Étang Cloutier Cookshire fr

Étang Cloutier à Cookshire-Eaton : Inauguration du parc de villégiature et de plein air

Le site sera accessible au grand public l’été prochain.

C’est par une belle journée ensoleillée que la municipalité de Cookshire-Eaton a récemment procédé à l’inauguration officielle du site de villégiature et de plein air situé à l’étang Cloutier.

L’endroit qui sera ouvert au grand public pour l’été 2022 se veut un lieu qui facilitera l’échange des générations contribuant à augmenter la qualité de vie des aînés, des familles et de la population en général, de mentionner la mairesse, Sylvie Lapointe. « Le site intergénérationnel est une occasion pour les aînés de s’impliquer dans un projet structurant où toutes les générations vont se côtoyer et pourront échanger. L’objectif, de ce lieu, est d’intégrer les aînés et de les amener à être actifs physiquement et mentalement dans le milieu en leur offrant un emplacement où il sera possible pour eux d’organiser des activités pour la communauté et d’interagir avec les familles et les jeunes durant les camps de jour ou autres. »
L’aménagement du parc, situé en bordure de l’étang Cloutier, permettra de pratiquer des activités nautiques telles que du kayak, du ponton, du pédalo et autres. La FADOQ Cookshire-Eaton veillera à la location des diverses embarcations. Sur place, les plaisanciers retrouveront un jeu de shuffleboard, un terrain de volleyball ainsi que des tables à pique-nique. Pour les commodités, la municipalité y a aménagé un chalet quatre saisons permettant d’accueillir une cinquantaine de personnes. Les aînés pourront y tenir certaines activités au cours de l’automne et de l’hiver. Les amateurs de randonnées pédestres pourront fouler le sentier qui fait le tour de l’étang.
Autres phases
Le parc de villégiature et de plein air est loin d’être complété. D’autres phases sont prévues que ce soit l’ajout d’un sentier reliant le parc au pont couvert John-Cook, l’aménagement d’une aire de repos extérieur, l’ajout d’un jeu de fer, de pétanque. « En période hivernale, il serait également possible de développer plusieurs activités, sentiers de randonnées pour la marche, ski de fond, raquette et le fat bike ». Mme Lapointe ajoute également la possibilité d’aménager une surface glacée sur l’étang. « On va s’ajuster, la ville est très ouverte à vos propositions. Avec 85 acres entourant le site, les possibilités de développement des activités de plein air sont presque infinies et plusieurs autres phases sont à prévoir dans les prochaines années et notre adhésion à la démarche MADA-Famille va certainement nous amener à déployer des projets fort intéressants pour la population de la ville de Cookshire-Eaton », de lancer avec enthousiasme la mairesse.

Rappelons que l’aménagement du site, laissé à l’abandon depuis 2011, dont la municipalité est propriétaire, a nécessité un investissement de 200 000 $. Le projet a été rendu possible grâce à la contribution financière de 115 000 $ du Fonds de développement des territoires (FDT) dont la gestion est confiée à la MRC du Haut-Saint-François. Marie-Claude Bibeau, députée sortante de Compton-Stanstead, au moment de la conférence de presse, mentionnait qu’elle serait attentive aux projets mentionnés, si elle devait être élue, et s’engageait à accompagner les intervenants que ce soit par le nouveau fonds de revitalisation des communautés et les fonds Nouveaux Horizons pour les aînés. Mentionnant que la MRC du Saint-François était heureuse de participer au projet, le préfet Robert Roy soulignait « la chance qu’on a présentement avec les paliers de gouvernement fédéral et provincial qui nous transfèrent des sommes pour développer nos régions. On l’apprécie beaucoup et on essaie de démontrer aux paliers de gouvernement qu’on est le bon endroit pour pouvoir développer nos régions. » M. Roy souligne également l’importance d’avoir un endroit où les aînés pourront se rendre et se ressourcer.

Étang Cloutier Cookshire ang

Cloutier Pond in Cookshire-Eaton : Inauguration of the Outdoor Resort Park

During the inauguration (left to right), we see the prefect of the Haut-Saint-François MRC, Robert Roy; Christiane Goudreau, president of the FADOQ Cookshire-Eaton; and in the same order in the back row, Sylvie Lapointe, Mayor of Cookshire-Eaton; and Marie-Claude Bibeau, Member of Parliament for Compton-Stanstead.

It was on a recent beautiful sunny day that the Municipality of Cookshire-Eaton officially opened the outdoor recreational site located at Cloutier Pond.

The resort will be open to the general public in the summer of 2022 and is intended to be a place that will facilitate intergenerational exchange, contributing to a better quality of life for seniors, families and the population in general, said Mayor Sylvie Lapointe. “The intergenerational site is an opportunity for seniors to get involved in a developmental project where all generations can come together and exchange ideas. The objective of this place is to integrate seniors and lead them to be physically and mentally active in the environment by offering them a location where it is possible for them to organize activities for the community and to interact with families and young people during day camps and other occasions.”
The development of the park, bordering the Cloutier Pond, will make it possible to practice water sports and boating in kayaks, pontoons, or pedal boats. FADOQ Cookshire-Eaton will supervise the rental of the various boats. On site, boaters will find a shuffleboard game, a volleyball court and picnic tables. For amenities, the municipality has set up a four-season chalet to accommodate about fifty people. Seniors can hold activities there during the fall and winter. Hiking enthusiasts can walk the path that circles the pond.
Other Phases
The outdoor resort is far from complete. Other phases are planned, such as the addition of a path linking the park to the John-Cook covered bridge, the development of an outdoor rest area, and the addition of a field for horseshoes or pétanque. “In winter, it would also be possible to develop various activities and hiking trails for walking, cross-country skiing, snowshoeing and fat biking.” Ms. Lapointe also mentioned the possibility of creating an ice surface on the pond. “We will adjust, the city is very open to your suggestions. With 85 acres surrounding the site, the possibilities for the development of outdoor activities are almost endless and several other phases can be expected in the coming years, and our use of the MADA-Family approach will certainly lead us to deploy very interesting projects for the people of Cookshire-Eaton,” the mayor enthused.
Owned by the municipality, the site has been abandoned since 2011 and its development required an investment of $200,000. The project was made possible thanks to the financial contribution of $115,000 from the Territorial Development Fund (FDT), the management of which is entrusted to the Haut-Saint-François MRC. Marie-Claude Bibeau, outgoing Member of Parliament for Compton-Stanstead at the time of the press conference, mentioned that she would be attentive to the projects mentioned, if she were to be elected, and undertook to support the promoters whether by the new Community Revitalization Fund or the New Horizons for Seniors Fund. Mentioning that the MRC du Haut-Saint-François was happy to participate in the project, Prefect Robert Roy stressed “the luck we currently have with the federal and provincial levels of government which are transferring funds to us to develop our regions. We really appreciate it and we try to show these levels of government that we are the right place to be able to develop our regions.” Roy also emphasized the importance of having a place where seniors can go and recharge their batteries.

Elections-municipales-2021

Élections municipales : La période de mises en candidature se termine vendredi

Nous sortons à peine d’une élection et nous voilà plongés à nouveau dans une autre. Cette fois, il s’agit des élections municipales, le palier de gouvernement le plus près des citoyens. Dans le Haut-Saint-François, cela représente 14 municipalités avec 84 postes de conseillers et 14 maires pour un total de 98 sièges à combler. À cela s’ajoute le poste de préfet de la MRC du Haut-Saint-François.

Ça en fait du monde. Plusieurs sièges seront comblés par acclamation, mais d’autres feront place à des luttes intéressantes. La période de fin de mises en candidature est le 1er octobre à 16 h 30. Bien qu’il soit encore tôt, au moment d’écrire ces lignes, on pouvait déjà dire qu’il devrait y avoir une lutte à la mairie dans Westbury qui opposera le maire sortant Gray Forster et Sylvain Hébert. À Ascot Corner, un candidat, Jacques de Léséleuc a déjà fait connaître son intention de briguer la mairie. Pour les autres municipalités, il faut remonter au printemps lors d’un sondage téléphonique mené auprès des principaux intéressés pour dire que les maires de Bury, Walter Dougherty, Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, Chartierville Denis Dion, Dudswell Mariane Paré, East Angus Lyne Boulanger, Canton de Hampden Bertrand Prévost, La Patrie Johanne Delage et Weedon Eugène Gagné avaient manifesté l’intention de se présenter à nouveau.

Selon le tableau actuel, on peut affirmer que la MRC du Haut-Saint-François présente une parité hommes/femmes quant au poste de maire. Sur les 14 municipalités, 7 sont représentées par des femmes; il s’agit des municipalités d’Ascot Corner, Cookshire-Eaton, Dudswell, East Angus, La Patrie et Scotstown. Le portrait est différent pour les postes de conseillers occupés majoritairement par des hommes.
Candidature
Pour poser sa candidature, il faut être âgé de 18 ans ou plus le 7 novembre 2021, être citoyen canadien, ne pas être sous curatelle, ne pas avoir été reconnu coupable d’une manœuvre électorale frauduleuse depuis le 31 août 2016, ne pas être dans une situation d’inéligibilité en raison d’un emploi (ex. : membre du personnel électoral, employé municipal) ou d’infraction à des lois du Québec ou du Canada, être domicilié sur le territoire de la municipalité le 1er septembre 2021 et au Québec depuis au moins six mois à cette date; ou être, la ou le propriétaire d’un immeuble ou l’occupant d’un établissement d’entreprise situé sur le territoire de la municipalité depuis au moins 1 an le 1er septembre 2021, résident sur le territoire de la municipalité, de façon continue ou non, depuis au moins un an le 1er septembre 2021.

Marie-Claude Bibeau

Réélection de Marie-Claude Bibeau dans Compton-Stanstead : Un vote de confiance, estime-t-elle

Marie-Claude Bibeau attribue son succès entre autres à sa présence sur le terrain et l’efficacité de son équipe.

Marie-Claude Bibeau entame un troisième mandat en six ans à titre de députée de Compton-Stanstead. Elle a même légèrement augmenté son avance avec 3 344 voix de majorité sur sa plus proche rivale, la candidate du Bloc Québécois et mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse.
Bien qu’elle était relativement confiante, Mme Bibeau avouait lors de l’entretien téléphonique qu’elle était prête à tout, les élections étant fréquemment imprévisibles. La députée attribue sa victoire à sa connaissance du terrain, à sa présence dans le milieu avec une équipe qu’elle qualifie de « très compétente, expérimentée et engagée. » Cette présence, ajoute-t-elle, a permis d’aider les citoyens, les organisations, entreprises et municipalités. « Donc 6 ans de travail, de loyaux services. C’est probablement une partie de ce qui peut faire la différence. »
Mme Bibeau retient de la campagne les préoccupations des gens envers l’environnement et la pénurie de main-d’œuvre. « La formule actuelle d’être bien entourée au bureau de circonscription pour bien servir la communauté de différentes façons, je pense que c’est une formule gagnante qu’il faut continuer. »

Quant au résultat national, il est similaire à celui précédent le déclenchement des élections, Mme Bibeau répond que « l’important est de poursuivre avec le gouvernement libéral » tout en rappelant l’importance d’avoir déclenché des élections. La députée rappelle que le mandat accordé lors des élections générales de 2019 n’avait rien à voir avec « le monde dans lequel on vit après une pandémie. On se faisait dire par l’opposition : vous n’avez pas le mandat de ceci et cela. On sait qu’un gouvernement minoritaire a une durée de vie moyenne de 18 mois, on sentait quand même la fin venir d’une certaine façon ou d’une autre. C’était le moment de demander aux Canadiens est-ce que vous êtes d’accord avec l’orientation qu’on prend. Les Canadiens et Québécois ont répondu, on est d’accord avec votre orientation, allez-y pis vous allez continuer à le faire en collaboration avec les autres partis. »

Invitée à commenter si elle souhaitait un retour au sein du conseil des ministres, Mme Bibeau rappelle que la décision revient au premier ministre. Toutefois, elle avoue éprouver une hâte de voir d’une façon ou d’une autre quelle responsabilité elle pourrait jouer au sein de toute l’équipe libérale. Interrogée à savoir si elle préférerait conserver son ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire ou aller voir ailleurs, « j’aime beaucoup l’agriculture, c’est sûr; en plus, c’est proche des gens de chez nous, donc si j’ai le privilège de continuer je vais être très contente, si c’est d’autres défis, ça sera d’autres défis, je suis prête à tout, alors c’est à suivre. »

D’autre part, Mme Bibeau ne croit pas que la sortie du premier ministre du Québec, François Legault, demandant aux Québécois de voter pour le Parti conservateur, entache les relations avec ses collègues élus. « On travaille avec eux (députés) déjà depuis trois ans. Moi, ici, j’ai une super belle relation avec M. Jacques (François Jacques, député de Mégantic) entre autres parce que je côtoie les députés caquistes, j’ai tellement une belle relation avec le ministre de l’Agriculture, M. Lamontagne. Moi, ça ne m’inquiète pas. On travaille à servir le mieux possible les Québécois, on a le même objectif, alors on va trouver les bons moyens de s’entendre, ça ne m’inquiète pas. »
Nathalie Bresse
Évidemment, Mme Bresse est déçue du résultat, mais satisfaite du nombre de voix obtenues. Elle signale que Mme Bibeau a également obtenu moins de votes que la campagne précédente. La candidate du Bloc Québécois explique un léger déplacement du vote vers le conservateur et NPD en attribuant la raison à une volonté de changement de gouvernement. Mme Bresse estime avoir mené une bonne campagne et avoir fait tout ce qui était possible. « Je suis fière de la campagne que j’ai faite. » Elle admet que la députée sortante est connue sur le territoire et bénéficie d’un certain avantage comparativement à elle qui devait se faire connaître sur l’ensemble du grand territoire que représente Compton-Stanstead. Par ailleurs, Mme Bresse se dit déçue du résultat national « avoir dépensé 620 M$ en pleine pandémie qui a donné absolument rien, parce que ça donné un miroir, c’est les mêmes qui ont été réélus. »
Quant à sa carrière politique, Mme Bresse laisse entendre qu’il ne faut jamais dire jamais et insiste pour préciser qu’elle n’a pas changé d’idée pour le municipal et ne se représentera pas. Elle préfère se concentrer sur son salon de coiffure « à trois jours semaine. Je m’en vais vers ma préretraite tranquillement », complète-t-elle.
Pierre Tremblay
Le candidat défait du Parti conservateur, Pierre Tremblay, prend les résultats avec sérénité. « C’est la démocratie, moi, j’ai tout donné, j’ai rien à me reprocher de ce côté. Les gens ont fait leur choix, j’accepte la défaite. La chose qui me dépasse un peu, c’est le nombre de gens qui ont décidé de reconduire Justin Trudeau au pouvoir, ça, je ne comprends pas. Je suis très surpris de ce résultat-là. » M. Tremblay est tout de même satisfait de son résultat personnel ayant augmenté le nombre de voies de 1 432 comparativement à son prédécesseur de l’élection de 2019. Pierre Tremblay est satisfait de sa campagne, « je voulais vivre l’expérience, c’était un rêve pour moi d’aller au fédéral, j’étais prêt à me battre pour les gens de ma circonscription. Ils (électeurs) ont fait leur choix, maintenant, je tourne la page et on passe au prochain projet. »
Sylvain Dodier
Le candidat du Parti vert est déçu du résultat « parce que le focus s’est fait uniquement sur les campagnes nationales des gros partis et que sur les territoires, ça s’est pas du tout transformé en vote. » M. Dodier est néanmoins satisfait de la performance des candidats estriens. « En termes de pourcentage, en Estrie, tous les candidats à peu près, pas tous, mais presque, on est tous plus haut que le pourcentage au Québec et le pourcentage national des verts. » M. Dodier ajoute que le message est très clair « ils veulent que les élus travaillent ensemble, c’est la deuxième fois qu’ils élisent un gouvernement minoritaire. » Pour M. Dodier, un gouvernement minoritaire « c’est génial, parce que tous les votes des députés vont compter. Là, chaque député a beaucoup plus de pouvoir pour influencer le gouvernement. » Dans cette optique, M. Dodier souhaite que prendre soin des gens, un de ses chevaux de bataille, soit beaucoup plus considéré. Il ajoute que les citoyens ont fait un vote prudent et c’est souvent ce qui se produit en période de crise. Le candidat du Parti vert estime tout de même avoir réussi à sensibiliser les gens à la cause de l’environnement. Il ajoute avoir senti un vent de sympathie, mais force de constater que cela ne s’est pas traduit en vote.

Quant à son avenir politique, M. Dodier n’entrevoit pas se présenter candidat du Parti vert pour les prochaines élections provinciales. Il mentionne que le programme politique de la formation nationale lui convient mieux sans pour autant s’engager à plonger à nouveau dans une future campagne fédérale.

Alphabetisation HSF

Journée de l’alphabétisation : Le CSEP sensibilise ses partenaires

Nous apercevons les participants à l’avant-midi de sensibilisation à l’analphabétisme.

Le Centre de services éducatifs populaires du Haut-Saint-François (CSEP) a profité de la récente Journée de l’alphabétisation pour tenir une activité de sensibilisation auprès de ses partenaires qui travaillent avec des gens analphabètes, mais sans nécessairement le savoir.

Divers intervenants du Carrefour jeunesse-emploi (CJE), de Moisson Haut-Saint-François, de la Corporation de développement communautaire (CDC) et des Cuisines collectives en savent un peu plus sur les subtilités des gens analphabètes fonctionnels qu’ils peuvent côtoyer.

L’équipe du CSEP avait préparé un menu d’activités afin de permettre aux participants de bien comprendre la réalité d’être analphabète fonctionnel. Jeu interactif sur l’analphabétisme, causerie autour d’un café, discussions avec des apprenants du CSEP, présentation vidéo de mini conférence du chercheur Daniel Baril sur l’analphabétisme et du psychologue Égide Royer sur le décrochage des jeunes garçons ces dernières années. À cela, s’ajoutait un petit exercice amusant de lecture rédigé par une personne analphabète fonctionnelle. Ce dernier exercice, précise Nawel Amokrane, directrice du CSEP, visait « à se mettre dans la peau d’un analphabète et décoder ce qu’il a écrit, comment lui va décoder ce que nous nous écrivons. Combien de temps prend-on pour lire et comprendre le texte. »
Témoignages
Deux personnes ayant fréquenté le CSEP ont bien voulu parler de leur expérience. Mélissa, domiciliée à East Angus et anglophone de naissance, est fière d’avoir complété son parcours au CSEP. Avouant être timide de nature, elle a apprécié l’accompagnement dans son cheminement pour l’amener à un autre niveau. Elle est déterminée à atteindre son objectif de compléter un diplôme d’études professionnelles (DEP) en coiffure et ouvrir son salon de coiffure. Pour sa part, Marie-Eve, domiciliée à Cookshire, a mis plusieurs années à compléter sa formation au CSEP, mais y est arrivée. Son objectif est également d’obtenir un DEP soit pour devenir éducatrice en milieu de garde ou agente administrative dans un CPE.
Satisfaite de l’initiative auprès des partenaires, Mme Amokrane ajoute qu’un webinaire est en préparation et visera également la sensibilisation et la communication. « Ça aussi reconnaître le non verbal, le verbal de ces personnes, c’est important. Ce n’est pas écrit sur leur front qu’ils sont analphabètes, mais de les reconnaître, c’est très important parce qu’on a constaté avec la pandémie qu’ils sont de plus en plus jeunes. » La directrice précise que 90 % des personnes fréquentant le CSEP sont âgées entre 20 et 30 ans. « C’est comme si le portrait a changé, ils ont décroché de l’école, sont allés travailler, après ils reviennent ne savent pas quoi faire, mais disent j’ai besoin d’un diplôme, les employeurs réclament un secondaire V. C’est le fléau qu’on est en train de voir », explique Mme Amokrane. Ces personnes sont vulnérables, ajoute-t-elle, et vivent parfois de l’itinérance sans le savoir. « Les jeunes vont dire ; je dors chez ma sœur, chez mon copain. »
Le CSEP offre toujours de la formation en présentiel. Afin de respecter les règles sanitaires, les groupes ont diminué de 10 à six personnes. Bien que la demande soit forte admet la directrice, « on essaie de répondre à tout le monde avec nos moyens. »

Porte ouverte La Passerelle du HSF

Portes ouvertes Les retrouvailles à La Passerelle : Belle participation

Nous apercevons Angélika, responsable de la mobilisation et vie associative transmettant des informations.

Plusieurs femmes du territoire ont répondu à l’invitation Portes ouvertes du Centre des femmes du Haut-Saint-François, La Passerelle, en effectuant une visite des lieux, rencontrer sur place les travailleuses et échanger dans une ambiance décontractée.

L’activité marquait la réouverture du Centre des femmes au grand public sans rendez-vous. Mentionnons que l’organisme offrait tout de même des services, mais l’accès au centre était limité en raison de la pandémie. Travailleuse à La Passerelle, Marilyn mentionne que l’activité Portes ouvertes se voulait une belle occasion d’échanger, de développer un sentiment d’appartenance et démystifier l’endroit dans une ambiance ludique et décontractée.

Les visiteuses, souriantes, ont eu l’occasion de découvrir la panoplie de services offerts tout en apprivoisant le Centre des femmes du Haut-Saint-François. Les participantes effectuaient un parcours de quatre tables où se trouvait une travailleuse qui expliquait la nature de son mandat et les services offerts.

Les visiteuses, explique Vee Langlois, travailleuse au centre, étaient informées sur le mode d’accueil, les types d’approches, la façon dont on peut utiliser le milieu de vie, les horaires, les types de formations que ce soit des travailleuses, les ateliers, la programmation et autres. Parmi les services offerts, on faisait part, au niveau individuel, de l’écoute, des rencontres personnalisées, de l’accompagnement juridique que ce soit pour déposer une plainte, pour remplir des documents, formulaires ou autres. On retrouve aussi des groupes de discussion et des ateliers. « On va aborder des problématiques qui peuvent paraître individuelle, mais là de les amener en groupe, ça les collectivise un peu plus, les expériences, voir qu’on n’est pas la seule à vivre ça », d’expliquer Vee Langlois. La Passerelle permet également de faire des actions collectives comme la vigile annuelle commémorative de l’attentat antiféministe de la polytechnique, les femmes et filles autochtones assassinées, disparues et autres. « On peut aussi faire de la mobilisation selon la volonté des membres », d’ajouter la travailleuse.
Outre la panoplie de services offerts, Marilyn ajoute que les utilisatrices peuvent compter sur l’accès à une tablette, à la bibliothèque contenant une foule d’ouvrages, à du matériel de base comme une trousse hygiénique ainsi qu’un service de laveuse sécheuse pour dépanner. Succinctement, le Centre des femmes du Haut-Saint-François, c’est : s’outiller, agir ensemble, prendre soin de soi et s’entraider. Les services sont offerts gratuitement. La Passerelle se veut un milieu inclusif ouvert aux femmes trans, aux femmes cis, aux personnes queer, non-binaire et les personnes en questionnement sur leur identité de genre. Les services peuvent être offerts en français, anglais, créole et espagnol. Marilyn rappelle qu’il n’est pas nécessaire de vivre une période difficile pour se présenter au centre. « On peut juste venir prendre un café et rencontrer d’autres personnes, discuter d’enjeux qui nous touchent. »

Visite des églises HSF

Les Journées du patrimoine religieux à East Angus : L’église Saint-Louis-de-France suscite toujours un intérêt

Nous apercevons la jeune famille du couple d’East Angus Marie-Pierre Brassard et Raphaël Poulin ainsi qu’un couple de Sherbrooke.

Plusieurs visiteurs d’East Angus et de la grande région estrienne ont profité des Journées du patrimoine religieux pour découvrir les secrets de l’église Saint-Louis-de-France à East Angus.

Marie-Pierre Brassard et Raphaël Poulin sont de nouveaux arrivants d’à peine un an à East Angus. Diplômée d’un certificat en sciences des religions, Mme Brassard éprouvait une attirance naturelle envers ce lieu de culte. « On y pensait souvent, on passait devant l’église et on disait, ça l’air vraiment beau, faudrait qu’on aille la visiter et on n’avait jamais l’occasion. Quand on a vu les indications sur Facebook, on s’est dit on y va. »

Le couple avec leurs deux jeunes enfants a pris le temps cette fois. Ils se sont montrés impressionnés par leur visite. « On ne pensait pas avoir ce joyau dans notre village », d’exprimer M. Poulin. Les grands espaces à l’intérieur de l’église, le travail des boiseries, les vitraux, les statues et le style néogothique font partie des éléments forts que retient le couple. « C’est aussi intéressant d’avoir l’information de quelqu’un de l’intérieur. C’est vraiment pertinent au niveau historique de savoir. Ça valait la peine », d’ajouter Mme Brassard.

Un des guides, Fernand Roy, rappelait au cours de la visite d’une durée de 1 h à 1 h 30 l’histoire de la paroisse en passant par les missionnaires en 1884, la construction d’une petite chapelle, d’une église en 1895 jusqu’à la construction de l’église Saint-Louis-de-France entamée en 1920 et inaugurée en 1923. Toutefois, M. Roy ajoute que les travaux ont vraiment pris fin en 1927 et que selon l’architecte de l’époque, Louis Nolet, la facture globale s’élevait à 364 298 $. « Notre rôle, d’expliquer M. Roy, est de faire valoir les richesses qui se trouvent à l’intérieur. On essaie de valoriser même l’extérieur, comme la pierre de granit, la boiserie intérieure qui a été sculptée avec le style de fleuron qui représente la France. Notre église, c’est Saint-Louis-de-France, donc Saint-Louis est représenté un peu partout. On a aussi Saint-Patrick qui fait partie du décor parce qu’on a eu beaucoup d’Irlandais. » Parmi les nombreux attraits, les visiteurs ont eu droit de voir la crypte où reposent cinq prêtres et un organiste. Parmi les visiteurs, un couple de Sherbrooke se disait impressionné par la beauté et le souci du détail de l’église qu’il qualifiait supérieur à la cathédrale de Sherbrooke.

Pompiers de Cookshire-Eaton

Cookshire-Eaton rend hommage à ses pompiers

Nous retrouvons de gauche à droite le lieutenant Louis Laroche ainsi que les pompiers Michel Campagna et Luc Letendre. Dans le même ordre debout, on remarque Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead, André Ladouceur (pompier), Gilles L’Heureux (pompier), Éric Cloutier, directeur, Sylvain Dusseault, directeur adjoint, Sylvie Lapointe, mairesse de Cookshire-Eaton et Marcel Charpentier, chef de division.

La municipalité de Cookshire-Eaton a profité de la récente conférence de presse marquant l’inauguration du parc de l’étang Cloutier pour rendre hommage à ses pompiers du service de l’agglomération Cookshire-Eaton en remettant des certificats et médailles à ses pompiers comptant plus de 20 ans et 30 ans de service.

La mairesse, Sylvie Lapointe, accompagnée de la députée Marie-Claude Bibeau, et du préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, a remis des médailles du gouverneur général marquant les services distingués de 20 ans et 30 ans. Au-delà des médailles et certificats, Mme Lapointe a profité de l’occasion pour rendre hommage à l’ensemble des pompiers « qu’on estime et reconnaît leur travail, leur engagement envers les citoyens en cas d’incendie ou d’autres situations d’urgence. On peut-tu honorer leurs services au péril de leur vie dans chaque intervention et leur dépassement de soi à caractère exceptionnel. On peut-tu leur dire bravo pour votre contribution à devenir meilleur dans votre vouloir à faire ce métier si imprévisible et responsable. » Mme Lapointe ajoutait savoir de quoi elle parlait pour avoir été victime d’un incendie nécessitant l’intervention des pompiers.

Parmi les récipiendaires, neuf pompiers, Éric Cloutier, Yvon Laroche, André Ladouceur, Luc Letendre, Yvon Laroche, Louis Laroche, Michel Campagna, Bruno Rouleau et Stéphane Morissette ont obtenu la médaille de 20 ans de services distingués. Leurs confrères, Marcel Charpentier, Timothy Morrisson et Gilles L’Heureux ont obtenu la médaille de 20 ans et la barrette de 30 ans de services distingués.

Les intervenants ont profité de l’occasion pour remettre les diplômes aux 24 pompiers ayant complété avec succès une ou plusieurs formations. Le service d’incendie compte une conquantaine de pompiers.

Journée de l'Astronomie à Chartierville

Journée astronomie à Chartierville : Une 3e édition réussie

Nous apercevons l’astronome amateur, Raymond Fournier, donnant quelques informations sur le lancement de la fusée.

Près d’une cinquantaine de personnes, adultes et enfants se sont récemment donné rendez-vous sur le site de la côte magnétique à Chartierville, dans le cadre de la 3e édition de la Journée astronomie.
Diverses activités marquaient la journée. Les jeunes se sont amusés, au cours de l’après-midi, à peindre des masques tout en savourant des collations. Comme pour les éditions précédentes, le moment fort était sans contredit le lancement de fusées effectué par Raymond Fournier et son jeune assistant, Édouard Goyette. Ayant quitté Chartierville pour Longueuil, le dynamique astronome amateur ne pouvait manquer cette fête et c’est avec plaisir qu’il est revenu dans son ancien patelin. L’homme n’a pas changé et c’est avec sa fougue habituelle qu’il a su captiver l’attention des participants. Les amateurs d’astronomie ont également eu l’opportunité, en début de soirée, d’observer le ciel avec l’aide de télescopes. Bien entendu, M. Fournier y est allé de quelques explications, accompagnant les observateurs.

Claude Sévigny, conseiller municipal et un des organisateurs de l’événement, est satisfait de la participation dans ce contexte pandémique. « On a beaucoup de grands-parents qui apportent leurs petits-enfants ici, je trouve que ça fait un beau lien intergénérationnel », complète-t-il.

Musique aux sommets

Musique aux Sommets à Chartierville : Un spectacle attendu

Le groupe Coco Country Band a fait vibrer la petite église de Chartierville au grand plaisir des spectateurs.

C’est une foule respectable qui a participé aux deux représentations du groupe Coco Country Band dans la petite église de Chartierville. La mini édition du festival de Musique aux Sommets a tout de même su plaire aux participants, dont plusieurs étaient des admirateurs de country.
Caroline Provencher, de Chartierville, a assisté à tous les spectacles des éditions précédentes et il n’était pas question qu’elle rate celui de 2021. Bien que le festival n’ait pas l’ampleur des années passées, en raison des mesures sanitaires, la citoyenne était heureuse qu’il y ait tout de même un spectacle. La mère de famille était accompagnée de ses trois enfants pour l’occasion. Originaires de Chartierville et résidantes à Sherbrooke et Drummondville, Nicole et Denise Dion, sœurs du maire Denis Dion, avouaient à la blague ne pas avoir trop le choix. Denise mentionne avoir participé à toutes les éditions tandis que sa sœur précisait ne pas avoir eu cette chance. Toutes deux, dont une, particulièrement amante de country, étaient heureuses qu’il y ait un spectacle. Originaires également de Chartierville et domiciliés à Ascot Corner, Martine et Marcel Roy ont participé à toutes les éditions. « On n’a pas participé à tous les spectacles, mais le country, disons qu’on est admirateurs pas mal », d’exprimer Mme Roy.
Spectacle
Les amateurs de country ont été servis à souhait. Le dynamisme du groupe s’est montré contagieux. À l’invitation des membres de la formation, plusieurs spectateurs ont dansé devant la scène et dans les allées de l’église.
Satisfaction mitigée
Jean Bellehumeur, membre du comité organisateur, est satisfait de l’appréciation des gens, mais un peu déçu de la participation de 110 personnes pour les deux représentations. Plusieurs raisons expliquent la situation selon lui, comme le peu de temps pour publiciser l’activité, l’obligation du passeport vaccinal qui pouvait être un frein pour les personnes non vaccinées et les craintes pour d’autres de faire partie d’un rassemblement. Selon les techniciens rencontrés, ajoute M. Bellehumeur, il semblerait que ce phénomène soit semblable ailleurs en région. « Avoir su, on aurait prévu une seule représentation », souligne-t-il.
Néanmoins, l’organisation ne regrette pas l’initiative. « Tous ceux qui ont participé, on a eu des félicitations de tout le monde. Les gens ont adoré ça. Ils en ont parlé partout à l’entour et ont dit aux autres, vous n’êtes pas venu, vous avez manqué quelque chose. Ça faisait du bien de voir les gens sourire », d’ajouter M. Bellehumeur. Bien que les organisateurs souhaitaient une participation plus forte, cela n’affectera pas la santé financière de Musique aux Sommets puisque l’activité ne devrait pas afficher de déficit, assure M. Bellehumeur.
Autres spectacles
D’autre part, l’organisation prévoit présenter un autre spectacle d’ici le 31 mars 2022 puisqu’il resterait des sous provenant de l’aide financière de Patrimoine Canada et une des conditions exige qu’ils doivent être dépensés avant la fin de l’année financière qui se termine le 31 mars 2022, d’expliquer M. Bellehumeur. « On ne sait pas encore quoi, mais il y aura quelque chose ». Par ailleurs, ce dernier laisse entendre que la formule de Musique aux Sommets devrait revenir l’an prochain dans sa forme habituelle, à moins que la situation sanitaire vienne brouiller les cartes encore une fois.

Concert à Cookshire

Concerts apéro et Galerie d’art : Un succès estival

Le dernier spectacle de la saison a été fort apprécié des quelque 80 personnes présentes.

Plus de 90 personnes ont profité des largesses de Dame nature pour assister à la dernière représentation des concerts apéro qui se déroulait au parc des Braves à Cookshire-Eaton et mettant en vedette le quatuor Despax. Simultanément s’amorçait la nouvelle exposition Le Haut en Tableaux.
L’exposition en cours à la Galerie d’art Cookshire-Eaton se déroule jusqu’au 7 novembre et met en vedette trois artistes du Haut-Saint-François. Ginette Djin Bertrand, Diane Dugal et John Ward y exposent plusieurs œuvres. La galerie est ouverte les samedis et dimanches de midi à 16 h jusqu’au 10 octobre et uniquement le dimanche à la même heure du 17 octobre au 7 novembre. Toutefois, il est possible de visiter l’exposition du lundi au samedi sur rendez-vous.

Saison estivale

La présidente de la Maison de la culture et membre du Cœur villageois, Manon Elisabeth Carrier, est satisfaite de la dernière saison estivale. « À chacun de nos spectacles apéro, on a eu plus de 80 personnes. Il y en a même un qu’on a eu 170 personnes. » Satisfaite de la réponse du public, l’organisation songe présenter à nouveau quatre spectacles apéro l’an prochain comparativement à trois, il y a deux ans. « Il y a de la demande, les gens sont contents. Plus ça va, plus on a du monde différent qui vient d’un peu partout. » Il n’y a pas que les spectacles qui sont appréciés, Mme Carrier mentionne que tous les artistes participant à l’exposition précédente ont vendu des œuvres, une douzaine au total. Quant à la projection Murmures du Canton, elle avait attiré plus de 800 personnes au moment d’écrire ces lignes et il restait encore quelques représentations à venir.

Fort du succès obtenu pour l’ensemble des activités, Mme Carrier assure qu’elles reviendront toutes pour la saison prochaine. Elle ajoute que les intervenants travaillent sur un balado-découverte avec l’aide du CLD du Haut-Saint-François et qu’il pourrait être disponible également pour l’été prochain. Les intervenants travaillent aussi le rafraîchissement des six panneaux d’interprétation répartis dans la municipalité. « On va changer les panneaux. On va les remettre au goût du jour. Il va y avoir moins de textes et plus de photos. Les gens qui voudront plus d’information pourront aller sur internet. Tout ça va se passer dans le secteur du Cœur villageois », précise Mme Carrier.

Amélie Lemay-Choquette

Théâtre des Petites Lanternes : Une artiste de la région fait son chemin

Amélie Lemay-Choquette, artiste de Cookshire-Eaton, voit son expertise reconnue dans la région de l’Estrie.

Amélie Lemay-Choquette, artiste de Cookshire-Eaton, fait son chemin dans le milieu à travers l’Estrie. Sélectionnée comme adjointe à la mise en scène pour le projet Quatre-Quarts du Théâtre des Petites Lanternes à Sherbrooke, l’artiste multidisciplinaire considère que c’est son expertise dans le projet Rurart qui l’a menée aussi loin.

Mis en place, il y a près de 10 ans, par la jeune femme, le projet Rurart lui a permis d’acquérir beaucoup d’expertise. C’est notamment pour cette raison que l’équipe du Théâtre des Petites Lanternes l’a contactée. Être membre de cette équipe est pour Mme Lemay-Choquette une expérience très enrichissante. Son rôle en tant qu’adjointe à la mise en scène consiste à diriger les artistes sur scène pour l’utiliser l’espace extérieur. « Dans le théâtre de paysage, l’environnement est un personnage en soi, alors on l’utilise autant dans la pièce que le comédien utilise ses lignes, son corps », exprime-t-elle. Bien qu’emballée par ce projet, le monde du théâtre est un nouveau défi pour l’artiste. « Le plus gros défi a été le peu de temps qu’on avait pour être le plus efficace possible. Comment transmettre la vision de la mise en scène en utilisant l’espace en peu de temps », ajoute-t-elle.
Son projet Rurart se poursuit pour une 10e année au printemps prochain. Avec la pandémie et la nouvelle vie de famille de Mme Lemay-Choquette, l’événement a dû être adapté. Outre le travail de mise en scène avec le Théâtre des Petites Lanternes, l’artiste a d’autres projets en tête. Le Conseil de la culture l’a approchée pour offrir un atelier. Elle doit donc créer un groupe multidisciplinaire d’échange et de travail collaboratif. « C’est prendre des groupes d’artistes et les guider dans le travail, ensemble et en lien avec l’environnement », explique-t-elle. Avec tous ces projets, la jeune femme se sent fière de constater que ses forces et son expérience sont maintenant reconnues.

Chuchottements divins

Chuchotements divins : Un recueil qui fait du bien à l’âme

Anne Gilbert publie son premier livre, un recueil d’histoires vraies.

Rendre accessibles des faits vécus dans le but de faire du bien à l’âme de ceux qui les lisent. C’est avec cet état d’esprit qu’Anne Gilbert a entrepris l’écriture de son recueil de textes Chuchotements divins. En collaboration avec l’artiste Jacques Boutin pour les illustrations, l’auteure souhaite partager des histoires inspirantes et remplies d’espoir.

Ce livre, le premier de Mme Gilbert, se compose de 33 récits véridiques de personnes provenant d’un peu partout en Estrie. Des histoires inspirantes qui peuvent amener le lecteur à un éveil de conscience ou simplement semer la joie. « Le but de ce livre-là, c’est de faire du bien », exprime l’auteure. Celle-ci a eu l’idée d’un tel écrit en 2012, alors qu’elle réalisait l’importance de transmettre certains récits. « J’appelais ça au début, des petits miracles, ce qui arrivait, dont j’étais témoin et je me disais qu’il faut que je prenne ça en note parce que ça vaut la peine d’être raconté », exprime-t-elle. Certains de ces récits ont été vécus par l’auteure, dont un où elle raconte son rêve de devenir comédienne. Ce rêve, elle a fini par le réaliser en jouant dans un des films de M. Boutin. C’est pourquoi elle a immédiatement pensé à lui lors de l’écriture de son livre. « Au début, je voulais avoir environ cinq dessins ici et là, mais on est devenu tellement emballé l’un et l’autre que finalement il y a un dessin pour chaque histoire », dit-elle en riant. Chaque dessin de l’artiste représente l’essence même de l’histoire qu’il précède.

L’œuvre se veut un livre de croissance personnelle, de nature spirituelle qui amène le lecteur à développer son pouvoir créateur. « Je ne dis pas que c’est un livre religieux, ce n’est pas ça du tout. Même si à certains endroits, Dieu est évoqué, c’est que les gens ont choisi de le dire parce qu’ils se sont sentis accompagnés », explique-t-elle.

Anciennement secrétaire médicale et enseignante, maintenant retraitée, Mme Gilbert, originaire d’Ascot Corner, vit présentement à Sherbrooke. Son désir d’écrire est présent depuis longtemps et elle ne compte pas s’arrêter. L’idée d’un deuxième tome de Chuchotements divins commence à mijoter dans son esprit. Il est possible de se procurer le livre en écrivant à l’auteur au chuchotementsdivins@outlook.com ou en se rendant sur www.bouquinbec.ca.

Rachel

BOOK OF HOPE

After 21 months, we are still swept up in a COVID-19 pandemic caused by a knobbly virus called SARS-CoV-2. SARS, for severe acute respiratory syndrome. COVID-19, for coronavirus disease of 2019. We’re no longer saying “It’s going to be ok,” because we don’t really know.
Yet we hope, as an anthology of hope and resilience tells us. The book has just been launched, a collection of more than 160 short stories, memoirs, haiku, poetry, photos, drawings and paintings by 110 different contributors, in English. Submissions came from both adults and children, from both new and established writers, from within the Eastern Townships and from around the world.

The 303-page book, entitled Hope and Resilience in the Time of COVID, is edited by Rebecca Welton, with the support of an editorial board of Eastern Townships writers.
The initiative is part of the Write Here Write Now project offering writing workshops in the Eastern Townships, mostly by Zoom. It was originally funded by Canadian Heritage, and is now sponsored by Bishop’s University Lifelong Learning Academy (BULLA).
“Capturing emotional turmoil through poignant, humorous, and hopeful pieces, the works in this anthology offer us a glimpse into the fortitude and resilience of the contributors,” wrote Welton. “No matter who we are, or how the pandemic has affected us, this book is a remarkable example of the unequivocal power of art to bring us together.”
I’d love to know how many Haut-Saint-Françiscans will be published in the anthology, but I’m not sure yet. I do know Maple Leaf is well represented. John Mackley has a long story in in the book. It’s equal parts distant history, recent history, and future fiction. Three short pieces of mine also appear in it.
The launch is past, but the book’s publication is to be celebrated again on Sunday, October 3, at 3 to 5 p.m. Five contributors will speak and read from their work, including Gillian Eastley, Lynette Enevoldsen, RA Garber, Corey Toohey, and Alexandra Welton. The event is hosted by Brome Lake Books, 45 Lakeside Road, Knowlton. It will also be live-streamed on Zoom. To zoom with us, contact bulla@ubishops.ca to obtain the link.
The Hope and Resilience book contains many images in colour, explained Welton, so the paperback version is not cheap, at $27. It will be available in Townships bookstores, such as Black Cat Books in Lennoxville and Brome Lake Books in Knowlton, and via Amazon. The ebook will be available for $4.99. For more information, email bulla@ubishops.ca.
Profits will help support the free workshops offered by Write Here Write Now, and a percentage will go to COVID-related charities, according to Welton.

LIVING WITH ADDICTION
Supporting Your Loved One Living with Addiction is the topic of a free virtual workshop offered in English by Mental Health Estrie. The speaker is Anthony Berger, Clinical Supervisor at Dunham House, a residential treatment centre in Dunham, Quebec, for individuals suffering from mental health and concurrent disorders, including addictions.
The workshop is on Wednesday, October 6, at 2 to 3:15 p.m., and is open to all. For information or to register, visit Mental Health Estrie’s Facebook or Instagram pages, email outreach@mentalhealthestrie.com, or call 819-565-2388.
GET A PLASTIC PASSPORT
Here’s how to obtain a wallet-sized, plasticized vaccination passport for just $1. Diane Grenier is offering this service at the East Angus office of the Centre d’action bénévole du Haut-Saint-François. Call Diane at 819-560-8540 (press 9 for English). If there’s no answer, leave a message and Diane will return your call to get the information needed (full name, date of birth, medicare number, mother’s maiden name, date of first vaccine, and whether the vaccination was Pfizer, Moderna, or Astra-Zenica.)
Diane is the CAB’s English-speaking volunteer coordinator, and her office is located at 288 Maple Street, East Angus.
SEE LE HAUT LANDSCAPES
A new exhibition at the Cookshire-Eaton Art Gallery features landscape paintings inspired by the Haut-Saint-François, aka the Forgotten Townships. Le Haut en tableaux (The Haut in Paintings) displays the works of three artists – Ginette Djinn Bertrand, Diane Dugal, and John Ward – each with a very distinct artistic voice. The show is on Sundays only, from 12 to 4 p.m., until November 7, at Victoria Hall, 125 Principale West, Cookshire.
Ginette Djinn Bertrand of Scotstown is a multidisciplinary artist and musician. Her undulating forms and dreamlike landscapes sing in gentle colours; landscape as music. Her varied works can be seen on her Facebook page and that of her Galerie-atelier de Djinn, 44 Albert Street, Scotstown.
Diane Dugal of the Sherbrooke area has been painting for some time, but she completed a certificate in visual arts at the Université de Sherbrooke in 2020. She works in acrylics and other media, and plays with texture and colour in a space between abstraction and realism. It’s landscape as meditation. Examples of her work are on her Facebook page, dianedugalartistepeintre.
Since the 1980s, John Ward of Lingwick has been painting in oils, watercolours, ink, and mixed-media. He has focused on a variety of subjects, primarily expressionistic. It’s landscape as emotion. Some of his work can be seen at graphalba.com/jward/.
CHURCHES
Baptist. In-person Sunday services are with Covid-19 protocols in place (distancing; masks can be removed when sitting down; wear masks when singing, etc.). The service is in French at 9 a.m., and in English at 11 a.m. Persons with flu symptoms are asked not to attend services. The pastor’s message is also available on YouTube: For the link, contact Pastor Michel Houle at 819-239-8818.
Anglican. Bishop Bruce Myers continues to offer Home Prayers at 4 p.m., Sundays, on Facebook, and at quebec.anglican.ca (Worship Videos). Info: 819-887-6802, or quebec.anglican.ca.
United. Sunday services: For information about services in October, please contact: 819-452-3685; spiresta@hotmail.com; or United Eaton Valley Pastoral Charge (Facebook).
Do you have news to share? Call 819-300-2374 or email rawrites@gmail.com by October 4 for publication in October 13, or by October 18 for October 27.

CLD HSF

CLD du Haut-Saint-François : Embauche de trois nouvelles ressources

Le Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François augmente ses effectifs de trois nouvelles ressources humaines qui œuvreront dans trois secteurs spécifiques, le développement industriel, la transformation numérique et l’accompagnement en gestion de ressources humaines.
L’ajout de personnel est possible grâce au financement d’Accès entreprise Québec. Chantal Ramsay veillera à recruter et répondre aux demandes de promoteurs à la recherche de locaux commerciaux ou industriels. Ayant œuvré à la Banque de développement du Canada (BDC) et la Corporation de développement économique communautaire de Sherbrooke (CDEC), ses compétences en gestion et en service aux entreprises, son bilinguisme et son habileté à créer et fidéliser des liens d’affaires et partenariats seront certainement un atout, mentionne-t-on dans un communiqué de presse.
Pierre-Alexandre Pelletier appuiera les entreprises dans leur transformation numérique. Son expertise, il sera en mesure d’aborder différents aspects que ce soit les systèmes de gestion pour la comptabilité, la gestion des ressources humaines (dont les horaires), la chaîne d’approvisionnement/de production, ou encore pour l’optimisation de routes de transport, la robotisation, le marketing (sites web, vente en ligne, rétention de clientèle), l’analyse et la recherche de solutions numériques.
Caroline Dufour, pour sa part, accompagnera les entreprises qui souhaitent faire de leurs ressources humaines un investissement stratégique rentable. Avec le projet CapitalRHsf, les entrepreneurs du territoire profiteront d’un suivi personnalisé afin de développer leurs compétences et assurer la continuité de leur développement. Mentionnons que Daniel Bérubé, Rémi Vachon, conseillers aux entreprises, Ana Oliveira, coordonnatrice en économie circulaire et Bernard Ricard, directeur adjoint, complètent l’équipe du service aux entreprises du CLD. Outre cette équipe multidisciplinaire au service du développement entrepreneurial, l’organisme comprend également une équipe dédiée au développement de projets collectifs, culturels et agroforestiers.

Sylvain Dodier du parti vert

Sylvain Dodier prône le bien-être humain par la gestion de la crise

La gestion de la crise climatique demeure la priorité pour Sylvain Dodier.

À l’approche des élections, Sylvain Dodier, candidat du Parti vert du Canada (PVC) dans Compton-Stanstead, le répète, la gestion de la crise climatique demeure sa priorité parce que selon lui, le bien-être humain passe par là. Alors que sa campagne est principalement virtuelle, M. Dodier prévoit quelques sorties en présentiel d’ici le 20 septembre.
Engagements territoriaux
M. Dodier prévoit d’abord représenter avec disponibilité et loyauté les citoyens de sa circonscription. Il tient également à défendre avec vigueur et ténacité les dossiers qui y sont rattachés. « Dans toute l’optique de la transparence qui fait tant défaut dans la politique aujourd’hui, je veux créer un site Internet de député qui favorise la transparence d’action. On va y retrouver mon agenda public, les comptes et dépenses », exprime-t-il.
Pour lui, il est également important d’organiser des assemblées publiques mensuelles pour mettre en place des consultations directes avec les citoyens et les élus municipaux. Il souhaite également créer un comité intergénérationnel représentatif des diversités du territoire et mettre en place, en partenariat avec le milieu, des bourses d’études pour les 16 ans et plus qui osent dépasser les barrières de genre, de rôle et de milieu pour se lancer un défi qui va dépasser les cadres. Un des engagements qui lui tient particulièrement à cœur est de transformer le bureau du député en un point unique d’accueil et de services. « Ça mettrait en œuvre, avec la collaboration des organismes et toutes les institutions de notre territoire, l’espèce de réseautage au quotidien qui est nécessaire pour prendre soin de la population », mentionne-t-il. Ainsi, en un seul lieu, les citoyens pourraient retrouver toute l’information concernant les services disponibles sur le territoire. Soutenir activement la structuration de l’économie verte et locale sur le territoire en favorisant l’achat de proximité de qualité, les jardins communautaires, les marchés publics, les services et les commerces de proximité font également partie de sa mission.
Communiquer plus aisément
Alors que le service d’Internet haute vitesse demeure une demande prioritaire chez les citoyens du Haut-Saint-François, le candidat du PVC affirme que son parti entend investir 400 M$ annuellement pour établir une stratégie universelle de services à large bande. « C’est la voie de communication la plus fréquentée au Canada. 80 % de la population l’utilise chaque jour que ce soit au travail ou à la maison. La crise climatique actuelle exige elle aussi, si nous voulons réellement prendre soin de la population, un investissement massif et rapide dans ce secteur d’activité », explique-t-il par voie de communiqué. La stratégie des Verts permettrait en quatre ou cinq ans d’atteindre toute la population canadienne et de créer des milliers d’emplois dans une économie plus verte. Selon lui, plusieurs secteurs de la circonscription de Compton-Stanstead sont mal desservis par l’Internet haute vitesse et il s’agit d’un dossier prioritaire à défendre à Ottawa.
Achat de médicaments et brevets
Alors que la crise sanitaire démontre l’importance d’une organisation efficace pour effectuer l’achat groupé de médicaments, le PVC propose la création d’un organisme pancanadien chargé de l’achat en gros des médicaments et de la réduction de la période de protection des brevets. Cela permettrait la fabrication de médicaments génériques beaucoup plus rapidement, estime le candidat. « Alors que nous sommes à l’ère des conséquences associées aux changements climatiques, de nouveaux impératifs se font sentir en matière de santé publique. La chaleur excessive, la piètre qualité de l’air, la contamination des eaux ainsi que l’incidence sur la santé mentale de catastrophes naturelles, de phénomènes météorologiques extrêmes et le déplacement des populations représentent des enjeux émergents importants », explique-t-il. Ainsi, le Parti vert du Canada réorienterait le mandat de Santé Canada pour englober la santé mentale, les problèmes de toxicomanie, la promotion de la santé et la prévention contre les maladies ainsi que les risques que posent les changements climatiques à la santé de la population canadienne.
Capsules vidéo informatives
Afin de présenter ses valeurs, le candidat présente de courtes capsules vidéo abordant différentes thématiques, notamment sur les gaz à effet de serre. « Depuis le premier rapport du GIEC (Groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat), en 1990, les Libéraux et les Conservateurs se sont succédé à Ottawa, mais le Canada, depuis ce temps-là, a augmenté de 21 % des gaz à effet de serre. Le Canada n’a jamais atteint ses cibles de réduction et depuis six ans, ça ne fait qu’augmenter », exprime-t-il. Ces capsules ont jusqu’à maintenant une bonne réponse du public, estime-t-il. Selon lui, il est important qu’un politicien explique les problématiques, les comprenne et qu’il puisse bien informer les citoyens. C’est ce qu’il compte faire à travers ses capsules et ses publications.

Nathalie Bresse

Nathalie Bresse confiante d’avoir sa place à Ottawa

Nathalie Bresse est confiante d’avoir sa place à Ottawa.

Nathalie Bresse, candidate au Bloc Québécois, est sûre d’avoir sa place à Ottawa. Alors que les élections approchent, la mairesse d’Ascot Corner affirme que sa campagne se déroule comme prévu, malgré le peu de temps qu’elle a eu pour s’y préparer.
Combler les voix manquantes
Lors des dernières élections fédérales en 2019, le candidat du Bloc Québécois pour Compton-Stanstead, David Benoit, est arrivé deuxième avec seulement 3160 voix de différence avec Marie-Claude Bibeau, députée sortante de la circonscription. Cette différence de voix, Mme Bresse prévoit la combler. « Il faut aller voir les gens, il faut expliquer notre programme aux gens et avec la plateforme que M. Blanchet propose, je pense qu’on peut vraiment aller chercher ces voix-là », mentionne-t-elle. La candidate a confiance en son parti et en ses chances de représenter son comté. Elle veut être à l’écoute des besoins de Compton-Stanstead afin d’aller influencer et convaincre les dirigeants à Ottawa.
Priorités communes avec les citoyens
En participant aux marchés publics de la région et en allant à la rencontre des citoyens lors des différentes activités publiques, elle dit remarquer que les priorités de la population de la circonscription de Compton-Stanstead sont l’environnement, la gestion de l’offre et l’accessibilité aux travailleurs étrangers. Selon elle, les aînés ressentent aussi beaucoup d’injustice, notamment concernant l’aide financière fournie lors de la pandémie. Ces rencontres, précise-t-elle, lui confirment donc que les points importants qui lui tiennent à cœur sont les mêmes que ceux des citoyens.
Ayant conscience que le Bloc Québécois n’obtiendra pas la majorité au Canada, Mme Bresse croit fermement que ça s’annonce pour être un gouvernement minoritaire, que ce soit du Parti libéral du Canada ou du Parti conservateur du Canada. Toutefois, elle demeure sûre que son parti sera majoritaire au Québec. « Avec un Bloc fort à Ottawa, on va pouvoir faire passer et bouger beaucoup de choses », exprime-t-elle.
L’environnement au cœur du débat
Tel que confirmé par ses rencontres avec les citoyens, l’environnement est au cœur des préoccupations de la population. Selon la candidate, tant les libéraux que les conservateurs contribuent lourdement à l’industrie du pétrole. « On ne peut pas être pour l’environnement et voter pour subventionner massivement l’industrie du pétrole. C’est contradictoire ! », lance Mme Bresse. Selon elle, les 10 milliards de dollars qui subventionnent le pétrole devraient être utilisés pour faire un virage et investir dans l’énergie renouvelable. Bien que certaines provinces dans l’ouest du Canada puissent être craintives face à ce virage, la candidate estime que la province du Québec est précurseur dans cette initiative. Selon elle, certaines villes dans la province, telles que Val-des-Sources (anciennement appelée Asbestos) et Thetford Mines démontrent la possibilité d’un virage vert à grande échelle. « C’était des villes qui existaient grâce à l’industrie de l’amiante. Aujourd’hui, ça n’existe plus. Est-ce que ces villes-là sont fermées ? Non. Est-ce qu’elles ont eu des moments difficiles ? Oui. Est-ce qu’aujourd’hui ça va bien ? Très bien ! Donc pour les provinces dont l’industrie du pétrole est leur gros revenu, je pense qu’effectivement, il faut les aider à faire un virage vert », explique Mme Bresse. Au Québec, malgré la fermeture de plusieurs mines d’amiante, la province ne s’est pas effondrée. « Nous les Québécois, on est vraiment rendu à un virage vert, mais les libéraux et les conservateurs, c’est autre chose », estime-t-elle.
La candidate estime que le Québec est avant-gardiste sur bien des sujets touchant l’environnement. « On a juste à regarder quand il y a eu le glyphosate. L’Ouest canadien voulait l’augmentation du pourcentage de glyphosate et ici le Québec, nos agriculteurs disaient non », explique-t-elle, ajoutant que les propriétaires de terres agricoles ne veulent pas enlever ce produit complètement, mais ne souhaitent pas l’augmenter non plus. « Nos producteurs ici au Québec sont déjà prêts à vivre avec ce qu’on a présentement comme règles pour le glyphosate, mais pas l’Ouest canadien », précise Mme Bresse. Selon elle, cet exemple et bien d’autres démontrent que les Québécois sont prêts et sont déjà engagés dans le virage vert. En ayant un gouvernement minoritaire, elle croit que le Bloc Québécois va pouvoir pousser à ce que le Canada devienne un peu plus vert et non juste le Québec.
L’emploi
L’intégration des travailleurs étrangers temporaires en agriculture et dans tous les commerces est également un sujet qui préoccupe autant les citoyens que la candidate. « Tous les gens d’affaires ont besoin de travailleurs, je pense qu’il va falloir travailler très fort sur ce point-là », explique Nathalie Bresse.

Elle rappelle également son engagement et celui de son parti face à l’assurance-emploi. « Moi ce qui me tient à cœur, c’est l’assurance-emploi pour les maladies graves. Par exemple, une personne avec le cancer qui a 15 semaines de congé maladie, je pense que ça prend beaucoup plus que ça avec la réhabilitation et tout. Nous, ce qu’on propose, c’est 50 semaines. »

Marie-Claude Bibeau

Marie-Claude Bibeau estime être la mieux placée pour répondre aux besoins du milieu

La candidate libérale, Marie-Claude Bibeau, estime être la mieux placée pour répondre aux besoins de la population.

La candidate du Parti libéral dans Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, insiste sur l’importance pour les électeurs du comté et de l’ensemble de l’Estrie à voter en faveur des candidats de sa formation politique pour qu’ils puissent influencer le gouvernement en faveur des régions.

Son influence, comme membre du gouvernement et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire avec ses collègues régionaux, a permis, estime-t-elle, d’orienter les décisions gouvernementales en faveur des régions.

Dans le Haut-Saint-François, précise-t-elle, au cours des 12 derniers mois, ce n’est pas moins de 4,8 M$ qui ont été investis dans divers projets que ce soit par le Fonds d’urgence alimentaire, Nouveaux Horizons, le logement rapide et autres. Mme Bibeau laisse entendre que son travail et celui des députés régionaux ont permis, entre autres, d’orienter des programmes de développement économique adaptés aux régions. Elle cite la TECQ qui est devenue le Fonds pour le développement des collectivités du Canada, autrefois accessible seulement aux municipalités et maintenant rendue plus flexible permettant d’inclure notamment des projets comme la caserne de pompiers Sawyerville à Cookshire-Eaton. Elle ajoute que le nouveau Fonds canadien de revitalisation des communautés, le Programme pour les bâtiments communautaires verts et inclusifs et le Fonds pour le transport actif ont été conçus pour être accessibles aussi aux organisations sans but lucratif. La candidate enchaîne en soutenant que le Fonds canadien de revitalisation des communautés (500 M$ sur 2 ans ADR) pourrait bénéficier au parc écoforestier de Johnville pour son pavillon d’accueil. « Quant au Fonds pour le transport actif (400 M$ sur 5 ans), il pourrait bien faire de la piste cyclable entre Saint-Isidore-de-Clifton et Cookshire-Eaton une réalité. Ça, c’est un bel exemple de l’influence des députés des régions du Québec au gouvernement qui sont capables de faire en sorte qu’on influence. Ça, c’est concret, c’est de l’administration de programme. Ma force, c’est d’avoir travaillé avec des gens de chez nous et avoir pu faire en sorte d’influencer des programmes, d’informer rapidement les leaders de notre communauté pour aller chercher le maximum. »
Agriculture
Au chapitre de l’agriculture, les producteurs souhaitant que le programme d’aide à l’isolement des travailleurs étrangers soit reconduit, voire bonifié, devront en faire leur deuil. Mme Bibeau rappelle que cette mesure correspondait à un programme d’urgence et non de compensation et ne sera donc pas reconduite. « Notre engagement, je pense, encore plus important pour les producteurs, c’est de simplifier le programme. Enlever de la lourdeur administrative, reconnaître les employeurs de confiance, donner plus de mobilité à la main-d’œuvre à l’intérieur du secteur agricole. »
Main-d’œuvre
La plateforme du Parti libéral prévoit une foule de mesure pour stimuler la pénurie de main-d’œuvre. Que ce soit par le biais de travailleurs étrangers, d’incitatifs fiscaux pour les aînés leur permettant de travailler à temps partiel, des programmes de formations, de développement des compétences, la réorientation, le programme pour des travailleurs vivant avec un handicap, de crédit d’impôt pour le transport, pour aider la mobilité de la main-d’œuvre. « Ce n’est pas une baguette magique pour tout solutionner, mais c’est quelque chose de concret qui va arriver rapidement. Ce sont des mesures à assez court terme. »
Femmes
La candidate se dit bien consciente de la détérioration des conditions de vie des femmes en général et dans le Haut-Saint-François. « On a ouvert des programmes pour venir en aide aux organisations, entre autres aux refuges, ouvert un programme qui permet à des organisations communautaires, régionales, de proposer des initiatives pour soutenir les femmes, pour lutter contre la violence, faire de l’éducation populaire. » Mme Bibeau mentionne qu’un projet pour venir en aide aux femmes dans le Haut-Saint-François est sur la table et faisait l’objet d’une analyse juste avant le déclenchement de la présente campagne électorale.
Logement social et communautaire
La rareté de logements se fait sentir dans le Haut-Saint-François comme ailleurs. Mme Bibeau rappelle à cet effet la stratégie du logement de sa formation politique tout en soulignant l’entente signée avec le gouvernement du Québec. « On a lancé dernièrement l’initiative de la création de logements rapide. » Du même souffle, elle rappelle l’aide fédérale de 1,2 M$ pour le projet de Coopérative d’habitation du Ruisseau Weedon.
Cours d’eau
La réglementation sur la navigation et la protection des plans d’eau tiennent particulièrement à cœur la députée sortante. D’ailleurs, les cinq candidats libéraux des Cantons-de-l’Est doivent rendre public leur engagement à offrir aux municipalités et aux MRC des moyens simples et efficaces pour gérer et réglementer la navigation de plaisance sur leurs lacs et leurs rivières afin qu’elles favorisent le libre accès tout en assurant la sécurité des plaisanciers et la protection de l’environnement.

Pierre Tremblay du parti conservateur du Canada

Pierre Tremblay s’engage à obtenir le maximum pour Compton-Stanstead

Le candidat conservateur, Pierre Tremblay, souhaite tirer le maximum du gouvernement qui sera élu au bénéfice de la population du comté.

À près d’une semaine de la tenue du scrutin générale, le candidat conservateur dans Compton-Stanstead, Pierre Tremblay, dit sentir une vague de mécontentement contre le chef du Parti libéral et premier ministre du Canada, Justin Trudeau. M. Tremblay entend bien capitaliser sur cette perception et sillonne le comté en clamant bien haut qu’il n’est pas un homme de promesses non tenues, mais d’action. « Ce que je sens sur le terrain, c’est un mécontentement généralisé contre M. Trudeau, ça, c’est évident.

Récemment, le dossier de l’aéroport régional de Sherbrooke a refait surface, M. Tremblay se réjouit du plan annoncé par son chef, Erin O’Toole, pour développer et moderniser les infrastructures régionales au Québec. « Notre chef a annoncé qu’il avait une enveloppe de prête pour les aéroports régionaux, il veut assurément les garder en vie. Moi, je ne ferai pas de promesses de ce côté-là. Mme Bibeau a fait ses deux dernières campagnes là-dessus et n’a pas livré rien. Alors moi, je m’engage à faire, c’est de garder ce dossier ouvert. » M. Tremblay prône un changement de stratégie. « Je crois qu’il a été principalement chapeauté par la Ville de Sherbrooke, mais je crois que pour arriver à avoir quelque chose d’intéressant de ce côté-là avec l’aéroport, il faudrait travailler beaucoup plus avec les MRC environnantes. Je ne pense pas que c’est juste une question pour Sherbrooke, mais bien pour l’ensemble de la région. »
Logement
Quant au manque de logements à coût abordable, le candidat rappelle que l’approche stratégique à ce sujet appartient au parti. « Je tiens à souligner que notre chef va agir pour le Québec, pour le Canada. Moi je vais agir pour les gens d’ici. Donc, j’ai l’intention de m’asseoir avec chacune des MRC, voir à quels endroits seront les points stratégiques. C’est une analyse que je vais faire avec chacune des MRC. Il faut trouver les bons endroits où les mettre les logements. Si quelqu’un a décidé de vivre dans une municipalité et de gagner sa vie, élever sa famille, il a le droit de pouvoir profiter de sa retraite et des meilleurs soins possible à cet endroit. Faut être sensible à ça et faire attention à eux. »
Femmes
Les conditions des femmes se sont détériorées au cours de la pandémie et les agressions s’inscrivent malheureusement à la hausse. M. Tremblay dit être sensible à cette problématique. « Je suis très sensible, c’est quelque chose de totalement inacceptable, évidemment, ils (organismes) vont pouvoir compter sur mon appui. » Le candidat, qui est également conseiller municipal à la Ville de Sherbrooke, mentionne qu’il avait annoncé remettre une partie de son salaire, le temps de la campagne, à un organisme œuvrant auprès des femmes. L’organisme n’était pas encore choisi au moment d’écrire ces lignes. M. Tremblay profite de l’occasion pour encourager les femmes à tenter d’obtenir de l’aide.
Agriculture
Le candidat reconnaît que la main-d’œuvre étrangère peut faire partie de la solution pour venir en aide aux producteurs agricoles. Il rappelle que son chef s’est engagé envers le Québec. « On va laisser au gouvernement du Québec le choix du nombre de travailleurs immigrants dont il aura besoin. Moi, de mon côté, dans mon futur bureau de circonscription, les gens qui seront à mon bureau seront mandatés pour aider ces gens-là à pouvoir compléter leur demande de subvention etc… Une chose qui est certaine, c’est que ces gens-là auront un support de la part des gens qui vont travailler dans mon bureau de circonscription. Tout ce qui sera mis en place comme programme, nous, on va les accompagner là-dedans. On fera en sorte que ce ne soit pas la lourdeur de tout ce qui est bureaucratique qui pourrait les empêcher d’obtenir de l’aide. »

D’autre part, le candidat mentionne avoir remarqué que plusieurs entreprises étaient en détresse faute de main-d’œuvre. Il souligne que le contexte est inespéré pour les étudiants soucieux de prendre de l’expérience. Quant aux différentes mesures d’aide financière accordée par le gouvernement « je trouve inacceptable que des gens au Québec perçoivent plus d’argent en ne travaillant pas et que des personnes âgées retraitées qui ont travaillé à la sueur de leur front toute leur vie et ne reçoivent même pas le montant que ces jeunes-là reçoivent, c’est vraiment désappointant. » Le candidat est d’avis que des incitatifs pour stimuler les gens à aller travailler serait une meilleure approche qu’un chèque.
À l’instar du Québec, le Haut-Saint-François est frappé par le manque de places en garderie. Le candidat Tremblay en est bien conscient et rappelle que son chef a pris l’engagement de s’asseoir avec les représentants du Québec pour une négociation dans les 100 premiers jours de son élection. « Est-ce que les gens veulent une promesse de 6 G$ de M. Trudeau qui la plupart du temps ne tient pas ses promsesses ? Moi j’aime mieux avoir quelqu’un qui est transparent, qui est honnête, qui dit attendons, assoyons-nous, trouvons la meilleure méthode, la meilleure façon d’améliorer la situation. Est-ce que c’est tout le temps envoyer des milliards que ça règle les problèmes ? Non, ça ne règle pas les problèmes. C’est quand chacun des députés dans sa région fait son travail, rapporte ses besoins, c’est comme ça qu’on est en mesure de bien répartir l’argent. »

L’application du passeport vaccinal : Pas simple pour certains restaurateurs du HSF

L’application du passeport vaccinal dans les restaurants du Haut-Saint-François ne semble pas faire l’affaire de quelques restaurateurs. Si certains s’en accommodent, d’autres y voient un frein à leur entreprise et sont carrément mécontents.

Au deuxième jour de l’application, le journal a effectué quelques appels dans divers restaurants du territoire pour vérifier ce que cette nouvelle mesure représentait pour les restaurateurs. Au Resto-Bar La Patrie, on se conformait à la règle en demandant aux clients le passeport vaccinal avec pièce d’identité, mais sans pouvoir vérifier. « Mais c’est compliqué, surtout quand tu n’as rien de fourni par le gouvernement. On demande le code QR avec une preuve d’identité et par la suite, il va falloir se doter d’une machine quelconque ou d’un cellulaire, un téléphone intelligent pour être capable de scanner les codes QR. » Interrogée à savoir quelle est la réaction de la clientèle, Mme Hébert rétorque « je vais être franche avec vous, vous pouvez écrire mot pour mot ce que je vais vous dire, de la grosse mar… On voit vraiment une différence d’achalandage. Ça a réduit de 50 %. » Mme Hébert disait ignorer la raison. Par contre, heureusement pour le restaurant, la formule pour emporter était populaire.
À Cookshire-Eaton, le propriétaire du restaurant l’Orchidée, Mario Ladouceur, laissait entendre qu’il allait probablement fermer la salle à manger au public et laisser le service à emporter. « D’après moi, après les deux semaines, on va tout fermer ça en take out. On ne pourra pas mettre quelqu’un à la porte steday. Il va nous sacrer des amendes. Je ne sais pas ce qu’ils vont faire. » M. Ladouceur croit que plusieurs restaurants se tourneront vers la formule à emporter. « S’il (gouvernement) nous oblige et on a des sanctions, c’est sûr je revire en take out et je vais continuer à faire des buffets, c’est comme un take out », de compléter le restaurateur. Au moment d’écrire ces lignes, M. Ladouceur précisait demander le passeport, mais sans l’exiger.

À East Angus, la propriétaire du Resto bar Rive Sud, Chantale Duhaime, n’apprécie guère la situation. Au lendemain de l’application de la mesure, elle avouait avoir perdu la moitié de ses déjeuners ainsi que dîners. « C’est de la grosse mar… Le gouvernement qui m’oblige à le demander et me paye pas pour le faire, ça m’insulte carrément, c’est illogique. On est des tout petits patelins, tu ne peux pas refuser du monde. » Mme Duhaime mentionne néanmoins demander le passeport vaccinal avec carte d’identité pour les clients qu’elle dit connaître moins. « Les autres, je bâdre moins parce que je n’arriverais pas à la fin du mois. » Mme Duhaime ajoute qu’il est difficile de respecter la mesure lorsqu’il y a affluence et que le personnel est limité. Elle estime ne pas être en mesure de mettre une personne additionnelle pour s’occuper spécifiquement de cet aspect et par conséquent augmenter ses pertes financières. « Ça ne va pas bien pantoute, je ne suis pas très fière de mon gouvernement », complète la restauratrice.
Pour Maude Maher, propriétaire du restaurant La Cantine, à Ascot Corner, tout va bien. « Moi je trouve que ça va très bien. Les gens participent mieux que lors de la première vague. Le passeport vaccinal, je vous dirais que presque tout le monde l’a à date. Pour ceux qui ne l’ont pas, on tolère parce qu’on est dans la période d’adaptation, on les avise que la prochaine fois il faudra avoir le passeport. » Mme Maher explique avoir installé une affiche dans la porte rappelant aux gens « avez-vous votre passeport vaccinal ? » « Les gens sont déjà prêts en entrant, ce n’est pas bien long. D’autres ont leur preuve papier, mais pas leur code QR, on leur dit que c’est important d’avoir leur preuve vaccinale. Pour le code QR, on est compréhensif, mais après le 15 septembre, on n’acceptera plus personne qui n’aura pas la preuve vaccinale », de mentionner Mme Maher.

La propriétaire ajoute que la situation est beaucoup moins tendue que lors de la première vague lorsqu’il fallait tenir un registre et demander les cartes d’identité et permis de conduire. « On a vu des gens pas mal fâchés lors de la première vague, mais là avec le code QR, il n’y en a pas eu encore. » Quant à l’application pour vérifier le passeport vaccinal, Mme Maher soutient que c’était relativement simple. « C’est pas compliqué, on a downloadé une application sur Apple Store VaxciCode Verif, ça pris 30 secondes. Les serveuses l’ont toutes sur leur téléphone, quand elles travaillent elles utilisent leur mobile et scannent les gens. » Côté achalandage, Mme Maher mentionne ne pas avoir remarqué de diminution significative, sinon très peu qu’elle attribue au début de la rentrée scolaire.
Au Restaurant des Cantons à Weedon, tout semble bien aller. « Ça va tranquillement. On en est encore à aider les gens pour leur passeport, mais la plupart des gens ça coopère très bien », d’exprimer Johanne Lisée, copropriétaire. « La majorité de nos clients réguliers sont doublement vaccinés, pour l’instant, on n’a pas refusé grand monde. C’est arrivé, mais ce n’était pas des gens locaux, c’était des gens qui passaient. » Bien qu’il y ait toujours quelques récalcitrants, la grande majorité de la clientèle arrive et ils ont déjà leur preuve vaccinale en main, d’exprimer Mme Lisée. « Les gens qui sont habitués d’aller au restaurant, ils arrivent et ont déjà leur code-barres prêt à être scanné. »

La copropriétaire donne même un coup de main aux personnes âgées. « Nous, on a une grosse clientèle de personnes âgées régulières dans le village. Depuis la semaine passée, on les aide pour mettre soit ça sur leur téléphone, donner le numéro de téléphone pour les applications. Moi, j’avais déjà l’application vérifiée sur mon téléphone, les gens venaient voir si tout était correct pour ne pas avoir de mauvaises surprises. » Mme Lisée mentionne même avoir installé les applications sur certains cellulaires. « Ce sont nos clients réguliers, ils font partie de la famille, ça fait qu’on les aide. » Quant à l’application de vérification du passeport vaccinal, tout semble bien aller, chaque serveuse dispose de l’application sur son cellulaire. Toutefois, les propriétaires songent à faire l’acquisition d’une tablette qui sera installée à l’entrée et les clients pourront scanner leur passeport vaccinal directement sur place. Côté achalandage, Mme Lisée dit ne pas avoir remarqué de diminution marquée si ce n’est qu’une baisse normale en cette période de l’année.

Rappelons que le passeport vaccinal sera exigé notamment dans les restaurants, les bars, les centres d’entraînement, les festivals, les salles de spectacles, les salles où se produisent des événements sportifs, les casinos, les cinémas, les sports d’équipe et certaines activités parascolaires.

Martial Gaudreau

Pénurie de main-d’œuvre au CSSHC : Plus d’une trentaine de postes à combler

Martial Gaudreau, directeur du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC), est confiant quant à la réussite éducative des jeunes.

Le Centre de services scolaire des Hauts-Cantons (CSSHC) fait face à une pénurie de main-d’œuvre. Alors que plus d’une trentaine de postes sont à combler, le directeur général, Martial Gaudreau, croit que plusieurs facteurs sont à la base de cette problématique, tels qu’une diminution de population active et la pandémie. Malgré ce contexte, M. Gaudreau se montre rassurant quant à la réussite éducative des élèves.
Quelques semaines après la rentrée scolaire, 25 postes de soutien et près d’une dizaine de postes d’enseignant étaient à combler. Selon M. Gaudreau, la cause de ce manque serait multifactorielle. D’abord, une diminution de la population active affecterait davantage le besoin de main-d’œuvre. Depuis quelques années, dans toutes les sphères de la société, le nombre de jeunes est inférieur au nombre de personnes âgées, explique-t-il. De plus, avec la pandémie, plusieurs personnes manquent à l’appel. Elles craignent le virus, alors que d’autres trouvent que les mesures sont trop contraignantes, ajoute le directeur.

Le manque de personnel dans les établissements scolaires risque d’affecter la réussite éducative des jeunes. « C’est sûr qu’ils n’ont pas la personne qualifiée pour commencer l’année. Parfois, on substitue avec quelqu’un dont ce n’est pas son domaine. Par exemple, un prof de français qui a des habiletés en musique et qui va aller enseigner la musique », mentionne M. Gaudreau. En premier lieu, le CSSHC s’assure de combler les postes de titulaires de classe avant de fournir du soutien. Le directeur affirme toutefois qu’en termes de qualité de services, pour les jeunes, le manque de personnel demeure plutôt transparent. « Tous les jeunes qui ont des besoins qui nécessitent du soutien, tous ces jeunes-là sont desservis », explique-t-il.
D’ici à ce que tous les postes soient pourvus, le CSSHC a mis en place des mesures assurant la réussite éducative. M. Gaudreau affirme que le CSS utilise toutes les ressources en place pour répondre aux besoins de base des élèves. Chaque année, le personnel scolaire a droit à diverses formations continues. Celles-ci seront temporairement limitées afin d’avoir un maximum d’employés sur place. De plus, le nombre de retraits préventifs liés au COVID-19 sera réduit grâce aux mesures mises en place. Le centre de services scolaire a procédé à l’achat de cloisons pour assurer la sécurité supplémentaire et ainsi garantir la distanciation avec les élèves. Ces mesures permettront de maintenir les employés sur place le plus longtemps possible tout en leur garantissant une sécurité. Malgré toutes ces mesures, une crainte demeure. « Si jamais on avait un haut taux d’absentéisme pour toutes sortes de raisons, les listes sont vides », exprime le directeur. C’est pourquoi il invite les personnes retraitées, désirant travailler quelques heures par semaine, à postuler. Un partenariat avec l’Université de Sherbrooke a également été mis en place afin d’offrir des stages pour assurer le développement des compétences des étudiants. M. Gaudreau croit que cette association permettra d’atténuer la pénurie de main-d’œuvre.

Pour inciter les gens à postuler pour le CSSHC, le directeur explique que diverses mesures sont mises en place pour faciliter l’intégration des nouveaux employés par le mentorat. « On est un centre de services à grandeur humaine, donc on est un peu moins nombreux que d’autres centres de services, mais on prend soin de notre monde. Le monde se connaît, donc ça crée une ambiance de travail qui est agréable », ajoute-t-il. De son côté, le gouvernement du Québec a beaucoup investi au cours des dernières années, dont 11 M$ cette année pour soutenir la réussite des jeunes. Une grande partie servira à des programmes de tutorat, de soutien et d’embauche de personnel, ajoute M. Gaudreau.

Cette situation n’est pas nouvelle, selon le directeur, mais elle s’est accrue cette année. Avant la pandémie, le CSSHC était déjà en déficit, notamment dans le secteur du Granit. Toutefois, au cours de la dernière année, la situation s’est amplifiée dans la MRC de Coaticook et du Haut-Saint-François. « Une fois la pandémie passée, que les gens auront repris une vie normale, je pense que ça va être un peu plus stabilisé », explique-t-il. Malgré tout, le directeur estime que la rentrée scolaire s’est très bien déroulée et les jeunes semblent heureux de se retrouver.

©2021 Journal Le Haut-Saint-François