquette, Lyne Boulanger, Michel Chabot et à l’arrière, Réjean Ménard et Guillaume Landry.

Le Club Lions de East Angus et la Fondation des Clubs Lions du Québec se sont unis pour remettre un don global de 15 000 $ à la municipalité de East Angus dans le cadre du projet d’aménagement d’une aire de jeux accessible au parc de la Rive-Sud. De ce montant, une portion de 10 000 $ provient du Club Lions local alors que la Fondation remet une somme de 5 000 $. L’organisme vient donc donner un coup de pouce au projet dans lequel la municipalité consacrera quelque 400 000 $. Plusieurs améliorations ont été apportées au parc dont l’aménagement d’un jeu d’eau, l’ajout de jeux adaptés, l’aménagement de la salle de toilette accessible et du sentier gravelé reliant le parc de la Rive-Sud à la rue Warner. Ce court trajet sera pavé l’an prochain. La mairesse de East Angus, Lyne Boulanger, est fière de cette réalisation. La proximité du site aux résidences pour personnes handicapées Han-Logement permet aux occupants de profiter du parc et des jeux adaptés, explique-t-elle. « Moi je trouvais ça important surtout pour les jeux d’eau. Ce n’est pas parce que tu es en chaise roulante que tu n’as pas chaud. Tu peux aller sous les jeux d’eau et te rafraîchir. On est riche à East Angus parce qu’on a un club Lions qui est là pour nous aider. » D’ailleurs, l’organisme a contribué à la balançoire et la table de pique-nique adaptée pour les personnes à mobilité réduite.

Halloween Ascot Corner

Le sentier des horreurs à l’école de la Source-Vive

Les groupes de maternelle étaient les premiers à se lancer dans l’aventure.

Les élèves de l’école de la Source-Vive ainsi que les enfants du CPE Fafouin Moussaillons ont célébré l’Halloween en parcourant le sentier aménagé dans le boisé derrière l’école d’Ascot Corner. Les parents bénévoles, plus communément appelés les parents motivés mettent, année après année, autant d’énergie pour que l’évènement soit une réussite.
L’idée de faire un sentier d’Halloween est arrivée en même temps que l’annulation de la fête en raison de la pandémie. Les parents bénévoles avaient à cœur de trouver une alternative pour que les jeunes puissent se déguiser et célébrer la fête des morts. Le parcours décoré pour l’occasion créait une ambiance d’Halloween parfaite pour les petits. Plusieurs éléments du décor ont d’ailleurs été spécialement confectionnés par les mères du comité organisateur. « Pour nous, c’était inconcevable de ne rien organiser lorsque la pandémie a éclaté. Et tout de suite après la première édition, on savait que le concept était bon et que ce serait à refaire pour les années à venir. De voir le bonheur et la satisfaction sur le visage des enfants, année après année, est la plus belle récompense. Ils garderont de beaux souvenirs de l’école et de l’Halloween et c’est ce qui est important pour nous », d’exprimer Annabel Côté, membre de l’organisme de participation des parents (OPP).
Le tout débutait au bout de la rue Darche, près de la cour arrière de l’école. Les jeunes semblaient tous excités à l’idée de découvrir ce qui les attendait dans le bois. Diverses stations recevaient les étudiants et à chacune d’elles, plusieurs personnages costumés les accueillaient pour leur remettre des bonbons. Les classes de 6e année étaient amenées à participer en tant que personnages ou figurants à travers le parcours d’épouvante. « C’est cool de participer à ça. J’aime beaucoup l’Halloween, surtout à cause des bonbons, mais j’aime aussi me déguiser et faire peur », de dire un des élèves de 6e année, Nathan Riendeau La Haye. La réputée mascotte de l’école, Bambou, sillonnait le sentier au plus grand plaisir des tout petits.
Plusieurs commandites permettent l’évènement et la réussite de cette journée. Notamment le Super C de Fleurimont qui a offert une trentaine de citrouilles que les jeunes du service de garde ont décorées et qui parsemaient le sentier. D’autres, comme le IGA Couture de Fleurimont, la Pharmacie Jean Coutu M. Mongeau et K. Gagné et le Familiprix Clinique – Christophe Augé et Patricia Tremblay d’Ascot Corner ont quant à eux fourni friandises, croustilles et chocolat.

Marche aux flambeaux

Une marche à la lueur des flambeaux

Les visiteurs étaient enthousiastes pour la première édition de cette marche aux flambeaux.

La première édition de la marche aux flambeaux, organisée par le comité Loisir de la MRC du Haut-Saint-François, a vu près de 175 personnes déambuler dans les sentiers du parc régional du Marécage-des-Scots.
Illuminés seulement par les étoiles et par un flambeau solaire réutilisable, les participants pouvaient prendre part à la longue randonnée, débutant au parc Walter-MacKenzie de Scotstown jusqu’à la halte de la colonie de Franceville, à Hampden, ou rester dans les limites du parc et profiter des animations et des activités.
Le sentier, éclairé à plusieurs endroits, rendait l’endroit féerique. Le duo de chansonniers composé de Manon et de son guitariste a joué plusieurs grands succès connus de tous, mais en y ajoutant leur touche personnelle. Le conteur Nicolas Landry a fait entrer les marcheurs dans son univers en racontant des contes liés aux Îles-de-la-Madeleine et à ses ancêtres. En collaboration avec la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic, une station d’interprétation du ciel permettait aux visiteurs d’observer les étoiles et d’en apprendre davantage sur celui-ci. C’est sous un soleil couchant que le groupe musical West Band a interprété son répertoire musical permettant aux spectateurs de danser et se réchauffer par la même occasion. Les organisateurs de la soirée avaient aussi prévu un moment magique avec une envolée de lanternes chinoises biodégradables à 100 % qui étaient offerts aux randonneurs au coût de 2 $.
Un feu de camp aménagé, à quelques mètres de la scène où le West Band jouait, a regroupé plusieurs personnes afin de se réchauffer et prendre une boisson chaude offerte sur place. Plusieurs familles ont profité des activités de cette soirée automnale et ont apprécié la première édition de cette marche aux flambeaux. « Ma femme a vu ça passer sur Facebook et ça avait l’air vraiment intéressant. Les soirées sont fraîches, mais il fait encore vraiment beau et on avait envie de profiter le plus possible de l’extérieur avant le début de l’hiver. Pour une première fois, c’était bien ! Les enfants étaient émerveillés par les lumières sur le pont et la facilité avec laquelle on pouvait voir les étoiles. L’ambiance était féerique, mais je crois qu’un peu plus d’animation entre le départ du sentier et la passerelle aurait pu ajouter de la magie à la soirée », d’exprimer M. Rodrigue et sa femme, pendant que leurs enfants jouaient avec le jeu de poche Cornhole illuminé.
Fort du succès de cette première édition, le comité Loisir de la MRC prévoit en faire un évènement annuel et nomade. L’objectif serait de reproduire l’activité dans d’autres municipalités, afin de faire découvrir différentes régions de la MRC.

Hockey

Cours professionnels : Initiation au hockey à Weedon

Michel Provencher, ex-joueur de hockey professionnel en Europe et entraîneur, se fera un plaisir de transmettre ses connaissances aux jeunes.

Les jeunes hockeyeurs ont la chance de développer leur discipline sportive en participant au programme Initiation au hockey. La formation, présentement en cours, se donne à l’aréna de Weedon, tous les jeudis jusqu’au 30 mars 2023. Michel Provencher, ex-joueur professionnel et entraîneur de carrière au Canada, aux États-Unis ainsi qu’en Europe, donne la formation.
Le programme complet de hockey, sous forme de cours professionnels, est offert à trois groupes d’âge, soit les 5-7 ans de 17 h 20 à 18 h 20, les 8-11 ans de 18 h 20 à 19 h 20 et les 12-15 ans de 19 h 30 à 20 h 30.
Installé à Cookshire-Eaton depuis deux ans, M. Provencher a connu une carrière de joueur de hockey professionnel et entraîneur pendant 20 ans en Europe. Il entend mettre sa vaste expérience à profit pour aider les jeunes à bien démarrer dans le hockey. « Le but, c’est de leur donner le meilleur de mes connaissances pour qu’ils apprennent davantage les techniques autant canadiennes, américaines et européennes. » Parmi la formation, M. Provencher enseignera « les techniques de base concernant le patinage, la technique selon leur niveau d’apprentissage du point de vue individuel et collectif, comment tenir le bâton. Je vais, pour ainsi dire, les mettre dans le droit chemin du hockey pour qu’ils puissent pratiquer ce sport avec passion. » Le formateur constate que plusieurs jeunes font déjà partie d’une association et il croit qu’une formation supplémentaire pourrait leur permettre de corriger certaines petites lacunes. « Je vais peut-être leur donner le petit push supplémentaire qui va les aider dans leur association respective. » La formation, d’insister M. Provencher s’adresse à tous les jeunes, même ceux qui ne savent pas patiner ou qui ne jouent pas dans des associations.
Au moment d’écrire ces lignes, on comptait près d’une trentaine d’inscriptions réparties dans les divers groupes. Toutefois, aucun nombre limite de personnes n’est fixé. En outre, on entend offrir des stages d’initiation au hockey lors des journées pédagogiques et même pendant les vacances scolaires, d’ajouter M. Provencher.
Le programme de formation est offert au coût de 200 $ par enfant. Le montant peut être payé en deux versements. Les personnes intéressées doivent s’inscrire rapidement à loisirs.weedon@hsfqc.ca. « On prend les inscriptions même si le cours est commencé. On va les intégrer en cours de route », ajoute Michel Provencher.

Sapins

Les arbres de Noël dans le Haut-Saint-François : La saison bat son plein et la demande est forte

Éric Mailhot, propriétaire des Plantations Pierre Mailhot et Fils à Bury.

La saison des sapins de Noël est en marche depuis quelques semaines dans le Haut-Saint-François (HSF) et les producteurs s’activent déjà à la préparation des commandes pour l’exportation. C’est le cas d’Éric Mailhot, propriétaire, et de son fils Kevin, qui opèrent les Plantations Pierre Mailhot et Fils, à Bury, depuis plusieurs années déjà.
M. Mailhot a repris l’entreprise lors du décès de son père il y a quelques années. En opération depuis 1972, ce dernier a rejoint l’équipe paternelle dès 1979. « C’était l’entreprise familiale et je suis le seul enfant de la famille. C’était soit je reprenais l’affaire, soit on vendait. Moi, j’ai grandi là-dedans et maintenant, avec mon fils, on en est à la 3e génération », d’exprimer le propriétaire.
Dans une ferme de grandeur moyenne, l’équipe est en mesure d’être attentive et de prendre un soin particulier à chaque étape de croissance des sapins, estime M. Mailhot. De cette façon, ils sont ainsi en mesure de produire des arbres de Noël de première qualité, tout en respectant l’environnement.
Pour une 2e année consécutive, les Plantations Pierre Mailhot et Fils proposeront la formule d’autocueillette. Celle-ci survient généralement en début de mois de décembre. « L’an dernier, on a vendu peut-être 150 sapins de cette façon. C’est plus de logistique, mais c’est tellement agréable de voir les gens venir faire cette activité en famille », de dire Éric Mailhot.
Exportation
Selon les statistiques de 2021 du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), près de 1,44 million d’arbres ont été exportés, ce qui représente une baisse de 18 % par rapport à 2020. Cette diminution n’est pas due à une moins grande demande américaine, qui reste dans l’ensemble très forte. Sur la plantation de la famille Mailhot, à Bury, c’est près de 80 % de la production qui quittent pour les états américains. Malgré tout, sur une production annuelle variant entre 8 000 et 10 000 arbres, le propriétaire maintient une part de marché au Québec. « Je pourrais vendre 100 % de ma production aux États-Unis, mais je préfère varier mon marché et éviter les surprises. C’est important pour moi d’avoir différents clients. Pendant un moment, sous l’ère Trump, on pensait qu’il y aurait peut-être une frontière fermée entre les deux pays. Ça aurait probablement altéré la vente faite vers nos voisins du sud. »
Au Québec, 97 % des arbres exportés se retrouvent aux États-Unis. Principalement dans les états du New Jersey, de New York et du Massachusetts. Certains arbres québécois se retrouvent même jusqu’au Panama, aux Barbades ou même dans les Bermudes. Pour l’année 2021, le Québec a exporté 1 442 284 arbres de Noël, ce qui représente un montant total de 63 millions $.
Type d’arbres
Aux Plantations Pierre Mailhot et Fils, deux types d’arbres sont disponibles. Il y a d’abord le sapin Baumier qui est celui le plus cultivé comme arbre de Noël et le sapin Fraser. Tous deux prennent entre 7 et 10 ans avant d’arriver à une maturité suffisante pour être coupé. Le premier étant indigène au Québec, sa distribution géographique est vaste en Amérique du Nord. Il présente une grande variabilité génétique, ce qui engendre une diversité d’apparences multiples. Il est le choix numéro un des Québécois.
Le sapin Fraser quant à lui est la deuxième espèce la plus cultivée après le baumier, alors qu’aux États-Unis, il est le plus populaire. Cette popularité auprès des consommateurs vient du fait qu’il conserve ses aiguilles plus longtemps que le sapin Baumier. Le Fraser n’est pas indigène au Québec ; on le retrouve à l’état naturel en Caroline-du-Nord, au Tennessee et en Virginie, où il pousse en altitude. Sous nos conditions climatiques et de sol, il produit beaucoup de cônes en réaction au stress.
Les arbres de Noël québécois en chiffres
En 2022, on compte 274 entreprises productrices d’arbres de Noël enregistrées au MAPAQ. Ces entreprises exploitent environ 8 880 hectares. Les seules régions de l’Estrie et de Chaudière-Appalaches mettent à profit une superficie de 7 966 hectares, ce qui représente 90 % de la superficie totale consacrée aux arbres de Noël au Québec.
Le Haut-Saint-François est parmi les plus importants producteurs d’arbres de Noël. On en compte 54 pour une superficie exploitée totale de 2344,98 ha.

©2022 Journal Le Haut-Saint-François