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Un abattoir A1 dans le Haut-Saint-François

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Le groupe de travail formé du CLD du Haut-Saint-François et de l’UPA-Estrie a confié à la firme Forest Lavoie le mandat de réaliser une étude, dont l’objectif est de déterminer la viabilité d’un abattoir de type A 1 sur le territoire.

Le CLD du Haut-Saint-François et ses partenaires n’ont cessé de chercher une alternative pour pallier à la perte de l’Abattoir Rousseau qui a été rasé par les flammes, en novembre 2017. Bernard Ricard, directeur adjoint au CLD, mentionne que l’obtention d’une aide financière du MAPAQ Estrie via le programme d’appui à la compétitivité des abattoirs régionaux (PACAR), avec une mise de fonds de l’UPA-Estrie et du CLD, permettra la réalisation de l’étude au coût approximatif de 30 000 $.

La démarche, explique M. Ricard, visera entre autres à faire une mise à jour des petites productions du territoire que ce soit faisans, lapins, cerfs rouges et autres. On déterminera les volumes tout en tenant compte des contraintes techniques. L’étude, précise-t-il, dressera un portrait de la situation et permettra de savoir si un abattoir de type A 1 peut être viable et avec quel genre de bêtes. Le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, est bien conscient que la perte de l’Abattoir Rousseau n’a pas été comblée. « On se trouve à pu avoir d’abattoir spécifique comme M. Rousseau faisait et il faut aller loin. On va regarder les différentes alternatives. Est-ce qu’on pourrait dire on fait un abattoir mixte ? Ça veut dire qu’il y aurait deux jours ça serait un abattoir spécifique où les gens puissent aller abattre leurs animaux, repartir avec et les autres journées, ça serait sous juridiction fédérale où ça serait un abattoir comme M. Rousseau où les gens vont porter leurs bêtes pour être dans les magasins », d’exprimer M. Roy.

M. Ricard mentionne que l’étude devrait s’amorcer vraisemblablement début janvier pour se terminer le 31 mars 2019. Dans l’hypothèse où elle s’avérerait positive, le CLD tentera de trouver un promoteur ou un groupe de promoteurs intéressés au projet. Mentionnons que l’Abattoir Desmarais à Weedon avait été approché, l’année dernière, pour suppléer à la perte de l’Abattoir Rousseau. Un an plus tard, Carl Desmarais, propriétaire de l’abattoir de son nom, manifeste peu d’intérêt envers le projet. « On a regardé l’année dernière avec un gars du MAPAQ qui est venu ici et ça prendrait un investissement de 2 M$. Ça m’a refroidi pas mal. » Ce dernier songe plutôt à agrandir son abattoir dans sa forme actuelle. M. Desmarais confirme que des plans sont sur la table à dessin et projette notamment d’agrandir la partie boucherie pour la prochaine année.

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