PremierSpectacleMusique-GalerieCookshire

Premier spectacle de la saison culturelle 2024 : « En attendant l’éclipse », à la Galerie d’art Cookshire-Eaton

Myriam Genest-Denis, à droite, a agi comme maîtresse de cérémonie pour le cabaret-concert En attendant l’éclipse, au lancement de la saison culturelle 2024 à la Galerie d’art Cookshire-Eaton, par l’ensemble réputé en musique contemporaine, Paramirabo.

Sous le sceau de l’exploration et de la découverte, la saison culturelle de la Galerie d’art Cookshire-Eaton a été lancée avec beaucoup d’à-propos, en terme d’actualité, par un concert s’intitulant En attendant l’éclipse, l’avant-veille de cet événement astronomique d’envergure mondiale.
Le 6 avril dernier, l’ensemble Paramirabo s’amenait à Cookshire-Eaton pour faire découvrir aux mélomanes du Haut-Saint-François (HSF) trois pièces représentatives de la musique contemporaine, dans une formule cabaret-concert.
L’ensemble Paramirabo réunit six musiciens chevronnés, sous la direction artistique de Jeffrey Stonehouse, flûte traversière. Myriam Genest-Denis, professeure de musique et musicienne chevronnée elle-même, a agi comme maîtresse de cérémonie, présentant chaque fois les trois pièces inscrites au menu du concert. Des informations bien utiles aux spectateurs.
Un concert très spécial, digne de l’éclipse, qui demandait aux intéressés présents de faire preuve d’une ouverture d’esprit particulière, une réceptivité spécifique pour une forme de musique moderne inhabituelle. Plus proche de la musique techno, si on peut dire, la musique contemporaine permet de faire appel à tout instrument pouvant créer des sons, harmonieux, parfois même inusités ! Et ce afin de surprendre l’auditeur en créant des émotions particulières.
En effet, les compositeurs de ce genre de musique ne se gênent pas pour faire intervenir dans leurs œuvres des instruments non conventionnels, comme des plaques de métal qu’on peut frapper, une simple brosse qui s’exprime par frottements, une tape de la main sur la caisse du violoncelle, des gazouillis d’oiseaux créés par le glissement de l’archet du violon et même le sifflage humain dans la bouche d’un musicien… Ce ne sont que des exemples !
L’appréciation de la musique contemporaine n’est pas facile pour tout le monde. Elle est plus apparentée à l’abstraction, comme l’art abstrait l’est pour la peinture. Un art jugé plus pur et plus pointu, moins accessible à la majorité, comme la musique classique par rapport à la chanson populaire, si on permet ce genre de comparaison.
La première pièce, d’une durée de 8 min 45 sec, présentée lors de ce concert, s’intitulait Still Life with Avalanche, composée en 2008 par Missy Mazzoli, compositrice américaine. « Cette œuvre est essentiellement un tas de mélodies qui s’effondrent en une chute chaotique… créant un paysage sonore étrange et évocateur. C’est une œuvre à propos de la beauté à travers le chaos, et vice-versa », en écrivait Mme Mazzoli sur Internet.
La deuxième pièce du concert, s’intitulant Paramirabo, du compositeur québécois Claude Vivier, créée en 1978, a duré 15 min. Le groupe a pris le nom de cette pièce, en hommage à Claude Vivier, mort le mois avant ses 35 ans, assassiné à Paris en mars 1983. « Une situation calme et paisible des flûte, violon et violoncelle qui est vite troublée par une violente intervention du piano… » (Martine Rhéaume)
La troisième pièce, pour sa part, constituait un montage audiovisuel, une fusion entre la musique électro-acoustique du québécois Jimmie LeBlanc et les images artistiques-numériques de l’artiste Fareena Chanda, de Toronto, et le physicien Stephen Morris.
Dans une citation trouvée sur le site Internet de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ), qui a été fondée en 1966, la musique contemporaine est tour à tour qualifiée de musique moderne et de musique de création.
Ajoutons simplement en guise de conclusion que le thème musical de la série-culte Le trône de fer, composé par Ramin Djawadi, se trouve dans la catégorie musique contemporaine, qualifiée aussi de musique nouvelle. Une aventure par les compositeurs d’aujourd’hui qui amorcent une rupture dans le genre musical du siècle où ils vivent. Ce genre de musique sert souvent de musique d’ambiance, comme l’exemple donné ici.

actualite

Grandes préoccupations de l’UPA: Pertes de superficies agricoles et autres menaces

L’Union des producteurs agricoles (UPA) a émis un signal d’alarme, principalement à l’intention du gouvernement du Québec, à propos d’une tendance négative qui s’intensifie : « Les superficies possédées par des propriétaires “locateurs” augmentent d’année en année, sans information significative sur la vocation réelle de ces acquéreurs », a commencé le président général de l’UPA, Martin Caron, au début de mars 2024.
« Les données fournies dans le cadre de la consultation sur le territoire et les activités agricoles confirment aussi que des centaines de milliers d’hectares (ha) sont maintenant la propriété d’un nombre restreint de propriétaires et que cette tendance s’accélère. Ces deux phénomènes vont à l’encontre des intérêts agricoles, alimentaires et territoriaux des Québécois », a continué M. Caron.
À l’occasion de cette consultation nationale, l’UPA a démontré au gouvernement du Québec, en 2023, qu’il sous-estimait de beaucoup les pertes de superficies agricoles des 25 dernières années et que les menaces aux activités de nos agricultrices et agriculteurs sont nombreuses et urgentes à contrer.
« La zone agricole perd 12 terrains de football par jour depuis 25 ans. » C’est par ce titre accrocheur que l’UPA avait abordé la question des pertes de superficies agricoles. L’organisme demandait au gouvernement de défendre intégralement le territoire agricole, incluant la primauté de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, et de renforcer les mécanismes nécessaires à sa protection.
Concernant le Haut-Saint-François, quelques statistiques provenant de l’UPA peuvent illustrer la situation relative aux pertes de superficies agricoles. Ces pertes peuvent être dues à une exclusion de la zone agricole ou bien à une autorisation pour un usage autre qu’agricole. Entre 1988 et 2022, 386 hectares ont été exclus de la zone agricole dans la région, alors que 248 hectares y ont été inclus. En Estrie, ce sont 2557 hectares qui ont été exclus de la zone agricole. La variation nette, entre les pertes et les gains, est négative, alors que la majorité des pertes concernent des sols de meilleure qualité agronomique, soit moins 293 hectares, et la majorité des gains se sont faits dans des sols de moindre qualité agronomique, soit plus 38 hectares.
En ce qui a trait aux autorisations pour des usages autres qu’agricoles, entre 1998 et 2022, 6477 hectares en zone agricole ont bénéficié d’une autorisation pour un usage autre qu’agricole en Estrie, et 1462 hectares dans le HSF, représentant 22 pour cent des superficies autorisées à l’échelle estrienne. Dans le HSF, les principaux usages autorisés sont les activités récréotouristiques, les services d’utilité publique, l’exploitation des ressources, comme les sablières et gravières, et le commercial/industriel.
Le taux d’autorisation des demandes pour des utilisations à des fins autres qu’agricoles, dans le HSF, est de 74 pour cent et que la plupart de ces superficies sont perdues à jamais pour la pratique de l’agriculture. Globalement, l’Estrie, avec la Montérégie, Chaudière-Appalaches et le Bas-Saint-Laurent concentrent plus de 50 pour cent des superficies sur lesquelles une utilisation autre que l’agriculture a été autorisée. Et le HSF en fait partie.
« Nous sommes très inquiets de l’ampleur des superficies totales bénéficiant d’une autorisation pour des fins autres que l’agriculture. Les usages autorisés ont un effet cumulatif lorsqu’ils ne sont pas limités dans le temps, comme les enjeux de cohabitation, par exemple. Ils augmentent la pression sur la zone agricole », est un commentaire qui fait partie du message de l’UPA.
Pour ce qui est des autres grandes menaces qui guettent les propriétés agricoles, les difficultés grandissantes de la relève et les entreprises en démarrage, compte tenu de l’augmentation fulgurante de la valeur des terres, qui ont augmenté de 300 pour cent entre 2010 et 2022 (statistiques de Financement agricole Canada), commandent également des mesures à la fois urgentes et concrètes.

ClubGolfBury

Sous une nouvelle administration : Le Club de golf Pen-Y-Bryn de Bury est ouvert !

Les deux co-propriétaires de la concession du Club de golf Pen-Y-Bryn de Bury, Michel Boutin et son fils, peuvent compter sur la conjointe de Michel, Audrey Goyette-Pothier, au centre, qui leur aide énormément avec l’administration du club.

Oui, il est déjà ouvert le Club de golf Pen-Y-Bryn de Bury, sous une nouvelle administration, pour une saison de golf 2024 renouvelée, sous le signe des nouveaux propriétaires de la concession, l’expérimenté Michel Boutin et son fils Clovis, 18 ans.
Déjà propriétaire depuis quatre ans du parcours 18 trous par 3, portant le nom de Golf des Écossais, à Sherbrooke, Michel Boutin a posé la question fatidique à son jeune fils : « Clovis, est-ce que tu t’impliquerais avec moi si on opérait le Club de golf de Bury ? » Cela se passait, il y a quelques mois à peine, début mars.
Michel a présenté sa soumission à la Municipalité de Bury, qui l’a acceptée, y voyant une association gagnant-gagnant. Bury s’est montrée grandement intéressée à assurer l’avenir du terrain de golf patrimonial, qui amène chaque année bon nombre de visiteurs golfeurs à Bury.
« Notre terrain de golf, qui porte le nom écossais de Pen-Y-Bryn, signifiant «Le Haut de la côte», est le plus ancien en Amérique du Nord, puisqu’il a ouvert en 1869, quatre ans avant le Royal Québec en 1873, cinq ans avant le Montreal Golf Club, en 1874 ! », raconte Michel Boutin, qui connaît bien son domaine de prédilection.
« J’ai répondu à mon père sur un coup de tête, mais je ne le regrette pas du tout », affirme aujourd’hui Clovis, qui démontre détermination et dynamisme. « Mon père a passé 35 ans dans des clubs de golf des environs, à Milby, Longchamp et Manoir des Sables, à y faire tous les genres d’ouvrage qui s’y trouvent. Je suivais mon père. J’ai beaucoup aimé mes quatre dernières années quand il a acheté le Golf des Écossais, où j’étais chef d’équipe. Mais c’est quelque chose avoir son propre terrain de golf », déclare avec fierté le jeune Clovis.
« Bury est propriétaire du fonds de terrain et de l’édifice du resto. Nous y opérons également le restaurant qui est maintenant ouvert. Nous avons des voiturettes que les golfeurs peuvent louer. La petite cabane du pro shop est en préparation et nous voulons ajouter des équipements de golf qui seront aussi à louer, dans le futur », prévoit-il.
Le duo des co-propriétaires annonce également des changements pour régler certains problèmes de configuration des trous numéro 1, 6 et 7.
« Un terrain de golf, c’est beaucoup de soins et d’entretien, pour la coupe très rase du gazon sur les «verts» de chaque trou, qui sont très fragiles, l’épandage d’engrais, le drainage, il faut les surveiller et s’en occuper », admet à son tour Clovis.
« Le terrain a manqué d’un peu d’amour, avec le temps, mais il faut dire que le précédent responsable, Randy Chapman, a effectué un excellent travail », convient Michel, en reprenant la parole. « Nous allons essayer d’améliorer encore les conditions pour les golfeurs. Nous avons une très bonne collaboration de la part de la Municipalité de Bury qui nous aide en fournissant des services », renchérit le père de Clovis.
« Il faut absolument que je signale également l’aide incroyable que j’obtiens de ma conjointe, Audrey Goyette-Pothier, qui réussit très bien à démêler toute la paperasse gouvernementale et l’administration que le club de golf représente », conclut-il en souriant.

ProjetFermeEducative

Présenté par un enseignant-agriculteur de Cookshire-Eaton : Un projet très ambitieux de ferme éducative

L’enseignant-agriculteur Jean Maher partage avec enthousiasme sa grande ambition au sujet de son projet éducatif qu’il peaufine depuis quatre ans.

L’enseignant Jean Maher, impliqué au Centre 24-Juin, à Sherbrooke, et à la polyvalente Louis-Saint-Laurent, d’East Angus, fignole depuis quatre ans un projet éducatif ambitieux, qui devrait, d’après lui, révolutionner en quelque sorte le monde de l’éducation, rien de moins.
Lui-même agriculteur sur sa ferme située à Cookshire-Eaton, où il élève des moutons, il prépare un projet multiple de ferme éducative. Celui-ci s’adressera en première phase aux étudiants des secondaires 3, 4 et 5, des Centres de services scolaire de la région de Sherbrooke (CSSRS) et des Hauts-Cantons (CSSHC) et, éventuellement dans sa phase 2, aux personnes du troisième âge.
« C’est un projet de longue haleine, pas du tout commercial, strictement privé avec le CSSRS pour commencer, qui a pour motivation importante de contrer le décrochage en favorisant la persévérance scolaire. Nous visons la création d’un OBNL, La Ferme éducative des Cantons qui servira de tremplin à l’initiation du monde agricole pour les étudiants, par groupes de 20 élèves à la fois, pour une journée à la ferme, reçus par deux responsables-enseignants qui s’occuperont chacun d’un groupe de 10 », décrit Jean Maher.
« La ferme recevra ses premiers groupes à l’automne 2025. Mon fils Jérémy y sera impliqué avec moi. C’est un passionné de construction et d’agriculture, qui a déjà acquis des compétences par un diplôme d’études professionnelles (DEP) de charpentier-menuisier et un autre en pose de systèmes intérieurs. Actuellement, il est étudiant au DEP en production horticole, au CRIFA de Coaticook, pour éventuellement s’occuper à établir une production maraîchère et un vignoble d’environ trois hectares (7,5 acres), attenant à la ferme », indique Jean Maher, arborant un pétillement dans les yeux.
« Durant cette journée à la ferme, les élèves pourront vivre des moments enrichissants et divertissants avec des formateurs passionnés, des étudiants au DEC en production agricole ou animale, en lien avec l’agriculture. Stages et travaux seront effectués par eux. Nous sommes déjà en pourparlers avec le CÉGEP de Sherbrooke. Des agronomes à la retraite seront aussi nos collaborateurs », espère-t-il.
« Différents projets seront réalisés au cours des années subséquentes, comme la construction d’une pépinière-volière, d’un kiosque pour la vente de produits de la ferme, d’une cabane à sucre artisanale, et nous anticipons un partenariat avec un producteur-apiculteur pour implanter 50 ruches. Nous visons avoir un impact majeur avec un grand effet d’entraînement ! », conclut Jean Maher, tout souriant.

Jardin Communautaire de Sawyerville

Ouverture du Jardin Communautaire de Sawyerville

Le Jardin Communautaire de Sawyerville veut mettre la main à la terre – une pâte particulière ! – pour «démarrer» du bon pied, le samedi 25 mai prochain. De 9 h à midi, les intéressés sont tous les bienvenus, car dans le contexte économique actuel, le souci de se nourrir localement et de façon adéquate est qualifié d’incontournable. À cet effet, le Jardin Communautaire devient un soutien, un allié pour tout un chacun.
Quelques planches de jardinage restent disponibles, le compost et les outils de jardinage étant fournis, le tout à coût raisonnable. Location 1 planche 20 $, 2 planches 30 $.
Pour sa part, le Marché Villageois de Sawyerville, situé au cœur du Jardin Communautaire, ouvrira sa saison le 29 juin, de 10 h 30 à 13 h pour la terminer le samedi 28 septembre 2024 inclusivement. Différentes animations sont prévues, de même que des ateliers variés, au cours de l’été. Un réfrigérateur «free-go» sera installé dans une petite remise, afin d’offrir différents aliments, une initiative du Centre d’action bénévole (CAB) du HSF.
Merci aux nombreux commanditaires et partenaires qui soutiennent le Jardin Communautaire. Bienvenue aux nouveaux bénévoles et aux anciens aussi !
Carte de membre : 5 $
Possibilité de réserver le site du JCS
Inscription pour 1 kiosque au marché
Inscription pour être bénévole au marché ou au jardin
Pour infos : jcsawyerville@hotmail.com.

MarcheCours

Activité du Fonds Marche/cours pour le Haut : Une réussite sur toute la ligne pour la 9e édition

Une bonne foule de plus de 300 marcheurs/coureurs s’est rassemblée au Parc Memorial de Bury, pour la 9e édition du Marche/cours pour le Haut, le samedi 11 mai dernier. Les gens se sont prêtés à un échauffement sérieux avant le départ.

La 9e édition de l’événement-bénéfice Marche/cours pour le Haut a remporté un succès impressionnant, impliquant au total 323 marcheurs/coureurs. De plus, il a permis à l’organisation d’amasser 8190 $ pour la bonne cause défendue par le Fonds Marche/cours pour le Haut, soit d’aider les familles du Haut-Saint-François (HSF) à défrayer les frais d’inscription ou de matériel pour les activités sportives, artistiques et culturelles de leurs enfants.
L’activité s’est déroulée le samedi 11 mai dernier, au Parc Memorial de Bury, par une superbe température quasi inespérée !
Juste avant le départ des maires de la région pour une marche, possiblement plus protocolaire que cardio, des personnalités impliquées ont pris la parole succinctement, pour encourager autant l’organisation que les participants. Identifions le député de Mégantic, François Jacques, le préfet de la MRC du HSF, Robert G. Roy, le maire de Bury, Denis Savage, et la présidente d’honneur de l’événement-bénéfice, Chantal Ladouceur, présidente du Parcours de marche au cœur de Mégantic, devenu le Mini-Compostelle, qui se marche également dans le HSF.
Une bonne période d’échauffement, avant de subir l’effort de la course ou de la marche, a été animée par Claudia Gilbert, enseignante de Zumba à East Angus et conseillère municipale à Westbury.
Lors de ce départ des maires, effectué d’un bon pas rapide et dynamique, on a remarqué la présence en tête de la mairesse d’Ascot Corner, Nathalie Bresse, et du maire de Weedon, Eugène Gagné, suivis par la mairesse de Dudswell, Mariane Paré, la mairesse de La Patrie, Johanne Delage, du maire André Perron, de Saint-Isidore-de-Clifton, du maire du Canton de Lingwick, Robert Gladu, du maire de Bury, Denis Savage, et de quelques autres. Tout de suite après le départ des maires, les départs des 5 km et des autres marches/courses se sont succédé assez rapidement.
La responsable de l’activité, à la MRC du HSF, Marie-Pierre Hamel, s’est dite « très satisfaite de cette 9e édition du Marche/cours pour le Haut, compte tenu de la température idéale, du nombre de personnes qui s’étaient préinscrites, 236, et des 87 présentes à l’activité qui se sont inscrites sur place, mais par-dessus tout de la bonne humeur générale qu’on a pu y remarquer ! », s’est-elle exclamée, réjouie.

SemaineSanteMentale

Pour souligner la Semaine de la santé mentale : Virage Santé mentale reçoit l’animateur- conférencier Dave Morissette

Près d’une centaine de personnes ont assisté à la conférence de Dave Morissette, le 7 mai dernier, au Centre communautaire Thérèse Denis Lavertu, de Weedon, dans le cadre de la Semaine de la santé mentale.

Originaire de Baie-Comeau, Dave Morissette a été animateurà la radio (CKAC), dans le domaine des sports, et l’est encore à la télé (TVA Sports), parce que lui-même un ancien sportif. Sa carrière la plus connue s’est jouée au hockey professionnel, entre autres, deux ans pour les Canadiens de Montréal dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Il était de passage à Weedon, le 7 mai dernier, comme conférencier, à l’occasion de la Semaine de la santé mentale 2024.
Il répondait à une invitation spéciale de la part de Pauline Beaudry, directrice générale de l’organisme Virage Santé mentale, qui l’a accueilli et présenté avec humour, déridant la quasi-centaine de participants à l’activité, au Centre communautaire fraîchement baptisé Thérèse Denis Lavertu, grande bénévole de l’histoire de Weedon.
Dave Morissette ne l’a pas eu facile, ayant à se battre pour parvenir à réaliser son rêve de jouer au hockey, un jour, dans la LNH, ce qu’il a réussi après maintes péripéties à l’âge de 27 ans, alors que la plupart des joueurs prennent leur retraite à 30 ans. Et il a dû se battre littéralement pour y rester deux ans, à défendre ses coéquipiers moins corpulents que lui, souvent malmenés par les adversaires, selon son statut de joueur robuste et batailleur.
C’est qu’une carrière d’un joueur marginal passe par des aléas de ce genre, avec la mission d’intimider l’adversaire… Et se termine souvent à 30 ans, à cause des conditions du jeu intense, des efforts physiques nécessaires, des blessures qui en résultent et, par la bande, de la vie trépidante de joueur de hockey, qui inclut des voyages fréquents longue distance, des séjours dans les hôtels et repas dans les restaurants, etc. Ce sont les nombreuses commotions cérébrales qu’il a subies qui ont mis fin à sa carrière.
« J’ai eu une période où je ne me sentais pas bien, j’avais l’impression que tout le monde était contre moi, que je n’étais pas chanceux. Pourquoi acheter des billets de loterie, je ne gagne jamais ! Je n’avais pas hâte de me lever le matin. Je ne jouais pas assez à mon goût, je vais être retranché… J’étais la victime parfaite, j’avais ce genre de pensées tout le temps. J’ai rencontré quelqu’un qui m’a questionné sur mon but à moi, sur mon rêve. J’avais besoin d’aide. Cette personne m’a dit : je vais changer ta vie. Et elle l’a fait ! », a raconté Dave.
« Aujourd’hui, c’est différent. Pourquoi je suis heureux sans raison ? Parce que je vis dans le moment présent. La définition du bonheur ? Mon grand-père disait que le bonheur, ce n’est pas un endroit que t’habites, c’est un endroit que tu visites. Parfois, il faut demander de l’aide. Mais ça prend de l’effort de soi-même. Il ne faut pas laisser l’adversité ni nos échecs nous définir. J’ai pris mon courage à deux mains, je suis allé à RDS et je leur ai dit : j’aimerais animer une émission sportive de fin de soirée. Ils m’ont répondu : prends de l’expérience, fais de la radio. À CKAC, je me levais à trois heures du matin. C’était difficile ! Il y a un coach qui m’avait dit : on va travailler ensemble et je vais te rendre meilleur. Deviens la meilleure version de Dave Morissette… Se mettre le sourire dans la face, c’est pas toujours facile. Je suis allé chercher des outils. Avec les épreuves qu’on vit, on apprend… Mais ça prend un équilibre dans la vie », suggère-t-il.
Son message, resté simple et facile à comprendre, a frappé l’imaginaire des intéressés venus l’écouter, qui l’ont chaudement applaudi. « Son message était humble, rempli de simplicité, d’honnêteté, de franchise et transparence. Je suis plus que satisfaite de la soirée, les gens aussi, on a ri, on a été émus à l’occasion ! », a résumé Pauline Beaudry, à propos de Dave Morissette.

aga CLD

Assemblée générale annuelle du CLD du HSF : Pour accompagner les entreprises dans leurs grands défis

Véronick Beaumont, conseillère en développement local au CLD du Haut-Saint-François, explique la démarche de mise à jour du PDZA.

L’assemblée générale annuelle du Centre local de développement (CLD) du Haut-Saint-François (HSF) a réuni une trentaine de partenaires et acteurs du développement économique de la région, le 30 avril dernier, à Newport.
Il en est ressorti que l’année 2023 a amené les entreprises à agir avec prudence quant à leurs investissements. Ils ont également prévu, entre autres, leurs besoins futurs au chapitre de la main-d’œuvre, avec les défis que cela représente en termes de recrutement et de rétention constante.
Des faits saillants ont été mis en évidence, notamment que le CLD est intervenu à 167 reprises, pour générer 7,6 millions $ d’investissements, avec l’effet de levier qu’un dollar investi par le CLD en génère neuf autres. Également, ont été soulignés le déploiement de la campagne à succès Ose le Haut, de même que la tenue des consultations en lien avec la mise à jour de l’important PDZA, le Plan de développement de la zone agricole.
« Le CLD demeure un acteur incontournable pour les entrepreneurs qui veulent développer leur projet et leur entreprise. Je remercie les membres du conseil d’administration, du comité d’investissement commun, ainsi que notre équipe de professionnels. Nous exprimons notre gratitude envers nos entrepreneurs pour la confiance qu’ils nous accordent en nous permettant de les aider à progresser dans le Haut ! », a déclaré Robert G. Roy, président du CLD du HSF, également préfet de la MRC du HSF.

Desjardins

8e édition de la Soirée de la persévérance scolaire Desjardins : 11 élèves de 6e année honorés pour leur assiduité !

Les élèves honorés durant la soirée : Laurence Lacroix, Gabriel Coderre et Koralie L’Heureux, du Parchemin d’East Angus; Joseph Henderson, Cookshire Elementary School; Emmie Roberge, Saint-Camille de Cookshire; Déreck St-Onge, N.-D.-du-Paradis de Dudswell; Jade Audit, Sawyerville Elementary School; Amy Lowe, Pope Memorial de Bury; Noémie Bélanger et Mahély Bureau, N.-D.-du-Sacré-Cœur de Weedon, et Frédéric Paquette, N.-D.-de-Lorette de La Patrie. En présence, le DG de la Caisse du HSF, Daniel Lamoureux, à l’arrière.

En avril dernier, 11 élèves de 6e année de différents secteurs du Haut-Saint-François ont été honorés lors de la 8e édition de la Soirée de la persévérance scolaire Desjardins, tenue à la salle Guy-Veilleux de Cookshire-Eaton.
Organisée par la Caisse Desjardins du HSF, l’activité a mis en lumière la résilience de ces élèves de 6e année de plusieurs écoles de la région, qui ont excellé à la suite de leur adaptation dans leur parcours scolaire.
Environ 80 personnes ont participé à la soirée où les 11 élèves ont été chaleureusement félicités, devant leurs familles, la direction des écoles, les employés et administrateurs de la Caisse et leurs enseignants, ces derniers en exprimant toute leur fierté pour leurs jeunes protégés.
Les élèves ont alors reçu une plaque honorifique, un sac de sports et un chandail de marque Champion soulignant leur exceptionnelle détermination et leur profond engagement dans leur avenir.
« La réussite éducative des élèves est étroitement liée à l’amour et à la passion déployés par les enseignants dans leur travail », a rappelé le directeur général de la Caisse, Daniel Lamoureux, à propos du dévouement quotidien des enseignants de ces élèves.
Ces derniers ont également pu s’exprimer à propos de la persévérance scolaire, qui leur permet de pouvoir avancer dans la vie et de réaliser leurs rêves, malgré les obstacles qu’ils peuvent rencontrer.

espace-culturel-cookshire-eaton

À l’Espace Culturel Cookshire-Eaton : Une programmation estivale exceptionnelle !

Un été haut en couleurs est promis en 2024 aux amoureux des arts visuels et aux amateurs de bonne musique, par la programmation estivale d’exception de l’Espace Culturel Cookshire-Eaton qui vient d’être dévoilée.
« L’objectif derrière notre programmation est de donner aux résidents et aux gens de passage dans notre région des raisons de prendre une pause culturelle chez nous. Que ce soit pour découvrir nos expositions à la Galerie d’art Cookshire-Eaton, ou encore pour profiter d’un apéro concert en plein air », a souligné Gilles Denis, président de l’Espace Culturel Cookshire-Eaton.
Les expositions constitueront de belles occasions de découvertes pour le public du Haut-Saint-François, à la Galerie d’art Cookshire-Eaton.
Depuis le 5 mai, les amoureux des arts visuels sont invités à la salle Louis-Pierre Bougie pour découvrir l’exposition de trois artistes, Pauline Boudreau, Chantal Julien et Stuart Main, qui peignent surtout des scènes de la nature.
Ensuite, le 6 juillet, l’exposition De la ligne au volume mettra en évidence les œuvres de Charles Daudelin, Francine Simonin et Lisa Tognon, dans la salle Louis-Pierre Bougie, une collaboration avec la Galerie Eric Devlin. L’artiste Sandra Tremblay, pour sa part, installera son exposition Phénoménologie des empreintes dans la salle Suzanne-Genest, au rez-de-chaussée.
Par la suite, à partir du 25 août, la salle Louis-Pierre Bougie sera investie par l’exposition multidimensionnelle Fusion Rurale, œuvre des artistes Georges Foster et Robert Péloquin. Dans la salle Suzanne-Genest sera présentée, en parallèle, l’exposition Relation entre deux mondes, de l’artiste Sylvie Cadorette.
Du côté de la musique, les amateurs ne seront pas en reste pour la saison estivale, puisque l’Espace Culturel Cookshire-Eaton présentera une série d’apéro concerts, dans le parc des Braves, à compter de 17 h, trois mois d’affilée, soit les 30 juin, 28 juillet et 18 août. « Les apéro concerts constituent une belle occasion pour les gens de profiter d’être dehors et de découvrir des musiciens qui les font sortir de leur zone de confort. Chaque été, nous avons toujours un peu plus de monde qui se joint à ces événements extérieurs. Nous espérons que 2024 ne fera pas exception », a souhaité Myriam Genest-Denis, directrice musicale de l’Espace Culturel Cookshire-Eaton.
Par ailleurs, deux autres concerts seront également présentés, en collaboration avec les stagiaires de l’Académie Orford dans le cadre d’Orford sur la route. Dans un premier temps, le 10 juillet, un concert sera présenté à l’église Trinity United Church. Puis le 4 août, la harpiste Valérie Milot offrira un spectacle musical pour enfants.
Enfin, le retour des Murmures du canton, par les Productions de l’Inconnu dans le noir, donnera vie aux édifices situés autour du parc des Braves, avec son animation retraçant l’histoire de Cookshire-Eaton. Ce voyage historique débutera avec le mois de juin, dès la tombée de la nuit les jeudis, vendredis et samedis, jusqu’au début septembre.
La programmation estivale est rendue possible grâce au soutien financier important reçu du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), dans le cadre du Programme de partenariat territorial de la MRC du HSF.

Après sa 20e édition en 2023 : La Classique de golf Gérard «Putter» Bernier disparaît

Gérard «Putter» Bernier.

Une page importante de l’histoire sportive d’East Angus vient de se tourner définitivement avec l’annonce, à la fin d’avril, de la disparition de la Classique de golf Gérard «Putter» Bernier, traditionnellement tenue en septembre chaque année, après sa 20e édition de 2023.
Ce sont les changements majeurs apportés à l’orientation du Club de golf East Angus, après son achat par des intérêts locaux, qui ont eu raison des ambitions de l’événement pour l’avenir. Le parcours de golf passant de 18 à 9 trous seulement réduisait grandement le nombre des équipes quatuors pouvant y évoluer, et la nouvelle administration du restaurant ne rendait pas possible la réception donnée par le comité organisateur après la tenue de la Classique, comme par le passé.
« Notre tournoi de golf avait une notoriété, c’est certain, il aurait été trop différent, nous aurions été dans l’obligation de refuser des participants, au moins une trentaine. Il aurait fallu dire non à au moins huit équipes de quatre joueurs, mais qui choisir ? J’entends déjà les personnes nous répondre : mais vous ne pouvez pas nous faire ça, on vous suit depuis le début ! », a fait valoir, lors d’une conversation téléphonique, l’une des fondatrices de la Classique, Lyne Bernier, la nièce de Gérard «Putter» Bernier.
« Et puis nous aurions été obligés d’organiser la réception des golfeurs sous un chapiteau, que nous tenions dans le restaurant du club de golf auparavant, ça n’aurait pas eu de bon sens ! Après 20 belles années, dont un certain nombre avec comme partenaire la Fondation Sports et Loisirs de East Angus, nous nous retrouvions dans l’obligation de nous réinventer pour aller chercher de l’argent en faveur de nos bonnes causes. Ces raisons ont penché dans la balance et la décision a été prise de fermer les livres », a-t-elle laissé tomber, sur un ton résigné.
Au point de départ, l’événement a permis de verser une partie de ses bénéfices afin d’aider les joueurs juniors de golf à débuter leur carrière. Par la suite, les profits étaient remis en partie à la Fondation Sports et Loisirs de East Angus, pour rendre accessibles les sports et loisirs plus largement aux jeunes d’East Angus.
« Les membres du comité organisateur de la Classique Gérard «Putter» Bernier se joignent à moi pour remercier l’ensemble des fidèles participants et des partenaires de l’événement qui ont contribué à nos succès, année après année, depuis 2002. Entre autres, Promutuel Assurance fut l’un des partenaires les plus importants avec sa contribution annuelle depuis 2004 », a conclu Mme Bernier.

Manif

À Sherbrooke : Manifestation agricole de l’UPA pour Nourrir dans la dignité

Une grande manifestation agricole a eu lieu à Sherbrooke. Plus de 500 personnes, avec le passage de 100 tracteurs et autres véhicules de ferme, ont perturbé le boulevard Bourque, afin de livrer un message très clair au bureau du MAPAQ situé sur cette artère.

Plus de 500 personnes, dont une majorité de producteurs et productrices agricoles de l’Estrie, accompagnés par une centaine de tracteurs et autres véhicules de ferme, ont manifesté sur le boulevard Bourque, à Sherbrooke en avant-midi, le lundi 22 avril dernier.
Leur but avoué : livrer un message très clair et émotif devant les bureaux du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). Le thème de la manifestation, Nourrir dans la dignité, se voulait un jeu de mots ironique, calqué sur Mourir dans la dignité…
« L’agriculture est en crise. Le modèle agricole québécois, basé sur une multitude de fermes familiales dynamisant les villages, risque de disparaître et laisser sa place à des géants de l’agroalimentaire. À très court terme, le Québec risque de diminuer sa capacité à assurer son autonomie alimentaire. C’est la sécurité alimentaire du Québec qui est en péril », livre l’UPA dans son communiqué de presse.
« L’inflation, les taux d’intérêt et la valeur des terres agricoles tuent les fermes. Les aléas climatiques et les marchés mondiaux menacent les autres. La zone agricole est sans cesse amputée. La paperasse s’alourdit. Loin de l’autonomie pourtant souhaitée par le gouvernement du Québec, c’est de sécurité alimentaire dont il faut maintenant se soucier », a exprimé Michel Brien, producteur de lait et de foin de commerce, à Racine, et président de la Fédération de l’UPA-Estrie.
Pour sa part, le président général de l’UPA, Martin Caron, a affirmé : « Chaque jour, les productrices et producteurs agricoles contribuent à un important projet de société, soit de nourrir les Québécoises et les Québécois. Ils contribuent au dynamisme économique de nos régions. Depuis quelques années, nous sonnons l’alarme sur la situation économique et financière des entreprises. Ils souhaitent être au cœur des discussions et des décisions ayant un impact sur leur avenir, ainsi que sur celui de la relève. Cet avenir est plus fragilisé que jamais et il est plus que temps que des solutions porteuses et pérennes soient mises en œuvre. C’est l’assiette et le territoire des Québécoises et des Québécois des 10, 20, 100 prochaines années qui sont en jeu ! »
Le Haut-Saint-François (HSF) subit la même pression du milieu agricole. Les producteurs et les productrices veulent être au cœur des solutions. Le président du Syndicat local de l’UPA du HSF, Bernard Lapointe, en rajoute.
« La manifestation reprenait les thèmes des difficultés du secteur agricole à tous les niveaux : les coûts de production qui dépassent de beaucoup les revenus, la diminution du cheptel dans la production du porc, la fermeture de l’usine d’Olymel à Saint-Jean-sur-Richelieu, etc. Les répercussions chez les producteurs de proximité sont énormes. Dans le HSF, la majorité des fermes ont des chiffres d’affaires bruts de moins de 100 000 $ par année, et même avec plusieurs de moins de 50 000 $ annuellement », a-t-il indiqué lors d’une conversation téléphonique.
« Les programmes d’aide sont complètement inadaptés aux fermes de petite taille. Ce qu’ils vivent a pour conséquence que les gens se découragent. Les jeunes sont pénalisés s’ils gardent le deuxième job qui leur sert pour survivre : leur subvention est coupée. Ceux qui préparent le budget de l’agriculture, depuis de nombreuses années, ne démontrent pas de volonté politique de maintenir l’agriculture saine et vivante. Les députés sont présents, ils nous entendent, mais ils ont peu d’écoute et encore moins d’action. Des milliers d’emplois au Québec sont en jeu. Quand l’agriculture est moribonde, la région devient moribonde », a conclu M. Lapointe.

AndrePhilibert-Atelier

De son surnom le Peintre de la nuit : André Philibert, toujours aussi impressionnant

Le peintre André Philibert dans son atelier, situé à l’arrière de sa maison. Sur son chevalet se trouve une toile qu’il avait commencée plusieurs années plus tôt et qu’il vient de sortir de sa dormance, dans sa section réservée à l’entreposage. Il se fie sur l’inspiration qui lui revient et son instinct, bien sûr, pour la terminer.

Le journaliste que je suis a eu le plaisir de rencontrer l’artiste peintre André Philibert au début de ma carrière pour un autre journal, vers la fin des années 1990. Une entrevue où cet artiste d’envergure s’était montré généreux, impressionnant, professionnel, fort intéressant. Ses toiles très spéciales lui avaient déjà valu le surnom de Peintre de la nuit. Et je dois ajouter qu’elles m’avaient grandement frappé par leur originalité, leur créativité, leur spécificité.
Le retrouver ce 4 février dernier à son atelier-galerie d’art de Saint-Mathias-de-Bonneterre, entre Chartierville et Sawyerville, c’était pour moi comme un retour aux sources. À mes sources !
Mon but ici n’est pas de résumer toute la carrière de cet artiste prolifique, de réputation internationale, qui ne peut se réduire à quelques paragraphes, et je n’ai pas l’espace dans le journal pour la multitude de paragraphes qu’il faudrait produire pour ce faire.
Sa première exposition comme peintre s’est tenue en 1968, à ses débuts. Et aujourd’hui, il a encore, comme octogénaire, un projet d’exposition qui lui tient à cœur, pour juillet prochain, à Lac-Mégantic, où il présenterait une rétrospective de ses œuvres du début, avec j’imagine certaines de celles qui ont suivi au cours de sa grande carrière.
Dans le monde, il a un certain nombre de galeries d’art qui vendent des toiles issues de son grand talent. La Galerie Liss, à Toronto, qui a pris la relève de la Galerie torontoise Christin. Il y a aussi la Galerie Archambeault, de Lavaltrie, où une salle a été peinte complètement en bleu, spécialement pour lui, avec un variateur d’intensité lumineuse, créant un effet très spécial pour ses toiles. Et à Québec, et à Paris, et… Je ne veux pas en faire toute une nomenclature, car il y a aussi une kyrielle de galeries où des expos occasionnelles ont été présentées.
Il y a même une couleur, un bleu très spécial qui porte le nom de Bleu Philibert. Pour moi, c’est un signe. Un signe qui ne trompe pas, d’universalité, de dominance, d’importance.
« Comme je peins à l’acrylique et que ça sèche très rapidement sur la toile, la couleur, au début, représentait pour moi un vrai défi, car le dégradé de mes cieux devenait très difficile à obtenir, à mon goût ! », se confie facilement l’homme sympathique.
Il se montre modeste, mais tellement cultivé, produisant des œuvres envoûtantes, qu’il qualifie lui-même de presque monochrome, le mot presque est de moi… Car j’y vois au contraire plein de couleurs qui sont bien cachées, qu’on découvre dans les détails, qu’on devine plutôt, à l’intérieur des maisons où les fenêtres portent une brillance presque magique.
Comme ses toiles, André Philibert est un homme sobre d’approche, à première vue, mais volubile et généreux tout à coup, se montrant différent, bleu sombre, toiles toutes pleines de pénombre, de crépuscule, aux multiples plans de profondeur, le premier plan souvent rempli de grands espaces, de lacs, de grands champs; de personnages variés, de couleur souvent rouge, au deuxième plan, des patineurs; de maisons ou de granges, d’édifices en rectangles au troisième plan; et la montagne, le ciel immense au loin, un horizon sombre comme fond lointain au quatrième plan, fermant la profondeur d’un insondable espace, ajoutant au mystère de l’ensemble, servant de contraste épique à la magie de la lumière vive dans plusieurs fenêtres des maisons… Un défi chaque fois renouvelé, intact, à recréer comme luminosité fluo, incandescente, toujours particulière.
Chacune de ses toiles, un enchantement, toujours présentées dans un équilibre étudié, intelligent.
Il vit dans un coin retiré, inspirant, chemin Verchères, en pleine forêt composée d’arbres qu’il a plantés lui-même autour de sa maison, touffue, protectrice. Il a agencé son atelier, sa galerie d’art à l’étage et son garage dans le même complexe à l’arrière de sa maison.
Merci, André Philibert, pour les grands espaces de vos toiles, calqués sur les montagnes de votre HSF, où vos chemins deviennent des montées vertigineuses, des côtes démesurées, des descentes dangereuses, merci pour le grand pays du
Québec que vous peignez.

GaspillageDansBacs-PostesCanada

Dans certains bureaux de poste : Des bacs remplis de gaspillage de papier

Cette citoyenne a fait un tri de ses circulaires, mais en gardant sa copie du journal.

La distribution par la poste du Journal Le Haut-Saint-François peut avoir un effet pervers pour les citoyens qui n’acceptent pas que leur case postale se remplisse des circulaires promotionnelles, en remplacement du Publisac qui n’existe plus.
Le journal papier a donc pu, malheureusement, subir le même sort que les publications de circulaires de certains commerces, lors de l’action rapide et précoce de citoyens incommodés de voir leurs cases remplies de toute cette matière papier…
Pourtant, les municipalités de notre MRC payent toutes une quote-part pour que le Journal Le Haut-Saint-François puisse informer les citoyens, au même titre qu’un dépliant qui serait émis par elles, pouvant être considéré comme du courrier prioritaire. Les autorités ont déterminé que le Journal Le Haut-Saint-François a la même priorité que les communications gouvernementales et municipales et doit être distribué à tous les citoyens dans leurs cases postales.
Une citoyenne, qui a gentiment accepté d’être photographiée, a décidé de se priver des effets promotionnels, en triant son courrier, et en gardant le journal « qu’elle voulait absolument recevoir et conserver, pour l’information utile qu’il contient à chaque édition », a-t-elle indiqué au journaliste qui l’a prise en photo !
Nous faisons appel à la compréhension de nos lecteurs, compte tenu de la nouvelle distribution du Journal Le Haut-Saint-François.

ExpoCapturePatrimoine

Exposition Capture ton patrimoine : 23 élèves du HSF ont approfondi la notion de patrimoine

Les élèves de 5e et 6e années de la Cookshire Elementary School, ont visité leur exposition Capture ton patrimoine, à la Galerie Suzanne-Genest, de Cookshire-Eaton. Dans l’ordre habituel, Chloë Southam, agente de développement en patrimoine immobilier à la MRC et responsable de l’exposition, Rébecca Coates, l’enseignante de la classe, et à l’avant, trois élèves participant à l’exposition, Jamie, Austin et Keegan.

Par leur participation à l’exposition Capture ton patrimoine, 23 élèves de l’école Cookshire Elementary ont pu découvrir, assimiler et approfondir ce que représente pour eux le patrimoine de leur région, le Haut-Saint-François (HSF), par le biais des paysages culturels qu’ils ont photographiés et qui leur appartiennent.
« Pour ces élèves, le patrimoine va bien au-delà des bâtiments, il y a beaucoup de choses immatérielles dans leur vision de ce qui est patrimonial. Par exemple, pour l’un d’entre eux, c’est de faire une randonnée avec des membres de sa famille en pleine forêt. Pour un autre, c’est quand il s’adonne à la chasse avec son père. Pour une des élèves, c’est quand elle vit un bon repas en famille. Un autre élève dont le père était chauffeur de camion, il a photographié un camion 18 roues qui le lui rappelait », a témoigné l’agente de développement en patrimoine immobilier, à la MRC, et responsable de l’exposition, Chloë Southam.
C’est donc à travers leurs propres regards que le patrimoine a pris vie et que ces jeunes de 5e et 6e années du primaire ont décidé de partager à leurs concitoyens, par cette exposition qui devient un témoignage vivant de la vie d’aujourd’hui.
La MRC du HSF se fait donc complice de ces photographes en herbe, en présentant cette exposition itinérante qui a d’abord inauguré la saison 2024 de la Galerie Suzanne-Genest, au rez-de-chaussée de la Galerie d’art Cookshire-Eaton, pour ensuite prendre la direction de la Maison de la culture John-Henry-Pope au 25 rue Principale Ouest, toujours à Cookshire-Eaton, pour un séjour du 24 juin au 2 septembre, de 10 h à 17 h.
Il s’agit de la deuxième édition de cette exposition parrainée par la MRC, inspirée par le concours de photographie qui origine de l’organisme Action patrimoine. Ce dernier a pour mission de protéger, mettre en valeur et faire connaître le patrimoine bâti et les paysages culturels du Québec.

TheatreOhLaLa

À Weedon : Du théâtre d’été au Centre culturel Doris-Lussier

Richard Rodrigue et Sylvie Grimard, président et vice-présidente de la troupe de théâtre Oh La La, qui offrira un divertissement aux amateurs de théâtre d’été.

La programmation 2024 du Centre culturel
Doris-Lussier de Weedon se poursuivra le samedi 25 mai prochain, à 20 h, avec une pièce devenue presque classique du genre comédie de théâtre d’été, La ménagère apprivoisée de l’écrivain québécois Yvon Brochu, interprétée par la troupe Oh La La, établie à Weedon.
Trois autres représentations sont prévues, une par mois, les samedis 8 juin, 6 juillet et 3 août 2024, toujours à 20 h, au même endroit. Pour en parler à l’avance, le journaliste rencontrait Richard Rodrigue, comédien et président de la troupe, accompagné par Sylvie Grimard, comédienne, metteuse en scène de la pièce et vice-présidente de la troupe Oh La La.
« Nous sommes deux passionnés des planches. J’ai commencé à jouer à l’âge de 60 ans », avoue M. Rodrigue. « Avant cet âge, j’étais dans l’organisation de la troupe des Cabotins, de Thetford Mines, comme bénévole accessoiriste, je ne jouais même pas dans les pièces, quand je demeurais dans cette ville. J’ai déménagé à Weedon et quand la troupe Oh La La a été fondée, incorporée à l’automne 2016, nous avons commencé à créer des petits sketches, du genre Cré Basile et Symphorien, des saynètes. Il y en avait huit dans un spectacle qui durait deux heures », raconte M. Rodrigue, tout souriant.
Le théâtre d’été date de 2022 au Centre culturel de Weedon, avec la pièce Bonnie and Claud, parodie de l’histoire bien connue des deux voleurs légendaires Bonnie and Clyde, et Y’a des empreintes partout en 2023, de Jean-Pierre Mourice, un auteur de France.
« Nous sommes chanceux d’être logés dans le Centre culturel de Weedon, qui nous offre un local pour nos répétitions, l’entreposage des décors et des costumes, etc. C’est un appui gagnant-gagnant, nous en sommes reconnaissants, et en retour nous assurons une activité culturelle dans la municipalité », assume Richard Rodrigue.
Le président termine en profitant de l’occasion pour lancer un appel à tous, afin de s’adjoindre des bénévoles. « Pour les comédiens amateurs qui aimeraient jouer au théâtre, nous avons besoin d’une relève. Les intéressés peuvent m’appeler au 873 339-3125 », indique-t-il.

Atome - équipe de Weedon

Tournoi Atome Pee-Wee de Weedon : « Une belle réussite, malgré notre première saison de rodage… »

L’équipe de hockey Atome B de Weedon a remporté les honneurs du tournoi des 5, 6 et 7 avrils dernier à l’aréna local qui porte le nom d’André-Pee-Wee-Tardif.

Le coordonnateur du Service des loisirs et de la vie communautaire de Weedon, Billy Filion-Gagné s’est dit très satisfait de l’expérience que lui a apportée la présentation du tournoi de hockey Atome Pee-Wee des 5, 6 et 7 avril derniers, à l’aréna André-Pee-Wee-Tardif local.
« Une belle réussite, malgré notre première saison en mode rodage au niveau de l’organisation des tournois et classiques de hockey à Weedon », a transmis M. Filion-Gagné au sujet de son activité de prédilection.
« Une dizaine d’équipes étaient présentes sur place à l’aréna, des équipes provenant de différentes régions du Québec, dont Granby, Mirabel, Farnham, Waterloo, Sherbrooke, etc. », a-t-il énuméré.
Le coordonnateur a ensuite noté la collaboration appréciée de l’ex-joueur de hockey professionnel en Europe, Michel Provencher, principal organisateur et porte-parole de l’événement, en collaboration avec la Corporation Sports Loisirs Weedon.
« Les équipes finalistes et gagnantes dans les deux finales du tournoi de la catégorie Atome, ce sont l’équipe de Weedon dans la catégorie Atome B et des Aigles CBIO de Québec, dans la catégorie Atome A. Dans la catégorie Pee-Wee, il s’agit de l’équipe de Valcourt », décrit M. Filion-Gagné.
« Les jeunes sportifs de ces équipes étaient bien heureux de leur participation au tournoi de hockey printanier, avec leurs médailles d’or au cou et leur trophée emblématique en main », a-t-il ajouté.
Le porte-parole et entraîneur Michel Provencher a tenu à ajouter : « Les équipes de Weedon performent bien et gagnent régulièrement, car je leur donne des exercices de Power Skating, j’en donne beaucoup aux joueurs qui améliorent grandement leur coup de patin, ce que je juge très important. On met l’accent là-dessus et ça leur donne un plus, avec de bons résultats. Il y a un groupe de joueurs de Thetford Mines qui venaient chaque semaine à Weedon pour suivre mes entraînements », révèle-t-il.
« Le hockey à Weedon s’améliore énormément. Les petits gars progressent beaucoup. Ils contrôlent mieux la rondelle aussi », résume M. Provencher, qui a joué plus de 20 ans en Europe, un passionné qui a roulé sa bosse en France, en Suisse et en Autriche, pour ne nommer que ces villes. Il s’active pour créer une école de Power Skating pour les joueurs locaux qui souhaiteraient s’entraîner avec lui tout l’été, afin d’être prêts pour la prochaine saison.

Les éPATants

Par une vente de garage annuelle : Les éPATants Relais pour la vie a besoin de vous

Pour la bonne cause de la lutte contre le cancer, l’organisme les éPATants Relais pour la vie s’active depuis 2017 à East Angus, en organisant une vente de garage qui permet d’amasser des fonds grâce à la générosité du public. Cette activité se déroulera le samedi 18 mai prochain, devant le centre d’achats à East Angus, au 151 rue Angus Nord. L’organisme souhaite remercier ses principaux collaborateurs, BMR qui prête son emplacement, la Ville de East Angus pour des services qui facilite l’événement et le mouvement Desjardins qui commandite l’opération.

mcdon

À East Angus : La Journée Natalie Champigny bénéficiera du Grand McDon

Les citoyens du Haut-Saint-François (HSF) sont invités à participer au Grand McDon du restaurant McDonald’s d’East Angus, le mercredi 8 mai prochain.
C’est que ce restaurant remettra une partie de ses profits du Grand McDon annuel aux organisateurs de la Journée Natalie Champigny, encourageant du coup cette cause humanitaire notoire dans le HSF, en faveur des enfants en milieu scolaire, une mission dont s’était occupée la regrettée cookshiroise Natalie Champigny.
« Nous invitons les gens à venir nous visiter au restaurant McDonald d’East Angus, cette journée-là. Nous aurons sur place trois équipes de maires du HSF qui auront enrôlé leurs conseillers municipaux, pour mettre un peu d’action dans ce Grand McDon ! », a annoncé en entrevue Michel Champigny, dont l’esprit de compétitivité rappelle celle de l’ancien joueur de hockey qu’il était… Incidemment, Michel, bien connu des sportifs, est le frère de Natalie.

Lingwick

Fermeture du pont couvert McVetty-McKenzie : Une assemblée publique citoyenne pour réagir

Une trentaine de citoyens de Lingwick ont participé à l’assemblée publique convoquée en réaction à la fermeture du pont couvert McVetty-McKenzie.

La fermeture du plus long pont couvert de l’Estrie McVetty-McKenzie fait grandement jaser la population de Lingwick, secteur de Gould, où il se trouve. Une assemblée publique citoyenne s’est d’ailleurs tenue le jeudi 11 avril dernier, au Town Hall de Gould, réunissant une trentaine de contribuables souhaitant réagir à la situation.
C’est que l’accès piétonnier à ce pont est maintenant interdit, après l’installation de grilles métalliques à ses deux extrémités, une mesure décrétée par le conseil municipal de Lingwick.
En 2023, le maire Robert Gladu avait déjà sonné l’alarme à propos de la détérioration du pont, compromettant grandement les activités sur celui-ci. Des rassemblements de quelques centaines de participants pouvaient alors s’avérer dangereux, selon le premier magistrat.
Une communication récente des assureurs du pont, qui ne peuvent plus l’assurer, serait à l’origine de la décision du conseil, à la suite d’un rapport négatif d’ingénieurs signalant de la pourriture sous le pont.
La trentaine de citoyens réunis en assemblée publique a démontré beaucoup de respect et de retenue. Elle souhaite se constituer en comité officiel pour se donner un peu plus d’influence auprès du conseil. Ils se sont butés aux élus auxquels ils reprochent un refus de collaborer, en particulier pour justifier la barricade actuelle du pont. Ce qu’ils réclament se résume, pour l’essentiel, à :
Obtenir les documents de la Municipalité, à qui on demande plus de transparence : contrat d’assurance du pont, document d’inspection par les ingénieurs, rapports du MTQ et des assureurs, etc.;
Créer un comité citoyen, qui effectuerait le suivi dans le dossier, afin de trouver des solutions et offrir la collaboration de ce comité au conseil municipal, en lui envoyant une lettre demandant la reconnaissance de ce comité comme organisation;
Rétablir la circulation piétonnière au pont en sécurisant son accès;
Les citoyens présents souhaitent travailler sur la rédaction d’une pétition pour éventuellement la diffuser au grand public, mettre sur pied un plan d’action et nommer un porte-parole qui pourra s’adresser aux médias, etc.
Version du conseil municipal
« Ce n’est pas le conseil municipal qui a décidé de fermer le pont. C’est plutôt l’assureur du pont qui ne peut plus l’assurer, ce qui a causé la fermeture. Le pont s’est détérioré encore davantage depuis que nous nous sommes rencontrés pour un texte dans le journal, en 2023. Nous avons plusieurs demandes de citoyens qui veulent se servir du pont, dont un festival qui se tiendrait sur quelques jours, jour et nuit, au mois d’août prochain. La location serait pour 500 personnes. C’est impossible ! Et il y en a d’autres… On ne peut accepter leurs demandes impliquant des centaines de personnes sur le pont. Je me suis adressé aux deux députés, provincial et fédéral, pour obtenir toutes les subventions possibles, mais le pont n’étant pas cité au patrimoine, nous n’avons pas droit aux subventions. Nous sommes mal pris », déplore le maire Gladu.
« J’ai rencontré les ingénieurs du MTQ, la dernière évaluation des coûts pour rendre le pont fréquentable à nouveau, c’est de 800 000 $ à 1,06 million $. Les ingénieurs nous demandent 5000 $ pour produire un rapport, simplement pour une évaluation visuelle. Et ça peut coûter de 10 000 $ à 21 000 $. Nous n’avons pas d’argent pour faire ça. Comment voulez-vous qu’une petite municipalité comme la nôtre, qui compte 270 portes, puisse défrayer des montants comme ceux-là ? Nous avons déjà des problèmes financiers après la reconstruction de la route 257 qui a coûté le double de ce qui était prévu, soit 1,4 million $ au lieu de 750 000 $, et cela malgré les subventions », précise-t-il.
« Dans le groupe de citoyens, il y a d’anciens conseillers démissionnaires qui mènent les autres. Pourtant, lorsqu’ils étaient au conseil, ils n’ont rien fait. Ils le savent pourtant, nous n’avions rien pu dépenser pour l’amélioration du pont quand cela aurait été le temps. Dernièrement, nous avons fait installer des grilles pour fermer l’accès au pont, c’était pour éviter que des centaines de personnes envahissent encore le pont. Nous avons fait comme Cookshire qui a interdit l’accès de son pont couvert, dans la même situation que nous », a conclu M. Gladu, déçu de la situation actuelle.

EclipseTotaleSoleil

Éclipse totale du Soleil, le 8 avril : Fantastique moment d’émerveillement !

L’astronome amateur Claude Germain, de Saint-Hyacinthe, et ses deux filles, Marianne et Élisabeth. Des habitués de la région de Notre-Dame-des-Bois et de La Patrie, pour l’astronomie près de l’ASTROLab et de l’Observatoire du PNMM.

Le jour du lundi 8 avril 2024 et l’éclipse totale du Soleil auront tenu leurs promesses, en s’incrustant dans les mémoires de plusieurs personnes à l’échelle du monde entier, par un fantastique moment d’émerveillement, qui s’est produit grâce à l’engouement et à la fascination tangibles ressentis alors.
Ce fut le cas à La Patrie, où se tenait une activité principale pour cette occasion unique, orchestrée par la MRC du Haut-Saint-François (HSF), en collaboration avec le Parc national du Mont-Mégantic (PNMM), durant l’après-midi où le phénomène naturel exceptionnel a attiré les regards vers le ciel. À cet endroit précis, très chanceux de se trouver sous l’influence d’une météo offrant un ciel plus bleu que bleu, sans aucun nuage, avec les meilleures conditions d’observation, ce qui a été noté par plusieurs ayant choisi d’y être pour cette raison.
L’équipe de la MRC avait tout prévu pour faire un succès de l’activité, incluant le personnel d’accueil et d’encadrement des loisirs par de l’animation, la fourniture d’une quantité de lunettes-filtres spéciales pour l’observation de l’éclipse, d’un écran géant et du système de son adéquat pour la retransmission de l’émission spéciale produite par l’ASTROLab du PNMM, l’adoption de mesures spéciales de sécurité et le personnel pour y voir, l’entente avec la Sûreté du Québec pour régir la circulation sur les routes, etc.
La mairesse de La Patrie, Johanne Delage, a d’ailleurs tenu à être présente pour souhaiter elle-même la bienvenue aux nombreux visiteurs qui se pointaient à l’Abri-Bois de sa municipalité.
« En plus de prendre en note le nombre de personnes qui nous visitent, nous enregistrons leur provenance. Plusieurs viennent de Montréal, Laval, Sherbrooke et Québec, mais je suis étonnée de constater que des gens nous arrivent d’Europe, de la France, de Belgique, des États-Unis », s’est exclamée Mme Delage, avant le moment précis de l’éclipse, avec tout l’enthousiasme qu’on lui connaît. « Depuis le temps qu’on en parle, je suis fébrile et j’ai hâte qu’on voie ça en vrai ! C’est extraordinaire qu’on soit dans la bande de totalité de l’éclipse », a-t-elle ajouté sur un ton enjoué.
Une personnalité bien connue, l’humoriste-conteur Boukar Diouf, était passé et s’était arrêté le matin même à La Patrie, en route vers le complexe astronomique de l’ASTROLab/Observatoire du Mont-Mégantic, au PNMM situé tout près, pour sa participation à l’émission prévue au sujet de l’éclipse. Son nom était encore sur toutes les lèvres au village !
Des astronomes amateurs se sont très bien installés dans la prairie à l’arrière de l’Abri-Bois, avec leurs télescopes et appareils-photo, munis de filtres spéciaux, afin d’observer de près le phénomène de l’éclipse.
Entre autres Robert et Jennifer Cordivari, de Chester County, près de Philadelphie, en Pennsylvanie, qui ont adopté La Patrie pour son ciel bleu et la bande de totalité, ce qu’ils ne trouvaient pas chez eux où les nuages régnaient en maîtres ! Puis les photographes amateurs Xavier et Shahinez, une amie algérienne de Montréal, avaient surveillé l’évolution de la température depuis huit jours, « avant de trouver une météo stable avec les meilleures conditions pour vivre ça ici, dans les Cantons de l’Est ! », s’est écrié Xavier.
Et un astronome amateur de Saint-Hyacinthe, Claude Germain, accompagné de ses deux filles, Marianne et Élisabeth, a avoué se trouver au dernier endroit qu’il s’attendait. « Pour vivre l’éclipse, nous voulions nous rendre à l’endroit qui offrait les meilleures conditions météo, dans un rayon de 1000 kilomètres, peut-être vers le Texas, ou encore à Ayer’s Cliff, ou bien Sherbrooke. Mais la météo la plus clémente nous a seulement amenés à faire deux heures de voiture de plus. Nous ne voulions pas vivre l’éclipse dans la cour arrière chez nous, mais plutôt avec une foule pour l’ambiance », a raconté M. Germain. « On vient souvent dans la région pour l’astronomie, dans un chalet de Notre-Dame-des-Bois ! »
Et en guise de conclusion, le mot de la fin revient à la mairesse de La Patrie, quand l’éclipse eut terminé son spectacle. « Quel beau moment historique et magique, cette éclipse totale qu’on ne reverra pas ! Nous sommes chanceux de l’avoir vécue chez nous, avec des gens de partout, du Québec, de l’Europe, des États-Unis, et surtout de leur faire découvrir notre région, notre MRC, le HSF. C’est un cadeau du ciel, un événement comme celui-là. Si proche du Parc du Mont-Mégantic, c’est magnifique, avec l’Observatoire qui est sur le territoire de La Patrie ! », s’est exclamée Johanne Delage, éblouie.

©2024 Journal Le Haut-Saint-François