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L’aréna de Weedon au cœur des préoccupations des familles

Aréna Weedon

Voyant l’inactivité ou plutôt dire la diminution des services offerts à l’aréna de Weedon, plusieurs citoyens, majoritairement de jeunes familles, sont préoccupés de l’accès et des services offerts par la municipalité pour leur progéniture.

Les résidents rencontrés soulignaient que l’hiver, l’aréna est la principale activité accessible. Souhaitant proposer des idées et informer la ville, ils ont tenté à plusieurs reprises de rejoindre les responsables. Parmi leurs propositions, retrouvons entre autres faire la promotion de la patinoire, en offrant une heure de glace à l’AHMHSF, à titre d’exemple. Suggérer une stratégie pour la cantine qui est fermée faute d’achalandage. Avoir des heures de glace pour offrir des cours privés. Diminuer les frais de location présentement à 500 $ par jour pour la tenue d’un tournoi. Changer les globes dans le tableau indicateur, avoir un abreuvoir et réparer la Zamboni.

Sans nouvelles et vu la situation en dormance, le citoyen, Jocelyn Mercier, a pris l’initiative de se présenter au conseil. Père d’un jeune hockeyeur, il s’est porté garant et deux coéquipiers se sont joints à lui, voulant aussi transmettre certaines demandes partagées par d’autres personnes préférant garder l’anonymat.

Dans un même ordre d’idée, le journal a appris qu’une responsable du tournoi Atome/Pee-Wee de l’Association du Hockey mineur du Haut-Saint-François (AHMHSF) a tenté, sans succès, de rejoindre l’aréna, afin de voir les possibilités de location d’heures de glace. Elle précise avoir laissé des messages à plusieurs reprises et souligne qu’à chaque fois, elle mentionnait sur le répondeur ne pas savoir si elle s’adressait au bon endroit. En ce qui concerne les coordonnées, on remarque sur le site Internet de la municipalité deux options, les loisirs ou l’aréna. Inévitablement, on choisit l’option aréna. Après avoir discuté avec Emmanuelle Pelchat, agente développement aux loisirs, on comprend que c’est à elle qu’on doit s’adresser pour une demande de location ou disponibilité et non à l’aréna, ce qui porte à confusion ! « Des fois, les demandes sont faites à moi, mais d’autres fois, ça concerne les infrastructures. C’est deux départements, on doit avoir le temps de discuter ensemble pour démêler les choses. Moi, je m’occupe de la programmation, si on parle du tableau indicateur, c’est les travaux publics », précise la responsable des loisirs. Elle ajoute « les demandes qui engendrent des dépenses, je dois aussi suivre le protocole et me référer au directeur général; donc, je ne peux pas toujours répondre rapidement à une demande. » Mme Pelchat mentionne que depuis peu, elle travaille quatre jours semaine comparativement à trois avant les fêtes « ce qui aide beaucoup ! » Du moins, l’AHMHSF a résolu sa problématique et trouvé un plan B. Depuis, du côté de l’association, on rassure avoir une bonne entente. Récemment, Mme Pelchat a même offert gratuitement une heure de glace, vu que l’histoire avait mal commencé, informe celle-ci. « On a une bonne entente et une bonne communication, malgré un petit malentendu au départ », indique la dame au sein du comité du tournoi et je ne voudrais pas que Mme Pelchat soit blâmée !

D’un côté, un parti note que la municipalité ne retourne pas les appels et doit se présenter en personne afin d’obtenir des réponses et de l’autre on se questionne sur les délais de réponse. « C’est quoi un délai raisonnable pour le citoyen ? Le jour même, dans la même semaine ? », indiquent le maire Richard Tanguay et Emmanuelle Pelchat. Pour la responsable des loisirs, elle précise « j’essaie de faire un suivi pour dire que j’ai bien reçu le message, dans les jours qui suivent ». Le maire précise « Entre vous et moi, quand on essaie de rejoindre un professionnel, des fois ça arrive qu’on doive faire un, deux, trois rappels pour réussir à parler à quelqu’un. Deuxièmement, on a beau vivre dans une société de communication, on ne peut pas répondre instantané. Aussi, si tu me poses une question, peut-être que je n’ai pas la réponse. » Il avoue « Oui effectivement, il y a eu des problèmes de communication. Moi-même, le préfet m’avait dit que je ne lui avais pas répondu, après vérification, le serveur avait fait défaut. Oui, il peut y avoir des impondérables. »

Il semble que la démarche des citoyens de se présenter au conseil a porté fruit. Concernant la promotion de l’aréna « Nous n’avons pas eu de réponses claires; cependant, on remarque que l’AHMHSF a des réponses favorables », mentionne un citoyen. Du temps de glace est également alloué pour des cours privés autant pour le patinage artistique que le hockey. Mme Pelchat en profite pour annoncer des ajouts au calendrier. « On a bonifié tout au long des demandes des citoyens afin de répondre à leurs demandes ou leurs besoins. Entre autres, on a instauré un camp de Power skating et on a permis une entente avec certaines personnes pour du temps de glace au privé. » Quant à la cantine, on cherche toujours une solution. Pour la ligue de « bedaines », la municipalité a réduit son coût de location. On serait en voie d’apporter les correctifs nécessaires pour le tableau indicateur et la ville a fait l’acquisition d’une nouvelle Zamboni. En ce qui concerne l’abreuvoir, le maire mentionne être capable de se moderniser et prévoit en installer un éventuellement.

Le maire Richard Tanguay explique que la municipalité a depuis peu repris les infrastructures tels l’aréna et la piscine, qui auparavant étaient gérés par un OSBL. Dès lors, un mur à l’aréna menaçait de s’effondrer. « … le mur a demandé un investissement majeur de 200 000 $ », ce sont des choses que les citoyens ne savent pas toujours, souligne-t-il. Il souhaite rendre la municipalité attrayante avec des infrastructures opérationnelles, le budget est souvent un frein à toutes ses réalisations. Le maire conclut en admettant qu’il y a eu un relâchement, mais que la personne parfaite n’existe pas, les gens ont leurs forces et faiblesses et il faut s’ajuster. « Il faut se laisser une chance et travailler en collaboration », clôture-t-il. Malgré les imbroglios et la confusion de correspondance du départ, M. Mercier souligne que l’objectif et le but derrière tout ça sont que les enfants en sortent gagnants.

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