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André Duncan, l’homme de proximité

André Duncan

André Duncan.

C’est sous un vent de changement et de fraîcheur que pour les prochaines élections, André Duncan, candidat pour le Parti Québécois dans Mégantic, entrevoit mener le reste de sa campagne. Les élections se dérouleront le 3 octobre prochain et d’ici là, le candidat péquiste prévoit aller à la rencontre des citoyens dans les différentes municipalités.
L’environnement et l’agroalimentaire sont au cœur des revendications de l’homme vivant à Lac-Drolet. Le Haut-Saint-François est plein de potentiel selon lui. « La circonscription de Mégantic et la MRC du HSF ont un potentiel énorme pour l’agrotourisme et à mes yeux, d’avoir des producteurs locaux et d’encourager ceux-ci, c’est en quelque sorte le futur de ce que devrait être le développement touristique. Les arbres et la nature sont omniprésents, le potentiel en agriculture est très fort et peut encore être développé. » Pour le candidat du Parti Québécois, soutenir l’Union québécoise des microdistilleries (UQMD), va de soi. « Les distilleries sont, à mes yeux, le futur de l’agrotourisme, estime André Duncan. On compte environ 75 distilleries aux quatre coins du Québec, dont deux dans ma circonscription. Les distilleries et les microbrasseries attirent des touristes de différentes régions. Puis il y a une collaboration à faire entre les bars, les restaurants et les distilleries. Ça pourrait facilement créer des circuits touristiques très intéressants qui feraient connaître notre belle région. »
André Duncan dénonce aussi un problème criant dans notre MRC : le transport. « Présentement, les gens vivant dans le HSF et n’ayant pas de voiture sont assez mal pris. Que ce soit pour s’adonner aux activités quotidiennes comme le travail ou l’école par exemple. Quelqu’un qui ne possède pas de voiture et qui doit se rendre à l’hôpital de Sherbrooke se retrouve devant de sérieuses embuches. Il y a beaucoup de développement qui doit être fait et comme l’environnement est au cœur de mes préoccupations et de celle du PQ, tant qu’à revoir, rebâtir ou trouver des solutions pour le transport dans le HSF, aussi bien le faire d’une façon respectueuse de l’environnement et qui va avoir une vision et un développement à long terme. »
Le manque de couverture cellulaire est aussi dans la mire du candidat du Parti Québécois. Selon lui, il est temps que la circonscription de Mégantic et l’entièreté du HSF aient accès à un réseau cellulaire de qualité. « Les gens vivant dans le HSF n’ont pas toujours une bonne couverture cellulaire et question sécurité, ça laisse un peu à désirer. » Outre cet aspect, M. Duncan ajoute que ce serait plus facile d’attirer certains professionnels si la qualité de réseau était meilleure.
Depuis le début de sa campagne, le candidat du PQ affirme qu’il s’est lancé en politique pour changer les choses et laisser un monde meilleur à sa fille comme à tous ceux qui pourront alors en bénéficier. Sa motivation ne s’est pas éteinte, au contraire, elle s’est décuplée. « Plus ça devient intense, plus ça me ramène à cette base-là, de me dire, je fais de la politique pour ça et ce que je veux accomplir n’a pas changé. Au début de la campagne, mes convictions étaient en béton armé et puis maintenant, j’ai un revêtement encore plus solide. »
Les élections arrivent à grands pas et André Duncan ne prévoit pas chômer dans les semaines qui suivent. « Pour la suite des choses, la campagne, je veux vraiment la mener dans la circonscription parce que c’est là que le travail doit être fait. J’ai des plans concrets que je veux implanter dans les 35 municipalités de Mégantic, dont les 14 du HSF. Je vais proposer et organiser des activités pour mobiliser les gens, pour donner l’opportunité aux citoyens d’entendre ce que j’ai à dire.»
André Duncan parcourra beaucoup de kilomètres dans les semaines qui précèderont les élections du 3 octobre, du moins, c’est ce qu’il prévoit. « Je vais faire le tour de toutes les municipalités, rencontrer autant les élus municipaux que les citoyens pour prendre des données et des variables de tous les côtés possibles pour avoir une meilleure idée de ce qu’est l’équation réelle et arriver à une réponse qui a du sens. » Selon lui, la politique est dans une période de transition. « On est dans une période transitoire pour la politique. Une période de transition entre une politique dite “plus classique” avec laquelle nous avons grandi, mais aujourd’hui, avec l’avancement des réseaux sociaux, on se transporte vers une nouvelle approche politique. La campagne se fait beaucoup par les médias sociaux, mais pour moi, c’est plus qu’important d’aller sur le terrain et d’avoir le pouls de la population », s’exprime-t-il.
Concernant la violence conjugale dans la région, le candidat péquiste prévoit faire concrètement sa part en optimisant la prévention. « On met beaucoup plus d’énergie et de financement à soigner qu’à faire de la prévention. Que ce soit au niveau de la violence conjugale, des problèmes de santé mentale ou de l’isolement par exemple. C’est bien d’avoir des organismes dans le coin, il en faut. C’est bon de traiter le mal et les souffrances, mais moi, je veux faire ma part du côté de la prévention. »
Dans une région comme la nôtre, l’accessibilité aux logements abordables est fort importante. M. Duncan en est conscient, mais se questionne tout de même. « Je pense qu’il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. C’est bien beau de parler de nouveaux logements abordables, mais si aucun service n’est à proximité de ces logements, à quoi bon ? Oui, il faut plus de loyers abordables, mais il faut aussi plus de services à proximité. »
André Duncan est au fait des sondages et des prévisions, mais affirme que ça n’a aucun impact sur lui ni sur sa campagne. « Je ne vais pas laisser la chance décider pour moi, je vais laisser mon travail parler. »

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