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Micropulperie à l’école du Parchemin : Favoriser l’autonomie

Micro pulperie

Les petits lutins de la classe de M. Alexandre à l’école du Parchemin à East Angus mettent la main à la pâte à la micropulperie.

Encore une fois cette année, les élèves de 6e année de la classe d’Alexandre Dumas, à l’école du Parchemin à East Angus, mettent littéralement la main à la pâte. La production de cartes de Noël en papier recyclé de la micropulperie va bon train et l’enseignant prévoit la fabrication de 2500 à 3000 cartes d’ici Noël. Cette expérience permet notamment aux jeunes de développer leur autonomie.
M. Dumas note que pour ce groupe, la grande force qui ressort est justement leur autonomie. Les jeunes savent ce qu’ils ont à faire et se débrouillent. « Il faut se dépêcher à finir tout notre travail pour faire la micropulperie et pour ne pas être en retard », explique Laurianne Vachon, élève de 6e année. L’enseignant est agréablement surpris de voir à quel point les jeunes sont calmes, à leurs affaires et qu’ils ont un bon esprit d’équipe. « Je n’ai pas besoin de rien leur demander, tout se fait hyper bien », exprime-t-il. Ainsi, il peut même en profiter pour créer les cartes avec les enfants.
Avec le retour des activités, auparavant restreintes en raison de la pandémie, les jeunes des autres groupes peuvent revenir dans l’atelier pour créer avec les plus grands. Florence St-Pierre, élève de 6e année, le dit fièrement que l’une de ses tâches est d’aller chercher les groupes dans les autres classes et de les amener à l’atelier. « Les jeunes aiment ça s’occuper des plus petits. Ils aiment ça être les grands qui montrent, qui modélisent et qui enseignent aussi aux autres. C’est comme une fierté », explique M. Dumas. Une nouveauté cette année est l’intégration des jeunes provenant des classes particulières. Ceux-ci participent aux divers projets de M. Dumas. Selon lui, cette nouveauté amène plus de sociabilité chez les enfants.
Comme leurs prédécesseurs, les finissants espéraient fort être dans la classe de M. Alexandre. C’est pour eux une expérience qu’ils ne voulaient pas rater. Chacun a un rôle dans le groupe. « J’ai deux rôles, je suis contrôleur de qualité, donc je regarde si les cartes sont bien faites et je suis secrétaire, donc je prépare les commandes et je fais la prise de commandes », explique fièrement William Crête-Sallenbach. Pour lui, le travail d’équipe est ce qu’il apprécie le plus dans ce groupe.
Les cartes sont vendues à diverses personnes de la communauté et les profits servent habituellement à payer le voyage de fin d’année des finissants. Toutefois, en raison de la pandémie, ce voyage est sur la glace pour l’instant. « Ces sommes-là reviennent pour des projets scolaires, du matériel », explique l’enseignant. Il tient à préciser que la micropulperie n’est pas organisée dans un but lucratif, mais les profits permettent tout de même de bonifier les activités scolaires et de fournir du matériel à l’école.

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