Actualités

Près de l’objectif de 50 % de récolte du boisé privé

ACTU-Mobilisation

Le Groupe mobilisation des bois de l’Estrie dont l’objectif, entre autres, est de sortir davantage de bois en forêt privée, est sur la bonne voie pour atteindre la récolte de 50 % d’ici 2018. Jean-Paul Gendron, président de l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie, membre du Groupe, est d’avis que la récolte devrait s’approcher de l’objectif d’ici le 31 mars 2017. « On devrait être proche. Si on ne l’a pas atteint, on ne sera pas loin », exprime-t-il.

Créé en décembre 2014, le Groupe mobilisation des bois de l’Estrie est né à la suite d’un constat du Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec et la compagnie forestière Domtar sur le fait que la région avait un faible pourcentage de mobilisation de bois, à peine 40 % sur le territoire. Évidemment, la papetière aimerait bien augmenter son approvisionnement en évitant de longues distances à parcourir ainsi que les usines.

L’organisme regroupe une douzaine d’organisations œuvrant principalement dans le secteur de la forêt. Dès le départ, on a établi d’augmenter le pourcentage de récolte à 50 % pour 2018. Plusieurs propriétaires forestiers sont inactifs, d’exprimer Jean-Paul Gendron. « Pour eux, la cueillette de bois pour vendre est la cinquième ou septième préoccupation. » Pour convaincre l’ensemble des propriétaires, plusieurs actions ont été mises de l’avant à travers des axes stratégiques, d’expliquer M. Gendron. De ce nombre, on remarque la sensibilisation, l’éducation forestière et l’acceptabilité sociale. Le second axe repose sur le recrutement et la mobilisation des propriétaires forestiers. Le troisième consiste à recruter et former la main-d’œuvre alors que le dernier repose sur la réglementation municipale. À cela, divers projets se greffent aux axes stratégiques comme la mise sur pied de démarcheurs impliquant des personnes allant à la rencontre des propriétaires et proposant des travaux de récolte en mettant en avant plan les divers avantages. Des échanges industriels et de meilleures pratiques forestières s’inscrivent parmi les initiatives mises de l’avant.

L’efficacité des mesures semble porter des fruits, et ce, à l’avantage des producteurs et même de l’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie. L’AMFE, qui dispose d’un budget de fonctionnement de 2,5 millions $ provenant principalement du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, pourrait recevoir une bonification additionnelle de 725 000 $. Ce montant, genre de prime, sera versé dans la mesure où l’on augmente le volume de livraison aux usines de 100 000 m3s portant le total de collectes à plus de 600 000 m3s. Jean-Paul Gendron semble confiant que cet objectif sera atteint. « On a une bonne année et ça sera plus d’argent qui va aller sur le terrain. »

Le président de l’agence rappelle que la forêt estrienne couvre 77 % du territoire avec 810 000 hectares soit 1 % des forêts du Québec. Le couvert forestier est dominé par peuplements feuillus et mélangés à tendance feuillue. La forêt privée en Estrie couvre 730 000 hectares dans les mains de 9 200 propriétaires. On dénombre également 150 entreprises et 8 500 emplois liés à ce secteur d’activité.

Outre cet aspect, M. Gendron rappelle que la forêt est source d’activité fort importante dans l’économie québécoise. Le tourisme, la chasse, les sentiers pédestres, les pistes cyclables, la pêche, les motoneiges et quads génèrent entre autres des millions $ annuellement.

Article précédentArticle suivant
©2020 Journal Le Haut-Saint-François