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Valoris rencontre la ministre Anglade

Robert Roy

La délégation de Valoris, le centre de valorisation des matières résiduelles, situé à Bury, n’est pas sortie de la rencontre, la semaine dernière, avec la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade, avec des réponses précises ou un engagement ferme de sa part envers les trois requêtes présentées par le groupe. Toutefois, les intervenants reviennent avec le sentiment d’avoir été écouté et compris.

« On ne revient pas avec des engagements formels, mais on est convaincu d’avoir obtenu une bonne écoute. Je suis satisfait », de mentionner Robert Roy, président de Valoris et préfet de la MRC du Haut-Saint-François. Il ajoute que la rencontre avait trois objectifs : d’abord celui de faire reconnaître Valoris au même titre que le privé et les OBNL comme pôle d’innovation, la reconnaissance de Valoris comme centre de recherche ou un projet-pilote et faire partie d’une chaire de recherche.
Revenant sur l’accessibilité au fonds, M. Roy mentionne « je trouve inadmissible que Valoris ne puisse pas avoir droit aux mêmes subventions que les autres entreprises pouvaient avoir. Si on veut aller dans l’innovation, Valoris, vu qu’il n’est pas admissible, doit payer à 100 %. Quand on dit qu’on est unique au Québec, on devrait avoir accès à ces sommes-là. » Sans obtenir d’engagement de la part de Mme Anglade, M. Roy dit avoir noté une ouverture. « Elle va regarder de son côté comment on peut arrimer pour avoir une égalité, de rendre ça accessible à Valoris, mais avec des projets concrets. Elle a dit, présentez-nous un projet et on va voir. » M. Roy ajoute que divers projets sont sur la table et que les intervenants vont prendre le temps d’en présenter un, « mais nous, on a des devoirs à faire avant. »

M. Roy mentionne que Mme Anglade était déjà au fait de ce qu’était Valoris, mais les représentants ont pris le temps d’expliquer « c’est quoi Valoris, sa mission, ça a été basé sur quels critères, selon le nouveau décret sur les matières résiduelles. Nous avons bâti nos installations en fonction du décret, mais les principes ne sont pas respectés » avait déjà commenté le président de Valoris.

M. Roy rappelle que Valoris doit également être reconnu comme centre de recherche ou projet-pilote et être rattaché avec une chaire de recherche par exemple la polytechnique de Montréal. « Nous, on veut être une vitrine technologique. On a les équipements. Le but c’est de pouvoir faire avancer le détournement du site d’enfouissement. Nous, on n’est pas privé, un coup qu’on trouve la solution, on va la mettre accessible à tout le monde. »

La délégation locale était composée du président de Valoris et préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy, du maire de Sherbrooke, Steve Lussier, du directeur général de Valoris, Jean-François Sornin, et de Denis Gélinas, chargé de projet et ingénieur en environnement à la ville de Sherbrooke. Ont pris part à la rencontre, le ministre de la Famille et responsable de la région de l’Estrie, Luc Fortin, et le député de Mégantic, Ghislain Bolduc.

Bien qu’il n’ait obtenu aucun engagement ferme, M. Roy est satisfait de la rencontre et de l’écoute de Mme Anglade. « Au moins, on a réussi à se parler, ce qui n’était pas le cas avant. » Quant à savoir si l’avenir de Valoris pouvait s’annoncer prometteur, son président se montre prudent en mentionnant « on va aller une étape à la fois. »

Environnement
D’autre part, une autre rencontre est prévue, cette fois, avec la ministre de l’Environnement, Isabelle Melançon, au cours des prochaines semaines. « Elle veut venir voir Valoris. On est à préparer la rencontre et on aura d’autres demandes qui seront différentes », d’exprimer M. Roy.

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