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Inondations à Weedon

Moins d’une semaine après avoir subi ses pires inondations depuis les 30 dernières années, la municipalité de Weedon recevait la visite d’une douzaine de représentants du ministère de la Sécurité publique. Un bureau d’aide temporaire destiné aux sinistrés a été aménagé dans la journée du vendredi 11 mai au Centre culturel, alors que, la veille, se tenait une séance d’information sur le programme d’aide financière du ministère. Plus d’une centaine de personnes ont assisté à cette rencontre.

La séance d’information débutait par l’intervention de Dre Isabelle Samson qui donnait quelques conseils sanitaires de base pour les sinistrés, suite à leur retour à la maison. La grande majorité de l’assistance a recours à un puits pour s’approvisionner en eau et celui-ci est automatiquement considéré comme contaminé lors d’une inondation. Dre Samson donnait les procédures afin d’en faire la désinfection et les tests de contrôle subséquents. La professionnelle de la santé concluait avec quelques astuces supplémentaires afin de diminuer les risques de gastro-entérite, comme une recrudescence des cas est souvent observée dans les communautés touchées par une inondation.

David Charest, du ministère de la Sécurité publique, enchainait ensuite avec les détails du programme général d’aide financière en cas de sinistre. Les compagnies d’assurances ont commencé en mars 2017 à couvrir les cas d’inondations. Pour la grande majorité des particuliers, l’aide gouvernementale demeure la seule forme de compensation possible. Toutefois, celle-ci ne s’applique qu’aux résidences principales, laissant de côté les nombreux chalets riverains qu’on retrouve dans la vaste zone sinistrée.

Sophie Pitre et Normand Turgeon, un couple en provenance de Chambly, en Montérégie, avaient de nouveau fait la route jusqu’à Weedon afin de voir ce qu’il était possible de faire pour leur résidence secondaire. « On paie des taxes qui sont grassement élevées, puis on n’a droit à rien. Je suis un peu enragée », déplore Mme Pitre. Celle-ci ne comprend pas que les 3500 $ de taxes municipales et scolaires qu’elle doit payer dans la région soient aussi élevées que celles de sa résidence de Chambly, mais ne lui donnent droit à rien. Mme Pitre se consolait en repensant à ses voisins qui sont venus prêter main-forte au couple lorsque celui-ci est arrivé à leur résidence secondaire au moment de l’inondation.

Suite à la rencontre, quelques citoyens sur la centaine présente ont pris rendez-vous avec un représentant du ministère de la Sécurité publique, en vue de la journée du lendemain pendant laquelle serait faite l’ouverture des dossiers de demandes de réclamation.

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